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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 07:46



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Hiding rapide. A très bientôt.Khalida.

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 10:49



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Joelle, Khslida,Sylvie,Kty,Jean,Christophe,
Jean Marc,Michel...en aurais-je oublié?...

Huissier de justice

Un huissier de justice est un officier ministériel nommé par le Garde des Sceaux, qui détient le monopole de signifier et d?exécuter les décisions rendues par les tribunaux.



Histoire

Sous l'Antiquité

Dans le cadre imposé par la Pax Romana, les décisions des juges étaient appliquées par des officiales. Ceux-ci étaient répartis sous différents titres selon leurs fonctions. Ils avaient pour noms viatores, executorum latium, cohortales, statores; parmi eux les plus remarqués étaient les apparitores et les executores.
Les apparitores avertissaient le peuple pour les rassembler lors des jugements. Ils introduisaient les plaideurs et assuraient la police des audiences, c'est-à-dire qu'ils rétablissaient le silence lorsque les voix s'enflaient de trop.



Les executores avaient pour tâche de s'emparer (de saisir) des biens des débiteurs récalcitrants ou même de les conduire en prison




Au Moyen-Age

Puis la Pax Romana s'écroula sous le flot des nombreuses invasions barbares et la Justice privée réapparut ... Le royaume s'organisa autour d'un ensemble de hiérarchies qui chacune établit sa propre organisation judiciaire.
La Justice, attribut essentiel du pouvoir, se rendait alors sous la bannière de la multiplicité. Les lois se personnalisèrent selon qu'elles furent royales, seigneuriales, ecclésiastiques ou communales.
Pourtant, dans toutes ces différentes juridictions, une certaine unité permettait de représenter le pouvoir. Pour cela, il fallait des agents jouissant d'une autorité incontestée.
Nos officiales romains furent alors transformés en bedeaux, serviens, semonceurs (les semonces étaient les ancêtres des exploits, les actes d'aujourd'hui), puis en sergents et en huissiers.
Les sergents devaient mettre en forme les demandes des plaideurs et exécuter les décisions rendues par les juges, mais ils s'occupaient plus particulièrement des significations dans les juridictions seigneuriales.
Les huissiers (dont le nom vient de "l'huis", la porte) sûrs et attentifs, avaient la charge du service intérieur des Audiences et de la police des tribunaux.Puis, progressivement, les huissiers devinrent les officiers des juridictions importantes tandis que les sergents furent relégués aux juridictions de second ordre.
Leurs compétences s'élargirent, et il devint de plus en plus difficile de tous les regrouper en une seule catégorie.
Différents symboles permettaient de les distinguer :
on pouvait les reconnaître à leurs manteaux bigarrés puis rayés et à leur " verge ".
Un décret datant de 1327 raconte que l'huissier devait avoir un bon cheval de la valeur de 100 livres, des armes suffisantes et une " verge " de la valeur de 50 livres.
Une ordonnance de mai 1425 précisait par ailleurs qu'ils devaient être mariés, tonsurés et porter continuellement leur costume rayé. L'huissier était un des symboles de l'autorité royale. Mais, c'était la " verge " qui était la principale caractéristique de l'autorité de l'huissier. Il s'agissait d'une sorte de petite baguette ronde, en ébène, longue d'une trentaine de centimètres garnie de cuivre ou d'ivoire.
Les huissiers devaient toucher, d'après un décret datant de 1568, " ceux auxquels ils auront la charge de faire exploit de justice ". C'est d'ailleurs de là que vient le mot " exploit " transformé par la suite en acte. (Le premier texte législatif qui prescrivit de rédiger des exploits et d'en laisser copie fut l'ordonnance de Villers-Cotterets)
De plus, et si l'on en croit Rabelais, ils portaient un anneau d'argent au pouce gauche. Cet anneau leur servait à sceller les relations de leurs exploits.Dès que l'huissier avait touché quelqu'un de sa " verge ", celui-ci lui devait obéissance et soumission.
Pour en revenir aux costumes, ils évoluèrent et varièrent selon les lieux et les juridictions. Affaire de culture et de situation dans cette complexe hiérarchie, l'habit d'huissier passait de la robe de laine à celle de satin noir, du simple bonnet à la toque de velours à cordon d'or...Jusqu'au plus empanaché de tous : le premier huissier du Parlement de Paris qui avait le titre de Maître, la qualité d'écuyer donc de noble et dont le costume était une robe rouge avec un bonnet de drap d'or, retroussé d'hermine avec une grosse perle.



En Janvier 1572, nos officiers perdent l'obligation du port de leur costume et leurs signes distinctifs se réduisent à un écusson à trois fleurs de lys visible sur l'épaule et toujours la " verge ". Parallèlement, ils virent leurs attributions se compartimenter.
Par exemple, à Paris, la juridiction du Châtelet comprenait six sortes d'huissiers :
· Les huissiers audienciers pour les tribunaux
· Les huissiers à cheval pour les faubourgs et les campagnes,
· Les huissiers à pied pour le centre de la ville,
· Les huissiers priseurs (les commissaires-priseurs actuels),
· Les huissiers à la douzaine ( les gardes du prévôt), plus 4 huissiers dit fieffés dépendant uniquement du Châtelet qui pouvaient exploiter dans tout le royaume.

De l'époque moderne à aujourd'hui

Au mois de février 1705, un édit réunit en un seul corps la communauté des huissiers. C'est ainsi qu'ils prirent tous le titre unique d'huissier. Celui-ci leur permit " d'exploiter en toute matière dans toute l'étendue du royaume et de résider où bon leur semblerait ".



Cette unification s'accompagna d'une réglementation quant à leur nombre. Jusqu'à l'arrêt du 22 Termidor an 8, chaque tribunal devant indiquer par un avis le nombre d'huissiers qui lui était nécessaire permettant ainsi au pouvoir central de reprendre en main cette catégorie professionnelle.



Ainsi apparut une ébauche du statut de l'huissier, renforcée par un décret impérial, datant du 14 juin 1813. Celui-ci reprenait d'ailleurs certains textes anciens pour déterminer par exemple le mode de nomination des huissiers et pour fixer les connaissances requises ainsi que les attributions exactes de ces officiers.
Si aujourd'hui, l'Huissier de Justice n'exerce plus en costume, la baguette à la main pour ajourner ou saisir les débiteurs, il reste pénétré de la grandeur de sa profession et des devoirs qu'elle lui impose dans sa participation à l'oeuvre de la Justice. Et le mot de Saint Appronien, patron des huissiers résonne encore, plein de respect : "Mon dieu, mon dessein est de n'avoir nulle collusion avec la partie adverse de la mienne, je me propose de ne jamais saisir chevaux ou ce qui servirait au gain de la vie des débiteurs?.

