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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 17 octobre 2008 15:01



Inscrit le: 10/04/2003
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Coucou Jean Marc,

Super, j'avais pas trouvé ce site.
Coucou Béné, comment ca va en Suisse???,
Il fait beau???
Poutous au petit suisse.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 17 octobre 2008 19:33



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonsoir à tous,

je vous souhaite un excellent week end. C'est le moment d'aller chercher des chataignes.



Je vous fait plein de gros bisous et à lundi.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 17 octobre 2008 22:05



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Messages: 937
Tu pourras m'en donner un cornet, s'il te plait Joëlle ? C'est bon les châtaignes grillées... Ou en soupe avec du potiron.




et



à toutes et

à tous.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 18 octobre 2008 11:02



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour


juste un petitHiding


Bonne journee a tous

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 18 octobre 2008 11:16



Inscrit le: 10/04/2003
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et pour ce week end, un petit tour à la foir du trône




Bonne journée à tous.

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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 18 octobre 2008 16:07



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
L'histoire du pain d'épice commence bien tôt, et loin des contrées bourguignonnes.



Les Grecs connaissaient une pâtisserie que l'on a parfois assimilée au pain d'épice. Mais la préparation en était différente : dans la préparation du pain d'épice, farine et miel sont pétris ensemble, avant d'être mis au four. Le melitounta d'Aristophane, fait de farine de sésame (quelquefois enrichie de fromage et d'oeufs), était enduit de miel après la cuisson, comme le sont aujourd'hui les loukoumadés. De même, le panis mellitus des Romains était frit puis arrosé de miel écumé.



Le pain d'épice, tel que nous l'entendons aujourd'hui, semble être d'origine chinoise. En effet, le Mi-Kong, littéralement pain de miel, consommé au Xème siècle déjà, était composé de farine de froment et de miel, parfumé ou non de plantes aromatiques, et cuit au four. Il était considéré comme un aliment, et non comme une pâtisserie. Au XIIIème siècle, il est cité parmi les rations des cavaliers de Gengis Khan. Les Arabes l'empruntèrent aux Chinois, et les Occidentaux le connurent en Terre sainte, à l'occasion des croisades.

Plus tard, à l'époque moderne, des pains d'épiciers se distinguèrent et le pain d'épice devenait une friandise. A Paris, ils formèrent une corporation à laquelle Henri IV octroya des statuts en 1596.

Le pain d'épice de Reims. Toutefois, c'est Reims qui s'imposa d'abord comme la cité du plus fameux pain d'épice. on disait que les Rémois l'emportaient "à cause de la bonté des miels de Champagne et de la manière de faire le pain d'épice que les maîtres des autres villes ne pouvaient imiter". Le Dictionnaire de l'Académie Française de 1694, après la définition du pain d'espice, ajoutait "Pain d'épice de Rheims". Cette réputation était telle que les Rémois furent désignés dans un proverbe champenois sous le sobriquet de mangeurs de pain d'épice. Il existait une corporation de pains d'épiciers à Reims. L'industrie rémoise du pain d'épice sera anéantie par la guerre de 1914-1918.

Le pain d'épice de Dijon. Des textes mentionnent, dès le XIVème siècle, une pâtisserie à base de farine de froment et de miel blanc, le boichet, apprécié de Marguerite de Flandre, épouse du duc Philippe le Hardi.


on raconte plus volontiers que le pain d'épice fut rapporté de Flandre par le duc Philippe le Bon : en 1452, à Courtrai, Philippe goûta une galette au suc d'abeilles ; l'ayant trouvée délicieuse, il mit immédiatement à son service celui qui l'avait confectionnée et le ramena avec lui. Plus tard enfin, à la fin du XVème siècle, apparut le pain de gaulderye, composé de miel et de farine de millet. Si le boichet fut rapidement délaissé, le pain de gauderie et les gaudiers et gaudières se maintinrent jusqu'au XVIIIème siècle.
Le premier pain d'épicier digne de ce nom à Dijon est cité en 1711 dans les rôles des tailles : Bonnaventure Pellerin, vendeur de pain d'épice et cabaretier, rue Saint-Nicolas (rue Jean-Jacques Rousseau actuelle), imposé pour huit livres. C'est un petit artisan




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Danielle.T102
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 18 octobre 2008 19:02


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Messages: 491

bonsoir la file
merci pour le texte sur l'imprimerie a l'indienne
amicalement danielle
Danielle.T102
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 18 octobre 2008 19:10


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Messages: 491

ainsi que pour le site
bonne soiree a vous tous DANIELLE
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 18 octobre 2008 19:27



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Messages: 937
Bonsoir Bénédicte, Joëlle, Danielle et ceux que j'aurais oublié.:bisou:


Voici une recette de pain d'épice. C'est la façon G Pétain, médecin à la retraite dans ma ville natale : St-Dizier (52).Chef




Bonne soiorée.
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 18 octobre 2008 19:57



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Bonne soirée Jean Marc et merci pour la recette.

Bisous

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Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 19 octobre 2008 09:20



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Bonjour Joëlle, Jean, et tous les fidèles de la file.:bisou:

Un petit coucou avant de prendre le train pour aller au boulot... Sad

Joëlle, j'ai une autre recette de pain d'épice en provenance du travail de ma femme,et je n'ai pas eu encore le temps de l'expérienter. Tu l'auras quand je l'aurai essayé.Chef

Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 19 octobre 2008 11:11



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Juste un petit passage pour souhaiter un


Bon anniversaire


a JOELLE

Bonne Journee a tous


:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 19 octobre 2008 14:34



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Bonjour à tous,

Merci de penseer à moi en ce jour plein de promesses. La vie démarrre à .o ans.

