Challenge AZ 2018 | Filae /ressources/ Vos origines vont vous étonner Mon, 11 Sep 2023 12:30:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 Challenge AZ 2018 : T comme Tillier /ressources/challenge-az-2018-t-comme-tillier/ Fri, 23 Nov 2018 01:00:00 +0000 /ressources/?p=4886 Partons à la recherche de Claude Tillier, l’auteur de Mon oncle Benjamin, qui s’est inspiré de sa famille pour écrire son roman.

Claude Tillier, un enfant de Clamecy

Une carte postale du début du siècle dernier nous permet de découvrir le monument de Claude Tillier sculpté par E. Boisseau à Clamecy.

Monument de Claude Tillier à Clamecy
La carte postale est légendée avec un poème  :

« Ressuscité par Boisseau

Dans la ville, son berceau,

Où son talent mit son sceau

Et que son renom décore,

Voici Tillier, le front haut,

Prêt à fustiger encore

Le vaniteux et le sot. »

Ach. Millien

Clamecy est une commune de la Nièvre où Claude Tillier est né comme le précise le poème.  Toutes les biographies l’indiquent, Claude Tillier est né le 11 avril 1801 à Clamecy. Nous retrouvons l’acte de naissance cette année là :

« Le 21e jour de Germinal an 9 de la République française, acte de naissance de Claude Tillier né aujourd’hui à 1 heure du matin fils d’Edme Claude Gaspard Tillier serrurier et de Marie Anne Cliquet son épouse. »

Les deux témoins qui signent sont certainement de la famille :

  • Jacques Claude Tillier, propriétaire, âgé de 59 ans
  • Marie Anne Rathery épouse de Christophe Cliquet, âgée de 49 ans

Claude Tillier meurt à Nevers, le 12 octobre 1844 à 16 heures. L’acte de décès enregistré le même jour précise que le défunt est un homme de lettres et demeure à Nevers, place Guy Coquille. De plus, nous apprenons qu’il est marié à Elisabeth Col.

Sa biographie sur Wikipédia précise qu’il s’est marié en 1828. Une recherche avec le nom et le prénom des époux ne donne aucun résultat. Comme nous l’avons indiqué dans un autre article sur la recherche d’un mariage, essayons en supprimant les prénoms. Nous trouvons bien le mariage à Clamecy en 1828 de Claude Tillier et d’Anne Col !

L’acte de mariage fournit tous les renseignements sur l’état civil des époux. Il s’agit bien de Claude Tillier né le 21 germinal an 9.  Nous découvrons qu’il est instituteur et libéré du service militaire en vertu d’un congé délivré par le conseil d’administration du 53e régiment d’infanterie de ligne à Strasbourg. Ces deux détails ouvrent des perspectives de recherche ! Ses parents sont vivants et assistent au mariage.

Mariage de Claude Tillier et Anne Col à Clamecy

Concernant l’épouse, le prénom Elisabeth n’apparaît pas pour elle… mais pour sa mère : Anne Col est née à Clamecy le 30 brumaire an 11 soit le 21 novembre 1802 comme le précise l’acte. Elle est file de Noël Col (décédé en 1805) marchand d’étoffes et d’Elisabeth Chapuis qui a 68 ans.

La lecture des témoins est très enrichissante car nous découvrons un frère et des oncles !

Mon oncle Benjamin

Claude Tillier doit sa renommée au roman Mon oncle Benjamin. Le livre est sorti en 1843, 1 an avant le décès de son auteur. Le roman a fait l’objet d’adaptations au cinéma : un film muet en  1924 et un autre en 1969 où Jacques Brel joue le rôle de Benjamin Rathery.

L’auteur s’est inspiré de la vie de son grand-oncle Benjamin Rathery pour écrire son roman.

Claude Tillier est le fils d’Edme Gaspard Tillier et de Marie Anne Cliquet. Une publication de mariage à Clamacy le 16 février 1800 nous indique que l’époux est fils de Claude Tillier et de Anne Rathery. L’épouse est fille de Christophe Cliquet et de Marie Anne Rathery. Cette dernière était un des témoins lors de la naissance de son petit-fils Claude en 1801.

Ses deux grands-mères ont le même nom ! Sont-elles de la même famille ?

Grâce aux relevés du Cercle Généalogique et Historique Nivernais Morvan présents sur Filae, nous  trouvons les mariages des grands-parents de Claude Tillier :

  • Claude Tillier et Anne Rathery se marient le 13 janvier 1767 à Clamecy
  • Christophe Cliquet et Marie Anne Rathery se marient le 23 novembre 1773 à Clamecy.

Marie Rathery et Marie Anne Rathery sont soeurs ! Elles sont toutes les deux filles d’Edme Jacques Rathery et de Marie Anne Page. Les parents de Claude Tillier étaient donc cousins germains.

Les arrières grands-parents de Claude Tillier, Edme Jacques Rathery et Marie Anne Page se sont mariés le 26 janvier 1734 à Clamecy.

Relevé associatif

Il faudra bien sûr consulter les actes sur le site des archives de la Nièvre pour découvrir tous les détails mais avec ces quelques recherches, Claude Tillier apparaît bien comme un enfant de Clamecy.