(Sources: Article du site de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice)



Bonne journée





:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 11:07



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Kty,cet huissier à cheval aeu une fin tragique.....





:bisou:
aieul
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 11:29


Inscrit le: 29/08/2005
Messages: 15
Bonjour à tous,

J'ai pris le temps de regarder votre forum et je pense que c'est le meilleurs autant en informations qu'en animations, dessins, et photos il est vraiement génial.
Pourriez-vous m'expliquer ce qu'était un ENCARISSEUR DE MARINE. Mon ancêtre qui exercait ce métier vivait en Auvergne !!! Je vous remercie par avance de votre réponse (si vous en avez une). Bonne journée à tous
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 11:46



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Aieul

Merci pour tes compliments.

Je pense qu'il doit s'agir d'un

Equarrisseur de marine

personne préparant les grumes (troncs d?arbres) destinées à être utilisées comme mâts de bâteaux.

En Auvergne on trouve beaucoup de bûcherons et de scieurs de long.

Bonne journée.

Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 12:14



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
L'équarrissage des troncs se fait à la hache ou à l'aide de la doloire, la finition étant faite à l'aide de l'herminette.


Equarrissage de troncs en Lorraine




Mireille.L424
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 15:02


Inscrit le: 06/10/2008
Messages: 23
Bonjour Bénédicte, je viens de vous envoyer un petit Hiding sur la file de la Creuse, et me revoici maintenant sur celle des métiers, pour vous demander ce qu'était réellement un "Procureur au Châtelet d'Orlans" dans les années 1760.
Merci d'avance pour votre réponse.
Amicalement.
Mireille trefle

Mes patronymes les plus courants :
Angenault, Babulaud, Buisson, Chambon, Chanliat, Conord, Dreux, Duchâteau, Dumas, Frugier, Jude, Laylavergne, Lecugy, Lemesle, Lenormant, Marsat, Négrier, Piquet, Rougier
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 15:52



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Mireille

Procureur
Du latin classique procurator, qui signifie « celui qui a soin pour un autre, qui administre », terme qui évoluera ensuite vers « celui qui a reçu le pouvoir d'agir pour un autre, représentant.

Officier establi pour agir en Justice au nom de ceux qui plaident en quelque Jurisdiction.

Nom qu'on donnait autrefois à l'officier public nommé aujourd'hui avoué (= officier ministériel chargé de représenter les parties devant les tribunaux et de faire les actes de procédure.)

Procureur général, magistrat qui exerce en chef les fonctions du ministère public près d'une cour supérieure. Sous la royauté, procureur du roi, sous l'Empire, procureur impérial, magistrat qui remplit les mêmes fonctions auprès d'un tribunal de première instance.

Procureur fiscal, officier qui exerçait le ministère public auprès des justices seigneuriales.(voir p66)

Le Châtelet était la juridiction qui avait son siége au grand Châtelet à Paris et où l'on jugeait en première instance les affaires civiles et criminelles. Châtelet se disait aussi des juridictions d'Orléans, de Montpellier et de quelques autres villes.

Pour en savoir plus sur la justice sous la Monarchie:
http://www.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10050&ssrubrique=10288&article=11910

Bonne après midi


:bisou:
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 15:59



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonjour Bénédicte, Jean, Joëlle, Kty, Sibie, Mireille, Christophe.:bisou:
Grâce à votre barbier, Bénédicte, je vais mieux, au point de retourner demain au boulot.quoi
Vous avez été une fois de plus plus vite que moi pour répondre à Mireille!bravo Je commençais des recherches pour elle...Neutral

A plus tard.

Mireille.L421
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 15:59


Inscrit le: 19/09/2008
Messages: 323
Merci beaucoup Bénédicte Exclamation
Quelle réactivité Thumb Up
:bisou:
Mirelle trefle

Mes patronymes les plus courants :
Babulaud, Bourras, Buffetaud, Buisson, Chanliat, Conord, Duchâteau, Dumas, Frugier, Jude, Lassouris, Marsat, Massacrot, Mazateau, Négrier, Patry, Pauperdu, Piquet, Ramigeon, Rougier, Tixier
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 16:12



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Procureur sous l'ancien régime; voilà ce que j'ai trouvé :


La justice sous la monarchie

L'Ancien Régime se caractérise par la diversité et la multiplicité du paysage judiciaire
Au nom du Roi
Succédant à une justice exercée par les seigneurs et le clergé dans chaque province sous la féodalité, apparaît sous la monarchie la justice royale.
Les Rois de France rendent désormais la justice et assoient progressivement leur autorité judiciaire.
Lors des sacres, l'archevêque de Reims remet la " main de justice ", signe d'équité, et l'épée, glaive de justice. Ainsi, le Roi reçoit de Dieu le pouvoir spirituel et temporel de rendre justice. La justice d'origine divine devient donc l'émanation du roi de France. Le premier devoir du roi à l'égard de ses sujets est de faire à tous bonne et promptejustice à l'image de Saint-Louis, sous un chêne à Vincennes.
Jusqu'au XIIIème siècle, le Roi expédie lui-même les affaires, entouré de conseillers ; c'est l'époque de la "justice retenue", nécessaire au maintien de son autorité.
Puis, les rois successifs déléguent progressivement leur pouvoir judiciaire à des juges spécialement nommés, tout en gardant un droit de regard sur les affaires et en conservant le pouvoir de juger eux-mêmes une affaire déjà entamée ou de l'attribuer à une autre juridiction (droit d'évocation). Les magistrats, conseillers du roi, revêtent alors les habits royaux : l'écarlate étant la couleur de ces habits, les magistrats portent des robes de couleur pourpre et une coiffure appelée mortier, un chapeau de velours rond pour rappeler la couronne. Ainsi apparaît la Cour royale dans sa fonction judiciaire : le parlement royal ou curia regis in parliamento.



La royauté et la religion ont marqué fortement la justice de l'Ancien Régime, comme les bâtiments qui l'abritaient.

La diversité des sources de droit
L'unification des règles de droit applicables à l'ensemble du territoire français est récente.
L'Ancien Droit est essentiellement coutumier et de type corporatiste : chaque région et chaque corps de métiers sont régis par un ensemble de règles qui leur sont propres. L'influence du droit romain, du droit canonique et des ordonnances royales, facteurs d'unification, ne met pourtant pas fin aux disparités régionales. Globalement, on applique au nord les coutumes, au sud, le droit romain.

