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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 14 avril 2008 09:35



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Bonjour à tous

Salut Christophe.Une pensée pour Joelle.

Bonjour Khalida, toute participation est la bienvenue.

Bonne journée à tous.
:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 14 avril 2008 10:20



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on continue avec le sel...

Autres sauniers. Le sel de terre

Sa pureté peut atteindre 98,5%. Représentant les 2/3 de la production mondiale actuelle, il remonte à la période du Trias (entre 245 et 200 millions d'années avant J.C). : lorsque les océans se sont évaporés, ils ont déposé des couches de sel de plusieurs mètres d'épaisseur, préservées au coeur de la terre.
Suivant son extraction, on distingue 2 types de sel de terre :

1) Le sel gemme :
Il est extrait des mines de sel à l'état de roche. on le trouve souvent dans des les régions montagneuses.




Le sel gemme est incolore lorsqu'il est pur. Il est très soluble dans l'eau et possède une saveur salée caractéristique. Les sel gemme que l'on trouve sous forme de roche, s'est déposé dans des lagunes aujourd'hui disparues. Les gissements doivent leur conservation à une enveloppe protectrice de marnes ou d'argiles imperméables.
L'exploitation de ce fait en profondeur dans le sol.
Depuis très longtemps ces mines ont été exploités.
Les Celtes déjà,creusaient des puits et des galeries.




Certaines de ces galeries s'enfonçaient de plus de 90 métres dans la montagne et leur angle d?inclinaison pouvait atteindre 45°. Pour ne pas que les galeries s'effrondrent, ils les boisaient de rondins. Une fois la couche de calcaire percée, ils creusaient des tunnels horizontaux. C'est dans ces tunnels qu?ils extrayaient le sel, en suivant les différents filons.
Pour détacher les blocs de pierre contenant le sel, un mineur plantait son herminette dans une fissure afin de l?élargir. Puis un second frappait l?aide d?une massue de manière à détacher le bloc de sel gemme




Les galeries étaient humides et l?eau ruissellait. Par conséquent, le mineur portait un manteau et un bonnet de cuir, qui servaient à amortir les chocs fréquents mais aussi à se protéger de cette eau qui suintait de de la voûte. Pour le transport vers la sortie de la mine, les blocs étaient achemmés à dos d?homme dans des paniers d?osier, de bois et de lanière de cuir. Le mineur s'éclairait à l?aide d?une torche, généralement en bois de pin Par la suite, les blocs étaient acheminés par chariots à deux roues jusqu?à l?atelier situé au pied de la montagne; près d?un cour d?eau.

Les blocs de sel gemme arrachés à la montagne ressemblaient à de vulgaires pierres brillant de l?éclat des cristanx de sel Pour les commercialiser, on les débarassait de leurs impuretés de manière à concentrer le sel et à en faire des "pains". Pour se faire, dans les ateliers; les blocs étaient dissouts pour obtenir de l?ean salée qui est ensuite tamisée puis versée dans des vasques peu profondes.Ainsi, l?eau sévaporait et on pouvait récupérer le sel pour I'utíliser ou le commercialiser.




Plus tard, les gisements ont été exploités selon la méthode dite des " chambres et piliers abandonnés " qui consiste à laisser en place, suivant un schéma pré établi, des piliers de sel aux dimensions calculées de telle sorte que les terrains sus-jacents demeurent stables.





Les mineurs extraient les blocs au marteau et à la cisette ou à la poudre noire. Les blocs sont transportés dans des chariots ou des wagonnets.Puis suivaient le broyage et le criblage.



Dans les mines modernes, on accède par un puits à un réseau de galeries parallèles et perpendiculaires. Le gisement est toujours exploité selon la méthode dite des " chambres et piliers abandonnés ". L?importance des réserves permet une exploitation avec taux de récupération faible d?où une économie sur le coût du soutènement. L?exploitation comporte 5 phases :
*L?abattage du minerai: on obtient à chaque abattage, des blocs de sel de 500 à 2000t.
*Le soutènement: c'est le moment où l?on boulonne le toit pour soutenir les couches supérieures du terrain.
*Le transport du sel gemme jusqu?à une station de broyage - criblage.
*Le broyage - criblage: c?est là que l?on transforme le sel gemme en sel marchand.
*L?extraction: c?est là que l?on remonte le sel de la mine pour qu?il soit conditionné.
Maintenant seulement, le sel est prêt à être utilisé. Une seule mine est actuellement en exploitation en France, en Lorraine, celle de Saint Nicolas de Varangevilles.




Et on utilise maintenant un outillage beaucoup plus performant.

2) Sel ignigene

Ce sont des établissements industriels qui fabriquent ce sel grâce à l'évaporation artificielle d'eaux salées (saumures) provenant d'une injection d'eau douce dans les gisements de sel gemme.

1.On procède à un sondage pour repérer un gisement. Lorsqu'un gisement est reconnu, on procède à son exploitation en effectuent un forage qui descend jusqu'à la couche que l'on a décidé d'exploiter.
2.Par ce trou de forage on introduit de l'eau douce qui va dissoudre le sel de gemme et former une saumure concentrée. L?eau salée de ces salines contient alors (par litre) : 300 à 315 g de sel ,1 g de calcium .0.7 g de magnésium ainsi que divers autres sels minéraux en faibles quantités.Elle est alors parfaitement transparente.




3.Par le même trou, on extrait la saumure en l'aspirant.

4.La saumure est concentrée puis cristallisée par évaporation en salines. Le sel obtenu est ensuite séché, conditionné et stocké. Les sels ignigénes sont traités selon les exigences de leur utilisation.


(à suivre..)


Anne Marie.P114
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 14 avril 2008 10:37


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En attendant la suite de Bénédicte,
pour illustrer toujours pour de vrai, les boutiques et les grainetiers voici la photo de mon Grand Père Maternel devant sa boutique à Argenteuil en 1902. C'est le seul des Creusois à n'avoir pas été maçon

Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 14 avril 2008 10:40



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Cuisson des sources salées.

Les dépots de sel gemme sont la plupart du temps accompagnés de sources salées qui résultent de la dissolution du sel dans les terrains qui le contiennent.
De tous temps, on a exploité ces sources salées pour la production de sel.

Les Salines de Salins-Les-Bains

Comme toutes les salines de la région de Franche-Comté,elles utilisaient les sources d'eaux salées comme matière première. La résurgence de sources d?eau salée au fond de la vallée s?explique géologiquement par la présence d?un banc de sel gemme à 240 mètres de profondeur, lessivé par des infiltrations
Le sel, "l'Or Blanc", était obtenu par évaporation artificielle, par opposition aux marais salants.



