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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 14:12



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Merci Joelle...délicieux...mais attention au cholestérol!!




Pour Jean

Marchand(e) de Rouennerie

Celui qui vend des rouenneries





Rouenneries:toiles de coton peintes que l?on tire des fabriques de Rouen,ou qu?on fabrique ailleurs par imitation.

Rouen est un port sur la Seine, comprenant jusqu? au Pont Boieldieu, un port maritime accessible pendant la marée aux navires d? un tirant d? eau de 7 m et un port fluvial en amont de ce port. IL permet les importations de cotons américains, de pétrole, de charbon, de vins
Au début du 18ème siècle, un riche marchand n? ayant pu vendre son stock de coton, alors utilisé pour la fabrication des mèches de chandelle, décide de faire filer et tisser cette fibre. Le succès du nouveau tissu est foudroyant.

Cette toile de coton, appelée Rouen (an) au début ,a été nommée ensuite comme rouannerie(1798) puis corrigée en rouennerie en 1800.

Le mot désignait des tissus de coton, comprenant du reste de nombreuses vanétés mais qui, d? une maniere générale, présentent de petits dessins en rayures ou en quadrillages, résultant de I?emploi d? une chaine ourdie par effet de deux ou plusieurs couleurs, tramée également en plusieurs couleurs analogues.



Les dessins ou effets de relief résultent de 11 agencement de fils teints avant le tissage.

La rouennene » bat en brèche le tissus hollandais (? guinée »). Elle devient rapidement célèbre, de même que les ? indiennes ».
L? essor du tissage et de la filature du coton, au début du 18ème siècle, inaugura le développement industriel de Rouen.

Son dérivé ROUENNIER, IERE n. 1870 Se disait de la personne qui fabrique (fabricant de rouennerie) ou vend de la rouennerie (marchand de rouenneries)


:bisou:
Daniele.R48
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Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 14:32



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Mes amis, j'ai laissé passé le sang!!!
J'ai travaillé pour un gros abattoir de l'Ouest de la France, mais avant de prendre mon poste de commerciale, j'ai eu un stage de 3 mois dans tous les services dont le premier jour... l'abattoir!!!! JAMAIS PLUS
Bonne journée tout de même


http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jordy3
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 18:35



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Merci Jean pour cet inventaire

3 choses que je ne connaissais pas.....Book

Flanelle de santé: Flanelle propre à entretenir la santé.

Le bazin (ou basin) est une etoffe croisée dont la chaîne est de fil et la trame de coton.

Andrinople
Usité dans cette locution : rouge d'Andrinople ou rouge Andrinople, sorte de rouge. Il est dit aussi rouge turc.

:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 21:12



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Messages: 10 301
bonne nuit et si vous n'arrivez pas à vous endormir ,alors comptez les petits cochons ah ah !!!

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 21:26



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Messages: 4 963
Jean:

piqué :étoffe de coton formée de deux tissus assemblés par des points

triplure: étoffe apprêtée que l?on place entre la doublure et le tissu pour donner à celui-ci plus de maintien

Pour le reste je pense comme toi.


Bonne soirée à tous.

A demain


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 22:57



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonne nuit Béné, et tout le monde,

Je pense que je ne pourrais pas venir sur le forum demain ni après demain,
ouvriers à la maison pour pose de la pompte à chaleur. Donc probales coupures de courant, et du bazar partout.

Bisous, j'essaierais quand même de faire un petit coucou.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 23:02



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Béné, peux tu me faire une recherche sur "Maitre des Forges"
je viens d'entendre cela à la télé à propos d'un livre et je n'ai pas le temps de creuser.

Je te remercie.

Gros bisous et bonne nuit.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 06:10



Inscrit le: 19/09/2005
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bonjour,

Joëlle ,ma pompe à chaleur est arrivée hier,mais son raccordement est j'espère pour vendredi soir

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 10:01



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

bravo Jean,tu as trouvé la "haute nouveauté"...

Très joli tableau Kty.

Joelle.....reflechis

Maitre des Forges
Celui qui, après avoir été apprenti, était reçu avec les formes régulières dans quelque corps de métier comme la forge . Qualification donnée à des artisans qui emploient ou dirigent plusieurs ouvriers, qui ont des ateliers, qui font des entreprises, etc.

Le forgeron a été étudié en p14

Si c'est la référence du livre que tu me demandes, je te l'envoie en MP

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 10:30



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
quoi je ne trouve plus le forgeron en p 14!!!reflechis

Bon il faudra voir ça...

Pour l'insant, en étudiant la rouennerie je suis tombée sur...

"Trente cinq maisons du Vaucluse expédiaient leur production de garance à Rouen, célèbre effectivement pour ses rouenneries, tissus de coton imprimés aux décors rouge/rose"

et donc je me suis penchée sur les métiers liés à la garance


La garance était connue des Grecs et des Romains et l'ingénieur romain Vitruve précise qu'elle était employée dans les couleurs pourprées.



La culture de la garance qui présentait un grand intérêt économique grâce à la teinture extraite de ses racines, avait été tentée sous le règne de Louis XIV. Pour cela Colbert promulguait une instruction sur la culture et l'emploi de la garance. Un édit exonérait de l'impôt toute personne qui la cultiverait dans les anciens marais asséchés. En 1698 un marchand de Nîmes, Martin, avait obtenu un privilège royal pour en introduire la culture dans le Languedoc, mais ses tentatives qui ne durèrent pas plus de 2 ou 3 ans, restèrent vaines. La Hollande gardait le monopole de cette culture.

L'arménien Jean Althen (1709-1774) mena des expériences de culture en Vaucluse (en 1756, près de Carpentras, aux Paluds, devenues depuis Althen-les-Paluds, palud signifiant marécage en occitan). Elle a été ensuite cultivée dans toutes les zones marécageuses de Provence et du Languedoc. Il n'y eut cependant aucun essor significatif à cause des importations du Levant. Mais les guerres de la Révolution ayant entravé le commerce, les cultivateurs se lancèrent dans cette culture qui se développa pour atteindre son maximum vers 1860.
La synthèse chimique de l'alizarine en 1869 allait amener la disparition trés rapide de la garance, phénomène qui coïncide avec la crise de la vigne due à l'apparition du phylloxera. Une légère reprise était apparue en 1871 par suite de décisions malheureuses de certains viticulteurs qui, touchés par la crise du phylloxera, ont remplacé leur vigne par la garance.
Autour de 1880 toutes les garancières avaient disparu.

La garance était cultivée dans des garancières (garancièras)
La culture de cette plante nécessite des sols profonds, défoncés humides mais sans excés pour éviter le pourrissement des racines. La préparation du sol est un véritable travail de forçat car il faut retourner la terre sur au moins 50 cm. et nécessite un outil spécial et renforcé : le "luchet" à trois ou quatre dents. Pour enrichir les sols, les cultivateurs de garance ont été les premiers à utiliser les tourteaux de graines oléagineuses, résidus des huileries de Marseille. Les semis étaient effectués au mois de mars. Des sarclages fréquents étaient nécessaires pour enlever les mauvaises herbes.

La ganrance était arrachée par des arracheurs de garance (derrabaires de garança) qui venaient louer leur bras sur les Places aux Hommes des diverses villes, 3 ans aprés la plantation afin d'avoir une racine plus riche en matière colorante. L'arrachage était également très pénible et se faisait au "luchet" pour déterrer les racines qui s'enfoncent jusqu'à 70 cm de profondeur. on a aussi utilisé la charrue mais il fallait de 16 à 20 chevaux. Le complément de main-d'?uvre nécessaire était fourni par des ouvriers ruraux de la montagne inoccupés à cette période de l'année. Les rendements obtenus s'élevaient à environ 3 tonnes par hectare.
Après la récolte, la terre fort bien ameublie conservait une grande partie de la matière organique. La culture de la garance constituait donc une trés bonne tête d'assolement pour les cultures ultérieures : blé, luzerne, etc. Elle était très bien adaptée aux petites exploitations familiales. De plus le feuillage de la plante, qui était coupé pour favoriser le développement des racines, constituait un fourrage de qualité.


La garance était ensuite expédiée en Vaucluse, - celle du Languedoc et de Provence, mais aussi celle produite dans d'autres régions de France -, pour y être triturée, et réduite en poudre par des ouvriers (garançaires) dans des usines. Les racines, une fois récoltées, étaient séchées avec soin, puis broyées et pilées, afin d'en séparer l'écorce et le bois inutile, la substance colorante étant localisée sous l'écorce dans l'aubier. C'est cette garance, plus ou moins finement pilée et blutée, qu'on livrait au commerce. Selon le degré de perfection du travail qui consistait à ôter l'écorce et les radicelles, elle était dite robée ou non robée.