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Challenge AZ 2018 : S comme Stockage /ressources/challenge-az-2018-s-comme-stockage/ Thu, 22 Nov 2018 01:00:13 +0000 /ressources/?p=4880 La généalogie numérique, c’est un site, du stockage et des requêtes !  Un article court, tout en chiffres, pour découvrir les dessous de Filae.

Les archives numérisées indexées

Permettre un accès direct aux actes, c’est un volume titanesque d’images :

  • 104 millions d’images indexées
  • 300 millions d’actes
  • 150 To d’images stockées
  • 500 Go uniquement pour les miniatures, les petites images qui apparaissent sur la page des résultats.

 

La recherche

Un moteur de recherche engendre des requêtes et des résultats  :

  • 200 000 recherches par jour (2.3 par seconde)
  • 1,026 milliard de résultats
  • 2 millions de résultats mis à jour quotidiennement
  • 360 Go de résultats

 

Les arbres

La saisie et l’import de généalogies, ce sont aussi des données  :

  • 5,6 millions d’arbres en ligne
  • 2 millions de photos
  • 401 268 individus dans l’arbre le plus gros
  • 300 000 modifications quotidiennes
  • 1 To de données

 

 Les indices

Filae compare les arbres aux autres données : les indices qui nécessitent quelques heures de recherches :

  • 450 millions d’individus à comparer
  • 109 millions de correspondances trouvées
  • 6 millions d’individus d’arbres avec des indices
  • 241 000 utilisateurs concernés
  • 5 millions d’indices trouvés quotidiennement
  • 5 heures de recherches automatiques tous les jours
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Challenge AZ 2018 : R comme Richetta /ressources/challenge-az-2018-r-comme-richetta/ Wed, 21 Nov 2018 01:00:10 +0000 /ressources/?p=4866 Nous allons suivre Laurent Etienne Richetta, de l’Italie à Paris en passant par l’Oise, le Finistère et la Seine-et-Marne ! Avec un nom rare, les recherches sont facilitées et nous découvrons différents actes permettant de reconstituer les pérégrinations de cet italien.

Jour de mariage

Le 19 février 1877, à Compiègne, Laurent Etienne Richetta épouse Anne Marie Moal.

Il est alors domestique et l’acte précise qu’il est né le 3 août 1854 à Pont-Sainte-Marie en Italie. Il s’agit peut-être de Santa Maria del Ponte, un village de la région des Abruzzes en Italie ou de Ponte Santa Maria, frazione (hameau) qui dépend aujourd’hui administrativement de la commune de Mirandola, province de Modène, Emilie-Romagne. Nous savons qu’il est fils d’Antoine Richetta et de Caroline Delgado. Si nous voulons en savoir plus et effectuer des recherches dans les registres italiens, il faudra traduire les prénoms qui sont francisés ! Laurent doit être né Lorenzo.

Mariage Richetta Moal

Une vie de famille ?

Son épouse, Anne Marie Moal, est née en 1851 à Saint-Pol-de-Léon. Elle est aussi domestique à Compiègne en 1877.

Anne Marie ne reste pas à Compiègne puisque nous la retrouvons dès le 17 décembre 1877 dans la ville qui l’a vu naître : Saint-Pol-de-Léon. Elle accouche alors d’une petite fille, Louise Anne Marie Charlotte Richetta. Anne Marie Moal est seule puisque nous apprenons que Laurent Richetta réside à Mormant en Seine-et-Marne !

Il en est de même lorsqu’Anne Marie Moal donne naissance à une autre fille le 11 avril 1880 à Saint-Pol-de-Léon. Laurent Richetta réside toujours à Mormant où il est domestique. Le couple devait peut se voir et nous pouvons nous demander pourquoi Anne Marie vit à Saint-Pol-de-Léon, certes près de sa famille maternelle, mais loin de son époux.

Richetta

En 1906, Laurent Richetta vit avec sa femme à Saint-Pol-de-Léon. Il est en effet recensé dans la commune finistérienne. Le document indique qu’il est né à Brest !

Finit-il sa vie à Saint-Pol-de-Léon ? Non ! Nous découvrons en effet qu’il est mort dans le 15e arrondissement de Paris le 30 août 1914. L’acte indique qu’il est décédé au domicile conjugal rue de Cambronne. Sa femme vit semble-t-il à Paris aussi. L’acte précise qu’il n’a pas de profession et qu’il est né à Pont-Sainte-Maria en Italie.

Le seul Richetta en France ?

Les archives indexées par Filae permettent de consulter 172 documents concernant des Richetta : état civil, prisonniers de la Première Guerre mondiale, recensements, bulletin des lois. Les Richetta sont surtout présents dans les régions frontalières de l’Italie.

Richetta

Lors des recherches, nous avons trouvé  un autre Laurent Richetta que nous pourrions confondre avec l’époux d’Anne Marie Moal : Laurent Louis Richetta né le 21 février 1852 à Pont en Italie ! Il demeure à Bourg-de-Thizy dans le Rhône : il obtient en effet une autorisation de domicile en 1887.  Les deux Laurent sont nés dans la même ville : un frère ? Un cousin ?