En orange,les toits du complexe de la saline.

De vastes galeries souterraines relient deux puits où les sources d?eaux salées étaient recueillies dans des bassins puis remontées en surface par différents procédés d?élévation.
Différentes techniques se sont succédées dans le temps pour puiser puis pomper cette saumure (l'eau salée). Une pompe hydraulique activée par une roue fut ainsi installée en 1750



Griau-----------------------------------------Noria


Pompe hydraulique.

Un siècle plus tard, de nouvelles pompes permettent de puiser directement la saumure (eau salée) à 246 m de profondeur.
La saumure captée dans le sous-sol était déversée dans les poêles (grandes cuves métalliques) puis longuement chauffée jusqu?à évaporation de l?eau et cristallisation du sel. La cuite se déroulait ainsi : on remplissait la poêle avec 40 cm d'eau salée, on allumait un feu de fagot et on chauffait jusqu'à ébulition, on réduisait le feu jusqu'à la cristallisation de sel.



Poêle à sel des Salines de Salins, en cours de restauration.

Pour pratiquer l'évaporation de ces saumures, pendant plusieurs siècles, le bois a servi de combustible. En 1775 la Saline d?Arc-et-Senans est édifiée par l?architecte visionnaire Claude-Nicolas Ledoux, en bordure de la forêt de chaux (3ème forêt de France en feuillus). Elle fonctionnera en complément de la Saline de Salins à l?aide de deux Saumoducs (conduites de bois puis de fonte) longs de 21 km, dans lesquels circulaient les eaux faiblement salées de Salins. La Saline d?Arc-et-Senans fermera en 1895
Pour des raisons calorifiques et économiques le charbon fut adopté au début du XIXème siècle dans les Salines de Salin-Les-Bains.



Tireurs de sel

Le sel était alors récolté à l?aide d?un râble (long râteau), séché,conditionné et stocké dans les magasins

. Ces différentes interventions demandaient le savoir des ouvriers suivants :
-l'éteignari : il éteint les braises,
-le tirari du feu qui retire les cendres,
-le tirari du sel (tireurs de sel) récupère le sel avec le rateau.
-la métari va pétrir le sel,
-la fassari façonnera les pains,
-la séchari surveille le séchage
La Saline de Salins fermera ses portes en 1962.

Le travail des sauniers était très éprouvant: absence de mécanisation,chaleur et humidité intenses



Aujourd?hui, le système actionné par une roue hydraulique à augets continue de fonctionner. La saumure prélevée (330 g de sel par litre) alimente en partie les Thermes de Salins

Salines de Salies de Bearn

La source d'eau salée était exploitée 15 siècles avant notre ère.

Une association se forma entre les fabricants de sel qui bâtirent leurs cabane les unes à côté des autres le plus prés possible de la source. Une répartition de l'eau salée sur la base d'une codification précise des droits de chaque "voisin" s'avérait indispensable. Les voisins s'unirent et créèrent la " corporation des parts-prenants de la fontaine salée". Une charte de 1587 réglemente l'usage du sel par les Salisiens eux-mêmes, collectivement propriétaires de leur fontaine.



C'est sans aucun doute la communauté médiévale la plus ancienne du Béarn. La place du Bayaa fut construite autour du bassin à ciel ouvert où jadis on puisait l'eau suivant un rituel très réglementé : À certaines heures de la journée, dès que le coup de cloche retentissait, les tiredous (porteurs) s'emparaient des sameaux (cuves) et couraient à travers la cité pour en déverser le contenu de sel dans les coulédés (auges de pierre) qui se trouvaient devant les maisons. Rue Pont-Mayou, on peut admirer le dernier exemplaire authentique de coulédé. Ce dernier alimentait par un canal souterrain de bois les réservoirs des ateliers des façonneurs de sel. Ils faisaient chauffer " l?eau salée " dans des poêles en plomb réparties dans leurs maisons.
Le règlement de 1587, toujours en vigueur, fait état du droit du sang des part-prenants mais pas seulement puisque pour toucher " le compte de sauce " le part-prenant doit résider sur le territoire de Salies de Béarn.


Les Salisiens avaient le monopole de la vente du sel en Béarn et en Bigorre. La corporation bénéficiait de l'exemption de gabelle depuis 1523.

En 1865 cessait l?exploitation familiale de l?eau salée par les Salisiens, dits Voisins puis part-prenants .




La seconde phase est celle de l?exploitation industrielle dans une saline. Les ayants-droit confient la fabrication du sel à un concessionnaire fermier qui paie un loyer à la Corporation des part-prenants, qu?un conseil d?administration répartit entre les Voisins. Actuellement " le counde de sauce " représente 20 ? par an pour les héritiers, la moitié pour les cadets et les cadettes.







Depuis 1857, Salies de Béarn est une station thermale réputée, complétée par un centre de réadaptation fonctionnelle en milieu salin.

:bisou:
Anne Marie.P114
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 14 avril 2008 10:41


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Messages: 984
Et voici la 2ème. Remarquez le changement ! dans les années 27. il y a Mon GPM, la technicienne de surface (la bonne quoi!) ma GMM et ma Mère. et si vous pouvez voir tout au fond il y a le cheval Bichon qui terminait sa vie heureux.
Bonne journée
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 10:43



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Bonjour Anne Marie

Je te pique ces photos....:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 12:04



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coucou

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 12:20


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Messages: 984
Sibie Bénédicte est ma cousine au 17e degré. Elle descend d'une autre branche. Mais forcément mes photos font partie de sa famille aussi
Et puis je crois que lorsque l'on met une photo sur un site elle devient publique ! Donc vous pouvez prendre tout ce que vous voulez !
J'en ai des tas de photos tant côté de ma Mère que Papa sans compter les documents, c'est super pour la généalogie
Bonne journée
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 14:32



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Bonjour Sibie, ce patronyme (qui est le mien-avec une petite variante-) est si peu fréquent,que le voir sur une boutique me fait plaisir... c'est pour ça que je prends la photo à ma cousine Anne Marie.....

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 14 avril 2008 18:19



Inscrit le: 11/02/2006
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Sylvie, C'est sûr qu'Anne Marie pourra t'en dire plus... quand il s'agit de la Creuse, c'est une encyclopédie vivante.
Un jour on fera quelque chose sur le métier de mécanicien automobile...

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 22:05



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Bonne nuit à tous.

A demain.

