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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 31 octobre 2008 21:56



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Michel, un site sur la boucherie au XVIIIème:

http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2004-3-page-79.htm


Bonne nuit à tous

A demain.

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 1 novembre 2008 11:06



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Bonjour à tous

Je suis la première?...on voit que c'est le week-end...


En voyant ta photo de gardian hier,Joelle, je me suis rendu compte que c'est un métier non encore traité....

Gardian

Le gardian (du provençal gardian, littéralement « gardien ») est le gardien d'une manade camarguaise ou troupe de taureaux ou de chevaux élevée en semi-liberté et appartenant à un manadier. Pour le Code du travail, le gardian est un ouvrier agricole.



Au XIXe siècle et au tout début du XXe, le gardian ou bouvier est un ouvrier agricole occupant le bas de l'échelle sociale du monde rural camarguais. Il appartient à la masse des manouvriers qui louent leurs bras dans les campagnes françaises. Il est attaché à un domaine, le mas, et travaille sous les ordres d'un régisseur ou baile-gardian, sinon du maître lui-même (le pelot ou mèstre). Il n'est propriétaire ni de son cheval (quand on lui en confie un), ni de sa cabane (construite par un artisan sur les instructions du maître).




Héritières des premières cabanes d'habitation apparues au XVIe siècle en Camargue et apparentées aux cabanes de roseaux qui parsemaient au XIXe siècle le littoral languedocien et roussillonnais, les cabanes de gardians étaient construites à l?aide des matériaux végétaux disponibles localement, et ce uniquement pour des raisons de coût.



Les matériaux nobles, acheminés depuis les régions limitophes, étaient réservés à la construction des mas.

Le rôle principal du gardian est de garder les bious ou taureaux lorsqu'ils se sustentent, ce qu'il fait à pied et avec un bâton (le calos) ou de trier le bétail, ce qu'il fait à cheval et avec un trident (ficheiroun), longue gaule de frêne ou de châtaignier armée d'une douille conique en fer terminée par trois pointes.. Pour cette raison, il est souvent appelé gardo-bèsti (« garde-bêtes »).



Un autre outil est le seden, corde tressée avec du crin de jument et servant de lasso pour capturer le cheval dans la manade et de licol pour l?attacher.
La selle camarguaise, différente de sa cousine anglaise, comporte un troussequin élevé en forme de dossier et un pommeau également élevé.
Les étriers du gardian sont en forme de cage de façon à ce que le cavalier, en cas de chute, ne reste pas accroché et se dégage facilement.


Avant le XXe siècle, les gardians ont une tenue adaptée à leur travail et à la saison; Ils sont souvent en sabots.C'est le Marquis de Baroncelli ,promoteur du folklore camarguais dans la première moitié du XXe siècle, qui impose aux gardians amateurs un costume bien précis, afin de donner plus d'unité et d'allure à leur troupe lors des fêtes gardianes. Ce costume comprend une veste de velours noir à soutaches, un pantalon en tissu « peau de taupe » avec liseré noir, une chemise imprimée de couleurs vives, une ceinture (taiolo ou taillole), un grand chapeau de feutre noir (valergo ou valergue), une cravate (régate).Même le type de monture est spécifié : un cheval de race Camargue uniquement. En croupe, une jeune Arlésienne coiffée.



La Confrérie des gardians existe depuis 1513.

Autrefois simple bouvier, il est aujourd'hui principalement éleveur de taureaux et de chevaux, qu'il soit Manadier ou Gardian salarié.
(Sources: Wikipédia)

Bonne journée.




:bisou:

joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 1 novembre 2008 12:30



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La croix des gardians


Fer a marquer les bêtes lors de la ferrade




capture


détail du harnachement "dit" camarguais


détail du trident


une gardiane



Le Marquis de Baroncelli (1869-1943)

«Lou Marques», poète-éleveur, «roi sans couronne de Camargue», Folco de Baroncelli-Javon fut d'abord, selon son mot, un «chevalier de l'idéal mistralien». Dans la ferveur régionaliste inspiré par Frédéric Mistral et le Félibrige, il fonde en 1909 la Nacioun Gardiano pour conserver le patrimoine camarguais et promouvoir, avec leur confrérie, le folklore des gardians.
C'est lui qui impose aux gardians amateurs, afin de donner plus d'unité et d'allure à leur troupe lors des fêtes gardianes, le costume suivant: «veste de velours noir à soutaches, pantalon en peau de taupe beige, chemise voyante à gros carreaux, ceinture (taiolo), qui a évolué depuis, grand chapeau (valergue), cravate (régate) ; comme monture (paramen), cheval de race Camargue exclusivement. Ce sont ces jeunes gens que l'on voit assister à toutes les fêtes provençales, ayant en croupe de jeunes arlésiennes coiffées» (Carle Naudot, 1945).
Il prend la défense des minorités opprimées : les Boers, les Indiens et celle des vignerons révoltés du Languedoc. Il lance l'idée d'un parc national de Camargue. on peut voir le tombeau du marquis de Baroncelli, édifié par la Nacioun Gardiano, près de l'embouchure du Petit-Rhône.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 1 novembre 2008 13:01



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Je vous sohaite un excellent week end
Bisous Béné, Jean, Jean Marc, Sylvie, Khalida et Kty et tout le monde.

Pyrénées enneigées ce matin, mais temps magnifique.

Bisous et à lundi


P.S.
ci-dessous l'histoire de la caricature

http://pagesperso-orange.fr/art-deco.france/caricature.htm

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 1 novembre 2008 16:12



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Bon week-end Joelle

Très interessante cette histoire de la caricature...



:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 1 novembre 2008 20:53



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Bonne soirée à tous

A demain.

:bisou:
Michel.L2227
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 1 novembre 2008 22:16


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Messages: 527
bon week end a tous et toutes
Michel
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 09:32



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Messages: 937
Bonjour Bénédicte, Joëlle, Jean,Kty et ceux que j'aurais oublié.
Un bonjour à lava vite avant de se préparer à travailler... Alea jaca est!
Bon dimanche à tous.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 11:05



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Messages: 4 963
Bonjour à tous
Kty,Jean Marc,Michel,Jean,Joelle,Sylvie,Khalida,Christophe.... la liste s'allonge de jour en jourSmile

Kty,voici selon le Littre les définitions de lieutenant:

Etymologie:Lieu, et tenant, celui qui tient le lieu, la place

1)Celui qui tient la place d'un chef et qui commande en son absence

2)Lieutenant général du royaume, celui qui fait les fonctions du roi, quand le roi n'est pas reconnu pour quelque cause que ce soit, quand il est prisonnier, etc.
-Titre donné à quelques grands officiers.