Nous avons trouvé un autre Laurent  : Laurent Jean Marius Louis Richetta, chasseur de 2e classe au 62e Bataillon de chasseurs 10e compagnie. Né à Lyon en 1873, il est mort pour la France à Sulzern (Soultzeren ?) en Alsace le 21 février 1915. Il s’était marié à Lyon le 20 août 1903 avec Jeanne Anna Descombes. Ses parents se sont mariés à Lyon dans le 3e arrondissement. Son père Paul Dominique est né à Turin en 1853 et sa mère Thérèse Barella est née à Muggio en Suisse.

Si nous ne saurons pas comment Laurent Richetta est arrivé à Compiègne ou à Mormant, nous savons qu’il n’a pas hésité à passer la frontière et faire des kilomètres pour trouver sans doute une meilleure vie.

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Challenge AZ 2018 : Q comme Quimper /ressources/challenge-az-2018-q-comme-quimper/ Tue, 20 Nov 2018 01:00:29 +0000 /ressources/?p=4848 Après Dijon, explorons Quimper, la capitale de la Cornouaille, dont la devise en breton est Unanet e vimp kreñv, c’est-à-dire  Unis nous serons forts !

 

L’état civil

La ville possède un service d’archives. Leur site possède de nombreuses archives en ligne : état civil, listes électorales, comptes de miseurs, passeports… Vous pouvez donc, de chez vous, découvrir l’histoire de la ville et  de ses habitants grâce aux archives municipales de Quimper.

Les archives conservent les documents de la ville mais aussi des communes annexées en 1960 : Kerfeunteun, Ergué-Armel et Penhars. L’état civil de Quimper est indexé sur Filae permettant une recherche nominative et un accès direct aux actes de naissance, de mariage et de décès, des divorces…

Quimper en breton s’écrit Kemper.  Le son [k] s’écrit : k, c ou qu ! Attention donc à l’orthographe des noms  : Le nom de famille Kergoat peut s’écrire Quergoat, Carré s’écrit aussi Quarré…

Rue royale de Quimper au début du siècle

 

Le recensement

En 1872, la population de Quimper est de 13159 personnes. Les dernières pages du recensement sont très intéressantes car elles fournissent des statistiques aves par exemple le nombre d’habitant rue par rue. On détaille même le nombre de maisons, de ménages et le nombre d’individus. La rue Neuve comprend 69 maisons, 243 ménages et 917 individus.

Grâce à un document statistique du recensement, nous découvrons les institutions de la ville où résident des individus comme la maison d’arrêt, l’asile Saint-Athanase, le pensionnat Sainte-Marie ou la communauté des Ursulines…

En 1906, Quimper a 19367 habitants. La population de la ville a donc fortement augmenté depuis 1872.

Avec l’indexation des recensements de 1872 et 1906, il est facile de retrouver une personne. Nous trouvons aussi des individus nés à Quimper et recensé dans une autre ville. Ainsi Pierre Kernoa qui est né le le 17 août 1887 réside en 1906 à Renazé, en Mayenne. Nous apprenons qu’il est alors pensionnaire avec deux autres personnes chez Pierre Marsollier et Jeanne Doisneau.

 

Katell Cornic, Quimper et la crêpe dentelle 

Katell Cornic serait la créatrice de la fameuse crêpe dentelle ou du moins celle qui l’aurait popularisé. Katell est bien sûr la traduction bretonne de Catherine.

Partons à la recherche d’une Catherine Cornic. Cornic est-ce son nom de naissance ou d’épouse ? Nous retrouvons 6 Catherine Cornic dans le recensement de 1906 à Quimper. Si les résultats sont infructueux, il faudra rechercher les Cornic mariés à une Catherine.

Nous retrouvons celle recherchée au 6 rue du Guédé, Catherine Cornic est indiquée crêpière et réside avec son mari Jean Cornic (boulanger)  et leurs deux enfants Anna et Marianne. Catherine est née à Kerfeunteun en 1857 et son mari en 1859 à Penhars. Leurs deux enfants sont nés à Quimper en 1888 et 1883.

recensement de Quimper

Avec ces informations, nous retrouvons facillement le décès de Marie Catherine Cornic le 26 mai 1927 à Quimper. L’acte indique qu’elle est née le 26 mai 1857 à Kerfeunteun, veuve de Jean Cornic et fille d’Henry et de Marie Jeanne Calvez. Tous les renseignements de l’acte de décès sont exacts puisqu’ils correspondent à son acte de naissance et au mariage (le 2 octobre 1880 à Kerfeunten)

Vous aurez remarqué que Katell ou Catherine est née Marie Catherine. Elle utilisait donc son 2e prénom.

 

Après la lecture de cet article, il est temps de faire une petite pause en dégustant quelques crêpes dentelles.

Quimper préparation des crêpes

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Challenge AZ 2018 : P comme Palais du Facteur Cheval /ressources/challenge-az-2018-p-comme-palais-du-facteur-cheval/ Mon, 19 Nov 2018 01:00:09 +0000 /ressources/?p=4831 Vous connaissez le palais idéal du facteur Cheval ?  Ce monument unique et original a été construit à partir de 1879 pendant 33 ans par un facteur de 43 ans. Partons à sa recherche…

 

Le Palais

Le palais et son constructeur attirent rapidement les curieux à Hauterives dans la Drôme. Des cartes postales du début du siècle présentent différentes vues du Palais idéal avec en légende, des poèmes de l’auteur.

