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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 janvier 2009 14:47



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alors bingo!!!!!!!!! on est tombé juste///////////

BISOUS ROBERT

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
robertbel
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 janvier 2009 14:49



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Bonjour Joelle

Merci pour la confirmation

Je vois que vos recherches vous entrainent dans le 56. Mon filleul est né et habite Billiers près de Muzillac

Robert


Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 janvier 2009 17:04



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Joelle,tu parlais de mouchoirs....
voici un article de Wikipedia très interessant sur le sujet:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouchoir

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 janvier 2009 21:28



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Messages: 4 963


Bonne soirée à tous.

A demain.

:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 05:57



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 10:08



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Bonjour à toutes et à tous. :bisou:
Merci pour vos messages desoutien pur mon concours. amour
Malheuresusement, je pense que ça n'a pas été aussi brillant qu'il ne l'aurait fallu pour passer à l'épreuve orale...Sad Résultat le 05 février... Alea jacta est...Embarassed

Jean : Merci pour ce joli poème. Vous DEVEZ le laisser sur le fil tant il est beau!Thumb Up Thumb Up

En attendant les résultats, je viendrais un peu plus que ces dernières semaines.
Bonne journée.

Catherine.J420
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 10:26


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Messages: 876
Bonjour à tous,

Merci Bénédicte, je n'aurais jamais fait le rapprochement avec tisserand.

Voici un autre métier que je viens de rencontrer lors de mes recherches dans le 72 : affanchisseur.
Voir archives de OIZE-72- BMS 1740-1759 p 128 Gauche tout en bas
3 novembre 1748 O Marie Magdeleine, père François Moury, affranchisseur.

Bonne journée et au plaisir de vous lire, c'est toujours très intéressant.

22:STEUNOU, HILLION, LE CUZIAT, CASTEL, MARTIN,
FRICOT, BRIAND, MORVAN, COSSON, BOURGES.
76: FLAUNET, CHAUVET, KASSAC, NICOLET, LEROY
28: FLAUNET, GUÉRET, MONGRUEL, LANÇON, HUE
72: JAMIN, DRONNE, MORILLON, GUIET, GAIGNARD

Micro Dico Vocabulaire Informatique http://jeanlouispichot.free.fr/
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 11:14



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Bonjour à tous

Bonjour Jean Marc,contente de te retrouver parmi nous.

Bonjour Catherine.

L'affranchisseur ou affranchisseur de bétail est un autre mot pour hongreur.
C'était la personne chargée de castrer les animaux.Elle faisait aussi parfois office de vétérinaire.

Voir hongreur en p 21.

Bonne journée.

:bisou:
Mireille.L421
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 11:27


Inscrit le: 19/09/2008
Messages: 323
Attention, pour les âmes sensibles, il est déconseillé d'aller voir le Hongreur en page 21 !...
Moi, j'aurais bien envie de l'enfermer dans une cage à barreaux et de les lui couper menu !... Angry

Mes patronymes les plus courants :
Babulaud, Bourras, Buffetaud, Buisson, Chanliat, Conord, Duchâteau, Dumas, Frugier, Jude, Lassouris, Marsat, Massacrot, Mazateau, Négrier, Patry, Pauperdu, Piquet, Ramigeon, Rougier, Tixier
Mireille.L421
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 11:40


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Messages: 323
Bienvenue au Club Joëlle !
Moi aussi, j'ai été attaquée par le virus, et ce n'est pas la forme non plus ! Nurse
J'ai des ancêtres qui sont morts de la grippe espagnole. Heureusement, la Science a fait des progrès !
Reste bien au chaud, avec du bouillon de légumes et un peu d'aspirine, et quand le soleil voudra bien revenir, on ira sans doute mieux.
Bon courage !


Mes patronymes les plus courants :
Babulaud, Bourras, Buffetaud, Buisson, Chanliat, Conord, Duchâteau, Dumas, Frugier, Jude, Lassouris, Marsat, Massacrot, Mazateau, Négrier, Patry, Pauperdu, Piquet, Ramigeon, Rougier, Tixier
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 13:24



Inscrit le: 10/04/2003
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Béné bonjour,
Bonjour jean Marc et Mireille,

quelqu'un sait-il en quoi consiste de métier bizaare de "directeur des vaches de suifs"?

Je vous mets la copie de l'acte



Bisouq à tous, je retourne au lit.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 13:31



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 13:47



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Directeur de vache de suif :
Peut être que ce métier était en relation avec la fabrication de savon car le suif était utilisé dans les saponeries autrefois.Book

Je vous fais une présentation rapide de l'origine des savons


Savon
Le savon, lointain héritier français d'un mot gaulois préservé par le latin sapo, est une matière moléculaire. La substance colloïdale des anciens chimistes peut être solide et cassante lorqu'elle est sèche, molle et glissante lorsque humide ou gorgée d'eau, mais aussi avoir des aspects mousseux ou crémeux, être liquide ou devenir gel. Les molécules des savons communs sont les sels métalliques, spécifiquement de sodium ou de potassium, d'acides gras, qui comportent une chaîne carbonée, selon les variétés, de 8 à 19 atomes de carbone. Ces grandes molécules ne sont en réalité pas solubles dans l'eau et l'huile, mais amphiphiles, c'est à dire qu'elles se placent à l'interface des phases eau et huile non miscibles. En absence d'une des phases, elles forment des structures moléculaires singulières, appelées micelles dans l'eau et micelles inverses dans l'huile. Si la proportion des phases changent jusqu'à une teneur volumique équivalente, des structures de phases, appelés états mésomorphes, s'organisent, caractérisées par une morphologie topologique en gouttelettes, puis en cylindres et enfin en planches parallèles. Au delà de l'inversion de phase, on retrouve des organisations similaires.

Dans un récipient ou bassin d'eau, les molécules de savon s'arrangent en couche moléculaire couvrant en premier lieu des surfaces considérables à l'interface eau/air, comme le prouvent les travaux des devanciers d'Irving Langmuir. L'air est analogue à une matière lipophile et permet la création de bulles et figures légères respectant le principe de moindre énergie de structures, à partir de très fins films liquides d'eau savonneuse.

Piégées dans l'eau, elles forment des micelles qui peuvent solubiliser les graisses, c'est à dire stabiliser les gouttelettes d'huiles, enrober les matières grasses en formant des émulsions ou et des suspensions stables. Ces extraordinaires propriétés de surface, la mouillabilité macroscopique du fait de l'abaissement de tension d'interface et surtout la stabilisation microscopique des poussières ou salissures grasses, facilement enlevées au cours du rincage avec la phase aqueuse englobante et prépondérante expliquent l'emploi de savons depuis l'Antiquité pour le lavage ou le nettoyage des surfaces.

Les savons commerciaux sont fabriqués par réaction de saponification à partir de mélange de corps gras, triester de glycérol et d'acides gras, appelé couramment triglycérides d'acides gras et d'une base forte. Depuis 1950, les savons tendent à être distingués des autres molécules détergentes. Toutefois, le langage familier des laboratoires et usines assimile par commodité savon (soap), détergent (detergent) ou tensio-actif (surfactant). Ces derniers produits souvent pétrochimiques diffèrent plus par leurs compositions, conformations caractéristiques et propriétés d'usage que par les mécanismes évoqués ci-dessus.