Allez les amis



champagne pour tout le monde

Bisous à lundi

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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 20 octobre 2008 09:12



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Bonjour Bénédicte, Khalida, André, Jean, Domy, Joëlle, Sibie et tous ceux que j'ai oublié.:bisou:

Joëlle, je suis confus de ne pas avoir souhaiter un bon et joyeux anniversaire hier. pleure bougie

Je vous laisse, je dois me préparer pour aller travailler.quoi
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 20 octobre 2008 11:52



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Bonjour, toute la joyeuse troupe des métiers d'autrefois.

Je vous remercie infiniment de vos voeux.

La journée c'est très bien passée hier, mais ce matin pour la gym, c'était un peu dur.

Je vais casser une petite croute, et je reviens cet aprem.

Bisous à tous à+

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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 20 octobre 2008 12:32



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Un petitHiding a tous

Tres beau temps en Suisse, j'en profite...
Tu as raison Joelle, apres la fiesta....gym pour eliminer les calories...

Merci Jean Marc pour la recette de pain d'epices...je vais l'essayer...

Coucou Andre, contente de te revoir.

Pardon pour les accents...sur ce clavier,je ne les trouve pas...

Bonne journee a tout le monde

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 20 octobre 2008 16:30



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Le marionnettiste



J'ai pas le temps de développer, ce sera pour + tard.

Bisous

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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 20 octobre 2008 19:43



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Les amis je vous souhaite le bonsoir,
je suis K.O. debout.
certainement le contrecoup de mes agapes d'hier.
Je vous retrouve deùain sans faute.

Bisous à tous

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christ.L12
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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 06:06



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
bonjour,et avec 2 jours de retard un bon anniversaire Joëlle

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
khalida.137
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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 07:19



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Messages: 1 569
bonjour à tous,

et hop, on remonte


a+. Khalida
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 12:17



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Bonjour à tous,

Merci Christophe, et pour le retard, c'est pas grave à notre âge on a le temps.

bisous tout le monde à+

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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 15:10



Inscrit le: 10/04/2003
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Une petite histoire des marionnettes
Recherche et rédaction: Claude Saint-Louis

Autrefois, marionnettistes du théâtre
de marionnettes permanent de Palerma.


Qui ne s'est pas senti, un jour, ému devant un spectacle de marionnettes? Qui n'a pas de souvenirs de ces petites poupées articulées auxquelles une main habile donnait vie? Les marionnettes ont égayé notre enfance et celle de nos ancêtres. Comment pourrions-nous rester insensibles à leur souvenir? Comment ignorer que les personnages qui ont fait nos délices lorsque nous étions enfants avaient auparavant charmé nos grands-parents et les grands-parents de leurs grands-parents

Car, si les noms changent, les types restent. Les marionnettes ont une longue et fascinante histoire.

Avant toute chose, il convient de préciser ce qu'est une marionnette. En français, le mot nous vient du Moyen-Âge et désigne à l'origine une petite poupée figurant la vierge Marie d'où le surnom de "petite Marie". Certains auteurs prétendent que leur nom proviendrait plutôt d'un montreur italien appelé Marion qui les auraient introduites en France. Cela est douteux.

Dans les autres pays d'Europe, on désigne les marionnettes sous des vocables qui signifient "poupée qui joue". Ainsi, en allemand, on les appelle puppe; en anglais, puppet pour tous les types, sauf la marionnette à fils qu'on appelle aussi marionnette; en espagnol, titere; et en italien, puppazi ou encore burattino ou fantoccino, selon qu'elles soient à gaine ou à fils.



Marionnettes siliciennes en bois, XIXe siècle.


La marionnette, en elle-même, se présente comme une figurine articulée que l'on peut manipuler directement, comme c'est le cas avec les marionnettes à gaine,



ou indirectement à l'aide de fils


ou de tiges.


Pour être façilement manipulables, les marionnettes sont constituées de matériaux légers et souvent, hélas, fragiles.

La fragilité des marionnettes rend leur conservation difficile et c'est une des raisons pour lesquelles il est si hasardeux de fixer avec précision leur origine. En effet, plus on remonte dans le temps, moins on retrouve de marionnettes. De plus, les témoignages écrits qui s'y rattachent sont peu nombreux. Malgré ces difficultés, il est bon de noter que de nombreux musées possèdent des marionnettes datant de l'Antiquité ce qui tend à démontrer qu'elles devaient être très nombreuses et donc populaires. De plus, si les témoignages détaillés qui s'y rapportent sont peu nombreux, il y en a un bon nombre qui, plus brefs et anecdotiques, en font mention.

Quoi qu'il en soit, on peut affirmer sans risque d'erreur que les marionnettes n'ont pas une origine matérielle commune. Elles apparaissent à des époques différentes chez des peuples qui n'ont pas de liens connus. Ainsi on les retrouve, bien sûr, en Europe et en Asie, mais aussi en Afrique (en Égypte notamment) et aux Amériques. on retrouve aussi des poupées articulées - dont on ne peut affirmer avec certitude qu'il s'agit bien de marionnettes - un peu partout sur la planète. on en retrouve tant en Polynésie (à Hawai, par exemple) que chez les Inuits de l'Arctique.