3)Dans l'armée, officier qui est immédiatement après le capitaine, le deuxième officier d'une compagnie.
- Lieutenant-colonel, celui qui commande le régiment après le colonel.
- Lieutenant général, officier supérieur qui occupait le second grade dans les armées.
Lieutenant général des armées du roi, ou, simplement, lieutenant général, s'est dit aussi pour le grade qu'on nomme aujourd'hui général de division.
-Lieutenant de roi, ou commandant d'armes, celui qui commandait en l'absence du gouverneur, dans une place de guerre

4) Dans la marine
Aujourd'hui:
- Lieutenant de vaisseau, officier dont le grade est immédiatement inférieur à celui de capitaine de frégate.
-Lieutenant en pied, l'officier en second d'un bâtiment de guerre, quel que soit son grade.
Anciennement:
- lieutenant général des armées navales, titre de l'officier général qui commandait sous le vice-amiral
-lieutenant général des galères, officier général qui commandait les galères de France
--lieutenant de galère,sous les ordres du précédent.
- lieutenant de l'amiral, fonctionnaire qui, dans les siéges particuliers d'amirautés, exerçait, au nom de l'amiral de France, une surveillance active sur tout ce qui était de la charge et des prérogatives de ce dignitaire
- lieutenant de frégate légère
-lieutenant de flûte, titre d'un officier qui servait sur les flûtes
-lieutenant de galiote
-Lieutenant de port, officier inférieur au capitaine de port

5) Dans l'ordre civil. Lieutenant civil, le magistrat du Châtelet, lieutenant du prévôt de Paris, qui connaissait des causes civiles.
-Lieutenant criminel, magistrat qui connaissait des causes criminelles.
-Lieutenant général, celui qui présidait le tribunal d'une sénéchaussée, d'un bailliage
-Lieutenant général de police, magistrat qui avait à Paris la direction de la police
-Lieutenant criminel de robe courte, lieutenant du prévôt de Paris, qui remplissait à peu près les fonctions du préfet de police de nos jours.


6)Lieutenant de louveterie, celui qui avait une permission de chasse étendue et accordée sous la condition d'avoir un équipage pour détruire les loups (terme de venerie)


Donc, oui pour lieutenant de roi.
Mais je n'écarterais pas completement "lieutenant des bois de..." car j'ai trouvé "sergent des bois"... Pourquoi pas un grade supérieur pour un garde des bois d'une Grande Maison,Maison princière ou autre...?

Moi dans mes ancêtres,j'ai un simple
"garde des bois et plaines de Messire de Louvois"....

Bon dimanche



Chantal.B608
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 11:37



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Messages: 1 603
BONJOUR A TOUS, génial vos explications sur les métiers ,JE VIENS VOUS DEMANDER UNE PETITE INFO. je voudrais savoir quel rôle tenais a bord d'un bateau, un "CHEF DE BORDEE" et sur quel genre de bateaux exercait-il?? merci pour vos infos a venir et bon dimanche Thumb Up CHANTAL



GENEALOGIQUEMENT------CHANTAL
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 12:39



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Tu as raison Jean, le lieutenant à l'ordinaire s'inclut dans le nº5 "Dans l'ordre civil.."

Mais comme Mr Littré ne l'a pas fait lui-même,je n'ai pas osé le rajouter......Mr. Green

Pour Chantal:

Voici les définitions du mot bordée dans le milieu maritime:

1. Route parcourue par un bâtiment avec le vent contraire entre deux virements de bord.

2. L'équipage est divisé en deux bordées (quarts) se relayant à intervalles réguliers : partie de l'équipage assurant le service pour une période donnée. Il y a les tribordais et les bâbordais.

3. L'ensemble des canons d'un côté du navire et par extension, des projectiles tirés par les canons d'un même côté du navire.

4. Le marin rentrant à bord après avoir arrosé la soirée ou fait ripaille a tiré une bordée

Un chef de bordée serait équivalent `chef de quart.
Il s'agit d'une fonction exercée par un matelot ou un officier pendant la durée d'un quart et on peut le trouver sur tous types de navires...

Mais j'aimerais bien qu'un marin puisse venir nous confirmer (ou infirmer) ce que je viens de vous dire....Blink

Amicalement
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 16:47



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...bien sûr Jean,mais je vais laisser la définition plus aseptisée de "arroser la soirée ou faire ripaille"Wink


Equipage sur un navire de guerre au XIXe siècle. Tableau peint par Anton Romako.



J?ai également trouvé ?chef de bordée?, dans la Marine Ancienne, parmi les gabiers.
Sur les voiliers anciens, le nombre des gabiers (matelots spécifiquement affectés à travailler dans la mâture aux man?uvres et à l'entretien du gréement (mâts, vergues, voiles, man?uvres courantes et dormantes...)). était très important, du fait des très grandes surfaces de toile. Ne se mélangeant pas au reste de l?équipage, il n'était pas rare, lorsque le temps était beau, qu'ils dorment même dans les hunes. Ils étaient affectés par équipes, sous l'autorité d'un chef de hune, à la man?uvre d'un mât. Les quarts étaient répartis alors entre "bâbordais" et "tribordais"






:bisou:
Othman.T
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 16:51


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Messages: 889
Chers amis bonjour
Comme indiqué en première page je suis allé voir page 15 pour la liste de métiers étudiés il y en adeux qui y sont.
Mais je n'ai pas trouvé le métier de PUITIER trouvé sur une acte dans le Cher, ne s'agirait-il pas d'un puisatier?
En attendant de vous lire
Recevez toutes mes amitiés
Othman
Toutes mes amitiés du Languedoc
Othman.T
http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=antoine8
Othman.T
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 16:52