Savon de Marseille
Le savon de Marseille est un type de savon particulièrement efficace par son pouvoir nettoyant, utilisé pour l?hygiène du corps. Ce produit résulte de la saponification d'un mélange d'huiles essentiellement végétales par la soude. Il peut être fabriqué de façon industriel ou artisanal. Une teneur de 72 % en masse d?acide gras était garantie dans le savon de Marseille traditionnel, uniquement préparé à partir d'huile d'olive.

La formule de ce savon a été réglementée sous Louis XIV au XVIIe siècle. Au XIXe siècle, Marseille compte quatre-vingt-dix savonneries. Cette industrie florissante est à la pointe de la chimie de l'époque. Elle connaît son apogée en 1913 avec 180 000 tonnes produites. Après 1950, l'essor des détergents de synthèse précipite son déclin.

En France, le savon est utilisé depuis l'Antiquité. Aurélien Vezier rapporte dans son Histoire naturelle que les Gaulois emploient un produit à base de suif et de cendres pour se teindre les cheveux en roux. Ce savon sert de gel et de décolorant à cheveux.

L'origine du savon de Marseille provient du savon d'Alep existant depuis des milliers d'années. Le mode de fabrication originaire de la ville d'Alep en Syrie, à base d'huile d'olive et de laurier s'est répandu à travers le bassin méditerranéen, à la suite des Croisades, en passant par l'Italie et l'Espagne, pour atteindre Marseille.

Marseille possède des manufactures de savon à partir du XIIe siècle qui utilisent comme matière première l'huile d'olive extraite en Provence la plus proche. La soude, terme qui à l?époque désigne un bicarbonate de sodium plus ou moins pur, provient des cendres des plantes des milieux salins, en particulier la salicorne[1]. Crescas Davin est au XIVe siècle le premier savonnier officiel de la ville. En 1593, Georges Prunemoyr, dépassant le stade artisanal, fonde la première fabrique marseillaise.

Au début du XVIIe siècle, la production des savonneries marseillaises peine à satisfaire la demande de la ville et son terroir. Le port de Marseille reçoit même des savons de Gênes et d'Alicante. Mais la guerre rompant l'approvisionnement d'Espagne, les savonniers marseillais doivent augmenter leur production de façon à pouvoir fournir l'Europe occidentale, d'abord le nord du Grand Royaume de France, les îles britanniques, la Hollande et surtout l'Allemagne, où les acheteurs pressent leurs commandes avant le grand collapsus de la Guerre de Trente Ans.

En 1660, on compte dans la ville sept fabriques dont la production annuelle s'élève à près de 20 000 tonnes. Sous Louis XIV, la qualité des productions marseillaises est telle que "le savon de Marseille" devient un nom commun. Il s'agit alors d'un savon de couleur verte qui se vend principalement en barre de 5 kg ou en pains de 20 kg.

Le 5 octobre 1688, un édit de Louis XIV, signé par Jean-Baptiste Colbert de Seignelay fils de Colbert, secrétaire de la Maison du Roi, réglemente la fabrication du savon. Selon l'article III de l'édit : «On ne pourra se servir dans la fabrique de savon, avec la barrille, soude ou cendre, d'aucune graisse, beurre ni autres matières ; mais seulement des huiles d'olives pures, et sans mélange de graisse, sous peine de confiscation des marchandises». Les manufactures de savons doivent cesser leur activité l?été car la chaleur nuit à la qualité du savon. Le respect de cette réglementation assure la qualité du savon et fait la renommée des savonneries marseillaises.

Dans le même temps, des fabriques de savon s'installent dans la région, à Salon-de-Provence, Toulon ou Arles.

En 1786, quarante-huit savonneries produisent à Marseille 76 000 tonnes, emploient 600 ouvriers et un volant de main d'oeuvre au plus fort de la saison de fabrication, 1 500 forçats prêtés par l?arsenal des galères.

Après les désordres économiques causés par la Révolution française, l'industrie marseillaise continue à se développer jusqu'à compter soixante-deux savonneries en 1813. La soude est dorénavant obtenue à partir de sel de mer, d'acide sulfurique résultat de la combustion du soufre, de calcaire et de charbon de bois, par application du récent procédé chimique de Nicolas Leblanc.

À partir de 1820, de nouvelles matières grasses sont importées et transitent par le port de Marseille. Les huiles de palme, d'arachide, de coco et de sésame en provenance d'Afrique ou du Moyen-Orient sont utilisées pour la fabrication du savon.

Les savonneries marseillaises subissent la concurrence des savonneries anglaises ou parisiennes, ces dernières emploient du suif qui donne un savon moins cher.

Au début du XXe siècle, la ville de Marseille possède quatre-vingt-dix savonneries. François Merklen fixe en 1906 la formule du savon de Marseille : 63 % d?huile de coprah ou de palme, 9 % de soude ou sel marin, 28 % d'eau. Cette industrie est florissante jusqu'à la Première Guerre mondiale où la difficulté des transports maritimes des graines porte gravement atteinte à l'activité des savonniers. En 1913, la production représente 180 000 tonnes et n'est plus que 52 817 tonnes en 1918.

Après la guerre, la savonnerie bénéficie des progrès de la mécanisation bien que la qualité du produit reste due à l'emploi des anciens procédés et la production remonte pour atteindre 120 000 tonnes en 1938. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Marseille assure encore la moitié de la production française mais les années qui suivent sont désastreuses. Le savon est supplanté par les détergents de synthèse et les savonneries marseillaises ferment les unes
après les autres.


Il ne reste aujourd?hui qu?une poignée de fabricants dans la région.

Savon d'Alep

C'est le meilleur des savons (peu connu et peu utilisé vendu en parapharmacie et pharmacie)

Élaboré depuis la haute Antiquité, le savon d'Alep représente plusieurs milliers d'années de culture et d'histoire. Le mode de fabrication originaire de la ville d'Alep en Syrie a été perpétué. Au fil du temps, et grâce aux croisés qui le rapportèrent en Occident, ce savon s'est répandu à travers le bassin méditerranéen, en passant par l'Italie et l'Espagne, pour atteindre Marseille, dont le savon est l'héritier direct du Savon d'Alep. Plus largement, le savon d'Alep est à l'origine de la totalité des savons durs dans le monde.

Il est élaboré exclusivement avec des matières premières naturelles. L'olive et le laurier sont utilisés pour sa fabrication, ajoutant parfum et, d'après certains, des vertus curatives à ce savon dit « surgras ».


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 14:10



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Bonjour Khalida.Merci pour cette histoire de savons.

Joelle,moi je pense qu'il s'agit d'une fonction dans les métiers de la Tannerie....






Manuel du Tanneur,du Corroyeur,de l?Hongroyeur et du Boyaudier.
de M. Julia de Fontenelle, - 1833 -

Il semble qu'ils appellent vaches,les peaux de vaches ou cuirs et "vaches en suif",celle traitées par le suif.....


Soigne-toi.

:bisou:
Catherine.J420
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 14:19


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Merci beaucoup Bénédicte pour cette réponse rapide.