Un paysage judiciaire multiple marqué par le système des classes
La justice royale déléguée constitue à l'époque une vaste organisation hiérarchique, avec au sommet les "cours souveraines" (les parlements), formées dans chaque province de conseillers de la Cour royale. Malgré la mise en place progressive de la justice royale, une multitude de juridictions demeure. En effet, l'autorité du roi n'est pas suffisamment forte et centralisée pour permettre une unification de l'organisation judiciaire. Les tribunaux, créés au fil des siècles, s'accumulent (juridictions royales, seigneuriales, ecclésiastiques, tribunaux des prévôtés, bailliages et sénéchaussées, juridictions d'exception et parlements), se disputant parfois les affaires.
L'enchevêtrement des juridictions et les nombreuses possibilités de recours rendent la Justice lente et incertaine. Les procès, souvent interminables, jugés jusqu'à 5 ou 6 fois, peuvent durer une vie entière, voire se transmettre de génération en génération.
Les privilèges de juridiction, système fondé sur une société répartie en trois ordres (noblesse, clergé et tiers-état), sont sources d'inégalités et d'iniquités : selon la classe sociale à laquelle appartient le plaideur, celui-ci est jugé par des juridictions différentes, généralement composées de ses pairs.

Une justice payante, la vénalité des charges
Les juges sont payés en épices puis en argent par les plaideurs.
L'accès à la justice est globalement limité aux gens aisés. Il n'est pas rare que l'on use de sa richesse ou de son influence pour choisir la cour la plus favorable ou la plus prestigieuse.
Puisque la justice est rendue au nom du roi, personnage central du système judiciaire, le juge doit être accepté comme tel.
Le système de l'époque est celui des offices. Les magistrats achètent leur charge. Ainsi, seules la noblesse et la grande bourgeoisie peuvent s'approprier les grands emplois en versant à l'Etat le droit de bénéficier d'un office (la "paulette") pour en jouir comme d'un bien privé, qui se vend ou se transmet à leurs héritiers et leur assure l'inamovibilité de leur fonction.



Le " placet " désigne l'exemplaire d'une demande en justice déposée au greffe pour être inscrite au rôle : en effet, pour obtenir audience, les sujets priaient le Roi qu'il lui plaise (du latin placet ) de leur accorder la faveur de les entendre. Leurs requêtes étaient inscrites sur un rouleau de parchemin, " un rôle ". Les plaideurs étaient introduits devant le Roi dans l'ordre où apparaissaient les inscriptions, au fur et à mesure que le rôle était déroulé, " à tour de rôle ".

Une justice essentiellement privée
Succédant à la vengeance privée (selon laquelle la victime dispose du droit de causer à l'autre et à sa famille le plus de mal possible sans qu'aucune règle ne limite sa vengeance), puis à la loi du Talion (qui implique une proportionnalité de la vengeance - " oeil pour oeil, dent pour dent, meurtrissure pour meurtrissure "), la justice est longtemps demeurée d'essence privée. Elle oppose deux adversaires qui disposent alors d'une grande latitude pour faire trancher leurs différends dont l'issue aboutit à des sanctions souvent sévères et infamantes. Le recours à un arbitre, personne privée librement désignée d'un commun accord, est fréquemment pratiqué en matière civile et commerciale.
Il n'existe pas véritablement de justice dite publique : les crimes et délits poursuivis relèvent davantage d'un ordre moral que d'un ordre public. L'ancien droit ne connaît qu'un seul ordre juridictionnel, chargé à la fois de trancher les litiges entre particuliers et de juger les infractions pénales.
En 1670, une Ordonnance réglemente pour la première fois la procédure criminelle. De caractère inquisitoire et secrète, elle aboutit à une comparution de l'accusé devant une juridiction siégeant généralement à huis clos sans l'assistance d'un avocat. Les infractions n'ont toutefois été ni définies ni classées, laissant place au pouvoir discrétionnaire des juges.
Les peines quant à elles ont pour seul fondement l'intimidation et l'expiation du coupable par des châtiments corporels. La prison pour peine est à l'époque quasiment inexistante.
Il n'existe pas non plus de justice de droit public. L'idée qu'un sujet puisse se plaindre du fait de l'autorité est incompatible avec une royauté de droit divin.
on en appelle à la Justice du Roi, sans qu'il y ait véritablement une justice de droit public.



Jusqu'à la Révolution de 1789, les pièces de procédure sont conservées dans des sacs de jute suspendus à des crochets. Quand le dossier est prêt, le procureur (avocat)
dit : " l'affaire est dans le sac ". A l'audience, il plaide devant la cour et " vide son sac ".

La confusion des pouvoirs
Sous l'Ancien Régime, les fonctions de justice, de réglementation et d'administration se cumulent. Ainsi, les parlements disposent-ils de larges pouvoirs : ils ne se contentent pas de rendre la justice et d'appliquer les règles de droit, mais contrôlent les activités de police et interviennent en législateur, en édictant des règlements, constituant un véritable contre-pouvoir et s'opposant fréquemment aux réformes royales. Les baillis et sénéchaux sont à la fois les représentants du Roi pour la justice et l'administration. A Paris, les commissaires du Châtelet, ancêtres de nos commissaires de police, ont en charge des fonctions qui en font des auxiliaires de justice.



Patrimoine, vocabulaire et symboles
Aujourd'hui, le palais royal sur l'Ile de la Cité et les parlements, établis pour beaucoup dans un ancien palais ducal, avec leurs ornements, leur décorum, leurs allégories, les emblèmes royaux (comme la fleur de lis) et les symboles religieux témoignent encore de ce passé.

Il demeure encore des bribes de rituels, pratiques et vocabulaire de cette époque. on évoque toujours le " palais " pour désigner un bâtiment judiciaire avec ses salles d'audience appelées " chambres ", en mémoire de la chambre d'apparat du Roi où les juges siégeaient, les " cours " en mémoire des premières cours royales, composées de conseillers du Roi, l'" audience ", la séance d'une juridiction, en souvenir de l'époque où le roi donnait lui-même audience à ses sujets qui lui réclamaient justice?
La mise " sous main de justice " et la " mainlevée " évoquent certaines décisions du Roi qui abaissait le sceptre, la main de justice, ou la redressait.

Le terme de " parquet " désignant le ministère public, celui de " barreau " désignant l'ensemble des avocats, de " bâtonnier ", d' " huissiers "? sont aussi originaires de cette période en souvenir de la configuration des salles d'audience, de la place et du rôle des acteurs du procès?