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 22:08



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merci Bénédicte,
J'y interviendrais peut être.
Merci pour le sympa accueil.Je surveille ma file (ou rien ne se passeCrying or Very sad ) je suis obligée de l'activerWall Bash régulièrement pour augmenter les chances d'être lue.
A très bientôt sur cette file.Thumb Up
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 22:09



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Messages: 1 569
bonne nuit à tous car demain à 7h je serais déjà au boulot.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 15 avril 2008 10:12



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Bonjour à tous

Aujourd'hui un petit métier qui existe depuis bien,bien longtemps.....

VANNIER
Un vannier est un artisan qui fabrique des objets de vannerie, art de tresser des fibres végétales (les matériaux) pour réaliser des objets très variés




Le vannier fut aussi nommé mannelier ou mandelier, pannelier, corbellier.
Histoire.

Brins d?osier, brins d?osier, courbez-vous sous les doigts du vannier ! Paniers en tout genre, vans, bannes, mannes, malles, nasses, nacelles... Des gestes séculaires, un métier du bout des doigts, une production composite et un petit artisan de village lui aussi victime de l?industrialisation.

La vannerie semble remonter à la nuit des temps. on a retrouvé des poteries primitives modelées dans des formes en vannerie, ensuite brûlées. Le terme de vannerie est apparu au XIIIème siècle. Il vient du mot van, un panier plat aux bords relevés, muni de deux poignées, qui permet de séparer le grain de la paille: le grain était mis dans le van, qui était secoué à l'aide des poignées. La balle, c'est-à-dire la paille résiduelle, était emportée tandis que le grain restait dans le van.




Le vannier tresse l?osier pour produire des mannes et des paniers de toute sorte, pour l?usage domestique ou une utilisation dans les autres métiers. La corporation des vanniers, aussi nommés manneliers ou mandeliers, s?organise sous le règne de Louis XI, au XVème siècle. Elle a pour patrons saint Antoine, et saint Paul dans certaines régions.



C?est au XIXème siècle que la vannerie connait un essor considérable. Vers le milieu du siècle, la mécanisation et l?accroissement de la production agricole, l?acheminement des marchandises par chemin de fer sont à l?origine de cet essor. À côté du mode de production familial artisanal apparaît une fabrication industrielle. De véritables villages de vanniers se développent dans les régions marécageuses de l?Est et là où le climat et la nature du sol imposent aux habitants la culture de l?osier. Les vanniers produisent, pour leur propre compte, des articles qu?ils fabriquent avec des matières premières qu?ils cultivent ou qu?ils achètent chez les négociants auxquels ils vendent leur travail. Négociants et ouvriers ne sont cependant liés par aucun engagement. Le rôle du négociant est de renseigner les ouvriers sur les modèles demandés par la clientèle, de créer de nouveaux objets pratiques ou artistiques, trouver des débouchés, en France et à l?étranger.



Souvent le vannier était aussi amené à prendre la route pour écouler sa production ; il devenait alors un colporteur qu'on retrouvait partout en France.Pour certains ,comme les gens du voyage, ce métier convenait parfaitement à leur mode de vie nomade.C?étaient alors des vanniers ambulants.



La grosse vannerie fournit en mannes et en nombreux paniers l?agriculture, la pêche et l?industrie. La vannerie rustique produit ce qui est nécessaire à la vie domestique en milieu rural et urbain (van, hotte, berceau, panier à provision, à linge, à pain, à bois, pour la cueillette...). Enfin, la vannerie fine et de luxe fournit articles de cadeaux et de jouets, étalagistes, fleuristes, confiseurs... La production va en se diversifiant tout au long du XIXème siècle afin d?élargir les débouchés, d?adapter la profession aux exigences d?une nouvelle clientèle et de lutter contre la concurrence des emballages modernes, plastiques, cageots et cartons. La vannerie fine surtout connaît un vrai foisonnement. La multiplication des voyages en chemin de fer entraîne la fabrication de nombreuses malles et valises et la vogue des vérandas celle de l?ameublement en osier, rotin et bambous.


Différentes sortes de paniers.

En 1890, ils étaient 25 000 vanniers en France. La vannerie française était alors au 1er rang européen Les hauts lieux de la vannerie se situaient plutôt dans le Nord-est de la France dans les départements suivants :
* Aisne, à Origny-sur-Thiérache capitale européenne de la vannerie. Plus de 4 000 vanniers y travaillaient.
Ardennes, à Vouziers, Rethel, plusieurs vanniers fournissaient l?agriculture et la viticulture champenoise.
*Haute Marne, à Fayl-Billot (Haute Marne) où 1 000 vanniers travaillaient et fournissaient les Halles de Paris. on y créa la seule école de vannerie française au début du XXe siècle.
*Meuse : plus de 400 vanniers, souvent des vannières dont la production était destinée aux fleuristes, aux confiseurs..
* Manche, à Rémilly-sur-Lozon où 200 vanniers fournissaient l?industrie laitière (casiers à fromage, paniers à beurre?)
* Indre et Loire, à Villaines-les-Rochers spécialisée dans les emballages à fruits et les emballages à huîtres à destination des Charentes.
on pourrait citer encore d?autres lieux qui adaptaient leur production aux besoins locaux.
Au XXème siècle, la vannerie se réduit alors essentiellement aux objets d?art populaire ou aux activités manuelles éducatives. En 1966, ils n?étaient plus que 3 600 vanniers.

(Sources : Les métiers d?autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture).



Les objets réalisés peuvent être classés selon les méthodes utilisées (elles-mêmes tributaires du matériau utilisé) ou selon leur description (formes, matériaux, couleurs, etc.).

Toutes sortes de végétaux ont été utilisées pour faire différents types d?objets : sapin, genévrier, pin, rotin, saule, noisetier, tremble,châtaigner, paille, jonc, écorce de tilleul et de sapin, écorce de bouleau, racines de sapin et de bouleau.

Du point de vue de la technique, on distingue :
- la vannerie spiralée qui consiste en des brins de fibres formant un toron enroulé sur lui-même en spirale et généralement cousu. Elle utilise des matériaux très divers (herbes, feuilles, bois) par exemple dans le centre de la France, de la paille de seigle (toron) cousu avec de l'écorce de ronce commune, au nord-ouest des États-Unis, ce sera des longues aiguilles de pin, du rotin en orient, sisal, yucca, palmier? Elle est présente dans le monde entier et est très variée.
- la vannerie à nappes qui s'apparente au tissage et qui utilise le plus souvent des matières en forme de ruban (feuilles de palmier doum au Maroc)
- la vannerie tressée qui utilise deux (ou plus) brins flexibles entrecroisés appelés respectivement montants (éléments passifs formant la structure) et brins de clôture (éléments activés qui maintiennent la structure). Cette classe de vannerie est très répandue en Europe, on y distingue :
· la vannerie à montants en arceau,
· la vannerie clayonnée, dite « à montants parallèles », comme par exemple le panier mandelette




Nous verrons quelques exemples de vannerie tressée.