22:STEUNOU, HILLION, LE CUZIAT, CASTEL, MARTIN,
FRICOT, BRIAND, MORVAN, COSSON, BOURGES.
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khalida.137
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 15:01



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OK Bénédicte,

dans l'acte on lit, sauf erreur de lecture

. directeur des vaches de suif (vache produisant du suif)
alors directeur de vaches produisant du suif qui à l'époque était une matière première très lucrative.

et non

-directeur des vaches en suif (technique d'étirer les peaux de vache en les recouvrant de suif pour les assoupplir)

Thumb Up
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 15:29



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Bonjour Sylvie.

Tu as peut-être raison Khalida,il faudrait voir dans quoi travaillait la famille de cette personne...ça peut donner une indication...

Pour completer sur le savonnier..

au XVIIIème siècle.



Fabrication industrielle du savon

Fabrications et procédés industriels ont varié depuis les premières mises au point vers 1750. La fabrication en cuve est autrefois caractérisée par l'empâtage, le relargage, l'épinage, le lavage et séchage. Voici les étapes-types de la Belle Époque.
· l'empâtage consiste à mélanger les corps gras à la lessive de soude. Ici une solution de soude, faiblement alcaline, est chauffée à ébullition. Le corps gras végétal, c'est à dire l'huile d'olive, d'arachide, de coton, de palme, de noix de coco, de sésame ou le corps gras animal, suif ou huile de poisson, est ajouté par petites doses et souvent sous forme de mélange complexe selon le savon à obtenir. Notons qu'il reste dans la lessive de soude une quantité définie de vieilles solutions savonneuses, ou solutions mères soutirées d'une précédente saponification.
· le relargage utilise des lessives concentrées puis des lessives salées qui permettent une meilleure séparation des sels alcalins d'acide gras, c'est à dire du savon formé qui est relargé et surnage en grumeaux.
· l'épinage, qui prend son nom de l'épine, robinet du bas de la cuve, consiste à soutirer l'eau salée et le glycérol, appelé glycérine.
· le lavage consiste à répéter l'ajout de solutions salines, pour emporter glycérol et lessives résiduelles. Le séchage permet d'obtenir des pains de savons secs et consistants.

Les deux étapes médianes ont parfois disparu au cours des années 1920 pour favoriser une épuration rapide et permettre une coulée à l'état liquide dans des bassins peu profonds, appelés mises où le savon se solidifie avant d'être débité en bandes, puis après séchage, marqué et débité en cubes.



Le nettoyage des matières grasses est souvent suivi au milieu du vingtième siècle d'hygrogénation des acides gras polyinsaturés, afin d'augmenter la compacité du savon produit. La saponification est conduite à haute pression et à 130°C, par introduction d'une lessive de soude à 7% dans le corps gras fondu en présence de solution-mère de savon. Le savon formé est séparé avec une solution saline, qui emmène le glycérol et sur laquelle il surnage.
Depuis les années 1970, l'hydrolyse des graisses par de l'eau sous pression et à haute température, en présence de savon de zinc faisant office de catalyseur, donne en continu acide gras et glycérol, immédiatement séparés par distillation. L'acide gras est neutralisé par la soude et donne le savon.
L'acide gras, produit intermédiaire, est la base d'une chimie, bien plus diversifiée que dans les anciennes savonneries. Il peut être converti en sels d'ammonium quaternaire, savons cationiques utilisés comme liquide antiseptiques. Ainsi le chlorure de N,N,N triméthyl-octadécyl-ammonium.
(Wikipedia)


Fabrication artisanale du savon




Découpe manuelle.

Et spécialement pour toi Khalida...



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 16:39



Inscrit le: 11/02/2006
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Une chose qui me chiffonne, c'est que Vaches de Suif's est écrit en majuscules, comme s'il s'agissait d'un établissement..... ce qui cadrerait plus avec le mot de directeur.... et le s à la fin de suif ....reflechis

Peut-être le nom d'une Fonderie de Suifs, il y en avait beaucoup à Paris ...

Fondeur de suifs



(Dictionnaire d?Hygiène Publique. Ambroise Tardieu)



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 18:55



Inscrit le: 11/02/2006
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Ou peut-être le directeur d'une Boucherie ou d'Abattoirs....ce qui à l'époque,était la même chose....

?La création des cinq abattoirs dans Paris fut décidée par Napoléon 1er, en 1810. Les événements de 1814-1815 en retardèrent l?achèvement, si bien qu?ils ne furent livrés à la boucherie qu?en 1818.
Avant la fin du XVIIIe siècle, il n?y avait pas d?abattoirs publics à Paris. Chaque boucher avait son abattoir attenant à son étal, les égouts n?existant pas, le sang coulait sur la chaussée,la fonte des suifs était opérée sur place par le boucher.?
(Les Chevillards de La Villette. Pierre Hadad.)


:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 19:30



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bonne soirée

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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khalida.137
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 20:58



Inscrit le: 04/04/2008
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Je suis d'accord avec toi Bénédicte.

1ère piste :

on peut penser à un nom propre
Le directeur des vaches de Suifs (un ville ou un lieu dit SUIFS)


2ème piste :

Par habitude on considère le pluriel pour le mot suif et donc automatiquement on dira de suifs avec un accord au pluriel.
Dans l'industrie on faisait un mélange des différents suifs (mouton boeuf et porc principalement)
d'ailleurs c'est une possibilité crédible car on dit les graisses de nos jours (suifs = graisses: exemple le saindoux est un suif de porc et la lanoline est le suif du mouton)

3ème piste :
si nous observons la calligraphie de cet acte on remarque qu'il y a bcp de majuscule donc Suifs avec un majuscule n'a pas d'autre raison que la graphologie.
(équilibre graphique)

on peut avoir bcp d'interprétation tu as raison



"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 21:30



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Bonsoir Bénédicte, Joëlle, Sibie, Jean, Khalida...:bisou:

Je lis comme Khalida directeur des vaches de suifs.
Je n'ai rien trouvé sur le sujet... Wall Bash
Bonne soirée.Sleeping
khalida.137
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 21:42



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Bonsoir Jean Marc,

Pour les concours il faut s'acharner.
En général quand on sélectionne sur un concours c'est que les places sont chères donc on filtre les meilleurs.
C'est ainsi qu'on tire vers le haut le niveau d'exigence et permet par la suite acquérir rapidement un niveau de compétence élevé en poste.
pleine réussite à ton concours.
cordialement.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 22:12



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Bonsoir Jean, je compatis....4 jours sans électricité,ça doit être dur..!

Joelle, maintenant j'ai un doute.....cet acte fait-il partie de la branche de tes gardes suisses?....parce qu'on peut lire vaches de suisse et non de suif (regarde le s de paroisse)....ce qui n'arrange pas l'énigme....mais nous emmenerait dans une autre direction....peut-être y avait-il un régiment de vachers suisses....bon,c'est toi qui est malade..et moi qui délirefou

Bonne nuit à tous

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: mardi 27 janvier 2009 22:30



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Oui bénédicte on peut aussi lire SUIP.
Près du Mont Blanc il y a le col de SUIPQuestion Question ... A VOIR
BONSOIR Sleeping Sleeping
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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 28 janvier 2009 09:49



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Salut tout le monde,

Je ne pensais pas vous donner autant de fil à retrodre.