En 1804, pas moins de dix moulins du Vaucluse réduisent en poudre les racines de garance, à la force des eaux de la Sorgue. Deux ans plus tard, ils sont quinze moulins, et en 1839 le département compte 50 usines à garance ! Elle a donc assuré la fortune de cette région, où de nombreuses familles prospéraient grâce à cette activité, depuis la culture jusqu'au produit fini.

L? ouvrier qui teint en garance s?appelle un garanceur . Un processus très raffiné, et qu'on ne cessait d'améliorer, permettait aux teinturiers d'en composer les bains de teinture nécessaires à leur industrie. La garance ne se fixait intimement à la substance des fibres (animales ou végétales) des tissus qu'en présence de calcaire (on devait parfois ajouter de la craie) et sous l'action d'un mordant, qui était généralement l'alun. Les procédés, bien entendu, variaient selon qu'il s'agissait de soie, de laine, de coton, voire de lin. La garance faisait partie, avec le kermès et la cochenille, des matières de "grand teint" ou "bon teint", par opposition à d'autres teintures, comme l'orseille ou le brésil, réservées au "petit teint" : il s'agissait, dans ce dernier cas, de couleurs souvent très belles, mais peu solides. Elles convenaient à des tissus dont on attendait peu de durée ou qui n'étaient pas destinées à paraître au jour : les doublures de vêtements, par exemple.



Au début de la première guerre mondiale, les soldats français portaient une superbe tenue bleue horizon et rouge garance. Difficile à camoufler, surtout dans les champs de blé d'or du mois d'août 1914... L'armée décidera enfin d'adopter la tenue Kaki.



Bonne journée

:bisou:
Elodie.J119
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 11:01



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Un petit bonjour à tous en passant..
Et vous féliciter encore pour ce fil très plaisant et instructif !
Depuis que je l'ai découvert j'essaie de "passer" dès que j'ai une poignée de minutes. C'est un vrai régal !
BONNE JOURNEE à TOUS & TOUTES
Elodie

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 11:55



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Merci Elodie.

Jean, le corsetier en p53.

Sylvie je regarde ton caoutchoutier veloutier.

Bon, en fait le marechal ferrand est en p44 et le forgeron en p14 n'est qu'une simple définition...alors je reviendrai toutà l'heure avec lui.



:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 13:20



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Forgeron

Ouvrier qui travaille le fer au marteau, après l'avoir fait chauffer à la forge. Il se dit principalement de ceux qui font les gros ouvrages de fer, comme barres, ancres, chaînes, instruments aratoires, etc



Le métiers de forgeron se décline en différentes spécialités : maréchal ferrant, serrurier, faiseur de cercles, faiseur de charrue, maréchal, chaudronnier,mécanicien,taillandier, maréchal des forges,.. Chaque artisan pratiquant plusieurs, sinon, toutes ces spécialités.

Le fer, matière première des forgeron, est assez courant dans toute l'Europe et même en Françe. Mais sa qualité est très variable (du fait du pourcentage de fer dans le minerai, mais aussi des impuretés que ce minerai contient). S'il existe un forgeron quasiment dans chaque commune, il existe peu de site d'extraction du minerai et de production du fer. Aussi chaque aciérie a ses spécialités, mais aussi le fer qu'elle produit est très caractéristique.



L'origine des métiers du fer remontent loin dans l'histoire, et même jusque dans la préhistoire. Entre le XIème et le XVème siècle il était rare que la forge appartiennent au forgeron, elle appartenait au seigneur local, qui en possédait les droits, et en récupérait les bénéfices en y plaçant un forgeron salarié. Même entre 1600 et la révolution certaine forges reste la propriété soit d'un noble soit d'un bourgeois qui en a acheté les droits.
Beaucoup de villages ont leur forgeron.

Il est indispensable, puisque de son métier, il pourvoie autant les autres métiers du village que les ustensiles ménagers courants :
· ferrage des chevaux, et donc fabrication des fers
· fabrication des cerclage des roues des charrettes,
· fabrication des cercles pour le tonnelier,
· serrures et quincaillerie
· fabrication des divers araire, ainsi que tous les outils des champs : faux, faucille, râteau, houes, ...
· fabrication des divers outils pour les jardins : pelle, pioche, fousou, bêche, fourches,...
· crémaillères, broches, tisonniers, moines, ...


C'est Saint Éloi le patron des forgerons. Conseiller de Dagobert, Éloi commence sa vie en reprenant le métier de son père : Forgeron. Après s'être enrichi en passant de métier de forgeron à celui d'orfèvre (notamment en frappant la monnaie royale), puis en réalisant des travaux d'orfèvrerie d'art (les trônes du roi Clotaire). C'est à la mort de Clotaire, que son successeur, le roi Dagobert le nomme son conseiller et lui fourni une rente très lucrative. A la mort de Dagobert, Éloi, rentre dans les ordre devient évêque, puis utilise sa fortune pour construire des églises, évangéliser le nord de la France et de l'Europe, aide les paysans à s'affranchir.




Dans son atelier obscur aux murs maculés de suie, le forgeron ceint d'un épais tablier de cuir, manches retroussées, de sa main droite tire sur la chaîne de son soufflet qui geint et fait s'exhaler du foyer une légère fumée grise parsemée d'étincelles.
Le fer qu'il tient de sa main gauche, au bout d'une longue pince rougeoie. De dessous les charbons il le sort cramoisi, éblouissant de lumière. Il le dépose sur l'enclume.

De sa main droite il empoigne un lourd marteau qui commence sa danse carillonnante de l'enclume au fer dans une éclaboussure d?étoiles filantes : haut il se lève, violemment il retombe, accompagné dans sa chute d?un ahannement sourd.
Le fer se tord, prend forme, ternit, bleuit. Alors on le recache sous les charbons qui refleurissent en rouge sous le vent du soufflet. Le forgeron le repose à nouveau sur l'enclume et, de son marteau, lui donne de petites tapes amicales. Il le laisse bleuir, lui jetant un regard complice. Son oeil s'éclaire.
Alors, d'un geste vif, il le plonge dans un baquet tout proche. Un nuage de vapeur enveloppe le magicien. L'eau bouillonne, chuinte fort, puis doucement tout se tait. Le forgeron a disparu ; il est dans un autre coin de l'atelier vaquant à d'autres ouvrages pendant que le fer refroidit.

Le forgeron était aussi maréchal-ferrant :
Le maréchal-ferrant garnit de fers, les sabots des animaux de traits, il sait comment tailler le sabot pour donner une efficacité maximum à l'animal, et prévenir les déformations de l'aplomb des membres en adaptant une ferrure adéquate.



on lui confie également certains actes vétérinaires : brûler le hampar ou réduire la queue des poulains, passer un anneau métallique dans le mufle des taureaux pour mieux les maîtriser, ou soigner les lésions des pieds des animaux de la ferme.


C?est tout un art que de savoir adapter un fer au pied d'un cheval.
Pour cette opération l?animal est mis dans un «travail» : sorte de cage formée de 4 poteaux. Sa tête est fixée par un joug et l'animal est soulevé de terre par une large et forte lanière qui s'enroule sur de gros cylindres de bois.
Les fers à chevaux usagés et les vieux outils sont recyclés.
Le taillage de la corne, ferrage, trempage des outils, se font sans appareils de mesure gradués, c?est par l'observation et l'expérience que s'acquiert le métier.
Il existait aussi des fers pour les ânes : cheval du pauvre au début du siècle. on ferrait aussi boeufs et vaches car ces animaux étaient aussi utilisés pour tirer la charrue ou le tombereau.



Le taillandier utilise l?acier pour façonner tous les outils tranchants : haches, serpes, bêches, pioches etc.
Le trempage est l?opération finale qui assure la qualité de l'outil, après avoir été chauffé à bonne température, la pièce est brusquement plongée dans l'eau froide pour qu'elle coupe mieux.




La trempe de l'acier était un art qui faisait la réputation d?un forgeron. Art d'où dépendait la solidité et la qualité du tranchant de la hache, du soc de la charrue, de la houe (pielle ou tranche) en un mot de la plupart des instruments aratoires

Le forgeron n'était pas charron mais le charron connaissait bien la forge. Le forgeron exécute la partie ferrage des charrettes et autres réalisations effectuées par le charron.



Pour le cerclage des roues, plusieurs artisans s'unissent, car ce chantier en plein air exige beaucoup de bras autour du bûcher.


Là ne se limitait pas le rôle du forgeron: il était aussi serrurier, fabriquant loquets, gonds et ferrures de portes...Les gonds et pentures, nécessaires pour l'articulation des portes sont fabriqués et posés par cet artisan.

Le bon état des charrues et herses est également assuré par ses soins.