Vannerie en osier.

Par le passé, la matière numéro un était l'osier, issu du saule. Généralement, le vannier cultive son propre osier ou le récolte en pleine nature. Il faut planter plus de 100.000 pieds pour un hectare d'oseraie. La pousse s'effectue en trois mois, période pendant laquelle le plant atteint 2,50m. L'osier était récolté pendant les mois d'hiver, en tout cas avant la montée de la sève, avec une serpette pour couper le plus près du sol.




Après avoir coupé les tiges d'osier, le vannier en fait des bottes de 20 à 30 kg. Une oseraie peut produire 1000 kg d'osier par hectare pendant une vingtaine d'années. L'osier peut être utilisé soit à l'état brut, soit après écorçage.



Pour retrouver toute sa souplesse, l'osier brut - aussi appelé osier noir ou osier vert - doit passer une semaine dans l'eau. Ensuite il reste souple, donc facile à travailler pendant deux semaines environ. En revanche, l'osier blanc, c'est-à-dire l'osier dont le vannier a enlevé l'écorce, ne demande qu'une heure de trempage mais l'artisan doit l'utiliser aussitôt puisqu'il faut à l'osier blanc entre un quart d'heure et trois heures pour sécher et par conséquent perdre sa souplesse. L?osier brut était utilisé pour les paniers d?extérieur. L?osier blanc, écorcé avec un grattoir, était utilisé pour les produits d?intérieur.
Le vannier utilise également du noisetier ou du coudrier pour constituer l'armure du panier, autour de laquelle sera ensuite tressé l'osier.
Le vannier se contente d'un outillage restreint : Le fendoir est un outil en buis servant à fendre l'osier. Les poinçons servent à faire des trous dans les fonds.



poinçon------------------------------ fendoirs-------------------------- serpette

Un couteau vient compléter cet outillage rudimentaire, mais suffisant au vannier. En fait l'outil principal est la main.
Pour faire un panier, le vannier commence toujours par le fond. Il tresse les brins de façon à former une étoile. Les branches de cette étoile sont toujours en nombre impair. Ensuite, l'artisan entrelace les brins autour des branches de cette étoile. Le tressage se fait soit à plein, quand les brins sont calés les uns contre les autres, soit à jours, lorsqu'il y a un vide régulier entre les brins.




Autrefois, le vannier se spécialisait, il produisait ainsi de plus en plus vite et gagnait plus. Le mandelier ne produisait que des produits de forme ronde : mannes, couffins. D?autres ne fabriquaient que des formes rectangulaires : malles de voyage, huches à pain. Le faissier était spécialisé dans la vannerie ajourée : cages à oiseaux, berceaux, nasses. La vannerie fine était réservée aux femmes : paniers de pêche, corbeilles à pain ou à fruits.

Vannerie de noisetier




La récolte de la matière première ne peut se faire qu'à partir de fin octobre (dès que les feuilles sont tombées) jusqu'en février (avant que la sève ne remonte) . Le vannier s'en va quérir ses baguettes dans les cépées de noisetier exposées au soleil levant ou au midi. Cette exposition géographique est d'une importance cruciale. En effet, c'est cette exposition qui va influencer la facilité du travail du bois et ce n'est qu'après une longue expérience que le vannier pourra, lors de la récolte, choisir ses baguettes sans se tromper
Il coupe de longs jets de trois à quatre ans bien droits, sans n?uds, sans branches. Cela n'a l'air de rien mais c'est ici que l'expérience et la connaissance des lieux sont vraiment prépondérantes. Il lie alors les baguettes et en fait un fagot que l'on assemble à l'aide de pousses de noisetiers de deux ans. Le vannier, rentré chez lui, laissera reposer le noisetier pendant environ 15 jours. C'est alors que, une part de la sève perdue, les baguettes seront plus maniables.Parfois, le vannier aura coupé en même temps quelques pousses de platane, de chêne, de frêne pour former l'armature du panier. Ces dernières pousses seront courbées le jour même de manière à former les cercles de base du panier et qui formeront l'anse et/ou le bord supérieur du récipient.
Pour faire un panier, le vanier doit d?abord lever des éclisses sur la baguette de noisetier.
Le vannier ,à l'aide de son couteau, coupe tous les noeuds de la tige.Il pratique une entaille dont la largeur est déterminée par l'usage que l'on va faire de l?éclisse. Sa profondeur varie avec le diamètre de la baguette. Pour cette opération, le vannier est assis, il prend la tige de manière à avoir l'entaille entre ses mains et le côté opposé à l'entaille contre son genou. Le vannier courbe alors la baguette et l?éclisse se détache de plus ou moins 4 centimètres.Il recommence cette opération jusqu?à ce que toute l?éclisse soit détachée.
Il obtient de cette façon plusieurs éclisses dans une baguette. Certains vanniers ont une autre manière de procéder pour lever les éclisses: ils utilisent leurs dents.




C?est aisi que je l?ai vu faire dans mon enfance dans les Pyrénées par un vieil ami de mes grands parents . Ce n?était pas un vannier professionnel mais il avait appris à fabriquer des paniers auprès de sa mère et à la fin de sa vie il faisait des demonstrations lors de foires aux vieux métiers.Voici mon vieil ami Jean et ses paniers.

Vannerie de châtaigner

on retrouve la vannerie de châtaigner dans les régions où pousse ce dernier comme dans les Cevennes, par exemple.
Le vannier utilise la faculté du châtaignier de se fendre facilement en fines lamelles appelées "éclisses" pour réaliser des paniers et un mobilier rustique, solide et confortable. Le matériau demande la préparation suivante : les jeunes perches de châtaignier de trois à huit ans d'âge sont d'abord ébranchées, écimées, et mises à tremper dans des trous d'eau pendant quelques mois. Elles sont ensuite refendues et planées soigneusement.



Vannier coupant les éclisses de châtaigner.

Et une cloche à fromage en châtaigner;en fait une cloche à pelardons, autre produit typique des Cevennes...




Marchand de paniers.