Cet acte ne fait pas partie de ma généalogie, je l'ai prélevé sur le site des Yvelines, ville de Houilles (près de Paris).

Apparement cete personne "Directeur" avait mis son enfant en nourrice à Houilles.


J'ai trouvé la profession tellement bizarre que je n'ai pas hésité à vous en faire profiter.


Je reviens tout à l'heure
Bisous à tous.


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 28 janvier 2009 10:00



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Bonjour à tous

Salut Joelle.Puisque ce n'est pas de ta généalogie,je crois que pour ma part je vais laisser ce brave directeur reposer en paix.....grâce à lui nous avons fait travailler nos méninges et en plus,nous avons ajouté à la liste des métiers le fondeur de suif et le savonnier.....
Comme quoi,il en reste encore....(des métiers)..

Bonne journée.

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 28 janvier 2009 10:40



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Bonjour Bénédicte, Khalida, Sibie, Jean, Joëlle...:bisou:
Un petit bonjour vite fait.
Joëlle, soigne toi bien.Nurse
Khalida, merci de ton message qui me fait chaud au coeur dans ces momments de tourmentes. amour
Jean, c'est vrai que de nos jours, sans la fée éctricité, on ne sait plus faire grand chose et pourtant nos ancêtres s'en accommodaient bien...Rolling Eyes Ca me rappelle une chanson de Boris Vian (le titre doit être "La complainte du progrés.)

A plus.

Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 28 janvier 2009 13:10



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on remonte...



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 28 janvier 2009 17:15



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Jean,je te note quelque peu amer....

J'espère que tu n'as pas les pieds dans l'eau....



:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 28 janvier 2009 18:35



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 28 janvier 2009 18:36



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un petit PPS


Sanglier.ppt

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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 09:00



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Bonjour à tous,
bisous à nos chers habitué(e)s,

Toujours un peu dans le gaz ce matin, mais j'entrevoie une amélioration.

Vous avez super bien plancher sur l'énigme du Directeur des Vaches de Suifs. Félicitations pour vos trouvailles.

Jean je compatis à tes soucis, pour avoir été dans le même cas, dans une mooindre mesure, ûisque chez nous cela n'a duré qu'une journée, mais c'est déjà bien long.

Je vous souhaite à tous une excellent journée.
à+

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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 09:02



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Restons dans les vaches,


Vérification du lait

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 10:02



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Bonjour à tous

Contente de voir que tu vas mieux Joelle.....

Jean,pour le second je pense quil s'agit d'un chasse-marée


Chasse-marée:marchand voiturier spécialisé dans le transport de poisson de mer et sa vente au détail;synonyme de mareyeur



Dès le Moyen Age, l?utilité sociale des pêcheurs tend à compenser l?incompréhension, le mépris et la méfiance dont ils sont l?objet, car la société toute entière a besoin d?eux.
Les seigneurs et les ecclésiastiques pour les revenus et les services qu?ils en attendent, les rois pour la défense de leurs rivages et les bourgeois pour le commerce des produits de la mer.
Sans la pêche, l?Église n?aurait pas pu obtenir le respect des jeûnes, des abstinences et du carême prescrits plus de cent jours par an.
Le négoce du poisson et son transport sur l?ensemble du royaume de France deviennent nécessité.
Le Chasse Marée ou voiturier de mer est composé d?un attelage de quatre chevaux boulonnais attelés par paires et d?une charrette aux ridelles d?osier légèrement incurvées en forme de berceau, monté sur deux roues hautes et de larges jantes.
Le transport est périlleux, car les grands chemins sont peu sûrs. Cet état d?insécurité joint aux nombreux octrois et droits abusifs incitent les rois à réglementer l?achat, la vente et le transport du poisson frais, salé, saumuré ou boucané.
Cette réglementation apparaît pour la première fois dans les ordonnances de Saint Louis en l?an 1258 pour établir et régler les corps de métiers de la Ville de Paris et sauvegarder les « marchands de pescaille de mer » .
Ainsi, les grandes villes comme Rouen et Paris reçoivent quotidiennement cent à deux cents livres de poisson par jour et ce sont quelques 5000 charrettes qui entrent annuellement dans Paris.
Les attelages de Chasse marée quittent Dieppe vers 17 heures avant la fermeture des portes de la ville pour arriver aux Halles de Paris par le faubourg Poissonnière aux premières heures de la matinée.
Le poisson caqué ou sauri est vendu à la Croix des halles place assignée pour la vente du poisson de conserve, tandis que le poisson frais débarqué par la Confrérie des marchands de l?Eau était vendu place des Grèves.
La distance Dieppe Paris est parcourue à près de 15 kilomètres heure de moyenne, il existe deux trajets de Chasse Marée au départ de Dieppe :
Un trajet court de 35 lieues qui passe par Ry, Beauvoir en Lyons, Neufmarché, Gisors?.
Un trajet long de 39 lieues et demi qui passe par Auffay, Tôtes, Saint Victor l?Abbaye, Rouen?.
on envisage en 1792 un projet de canal entre Dieppe et Paris. Celui ci ne verra jamais le jour mais annonce le début du déclin des Chasse Marée, le 29 juillet 1848 on inaugure la première ligne de chemin de fer, en 1853, il ne faut que 4 heures pour aller de Dieppe à Paris, le train de marée a détrôné le Chasse Marée.




Navieur: batelier
(dictionnaire du moyen français)

Bonne journée


:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 12:12



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C'est vrai Jean. Mais si tu l'as trouvé dans une liste de métiers, je continue à penser qu'il s'agit du chasse-marée car on l'écrivait parfois ainsi:


(Les oeuvresde Guillaume Coquillart.Par Guillaume Coquillart 1847)

Mais tu as raison,il existe le chasse-mare qui est un démon ou un fantôme et qui aurait donné naissance au mot cauchemar.

Pour ceux qui -comme toi- aiment les mots....







(Traditions populaires comparées: mythologie, règnes de l'air et de la terre. -
Par Désiré Monnier, Aimé Vingtrinier
Publié par J.-B. Dumoulin, 1854)

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 13:06



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Le verificateur de lait m'a fait penser aux fraudeurs :

Tout était prétexte à fraude : le lait, le vin, le pain et même a viande :


Principales falsifications



A - Le lait

Le lait apparaît en premier dans le parcours vital de ces mammifères au nombre desquels l'homme se range. Inspiré par le naturalisme du XVIIIe siècle, le discours favorable à l'allaitement maternel devra attendre le XXe siècle pour trouver sa véritable audience. Le XIXe siècle est la grande époque des nourrices, trop souvent traitées par les familles et par les médecins (qui les examinent et les gouttent, authentiquement) comme de simples productrices de produits alimentaires. Dans les familles aisées, le nouveau-né tétait sa nourrice ou était alimenté par un lait frais que ses parents achetaient à prix d'or chez l'une de ces fermières qui, dans les campagnes proches des grandes villes ou dans le pourtour parisien, élevaient des vaches à destination directe de la consommation urbaine. Mais était-on déjà certain, quand on n'avait pas assisté à la traite, que la fermière n'avait pas ajouté de l'eau?