Depuis toujours le métier de forgeron exerce un attrait important sur les autres habitants du village. A cela plusieurs raisons :
-Tous les paysans, mais aussi la plupart des autres métiers ont un besoin indispensable du forgeron pour leurs outils. Même si plupart d'entre eux essayent d'être autonome, la réparation d'un araire ou d'une roue de charrette nécessite rapidement tout l'appareillage du forgeron.
-Certainement aussi, le fait qu'étant situé dans le village il est connu de tous. on peut supposer que l'hiver l'atelier du forgeron réunis souvent les villageois, c'est un des rare lieu correctement chauffé. En cela il devient une source d'information pour les paysans qui n'habitent pas dans le village et viennent faire réparer leurs outils ou ferrer un cheval.
-Et c'est très certainement un métiers "noble", peu accessible à la majorité des villageois, car l'investissement et lourd pour fabriquer la forge et acheter l'ensemble des outils.
-Contrairement au métiers comme le meunier, le tisserand, les tailleurs d'habits, ...la clientèle des forgeron ne leur apportait pas la matière première, sauf quand il s'agissait de faire des réparations, il s'ensuit qu'il y avait nettement moins de conflit pour établir le prix, et moins de suspicion de vol à l'encontre du forgeron



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 13:21



Inscrit le: 10/04/2003
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Coucou Béné, Coucou tout le monde,

Je profite que les ouvriers déjeunent pour passer vous dire bonjour.
Béné, le livre qui parle du Maitre des forges, l'histoire est liée à un empoisement. mais ma mémoire me joue des tours et j'arrive pas à me souvenir du titre.

Une jeune femme de l'aristocratie française, mariée de force à un maitre des forges, l'a empoisonné.
elle est morte en prison très jeune à moins de 30 ans je crois.

Si cela dit quelque chose à quelqu'un????????

Bisous à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 13:23



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Maître de Forge

De grandes forges parfois dites "seigneuriales", établirent de grandes familles bourgeoises de forgerons

A partir du 17ème siècle la fonction de Maître de Forge peut se diviser en une dizaine de rôles eux aussi partagés entre plusieurs personnes prétendant parfois à la prestigieuse appellation de Maitre de Forge: le seigneur du lieu, le propriétaire de la forge, le promoteur-bâtisseur, les investisseurs, le fermier et ses associés, le sous-fermier et ses associés, les prête-noms, les cautions, le régisseur, le régisseur conseil, le directeur, le directeur technique. Pour une même forge toutes ces fonctions ne sont pas indispensables, un seul homme propriétaire-exploitant peut tout à la fois les représenter.
Comme le dit un historien du Périgord : "Sont maitres de forge ceux qui dirigent effectiiement l'entreprise industrielle, passent des marchés avec le Roi; tiennent une comptabilité,veillent au recrutement des ouvriers et se débattent pour faire vivre leur forge[..] Si le maitre de forge n'était pas noble, sa situation le mena parfois à la noblesse." Des forges,parfois, ne seront plus baillées mais reprises par le propriétaire en exploitation directe, qui le plus souvent place
un directeur sur la forge lequel sera appointé selon la production de fonte.


Imprégnées d'un savoir faire familial, beaucoup de femmes seront maitresses de forge après décès de I'époux maître de forge. Ou par mariage avec un fonctionnaire intendant, régisseur ou fermier général d'une seigneurie comportant des forges elles seront maitresses de forge au nom de leur mari ou en leur nom propre. La maîtresse de forge valorise ses connaissances du terrain, des minerais, des bois, des cours d'eau, de leurs usages et réglements et exerce aussi avec talent la gestion et les difficiles relations avec les "boisselier?', mineurs, forgerons, marchands de fer, maitres de forge concurrente, seigneurs, propriétaires et paysans... le "savoir fer" restant tout aux mains des forgerons. Des commis aident le Maitre de forge à la direction, commis de forge, commis des fourneaux, commis au bois. Selon I'organisation et I'imporance de I'entreprise leur nombre peut varier de 2 á 4 pour les fourneaux, les minerais, le bois, les produits, les ventes, la comptabilité. Ces gestionnaires des ressources, des productions et des ventes, sont en relation avec les forgerons et les travailleurs externes ou les clients. Ils sont logés sur la forge dans des maisons "à étage" pouvant comporer des magasins de matériel au rez de chaussée.

Au 19ème siécle, et jusqu?à nos jours, I'appellation maître de forge sera réservée aux riches propriétaires gestionnaires de forges, forges sur lesquelles s'étaient bâties les fortunes des "marchands de canons?'.
(Georges Wanderquand)

A partir de cette époque cette expression va donc désigner un propriétaire et dirigeant d'établissement métallurgique de fabrication de fer, de fonte ou d'acier.
Le passage d'ateliers artisanaux de la petite métallurgie rurale à la dimension industrielle a donné naissance à des dynasties de maîtres de forges implantées dans les régions les plus propices à la production, où ces familles ont créé d'importantes cités industrielles.
Le contrôle de la production d'armement, dans une europe occidentale en proie aux bouleversements de la fin du XIXe siècle, leur a assuré puissance et influence.
Grandes figures du patronat français, les de Wendel à Hayange (en Moselle), des Schneider au Creusot (Saône-et-Loire) des Holzer à Unieux (Loire) et des Frerejean à Pont-de-Vaux (Ain) comptent parmi les exemples particulièrement emblématiques de cette histoire.


Les grandes cités industrielles construites de toutes pièces au XIXe siècle par les maîtres de forges se caractérisaient par une organisation intégrée cristallisant la hiérarchie sociale de l'entreprise. Un ensemble d'?uvres sociales destinées au personnel (logements, écoles, églises, services de soins, économats, caisses de secours?) visait à stabiliser et mettre au service de l'industrie un « modèle » social paternaliste assis sur le travail, la religion, la famille (l'entreprise étant elle-même projetée comme une vaste « famille » dont tous les membres seraient liés par un intérêt commun).


Créé en 1864, le Comité des forges a regroupé les principaux maitres de forges français, leur permettant d'étendre leur sphère d'influence dans le monde des affaires, de la finance et de la politique.


Le roman de Georges Ohnet (1848-1918), Le maître de forges, est publié en 1882. Roman édifiant dans une veine sentimentale exempte de toute critique sociale, il a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques.

(Wikipedia)




:bisou:


Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 16:47



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Ben quoi Sylvie...tu ne connais pas le velours caoutchouté ?Mr. Green


Veloutier

Personne qui tisse des articles de velours.
velours : Tissu recouvert sur une face d'un poil court et serré qui provient d'une chaîne ou d'une trame supplémentaire.





Le velours est l?un des tissus les plus anciennement connus.L?Inde et la Chine le produisaient dès les temps les plus reculés et en Europe,Gênes Lucques,Milan furent de bonne heure réputés pour sa fabrication que des ouvriers italiens importèrent à Lyon en 1536.
Les velours se fabriquent en coton,en soie, en lin ,en laine, en jute...actuellement également en tisuss synthétiques.

Voir les explications de la fabrication ici:

http://www.cs.arizona.edu/patterns/weaving/articles/gei_vlvt.pdf




vue perspective du métier monté et en travail.Illustrations de L'art du fabricant de velours de coton


Le velours de soie et un tissage encore artisanal: le velours ciselé

Le tissage du velours de soie dont il faut rechercher les origines en Chine, s'implante vraisemblablement au 13ème siècle en Italie, notamment à Venise qui est très tôt renommée pour ses velours " ciselés ", une des plus merveilleuses exploitations des techniques de velours façonnés (à dessins) que Gênes reprend et perfectionne au cours des 14 et 15ème siècles pour finalement l'imposer au 16ème siècle sous le nom de velours de Gênes.
Ces somptueuses étoffes fascinent le roi de France et sa cour. Dès 1536, François 1er favorise l'installation des ouvriers en soie italiens dans la ville de Lyon : Le premier atelier de velours est alors créé par une poignée d'hommes venus de Gênes avec matériel et savoir-faire .



Les premiers perfectionnements du métier à tisser permettent dès le début du 17ème siècle de produire des étoffes à grands rapports de dessins et à coloris variés qui vont bientôt faire la gloire de la fabrique lyonnaise. Sous Louis XIV, grâce à l'impulsion de son ministre Colbert, l'Art de la soie avec ses étoffes façonnées (brochés, brocarts, damas, lampas, velours) devient français et exerce désormais une influence prépondérante en Europe.