Palais du facteur Cheval à Hauterives

Qui a construit cet insolite palais ? L’auteur est un facteur rural, Ferdinand Cheval. Cet autodidacte va construire pendant 33 ans un palais de rêve mais cependant inhabitable.

Le monument existe toujours et il est possible de visiter ce palais unique né de l’imagination d’un homme : http://www.facteurcheval.com/

 

Ferdinand Cheval

carte postale de Ferdinand Cheval facteurLorsque Ferdinand Cheval commence à construire de ses propres mains et seul son palais, il a 43 ans et exerce la profession de facteur. Lors de ses tournées, il en profite pour ramasser des pierres avec sa fidèle brouette.

Ferdinand est son deuxième prénom puisqu’il est né Joseph Ferdinand Cheval, le 19 avril 1836 à Charmes-sur-l’Herbasse, un village situé à une quinzaine de kilomètres de Hauterives.

Son père était Jean François Cheval, un cultivateur né lui aussi à Charmes-sur-l’Herbasse le 17 avril 1796. Il était le fils de Pierre Cheval et de Françoise Ferlay. Ferdinand Cheval n’a pas connu ses grands-parents paternels puisqu’ils sont décédés avant sa naissance.

Jean François Cheval a épousé Rose Françoise Sibert à Crépol, un village à six kilomètres environ de  Charmes-sur-l’Herbasse.  Celle qui deviendra la mère de ce facteur original est né le 26 juin 1807 Crépol. Elle était la fille de Joseph Sibert et de Françoise Mutton.

Le jeune Ferdinand perd sa mère à l’âge de 11 puisque Rose Françoise Sibert meurt le 21 avril 1847 à Charmes-sur-l’Herbasse.

Son père, Jean François Cheval se remarie avec Marie Brenier et meurt à Charmes-sur-l’Herbasse le 8 janvier 1855. Ferdinand Cheval n’a que 19 ans lorsqu’il se retrouve orphelin de père et de mère.

Trois ans plus tard, le 20 mai 1858, Ferdinand épouse Rosalie Revol à Hauterives. L’acte nous apprend que Ferdinand est cultivateur à Charmes, peut-être at-il repris la ferme familiale puisque son père était cultivateur et propriétaire.

Acte de mariage de Ferdinand Cheval

Son épouse n’a que 17 ans lorsqu’elle se marie. Rosalie Revol est née à Hauterives le 21 mars 1841. La jeune mariée est orpheline de père puisque Jean Louis Revol est mort le 11 février 1856. Sa mère, par contre, Victoire Brun est ménagère et demeure dans la commune. On notera parmi les témoins au mariage, deux oncles :

  • Joseph Burel, 55 ans, propriétaire, demeurant à Charmes, oncle de l’époux
  • Antoine Revol, 60 ans, propriétaire, demeurant à Hauterives, oncle de l’épouse

Il faudra attendre 1864 pour que le jeune couple voit l’arrivé d’un enfant : Victorin Joseph Fernand Cheval naît le 10 octobre 1864 à Hauterives.  Ferdinand exerce la profession de boulanger. L’enfant décédé malheureusement le 30 octobre 1865.

Un second enfant naît le 17 octobre 1866, un fils, Cyrille Fernand Cheval.

Le 7 avril 1873, Rosalie Revol décède à Hauterives. Ferdinand est maintenant facteur des Postes.

5 ans plus tard, Ferdinand épouse en secondes noces Marie Philomène Richaud. Le mariage a lieu à Hauterives le 28 septembre 1878.

Second mariage de Ferdinand Cheval

Le 11 octobre 1879, sa seconde épouse donne naissance  à une fille, Alice Marie Philomène. Malheureusement, l’accouchement se passe mal  entraînant la mort de Marie Philomène Richaud. Ferdinand est de nouveau veuf.  Quant à  Alice Marie Philomène, elle n’atteindra pas l’âge adulte puisqu’elle décède le 2 juin 1894.

Seul son fils Cyrille Fernand Cheval  a survécu. Il se marie le 25 avril 1891 à Saint-Uze avec Marie Louise Guironnet. Il aura au moins 2 filles, Eugènie Cyrille née en 1892 et Alice Marie Louise née en 1893.

Ferdinand Cheval souhaitait être inhumé dans son palais, mais devant l’impossibilité, il construit pendant 8 ans à partir de 1914  son tombeau dans le cimetière… Il est mort le 19 août 1924, âgé de 88 ans.

 

 

 

 

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Challenge AZ 2018 : O comme Ormesson /ressources/challenge-az-2018-o-comme-ormesson/ Sat, 17 Nov 2018 01:00:55 +0000 /ressources/?p=4813 Ormesson est  le nom de 2 communes : Ormesson en Seine-et-Marne et Ormesson-sur-Marne dans le Val-de-Marne.  C’est aussi un nom de famille rendu célèbre par Jean d’ormesson.