Le "mouillage" du lait est aussi ancien que sa commercialisation. Mais la fraude prit, au XIXe siècle, des proportions considérables : il suffisait de comparer la constance du nombre des producteurs et l'augmentation de la consommation (entre autres, à Paris, du fait de la généralisation du goût pour le café au lait) pour percevoir la fraude comme une évidence mathématique. Du producteur au consommateur, tous les intermédiaires peuvent rajouter de l'eau. Cependant le produit final risque d'être bien insipide. Quelle tentation, alors, d'y ajouter un produit donnant de la saveur, voire de la couleur! En rajoutant de tels produits, naturels ou chimiques, la fraude quantitative devenait qualitative, avec tous les risques sanitaires qu'elle impliquait.

B - Le vin

Le vin est à signaler en deuxième position, du fait de son importance alimentaire et culturelle dans l'Occident antique et, plus encore, dans l'Occident chrétien. Partout où s'implanta le Christianisme (catholique, faut-il préciser à partir de la Réforme) le vin fut une nécessité religieuse (Eucharistie) : si on ne pouvait pas le transporter, il fallait pouvoir produire, entre autres dans les pays de missions. La transplantation missionnaire de la vigne fut parfois une remarquable réussite (vignes des Franciscains en Californie et celles des Jésuites en Australie). Mais, dans de nombreux cas, on pouvait se demander si le produit local était vraiment du vin. C'est la raison pour laquelle le droit de l'Église fut le premier à définir ce que devait être ce vin susceptible de devenir le sang du Christ : toute une jurisprudence se développa à ce sujet (par exemple : peut-on faire du vin avec des raisins de Corinthe?).

La falsification du vin est aussi antique que le mouillage du lait, mais sa détection est beaucoup plus délicate car, à la différence du lait, le vin n'est pas un produit naturel. La nature du vin est de devenir du vinaigre et la vinification contrarie ce processus naturel, entre autres par l'ajout d'un certain nombre de produits. Mais alors quels sont les produits qui falsifient le vin. Citons ici Françoise Guilbert dont la thèse, Le pouvoir sanitaire, est la source principale de ce chapitre :

Nommé comme expert dans une affaire de falsification de vin, le grand Vauquelin déclara au Tribunal Correctionnel que la denrée qu'il avait analysée contenait beaucoup de choses mais pas de vin. Cette absence, le grand chimiste l'avait reconnue à l'absence corrélative de tartre. Aussi le marchand de vins lança-t-il goguenard en sortant du procès qu'il avait perdu : «Je paierai l'amende sans regret ; car je ne saurais trop payer la leçon de chimie que je viens de recevoir. A l'avenir je ne fabriquerai plus de vin sans y mettre du tartre.»

Notons, pour illustrer la dimension que prit, au XIXe siècle, une fraude réprimée depuis l'Antiquité, tout ce qu'on releva alors dans la fabrication du vin Very Happye la litharge, des sulfates de fer et de zinc, de l'alun, de l'acide tannique, du chlorure de sodium, des glucoses, du plâtre, de la craie, de la soude, de la potasse, de l'acide salicylique et même du vitriol et de l'arsenic!

C - L'eau minérale

Bien que la chose puisse sembler paradoxale, la France est aussi une grande consommatrice d'eaux minérales (certains font remonter cela au culte des sources thérapeutiques chez les Gaulois). Jusqu'au XIXe siècle, l'accès à l'eau minérale était une sorte de pèlerinage thermal. Au moment même où le chemin de fer permettait un formidable développement du thermalisme, on vit aussi se produire le mouvement inverse : l'embouteillage et la distribution dans les villes (et particulièrement à Paris) des eaux minérales.

En 1885, des médecins, intrigués par l'inefficacité et dans certains cas par la nocivité des eaux qu'ils prescrivaient, demandèrent à l'administration parisienne de procéder à des analyses : on découvrit qu'une même eau pouvait présenter 24 compositions différentes.

La fraude pouvait être le fait des commerçants, mais il y avait aussi des compagnies concessionnaires d'eaux minérales, pour lesquelles la Seconde République avait inventé le périmètre de protection (étendu par la loi sanitaire de 1902 aux captages d'eau de consommation), dont le filon s'épuisait et qui étaient tentées de puiser dans une nappe d'eau ordinaire, voire d'eau polluée (la presse parla d'"eau de fumier"). La fraude fut à son paroxysme au début du XXe siècle, moment où de véritables usines d'eau minérale se développèrent à Paris. Quand le Service de répression des fraudes se mit à fonctionner (en 1907) on découvrit que les plus grandes marques d'eau minérale étaient falsifiées et distribuées, très cher, pour les plus grands restaurants parisiens.

D- Le pain

Notons d'abord qu'à l'instar du vin, et pour les mêmes raisons (Eucharistie) le pain a d'abord dû faire l'objet d'une définition par les Églises chrétiennes (grande querelle médiévale entre l'Église Romaine et l'Église orthodoxe sur la question des azymes : avec ou sans levure?).

Que n'a-t-on pas mis dans le pain au XIXe siècle? Cela allait de la modeste fécule de pomme de terre jusqu'à cette poudre d'albâtre, récupérée chez des fabricants de pendules, qui fait se demander si, à un certain stade, l'art du fraudeur ne confine pas au génie.

Le pain étant taxé depuis la Constituante (et jusqu'au gouvernement de Raymond Barre, en 1976), l'enjeu était de produire le plus de pain possible avec la même quantité de farine pure. Outre les deux extrêmes que nous venons de définir, signalons la tentative de faire rendre plus à la farine avec du sulfate de cuivre ou de zinc. Finalement on s'en tint à un procédé archaïque, heureusement moins dangereux pour la santé publique : utiliser de l'eau dans laquelle on avait fait macérer du son et qu'on avait ensuite filtrée.



§ 2 - La répression



La répression de la falsification ne fut efficace qu'avec le début du XXe siècle. Notons d'abord le formidable recul qui marqua la période de la Révolution et de l'Empire.

Deux ans avant la Révolution de 1789, des lettres patentes avaient condamné à trois années de galères les falsificateurs de vin. Mais la Constituante proclama en 1791, la liberté du commerce et de l'industrie; Ce principe fondamental, et bien dans l'air du temps, évidemment admirable quand il permettait à un compagnon de s'établir là où les corporations avaient instauré l'hérédité dans la maîtrise, devenait détestable en prenant en considération la réaction des falsificateurs qui avaient jusque-là rencontré, sur le chemin de leurs exactions, les multiples réglementations corporatistes.

En outre, la loi du 19 juillet 1791 réduisait la peine maximale encourue par les fraudeurs à une année d'emprisonnement. Dans un contexte de Blocus continental, où Napoléon ne voulait pas trop décourager les fabricants de produits de substitution, le Code Pénal de 1810 (article 318) punissait au maximum d'un emprisonnement de deux ans les falsificateurs ayant introduit dans les boissons des mixtions nuisibles à la santé. Comme le relève si bien Françoise Guilbert, "le fraudeur qui mettait du plâtre dans le sel ou de l'albâtre dans la fécule ou de l'eau dans diverses denrées, pouvait plaider que les substances qu'il employait n'étaient pas, en elles-mêmes, nuisibles à la santé". En outre, il fallait, pour inculper un fraudeur, le prendre sur le fait de vendre une substance rendue dangereuse. Surtout, ceux qui fabriquaient les produits falsifiés n'étaient pas inquiétés quand on ne pouvait pas prouver qu'ils les avaient vendus.