La complexité d' une étoffe telle que le velours ciselé en a rendu la fabrication mécanique et industrielle impossible. Aussi, aujourd' hui, le velours ciselé est-il toujours réalisé à la main sur des " métiers à bras ": le tisseur répète les mêmes gestes ancestraux pour une production journalière d'environ 40 à 60 cm .
Le velours ciselé comporte deux effets de velours qui viennent se superposer: le velours coupé plus haut que le velours frisé (ou bouclé)

Pour obtenir ces deux effets, le tisseur , tout en croisant chaîne et trame pour faire le fond, intercale deux sortes de tiges métalliques appelées " fers " sur lesquelles passent les fils destinés à faire le velours:

- des fers cylindriques qui vont produire des rangées de bouclettes lorsqu'ils seront retirés du tissu

- des fers carrés pourvus sur toute leur longueur d'une cannelure dans laquelle le tisseur vient glisser une lame de rasoir qui sectionne toutes les boucles formées par les fils et produit ainsi les touffes de poils.
(l'épaisseur de ces fers est inférieure à 1mm)

:bisou:

Le caoutchoutier...demain.
Jean-Michel.B235
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 17:16



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BONSOIR à la file
un métier pas dans la liste:

Métier du père,Baleinier sur un acte DE NAISSANCE en 1893 sur PARIS,soit pêcheur à la baleine
ou fabrication de baleines en corseterie féminine?

J'M DU 77
Les AD 75 sont en ligne maxi 1902

http://canadp-archivesenligne.paris.fr/

A LIRE IMPERATIVEMENT
http://www.genealogie.com/v4/forums/recherches-genealogiques-mains-tendues-plaquette-informative-des-ad-de-paris-recherche-avant-1903-1ere-page-t1056606.html

Avant 1860 pas nécessaire du N° arrondissement car dans les ACTES RECONSTITUES que 30% existants (classement Alphabétique ) les actes ne sont pas encore numérisés
http://canadp-archivesenligne.paris.fr/archives_etat_civil/avant_1860_fichiers_etat_civil_reconstitue/index.php

pour info sur Paris 1er recensement en 1926,1931,1936,1946


Pensez à indiquer LA 1ère Fois votre adresse MAIL (sans @ )
POUR QUE NOUS PUISSIONS VOUS CONTACTER sinon PAS DE RECHERCHE Merci

Pas de demande en MP , en MAIL,SVP
pour info

7 bre = Septembre
8 bre = Octobre
9 bre = Novembre
X ou 10 bre = Décembre




Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 17:24



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Bonsoir Jean Michel

En fait , selon le Littré, ça peut être les deux choses...

Baleinier

-Celui qui fait la pêche de la baleine.
-Celui qui vend des fanons de baleine.


Bien que pêcheur de baleine à Paris...ça me parait un peu difficile...

Je regarderai si je trouve quelque chose sur ces métiers.

Amicalement.

joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 18:19



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Bonsoir à tous,
OUF!!!!!!! les ouvriers sont partis, un peu de calme à la maison. J'en peux plus de la perceuse.

J'ai trouvé mon livre Béné, c'est l'histoire de Marie Capelle vve Lafarge.
"Dans le silence receuilli de ma prison".

Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Lafarge

Bisous à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Jean-Michel.B235
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 18:36



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MERCI,Bonsoir Benedicte
dans l'immédiat pas de PRO PAS DE BALEINE
IL semble que le patronyme QUE J'ai existe au CANADA donc il me semble que là-bas il pratique cette pêche à la BALEINE
a suivre
j'm du 77
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A LIRE IMPERATIVEMENT
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 18:42



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OK Joelle...pas exactement les livres que j'avais trouvés mais ça nous aura permis de connaitre un peu le métier de Maître de Forge Laughing

D'accord Jean Michel...on ira voir les baleines...

Bonne soirée

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 19 novembre 2008 20:39



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Bonsoir Bénédicte, Joëlle, Sibie, Christophe, Jean, Kty.:bisou:
Un petit coucou vite fait sur la file avant de se mettre à décripter qq actes. Book
Bonne soirée.8)

Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 10:07



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Bonjour à tous

Tu as raison Jean.C'est l'équivalent du boucher. J'ai trouvé Marchand Charnier = marchand de chair =boucher.
Et aussi banc-charnier aux halles ´qui devait être l'étal du boucher.


Pour Sylvie


Caoutchoutier (ière)

Curieusement,en tant que métier, ce mot ne se trouve (ni se trouvait) dans le dictionnaire.

on pourrait le définir ainsi:
Celui ou celle qui travaille dans l?industrie du caoutchouc ou qui utilise du caoutchouc dans la fabrication ou la réparation de différents objets

Ce peut être un ouvrier(ère) d'une fabrique qui enduit de caoutchouc les toiles et autres objets pour les rendre imperméables ou étanches.Mais aussi un industriel du caoutchouc, un fabricant de pneu,ou un réparateur de pneu comme sur cette publicité :



Provenant du latex issu de différentes plantes - dont l?hévéa et le guayule- ,le caoutchouc a des applications variées : balles, bottes, toiles enduites, bouteilles,préservatifs... C'est l'invention des pneumatiques(appuyé plus tard par l'explosion de la production automobile) et le succès des bicyclettes qui provoqueront le boom de la production du caoutchouc à la fin du XIXème siècle



Le caoutchouc naturel provient de la coagulation du latex de plusieurs plantes, principalement de l'hévéa, Hevea brasiliensis, famille des Euphorbiacées, originaire d'Amazonie. La collecte se fait par incision de l'écorce des troncs de manière à ce que le latex, issu des canaux laticifères, s'écoule dans des godets placés juste au-dessous.



En Amazonie, c'est le travail des seringueiros. Le latex récolté peut alors être stabilisé à l?ammoniaque et concentré pour diminuer sa teneur en eau ou alors coagulé de façon plus ou moins contrôlée et séché afin d'obtenir des balles de caoutchouc.



Certaines des propriétés et des utilisations du caoutchouc ont été découvertes dans l'Amérique du Sud précolombienne. La véritable histoire du caoutchouc débute bien avant la fin duXVème siècle, lorsqu'à la suite desgrandes découvertes, les Européens commencent à observer, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, l?usage séculaire que font les populations autochtones d'une matière alors inconnue en Europe. Les Espagnols tentèrent pendant de nombreuses années, mais en vain, de reproduire les articles résistants à l'eau (chaussures, vestes et capes) des populations qu'ils colonisèrent. Le caoutchouc resta une simple curiosité de musée en Europe pendant les deux siècles qui suivirent.

Lors de son exploration géographique en Amérique du Sud, Charles de la Condamine expédia en France en 1736 plusieurs rouleaux de caoutchouc brut avec une description des produits fabriqués par les peuples de la vallée amazonienne. Cela fit renaître un intérêt scientifique général pour ce produit et ses propriétés. En 1770, le chimiste britannique Joseph Priestley découvrit que le caoutchouc peut effacer ou gommer des marques d'encre par frottement.

1783 : Le chimiste français Jacques Charles? lancé dans une compétition avec les frères Montgolfier pour réaliser le premier vol habité ? fait construire un ballon ? on disait alors un « globe » ? fait d'une étoffe de soie imperméabilisée par un vernis à base de caoutchouc.



En 1791, la première application commerciale du caoutchouc fut lancée par un industriel britannique, Samuel Peal, qui breveta une méthode d'imperméabilisation des tissus par traitement avec une solution de caoutchouc dans la térébenthine. En 1823,Charles Macintosh fit construire une usine à Glasgow pour la fabrication de tissus et de vêtements auxquels il a donné son nom.



Les articles caoutchoutés acquirent une grande popularité au XIXe siècle, mais ils devenaient cassants par temps froid, et collants et nauséabonds par temps chaud.

En 1834, les chimistes allemand Friedrich Ludersdorf et américain Nathaniel Hayward découvrirent que l'addition de soufre à la gomme de caoutchouc diminuait ou même éliminait la nature collante des produits finis. En 1839, Charles Goodyear montra, en utilisant les résultats de ces deux chimistes, que la cuisson du caoutchouc en présence de soufre supprimait les propriétés indésirables de la gomme : ce fut la découverte de la vulcanisation.

Le caoutchouc vulcanisé a une solidité et une élasticité accrues, ainsi qu'une plus grande résistance aux changements de température ; il n'est pas perméable aux gaz et résiste à l'abrasion, aux réactions chimiques, à la chaleur et à l'électricité ; il présente également une résistance élevée au frottement sur des surfaces sèches, et faible sur des surfaces mouillées par l'eau.


Bonne journée.





:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 10:56



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Merci Jean pour ce site. Le vin...pour les malades..reflechis et qu'est-ce que le vin teint?


Histoire du pneumatique
.
L'histoire des pneus a commencé en 1887 avec l'invention du pneumatique de l'écossais John Dunlop. Il créa une chambre à air enveloppée dans une toile de coton tissée qu'il colla et cloua sur une jante en bois. Malgré le résultat très rustique, cette chambre à air était assez efficace pour qu'il décide de la faire breveter en 1888.
Après avoir fait breveter son invention, Dunlop fonde en 1889 la première manufacture de pneumatiques.