Mais pour l'essentiel les marionnettes et l'art de leur manipulation se sont surtout développés en Asie et en Europe. Il est fascinant de constater que, partout où elles ont évolué, elles l'ont fait d'une manière très similaire. Tout d'abord, les marionnettes servent essentiellement à des fins religieuses. on s'en sert pour illustrer les mythes fondateurs de la religion. Plus tard, elles se sécularisent en racontant les exploits des héros légendaires. Elles finissent par se rapprocher de plus en plus du quotidien des gens, essentiellement par le biais de l'humour et de la fantaisie. Il va de soit que ces trois grandes divisions ne sont pas mutuellement exclusives et qu'elles ne servent qu'à schématiser l'évolution des marionnettes.


C'est probablement en Asie qu'apparurent les premières marionnettes. Cela se passait il y a environ 4000 ans! L' Inde et la Chine en furent le berceau, mais elles essaimèrent assez rapidement dans tout le continent asiatique. D'abord, elles suivirent les traces de la poussée expansioniste de l'hindouïsme. Ensuite, elles suivirent de la même façon la croissance du bouddhisme. Dans chacune des régions où elles s'implantèrent, elles acquirent des caractéristiques locales. Cela est particulièrement évident en Indonésie et au Japon.

Ce rapport entre les marionnettes et la religion est important principalement pour trois raisons. La première, c'est qu'il s'agit d'une constante que l'on retrouve chaque fois qu'on tente de retracer l'origine des représentations de marionnettes dans une société quelconque. La seconde, c'est que les marionnettes mettent l'humain en contact avec son imaginaire plus que ne peuvent le faire des acteurs de chair. La troisième est que le théâtre de marionnettes à cause de ses liens avec la religion a probablement précédé le théâtre d'acteurs. Des indices nous amènent à penser qu'avant d'être profane le théâtre fut sacré et qu'avant les acteurs en chair et en os il y eut les acteurs en bois: les marionnettes!
L'utilisation de la marionnette à des fins religieuses et l'influence de la marionnette sur le théâtre se retrouvent aussi en Occident et cela dès les temps les plus anciens. La Grèce, berceau de la civilisation occidentale, connut peut-être les marionnettes par le biais des Egyptiens. Quoi qu'il en soit, les Grecs de l'Antiquité se sont rapidement libérés de l'influence de la religion sur leur théâtre. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu'à ses débuts les acteurs tragiques ressemblaient à de vraies statues. Haussés sur les épaisses semelles des cothurnes, le corps tout entier rembourré de coussins, la tête dans un masque à l'expression figée, ils ressemblaient plus à des marionnettes géantes qu'à des hommes.
Les marionnettes entretiendront ainsi des rapports singuliers avec la religion et le théâtre au cours de leur Histoire. Ces relations varient suivant les pays et les époques bien sûr et il serait illusoire de croire que l'on peut tout dire sur ce sujet en quelques lignes.
Très tôt en Grèce, les marionnettes ont perdu tout caractère sacré. Plutarque témoigne qu'elles étaient abondamment répandues pour l'amusement des enfants et les adultes. Xénophon dit que les raffinés s'en distrayaient au cours de banquets. Quant à Diodore de Sicile, il reproche à de grands personnages l'amour excessif qu'ils leurs portent.


Maccus

Plus tard, les Romains les adopteront et continueront à en faire un divertissement populaire. Il les appelleront: "imagunculae", "simulacra" et "oscilla". Un personnage très populaire s'appelait Mucci ou Maccus. Nous le retrouverons sous le nom de Polichinelle. Dans l'ensemble, les marionnettes seront dédaignées des intellectuels, tels que Marc-Aurèle qui les méprise, et ne toucheront plus que les enfants et les gens de faible condition sociale. A cette époque, Rome est le centre du monde. Les rues sont pleines d'étrangers venus des quatre coins de l'Empire et résonnent de cris et de mots dits en tellement de langues qu'on pourrait se croire au lendemain de la chute de la tour de Babel.

Pour se faire comprendre d'un tel public, les montreurs font mimer l'action qu'ils décrivent par leurs marionnettes qui, elles, restent muettes. Cette façon de faire perdurera jusqu'au Moyen-Âge.


Marionnettes de tables au moyen age

(à suivre)

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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 15:17



Inscrit le: 10/04/2003
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(suite)

Dans tout le bas Moyen-Âge, les marionnettes seront silencieuses. Elles présentent leurs spectacles devant de petits décors que l'on appelle castelet (petit château). Le mot est d'origine provençale, mais l'objet serait vraisemblablement d'origine italienne.


castelet (burrattini)

L'essentiel du répertoire est composé d'histoires pieuses ou de légendes, mais il y a aussi quelques chansons de gestes qui relatent les aventures des héros comme Roland de Roncevaux. Le château constitue un environnement parfait pour ces histoires. Il est intéressant de noter que les premières chansons de geste divisent toujours l'action des batailles en duels successifs. La raison en est simple lorsqu'on considère que ces histoires se racontaient par des marionnettistes: l'opérateur ne peut manier que deux guerriers à la fois!