 

Le nom de famille

Jean d’Ormesson et sa famille ne sont pas les seuls à porter le nom. Le patronyme avec l’orthographe exacte Ormesson est extrêmement rare et apparaît surtout dans le Loir-et-Cher. Ainsi Elise Ormesson se marie le 20 juin 1896 à Selommes. Elle est fille de Victor Elénore Ormesson et de Rose Marguerite Guétrot. Victor Eléonor Ormesson est né de parents inconnus. Son acte de naissance, le 1er décembre 1822 à Vendôme précise que l’enfant a été déposé à l’hospice… Un extrait de son acte de naissance se trouve dans le registre des mariages de la commune de Sélommes en 1850.  En effet, c’est le document qui a servi de preuve pour rédiger son acte mariage le 4 septembre 1850 avec Marguerite Rose Guétrot.

ormesson

Le nom Ormesson a été attribué à d’autres enfants comme Cécile née à Auxerre dont l’acte de naissance est enregistré le 12 décembre 1845 ou Dorothée née en 1822 à Figeac dans le Lot.

Pourquoi donne-t-on ce nom ? Mystère !

 

Jean d’Ormesson

Ormesson n’est en fait qu’une partie du patronyme de l’auteur. En effet, il est né Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Lefèvre d’Ormesson.

Ses plus lointains ancêtres étaient tout simplement nommés Lefèvre, un patronyme très courant. Un de ses ancêtres sera anobli et on ajoutera au nom, la terre dont il était seigneur.

Jean Lefèvre d’Ormesson est né à Paris le 16 juin 1925 fils de Charles Olivier François de Paule André Lefèvre d’Ormesson  et de Marie Henriette Isabelle Anisson du Perron.

Son père André est né le 24 février 1877 à Paris 7e. Il est le fils d’Olivier Gabriel François de Paule Lefèvre d’Ormesson et de Marguerite Dubreuil-Hélion de La Guéronnière.

Le grand-père de Jean, Olivier, est né le 3 janvier 1849 au château d’Ormesson-sur-Marne.

ormesson dans le bulletin des lois

Olivier Gabriel François de Paul Lefèvre d’Ormesson obtient une pension en 1909 après ses 29 ans de service. Il était ambassadeur.

Au plaisir de Dieu

La mère de l’écrivain, Marie Henriette Isabelle Anisson du Peron est né à Abbeville dans la Somme le 24 juillet 1892. Son père Jacques Henri Joseph Anisson du Peron était lieutenant au troisième régiment de chasseurs à cheval. Sa mère était Marie Marguerite Valentine du Boisgelin.

Cette dernière, grand-mère de Jean d’Ormesson, est née le 6 décembre 1865 au château de Saint-Fargeau, dont ses parents Bruno Louis Marie Victor comte de Boisgelin et Louise Marie Isabelle de Gueroult étaient propriétaires.

Naissance de Marie de Boisgelin à Saint-Fargeau

L’écrivain passait l’été dans le château de ses grands-parents maternels à Saint-Fargeau… Ses souvenirs et ses moments passés au château inspirent à Jean d’Ormesson son roman, Au plaisir de Dieu !

Cette saga familiale sur plusieurs décennies raconte la ruine d’une famille noble, les Plessis-Vaudreuil dont la devise est Au plaisir de Dieu…

Château de Saint-Fargeau

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Challenge AZ 2018 : N comme Naturalisation /ressources/challenge-az-2018-n-comme-naturalisation/ Fri, 16 Nov 2018 01:00:54 +0000 /ressources/?p=4797 Explorons encore le bulletin des lois à la recherche des décrets de naturalisation que Filae a indexé.

 

Les naturalisations

Tout au long du 19e siècle, le Bulletin des lois, dans sa partie supplémentaire, publie des décrets de naturalisation  attribuant la nationalité française à des étrangers qui en faisaient la demande. Après une procédure longue, le décret officialise la décision. Les décrets ne concernent pas que des étrangers. Nous trouvons aussi des réintégrations pour des français ayant perdu la nationalité française.  Par exemple, nous retrouvons de nombreux alsaciens qui n’ont pas opté pour la nationalité française en 1872 et qui choisissent ensuite de redemander la nationalité française alors qu’ils sont devenus allemands.

Naturalisation

Le Bulletin des lois disparaît en 1931 et tous les décrets sont publiés ensuite au Journal officiel.

 

Théophile Kurz originaire du Wurtemberg

Le 21 février 1889, Théophile Kurz obtient la nationalité française. Ce tailleur de 62 ans qui demeure à Paris, est né le 6 mars 1827 à Untertürkheim, dans l’état du Wurtemberg. Aujourd’hui cette ville est un quartier de Stuttgart. Le décret n’indique pas les raisons qui ont poussé Théophilie, dont le prénom a été certainement francisé, a quitté son pays pour la France.

Naturalisation de Théophile Kurz

A la recherche de Théophile Kurz, nous trouvons un mariage à Paris le 25 septembre 1860 dans le 1er arrondissement.  Il a alors 33 ans. L’acte indique bien qu’il est né le 6 mars 1827 à Untertürkheim dans le Wurtemberg. Nous apprenons qu’il est le fils d’Isaac Kurz, vigneron à Untertürkheim et de Frédérique Megenhart qui est décédée. Il demeure à Paris, au 35 rue du Four Saint Honoré.