Et pour ceux qui veulent savoir comment on fait un panier:

http://pagesperso-orange.fr/carbay/vannier.htm

:bisou:
Elodie J
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 15 avril 2008 13:29


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Bonjour à toutes et tous,
Bénédicte, je viens de revenir faire un petit tour sur cette file. J'ai vu que la liste des métiers étudiés était passé en page 15. J'en ai donc profité pour modifier le message en page 1.
Encore un merci à vous de faire vivre cette file, lorque je l'ai créée, je ne pensais pas qu'elle allait aussi bien fonctionner .... Je suis ravie d'avoir trouver un relais !
Bonne journée et bonne continuation
Elodie
Mes recherches s?orientent principalement sur les départements de l?Ain (cantons de Bâgé le Châtel, Châtillon sur Chalaronne, Pont de Veyle, St Trivier de Courtes et Thoissey), la Loire (cantons de Montbrison, St Bonnet le Château et St Jean Soleymieux) et de la Saône et Loire (cantons de Lugny, Mâcon et Tramayes).
Vous pouvez retrouver mon arbre en ligne à l?adresse suivante :
http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=elodiej&lang=fr
Toutes les informations ne sont pas verifiées et mises à jour, mais n?hésitez pas à me contacter, ce sera avec grand plaisir ?
Anne Marie.P114
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 15 avril 2008 13:43


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Bonjour, Quel bazar avec mon ordi qui se ferme etc...
Espérons que je vais avoir le temps de répondre.
à Pierrefite pas de garage. Juste 3 estaminets/épiceries jusqu'en 1945 à peu près.
Mais il existe un autre Pierrefite du côté de Jarnage. Et là il semble que ce soit une commune; d'ailleurs aux AD de Guéret, j'ai dit que je cherchais Pierrefite on m'a sorti un registre alors que notre Pierrefite à quelques km d'Ahun n'a pas de mairie et dans ce registre, je n'ai pas trouvé de nom de ma famille.
Donc le votre c'est peut être bien celui qui est dans le canton de Jarnages pas loin de Montazaud, Perpessat Pinaud, Pot-Perdu etc... Voulez vous vérifier.
Bonne journée
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 15 avril 2008 15:00



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Bonjour Elodie, merci d'avoir fait le changement du nº de page et on est ravies Joelle et moi de continuer cette file que tu avais si bien commencée.

Anne Marie, tu as raison, il doit s'agir de la commune de Pierrefite,canton de Jarnages...:bisou:

christ.L12
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Envoyé le: mardi 15 avril 2008 15:05



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 15 avril 2008 19:13



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Bonsoir Béné, Anne Marie, Sylvie, Christophe, et Elodie qui nous a fait un petit coucou
je viens de rentrer et mon presque premier réflexe à été de venir vous faire un gros bisous.
Vous avez vachement bien bosser et j'ai pas encore tout lu
Je vous embrasse tous très fort
A+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 15 avril 2008 20:34



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HOP

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 15 avril 2008 20:57



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Bonjour Joelle

Bien contente de te revoir....comme tu peux voir on a eu de nouveaux visiteurs.... plus les fidèles, pas le temps de s'ennuyer, mais tu nous a manqué.Alors, ce soir repose toi bien......

A bientôt:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: mardi 15 avril 2008 22:05



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salut joëlle

bonne soirée

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christ.L12
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 07:48



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bonjour

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 09:30



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Bonjour à tous

Salut Joelle ,Christophe...

Enoiseuse

En France, et particulièrernent dans le Périgord les plantations de noyers atteignent leur plein essor au XIX ième siècle. Des documents attestent qu?au au milieu du 19ème siècle les noyeraies atteignent une superficie de 86 000 hectares.
Le soir à la chandelle quand vient I'hiver, les énoiseuses cassent les noix pour un prix dérisoire el les cernneaux sont vendus pour la fabrication de I?huile de noix Les noix sont cassées à l?aide d?un petit maillet de bois sur une planchette,le but étant de séparer le fruit des brisures de la coquille de noix Un travail très long qui se faisait à la veillée avec les gens du village.






Une autre enoiseuse procédant au tri des cerneaux Intact, le cerneau est de nos jours recherché pour la patisserie.




:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 09:31



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Je te laisse pour ce matin,Joelle, des courses à faire.....:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 10:17



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OK Béné
je prend le relai
dépenses pas tout

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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 12:00



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[size=8]LE REMOULEUR[/size

Exerçant son activité sur les routes et dans les rues des villages, le rémouleur proposait ses services pour aiguiser couteaux, ciseaux et autres rasoirs. Il était aussi appelé repasseur (le verbe repasser est un vieux synonyme d'aiguiser). l'émouleur, quant à lui, exerce le même métier, mais de façon sédentaire ; il s'agit plutôt d'un ouvrier.



Souvent originaire d'une région pauvre, le rémouleur part sur les routes chercher un hypothétique complément de revenu. Un voyage qui durait de Février à Novembre, soit une dizaine de mois et qui amenait le rémouleur à parcourir plus de 1000 km pendant cette période.

L'équipement du rémouleur a évolué au fil du temps pour devenir à la fin un engin relativement sophistiqué (quand il avait les moyens de l'acheter).
Au début, il s'agissait d'un simple bati, muni d'une lourde meule de grès, souvent actionnée à la main par un apprenti. Le bati était transporté sur le dos au moyen de sangle. Plus tard, une brouette a rendue le transport moins fatiguant ; le rémouleur y ajoute une réserve d'eau pour lubrifier la meule, et par la suite, la fameuse pédale qui lui permettra d'actionner lui-même la meule à l'aide du pied.



Ensuite la brouette est devenue une charette plus évoluée, mais toujours tirée par le rémouleur. La taille du support s'agrandissant, on y ajoute un étau pour affûter les scies, une petite enclume et un marteau pour redresser les lames tordues ; ensuite viendra le temps de la démultiplication de l'entrainement au moyen d'une grand roue et d'une courroie, des tiroirs pour ranger les outils.







Le métier de rémouleur est très ancien ; on en retrouve les premières traces aux environs de 1300.
Au début du XVème siècle, la corporation des esmouleurs de grandes forces détient le privilège d'aiguiser les ciseaux des tondeurs de drap (appelés "grandes forces") ; elle reçoit de Charles VI des statuts précis et rejoint la corporation des couteliers à la fin du XVème siècle. Au fil des siècle, la profession va se développer.
En 1807, la loi leur fait obligation d'avoir un passeport pour sortir de France, mais aussi pour voyager en France. Le métier vivra jusqu'au milieu du XXème siècle. Par la suite, la qualité des aciers et leur traitement vont rendre l'affutage de plus en plus rare.