A première vue, la loi du 27 mars 1851 sembla marquer un certain progrès. En plus des sanctions pénales, elle imposait la destruction des marchandises nuisibles et la publication du jugement dans la presse : ces pertes financières et, plus encore, cette atteinte à l'honorabilité (essentielle chez le commerçant), en un temps où la "réclame" connaissait son grand essor, tout cela semblait donner à la justice de quoi répondre à une industrie de la falsification en prise directe avec le progrès des sciences et techniques. En fait, le principal effet de la loi de 1851 fut de faire franchir à la fraude le stade industriel. La loi ne punissant que les vendeurs et non les fabricants, les folkloriques bricoleurs qui, par exemple, recoloraient le thé tombé dans la mer ou récupéré dans des restaurants, vont être remplacés par d'authentiques capitalistes de la fraude allant jusqu'à faire de la publicité pour leurs produits falsifiés et souvent dangereux. Signalons aussi que la justice, plus impressionnée par la personne d'un académicien que par celle d'un modeste hygiéniste, négligeait souvent le second, qui était pourtant le seul véritable spécialiste.

L'histoire moderne de la répression des fraudes date de la loi du 1er août 1905 et, dans son prolongement, de la mise en place, en 1907, d'une administration de la Répression des Fraudes (décret le 24 avril). Ici s'arrêterait la tâche de l'historien du droit s'il ne lui appartenait pas d'ajouter que la loi de 1905 fut le seul texte qui permit, en un premier temps, de sanctionner, au moins civilement, l'abomination du sang contaminé.



¶ II - L'insalubrité de la viande



Le XIXe siècle vit la production et la consommation de viande augmenter considérablement, entre autres, comme on l'a vu, du fait de la disparition de la jachère, qui permit de consacrer de vastes surfaces à l'élevage et même de spécialiser certaines régions dans la production d'animaux de boucherie (apparition, en particulier, de la fameuse race charolaise). En outre, et malgré le développement corrélatif des mouvements végétariens, la doctrine des hygiénistes était que, pour lutter contre cette dégénérescence qui obséda tant la médecine du temps (entre autres en ce qui concerne le délabrement sanitaire du monde ouvrier), le développement de l'alimentation carnée une sorte de greffe de viande saine en remplacement d'une chair usée.

Encore fallait-il distribuer une viande réellement saine. Sous l'Ancien Régime, on craignait surtout les maladies du porc (le porc ladre fut longtemps le synonyme de la viande malsaine) ; on interdisait aussi la viande chevaline (interdiction qui ne fut levée qu'en 1866), à l'origine pour des raisons philosophico-religieuses (animal proche de l'homme) et aussi parce qu'on craignait beaucoup qu'il ne s'agisse d'une carcasse d'équarrissage. Mais, dans les centres urbains de la société industrielle, toute viande pouvait devenir suspecte. A la campagne, et dans la plupart des villes de province, il était possible de surveiller l'approvisionnement du boucher. A Paris aussi, lorsque, avant la Révolution, les bouchers abattaient dans le quartier Saint Jacques, les consommateurs pouvaient contrôler, à peu près comme en province, les arrivages d'animaux. Comme cette pratique était détestable au regard de la protection de l'environnement, l'administration parvint, à la suite de la Révolution et de l'Empire, à repousser en banlieue les tueries privées et à mettre en place des abattoirs publics où les bêtes à abattre étaient soumises à un contrôle sanitaire. Les abattoirs publics étaient à l'évidence le meilleur choix au regard de la santé publique. Encore fallait-il qu'ils soient en nombre suffisant et que, dans un second temps, la loi interdise les tueries privées. Un tel programme exigeant des moyens et du temps, on vit d'abord les animaux malades prendre le chemin des tueries privées : à Bucarest, la décision d'indemniser les propriétaires de bêtes déclarées impropres à la consommation, avait ainsi fait passer de 2 à 30 % la quantité de bêtes tuées par les abattoirs publics.

Notons aussi que si le XXe siècle se termina en inscrivant parmi ses angoisses celle de la "vache folle", le XIXe siècle vit apparaître la notion de "vache enragée" pour désigner un temps de l'existence où l'on devait s'alimenter comme les pauvres (ces derniers étant soumis à ce régime pendant toute leur existence). En effet, faute de pouvoir en un premier temps supprimer les tueries privées, l'administration s'efforça d'empêcher la distribution de la viande malsaine. En fait, non seulement, la viande malsaine pouvait franchir la barrière poreuse des octrois (douanes fiscales urbaines), entre autres par un colportage manuel plus ou moins toléré, mais, surtout, l'accroissement de la population pauvre des banlieues mit en contact direct les tueries d'animaux malsains et une population de consommateurs peu regardant.

La solution était non seulement de développer les abattoirs publics, mais encore d'ajouter des mesures interdisant les tueries privées partout où les abattoirs publics suffisaient à la tâche. Une ordonnance de 1838 avait établi que la construction d'un abattoir entraînait l'interdiction des tueries privées dans la "localité" où il avait été établi. Mais que fallait-il entendre par "localité", une commune où simple lieu-dit? A l'issue d'une bataille judiciaire qui avait violemment opposé le maire de Clichy, soutenu par les hygiénistes, et les tueries privées (en fait le lobby des bouchers), un décret en Conseil d'Etat établit, en 1894, qu'il appartenait au préfet de définir, au moment de l'ouverture d'un abattoir public, le territoire où s'appliquerait l'interdiction des tueries particulières.

Désormais, il fallait inciter les municipalités à créer des abattoirs publics. C'est ce qui fit la loi sanitaire de 1902, en autorisant les communes à percevoir des taxes d'abattage.

on le voit, à une échelle moindre mais avec une problématique identique (lois du marché contre santé publique), tous les éléments qui firent la "crise de la vache folle" étaient déjà réunis au XIXe siècle.



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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 16:05



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bravo Joelle,très interessant.
Heureusement qu'à l'époque 80% de la population vivait en milieu rural où l'alimentation était plus saine...!

puisque tu parles des fraudes...

Contrôleur de la répression des fraudes

Au Moyen âge, ce sont en particulier les corporations qui rassemblent les hommes de métier : attentifs à maintenir leurs règles de savoir-faire ;
Les réglementations locales sont chargées de réprimer les fraudes qui affectent les produits de base, lait, vin, bière? mais aussi la viande, les métaux précieux, les draps?
Des réputations se créent pour les produits de qualité et provoquent immanquablement les contrefaçons dans les régions qui veulent profiter de cette notoriété.
Les mesures n?étant pas unifiées sur l?ensemble du territoire, la métrologie est difficile à contrôler.

À la Révolution, les corporation sont abolies et les réglementations locales disparaissent. La voie est ouverte pour une économie libérale débarrassée de ses entraves et ouvrant la voie d?une expansion dynamique.
La contrepartie de cet essor économique fut la multiplication de fraudes désormais non punies.
Elle appelle une riposte juridique : la loi de 1851 devient la pièce maîtresse du dispositif général anti fraudes. Mais elle est insuffisante et les sanctions qu?elle prévoit sont peu dissuasives.
La guerre fraudes/anti fraude prend les allures de batailles successives où l?administration a toujours un temps de retard : la chimie fait de plus en plus de progrès et les fraudeurs ont l?imagination fertile.