Le " parquet " désigne le lieu où se tenaient les magistrats du Ministère Public : l'enceinte dans la grand chambre délimitée sur trois côtés par les sièges des juges et sur le quatrième par la barre, ce c?ur de la salle, un espace clos et sacré, petit parc ou " parquet ". Il était traversé par les gens du Roi pour gagner leur place et s'y avançaient les gens d'armes pour faire le récit de leurs investigations, pour en dresser au parquet le procès-verbal.
Le " barreau " désigne l'ensemble des avocats ; ceux-ci se tenaient derrière la barre qui fermait le parquet.
Le " bâtonnier ", le chef de l'ordre des avocat, avait le privilège conféré par le Roi de porter le " bâton " dans les processions de la confrérie de Saint-Nicolas, de porter le bâton, bannière de ce saint.
Les " huissiers " étaient chargés de garder les portes de la chambre du souverain, d'en ouvrir les battants ou d'en maintenir les " huis clos ". Ils étaient également chargés de contrôler l'accès au parquet de la cour, en priant ceux qui n'étaient pas admis à s'y asseoir de demeurer sur le sol pavé de la salle, de " rester sur le carreau ".


Des tentatives de réformes inspirées de la philosophie des Lumières
Au cours du XVIIIè siècle, plusieurs tentatives sont faites pour réformer la justice de l'époque. Mais les réformes envisagées, rencontrant une vive opposition des parlements, échouent à la veille de la révolution. C'est à l'édifice de l'Ancien Régime que la Révolution s'attaque, apportant des changements majeurs.

Sous Louis XV, le chancelier Maupeou réorganise les juridictions, spécialement dans le ressort du parlement de Paris, en leur retirant toute faculté d'intervention politique.
Les nouveaux tribunaux dotés de compétences plus précises sont plus proches des justiciables, les magistrats inamovibles sont nommés par le roi, la justice est gratuite. La réforme, dont s'inspireront les révolutionnaires, est de courte durée.
Louis XVI rétablit les anciennes cours. Une tentative de réorganisation des institutions à l'initiative du garde des Sceaux Lamoignon est toutefois entreprise en 1788, mais celle-ci intervenant tardivement ne put être menée à bien.
Préambule de l'Edit de février 1776, les prémisses d'une Déclaration des droits de l'homme
(extraits)
" Nous regardons comme un des premiers devoirs de notre justice et comme un des actes les plus dignes de notre bienfaisance, d'affranchir nos sujets de toutes les atteintes portées à ce droit inaliénable de l'Humanité (...) ".

L'avènement du siècle des Lumières au XVIIIème siècle, puis la Révolution française de 1789 font table rase de la conception monarchique et religieuse de la Justice de l'époque.



Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 14 novembre 2008 21:22



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonne soirée à tous

A demain

:bisou:
Michel.L2227
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 09:30


Inscrit le: 11/12/2007
Messages: 527
bonjour la file
bonne journée a tout le monde
michel
Jean-Baptiste.M154
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 10:12


Inscrit le: 27/09/2008
Messages: 60
Bonjour à tous

Savez vous exactement en quoi consistait la profession de receveur de l'enregistrement ?

merci d'avance
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 10:13



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Michel,Jean Marc,Jean,Kty,Sylvie,Khalida,Joelle....

Joelle, week-end ou vacances? Flex


Jean voici ton "clerc couturé":



Mr. Green.....


trêve de plaisanterie...je crois -même si ce n'est pas très bien écrit- qu'il s'agit d'un

Clerc tonsuré: Celui qui est entré dans l'état ecclésiastique en recevant la tonsure. En ce sens, il est opposé à Laïque

Regarde les s de soussigné...ça ressemble au s de tonsuré.Je
reconnais que le t du début ressemble plus à un c...

Quant au contreportier

Portier
Celui qui garde la porte d?un lieu, garant des entrées et des sorties de ce lieu


Contre-porte:
Terme de fortification. Seconde porte d'une place.

et aussi

Terme militaire. Portier consigne, portier de l'avancée d'une place forte.

Donc il doit s'agir d'un portier de contre-porte dans une pace forte.


Bonne journée à tous



:bisou:
aieul
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Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 10:25


Inscrit le: 29/08/2005
Messages: 15
Bonjour Bénédicte et à tous ceux qui suivent ce forum.

Merci pour cette réponse aussi rapide et aussi bien documentée. C'est tout simplement GEANTExclamation Exclamation Exclamation Une autre petite question : Chirurgien-Juré. Chirurgien je connaît (que trop) mais pourquoi juré ?

Bonne journée à tous
christ.L12
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Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 10:53



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
bonjour,soleil en Vendée

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 10:57



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Jean Baptiste


Receveur de l'Enregistrement

Enregistrement.

- L'enregistrement est la transcription sur un registre public, tenu à cet effet, des actes émanés de la justice, ou reçus par des offciers ministériels, ou d'actes sous-seings privés Cette formalité , dont le but principal est la perception de droits au profit du Trésor, rend en même temps au contribuable le service de donner aux actes sous-seing privé une date certaine.
Les trois services importants de I'enregistrement, du timbre et des domaines de l'Etat, sont réunis en une seule administration qui forme une des branches du ministère des finances.

Receveur Razzersonne chargée du recouvrement des impôts

Le receveur de l?enregistrement est donc la personne chargée du recouvrement des taxes d?enregistrement de différents actes (actes des notaires,des huissiers de justice ,actes portant transmission de propriété ou d'usufruit de biens immeubles ..etc,etc..)

Amicalement


Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 11:26



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Didier

Le cayetier n'existant pas, à ma connaissance, je pense qu'il peut s'agir d'un

Cagetier

fabricant de cages à oiseaux



Amicalement
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 12:02



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Aieul

Chirurgien Juré

Chirurgiens jurés, titre que l'on donnait aux chirurgiens, à cause du serment qu'ils prêtaient entre les mains du magistrat.

Ces chirurgiens jurés (comme les médecins jurés), qui donc avaient prêté serment,pouvaient travailler auprès des tribunaux dans des tâches de médecine légale.

Bonne journée.

christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 13:47



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
coucou, c'est peut être un V au lieu d'un Y,donc CAVETIER (mais ça n'existe pas non plus)donc caviste ou alors,F au lieu du Y et donc un CAFETIER

Cajotier Artisan qui fabriquait des supports à fromage (Marne).