Inscrit le: 14/06/2007
Messages: 889
Chers amis bonjour
Comme indiqué en première page je suis allé voir page 15 pour la liste de métiers étudiés il y en a deux qui y sont.
Mais je n'ai pas trouvé le métier de PUITIER trouvé sur une acte dans le Cher, ne s'agirait-il pas d'un puisatier?
En attendant de vous lire
Recevez toutes mes amitiés
Othman
Toutes mes amitiés du Languedoc
Othman.T
http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=antoine8
Chantal.B608
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 17:00



Inscrit le: 03/10/2006
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MERCI BENEDICTE de votre info, il s'avére que dans mes ancétres "FAMILLE BRIAND" mon grd père, et mon argpère étaient marin, et ça me pose plein deproblème's pour les retrouver grd père né a PLOEZAL, mais argrdP7RE OU???? DONC JE ME DIRIGE VERS LA PROFESSION ;le témoin du X de mon grd père était "CHEF DE BORDEE" voilà , encore merci de votre réponse a +++ CHANTAL



GENEALOGIQUEMENT------CHANTAL
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 17:46



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Bonjour Othman

En effet puitier est un vieux mot pour puisatier

?Un puitier qui creuse et fait les puis, Putearius.?

Puisatier (puitier)

Personne qui creuse ou répare les puits.



on peut raisonnablement penser que les premiers puits étaient de très simples trous non protégés des éboulements et qui n'ont pas résisté au temps et ont disparu. Les plus anciens puits sont datés du Néolithique et sont localisés sur le pourtour de la Méditerranée ou en Europe centrale et Europe de l'Est. Le plus ancien puits au monde a été découvert à Chypre sur le site de Kissonerga ; il est daté du Xe au IXe millénaire. En Israël sur le site sous-marin de Atlit-Yam un puits est daté du VIIIe au VIIe millénaire BP. Ces puits sont ronds et cimentés, tandis que les puits trouvés en Europe centrale et de l?Est et appartenant à la civilisation rubanée sont construits en planches de bois imbriquées et horizontales formant un casier dans le sol. Beaucoup plus nombreux sont les puits datés des Âges du Cuivre, Bronze et Fer que l'on retrouve un peu partout en Europe.

Très souvent le puisatier était aussi sourcier (voir sourcier en p 25 ) sinon il faisait appel a lui pour savoir où et à quelle profondeur creuser.



Les puits artisanaux sont creusés à la force des bras. La largeur du puits doit être assez importante pour qu'un homme puisse y travailler, et sa profondeur dépend de celle de la nappe phréatique
Le puisatier trace un cercle sur le sol. Au centre, il plante un piquet auquel il attache une ficelle, longue de 70 centimètres. Et il donne le premier coup de pioche.
Une pioche, une pelle au manche raccourci, un seau pour remonter la terre, une chèvre, tel est l'équipement, rudimentaire, qui suffit au puisatier. Quant au fil à plomb, il n'est pas nécessaire. La technique de la progression en colimaçon a fait, depuis belle lurette, ses preuves.
Pour creuser un puits plusieurs personnes sont nécessaires : un homme au fond du trou pioche, rassemble la terre extraite dans un seau qui est remonté à la surface par un équipier. Si le trou est très large, il peut y avoir deux personnes au fond, l'une pour piocher, l'autre pour pelleter. Lorsque le trou atteint la nappe phréatique et se remplit d'eau, le creuseur doit alors dénoyer le puits en évacuant l'eau accumulée.
Les puisatiers d'autrefois mettaient en place une chèvre faite de trois rondins liés en haut et fichés en bas dans le sol autour du trou à creuser. Une poulie y était attachée. Ils utilisaient aussi un plateau de bois posé en corde sur l'ouverture du puits, pour pouvoir sortir plus facilement les seaux pleins.




Une fois le trou creusé, il fallait bâtir la gaine du puits entre le niveau de la nappe et la margelle avec des pierres en respectant les règles de la maçonnerie (croisement des joints, pose en boutisse, calage à l'arrière). Les pierres étaient descendues dans un seau ou au bout d'une corde pour les plus grosses. Les margelles des puits des grandes bâtisses traditionnelles sont constituées de pierres finement taillées et portent fréquemment des sculptures.






Bonne soirée






:bisou:

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 2 novembre 2008 21:47



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Messages: 4 963
Bonne nuit à tous

A demain

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 09:59



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Pas très chaud ce matin.....




Bonne journée.

:bisou:
Elodie.J119
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 11:43



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Bonjour à tous et toutes

Je suis " tombée" sur votre rubrique - très intéressante au demeurant - tout à fait par hasard.
Quelqu'un pourrait me dire ce qu'était un POUPELIER ou POURPELIER ?? J'en trouve plusieurs dans mes ancêtres ....
Merci d'avance et
BONNE JOURNEE à toutes les personnes de ce fil.
Elodie

joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 11:52



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Bonjour Elodie,

Poupelier Ouvrier séparant le lin et le chanvre pour en faire des poupées destinées à la vente.

Il me semble que Béné avait fait quelque chose sur la culture du chanvre.

Elle pourra sans doute vous en dire plus.

Amicalement

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 12:12



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Bonjour Béné, et toute la troupe des métiers.

Bravo Béné, pour les Gardians et les puisatiers. Super.
Très bonne journée à tous. à +

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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 12:43



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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 12:58



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Salut Joelle,alors on a une oie bien grasse pour déjeunerChef ...super!

J'ai bien essayé d'aider ma grand-mère a plumer une poule quand j'étais petite....mais je n'étais pas très douée...Wink

Pour Elodie

Joelle vous a donné la définition de poupelier(Ouvrier séparant le lin et le chanvre pour en faire des poupées destinées à la vente.)
et en effet j'ai parlé du traitement du lin dans le chapitre sur le tisserand en p21.

Attention la poupée vendue par le poupelier n'est pas le jouet d'enfant que l'on connait..... celle-là, c'est le poupetier qui la fabrique...


Selon les dictionnaires anciens:

Poupée, en termes de fileuse, se dit du paquet d'étoupe ou de filasse dont on garnit le fuseau.

Le lin était trié par le poupelier et séparé en qualités bien distinctes;
entre elles, la poupée ou brin, ou c?ur de lin, comprenant le lin le plus fin.