1907 : le Service de la répression des fraudes est créé après la parution de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes et falsifications.

Source.Site de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes)



Paris- Scènes populaires ? L?administration fait répandre dans la Seine les vins falsifiés saisis à l?Entrepôt,
Le Monde illustré 12 mars 1870

Cette gravure signée Ryckebusch et C Maurand, illustre un article de Léo de Bernard qui évoque le vin falsifié, le « petit bordeaux » « fabriqué à Bercy sur lequel le service de la dégustation a toujours l??il et le nez ouverts. Ce sont les pièces contenant cette mixture, faite dont on ne sait quels ingrédients, qui sont confisquées et mises en cellule spéciale.
Leur prévention ne dure pas longtemps car leur culpabilité n?est point douteuse. Le jour de l?exécution venu , on amène les tonneaux condamnés sur la berge du quai d?Austerlitz. Un commissaire de police veille à ce que prompte justice soit faite. Au signal donné, l?exécuteur des hautes ?uvres hygiéniques ouvre les flancs de la victime, et de la profonde blessure, s?échappe dans la Seine un large flot noir dont la teinte indécise rappelle à la fois le bois de campêche, la litharge et autres drogues malfaisantes. »
La suite de l?article évoque les « gourmets du ruisseau » qui cherchent à arracher une lampée et la leçon de sagesse donnée par les poissons qui ne résistent pas au poison.
Il est amusant de noter que la scène se déroule quai d?Austerlitz, à deux pas de l?actuel siège social de la DGCCRF, avec pour arrière-fond le terrain qui deviendra le ministère des finances.





:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 16:52



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Hé ben dit donc!!!!!!!!!

Il vaut mieux vivre à la campgne maintenant où l'on peut cultiver BIO et conserver sainement les aliments!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Gerard.B1000
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 17:24



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Bonjour a tous.

Joelle,
J'habite a la campagne et on y mange aussi bien qu'a la ville!!!

Amitiés Gerard
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 29 janvier 2009 20:44



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Allez, oubliez les amibes et autres joyeusetés... c'est l'heure de la soupe..



Bon appetit!

Bonne soirée.
A demain.

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 30 janvier 2009 10:20



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Bonjour à tous



on parle toujours de sapeurs-pompiers....mais on ne voit plus d'aussi jolis sapeurs...!

Bonne journée.

:bisou:
Deschamps.P7
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 30 janvier 2009 18:50


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Bonjour à tous,un petite devinette:je fais des recherches sur un moulin,je sais qu'il faisait de la farine de seigle et de l'huile au 18°siècle,en 1859 sur un document je lie féculerie au lieu de moulin à farine qu'en pensez vous? avez vous une explication?Merci de me renseigner..........
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 30 janvier 2009 20:32



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Bonjour Deschamps

Ce qui est arrivé à votre moulin,arrive relativement souvent.

Un moulin désigne une installation qui sert à moudre, piler, pulvériser ou broyer certaines matières pour en exprimer la farine ou le suc.(moulin à blé,à huile etc...)

Une féculerie est une usine qui produit de la fécule.

Dans les deux cas l?énergie utilisée peut être de différent type...hydraulique, electrique,éolique ...etc...

De nombreux moulins utilisant l?énergie hydraulique (moulins à eau) ont été utilisés pour différentes fonctions, selon les époques ,les besoins locaux ou nationaux,les avantages économiques etc...Ainsi ont voit des moulins à blé qui se reconvertissent en féculerie, en centrale hydroélectrique,en minoterie...etc...

Féculerie

L'amidon et la fécule sont les deux noms donnés à une même substance. Lorsqu?on l'extrait des graines de céréale du blé, maïs (Maïzena),riz le produit prend le nom d'amidon .Quand il est extrait de certains tubercules, racines, tiges, de pommes de terre, arrow-arrow, tapioca, igname, manioc, sagou... il prend le nom de fécule.


Fabrication de la fécule de pommes de terre


on retire essentiellement la fécule des tubercules de pommes de terre. La fabrication industrielle se fait dans une féculerie.

Les tubercules sont lavés, râpés, broyés; pour estraire la fécule, on filtre le lait de fécule pour éliminer les déchets. Celui-ci est ensuite essoré et séché.



La fécule est utilisée en cuisine et dans l?agroalimentaire. Elle est ainsi utilisée comme épaississant dans les laits infantiles, les soupes et les sauces. Pour la charcuterie, elle est appréciée car elle garantit une texture ferme

L'industrie textile fut un des premiers secteurs à avoir utilisé la fécule de pomme de terre. En effet, celle-ci était employée pour l'encollage des fils lors du tissage et l'apprêtage de tissus. Ce débouché s'est toutefois fortement restreint au fil des délocalisations d'entreprises textiles françaises et européennes vers l'étranger. L'apprêtage des jeans ou d'autres tissus résistants au premier lavage reste toutefois encore aujourd'hui dû en partie à la fécule.

La papeterie/cartonnerie : la plus grande partie de la production française de fécule de pomme de terre est utilisée dans le secteur de la papeterie-cartonnerie.

Les adhésifs : la fécule de pommes de terre entre traditionnellement dans la fabrication des colles, où elle est toutefois en concurrence avec des produits d'origine synthétique.

Des industries diverses : d'autres usages sont encore plus originaux, comme l'emploi de fécule précuite lors de forages pétroliers, aidant au contrôle de l'eau donc de la viscosité des boues assurant la remontée des débris de forage.

Bonne soirée.

Amicalement


Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 31 janvier 2009 12:09



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Bonjour à tous

Bonjour Jean.Dans les villes, quelques fillettes allaient à l'école.....



Bonne journée

:bisou:
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 31 janvier 2009 14:31



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clinoeil bonjour à tous,
C'est une belle journée en Ile de France.
Il faut en profiter.8)

J'ai lu tous vos écritsbravo .

Les aliments :Chef
Savez vous comment s'appelle "la science des aliments"?Book

Je suis sûre que vous trouverez ce métier qui n'a pas encore été traité.etrange

Je vous laisse, à bientôt.Thumb Up
khalida
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Stephanie.G297
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 31 janvier 2009 15:06



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Messages: 2 101
bonjour a toute la file,

j'ai bien trouvé grace a la page bon nombre de metiers que je cherchais sauf
decatisseur: je suis bien allée sur la page mais je ne trouve pas
epotoyeuse:c'etait1 femme et elle ffaisait ce metier en 1880 a lodeve 34.
son mari etait filantier.
il y avait des draperies a lodeve.
peut etre un rapport ?
merci pour votre aide
cordialement
stephanie

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 31 janvier 2009 16:17



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Bonjour Stéphanie

Vous avez raison, ces 2 métiers sont liés à l'industrie textille...

Décatisseur: ouvrier qui débarasse le tissu du brillant ou du lustre que les apprèts lui ont donné.

