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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 29 mars 2008 09:45



Inscrit le: 11/02/2006
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Pour Michel
Voici deux liens qui pourront t'en apprendre davantage:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Blason

http://www.blason-armoiries.org/feodalite-noblesse/f/femme-noble.htm

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 29 mars 2008 14:01



Inscrit le: 10/04/2003
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salut Béné
e tous les fidèles des métiers d'autrefois
Bon samedi ensoleillé
une fois n'est pas coutume
BISOUS

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 29 mars 2008 16:38



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on continue la cure....et de nouveau une jolie chaise à porteurs...





:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: samedi 29 mars 2008 18:33



Inscrit le: 10/04/2003
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hop

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 29 mars 2008 19:44



Inscrit le: 11/02/2006
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Allez, on termine notre cure, mais cette fois en diligence....



Bonne soirée

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 29 mars 2008 21:52



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Bonne nuit

A demain

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 10:52



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous



Bon dimanche:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 13:25



Inscrit le: 11/02/2006
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Pour ceux qui ont la neige pas loin...... si on en profitait?

on pourrait faire un peu de luge, évidemment avant il faut l'amener jusqu'aux pistes....




Sinon, un peu de ski...




Bonne journée

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 14:43



Inscrit le: 10/04/2003
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coucou Béné
la pluie est revenue avec le vent
dommage!!!!!!!
Bonne journée à demain

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Bernard Michel Claude.D
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Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 14:47



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Messages: 1 068
Bonjour Bénédicte et à toute la file. Sur ton illustration, je pense plus à une schlitte qu'à une luge; non?
Je ne viens pas souvent, car à force de trop fréquenter.....qui trop embrasse, mal étreint. mais je viens regarder la page 15 de temps en temps et les autres aussi, mais pas régulièrement.Péché avoué, à demi pardonné? Merci Bénédicte j'étais sûr de ta mansuétude. Excuse le tu, c'est une habitude: je commence à me sentir chez moi avec les généalog. Tout retaper? Je suis flemmard.
Je tombe en Franche Comté sur un Scieur (rien d'étonnant)mounier (?)
Je cale alors je colle:



Qui pourra me dire ce dont il s'agit, merci pour vos suggestions et à bientôt
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 16:11



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Bernard

Tu as raison (moi aussi, je tutoie facilement..) c'est sûrement une schlitte, sachant que l'image se situe dans les Vosges...

Quant à ton ancêtre, il s'agit d'un Scieur Meunier.

C'est à dire d'un Scieur travaillant dans une Scierie Hydraulique.




Les premières scies mécaniques étaient mues par des moulins : les scieries étaient ainsi traditionnellement situées à proximité des cours d?eau.
Les scieries s'approvisionnent en bois bruts le plus souvent à partir d'exploitations forestières.
Autrefois, il y avait beaucoup de scieries dans les villages de montagne. Les habitants sciaient sur place le bois dont ils avaient besoin pour construire leurs chalets et de nombreux objets de la vie courante. Le transport des troncs coupés dans la forêt en amont jusqu'à la scierie en aval se faisait en glissant les troncs ou en les tirant avec des chevaux.
Les scieries fonctionnaient avec l'eau détournée d'un torrent qui actionnait une grande roue en bois qui mettait alors en marche les différents mécanismes installés à l'intérieur. Ce mode de fonctionnement imposait au scieur un rythme de travail saisonnier : au printemps et en automne, il devait accomplir de longues journées pour profiter d'une énergie abondante, alors qu'en été et en hiver la scierie restait le plus souvent silencieuse




Empilées à proximité du bâtiment, les billes de bois attendaient d'être chargées, l'une après l'autre, à l'aide de la "chèvre" (engin de levage pivotant placé à l'entrée de la scierie) sur un petit wagonnet qui les transportait à l'intérieur. De là, le billon était placé et fixé solidement sur le chariot de sciage.
Le sciage pouvait alors commencer, le chariot avançant à un rythme déterminé par les mécanismes qui entraînaient la scie.


Le sciage achevé, les planches étaient alors passées à la scie déligneuse qui permet d'obtenir une pièce aux bords réguliers dans le sens de la longueur puis venait la scie abouteuse qui permet de couper la planche à la longueur voulue (4 mètres le plus souvent).
Le travail terminé, les planches étaient dressées, à l'abri d'un petit avant-toit, contre la paroi extérieure de la scierie prêtes à être emmenées par les clients.