Théophile épouse Louise Germain. Cette couturière de 29 ans est née à Saint-Martin en Gatinois en Saône-et-Loire le 24 octobre 1830. Elle habite à la même adresse que son futur époux. L’acte indique qu’elle est file de Louis Germain et de Louise Vernaux. Si sa mère réside à Beaune, le document précise que l’on est sans nouvelles du père dont l’absence est notifié par un acte de notoriété.

Théophile était donc établi en France depuis de nombreuses années lorsqu’il est naturalisé.

 

Jean Antonelli, un italien en Algérie

En 1882, le décret n° 18891 du président de la République française qui admet à jouir des droits de citoyens français, par application du senatus-consulte du 14 juillet 1865, les étrangers civils dont les noms suivent. Parmi les individus, nous découvrons, Jean Antonelli, serrurier, né le 28 décembre 1842 à Cagliari en Sardaigne. Il demeure à Djidjelly (Constantine).

Naturalisation de Jean Antonelli

Une recherche dans l’état civil d’Algérie nous apprend qu’il s’est marié le 8 septembre 1866  avec Antoinette Canapa. Nous découvrons sa filiation : il est fils d’Antoine né à Mazonni dans le royaume d’Italie, fermier domicilié à Heliapolis et de Marie Louise Portorini décédée à Heliapolis le 12 février 1863. Son épouse est née en Algérie à Bône.

Nous retrouvons aussi son acte de décès : Jean Antonelli est alors forgeron lorsqu’il meurt le 7 avril 1894 à Oued-Zenati. L’acte ne mentionne pas son épouse.

Jean Antonelli était donc présent depuis de nombreuses années lorsqu’il obtient la nationalité française. Est-il venu avec ses parents que l’on retrouve en Italie ou à une date différente ? D’autres membres de la famille sont-ils arrivés avant, en même temps ou après ? Des questions qui à chaque fois nous enchantent avec des recherches passionnantes à la clef !

Emigrants italiens à Modane

 

Et le dossier de naturalisation ?

Les dossiers de naturalisation sont conservés aux archives nationales, à Pierrefitte-sur-Seine pour ceux ouverts entre 1802/1803 et 1973. Vous trouverez tous les détails et les modalités de consultation sur le site des archives : dossiers de naturalisation.

 

Et n’oublions pas les optants à la nationalité avec par exemple Pauline Katz, K comme Katz !

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Challenge AZ 2018 : M comme Maurice Genevoix /ressources/challenge-az-2018-m-comme-maurice-genevoix/ Thu, 15 Nov 2018 01:00:25 +0000 /ressources/?p=4761 L’écrivain Maurice Genevoix, auteur entre autre de « Ceux de 14 » devrait rentrer au Panthéon prochainement.  Il fût grièvement blessé en 1915 et déclaré invalide à 70 %. Partons à la recherche de ses ancêtres…

 

Né dans la Nièvre

Le futur écrivain est né au 12 rue du 14 juillet à Decize le 29 novembre 1890. Maurice n’est en fait que son 3e prénom puisqu’il est nommé Charles Louis Maurice. Decize est une petite ville de la Nièvre qui comprend 4927 habitants en 1881. Ses ancêtres sont de la Nièvre ?

Maurice Genevoix

 

Ses parents

Maurice est le fils de Jacques Marie Charles Gabriel, âgé de 30 ans, greffier de la justice de paix et de Camille Marie Eugénie Balichon, âgée de 20 ans, sans profession.

Une recherche sur le couple Genevoix / Balichon nous permet de trouver un ban et un mariage dans une commune du Loiret, Châteauneuf-sur-Loire.

L’acte de mariage rédigé le 5 novembre 1889 indique que Jacques Genevoix est né à Limoges en Haute-Vienne le 10 avril 1860 fils de Charles Genevoix et de Jeanne Marie Delage Montanceix.  Il réside à Decize. Ses parents habitent à Paris, précisément au 8 rue Vercingétorix.

Camille Balichon, mère de Maurice, est née à Châteauneuf-sur-Loire le 7 mars 1870. Elle est habite dans la commune ainsi que ses parents, Florimond Alexandre Balichon qui est négociant et Clotilde Louise Pasquier.

La lecture des témoins est intéressante puisque nous trouvons des membres de la famille comme François Albert Genevoix âgé de 27 ans, clerc de notaire, frère germain, domicilié à la même adresse que ses parents à Paris.

 

Ses grands parents

Charles Genevoix  et  Jeanne Marie Delage Montanceix se sont mariés à Limoges le 15 septembre 1856 mais aucun des deux n’est né en Haute Vienne. Le grand-père de Maurice qui était pharmacien est originaire de La Celle-Dunoise dans la Creuse.  Sa grand-mère est née à Thiviers en Dordogne.

Du coté maternel, nous restons dans le Loiret puisque son grand-père, marchand épicier, est né à Châteauneuf-sur-Loire et sa grand-mère à Pithiviers.