Il devait intervenir après le peignage

Quant au chanvre,il a été étudié en p68

Amicalement
christ.L12
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 14:29



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 15:19



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Aujourd'hui ST HUBERT patron des chasseurs :






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Othman.T
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 16:42


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Messages: 889
Bonjour la file
Bonjour Bénédicte
Merci pour votre long exposé sur les puitiers, je n'ai eu votre message que maintenant en effet la surveillance de la file avait été annulé.
Encore merci
Amitiés
Othman
Toutes mes amitiés du Languedoc
Othman.T
http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=antoine8
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 19:20



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Bonsoir Jean et Kty,

Merci Kty pour ce brillant exposé sur St Hubert.

Bisous à tous les deux
à+

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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 19:27



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Pendant longtemps, la généalogie a été l'apanage des grands de ce monde, de la noblesse.

Attention, cependant ! De nombreux généalogistes d'autrefois n'étaient pour le moins pas très regardants quant à la véracité des filiations qu'ils rédigeaient, pas forcément toujours par manque de documents ou par paresse, parfois simplement parce qu'ils étaient au service du (petit) seigneur ou puissant local soucieux d'exhiber une ascendance ronflante ou glorieuse.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 19:29



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Généalogie dans l'Égypte antique
(Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.)



La généalogie, science de la recherche des origines et filiations des familles, constitue un axe important de la compréhension de l'Égypte antique.

Dès l'antiquité, les Égyptiens ont constitué des listes de rois telle que celle rapportée par Manéthon. Les spécialistes ont donc utilisé ces listes pour établir l?arbre généalogique des dynasties royales et de certains clans qui se sont distingués pendant l?histoire de l'Égypte.

Tout travail relatif à la généalogie repose sur la terminologie de parenté qui, en Égypte ancienne, qualifie essentiellement les membres appartenant au noyau familial, à savoir le père (jt), la mère (mw.t), le frère (sn), la s?ur (sn.t), le fils (s?), la fille (s?.t), ainsi que l?épouse (?m.t) et l?époux (??y).

Une des difficultés majeures dans l?élaboration d?arbres généalogiques réside dans la définition du champ sémantique auquel se rattache un terme de parenté. Il est aisé par exemple, de se servir de la formule dédicatoire du type jr.n=f m mnw=f n jt=f « c'est pour son père qu'il a construit son monument » comme indice de filiation réelle, alors que « père » doit, dans ce cas, être compris dans un sens large faisant allusion à une filiation divine.

Autre obstacle, l?uniformité des noms propres en Égypte antique : lorsque le même nom est attesté dans plusieurs documents, à combien de personnes a-t-on affaire ? Cette tâche est d?autant plus ardue, qu'un nom de personne est parfois associé à une fonction particulière. Ainsi, au cours de la XVIIIe dynastie, de nombreux grands prêtres de Memphis portèrent le nom de Ptahmosé ; à la XXIe dynastie, la fonction de grand prêtre de Mout était souvent exercée par des hommes qui s?appelaient tous Ânkhefenmout.

Il arrive aussi qu?une même personne change de nom à quelques reprises au cours de sa vie, comme le fils aîné de Ramsès II qui prit successivement les noms d?Amonherouenemef, Amonherkhepeschef, puis Séthiherkhepeschef.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 20:49



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Représentation de l'arbre généalogique de la Vierge.Olivenza(Badajoz-Espagne))

Pour en savoir un peu plus sur le généalogiste professionnel:

http://www.cgpro.org/faq.htm#1
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 20:51



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Bonsoir Béné, Bonsoir à tous
à demain.

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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 novembre 2008 22:32



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Bonne nuit Joelle,bonne nuit à tous.

A demain



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 10:49



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Bonjour à tous

Sylvie,Joelle.....et tout le monde...

Poupetier

Celui qui fabrique et vends des poupées.


Tableau d'Angelo Comte de Courten

Dans les temps les plus anciens, il n'y avait pas d'artisans spécialisés dans la
confection des jouets. Ceux-ci étaient fabriqués à la commande par des orfèvres, des
ébénistes, des couturiers, des menuisiers, des charpentiers, des ébénistes ou des tourneurs sur bois. Grâce à leur savoir-faire, certains d'entre eux travaillaient pour la Cour, tel ce verrier à qui le futur Henri II passe commande, en 1543, d'un petit ménasge de verre pour Diane, sa fille naturelle. Les Livres de comptes évoquent certains d'entre eux, comme Allebret, orfèvre du comte de Flandres, chargé pour le prix de 9 francs, en 1376, de la façon de petites escuelles et plats d'argent pour ébastre Mademoiselle Marguerite ; ou Jehan Duvivier,orfèvre du roi Charles VI, prié de réparer le moulinet d'or de la petite Isabelle de France, en 1390, et les hochets de Jehanne de France, en 1391.


Au XVe siècle, des professions commencent à se spécialiser : les bimbelotiers font des
dînettes de plomb et d'étain, les tabletiers réalisent des jeux et des jouets d'adresse, les
tourneurs sur bois associés aux vanniers ont le droit, à Paris, de vendre berceaulx, serceaulx,fluttes, chifflés, billes, billards. Les artisans ne pouvant vendre que leur propre production, les merciers deviennent les intermédiaires obligés, proposant une grande variété de jouets.


Soupière et saucière.Dinette en porcelaine.

Au XVIe siècle, il est fait mention, la première fois en 1501, en plus des artisans cités
plus haut, des poupetiers faiseurs et enjoliveurs de poupées A l'origine, c'étaient des
stucateurs d'art, habiles dans le moulage, ce qui les amena à la fabrication des poupées et des ménages inspirés de ceux fabriqués par les bimbelotiers miroitiers. Il s'ensuit une
concurrence, exacerbée par le fait que ces derniers sont organisés en métiers jurés, alors que les premiers exercent un métier libre. Progressivement et probablement du fait de leur petit nombre, les poupetiers seront absorbés par les bimbelotiers dans le courant du XVIIe siècle.
Entre 1600 et 1700, environ 200 bimbelotiers seront répertoriés dans Paris, regroupés
dans le quartier de la rue Saint-Denis. Il est cependant impossible de distinguer parmi eux ceux qui sont spécialisés dans la fabrication des jouets. on peut simplement estimer que l'ensemble des artisans du jouet : bimbelotiers, tourneurs et tabletiers, patenostriers ou orfèvres représentent 0,5 à 1% des maîtres, tous métiers confondus.