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Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Didier.A383
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Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 14:31


Inscrit le: 23/04/2008
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Merci Benedicte et Christophe pour vos réponses.J'avais pensé qu'il y avait un problème d'orthographe.Je retiens vos suggestions pour cagetier et cajotier car cette lignée travaillait le bois.
Bravo de nous enrichir de vos connaissances et encore merci pour votre rapidité.
A+.Didier.Smile Smile
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 16:27



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
En effet Christophe, Cavetier n'existe pas.
Par contre il existe cavelier qui est l'equivalent de cabaretier ou çavetier pour savetier.

:bisou:
Daniele.R48
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 18:24



Inscrit le: 01/02/2007
Messages: 1 608
Coucou Christophe,
Bonjour à tous. je découvre ce site et suis ravie car je découvre une multitude d'informations.
Bonne soirée.
Amicalement


http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jordy3
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 21:08



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonsoir Daniele

Bienvenue sur le fil.

Bonne soirée à tous

A demain.

:bisou:
Daniele.R48
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 novembre 2008 21:21



Inscrit le: 01/02/2007
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Merci Bénédicte et bravo pour toutes ces informations très enrichissantes Bonne fin de soirée à tous


http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jordy3
christ.L12
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Envoyé le: dimanche 16 novembre 2008 08:17



Inscrit le: 19/09/2005
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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
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aieul
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Envoyé le: dimanche 16 novembre 2008 08:55


Inscrit le: 29/08/2005
Messages: 15
Bonjour à tous,

Merci pour votre réponse, et surtout à la rapidité avec laquelle vous le faites.

Bonne journée.

Book Aieul
Serge.F4154
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Envoyé le: dimanche 16 novembre 2008 09:15



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A l'attention de MICHEL.L2227

MICHEL Bonjour,

Vous avez initié un site sur la file du Centre Aide aux AD du 36.

Vous n'êtes apparamment jamais revenu sur ce site que nous sommes plusieurs à utiliser mais que nous aimerions "gérer" à notre "façon" puisque "je suis le seul" à faire des démarches aupres des AD de Chateauroux et dans les différentes communes autour de La Châtre.

Certains messages auquels nous avons trouvé une solution NOUS ENCOMBRENT et nous ne pouvons les supprimer.

Auriez vous la gentillesse d'annuler "ce" site, VOUS SEUL pouvez le faire!
Sitôt annulé , je referai un site identique mais qui aura l'avantage d'être'CLEAN"

MICHEL , dans l'attente, je vous remercie et si je puis vous aider, n'hésitez pas.

CORDIALEMENT SERGE Thumb Up
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 16 novembre 2008 12:18



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Bonjour Jean, aucune information sur ton Helie Tizon mais je vois qu'il était,entre autres, écuyer.....

Ecuyer

L'écuyer, du latin scutiger ou "scutarius" (on trouve aussi comme synonyme scutifer ou armiger) est, à l'origine, un gentilhomme qui accompagnait un chevalier et portait son écu.



De là, écuyer a été employé comme titre pour un jeune homme qui se prépare à devenir chevalier. Le terme est ensuite devenu, à l'époque moderne, un rang détenu par tous les nobles non titrés (abréviation : Ec.). C'est toujours un titre de noblesse en Belgique.
Les chevaliers, à l'époque des tournois, devaient présenter leurs armes afin de s'identifier. Ils étaient assistés en cela par leur écuyer, jeune homme chargé de tenir leur écu armoirié.



Ecuyer aidant son chevalier

En général, l'écuyer s'occupait également de l'équipement du chevalier et de son cheval, et il apprenait le métier de chevalier ; ceci explique les sens dérivés d'écuyer comme apprenti chevalier, puis comme voltigeur à cheval (au cirque).
Lorsque des figures distinctives ornent l?écu, l?écuyer qui porte l?écu peut représenter le chevalier, même en son absence. L'écuyer qui porte l'écu sur sa poitrine est d'ailleurs sans doute à l'origine des tenants, dans les ornements extérieurs des armoiries, puisque les cinq régions principales de l'écu (chef, c?ur, flancs dextre et sénestre, pointe) renvoient justement aux parties du corps de celui-ci. Comme l?écuyer est vu de face, « dextre » et « sénestre » sont inversés en héraldique par rapport à leur signification primitive : la dextre de l?écuyer est à la gauche de l?observateur, et inversement.

A partir du XVIe siècle apparaissent, dans les cours princières, des charges d'écuyer sans rapport avec la chevalerie. Il existe différents offices d'écuyers : le grand écuyer qui a la charge des chevaux de la Cour et l'écuyer tranchant, qui découpe la viande royale ; à la Cour de France, il y a également un premier écuyer qui s'occupe aussi des chevaux de la Cour.


Armoiries d'un Grand Ecuyer de France


(Sources:Wikipedia)

Bonne journée.









:bisou:
Daniele.R48
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Envoyé le: dimanche 16 novembre 2008 13:49



Inscrit le: 01/02/2007
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Merci Bénédicte je suis très intéressée par cette information ayant dans mes ascendants un "Ecuyer du Roy"!!!
Bonne fin de journée à tous.


http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jordy3
christ.L12
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Envoyé le: dimanche 16 novembre 2008 20:50



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bonne soirée

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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christ.L12
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 07:54



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bonjour,nous sommes lundi

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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 09:57



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour le fil




Bonne journée à tous

:bisou:
Daniele.R48
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 10:07



Inscrit le: 01/02/2007
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bonne semaine à tous


http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jordy3
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 10:15



Inscrit le: 14/09/2005
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Bonjour Christophe, Sibie, Bénédicte, Danièle.:bisou:



on ne vois plus Joëlle; Elle nous bouderait?
Bizard qu'on ne la voit plus.etrange
Daniele.R48
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 11:00



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Super Jean! avant qu'il ne soit retiré.... il est dans ma boite!
bonne journée


http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jordy3
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 11:26



Inscrit le: 11/02/2006
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Il ne doit pas y avoir beaucoup d'entre nous qui ait un cardinal dans ses ancêtres directsLaughing ....mais qui sait....


Cardinal

Les cardinaux (du latin cardinalis, principal) sont de hauts dignitaires de l'Église catholique choisis par le pape et chargés de l'assister. Ils forment le Collège des cardinaux ou Sacré collège. Leur titre précis est cardinal de la sainte Église romaine (cardinalis sanctæ romanæ Ecclesiæ) : ils forment en effet la plus haute sphère de l'Église romaine.



Richelieu, peint par Philippe de Champaigne.