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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 13:45



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Me revoici...

2 remouleurs...





:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 15:28



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hop

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christ.L12
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 16:58



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coucou

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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 18:20



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HOP

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Anne Marie.P114
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 19:16


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Bonjour, je viens de faire toutes les archives en ligne de Sous Parsat (Creuse)
Joelle j'ai Mozeaud Marien, 7o ans laboureur dcd au Bourg (Ahun)le 12/11/1783 époux de JEANNE TAMISIER.
on ne sait jamais.
Veux tu que je note tout ce que je trouve comme Tamissier (s ou z)?
J'ai trouvé des métiers :
Fendeur et maître Fendeur. ce sont ceux qui fendent le bois pour le chauffage, ou au moment de la coupe!C'est un pays de bois car il y a pas mal de sabotiers.
Et la dragée du jour :
pour les jeunes filles ou femmes, leur métier :
A donnée ou donnée aux travaux de la campagne ou des champs.
Avouez que ça a plus belle allure que Fille de ferme !
Bénédicte du coup j'ai retrouvé plein pour nous.Mais avant 1780 il n'y a que des Valleron, Valeron, Valeyron. Les Meaume arrivent à cette époque, mais pas de Juillet.

Bonne soirée tout le monde il fait soleil.
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 19:46



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Coucou Anne Marie

tu es vraiment une perle, je veux bien que tu note tout ce que tu trouve comme tamisier avec un z 2 ss on ne sait jamais cela peut se raccorder à la branche
Si ça fait comme les PIEDNOIR en mayenne, je vais avoir une paire de cousins
je t'embrasse et merci de ton dévouement sans borne


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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 19:49



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christ.L12
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 20:42



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bonne soirée

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Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 21:07



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Bonsoir Bénédicte. Dans ma famille, j'ai eu des ancêtres qui étaient vaniers ambulants. Je vais demandé à ma famille s'il ont des photos.
Et si pour Christophe on faisait une recherche sur le métier de facteur, non?
Hummm, on risque de remonter loin dans le temps.
Bonne soirée, Jean-Marc.
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 21:23



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Liste des métiers déjà étudiés p15

Bonsoir Jean Marc, le métier de facteur a déjà été étudié en p23 et c'est bien si tu as des photos.

Bonsoir Christophe, Anne Marie...

A demain Joelle

Bonne nuit à tous.


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 21:23



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Bonsoir Jean Marc

Si tu as des photos de vannies c'est super
et pour le métier de facteur cela a été fait en page 23 je crois
bonne soirée
Bisous

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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 16 avril 2008 23:08



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Bonne nuit Béné, Anne Marie, Christophe
a demain*bisous à tous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 10:05



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Bonjour à tous

:bisou: Joelle

A tout de suite.
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 10:07



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Bonjour Béné, et tout le monde
Cela devient dramatique, je me lève à l'instant
à tout à l'heure

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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 10:31



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pour faire patienter



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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 10:44



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Je parie que pas un seul d'entre vous ne me dira qu'il a un ancêtre ayant exercé ce métier. Pourtant,ce dernier a ,hélas, bel et bien existé! Je veux parler du métier de:


Bourreau

Un bourreau est un officier chargé d'exécuter les décisions de justice, quand elles consistent en des peines corporelles, et notamment la peine de mort.

L'origine de la terrible fonction d'exécuteur demeure mystérieuse.
Dans l'antiquité, chacun se souvient de la scène dont Platon fut le témoin et qui nous relate la conversation entre Socrate et celui qui lui apporta sa dernière boisson, le bol de cigüe...
on connaît aussi la passion de Jésus et la succession des actes posés par les soldats romains pour l'emmener jusqu'à la crucifixion. on sait que Paul, citoyen romain, fut décapité tandis que Pierre demanda d'être crucifié tête en bas, ne se jugeant pas digne de mourir comme son Maître. Dans certains cas, les bourreaux sont multiples comme dans une lapidation où plusieurs s'emparent de pierres. Il ne semble pas y avoir d'exécuteur professionnel, affecté exclusivement à cette tâche, maillon ultime de la chaîne judiciaire.




Au début du moyen âge, le bourreau ne limite pas encore son travail à exécuter les peines capitales, il est obligé de prendre en charge d'autres tâches comme la torture, l'équarissage des animaux morts, la capture des chiens errants, l'ensevelissements des supplicés et des suicidés, le nettoyage des cloaques ou encore la surveillance des bordels.
En France, sous l'Ancien Regime, chaque province, voire chaque ville, possédait son bourreau. Ainsi, les modes d'exécution et les techniques utilisées différaient d'une région à l'autre.




Mais à partir du 13e siècle, une règlementation - les Droits Municipaux - définissent sa charge en France, droits qui lui confèrent un autre rôle social, en n'intervenant qu'après le jugement. on commence alors à charger un habitant de la ville, toujours le même, des exécutions.
Les conditions de vie des « exécuteurs des hautes oeuvres » (comme ils étaient parfois nommés) n'étaient guère enviables. Dès qu'il devint professionnel, il fut haï et méprisé. Ce mépris de la société se manifestait de milles manières. Pendant longtemps, le bourreau fut qualifié « d'opérateur », « maîtres des basses et hautes oeuvres ». Des surnoms multiples leur ont été attribués : le carnassier, le brise-garot, Jean-cadavre, et également Charlot Cassebras (supplice de la roue), le nom de Charlot vient de la célèbre famille Samson, bourreau de père en fils pendant plus d'un siècle.
Mais surtout le fait d?appeler un bourreau « bourreau » lui déplaisait fortement, au point de traîner devant les tribunaux ceux qui l'employaient.
Face à cet ostracisme forcé, de véritables dynasties de bourreaux purent ainsi voir le jour (comme les Sanson, les Férey, les Deibler, les Pierrepoint, les Reichhart, etc.).

Pendant tout le moyen-âge, la statuaire qui représente souvent les bourreaux, leur donne toujours des visages repoussants, ce que l'on nomma plus tard des visages d'hérédosyphilitiques. Il est la personnification de la mort, il est la mort qui veille au milieu des vivants.




Il fait peur et habite la maison du pilori, il ne faut pas le toucher, il est maudit.
Il devait revêtir un casque d?une forme et d'une couleur spéciale (rouge) ainsi que des chausses et un maillot couleur sang de boeuf.
Si ce costume devient peu à peu obligatoire seulement pour les exécutions, les jours ordinaires, dans beaucoup de villes, le bourreau doit arborer sur son habit ou son chapeau une marque de son office.