Poupée à tête en porcelaine.XIXème

Longtemps, très longtemps, Paris garda la suprématie dans cette industrie de la poupée, industrie qui employait surtout des femmes.
Au XIXème siècle,dans les usines où se fabriquent les poupées, ce sont généralement des hommes qui font le système musculaire de la poupée ( épaules, coudes, poignets, hanches, chevilles articulées par un système de rotules) et aussi les membres de bois : bras, jambes, torses ; les mains estampées en pâte, les cervelles de liège qui supporteront la chevelure, de même que les têtes en porcelaine , dont les moules doivent rester vingt-quatre heures soumis à une température de 1,800 degrés.



Mais tout le reste est oeuvre-féminine. Ce sont des ouvrières qui font les yeux en verre avec un chalumeau à gaz et les fixent à la cire vierge, qui montent et tressent la chevelure, en thibet ou en laine, dans le liège que renferme le crâne, qui peignent la figure, l' une donant le rouge aux joues, l' autre l' incarnat aux lèvres, la troisième l' éclat aux sourcils.
Ce sont elles qui coupent les petites chemises à l' emporte-pièce, après quoi la poupée est mise en boîte et envoyée aux tailleuses qui l' habillent à la dernière mode.
Il y a quelques années encore, Paris comptait tout un monde de couturières, lingères, modistes, cordonniers, fleuristes, perruquiers dont les poupées étaient la seule clientèle. Des maisons entières étaient exclusivement occupées à la confection des robes de ces petites coquettes.



(Sources: Les jouets des enfants de France.Claude Lamboley. Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, 2OO4
Ernest LAUT.Le Petit Journal illustré du 12 Janvier 1908)



:bisou:

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 11:00



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Histoire de la poupée



L?archéologie place les poupées comme étant possiblement les premiers jouets connus. Certaines ont été trouvées dans des tombeaux d'enfants égyptiens, lesquels datent du XXème siècle av.J-C . Ce sont des figurines en terre cuite, en bois, en os, en cire, en ivoire, en jade. Dès le Vème siècle av. J-C, on trouve des figurines mobiles, les bras et les jambes sont mobiles, l'articulation des membres est un critère de l'adaptation à l'activité ludique.
Les articulations se font aux bras, mais aussi aux genoux. Elle est très répandue et son commerce va dans tout le bassin méditerranéen grâce aux marchands de céramique.
Les Chinois ont été parmi les premiers à fabriquer des poupées en porcelaine.


-En Grece Antique, il y a l'artisan du village qui utilise des chutes de bois ou de terre pour fabriquer des poupées et, pour la fabrication en série, ce sont ceux qui habituellement fabriquent des poupées votives et acceptent de fabriquer des poupées pour jouer si on leur demande en grande quantité. Elles ont de 20 à 25 cm de hauteur.
Elles représentent une petite fille, mais aussi des personnages de la rue : des danseurs, des comédiens, des soldats. Elles sont faites avec des moules. La poupée est entre la réduction de l'image humaine, la statuette, qui a un côté magique et le jouet. Ce sont des jouets, mais elles ont peut-être aussi une valeur religieuse. Elles servent au culte domestique, funéraires comme ex-voto d'un pèlerinage. C'est aussi l'instrument du sorcier.



Poupée faite en os, époque romaine, IIIe siècle après Jésus-Christ.

-À Rome, au berceau, les jouets de l'enfant sont consacrés à Bacchus et, dans la tombe, aux dieux infernaux. Elles sont aussi en ivoire, en os, en bois dur. Au moment du mariage, la vierge vouait sa poupée à Venus. Quand elle a un enfant, elle allait suspendre au temple une image du nourrisson.
-Pour le Moyen Âge, on a guère de renseignements. Certaines poupées du XIIIème siècle ont subsisté jusqu'à nous (en montre à Strasbourg). Ce sont des figurines de terre cuite : dames et cavaliers. Elles sont moulées en un seul bloc et ont une belle expression.

-Au XVIème siècle apparaissent les premières poupées fabriquées par les artisans pour les enfants de l'aristocratie. Elles sont faites en bois et en chiffon.

-Vers la fin du siècle, la poupée-mannequin, dont le but est de promouvoir la mode française à l'étranger, est créée. C'est un objet de retransmission de la mode et d'ornementation, aussi bien qu'un objet enfantin. C'est plus le double de la petite fille qu'un poupon.



on appelait ces poupées des pandores, et souvent on en envoyait deux en même temps, l' une pour la grande toilette, l' autre pour le déshabillé la grande pandore et la petite pandore.
La poupée devint ainsi l' accessoire indispensable de toute exportation de nouveautés, et il arriva souvent que, faute d' une poupée, des négociants virent le placement de leurs envois compromis.
Les villes de Nuremberg et de Hambourg sont connues pour leurs poupées en bois de buis. Ce sont des centres importants de fabrication de poupées.


-À Paris, les bimbelotiers, les premiers « fabricants de poupées », font de belles poupées, bien habillées et coquettes. En 1571, la duchesse de Baviere en commande plusieurs. on fabrique aussi des poupées à 1 franc. En 1540, un document mentionne des poupées fabriquées avec un mélange de terre, de papier et de plâtre.


illustration des Petites Filles Modèles ( Comtesse de Ségur (1799-1874))

-Au XVIIème et au XVIIIème siècle apparaissent des poupées plus raffinées, aux yeux de verre, avec les membres en peau et les cheveux peints. Les matériaux se diversifient : cire, papier mâché et cire moulée sur papier mâché. Cela permet d'obtenir des poupées meilleur marché.



-Au XVIIIème siècle, les poupées de cire sont fabriquées pour les enfants riches, et sont de plus en plus fragiles et luxueuses. Les productions sont de deux familles italiennes émigrées à Londres : Pieroti et Motanari. Elles font la concurrence aux fabricants français.


Poupée Saint Antoine en papier mâché.XIXème

-C?est au XIXème siècle que la fabrication industrielle remplace le travail des artisans.
La poupée possède un corps raide en bois gainé de peau, les membres sont en tissu ou en peau bourrée de sciure de bois. La tête est en papier mâché avec des yeux de verre et les cheveux peints. Elle est de plus en plus réaliste, son cou pivote.