Histoire

Déjà, dans l'empire romain depuis Théodose, le titre de cardinalis était donné à des officiers de la couronne, à des généraux d'armée, au préfet du prétoire en Asie et en Afrique, parce qu?ils remplissaient les principales charges de l'empire.
Les cardinaux étaient à l'origine les membres du clergé de Rome, dépendants de l'évêque de Rome qu'ils avaient la charge d'élire. on distingue trois ordres de cardinaux : les cardinaux évêques des diocèses circonvoisins (évêchés suburbicaires), les cardinaux prêtres, titulaires des paroisses ou titres de la ville de Rome, et les cardinaux diacres, responsables des diaconies romaines.


Au XIe siècle au moment de la réforme grégorienne de l'Eglise, Nicolas II, en 1059, définit avec plus de précision leur statut et leur accorda un rang supérieur aux autres évêques de l'Eglise.
Mais en 1181, les cardinaux prêtres de Rome étant devenus maîtres d'élire seuls le pape, à l'exclusion du clergé et du peuple de Rome. Ils obtinrent par là la prééminence sur les évêques.


Au XVIe siècle, Sixte Quint dans sa bulle Immensa æternis Dei de 1586 a restreint la nomination des cardinaux à ceux qui ont les ordres mineurs depuis au moins un an et fixa à 70 le nombre des cardinaux, en mémoire des 70 vieillards choisis par Moïse et les divisa en 3 sections : 6 cardinaux-évêques, 50 prêtres, 14 diacres.


Jadis, des laïcs ou de simples clercs ont été créé cardinaux (Mazarin n'a jamais été évêque ni même prêtre). De simples diacres pouvaient être créés cardinaux-diacres, des prêtres cardinaux-prêtres et des évêques cardinaux-évêques. Depuis 1918, tous les cardinaux doivent être au moins prêtres et depuis 1962 tous doivent être évêques, mais des exceptions sont consenties au gré du pape (notamment pour les cardinaux créés après l'âge de quatre-vingts ans). De sorte que depuis bien longtemps déjà, l'appartenance à un ordre cardinalice ne correspond plus au degré du sacrement de l'ordre dont les cardinaux sont effectivement investis.




Ornements extérieurs de l'écu d'un cardinal.








:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 13:20



Inscrit le: 19/09/2005
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On peut trouver des hommes d'église dans ses ancêtres


Autorisés à se marier jusqu'au Moyen Age, les prêtres et les cardinaux durent y renoncer quand le concile de Trente, au XVIe siècle, décréta que le célibat était supérieur au mariage. L'Eglise, en pleine Contre-Ré- forme, se refaisait une virginité à la suite des abus dénonces par Luther.
La généralisation du célibat obligatoire s'étendit avec des «hommes de discipline» comme Frédéric Borromée en Italie et les séminaires oratoriens et sulpiciens fondés en France par le cardinal de Bérulle et l'abbé Olier.
Le célibat n'est donc pas imposé par l'Evangile, mais par l'Eglise catholique, seule religion chrétienne à l'exiger, à l'opposé des Eglises protestantes, orthodoxes, orientales.

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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 13:49



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour Béné, Jean, Jean Marc, Christophe, Michel,
et Khalida, Sylvie, Kty et les petits nouveaux et nouvelles,

Un grand week end de travail, donc pas eu le temps de venir vous dire un petit coucou. Mais là je viens de tout lire.

Comme d'habitude.........SUPER!!!!!

J'ai également un prêtre, dans la famille de mes ancêtres.

N'ouvrons pas le débat du célibat des prêtres, mais ne disait-on pas : fils d'archevêque, et certains papes ont eu des enfants si je ne m'abuse!!!!!!!!

Allez bisous et à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 13:56



Inscrit le: 10/04/2003
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Un "fils d'archevêque célèbre"

A la fin du XVIème siècle, la France eut un roi dont le règne fut éphémère, c?était Charles Ier de Bourbon, appelé Charles X pour les besoins de la couronne. Oncle et parrain d?Henri IV et cousin germain de François de Lorraine, il était né en 1523. Abbé de Jumièges, St Wandrille, de Châalis , évêque de Carcassonne, Cardinal, archevêque de Rouen de 1552 à 1590, légat du pape en Avignon de 1565 à 1590, c?est lui qui avait béni le mariage de Marguerite de Valois et d?Henri IV à la veille de la Saint-Barthélemy. À la mort du duc d?Alençon, dernier frère d?Henri III, il fut reconnu par la Ligue et Philippe II d?Espagne comme héritier présomptif de la couronne de France. En 1588, Henri III le désigne comme son plus proche parent. Après le meurtre de ce dernier, Charles de Bourbon-Vendôme fut proclamé roi par les Ligueurs au château de Gaillon, dans la Maison Blanche du Lydieu , le 2 août 1589.
Une anecdote peu connue révèle que Charles de Bourbon, futur prêtre-roi, eut une liaison avec une femme dont ignore tout. De cette union interdite, un fils naquit à Saint-Denis vers 1560. Un fils d?archevêque cela fait désordre, bien qu?il ne fut pas le premier dans ce cas. Outre Châteaubriant, Gérard de Nerval affirme lui aussi qu?il eut un fils naturel appelé Poullain .
Nous présentons donc ici un élément de preuve irréfutable car authentique et historique à propos de ces allégations. Cette preuve date de 1725, année de sa publication. Elle apparaît dans les sources généalogiques les plus connues et pourtant personne à ce jour n?a songé à la mentionner. Elle fut publiée par le père Anselme de Sainte Marie dans son Histoire Généalogique de la Maison de France, ou il dit très objectivement: « Fils naturel du Cardinal de Bourbon: N. POULLAIN à qui le Roi Henri IV, le qualifiant de Sieur Poullain, fils naturel de feu M. le Cardinal de Bourbon son oncle, ordonna une somme de mille écus dont sa Majesté lui avait fait don, pour lui être payée par Balthazar Gobelin, Trésorier de l'Epargne (extrait de l'original du Conseil du Roi, tenu pour les finances à Paris le 16 mars 1595) » . Le texte du père Anselme est indéniable. Nicolas Poulain (ou Poullain), le prisonnier de la tour de Gisors, est bien le fils de Charles de Bourbon, archevêque de Rouen. Ou alors, par quel fantastique hasard, pourrait-on trouver deux N. Poulain dans la même région, à la même époque? Quelles pourraient être les possibilités, statistiquement parlant?
A l?instar de son fils, agent double emprisonné à Gisors, ami ou ennemi on ne sait trop, Charles X n?eut guère plus de chance. Il fut arrêté à Blois le 23 décembre 1589 et placé en résidence surveillée, tandis qu?on assassinait les Guises . Il mourut prisonnier à Fontenay-le-Comte le 9 mai 1590 et fut enterré en la Chartreuse de Bourbon-lèz-Gaillon qu?il avait fait ériger de son vivant. Son tombeau fut ravagé par l?incendie de 1764. Ses cendres, avec celles d?autres princes et princesses de Bourbon, furent transférées dans une crypte de la nouvelle Chartreuse reconstruite au même endroit. L?abbaye ayant été détruite pendant la Révolution, le marbre tumulaire, reflet d?une haute initiation (tête de mort et tibias entrecroisés), fuit placé dans l?église Saint-Georges d?Aubevoye.