(la définition est en p8.Mystère de l'informatique,les messages reculent petit à petit, aussi,si vous ne trouvez pas à la page indiquée,regardez la page antérieure...)

Epotoyeuse:

Variante languedocienne et plus spéciquement lodévoise du métier d'époutilleur ou épinceteur qui désignait la personne chargée dans une manufacture textile de retirer les noeuds et les impuretés à la surface des draps, des feutres, des cuirs etc.. au moyen d'une pince dite "épincette" ou "garcette". Cette opération s"appelait l'époutillage.
Métier généralement féminin; des appelations régionales existent : l'aplaigneur, l'aplaneur, l'épinceteur, l'épinceteuse, l'énoueur, l'époutier, l'époutilleur, le nopeur....
("la France en héritage" de Gérard Boutet Librairie Académique Perrin)

filandier: fileur,celui qui file.

Bonne après-midi.


:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 31 janvier 2009 22:14



Inscrit le: 11/02/2006
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Pour Stéphanie.

A la fin du 17ème siècle, de nombreuses manufactures de draps sont créées dans tout Le Bas-Languedoc, sous l?impulsion du ministère de Colbert. La production de ces manufactures est essentiellement destinée à l?exportation vers le Proche-Orient (surnommé à l?époque «le Levant »).
La production est étroitement surveillée et les directives de Colbert strictement appliquées : L?Intendant du Languedoc, représentant le pouvoir central fixe le nombre de manufacturiers admis à travailler pour le Levant, avec le nombre de pièces de drap à fournir. Chaque pièce de drap devait porter une marque indiquant : le lieu de fabrication, le nom du fabricant et le numéro de la pièce. La qualité du travail est contrôlé par des inspecteurs qui marquent les pièces et saisissent celles de mauvaise qualité.
Sous l?ancien régime on fabriquait différentes espèces de draps : londrins seconds, mahouts, mahouts superfins appelés aussi draps de Sérail, serges, draps de troupe et draps fins.

on employait alors, pour la fabrication, des laines indigènes appelées : laines de la Montagne, Ruffe, Longue Rouvière, Larzac, Montpellier ou Provence, suivant l?origine : les laines étrangères étaient celles d?Arragon, de Navarre ou de Barbarie.


Draperie au 18ème siècle.

La plupart des opérations de la fabrication des draps étaient effectuées à la main : le scardassage, le droussage et la filature des laines étaient exécutés par des hommes ou des femmes qui avaient chacun leurs outils.

Pour filer la laine il arrivait que chaque fileuse, suivant qu?elle était plus ou moins novice, rendait un fil d?un degré différent de finesse. Les gens de la campagne s?occupaient de filer la laine durant l?hiver ; en été, en raison des travaux de l?agriculture, cette opération était laissée aux vieillards et aux enfants, d?où obligation pour les fabricants de faire des approvisionnements d?avance. Avec le temps l?huile employée pour filer devenait rance, la laine s?échauffait et le fil devenait cassant, d?où avaries fréquentes aux pièces d?étoffes.

Le lainage se faisait à la main ; la tonte des draps avec des ciseaux ; les presses hydrauliques n?étaient pas connues, les anciennes presses étaient man?uvrées à bras d?homme.

Le 19ème et le début du 20ème siècle sont marqués par de nombreux progrès technologiques, permettant de remplacer le travail manuel par la mécanisation.
Les machines à lainer, à tondre et les presses furent introduites dans le pays de 1809 à 1820 (la plupart des renseignements qui précèdent sont extraits de la statistique du Département de l?Hérault en 1824).

Voici les différentes opérations de la fabrication du drap:

-Lavage des laines:cette opération, comme son nom l'indique, consiste à laver les laines afin de les débarrasser du suint. Le lavage s'effectue dans de grandes cuves dans un mélange d'eau et parfois d'urine

-Le battage et l'éplusage permettent d'enlever les impuretés contenues dans la laine, qui est ensuite imprégnée d'oleïne de façon à faciliter le glissement des fibres lors du tissage : cette opération s'appelle l'ensimage

-Le cardageVery Happyuhamel du Monceau disait que le cardage était l'opération la plus importante de la fabrique de draps. Il consiste à démêler et briser les fils de laine à l'aide de petites planches de bois recouvertes de pointes de fer : les cardes
La mécanisation n'en modifiera pas le principe. Les machines cardeuses sont alors constituées de cylindres sur lesquels sont installées les cardes. La laine vient ensuite, sous forme de boudins, s'enrouler sur des rouleaux en bois.

-La filature:la laine cardée est ensuite filéee, d'abord manuellement au rouet, puis plus tard mécaniquement. Le filage permet d'étirer et en même temps de tordre la laine qui vient s'enrouler sur les broches du métier.

-L'ourdissage consiste ensuite à allonger les fils parallèlement sur une longueur déterminée, celle de la pièce de tissu. L'ébauche de la pièce ainsi obtenue, constituant la chaîne, est collée puis disposée sur un cylindre appelé ensouple. Les fils de trame ou duites, placés perpendiculairement aux précédents, sont quant à eux dévidés puis enroulés sur des petites bobines ou canettes.


-Le tissage permet d'assembler les fils de laine en formant des entrecroisements appelés armures. Il existait une variété importante d'armures donnant aux tissus des aspects différents. Pour la première fois dans la fabrication, apparaissait l'ébauche du produit fini.


-Le foulonnage (ou foulage) a pour fonction d'accroître la solidité du tissu en serrant les fils les uns aux autres, à l'aide d'un moulin à foulon qui apparaît dès la fin du 17e .
Au 19e, le foulage s'effectue mécaniquement en compressant la pièce entre des cylindres verticaux et horizontaux. Puis par dégraissage, on enlève les dernières traces d'oleïne contenues dans la pièce de tissu

-Le lainage consiste à lustrer l'étoffe mouillée en utilisant des chardons naturels ou des cardes, après 1870.


-Après le lainage, les tondeurs coupent les poils qui dépassent à l'aide de grands ciseaux appelés forces, pesant plusieurs dizaines de kg, ou d'une tondeuse mécanique à partir du 19e. Ces 2 opérations, lainage et tondage, peuvent être répétées plusieurs fois en fonction de la qualité désirée.

-Rentrayage et nopage:il faut ensuite éliminer les derniers défauts du tissu. C'est le rôle des rentrayeuses, qui "rentrent" les fils de laine qui dépassent et des nopeuses (epotoyeuses), qui enlèvent les derniers noeuds.


Rentrayeuses et nopeuses.Le Monde Illustré.1922.

-Le pressage: presser le drap permet de rendre le lustre obtenu plus durable. Après la mécanisation, grâce à une presse hydraulique, on imprègne le tissu de vapeur d'eau à basse pression : c'est le décatissage

-Le sechage:il reste enfin à sécher le drap sur des "rames", opération qui exige beaucoup d'espace

-La teinturerie constitue une activité à part. La laine peut être teintée à différents stades de la fabrication : en laine, en fils ou en pièces.

Ici s'arrête la fabrication. Les pièces de draps sont enfin vérifiées, mesurées, roulées, emballées, stockées puis expédiées.


A demain.




christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 1 février 2009 08:18



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un petit bonjour de Normandie,retour ce soir en Vendée ,bon Dimanche

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