Dès l'an mil, les marionnettes retrouvent la parole. on a preuve que, dès cette époque, les marionnettes coupent le monologue, la harangue du récitant, par des répliques. Ce mélange, qui porte la marque des marionnettes, se retrouve dès le XIIe siècle dans de petites pièces latines inspirées de Plaute, comme par exemple, le "Geta" de Vital de Blois, version fantaisiste d'Amphitryon" ou le "Milon" de Mathurin de Vendôme, tiré, celui-là, de Miles Gloriosus. Il est de notoriété que ces textes ne furent pas écrits pour des acteurs. De plus, il nous reste quelques textes qui datent du Xe siècle et qui ne sont pas sans intérêt.
Durant cette période, on ne trouve en Occident que des marionnettes à gaine. Les marionnettes à fil, plus délicates, se retrouvent dans l'Empire d'Orient.



Ce n'est qu'après le XIIIe siècle que les marionnettes entrent à l'Église pour donner devant l'autel des spectacles paraliturgiques, comme des épisodes de l'Évangile, par exemple. Ces spectacles furent très populaires auprès d'une population essentiellement analphabète.
Toutefois, ces spectacles soulevèrent l'indignation de Luther et de ses disciples qui y voyaient une forme d'idolâtrie. Afin de se concilier les protestants, il y eut dans le monde catholique un mouvement appelé la Contre-Réforme qui, lors du Concile de Trente, interdit les représentations de marionnettes dans les églises. Il fallut toutefois plus d'un siècle avant d'y parvenir! Le synode d'Orchuela réiterera la défense de représenter "les actions du Christ, celles de la très Sainte Vierge Marie et la vie des saints" au moyen de figures mobiles.

Jusqu'à la Renaissance, la vie des marionnettes est sensiblement la même partout en Occident mais, à partir du XVIe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, les spectacles de marionnettes se rapprochent du théâtre d'acteur de plus en plus.


Polichinelle,
Amiens XIXe siècle.

C'est vers 1610 que Giovanni Briocci passe de l'Italie à la France avec ses burattini (marionnettes à gaine). Il francise son nom en Jean Brioché vers 1649 et son burattino le plus célèbre s'appelle Polichinelle. Si le nom vient sans doute du personnage de Pulcinella, il est douteux que le personnage soit le même. Il a évolué, il s'est adapté. Son allure, son costume, son caractère diffèrent trop pour se confondre avec l'original.

Cela est aussi commun chez les marionnettes: un personnage peut se modifier, se transformer et cela aussi bien dans le temps que dans l'espace. on le voit bien avec Pulcinella qui devient Polichinelle en France, Punch en Angleterre, don Cristobal Polichinela en Espagne, et même Petrouchka en Russie! on le verra aussi avec Girolamo le paysan lombard naïf et finaud qui devient Chignol à Lyon et fut finalement métamorphosé pour devenir Guignol.



Les Brioché (Jean et son fils François) eurent tant de succès qu'ils suscitèrent de l'émulation pour ne pas dire de l'imitation. De nombreux autres montreurs apparurent et contribuèrent à la popularité du genre par leurs pièces pleines de gouaille, de fantaisie, de familiarité populaire, de bon sens et d'ironie.

Non seulement les marionnettes sont-elles populaires auprès du peuple, mais elles le deviennent auprès de la bourgeoisie et de la noblesse qui aime s'encanailler avec les petites poupées grivoises. Il se créa un genre de snobisme, une mode, qui de Paris essaima vers plusieurs pays d'Europe. Il suffit de savoir qu'en Hongrie le prince Nicolas Joseph Estherhasy avait fait aménager dans son château d'Ersenstadt une petite scène pour ses marionnettes et que Haydn écrivit pour elles cinq petits opéras! Les partitions d'au moins trois d'entre eux, "Philémon et Baucis", "Geneviève" et "Didon", étaient encore conservées à Eisenstadt en 1892.
Les marionnettes connaissent alors une vague de popularité sans précédent. Aux Pays-Bas, elles étaient si populaires que même le puritanisme n'eut que peu d'influence sur elles.


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 15:31



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(suite)

En France, comme auparavant en Angleterre, le pouvoir transforma les spectacles de marionnettes sans le vouloir. Voici comment. Les Grands Comédiens du Roi avaient le privilège d'être les seuls autorisés à jouer à Paris. Or de nombreux théâtres illicites apparaissaient pendant les foires. Le public adorait cela car ces spectacles étaient moins chers. Les Grands Comédiens obtinrent du Parlement, après de longues années, l'interdiction de ces théâtres croyant que le public se tournerait vers eux. Ce fut une erreur. Le public et les auteurs se tournèrent vers les marionnettes qui devinrent encore plus appréciées et recherchées.


Pierrot crééée par Philippe Genty


A cette époque, le Sage et d'Orneval venaient de créer un genre inédit: l'opéra-comique. Les divers interdits les amenèrent à collaborer avec un auteur de pièces pour marionnettes, Fuzelier. Ensemble, ils écrivirent trois pièces qui eurent énormément de succès et entraînèrent à leur suite un grand nombre de pièces dans le même genre.

Cette période d'immense popularité s'étendit de 1722 à 1744. La concurrence étant féroce, on eut de plus en plus recours à des effets spéciaux, au tape-à-l'oeil, à la virtuosité technique des manipulateurs pour attirer le public. A quoi bon émouvoir, s'il suffit d'impressionner.

C'est en 1756 que Servandoni édifie un théâtre pour les marionnettes sur des terrains libérés par la démolition du rempart du Marais et où l'on venait d'ouvrir le boulevard du Temple. Tout autour s'établit divers cirques, cabarets, théâtres, etc. Il se commettait chaque jour tant de méfaits sur ces scènes vouées au mélodrame que l'on surnomma l'endroit "Le boulevard du crime".