Thierry Garnier



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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 15:47



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Salut Joelle

Tout ce travail.... c'est ça la retraite?Wink

:bisou:
Daniele.R48
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 15:57



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Joelle, pour info, j'ai eu moi aussi un "prestre" dans mes ascendants de l'Eure dans les années 1600 et dans la même branche (un peu Bourgeoise) une Religieuse!!! mais cela n'empêchait pas à mon A GP 10ème du rang! père du prêtre de faire des enfants à sa femme et sa maitresse en même temps et de reconnaître tout le monde!!!!
Petits coquins à cette époque!!!
Bonne soirée.



http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jordy3
christ.L12
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 19:59



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moi aussi j'ai 2 bonnes s?urs dans mon arbre mais ce sont les s?urs de mon ancêtre et j'ai aussi un grand oncle qui était curé ,il a baptisé ou marié un peu toute la famille

bonne soirée


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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 20:00



Inscrit le: 11/02/2006
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Fin dela 2ème pagequoi...suis-je la seule à remonter le fil?

Allez Joelle.. à toi .... je n'ai plus rien en réserve...

Bonne soirée

A demain.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 17 novembre 2008 20:16



Inscrit le: 10/04/2003
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Béné, j'ai plus trop d'idée.
Mais ce week end on a fait de la cochonaille avec mon z'homme alors voilà:
Le Cochonnier



Bisous à tous et bonne soirée. Ce soir c'est télé



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Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 09:02



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bonjour,

dans le village où j'habitais ,il y a ,à peine 2 ans encore ,
on faisait le cochon comme c'est décrit dans ton texte Joëlle,
mais le boucher charcutier en retraite avait largement plus que 1 KG de viande .

petite anecdote ,j'ai involontairement était baptisé au sang de cochon !!
eh oui lorsque le cochon est assommé et que le boucher lui ouvre la carotide le cochon se réveille et malgré les 4 personnes appuyées sur le cochon pour le maintenir au sol et chacun tenant une patte,
le voisin qui tenait une poêle pour recueillir le sang sous la gorge et le versait dans le seau ,a lâché la patte avant et le cochon avec celle-ci a donné un coup dans la poêle,et bien devinais qui tenait l'autre patte avant ,c'est bibi et j'ai pris tout le sang sur moi,
les autres voisins qui étaient mort de rire ,ont tout de suite crié ,il faut saigner Christophe sinon on n'aura pas assez de sang pour le boudin ,finalement ,on a fait une farce à la voisine en me portant dans sa cuisine et en criant vite les pompiers il faut appeler les pompiers (encore beaucoup de rire car dans le village les pompiers c'étaient nous 4)


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Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 10:23



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Merci Joelle pour ce cochonnier.

Tu tiens le cochon, Christophe ?Ben tu es courageux.... moi,j'arrivais toujours quand le cochon était mort...et je ne supportais pas d'entendre crier cette pauvre bête ...mais je reconnais que je suis la première à me régaler de cochonnailles..Embarassed

En Bigorre, et plus généralement dans les Pyrénées ,l?abattage du cochon se faisait dans le cadre d?une fête familiale ou villageoise appelée...


Pèle-porc

La plus grande "cérémonie" - encore en usage, mais réalisée maintenant de façon plus expéditive - c'est le pêle-porc, une vraie fête appelée aussi "La Fête du Cochon", mais un fête où on travaille dur. De nos jours on tue encore deux ou trois cochons bien gras par famille, ils feront la viande de l'année.

Le samedi est souvent choisi parce que les enfants et autres relations seront disponible le lendemain. on est frappé par l'organisation du travail, un modèle. Une personne donne des ordres : c'est la femme la plus ancienne de la famille, elle détient l'autorité que lui confèrent l'expérience et le souci du respect des traditions. Les hommes interviennent au début surtout, pour le sacrifice (puis pour les repas !), ensuite on les enverra faire la corvée de bois et épisodiquement et sur injonction expresse seulement, il viendront tourner le hachoir. À quatre ils amènent la bête quelquefois énorme, plus de 200 kg, consciente du danger, rugissante, et l'allongent dans une auge en bois, la mée. Avec une précision de chirurgien le bourreau va ?uvrer : à un endroit qu'il choisit minutieusement selon la bête, il enfonce son couteau jusqu'à une certaine profondeur, le fait pivoter d'un quart de tour, le déporte par côté, tranche et c'est fini. Quelques secondes, le sang coule, soigneusement récupéré dans un chaudron, puis tourné sans arrêt à la main par la responsable; de temps en temps elle jette aux chiens les filaments de fibrine qui se forment, ils feraient cailler le sang.



Le cochon, Arrosé d'eau presque bouillante le cochon est minutieusement "pèlent" avec des grattoirs et des cuillers, on le retourne avec les deux chaînes prévues à cet effet au fond de la mée.
La "toilette" finie, on le suspend par les pattes de devant tenues écartées par un bâton. Le "coupeur" peut alors intervenir, il a le savoir-faire d'un boucher. Les hommes alentour font des commentaires sur la qualité de la bête, l'épaisseur du lard, signes qui ne trompent pas pour apprécier la maison.



La première tâche dévolue à deux femmes est d'aller à la rivière laver le "ventre", c'est à dire les boyaux et la panse : une heure d'une dure corvée car il fait froid et l'eau est froide. A midi, on mange le c?ur et le foie s'ils n'ont pas été mis au pâté, une poule farcie, quelques poulets rôtis, une petite salade, pas de fromage, une tourte, ou un massepain, ou des gâteaux au fer en forme de cornets, café, pousse-café pour les hommes. Le soir, se sera les entrebious. Une période de l'année où on mange de la viande fraîche.
Le cochon sera laissé au frais, en paix toute le nuit, pour que la chair rassisse.