Elles auront ensuite généralement la tête en biscuit (porcelaine mate cuite 2 fois).
En 1878, lors de l'Exposition universelle de Paris, un nouveau type de poupée fait son apparition sur le marché : « le bébé » à tête en biscuit, qui représente désormais l?enfant de 3 à 12 ans.
L?apparition du « bébé » correspond au formidable essor international de l?industrie française de la poupée et du jouet.

En 1899, quoique très populaires, les principaux fabricants français de poupées se réunissent dans une société unique, la Société française de fabrication de bébés et jouets(SFBJ) pour tenter d?endiguer la concurrence étrangère, notamment allemande.
La nouveauté de la production de la SFBJ a consisté en une série de « bébés de caractère » aux traits expressifs et aux proportions de très jeunes enfants, voire de nouveau-nés.


Carte postale 1911

-Avec les « années folles », de nouveaux matériaux concurrencent le biscuit dans la fabrication de poupées : le celluloïd, la composition, le papier mâché, le tissu bourré, la feutrine, entre autres.


Poupard carton bouilli

Simultanément, un nouveau type morphologique de poupée s?impose sur le marché : le « poupon » à corps mou qui représente le nouveau-né, avec une grosse tête sans cheveux et des yeux qu?on dit « vivants », puisqu?ils regardent aussi sur le côté.
Au moment où l'hygiène prend de l'importance, on apprend à laver les « baigneurs », mais on continue avec le chiffon, le caoutchouc et le carton bouilli.


Poupées en celluloïde
.
-La deuxième moitié du XXème siècle voit le développement des nouvelles matières plastiques et l?abandon progressif de tous les autres matériaux. En revanche, la variété des poupées fabriquées à cette époque est exceptionnelle : les poupées classiques côtoient aussi bien les baigneurs que les toutes nouvelles poupées-mannequins, poupons à corps mou que les poupées caricaturales ou humoristiques.
(Wikipédia)



Bonne journée




:bisou:

Marthe.91
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 11:58



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Messages: 913
Bonjour,

Je viens de découvrir votre fil que je trouve passionnant en cherchant sur Castelnaudary, j'ai découvert Joelle votre article. Passionnant, je suis née à Castelnaudary et j'ai commencé ma carrière à la Coopérative Agricole Lauragaise avec Jean Piat (directeur technique) et de Laurens Castelet (Président). Bravo et merci, j'ai copié cet article. Il va me falloir plusieurs jours pour lire un maximum de post , très instructif.
Merci à tous de nous faire partager votre savoir ou vos trouvailles


bien cordialement - Marthe
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 12:26



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Bonjour Béné, Kty, Sylvie et tout le monde.

Book bravo Pour les poupées à Béné et Kty.

Je me souviens avoir eu un baigneur en celluloïde et pour une noël une poupée en caoutchouc nommée "tropézienne" la nouveauté est qu'elle était Noire de peau et les cheveux crépus.

Je ne me rappelle plus le nom du fabricant, mais c'était une marque très connue.

J'en ai pas revue d'autre depuis.

Excellente journée à tous ; il fait très beau aujourd'hui et je vais aller me ballader un peu pour profiter du soleil et de la relative douveur.

Bisous à tous
à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 12:30



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Ca y est je l'ai retrouvée!!!!!!!!!!!!!

C'était une poupée BELLA et j'ai même la photo, sauf que la mienne était habillée en Madras



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 14:11



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Pour Joelle et Kty

Histoire des poupées noires


LES POUPEES NOIRES D'EUROPE

Les premières poupées noires remontent au début des années 1800. Elles étaient en papier, papier mâché, porcelaine, bois, bisque, plastique dur, vinyle, résine, ainsi qu'en chiffon. Les poupées de chiffon étaient faites par les esclaves qui servaient comme jouets pour leurs enfants.

Les premières poupées noires, produites en série étaient typiquement la version sombre des poupées blanches équivalentes.

En fait, les poupées noires de manufactures débutèrent en premier en Europe. D'abord CARL BERGNER d'Allemagne qui a réalisé une poupée à trois faces (avec un visage à enfant noir criant et deux visages blancs plus heureux.

En 1892, Jumeau de Paris a fait de la publicité pour des poupées noires et poupées mulâtres avec les têtes en bisque.
GEBRUDER HEUBACH d?Allemagne a fait dans la bisque une grimace. D'autres établissements de la poupée noire européenne suivirent tels que Bru Jne & Cie de Paris, Société Française d'Invention de Bébé & Jouets (S.F.B.J.) et Kestner d'Allemagne


Poupée SFFBJ.

De nombreuses marques de poupées françaises sont nées à ce moment-là : Raynal, Gégé, Petit Collin....
Les compagnies américaines ont commencé à inclure les poupées noires dans leur production au début des années 1900. Entre 1910 et 1930, Horsman, Vogue et Madame Alexander ont introduit des poupées noires dans leurs lignes de poupée. Et progressivement, les autres compagnies américaines ont fait de même.


Poupon Petit Collin

LES POUPEES NOIRES D?AMERIQUE

Jusqu?en 1990, la seule poupée que l'on voyait dans la publicité écrite et télévisée avait un teint clair et des yeux bleus. Ce n?est qu?à partir de cette date que Mattel, conscient de l'importance du marché "ethnique" a inséré les poupées "ethniques" dans sa publicité. Car si le modèle qui se vend le plus reste le modèle "occidental", en 1967, MATTEL a mis sur le marché une poupée noire, Francie, à laquelle sont venus s?ajouter par la suite Marina l'Asiatique, Teresa l'Hispanique, Christie et Steven, le couple de Noirs. Tout comme l'Asiatique ou l'Hispanique, la poupée noire n'était qu'une version en couleur, peu typée, de la poupée Barbie.
Compte tenu de la volonté de certains groupes d'affirmer leur identité ethnique, Mattel a lancé en octobre 1991, une nouvelle série de poupées noires, plus typées, Shani. Les poupées Shani ont un visage dont les traits ressemblent davantage au type afro-américain : la firme espérait que cela l'aiderait à conquérir une plus grande part du marché.


(Sources:http://poupeesdestropiques.com/Site_POUPEES_DES_TROPIQUES/Bienvenue.html)

:bisou:

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 14:18



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Jean, pas trouvé la différence entre Chymiste et Chymiste privilégié...reflechis
Quels privilèges pouvait-il avoir...???

Si vous voulez connaître l'histoire de la chimie:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_chimie

Bonne après midi.