Ancêtres de Maurice Genevoix

Arbre Généalogique de Maurice Genevoix

 

Des recherches qui s’étendent

Petit à petit, les ancêtres de Maurice Genevoix sont retrouvés.  Nous avons déjà 3 départements avec la Creuse, la Dordogne et le Loiret.

La généalogie réserve toujours quelques surprises et nous retournons à Limoges  avec Anne Azémia Brunet qui est née à Limoges en 1808 et décédée à Paris en 1885. Anne est l’épouse de Jacques Delage Montanceix et l’arrière-grand-mère de Maurice. Si les ancêtres maternels d’Anne Brunet sont de Limoges, son père est né à Chabanais en 1775.

Comme nous l’avons écrit, du côté maternel, Maurice Genevoix puise ses origines dans le Loiret mais nous trouvons aussi d’autres départements en remontant les branches :

  • Pierre Ramond, arrière arrière grand-père de Maurice est né à Vouzon dans le Loir-et-Cher. Il est décédé en 1844 à Châteauneuf-sur-Loire
  • Casimir Zéphirin Pasquier est né en 1812 à Janville en Eure-et-Loir. Ce limonadier est un arrière grand-père de Maurice.

Les origines géographiques de Maurice Genevoix

Les origines géographiques de Maurice Genevoix

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Challenge AZ 2018 : L comme Levy /ressources/challenge-az-2018-l-comme-levy/ Wed, 14 Nov 2018 01:00:30 +0000 /ressources/?p=4746 Pour la lettre K, nous avons consacré nos recherches à Pauline Katz que l’on a suivi de Cernay à Paris. Aujourd’hui, intéressons-nous à son époux Moïse Levy et à leurs enfants. Ils se sont mariés le 29 décembre 1841 à Mulhouse.

Le décès de Moïse

Grâce à son acte de mariage, nous savons que Moïse est né à Dijon. Lorsque son épouse opte pour la nationalité française en 1872, il est indiqué qu’il est décédé. Nous devons trouver son décès entre 1841 et 1872. Les recherches à Mulhouse et son département ainsi qu’à Paris ne donnent rien. Il s’agit à chaque fois d’homonymes.

Il faut donc élargir les recherches : 75 Moïse Levy sont décédés entre 1841 et 1872 ! Le nom Levy est assez fréquent : il est au 370e rang des noms les plus portés en France au XXe siècle. Après quelques clics, nous permettant de consulter des actes dans différents départements, nous trouvons le bon acte… à Lyon !

recherche du décès de Moïse Levy

Moïse Levy est décédé le 28 novembre 1856 à Lyon dans le 2e arrondissement. L’acte enregistré le 29 novembre précise bien qu’il est l’époux de Pauline Katz. Il réside 2 rue des Célestins…

Acte de décès à Lyon de Moïse Levy

Des enfants ?

Moïse et Pauline ont-il eu des enfants ? Où faut-il chercher ? A Mulhouse ? A Lyon ? Ailleurs ?

Nous allons chercher des naissances Levy entre 1841 et 1856, tout d’abord à Lyon où Moïse décède et semble établi. Il suffit donc de remplir le moteur de recherche et d’ajuster les filtres en sélectionnant l’événement naissance et la source état civil. 48 résultats apparaissent, demandant quelques clics pour consulter les actes et lire l’identité des parents. Moïse et Pauline ont bien des enfants :

  • Anne Ida Levy dont l’acte de naissance est enregistré le 8 mai 1843 à Lyon. Moïse est négociant et réside 8 place de la Préfecture. L’enfant est né avant hier soit le 6.
  • Edgar Adrien Moïse né le 30 septembre 1846 à Lyon. L’acte est établi le 2 octobre. Les parents habitent toujours à la même adresse.
  • Alice Adèle née le 4 septembre 1848 à Lyon. Moïse et son époux n’ont pas déménagé.

D’autres enfants ont pu naître dans d’autres communes, entre 1841 et 1843 ou entre 1848 et 1856.

Que deviennent les 3 enfants trouvés ?

Une recherche dans les décès à Lyon et nous trouvons :

  • Le décès d’Anne Ida Levy le 25 octobre 1848 à l’âge de 5 ans et 5 mois.
  • Une transcription pour Edgard Adrien Moïse Lévy dans le 1er arrondissement. L’acte établi le 20 octobre 1898 rapporte que le fils de Moïse et Pauline est décédé à Port-au-Prince, à Haïti le 31 mai 1898 à 8 heures du soir ! Edgar était employé à la banque nationale d’Haïti. La déclaration a été faite par des collègues d’Edgar et aucune mention n’indique une épouse.

Acte de décès d'Edgar Levy

Nous explorons les mariages de Lyon et nous découvrons le mariage d’Alice Adèle Levy dit Lemann avec Adolphe Birier , le 18 août 1869 dans le 2e arrondissement. Tiens, Levy dit Lemann ? Elle est née Levy et la mention Levy dit Lemann  apparaît aussi dans l’acte de Pauline Katz… Nous avons vu aussi des actes de naissance à Lyon où Lemann apparaît… Pourquoi ce changement ? Difficile de répondre pour l’instant.