Il y eut aussi le théâtre Séraphin présentant des marionnettes et des ombres qui eut tant de succès que le nom de Séraphin est pour plusieurs synonyme de théâtre d'ombres.



Laurent Mourguet était un tisseur de soie comme son père, un canut comme on disait alors. Après la Convention, la misère s'abattit sur sa ville de Lyon et il dut gagner sa vie autrement. Il devient arracheur de dents et, pour attirer les badauds, il utilisait Polichinelle. Vers 1805, il se consacre uniquement à la marionnette. Pour lui donner la réplique, il a comme comparse un nommé Lambert-Grégoire Ladré, dit le père Thomas. Celui-ci chante et joue du violon et, en plus, il fabrique des marionnettes. Un matin, il taille dans une bûche une tête qui lui ressemble et qui, sous le nom de Gnafron, représentera les savetiers de Bourgchanin. Vers 1808, Mourguet est en possession d'un Girolamo qu'il obtint peut-être d'un Italien du bourg de Chignolo où l'on mouline et file la soie comme à Lyon. Quoi qu'il en soit, il baptise son personnage du nom de Chignol. Un de ses amis canut ayant l'habitude de dire, lorsqu'il s'amusait, "c'est guignolant". Mourguet rebaptise sa marionnette et, cette fois-ci, il lui donne un nom, il l'appelle Guignol.


Marionnettes d'un théâtre Tchanchès, Liège, XIXe siècle.

La popularité de Guignol fut phénoménale. Guignol, c'est d'abord et avant tout Mourguet qui se moque de tout: du patron au gendarme, même la religion n'est pas épargnée. Guignol, c'est la voix des exploités. C'est tellement vrai qu'on le retrouve au coeur des émeutes qui secoueront la ville un peu plus tard. La popularité de Guignol le transforma. Il y eut des manipulateurs qui suivirent la tradition, mais sans avoir la verve ou le talent de Mourguet. Il y en eut d'autres qui firent preuve d'initiative, mais qui, trop individualistes, n'eurent qu'une portée restreinte. Finalement, on l'édulcora au point de le rendre parfois insipide.



Ce que Guignol fut pour Lyon, Lafleur le fut pour Amiens. C'est un Picard fier, toujours de bonne humeur, valet de son état et prêt à tous les coups pendables pour tirer son maître d'embarras. Il est menteur, ivrogne et glouton. Il est constamment en désaccord avec l'autorité. D'ailleurs, toutes ses pièces se terminent par Lafleur poursuivant les gendarmes et autres représentants de la loi et de l'ordre.


Lafleur



lien sur la fabricationd'une marionnette
http://castelbou.free.fr/texte/fabrication.htm

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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 15:37



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Une journée au jardin du Luxembourg sous la IIIème République





Le théâtre de marionnettes



La marionnette, ou petite marie, désigna d'abord les figurines de la Vierge avant de prendre le sens profane que nous lui connaissons aujourd'hui. Si l'on peut faire remonter l'origine des marionnettes à l'Antiquité, celle de Guignol est beaucoup plus récente. C'est un Lyonnais, Laurent Mourguet, ouvrier en soie reconverti, qui crée, au début du XIXe siècle, avec le succès qu'on lui connaît, les personnages de Guignol, Gnafron et Madelon.

L'existence d'un théâtre de marionnettes dans le jardin du Luxembourg remonte à 1862. Dans sa lettre adressée en février au Grand Référendaire, le maréchal des Logis-Chef Auguste Maximin n'hésite pas à user d'une certaine grandiloquence : « Génie de la bienfaisance, c'est à votre âme généreuse, que le vieux soldat (dont la pension est insuffisante pour vivre) devra de sortir de la misère et d'être mis à l'abri du besoin : il vous en sera reconnaissant toute sa vie » ! Tant d'éloquence ne fut pas déployée en vain puisque l'administration lui accorda l'autorisation de donner des représentations.



En 1881, une petite construction de bois analogue au castelet des Champs Elysées est bâtie sur la terrasse ouest. Les représentations ne font pas toujours l'unanimité. Ainsi, en 1910, un grand-père qui y amène régulièrement ses petits-enfants s'émeut de la violence de certaines scènes dans un courrier adressé à un Questeur : « ...avant-hier, 23 septembre, vers 4 heures, passant de ce côté, j'entendis une détonation. C'était Guignol qui tuait d'un coup de revolver un de ses semblables. Cela aurait pu n'être qu'un accident, mais pas du tout, c'était une scène de meurtre. Il tua successivement cinq personnages, alternant le poignard et le revolver, et s'acharnant sur ses prétendues victimes, comme le font nos bons apaches.


Je pense, Monsieur le Questeur, qu'il me suffira de vous signaler cette scène lamentable pour que vous l'interdisiez à l'avenir. Vous jugerez certainement qu'elle est du plus fâcheux exemple pour les enfants et les adolescents qui y assistent. Nous avons déjà trop de meurtres et de crimes, inutile d'en donner une représentation publique et d'en multiplier le spectacle, surtout devant les enfants... ». Le Questeur, d'avis en effet qu'il était « inutile que Guignol vienne seconder l'oeuvre malfaisante des journaux qui se font les moniteurs des exploits des apaches », donna des ordres en conséquence au commandant adjoint qui sermonna dûment le directeur du théâtre



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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 18:33



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ben vous z'etes où????????????