Le moyen-âge eut des bourreaux spécialisés. « Une profusion de bourreaux exerce à ce moment-là » car il y a une multitude de sièges de justice. Tout un folklore prend son essor.

Au 15eme et début du 16e siècle, on pendait en place de Grève à Paris deux ou trois fois par semaine, tout le monde avait assisté à de nombreuses exécutions et tous les habitants des grandes villes étaient familiarisés avec ce genre de cérémonie.
En ce qui concerne la royauté, le monarque est le roi de lumière et le bourreau est le prince des ténèbres. Tous deux sont la reproduction vivante du couple indissociable : Dieu - Satan.
Les rois réputés bons avaient besoin eux aussi d'un bourreau.
A ces liens puissants et indivisibles qui unissaient ces deux créatures, placées à deux extrémités de l'échelle sociale, s?en ajoutait une autre, de nature magique et sacrée.
Ils avaient tous deux le pouvoir de guérir. Les rois de France et d?Angleterre en touchant les malades (les écrouelles). La familiarité du bourreau avec la souffrance et la mort lui confère un pouvoir de guérir. Son pouvoir concerne notamment les rhumatismes et les douleurs corporelles. on pensait que le bourreau qui avait souvent à briser des os, avait des connaissances en anatomie. Il était donc rebouteux.
Nombre de bourreaux ont ainsi fait commerce de remède contre la douleur, fournissent des drogues aux personnes soumises à la torture pour leur éviter d?avouer, se font rebouteux, chirurgiens, louent des échoppes dans la maison du pilori, vendent des billets pour le spectacle des exécutions." Bon an mal an, les bourreaux s'assurent ainsi un revenu confortable. Ils finissent par percevoir des droits fixes sur les denrées, des droits sur les dépouilles des condamnés qu'ils revendent ensuite. Leur traitement atteint quelque 16.000 livres au XVIIe, auxquels s'ajoutent le remboursement des fournitures...
Jusqu'au 18e siècle, le bourreau et sa famille eurent l'obligation de loger hors les murs de la ville. Ces personnages à la fois sacrés et infâmes vivaient dans l'ombre.
Ils étaient rejetés de la cité, de la société et jamais personne ne s'étaient soucié de savoir qui ils étaient. Lui et ses enfants ne pouvaient se marier qu'avec des personnes de même profession. Ils étaient soumis à un code d'honneur des plus sévères. En cas d'exécution ratée, il était menacé d'une sanction de l'autorité quand il n'était pas immédiatement lynché par la foule des curieux.



Exécution de Marie Antoinette.

Quand naquit la guillotine (Révolution), la corporation des bourreaux était vaste et s'étendait sur toute la France.
L?Assemblée fut saisie d?un projet de réhabilitation du bourreau. La réponse fut positive et le bourreau fut alors déclaré citoyen actif, électeur et éligible.
La nouvelle organisation judiciaire ainsi que les textes promulgués par l'Assemblée allaient pour la première fois obliger les législateurs à se pencher sur ces réprouvés, qui depuis des siècles, n'apparaissaient qu'à des moments dramatiques, entourés d'une foule curieuse et horrifiée à la fois.
Seul parmi les hommes il a le droit de tuer. Il en même l'obligation, le devoir. Il reçoit un être humain rendu inoffensif et il le tue en échange d'un salaire.
Mais puisque la peine de mort existait, il était indispensable que quelqu'un mit à exécution les jugements de mort. Il aurait dû jouir d'une haute considération de l'opinion publique car celle-ci était favorable à la peine de mort. Or, par un inexplicable paradoxe, la foule qui, depuis toujours, hurle à la mort, crie vengeance, réclame du sang et le châtiment suprême pour les coupables est en même temps hostile au bourreau qui donne la mort.
Puis, en France, par un décret d'Adolphe Crémieux du 25 novembre 1870, on uniformisa la charge en supprimant les bourreaux de province (jusqu'ici il en existait un par ressort de cour d'appel). Il n'y eut alors plus qu'un seul "exécuteur en chef" pour tout le territoire national, assisté par cinq "aides" (2 adjoints de 1re classe et 3 adjoints 2e classe), seul le bourreau de Corse restera en fonction jusqu'en 1875. L'Algérie, alors française, gardant quant à elle, une équipe d'exécuteurs qui lui sera propre, jusqu'à l'indépendance du pays.
Très vite, son statut évolua pour devenir, selon la terminologie officielle : Exécuteur en chef des arrêts criminels. Il ne fut pas fonctionnaire, mais « agent contractuel de l'état ». Son existence était semi-légale, aucun texte ne définissait sa charge ni ses attributs, et ses talents ne firent l'objet d'aucune définition rigoureuse. Sa fonction ne paraissait pas sur les comptes de la nation, il ne percevait donc pas de salaire, mais des gages versés par le Ministère de la Justice. Selon des estimations, un « exécuteur en chef » gagnait moins qu'une secrétaire, et ses « aides », moins que des balayeurs.



Valence.22.09.1909.Execution des "chauffeurs de la Drôme".

Quant à la transmission de la charge, elle se faisait toujours par cooptation (en France comme à l'étranger), survivance du système dynastique en vigueur depuis des siècles dans la profession. À défaut de filiation familiale, l'administration utilisait la règle de l'ancienneté parmi les adjoints pour désigner le nouvel « exécuteur en chef ».



Enfin, le décret-loi du 29 juin 1939 repoussa la guillotine dans l?ombre des prisons. Dorénavant les exécutions ne se feraient plus en public mais bien à l'aube dans la cour de la prison, presqu'en secret. Malgré la présence de la presse, on en avait fini avec les scènes scandaleuses.

Les bourreaux resteront en fonction jusqu'au 9 octobre 1981, année où la peine capitale fut abolie sous la présidence de François Mitterand.


A noter que s'il existe le terme de bourrelle, il s'agit de..... la femme du bourreau. Il n'y a jamais eu de femme bourreau. (vous ne me contredirez pas,messieurs?Mr. Green)

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 11:37



Inscrit le: 10/04/2003
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ouah!!!!!!
bravo bravo
Pauvres boureaux mis aux bans de la société.