Nous apprenons qu’Adèle Alice demeure à Lyon avec sa mère au 89 rue de l’impératrice. Son époux Adolphe Birier est né à Metz en Moselle en 1833 mais le jeune négociant habite Paris : une information intéressante qui nous explique certainement pourquoi Pauline Katz est à Paris dès 1872. La veuve de Moïse a dû suivre sa fille et son gendre.

Pauline Katz est décédée à Paris et Alice ? La recherche d’un décès dans la capitale nous donne 48 résultats mais un détail nous saute aux yeux immédiatement : un décès en 1926 d’Alice Adèle Lemann Lévy… C’est bien elle ! Alice Adèle Lemann Levy né à Lyon, 77 ans, fille de Moïse Lévy dit Lemann et de Pauline Katz et veuve d’Adolphe Birier est décédée le 5 avril 1926 à Paris dans le 8e arrondissement. Son nom de famille évolue encore avec une inversion Lemann Levy ! Son époux est décédé 10 ans plus tôt le 24 janvier 1916 et le nom de son épouse est déjà indiqué Lemann Lévy.

Acte de décès à Paris d'Alice Levy Lemann

Nous n’avons trouvé qu’une seule naissance Birier à Paris : Andrée née le 11 octobre 1871 dans le 10 arrondissement, fille d’Adolphe et d’Alice Adèle Levy dite Lemann.  Andrée Birier s’est mariée à Paris 8e le 17 janvier 1895 avec Louis Antoine Charles Michel du Port marquis de Poncharra né à Salonique en Turquie.

Intéressant, les noms Lévy dit Lemann, Lévy-Lemann, Levy-Lehamnn, Leman-Levy, Lemann-Levy existent aujourd’hui. Les porteurs du nom ont-il les mêmes ancêtres ?

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Challenge AZ 2018 : K comme Katz /ressources/challenge-az-2018-k-comme-katz/ Tue, 13 Nov 2018 07:00:08 +0000 /ressources/?p=4733 Pauline Katz, une optante

En 1872, Pauline Katz opte pour la nationalité francaise, comme nous le révèle le bulletin des lois. Le document indique que cette femme de 54 ans, veuve Levy, est né le 23 mai 1818 à Cernay en Alsace. La déclaration est faite le 15 juillet 1872 alors que Pauline réside à Paris.

optant à la nationalité

Les optants

Après la désastreuse défaite de la France qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870-1871, les deux belligérants signent le 10 mai 1871 le traité de Francfort.

Ce traité oblige la France à céder à l’Allemagne toute l’Alsace (à l’exception du territoire de Belfort) et une partie de la Lorraine. Une clause du traité demande aux Alsaciens et aux Lorrains nés dans les zones annexées de choisir entre les deux nationalités. Ceux qui veulent conserver la nationalité française doivent alors quitter définitivement leur terre natale, désormais allemande…

Toutes les personnes qui ont optées pour la nationalité française, ont été enregistrées et inscrites dans le bulletin des lois.

Grâce à l’indexation de ce précieux document, il est facile de retrouver une trace puisque la date et le lieu de naissance sont indiquées ainsi que le lieu de résidence.

Pauline Katz épouse Levy

Pour en savoir plus sur Pauline, il suffira de chercher son acte de naissance à Cernay pour connaître le nom de ses parents : Mathias Katz et Seurette Dreyfus. Une simple recherche Pauline Katz avec pour conjoint Levy nous fournit quelques résultats. Nous découvrons qu’il existe deux Pauline Katz mariées à un Levy. Toutes les deux optent d’ailleurs pour la nationalité française.

L’autre Pauline est née le 3 mars 1842 à Durmenach et réside à Belfort en 1872. Elle a épousé Marc Levy le 3 avril 1866. Attention donc aux homonymes car nous avons bien là deux histoires différentes à écrire !

Celle qui nous intéresse a épousé Moïse Levy le 29 décembre 1841 à Mulhouse. Nous avons aussi à notre disposition un ban rédigé le 5 décembre 1841 dans la même ville.

Une trace de Pauline à Paris ?

Pauline réside à Paris en 1872. Est-elle restée à Paris ? Y est-elle décédée ? 9 résultats apparaissent. C’est avec impatience que nous cliquons afin de découvrir les actes.

Surprise ! Le premier acte concerne un décès, le 17 septembre 1910 à Paris 10e. Nous retrouvons l’homonyme, née à Durmenach et épouse de Marc Levy !

Bingo ! Le 2e acte est le bon. Pauline Katz est décédée le 28 février 1904 à Paris 8e. L’acte précise qu’elle est rentière et décédée à son domicile 21 rue de Marignan. Un détail qui a son importance, il est précisé qu’elle est veuve de Moïse Levy dit Lémann.

décès de Pauline Katz à Paris

Pauline Katz rentière ? Elle devait donc posséder quelques biens. A-t-elle laissé un testament ? Un acte notarié réglant sa succession doit exister. Il conviendra donc de fouiller les documents des notaires, l’occasion de pousser la porte des archives… Une succession et donc des héritiers ! L’acte notarié devrait les indiquer : enfant(s), petits enfants, d’autres membres de la famille ou simplement des proches ?

Il reste aussi à devenir quand et où son époux Moïse Levy est décédé et si le couple a eu des enfants…

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