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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 22:44



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bonsoir Jean
à demain.

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Envoyé le: mardi 21 octobre 2008 23:12



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 10:39



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Bonjour Jean, Khalida, JeanMarc, Christophe,
Sylvie où es-tu?
Bisous à Béné si tu passes

Jean, j'ai bien cherché "servante d'hotel". Je n'ai rien trouvé, si ce n'est que des "servantes d'auberge" qui étaient chargé de "distraire les clients" on dirait aujourd'hui HOTESSES.

J'ai trouvé aussi des "servantes d'autel" mais rien à voir.

je chercherais encore tout à l'heure.
Bisous, je vais prendre un bain.

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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 12:39



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Je me doutais bien Jean, qu'il s'agissait plutôt d'une femme de chambre.

A l'époque en effet il n'était pas rare de trouver des couples, dans les métiers de l'hotellerie. Je crois que cela existe aussi de nos jours.

Le mari valet de chambre et l'épouse femme de chambre.
ou Maitre d'hotel et gouvernante.



Pour ce qui est des votes, il faudrait trouver d'autres volontaires, mais j'ai épuisé mes relations qui ont internet. t'en aurais pas 1 ou2 par hasard???

Allez je vais casser la croute.
Bon appetit
à+

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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 13:54



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Elle avait une sacré classe ton arrière grand mère. et ca devait pas rigoler dans le boulot........

Gräce à la généalogie, je viens de retrouver ma marraine, qui est ma cousine, qui habite à 200 km de chez moi et que j'ai pas vue depuis au moins 40 ou 50ans.

Comme quoi........



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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 16:01



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Mégotier















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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 16:11



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Thumb Up Super Joelle pour le mégotier.
a+ et bravo Khalida.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 16:11



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Pour illustrer tes propos Khalida





Merci.

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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 16:13



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merci Joelle.ouioui

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 18:08



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Thumb Up

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Annie Coup de Pouce
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 18:50


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Bonjour,
entre 1820 et 1875, j'ai un ancêtre qui a exercé les professions suivantes:
culitvateur
chadronnier ambulant (j'ai relu plusieurs fois l'acte pour être sûre)
rabilleur
pour le premier et le dernier métier, je n'ai pas de problèmes pour comprendre mais le second, aucune idée. Y a t-il quelqu'un qui a déjà vu cette profession?

Sur un acte du cantal j'ai vu également : gagne petit
Annie Morales
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 19:13



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Bonsoir Anne Françooise,

Je pense qu'il y a une faute d'orthographe dans le métier, il doit s'agir de "chaudronnier"

LES CHAUDRONNIERS ET LES FERBLANTIERS

(D'après un texte paru en 1908)

Voici encore une industrie qui s'est bien modifiée depuis le Moyen Age. Aujourd'hui les chaudronniers fabriquent dans des usines d'énormes chaudières pour les machines à vapeur, des récipients de grandes dimensions pour les distilleries, brasseries, sucreries, des réservoirs et des conduites métalliques ; la plus grosse partie de ce travail se fait à la machine, et l'ouvrier n'intervient guère que pour ajuster les pièces ou parfaire le travail encore parfois grossier de la machine.



L'atelier d'un chaudronnier au XVIIIe siècle

Autrefois, au contraire, le chaudronnier ne travaillait qu'à la main ; il ne faisait que les ustensiles de cuivre réservés aux usages domestiques ou les pièces importantes destinées au culte, telles que les lutrins et les fonts baptismaux, ou les candélabres.


C'était souvent un artiste, et jusqu'au XVIIe siècle les chaudronniers nous ont laissé des pièces admirables qui font l'ornement de nos musées et de nos églises, comme le merveilleux chandelier de la cathédrale du Mans. Cette industrie était répandue dans toute l'Europe, mais la ville de Dinant, sur la Meuse, aujourd'hui en Belgique, avait une réputation spéciale pour ce genre d'ouvrages.

A Dinant, jusqu'à la prise et la destruction de la ville par Charles le Téméraire en 1466, on fabriqua surtout les ustensiles de ménage, les coquemars, les aiguières, les flambeaux à figures d'hommes ou d'animaux, les bassins, les mortiers, etc. La gloire de Dinant en ce genre d'ouvrages était si bien établie, qu'on appelait souvent les chaudronniers dinandiers ; on les nommait aussi parfois maignans, d'un vieux mot français, magnien, qui signifie chaudron.

Dans ce métier, comme dans beaucoup d'autres au Moyen Age, il y avait une aristocratie de gros fabricants et une classe dédaignée de pauvres ouvriers ; les premiers étaient les chaudronniers proprement dits, qui, liés à demeure dans leurs ateliers, fabriquaient tous les beaux objets ; les autres étaient les chaudronniers dits au sifflet : ils n'avaient pas le droit de travailler dans les villes où les chaudronniers étaient constitués en communautés. Sifflotant dans une flûte de Pan, d'où leur nom, ils parcouraient les villages, ayant tout leur attirail dans un sac qu'ils portaient sur leur dos ; à eux les étamages, les raccommodages et parfois aussi la vente des vieux objets de cuivre.