:bisou:
Joële.F2
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 15:02


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Messages: 125
Bonjour à toutes et à tous

Je vous lis très régulièrement, et je pense vraiment que vous devriez faire un livre avec toutes les infos et les illustrations dont vous nous faîtes profiter...

Je viens de trouver à Saint Just dans le CANTAL en 1739, un de mes très loitain ancêtre exerçant le métier d'escloupier (ou escleupier) - difficile à lire sur l'acte.
Mais que faisait-il donc ????

Merci si vous pouvez m'aider.

Bien amicalement
Joële
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 15:16



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Bonjour Joele

En Auvergne,escloupier est un autre nom donné au fabricant de sabot (sabotier)

Sabotier étudié en p 11.

Amicalement

Ah..d'accord Jean, je pensais que c'était sa grand mère africaine...
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 15:44



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Pour Joele

Escloupier


Quant te costèron (ter)
Les esclòps bis
Quand èran (ter)
Nuòus ? bis

Cinc sòus costèron (ter)
Les esclòps bis
Quand èran (ter)
Nuòus. bis

Èran de fraisse (ter)
Les esclòps bis.
Quand èran (ter)
Nuòus bis

Ieu les ferrère (ter)
Les esclòps bis
Quand èran (ter)
Nuòus bis

Cinc sòus de tachas (ter)
Pels esclòps bis
Quand èran (ter)
Nuòus bis

Ieu les batère (ter)
Les esclòps bis
Quand èran (ter)
Nuòus bis

Cinc sòus de batas (ter)
Pels esclòps bis
Quand èran (ter)
Nuòus bis

Ieu les portère (ter)
Les esclòps bis
Quand èran (ter)
Nuòus bis

Ieu les trauquère (ter)
Les esclòps bis
Quand èran (ter)
Vièlhs

Ieu les plorère (ter)
Les esclòps bis
Quand èran* (ter)
Vièlhs bis


Combien ont coûté tes sabots
Quand ils étaient neufs ?
Ils coûtèrent cinq sous
Les sabots
Quand ils étaient neufs
Ils étaient en frêne mes sabots
Quand ils étaient neufs
Je les ai ferrés mes sabots
Quand ils étaient neufs
cinq sous de clous ( La tacha est un clou à tête grosse)pour mes sabots
Quand ils étaient neufs
J?ai mis une bride à mes sabots
Quand ils étaient neufs
Cinq sous de bride (La Bata est la bride en cuir)pour mes sabots
Quand ils étaient neufs
Je les ai portés mes sabots
Quand ils étaient neufs
Je les percés mes sabots
Quand ils étaient vieux
Je les ai pleurés mes sabots
quand ils étaient vieux.



Sources:
http://www.cantalpassion.com/


:bisou:
Elodie.J119
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 15:54



Inscrit le: 17/06/2007
Messages: 2 004
Mon message de ce matin ne semble pas être passé..

Bonjour à tous et toutes !!
Et mille mercis à JOELLE & BENEDICTE pour leurs réponses rapides et très détaillées pour le métier de POUPELIER qui me concernait.
Toutes mes félicitations pour ce fil très instructif, varié et si joliment illustré.
Dès que j'en aurai la possibilité je viendrai faire un petit tour pour rattapper le temps perdu.
BRAVO à tous les intervenants et BON MARDI
Elodie

christ.L12
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 16:10



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Messages: 10 301
bonjour ,

je croyais que saint Hubert était le saint patron du faux beurre,(avec de l'eau à la place de la matière grasse )

il faut faire attention avec les poupées ,des fois il y a des aiguilles plantées dedans et notre bon Président n'aime pas ça !!!
!

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 17:05



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Messages: 937
Bonjour Bénédicte, Joëlle, Jean, Christophe, Kty, Khalida etr ceux qui auraient été oublié.
Trés bien vos articles sur les poupées!

Pour Jean : opiat : (source le site france-pitoresque)

LES PERRUQUIERS
(D'après un article paru en 1862)
Le perruquier pouvait se croire, sous Louis XV, d'une importance considérable. C'était son art qui semblait assigner à chaque personnage son rang dans le monde ; on se distinguait les uns des autres par la perruque : noblesse, tiers état, clergé, autant de degrés hiérarchiques de la société, autant de perruques diverses. Là ne se bornaient pas les attributions du perruquier : il était en rnême temps barbier, baigneur, étuviste. En un mot, il était le factotum de la toilette, le serviteur des grâces et de la beauté, par privilège du roi.

« La beauté que nous avons assignée à nos cheveux, dit un perruquier du dix-huitième siècle, est une beauté rare ; peu de personnes, surtout les hommes, se trouvent les avoir avec toutes les qualités nécessaires, dont voici les conditions, qui sont d'être raisonnablement épais et forts, d'une belle couleur châtain, plus ou moins foncée, ou d'un beau blond argenté, d'une longueur moyenne, descendant jusqu'à la moitié du dos. Il faut encore que, sans être crêpés, ils frisent naturellement, ou du moins qu'ils tiennent longtemps garnis. Les cheveux, en général, sont sujets à bien des accidents et des défauts qu'il fallait supporter ou du moins pallier avant que la perruque eût été imaginée. Plusieurs se trouvaient en avoir très peu ; il y a des maladies qui les font tomber ; ils se dégarnissent quelquefois sans aucune maladie apparente, de manière que non seulement les personnes âgées mais celles qui ne le sont pas encore, deviennent chauves avant le temps. Il fallait donc se résoudre à porter des calottes, coiffures tristes et plates, surtout quand aucuns cheveux ne l'accompagnent. Ce fut pour remédier à ce désagrément qu'on imagina au commencement du règne de Louis XIII d'attacher à la calotte des cheveux postiches qui parussent être les véritables. on parvint ensuite à lacer les cheveux dans un toilé étroit de tisserand, comme aussi dans un tissu de frangé qu'on nomme Le point de Milan. on cousait par rangées ces entrelacements sur la calotte même, rendue plus mince et plus légère ; pour cet effet, on se servait d'un canepin (l'épiderme de la peau de mouton), sur lequel on attachait une chevelure qui accompagnait le visage et tombait sur le cou : c'était alors ce qu'on appelle une perruque. » (Art du perruquier)

on faisait d'abord les perruques à tresses sur trois soies et cousues sur rubans ; puis on parvint à imiter complètement une chevelure naturelle. Cette découverte parut « si bonne et si secourable » qu'en 1656 le grand roi créa quarante-huit charges de barbiers perruquiers suivant la cour ; deux cents charges étaient établies en faveur du public. Un autre édit en ajouta deux cents autres en 1673.