En 1889, les vélos peuvent ainsi rouler sur des pneus qui sont des boudins de caoutchouc gonflés d?air et fixés à la jante. Si le confort est ainsi au rendez-vous, le système n'est pas pratique : en cas de crevaison, changer de pneu est une opération longue et délicate. on doit à Édouard Michelin la résolution de cet épineux problème : en effet, il met au point en 1891 le premier pneumatique démontable contenant une chambre à air. Selon la légende, c'est un cycliste anglais demandant une réparation lors de son passage à Clermont-Ferrand qui aurait donné l'idée à Édouard. Le nouveau pneu est mis à l'épreuve de la réalité la même année par Charles Terront qui sort vainqueur de la première course cycliste Paris-Brest.



L'invention est un succès immédiat, et pas seulement dans le monde du vélo : très vite, l'automobile s'empare à son tour du pneu, remplaçant les bandages par des pneumatiques. Conçue et fabriquée par Michelin, l'éclair est la première voiture sur pneus (1895).



La "Jamais contente". (Un nom hérité du caractère de la femme de l'inventeur de ce bolide : Camille Jenatzy, ingénieur belge. Le 1er mai 1899, La "Jamais contente" dépasse les 105 km/heure. )

En 1899, la Jamais Contente, première voiture à atteindre les 100 km/h est équipée de pneus Michelin. Après les cycles et les voitures, c'est le tour des voitures d?enfants et même des fiacres d'en être équipés.
En 1929, un pneu pour les rails est mis au point pour équiper la Micheline. Le premier pneu à clous pour rouler sur le verglas ou la neige est quant à lui mis au point en 1933.



Une des grandes révolutions du pneu, le pneu à carcasse radiale est breveté le 4 juin 1946 par Michelin. La première voiture à en être équipée est la Citroën Traction Avant. En 1951, c'est au tour du métro de se mettre aux pneus à Paris. En 1955, Michelin invente le pneu sans chambre à air (dit Tubeless) .


Le pneu a, depuis, beaucoup évolué dans des sens très différents : pneus à lamelles pour une meilleure adhérence sur la neige, pneus faisant économiser du carburant par une moindre résistance au roulement, etc.



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 11:02



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Et un petit clin d'oeil à Christophe




un petit télégraphiste du service des pneumatiques de Paris, vers 1909-1910, collections du Musée de La Poste, Paris.

:bisou:

joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 12:56



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Bonjour Béné, et tout le monde,
ouvriers partis casser la croute. Un peu de temps libre.

Bisous à tous et à +

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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christ.L12
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 14:44



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bonjour à tous et à toutes,je n'ai pas connu le temps des télégraphistes à La Poste

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 18:17



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Pour Jean Michel


Baleinier

Celui qui fait la pêche de la baleine.
Celui qui vend des fanons de baleine.


Dès le 10ème siècle, les baleiniers européens chassaient les baleines pour en commercialiser la viande, l'huile et les fanons. La pêche à la baleine occupait autrefois un grand nombre de vaisseaux et matelots basques et vers le milieu du 17ème siècle, les habitants de Saint Jean de Luz, de Bayonne et de Ciboure y envoyait jusqu?à 50 à 60 navires.


Scene de chasse à la baleine. 19ème siècle.

Les baleines ont la bouche pourvue de fanons, sorte d'os cartilagineux, robustes et flexibles fixés au crâne par un muscle épais. Une baleine de taille moyenne peut avoir jusqu'à 799 fanons mesurant entre 6 pouces et 12 pieds et demi chacun. Les fanons, faisant office de tamis, permettent à la baleine de filtrer l'eau et de retenir sa nourriture principale, les krills, pas plus gros que des crevettes.
Les fanons étaient très utiles pour la fabrication de nombreux objets, en raison de sa grande flexibilité. on s'en servait dans les corsets des femmes victoriennes dont le tour de taille pouvait n'atteindre que 12 pouces. on utilisait les fanons pour fabriquer un certain nombre d'autres objets : cravaches de chevaux, parasols, parapluies, plieuses de papier, coupoirs, peignes à veiner la peinture, chausse-pieds et brosses à cheveux.Des ouvriers spécialisés coupaient et façonnaient ces fanons entre autres à Paris et à Rouen.


Rangée de fanons (Archives of Anglican Church of Canada)


Les baleines ont, sous la peau, une couche de graisse riche en huiles dont l'épaisseur peut atteindre 20 pouces à certains endroits. La graisse d'une baleine de taille moyenne produisait environ 100 tonneaux d'huile. on utilisait l'huile comme combustible et comme lubrifiant. C'est l'huile de baleine qui permettait d'allumer les lampes dans les rues et dans les foyers.On l?utilisait aussi dans l?industrie textille,pour graisser le cuir, dans certaines peintures etc....
Pour transformer la graisse en huile, toute une industrie se crée, sur la côte basque et aussi, plus tard, à Terre-Neuve où l?on va pêcher la baleine dès la Renaissance : des dizaines de fourneaux servent à faire fondre le lard, et tournent pendant tout l?été.
Au milieu du XVIIème siècle, on se met même à fondre le gras de baleine directement sur le bateau : la méthode présente de nombreux avantages économiques, essentiellement parce que cette technique évite la très coûteuse construction de fours à terre.

D?autres produits découlaient aussi de cette chasse
-la viande salée pouvait être consommée.
La baleine est exportée vers l?Angleterre dès le bas Moyen ge ; en 979 les marchands de Rouen livrent du craspois à Londres.
Les religieux, qui doivent manger maigres par vocation, sont particulièrement intéressés par le "lard de caresme" : à Dives-sur-Mer, les abbés de Fécamp et de Caen entretiennent une petite flotte baleinière. La langue est le morceau de choix par excellence, le plus prisé ; depuis le Cotentin, l?abbé de Marmoutier le fait transporter vers ses prieurés de Bretagne sur une charrette tirée par trois bêtes.


-le cuir
-l'ambre gris fournit par le cachalot servait à fixer les parfums. on lui donnait aussi des vertus aphrodisiaques au XVIIème siècle.
-la spermaceti est de l'huile extraite du crâne du cachalot et servait à fabriquer des bougies.

La chasse à la baleine était très rentable pour les propriétaires des navires et leurs capitaines. Chaque baleine adulte donne en moyenne 20 tonnes de viande et 5 tonnes de lard.


Techniques de pêche

Les techniques de pêche à la baleine médiévales sont pour le moins surprenantes. Après avoir repéré des bancs au large, l?essentiel est de les faire se rapprocher le plus près possible des côtes : une baleine morte au fond de l?océan ne sert à rien, il faut impérativement la faire échouer sur une plage pour pouvoir l?exploiter, ou au moins l?avoir amenée assez près pour pouvoir la remorquer. Or le moyen utilisé pour les entraîner vers le littoral est? la musique ! Les baleines sont des animaux "chanteurs", les marins montés sur leurs barques font donc retentir un concert de timbales et instruments divers. Et il semble que cela marche !
Une fois la baleine près des côtes, "les pêcheurs lançaient le harpon au bout d?une longue corde et s?éloignaient vite pour fuir la colère de l?animal frappé qui gagnait les profondeurs. Cherchant à se dégager du fer par des mouvements désordonnés, il élargissait sa plaie et revenait à la surface pour mourir sous les coups de pique des matelots. on le liait avec des cordages et on le remorquait à terre à force de rames." (Mollat, Histoire des pêches maritimes en France). L?animal est ensuite débité sur la plage. La chair destinée à la consommation est acheminée vers les terres, découpée en gros morceaux dans des barils et fortement salée.


Chasse à la baleine, Abraham Storck

Plus tard la technique a peu changé:
Le harponneur ,du bout de la pinasse où il commande à tout l?équipage, lance rudement le harpon sur la tête de la baleine et si la pointe a traversé le cuir et le lard de l?animal jusqu?à la chair,il laisse filer une corde attachée au harpon au bout de laquelle est attachée une courge sèchée qui flottant sur l?eau,sert d?indice pour savoir où se trouve la baleine qui ,se sentant blessé, se tapit au fond.Lorsquela baleine revient sur l?eau pour respirer,le harponneur la blesse à nouveau. Affaiblie par la perte de sang,les autres pêcheurs l?approchent par les flancs et l?achèvent.
Quand le cadavre flotte sur l?eau,il le poussent et tirent jusqu?à la grêve où la baleine est dépecée et bonifiée (c?est à dire qu?ils font fondre le lard) pour obtenir l?huile.


Amarée au navire baleinier, la baleine sera remorquée jusqu'au chantier de dépeçage. Photographie prise vers 1900.



La Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine est signée le 2 décembre 1946 par une quinzaine de nations. Elle a pour objectif de permettre la conservation judicieuse des populations de baleines et le développement ordonné de l?industrie baleinière. La Commission baleinière internationnale est instituée en 1948.
Les premières mesures de gestion de la chasse baleinière ont toutefois un effet désastreux et vont provoquer le massacre des plus grandes baleines amenant leurs populations au bord de l'extinction. Ce n'est que dans les années 1960 que des quotas par pays seront adoptés. Ces changements forceront quelques nations à renoncer complètement à la chasse (Angleterre, Pays-Bas), leur industrie baleinière n'étant plus rentable. En 1982, une interdiction sur la chasse à la baleine dite commerciale (moratoire) sera adoptée par une majorité des trois quarts des membres de la CBI. Le Japon, la Norvège, l'URSS et le Pérou y feront objection, mais le Japon retirera son objection en 1985 et acceptera le moratoire en 1987
Aujourd'hui seuls quelques pays pratiquent encore la chasse malgré le moratoire institué dès 1985/1986 :
· Le Japon dans le cadre de permis spéciaux pour la recherche scientifique décrits à l'article 8 de la Convention baleinière.
· La Norvège et l'Islande exclusivement au large de leurs côtes
· Les Inuits et quelques populations côtières de l'Alaska, de la Sibérie, du Canada ou des Caraïbes continuent à pratiquer une chasse aborigène de subsistance.


(Sources:-ouvrage Mers et Marins en France d?Autrefois, Archives et Culture.
-Wikipedia)

Bonne soirée


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 18:41



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Tout est bon dans la baleine, c'est comme dans le cochon

Pour le chasseur d?autrefois, baleines et cachalots constituent des trésors de matières premières, variées et en grande quantité ! Après transformation, graisse, os, fanons? deviennent bougies, toupies ou baleines de parapluie : un large éventail de produits qui, du 17ème au 19ème siècle, font partie du quotidien des Européens et des Américains. Au 20ème siècle, tous ont été remplacés par des substituts, à l?exception de la viande.
Fanons à tout faire
A la fois flexible et résistant, le fanon de baleine sert, jusque dans années 1930, à la fabrication d?une multitude d?objets du quotidien. Les corsets et parapluies en témoignent encore aujourd?hui : leurs armatures, désormais faites de plastique ou de métal, conservent le nom de « baleines », issu du mot « baleen », traduction de « fanon » en anglais.
Dent et os
Os de baleines et dents de cachalot
Les os de baleines et les dents de cachalots sont des matériaux de choix à sculpter ou à graver : pendant les longues campagnes baleinières, les marins les utilisent pour immortaliser des scènes de chasse ou façonner des objets.


dent de cachalot sculptée

Le squelette d?une baleine fournit également de solides éléments d?architecture ; les Basques des 16ème et 17ème siècles s?en servent pour clôturer leur jardin ou pour la charpente de leur toiture. Au 20ème siècle, c?est le collagène extrait des os qui permet la fabrication de bonbons ou de pellicules photographiques !


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 20:16



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Bonsoir tout le monde, j'ai la tête comme une pastèque,
Une bonne nuit me fera du bien.
Bisous Béné et tous,
et à demain.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 20:35



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bonne nuit Joëlle ,futur recherche vendeur de pastèques ou de melons

j'ai une fuite dans le raccord des sondes géothermiques ,donc pas de chauffage pour la fin de semaine

bonne soirée tout le monde


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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 20 novembre 2008 21:57



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Bonne nuit Joelle Christophe, bonne nuit à tous

A demain

:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 06:11



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bonne journée

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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 10:39



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Bonjour à tous

Book cousin célèbre, Jean....

Pour ceux qui ne connaissent pas....

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Bazin

Critique de cinéma

Personne qui porte un jugement sur des oeuvres artistiques, littéraires,etc...

Le critique de cinéma est capable de comprendre les choix et les options des réalisateurs, de les analyser, de les apprécier et de produire des articles ou de participer aux émissions radio ou TV .Vis à vis du public ou des téléspectateurs, ils jouent un rôle important d''éveil et d''éducation du sens artistique et critique.
Pratique journalistique, exercice littéraire, engagement personnel et esthétique, le métier de critique est donc au croisement de plusieurs démarches.

La plupart des critiques de cinéma sont issue de formation littéraire.Mais actuellement une formation en audiovisuel est très certainement utile, sans quoi, les termes techniques du cinéma échapperaient complètement au critique lui-même. De même, peut-être faut-il quelques bases dans le domaine de la presse et de la communication.

Beaucoup de cinéastes sont passés par l?exercice de la critique avant de se lancer dans la réalisation.(Jean Luc Godard,François Truffaut, ..etc)

Le métier de crtique de cinéma n?est pas toujours facile car,souvent, de nombreuses pressions pèsent sur les critiques de cinéma de la part des distributeurs.

Bonne journée



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 13:30



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Bonjour Béné, et tous les amis de la file,

Journée moche, venteuse et pluvieuse.
Encore et toujours de la perceuse.............
Vivement ce week end que je me repose.

Bisous à tous
à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
christ.L12
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 16:06



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coucou

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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 16:22



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Cinéma

Le phénomène physiologique de la persistance rétinienne est observé au XVIe siècle et XVIIe siècle par le Chevalier d?Arcy et Isaac Newton. Ce défaut de l'?il, cumulé à celui de la capacité du cerveau de lier entre elles plusieurs images séparées, permettent la création d'un artifice reconstituant le mouvement. La première démonstration scientifique est la roue de Faraday en 1830, suivent différents objets tels que le thaumatrope, le phénakistiscope, le zootrope, le praxinoscope...


Praxinoscope.


Leur exploitation commerciale sous forme de jouets devient d'ailleurs courante à partir de 1850. Le général autrichien Franz von Uchiatus les améliore d'un système de projection en 1853, inspiré de la lanterne magique qui existe depuis le XVIe siècle, ancêtre du projecteur.




Eadweard Muybridge a précisément l'idée en 1878 d'aligner vingt-quatre appareils photographiques pour décomposer le mouvement d'un cheval lancé au galop. Les chronophotographies sont par la suite intégrées dans un dispositif de son invention, le zoopraxiscope, qui permet de voir s'animer la course du cheval.



Suite à une rencontre avec Eadweard Muybridge puis avec Étienne-Jules Marey, le célèbre inventeur américain Thomas Edison avec son collaborateur William K.L. Dickson invente le kinétoscope en 1888. L'appareil qui va connaître une déclinaison commerciale réussie, permet à un spectateur de visualiser des films courts au travers d'une lorgnette. on le trouve dans des salles qui lui sont spécialement dédiées et dans les fêtes foraines. Le kinétoscope est vendu dans le monde entier. Pour alimenter ce commerce, la compagnie d?Edison construit le premier studio de l?histoire: la Black Maria. Bâti sur des rails qui permettent de capter au mieux la lumière du soleil suivant les heures de la journée, William K.L. Dickson y tourne au moyen du kinétographe ? la caméra brevetée par la société ? des centaines de films d?une minute, extraits de pièces de théâtre, combats de boxe etc ?


Salon de kinetoscopes à San Francisco

À la différence d'autres appareils de projection, le cinématographe Lumière, à la fois caméra,tireuse et visionneuse, supplante les autres procédés de reproduction du mouvement utilisés jusqu'alors. Il est plus léger, plus commode que les autres systèmes. La qualité des prises de vues est aussi meilleure que celles du kinétographe - moins précises et plus spectrales. Son originalité est de comporter un mécanisme d?entraînement qui permet une plus grande fluidité de l?image animée et une projection élargie.





Le 28 décembre 1895,les frères Lumière organisent la première projection cinématographique publique et payante. Elle eut lieue dans le salon indien, au sous-sol du Grand Café, à Paris. Le billet d'entrée coûtait un franc et donnait le droit de voir une dizaine de bandes d'environ une minute chacune dont ?La sortie des usines Lumiere?, réalisées par les frères inventeurs. Le public se montre d'abord méfiant, il redoute une simple projection de lanterne magique, est trop occupé par la préparation des festivités du nouvel an mais il est immédiatement séduit en voyant ?L?arrivée d?un train en gare de la Ciotat?

http://www.youtube.com/watch?v=rfp2Uffc1vk


et il paraîtrait même que des spectateurs on fait un sursaut de recul pour éviter le train, pensant qu'il fonçait réellement sur eux. Tentre trois personnes ont donc, pour leur plus grands plaisir, assitées à cette première projection. on notera que Georges Méliès en faisait partit et l'on raconte même qu'il aurait proposé aux frères Lumière d'acheter leur invention contre une forte somme d'argent. Ceux-ci ont refusé, expliquant que le cinématographe n'était en aucun cas un divertissement mais bien une technique scientifique moderne.
Extrait de l'interview de Méliès, le 26 décembre :
"Dès la fin de la séance, je faisais des offres à M. Lumière pour l'achat de l'un de ses appareils pour mon théâtre. Il refusa. J'avais été pourtant jusqu'à 10 000 francs, ce qui me semblait une somme énorme. M. Thomas, directeur du musée Grévin, obéissant à la même idée, lui offrait 20 000 francs, sans plus de résultats. Enfin M. Lallemand, directeur des Folies-Bergères, également présent, allait jusqu'à 50 000 francs. Peine perdue..."
Finalement, le public ne tarde pas à venir en masse : on compte rapidement 2 500 spectateurs quotidiens. Les Lumière se transforment rapidement en producteurs et en distributeurs.
Les frères Lumière forment et envoient des opérateurs de part le monde pour faire la promotion de leur cinématographe.