Chaudronnier ambulant




Armoiries et jeton de la communauté


A côté de la chaudronnerie, qui ne travaille que le cuivre ou le bronze, s'est développée dans les temps modernes l'industrie du fer blanc, qui consiste dans la fabrication d'objet faits avec des feuilles de fer mince trempées dans de l'étain en fusion. C'est une industrie récente ; le procédé de fabrication passe pour avoir été inventé en Bohême, à la fin du XVe siècle.

Colbert se donna beaucoup de peine pour l'introduire en France ; il chargea un représentant du roi de France en Allemagne, l'abbé de Gravel, de corrompre quelques ouvriers allemands et de les amener en France. L'abbé y réussit, et ces ouvriers fondèrent à Beaumont dans le Nivernais notre première fabrique de ferblanterie.


Depuis, cette industrie a prospéré ; elle s'est beaucoup augmentée de nos jours, par suite du développement de la préparation des conserves alimentaires, poissons, viandes, légumes, etc., que l'on renferme dans des boîtes en fer blanc.


Bonne soirée et merci de votre visite.
amicalement


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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 20:28



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Bonsoir à tous

Me voici revenu chez moi...

Splendide le reportage sur les marionnettes Joelle..

Demain je mettrai la liste à jour.

Pour Anne Françoise chaudronnier en p24.

Bonne soirée

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 22:36



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Bonne nuit Béné, Jean, Khalida, Jean Marc et Christophe,

Bisous à demain

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khalida.137
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Envoyé le: mercredi 22 octobre 2008 22:36



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 08:04



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 10:18



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Joëlle,

Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 10:22



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Sibie, je compatie à tes ennuis de santé; Va voir un allergologue pour te faire désensibiliser.Nurse
A + clinoeil
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 10:44



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Bonjour à tous

Sylvie,Jean Marc,Khalida,Jean,Joelle.....

La liste est à jour....

Rien préparé encore... mais vous soumets cette curiosité:



Marché aux hannetons....??etrange

Bonne journée

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 11:40



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Bonjour Béné, Jean, JeanMarc, Khalida et Sylvie,,

Voilà ce que j'ai trouvé sur les hannetons :
délibération du conseil municipal de Vaumoise :

12 mai 1889 Hannetonnage.

L'originalité de l'affaire traitée mérite sa publication in-extenso : "L'An 1889, le 12 mai à dix heures du matin, le Conseil Municipal de Vaumoise, régulièrement convoqué par M le Maire, s'est réuni extraordinairement, en la salle de la Mairie, en vertu de la lettre de M le Préfet, en date du 9 de ce mois, sous la présidence de M Ciry, adjoint.

Etaient présents MM Chapelle Jules, Lheuillier Louis, Bernier Henri, Lemaire Germain, Normand Bénoni et Ciry, adjoint.

Absents MM Mairet Barthélémy, Haclin Gervais, Héricourt Charles et Pugnant Alfred, Maire, malade.

M le Président donne connaissance à l'assemblée de la lettre sus datée de M le Préfet, relative aux mesures à prendre, pour assurer, autant que possible, la destructions des hannetons, mesures qui, du reste, ont été prises dans la plupart des communes du canton de Crépy.

Le Conseil, après en avoir délibéré :

Décide qu'une somme de cinquante francs, à prélever sur les dépenses imprévues de l'exercice 1889, sera votée pour la destruction des hannetons, la Commune ne pouvant faire plus, à cause de ses faibles ressources.

Dit que les hannetons recueillis seront pesés à la Mairie , chaque jour de neuf heures à dix heures du matin et seront portés à Russy Bémont, où M Duvivier, Maire, les paiera à chaque ramasseur, à raison de 0,15 F le Kilogramme, jusqu'à concurrence de la somme de cinquante francs, votée par le Conseil Municipal.

Ainsi délibéré, en séance, les jour, mois et an que dessus et ont signé les membres présents."



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 12:43



Inscrit le: 11/02/2006
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bravo Joelle,je savais que tu trouverais....

Moi je n'ai trouvé que ceci pour le Jura:



"Il fut un temps où cet insecte attachant était haï et chassé sous le prétexte que sa progéniture appelée ver blanc, se nourrissait de pommes de terre. Il est certain que si la bête s'était nourri de canard à l'orange, elle eût été considérée comme aristocrate donc respectée. Hélas, tels les camps volants, les romanichels ou les catherinettes, elle mangeait des patates qu'elle ne payait pas. Donc, en ces temps obscurs et cruels de la fin du XIXe siècle, la commune offrait 5 F par boisseau de hannetons qui était brûlé."
(Extrait du bulletin municipal annuel de janvier 1999 de Crotenay, Jura.)

Et ceci dans la Mayenne:



"On a eu dans le département de la Mayenne l'excellente idée de tirer parti des loisirs des enfants des écoles pour détruire les hannetons. Un rapport sur le hannetage (c'est le terme consacré), adressé par l'Inspecteur primaire d'Ernée (Mayenne) à l'Inspecteur d'Académie de la circonscription, fait comprendre quelle importante économie on pourrait atteindre par ce moyen.
Dès l'apparition des hannnetons dans le pays, les élèves de l'école d'Ernée ont été divisés en petites sections, de 5 ou 6. Chaque section était munie de sacs et de toiles d'emballage. Arrivés sur les points envahis par les hannetons, les sections se répandaient le long des haies, étendaient des toiles sous les arbres ou les arbustes, et secouaient les branches, pour faire tomber les hannnetons qui étaient ensuite recueillis dans les sacs. Cette chasse se faisait le matin.
Au retour à l'école, les hannetons étaient pesés, puis placés dans un lait de chaux ou dans une dissolution de sulfate de fer, et finalement enterrés dans des fosses que l'on recouvrait de chaux éteinte.
Les élèves de la circonscription d'Ernée ont détruit pendant cette campagne 53 459,960 kg de hannetons. Le kg comprenant environs 1200 insecte, le nombre des hannetons détruits peut être évalué à 64 151 952. En admettant que, sur le nombre des hannetons détruits, il y ait autant des femelles que de mâles et que chaque femelle ponde en moyenne 40 oeufs, on arrive à reconnaître que les femelles détruites auraient donné naissance à 1 283 039 040 vers blancs (...)
on peut admettre que chacun de ces insectes occasionne pendant les 3 années de son existence, une perte d'un centime : les écoliers d'Ernée auraient donc préservé l'agriculture d'une perte de 12 000 000 de francs pour ces 3 années.
La somme totale distribuée aux élèves a été de 5493 francs."
(Louis FIGUIER, L'année scientifique, 1888)



:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 14:30



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour Jean

J'imagine bien quel écolier facétieux tu devais être....



Les Ecoliers

Sur la route couleur de sable,
En capuchon noir et pointu,
Le "moyen", le "bon", "le passable"
Vont à galoches que veux-tu
Vers leur école intarissable.

Il ont dans leurs plumiers des gommes
Et des hannetons du matin,
Dans leurs poches du pain, des pommes,
Des billes, ô précieux butin
Gagné sur d'autres petits hommes.

Ils ont la ruse et la paresse
Mais l'innocence et la fraîcheur
Près d'eux les filles ont des tresses
Et des yeux bleus couleur de fleur,
Et des vraies fleurs pour la maîtresse.

Puis les voilà tous à s'asseoir.
Dans l'école crépie de lune
on les enferme jusqu'au soir,
Jusqu'à ce qu'il leur pousse plume
Pour s'envoler. Après, bonsoir !

Maurice Fombeure


:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 15:34



Inscrit le: 10/04/2003
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on continue sur les hannetons : cette fois-ci en Suisse

Mais où sont passés les hannetons?


Le hanneton est ordinairement roux, avec des élytres plus clairs, des antennes en lamelles, et un regard qui évoque l?étourderie de l?oncle Fernand. Celui qu?on surnommait l?idiot de la famille.

Persécuté par les traitements chimiques, ce coléoptère (un scarabéidé) jadis si familier de nos parcs et vergers est en voie de disparition.

Les Vaudois l?appellent le cancoire ? du patois cancorna, dérivé du latin cancer, crabe?

Son vol est bruyant, et si lourd qu?il est facile de l?attraper à la main, de le ramasser sur les troncs.


Un exercice de salut public auquel les enfants s?adonnaient avec bonheur au milieu des années soixante. Celui qui en récoltait un cornet plein, dans le parc de Mon-Repos, à Lausanne, ou à Montriond, recevait une thune: l?équivalent de 100 carambars de cette époque-là, ou 25 chewing-gums bazooka, voire deux pistolets en plastique cracheurs de pastilles mentholées!



Mais avant de l?ensacher, nous posions le hanneton à terre sur le dos (la position de Grégoire Samsa, le héros de la Métamorphose de Kafka), pour observer sadiquement ses contorsions et le remuement de ses pattes. Une expression a survécu à ce cruel passe-temps, heureusement oublié: gigoter comme un cancoire.



Le hanneton est lourd dans son vol, il est maladroit. D?où une deuxième expression, française celle-là : étourdi comme un hanneton.



Il est encombrant. En se mettant en grappe, il fait ployer une branche d?arbuste: il symbolise une situation embarrassée, hésitante. De là une troisième expression courante: qui n'est pas piqué (mangé) des hannetons =qui se manifeste dans toute sa force. Variante: pas piqué des vers.



Le hanneton lui-même n?a jamais fait de mal à personne. C?est sa larve qui est méchante: une gerce blanchâtre qui vit en terre, dévore les racines et peut anéantir des cultures entières.



Voilà pourquoi la progressive disparition de cet insecte n?est pleurée par personne. Même pas par les écologistes - un loup, ça a nettement plus de classe.



Pourtant, avant de décréter définitivement nuisible le hanneton, des savants français de l?Institut s?étaient ingéniés à lui trouver des utilités.



Si l?on se réfère au Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, on avait extrait de son corps en forme d?étui des substances lipoïdes pour graisser les essieux des voitures. Comme ceux-ci continuaient à grincer, on inventa une huile à brûler. Le feu ne prenant pas, on imagina des engrais, un pigment noirâtre pour artistes-peintres. Les chercheurs broyèrent des milliers de hannetons pour créer une farine alimentaire destinée à l?élevage des faisans?



Quelques-uns de ces académiciens se seraient même réunis en 1860, autour d?un repas singulier, pour vérifier si le ver blanc, cette maudite larve dévastatrice du hanneton, était comestible, donc nutritive et profitable au peuple ? comme naguère l?avait été la patate réhabilitée par Parmentier.

La grande Histoire n?a jamais enregistré le résultat de leur expérience. Ni leurs noms.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 23 octobre 2008 16:07



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonjour Jean.
Voilà un lien pour ceux que ça interresse.

http://onlyoneliloo.canalblog.com/archives/fait_divers___varies/index.html

Perso, je préfère un bon pain d'épice!Chef
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