La mode nouvelle fit sortir beaucoup d'argent de France ; il fallait se procurer des cheveux à l'étranger, la production indigène ne suffisant plus. Colbert s'émut de ces exportations de numéraire ; il voulut abolir l'effet dans sa cause et remplacer les perruques par des bonnets, dont on essaya même des modèles devant le roi. Les perruquiers se hâtèrent d'adresser au roi leurs doléances et représentations respectueuses : « L'argent sorti de France pour l'importation des matières premières y rentrait et au delà par l'exportation des produits manufacturés ; la ville de Paris fournissait de perruques l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre, l'Allemagne et autres États. »

Colbert abandonne le projet des bonnets, et les perruquiers grandirent en prospérité vers la fin du dix-huitième siècle, ils étaient au nombre de huit cent cinquante, avaient un prévôt, des gardes, des syndics, et charge héréditaire. « Ils ont droit et leur est attribué le commerce des cheveux en gros et en détail, comme aussi leur est permis de faire et vendre poudres, pommade, opiat pour les dents ; en un mot, tout ce qui peut servir à la propreté de la tête et du visage. »


Le rasoir étant instrument de chirurgie, le chirurgien avait aussi le droit de faire la barbe ; mais sa boutique devait être peinte en rouge ou en noir, couleur de sang ou de deuil, sur laquelle se détachaient les bassins de cuivre jaune qui servaient d'enseigne ; le perruquier avait à sa porte des bassins blancs, en étain ; la fantaisie seule choisissait la couleur de sa boutique. Et comme lui-même était moins grave, moins pesant que le barbier chirurgien !
Intérieur d'une boutique de perruquier sous Louis XV,
d'après une estampe du temps. Dessin de Dargent.



Comme il nous paraît, dans les estampes, apprécier tous les privilèges de son art : faire les cheveux aux dames, les étager de manière à leur donner un aspect agréable, combler les lacunes et les cacher sous des nuages de poudre ; fabriquer tours, toupets, chevelures entières pour messieurs les gentilshommes, gens de cour, d'église, de justice ou d'épée ; bref, débarrasser chacun des soins journaliers du corps !

Entrez dans cette boutique où travaillent les tresseuses, où l'on monte les coiffures préférées par les merveilleux, où l'on frise en crêpe, où l'on frise en boucles, où l'on répète les nouvelles que l'on sait, où l'on invente celles qu'on ne sait pas ; faites-vous mettre suivant votre condition, votre âge et la mode du jour, les cheveux en bourse en cadenette, en catogan, à la grecque, perruque à la Fotange, à la brigadière, en bonnet, nouée à l'oreille, d'abbé, de palais, à marteaux, à simple noeud, à queue de rubans, etc.; examinez cette collection d'outils : fers à friser (pince à longues branches à mâchoires plates en dedans), fers à toupet (à branche ronde entrant dans une creuse), cardes de toute sorte pour les cheveux, champignons à perruques, coquemard à faire chauffer l'eau, bouilloire, bouteille de fer-blanc pour porter l'eau chaude en ville, cornet à oeil de verre et masque à poudrer, melons (étuis à perruque), zeste (bourse à tuyau pour poudrer), etc., etc. ; regardez, écoutez, n'oubliez pas que cet artiste en cheveux est en même temps votre barbier, votre baigneur, qu'il descend peut-être du grand Binette (celui qui disait : Je dépouille la tête des sujets pour en couvrir celle du souverain) ; que peut-être vous vous trouvez dans la boutique de maître André, fabricant de perruques et de vers tragiques à la manière de ceux-ci :

En tel état que j'aille, à pied comme en carrosse,
Il m'en souviendra du - premier jour de mes noces.

Songez pour un moment qu'en vous faisant accommoder, vous entendez parler du récent ouvrage de M. Diderot ou de M. d'Alembert, ou même du chapitre de l'Encyclopédie sur les perruques, ou des dernières audaces de M. de Voltaire ; et comparez, si vous l'osez, la boutique du perruquier du dix-huitième siècle, avec celle du coiffeur du dix-neuvième. Figaro est mort ; son petit-fils n'a pas son esprit : il fait la barbe, taille les cheveux, coiffe au goût du jour et sait fabriquer des postiches sur tulle, imitant à perfection la nature ; mais aujourd'hui les hommes gardent leurs propres cheveux tant qu'ils peuvent. L'art des perruquiers serait en danger de se perdre chez nous sans les postiches et les fausses nattes à l'usage des dames.

Les travaux que l'on vient d'exécuter sur le quai de l'Horloge ont bien modifié l'emplacement qu'y occupaient, au dix-huitième siècle, par ordre, les perruquier en vieux. Ceux-ci ne rasaient point : ils n'étaient pas de barberie ; au lieu de bassins, ils avaient pour enseigne un marmot, espèce de vieille tête de bois avec une très-vieille perruque. Ils pouvaient. faire du neuf, mais à condition de mêler du crin aux vrais cheveux et de mettre au fond de la coiffe cette inscription : perruque mêlée. C'étaient les perruquiers des pauvres gens.








Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 18:04



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Bravo Jean Marc.

Jean,aurais-tu besoin d'une perruque?Mr. Green


Pour faire la synthèse d'aujoud'hui...poupées, coiffures,préferences de Jean....:



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 18:24



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Bonsoir à tous,

Je suis partie me ballader, cet aprem........ et quand je reviens....... que de lecture........ intéressant.......

BRAVO a tous et bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 18:58



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Les deux sont pas mal....mais pour les occasions solennelles, je te conseille celle de droite....

Bonne soirée

:bisou:
Joële.F2
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 19:35


Inscrit le: 23/02/2008
Messages: 125
Merci pour mon escloupier.
Je comprends pourquoi mes racines latines ne me servaient à rien....

Vous êtes de vrais puits de science !!

Bonne soirée à toutes et tous et à bientôt

Bien amicalement
Joële
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 novembre 2008 21:59



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Bonne nuit à tous

A demain

:bisou:
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