Aux USA, Thomas Edison déclenche en 1897 ce qu?on a appelé la « guerre des brevets ». Fort d?un cabinet d?avocats puissant et d?une milice à sa solde, il repère et poursuit tous les concurrents pour s?assurer le monopole de la production de films et de l?exploitation de son vitascope.
Cette même année 1897, en France, l'incendie du Bazar de la Charité marque suffisamment les esprits pour freiner le développement du cinématographe et entâcher sa réputation. C'est la lampe à ether d'un projecteur qui est l'origine du drame qui va faire une centaine de victimes. Le lieu était fréquenté par la classe bourgeoise qui considèrera encore longtemps le cinéma avec circonspection, sinon mépris. La méfiance qui entoure alors l'invention retarde aussi l'apparition de salles d'exploitation permanentes. Au moins jusqu'en 1903, le cinéma demeure avant tout une attraction foraine.
Mais le cinéma connaît un rapide développement et dès le début du XXe siècle devient un divertissement populaire. Il acquiert aussi ses premières lettres de noblesse grâce à des grands réalisateurs comme Méliès, Griffith ou Dreyer qui en fixent les règles de langage. Jusque dans les années 50, le cinéma reste un art populaire par excellence



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 18:07



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Bonsoir Odile

Je pense qu?il doit s?agir d?un maitre broquier

Broquier

Artisan fabricant des ouvrages de petite tonnellerie : seaux, cuves .

Voici un broc d?où vient probablement le nom de broquier.




Dimensions des fûts
Les différentes dimensions des fûts :
Le galopin 0,23 litre
La chopine 0,46 litre
La pinte 0,93 litre
Le pot 1,83 litre
Le setier 7,43 litres
Le broc 8 litres
Le petit fût 50 litres
La demi-pièce 110 litres
La fillette 134 litres
Le bussard 200 litres
La pièce 220 litres
Le muid 268 litres
La pipe 400 litres
La tonne 1000 litres
Le foudre plus de 11500 litres


Autrefois les broquiers appartenaient à la corporation des charpentiers de tonneaux.
Selon les régions et la grosseur des récipients fabriqués, on les appelait tonneliers ,broquiers, futailliers, lieurs de cuve, barilliers.

Tonnelier




Le tonneau est connu chez nous depuis 2000 ans ; il servait à stocker des produits liquides (vin, bière, cidre, eau), mais également solides comme les grains, les salaisons et même les clous.
D'abord appelé charpentier de tonneau, le tonnelier a pris l'appellation qu'on lui connait au XIIIème siècle. Au moyen-âge, les rois avaient leur propres tonneliers, chargés d'entretenir les barils et les muids.
A Paris, au XVIIème, ils furent réunis aux déchargeurs de vin, les seuls qui avaient le droit de débarquer le vin qui arrivait par bateau. Le tonnelier de village était pratiquement le seul à fabriquer des tonneaux ou à réparer les vieux fûts des vignerons. Il était payé à la pièce.
L'utilisation récente des cuves en métal, puis en plastique a mis à mal la profession jusque dans les années 1950. L'élevage des vins sous bois, surtout dans le Bordelais a redonné la vie à cette profession.



Le principal matériau utilisé est le bois de chêne, fendu en merrains par le merrandier dans les forêt du Limousin, du Tronçais (les deux forêts de chêne les plus connues de France) ou des Vosges. Le tonnelier utilise également des cercles de bois entourés d'osier, ou plus récemment des cercles de fers.


Quelques outils du tonnelier.

La première étape de la fabrication est le dolage qui consiste en la préparation des douelles qui serviront à fabriquer le tonneau. Le tonnelier utilise pour cela la plane et la colombe.
Vient ensuite l'assemblage ou bâtissage : le tonnelier réunit les douelles en tronc de cône, ceinturées à l'extrémité supérieure par une cercle provisoire. En utilisant l'asse et le chasse, un deuxième cercle est enfoncé à mi-hauteur. Lorsque la barrique a pris forme, elle est mouillée et un feu de copeau est allumé à l'intérieur. Quelques heures plus tard, à l'aide du bâtissoir (aussi appelé la botissoire), le tonnelier ressère les douelles à l'autre extrémité et met en place un troisième cercle (ou moule).
Différents rabots permettait d'égaliser , de chanfreiner, de creuser la rainure où viendra se loger le fond ; ils avaient pour noms rabot cintré, rabot jabloir ou jabloir ou ruelle, chanfrinière ou stockholm...



Le cerclage définitif était ensuite effectué ; les cercles étaient enlevés un à un, le fond était inséré en écartant les douelles avec le tire-fond ou chien, puis les cercles définitifs, en fer ou en bois étaient posés fermement.
Pour terminer, les bondonnières, grosses vrilles coniques emmanchées, servaient à percer les bondes. Le robinet ne sera fixé qu'au moment de la mise en perce.





A moins que Joelle ait une autre proposition...


Bonne soirée
:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 18:18



Inscrit le: 10/04/2003
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Eh bien non Béné,

rien à redire. Tu es merveilleuse de perspicacité.

Je te fais de gros Bisous, mon homme arrive. Je me mets aux fourneaux.

J'essaierais de faire un saut demain. Bon week end.
à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 20:07



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonsoir Joelle

Chef tant de bons petits plats ......tu vas le faire grossir!
Bon week-end

A demain

:bisou:
Mireille.L421
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Envoyé le: vendredi 21 novembre 2008 22:26


Inscrit le: 19/09/2008
Messages: 323
Bonsoir Bénédicte,
J'ai des ancêtres limousins qui, tout en étant cultivateurs, n'avaient que le pauvre statut de "Colons partiaires" suivant leur acte de mariage en 1870.
Je pense que c'est la terminologie de l'époque, qui a ensuite doné lieu à l'appellation "Métayers".
Mais, y a-t-il une différence entre les deux appellations ?
Merci pour votre science.
Pleins de :bisou:

Mes patronymes les plus courants :
Babulaud, Bourras, Buffetaud, Buisson, Chanliat, Conord, Duchâteau, Dumas, Frugier, Jude, Lassouris, Marsat, Massacrot, Mazateau, Négrier, Patry, Pauperdu, Piquet, Ramigeon, Rougier, Tixier
christ.L12
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 05:34



Inscrit le: 19/09/2005
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bonjour

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Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 10:11



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963

Bonjour à tous

Bonjour Mireille

En effet, il s'agit de la même chose.
Nous avons déja vu le colon,mais comme ce n?est pas très long et pour vous éviter de chercher,je remets ce qu?avais mis sur le colon Khalida en p47

Du métayage ou colonage partiaire.

* Le métayer ou colon partiaire est celui qui s'engage à cultiver les terres d'un propriétaire comme le fermier, mais qui, au lieu de payer une redevance fixe, partage avec le propriétaire le produit de la récolte.

* Les fruits et produits se partagent par moitié s'il n'y a stipulation ou usage contraire.

* Le colon partiaire ne peut se substituer aucune autre personne.

* Le bailleur est tenu des grosses réparations, le métayer des réparations locatives ; celui-ci est obligé de résider dans les bâtiments d'habitation et il répond de l'incendie, des dégradations et des pertes arrivées pendant la durée du bail, sauf à prouver qu'il n'y a point de sa faute.

* Le bailleur conserve les droits de chasse et de pêche et dirige les travaux, le mode de culture, l'achat et la vente des bestiaux suivant les conventions et les usages des lieux.

* La mort du métayer résout le bail.

* La perte de la récolte par cas fortuit est supportée par le propriétaire et le métayer, chacun pour sa part.

* La perte de la chose louée par cas fortuit entraîne la cessation du bail ; si une partie de la chose louée a seulement péri, le bailleur peut se refuser à la rétablir ; mais en ce cas s'il en résulte la résiliation du bail, le propriétaire doit indemniser le métayer des dépenses extraordinaires qu'il a faites et du profit qu'il en aurait retiré ; il en est de même en cas de vente.

* Le bailleur a, sur la part du métayer dans les récoltes, un privilège pour le paiement de ce qui lui est dû. Les procès relatifs au contrat de métayage sont de la compétence du juge de paix ; les réclamations du bailleur et du métayer se prescrivent par cinq ans.