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 12:52



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Pour changer un métier d'aujourd'hui



Bon appetit

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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Anne Marie.P114
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 13:12


Inscrit le: 10/09/2007
Messages: 984
Bonjour,
Pourquoi dit on que mettre le pain à l'envers porte malheur ?
parceque dans les boulangeries, le pain réservé au bourreau était rangé à l'envers et à part, et personne n'aurait osé le prendre. La tradition est restée (on dit aussi que c'est parceque l'on ne gagne pas son pain sur le dos !)
Et là je vous demande de me croire :
J'ai connu un descendant direct de Samson. et vous allez rire il était Charcutier à Paris.
Tous les ans dans son arrière cour, au 14 juillet il faisait une fête d'enfer (c le cas de le dire)
Malheureusement je n'ai pas pensé à lui poser des questions mais je le regrette aujourd'hui. Aurait il répondu? Peut être est il toujours vivant c'était dans les années 1993.
Bonne journée
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 14:03



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Anne Marie

C'est assez ironique en effet....charcutier pour un descendant de bourreau!Mr. Green

Joelle, désolée de te contredire mais pizzaïolo est un métier d'aujourd'hui .....et d'hier...


L'origine de la pizza remonte à 3000 ans, venant des anciens pains plats ou tartes préparées sur les pierres brûlantes. C'était une sorte de ?pizza? consommée sous forme de tarte ou de pain plat lesquels étaient les premiers types de pains mangés par l'homme, qui n'utilisait pas encore de levain. Ce fut seulement après la découverte de la levure par les égyptiens que les pains plats à base de levain ont été consommés. Le terme de pizza vient du mot latin ?pinsa? qui est le participe passé du verbe latin ?pinsere?, signifiant ?étaler?.
Plusieurs civilisations vivant autour de la méditérranée, tels que les égyptiens, les grecs et les romains avaient l'habitude de manger des tartes ou des pains plats fait à partir de graines d'orge, d'eau et de différents assaisonnements. Certaines de ces tartes sont considérées comme l'ancêtre de la pizza. (......)




Dans la Rome antique, ?placenta? et ?offa?, les termes employés pour décrire la pizza préparée avec de l'eau et de l'orge, étaient utilisés comme source principale de céréales. Au début du Moyen-Age, le terme ?pizza? était déjà très répandu ; Cependant, de nombreux mots d'origine locale étaient utilisés pour désigner les sortes de pizzas qui diffèrent selon les goûts ou les modes de préparation. Ces ?pizzas? étaient bien appréciées par les aristocrates et le peuple durant le Moyen-Age aussi bien que pendant la Renaissance.
A travers les siècles, les pains plats étaient très similaires au pizza que nous avons aujourd'hui, la plus connue étant celle à la mozzarella et à la tomate, qui étaient les ingrédients les plus typiques de la pizza. Deux évènements ont joué dans l'introduction de la tomate et de la mozzarella en Italie. Après la chute de l'Empire Romain, l'invasion du sud de l'Italie par les Longobards (tribu allemande) conduit à l'introduction des troupeaux de buffle en Italie. Puis le lait de buffle a été utilisé par la population locale pour produire la ?mozzarella?. L'importation des tomates venant d'Amérique du Sud (Pérou) et d'Europe était due à la découverte du nouveau monde (l'Amérique). La tomate était utilisée dans la cuisine italienne, en particulier dans la cuisine napolitaine, ou la fameuse pizza traditionnelle est née. C'est à ce moment que la pizza trouva sa patrie et son point de départ, Naples, pour sa diffusion dans le monde.




La pizza était un des plats favoris de la cuisine napolitaine. Entre le XVIII et le XIX siècle, l'habitude de manger la pizza ne débuta pas que dans les maisons ni dans les rues, mais aussi là où les pizzas étaient faites, les pizzerias. Durant le XVIII siècle, les pizzas étaient cuites au four (construit en briques ou en pierres volcaniques) et vendues dans les rues de Naples.
Les garçons travaillant dans les pizzerias (lieus typiques où étaient cuites les pizzas) portaient les pizzas sur leur tête dans la typique « stufa », une poêle en étain qui gardait la chaleur des pizzas. Durant le jour, les garçons marchaient dans les rues de Naples, vendant les pizzas cuites avec différents assaisonnements et ingrédients, à ceux qu'ils rencontraient dans la rue. Cela en criant en même temps afin d'attirer l'attention du plus de monde possible.
Jusqu'à cette date, certains accessoires qui incluaient les fours chauffés au bois, les bancs en marbre où les pizzas étaient préparées, l'étalage qui présentait les différents ingrédients des pizzas, la table où les pizzas étaient servies, le comptoir extérieur où les pizzas cuites étaient gardés pour être vendues aux passants, sont encore présents dans toutes les pizzerias Napolitaines et les pizzerias italiennes « modernes »

La première pizza « moderne » a été faite à Naples en 1780 par Pietro Colicchio. Il appela sa pizzeria « Pietro e basta Così ». Après plus de 200 ans, cette pizzeria existe encore, mais a été rebaptisée « Ancienne Pizzeria Brandi ». La succession de la pizzeria « Pietro e basta Così » fût prise par Enrico Brandi, car Pietro Colicchio n'avait pas de fils. En 1889, Raffaele Esposito (le mari de la fille d'Enrico Brandi), qui était considéré comme le meilleur pizzaïolo de son temps, était invité au palais royal de Capodimonte (à Naples), pour faire des pizzas pour le roi d'Italie, Umberto I of Savoia, et sa femme, la reine Margherita. Le roi Umberto I et sa reine étaient les invités de Ferdinando di Borbone, le roi de Naples.



Pizzeria Brandi.

Raffaele Esposito prépara 3 pizzas différentes : la pizza Mastunicola (fromage, basilique et lard), la pizza Marinara (tomate, choux et origan) et la pizza Pomodoro & Mozzarella (tomate, fromage et basilique), dont les couleurs rappelaient celui du drapeau de l'Italie. La reine apprécia et fut ravie du goût des 3 pizzas au point de le remercier par écrit. Raffaele Espostio, en retour, remercia la reine en lui donnant son nom, Margherita , à sa pizza ? Pomodoro e Mozzarella '. La lettre de remerciement a été conservée par la pizzeria ?Ancienne Pizzeria Brandi'.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 14:19



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Béné tu es incorrigible,
j'aurais été étonnée si tu n'avais rien trouvé.
Mais j'ai encore appris qq chose
Bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 16:12



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Qu'est-ce que tu veux Joelle, c'est mon esprit de contradiction qui est trop developpé.... il suffise que tu me dises noir pour que j'aille voir si ça ne serait pas blanc...on ne se refait pasEmbarassed
mais demain je te laisses faire tout ce que tu veux ange

:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: jeudi 17 avril 2008 16:18



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coucou,ça chauffe ici entre le bourreau et le four

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