Le lendemain, les morceaux sont livrés découpés aux femmes qui vont devoir travailler deux jours pour hacher, parer, mettre en bocaux le confit, etc. Il peut y avoir là 10 personnes ou plus qui y travaillent.
La préparation du boudin est à elle seule tout un cérémonial. Dans un chaudron, on prépare un bon bouillon de légumes : carottes, navets, oignon piqué de clous de girofle, poireaux, sel et poivre. La viande destinée au boudin va cuire trois heures dans ce bouillon : poumons, rate, foie et c?ur s'ils n'a pas été prévus pour être mangés à part, gorge (goula) dont les entrebious. Une fois cuite, cette viande sera retirée du bouillon et hachée, elle ira remplir les boyaux, quelquefois on rajoutera de l'oignon, au moins pour une partie. Puis le sang est ajouté à ce mélange, il a été assaisonné par la maîtresse de maison responsable de cette opération délicate - elle le goûte alors cru - avec sel, poivre, épices Rabelais (les quatre épices), dans des proportions qu'on ne dévoile pas. La chose sera jugée ultérieurement. Les boyaux sont préparés, la graisse qui adhère est enlevée au couteau, leur étanchéité est testée par deux femmes qui soufflent à chaque extrémité. Une extrémité est fermée avec une ficelle de 60 cm, puis le boudin est rempli avec un entonnoir. Le mélange doit être tassé, mais pas trop, car si le boyau venait à éclater à la cuisson ce serait la déchéance, et on ne plaisante pas. on ferme l'autre extrémité qu'on joint à la première, on attache au bout d'un bâton. Les boyaux vont être trempés dans le bouillon pour la cuisson finale, mais l'opération ne se fait pas sans précautions. Au préalable, la responsable de la cuisson exige, autoritaire et indiscutée :
- un homme va aller dans le jardin couper des feuilles de chou,
- les portes et fenêtres de la pièce sont fermées et le resteront impérativement pendant la cuisson, ce qui signifie que personne ne pourra ni entrer ni sortir de la pièce.
Et pendant une demi-heure elle tient son bâton lui donnant un mouvement de haut en bas lent et régulier, elle évite de faire toucher le fond aux boudins, tout en gardant un ?il attentif sur le feu. Personne ne parle. Quand elle l'a décidé, elle sort les boudins du bouillon, les regards sont fixés sur les boudins : tous sont entiers, ça va, on apprécie et on le dit; l'un d'eux s'est crevé, c'est la réprobation, la honte. L'homme revient avec les feuilles de chou qu'il étale sur une table et sur lesquelles on va poser les boudin avec précautions, ils sont encore fragiles. Avec le bouillon, on va faire de la pâte avec de la farine de maïs toute imprégnée de cet élixir de bouillon, on la fera griller plus tard.
Le lendemain de la cérémonie, c'est la tradition, toujours un geste : un petit échantillon de boudin, de saucisse, de filet est offert à un voisin ou ami qui n'a pu être présent, ou au curé, à l'instituteur, au facteur. Souvent le tueur reçoit un joli morceau comme rétribution.
Le second jour, on ne chôme pas, c'est au tour des épaules et des jambons d'être traités : gros sel sans compter, poivre grossier pour écarter les mouches pondeuses et, comme destination, soit la cendre, soit, enveloppés dans un sac de coton, séchage dans une pièce aérée. Le lard est mis au sel quelques jours, puis suspendu à côté des jambons. Le lard de poitrine ou ventrêche sera roulé avec sel et poivre comme un rôti. on en fera des tranches pour aller avec les ?ufs au plat. Délicieux. Le tri de la viande fournit des petits morceaux qui, salés (30g/kg), poivrés, hachés, vont à la saucisse et au saucisson. on rajoute quelquefois de l'ail pour une partie. Séchage avec les jambons, consommation dans les deux à trois mois. Si certains morceaux nobles comme les filets, côtes, longe et autres rôtis, ou les coustous vont être vite mangés, une grande partie sert à faire du confit qui conserve la viande pendant des mois dans des pots en terre vernissés réservés à cet usage. La viande est d'abord "mise au sel", tassée, et cuite à feu doux avec la graisse pendant trois heures. Actuellement la stérilisation dans des bocaux en verre hermétiques est très utilisée, et le congélateur a modifié les habitudes : il garde la viande fraîche quelques mois, mais pas trop longtemps, mettons six mois maximum, le porc rancit plus vite que les autres viandes. Les divers pâtés et rillettes toujours appréciés sont produits en quantité, de même que saindoux et ses délicieux déchets que sont les fritons.




(article de Jean Philippe Maquaire sur le site fmaquaire.free.fr)

Bonne journée


:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 13:08



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour Béné, et les amis,

Je suis comme toi Béné, je préfère ariver après l'abattage.

C'est encore l'heure de manger alors une tit ventrèche ?



Bon appetit à +

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 18 novembre 2008 13:49



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Pour digérer, un chanson de Juliette

Juliette
TOUT EST BON DANS LE COCHON


REFRAIN:
Tout est bon dans le cochon
Du groin jusqu'au jambon, c'est bon.
La rate et les rognons,
La queue en tire-bouchon, c'est bon.
Désormais je veux chanter le cochon
Le pâté, le saucisson.
Répétons sur cet air polisson:
"Qui c'est qu'est bon c'est le cochon. C'est bon."

Je pourrais dire bien des choses
Sur son talent.
Il a la couleur des roses
Sans leur piquant
Et puis quand on a terminé
Les bons morceaux,
Reste de quoi faire des souliers
Et des pinceaux.

...Et ça c'est beau!

REFRAIN

Ah c'est pas le régime allégé.
La résistance
Passe par le gobage effréné
De rillettes du Mans(se).
C'est une drogue, un friandise,
A un tel point
Qu'on en planque dans les valises
Comme Jean Gabin.

...Et ça c'est pas bien.

REFRAIN

Le cochon est tellement sage
Qu'en son honneur,
Je vous délivre un message
Qui vient du coeur.
Battons-nous pour les droits de l'homme
Avec raison
Puisqu'on dit souvent que les hommes
Sont des cochons.

Tout est bon dans le cochon
Du groin jusqu'au jambon, c'est bon.
La rate et les rognons,
La queue en tire-bouchon, c'est bon.
Désormais je veux chanter le cochon
Le pâté, le saucisson.
Répétons sur cet air polisson:
(Façon Jean Gabin) Ouh la mon petit gars je vais te dire:
Qui c'est qu'est bon? C'est le cochon...
C'est bon!



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
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