Pour rappel je remets ici plusieurs définitions (vues en p 19)

Parmi les ruraux,on trouve trois catégories :

Brassier et manouvrier : ceux- là louent leur force de travail, les brassiers sont au Sud et les manouvriers au Nord du Royaume. Parfois on utilise le terme de journalier.Un journalier est une personne engagée pour un travail rémunéré à la journée
Lors des grands froids , ils empruntent au laboureur de quoi survivre (du grain) et du bois pour se chauffer et au retour des beaux jours, ils leur rendent sous forme de moisson, vendange ou coupe de bois

Les fermiers et les métayers : Le fermier tient " à ferme" la terre d'un propriétaire
Il est locataire et paie son fermage à la Saint Michel
Le métayer( ou colon, terme souvent utilisé en Gascogne) , de condition plus difficile, verse la moitié ou le tiers des récoltes à son bailleur qui lui fournit la terre et la moitié ou les 2/3 du matériel agricole. Dans certaines régions (Gers,Tarn et Garonne) on parle aussi de bordier.

Les laboureurs et les ménagers :
le ménager est un petit propiétaire qui a entre 20 et 30 hectares
dans un village on rencontre 4 ou 5 ménagers mais seulement un ou 2 laboureurs. Un laboureur désigne sous l'Ancien Régime un paysan qui possède la terre qu'il cultive et au moins un cheval.
Le laboureur est propriétaire d'un terrain de labour et d'une centaine d'hectares
Il prend souvent " à ferme" des hectares supplémentaires
Il est souvent aussi fermier des dîmes , qu'il collecte pour le curé ou intendant- régiseeur du seigneur local absent


Bonne journée.


:bisou:
Claude.H323
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 11:06


Inscrit le: 03/01/2008
Messages: 750
:bisou: Super intéressante cette file des "métiers d'autrefois". Quel travail !
Merci à vous toutes et tous pour votre dévouement et votre passion.coeur
12.Amiel,Arnal,Blanc,Bouby,Bouisset,Caissials,Clary,Combart,Couffinhal,Delmas,Granier,Issaly,
Lacout,Lacroix,Louyri,Maleterre,Marty,Molinier,Montfort,Mourlhome,Sirven,Tamalet
23.Betoux,Brunet,Buffet,Burdy,Capillon,ciallis,Clavaud,Ducouret,Fournioux,Fringaud,Fumat,Junjaud,
Lafond,Lemerle,Penot,Pergaud,Rondeaux,Sérier,Texier.55.Scheffer
56.Agasso,Benoit,Cadero,Chapon,Daniel,Hervé,Jacob,Jaffré,Jaillier,Kerfiloué,Leduc,Lefranc,
LeGrouiérec,LePichon,LeRay,LeReboursé,LeThexier,LeTily,Loiseau.
57.Aubertin,Chouffeur,Cune,Fourcade,Grandjean,Hurlin,Parcot,Peltrel,Schmitt,Thirion
59.Broutin,Dattiches,Deholande,Delemar,Delestrez,Fauville,Frémaux,Gossart,Hadoux,
Hannoteaux,Heyé,Lami,Marescaux,Morel,Oudart,Roch,Tuboise.
62.Cuisse,Delattre,Deneuville,Dubart,Fauville,Hermant,Higly,Labalette,Lelong,Lanson,
Lavallé,Legru,Membré,Planquette,Soléry,Trannin,Verguet 67.Keller.73.Cavet,Laperrière.80.Lelong
81.At,Balsa,Barthès,Bonnefous,Calmettes,Carcenac,Cassaignes,Galaup,Goudal,Joulia,Reilhès,Ser
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 11:49



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Merci Claude

Odile, voici la manière:

Mettre image sur message


Il faut avant tout que vous ayez la photo dans votre ordinateur et que vous ayez ouvert deux fois votre navigateur internet.

Ensuite, vous allez sur une site d'hébergement d'images (gratuit), genre :

http://www.tinypic.com/

Arrivé sur tinypic, vous cliquez sur : PARCOURIR

Une fenetre s'ouvre qui vous permet de rechercher votre image dans un de vos fichiers

Vous faites DOUBLE CLIC sur l'image désirée, puis vous cliquez sur TELECHARGEZ MAINTENANT

Plusieurs lignes vont alors s'afficher,

Vous copiez la2ème ligne qui commence et finit par IMG

Vous revenez sur le forum, et écrivez votre message, et à l'emplacement où vous désirez mettre votre image, vous cliquez collez

Vous envoyez votre message, et votre image sera là !

Et n?oublier pas de reduire l?image si elle est trop grande (avec Paint par ex, Image-Agrandir/diminuer) Vérifiez avant d?envoyer votre message en cliquant sur ?aperçu? (n?oubliez pas d?envoyer...)

Pour les actes il vaut mieux ne pas réduire l?image et utiliser cet hébergeur.Le procédé est le même:
http://www.casimages.com

Utilisez ce dernier hebergeur (Casimage)

Amicalement.

Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 12:03



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bruquier, je ne l'ai trouvé qu'en patronyme....est-ce bien la profession? reflechis

Nous attendrons l'acte....

Amicalement.
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 14:41



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Merci Jean pour ce lien.

Botaniste

Un botaniste est un scientifique qui étudie la botanique ou science des végétaux. Le botaniste partage son temps entre des activités de terrain et des analyses en laboratoire.



Histoire

Si Aristote est le fondateur de la botanique (vers 347 av. J.-C.); c'est à Théophraste que l'on doit le plus ancien ouvrage qui soit resté (l'Histoire des plantes, composé en 320 av. J.-C. A peine née, cette science a rapidement décliné. Ni les successeurs de Théophraste, ni les naturalistes romains ne lui ont fait accomplir de progrès.



Au Moyen âge, et spécialement dans le monde Arabe, on s'intéresse surtout aux usages médicinaux des plantes.



Vers la fin du XVe siècle de notre ère, c'est-à-dire avec l'effervescence tous azimuts qui définit la Renaissance, l'étude des plantes prit une nouvelle activité, et au siècle suivant parurent les travaux de Fuchs, Bocck, des frèresBauhin,Césalpin et de plusieurs autres.


Tournefort.

Les travaux de Tournefort (fin du XVIIe siècle) servirent de modèle à Linné qui basa sa classification des plantes sur les différences des étamines et des pistils (1733), et son système fut dès lors adopté et resta en usage dans toutes les écoles de botanique.


Linné.

Linné imagina le système binomial de nomenclature, désignant chaque plante par un nom générique et spécifique.
Après Linné,Bernard de Jussieu adopta un arrangement d'après les affinités naturelles des plantes que publia son neveu, Antoine-Laurent (Paris, 1789). Les botanistes ultérieures ont apporté de nombreuses modifications au système de Jussieu. Candolle, dans son Prodromus Systemalis Naturalis Regni Vegetabilis, description de toutes les espèces connues (ouvrage commencé en 1818 et terminé en 1876), adopte les séries descendantes; c'est-à-dire qu'il décrit d'abord les végétaux dont l'organisation est considérée comme la plus complète et qu'il passe ensuite à ceux qui sont d'une structure plus simple. John Lindley, , dans son Vegetable Kingdom (1846), adopte, au contraire, les séries ascendantes.




Le Genera Plantarum de Hooker et Bentham (1er vol. 1867), restera ensuite pendant quelque temps le guide pour l'établissement des herbiers et des flores locales. A la mort de Linné, en 1778, on avait décrit 11 800 espèces de plantes; on en connaît environ 100 000 à la fin du XIXe siècle. Il pourrait y en avoir aujourd'hui plus du triple.


Un herbier.

Parallèlement à ces préoccupations systématiques, d'autres approches ont investi la botanique à partir de la découverte du microscope (vers 1624). on s'est ainsi intéressé à l'anatomie des végétaux, dont les fondateurs, au XVIIe siècle, sont Malpighi et Grew. En 1667,Hooke découvre la cellule. Mais il faudra encore attendre le XIXe siècle, pour que Oken (1805) et Schleiden (1838), mettent sur pied la théorie cellulaire. Celle-ci restera inchangée dans ses grandes lignes jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, quand de nouvelles techniques d'investigation (microscope électronique), et de nouvelles approches (biologie moléculaire), conféreront à la botanique son visage actuel.



Les jardins botaniques

Les jardins botaniques sont des établissements dans lesquels on cultive des plantes de tous les pays et de tous les climats, pour servir à leur étude scientifique.
Le premier jardin botanique fut établi à Salerne par Matthieu Silvaticus au commencement du XIVe siècle.
Le plus ancien de France est celui de Montpellier (1597), et on en établit un à Paris en 1635.









:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 18:16



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Bonsoir Odile

Je viens de regarder et vous avez raison, il ne s'agit pas de broquier mais de bricquier ou briquier, équivalent de briquetier

Regardez bien,il y a un point sur la premiere barre, et comparez avec le c avec le c dedéclaration....

Nous avons étudié le briquetier tuilier en p76.


Briquetiers dans le Loiret

Amicalement
christ.L12
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Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 19:28



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bonne soirée,à demain

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 novembre 2008 20:31



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonne soirée à tous.

A demain.

:bisou:
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