Les sous-produits du sciage étaient systématiquement utilisés : l'écorce servait au tanneur de cuir; les dosses devenaient des barrières ou des balcons; sinon, avec les délignures, elles servaient à chauffer les fours des boulangeries.Quant à la sciure, elle était brûlée dans des fourneaux adaptés ou servait de litière dans les étables et les poulaillers.




Bonne fin de journée

:bisou:
Bernard Michel Claude.D
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Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 16:31



Inscrit le: 26/09/2007
Messages: 1 068
Alors là, Bravo. Je ne connaissais pas cette distinction dans les scieurs.Petit détail amusant, il s'agit du pére de ma grand'mère paternelle qui, dans cet acte, il présente un enfant reconnaissant qu'il est PEUT-ETRE le père et l'AURAIT eu de demoiselle Bailly. Tout ceci à Foncine le Haut (Jura).
Grand merci à toi.
Comme je lis quand même qques pages en passant de temps en temps et que j'ai vu vos interrogations sur le devenir et la contitution d'un lexique, n'avez vous jamais pensé à mouiller un site quelconque (pas de pub)pour éditer carrément un opuscule? Car tes explications suivies des commentaires présentent un grand intérêt.
Pour te remercier, un gros bisou (plus pour Me faire plaisir) et à bientôt.
Bernard
joepiednoir
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Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 19:42



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bonne soir&e Béné et tous
Béné je vois que tu as un fan en la personne de bernard
Bises à tous et à demain

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Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 20:09



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Joelle, c'est parce que t'étais pas là.....

Allez après une bonne journée de ski, on rentre se reposer...



C'est-y pas élégant cette tenue de ski?

:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: dimanche 30 mars 2008 21:41



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bonsoir,

Bénédicte ,je te pique tes oies,je les mets en Alsace pour Elisabeth


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 09:32



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BONJOUR BENE ET TOUTE LA COMPAGNIE DES METIERS ANCIENS

APRES UN JOLI SAMEDI,DIMANCHE ET LUNDI POURRIS

Y EN A ASSEZ DE CE VILAIN TEMPS

LE MORAL COMMENCE A S EN RESSENTIR

HEUREUSEMENT QUE CETTE FILE MET UN PEU DE SOLEIL DANS NOTRE COEUR

A TOUT A L HEURE

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 10:09



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l'alchimie

L'alchimie était une science puis est devenu une discipline ésotérique dont l'objet est l'étude de la matière et de ses transformations. Elle repose sur un ensemble de pratiques et sur une philosophie particulière, l'hermétisme qu'on peut définir comme «une vision du monde fondée sur les correspondances et « sympathies » unissant macrocosme et microcosme ». Elle est généralement considérée comme étant à l'origine de la chimie moderne

L'un des objectifs de l'alchimie est le grand ?uvre, c'est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, notamment des métaux nobles (or et argent). Cette quête est souvent associée à une transformation spirituelle de l'alchimiste lui-même. Un autre objectif est une médecine universelle et la prolongation de la vie via un élixir de longue vie.

Vraisemblablement apparue dans l'Égypte hellénistique des Ptolémées, elle s'est développée dans le monde européen et arabe durant le Moyen Âge et à la Renaissance. Elle est devenue plus marginale à partir du XVIIIe siècle, cédant sa place à la science moderne. Des pensées et des pratiques de type alchimiques ont été présentes dans d'autres civilisations, notamment en Chine et en Inde.

La dimension spirituelle et philosophique de l'alchimie explique qu'elle continue de nos jours à être pratiquée, par des personnes le plus souvent intéressés par son aspect ésotérique.


Commençons par Aristote. (384 - 322 av. J.-C.)

Au IVe siècle avant Jésus-Christ, Empédocle propose : « l'Univers est formé de quatre éléments: la terre, l'eau, l'air et le feu ». Aristote adopte l'idée d'Empédocle et s'oppose ainsi à Démocrite, car il nie l'existence du vide et la discontinuité de la matière. Aristote renforce la théorie d'Empédocle en attribuant des qualités à chacun des quatre éléments fondamentaux: froid, sec, chaud et humide.


Aristote

Nous savons qu'Aristote fut considéré comme le plus grand philosophe et le détenteur de la vérité en Occident durant plusieurs siècles. Ses écrits couvrirent la totalité du savoir de l'époque. La caution apportée à ce philosophe grec par l'Eglise catholique a fait que son influence se fit sentir dans tous les domaines : politique, sciences, philosophie, théologie, éthique, rhétorique, etc. et que tout ce qui contredisait Aristote était aussi contraire à la Vérité de l'Eglise. Autant dire que tout ceci tenait du dogme et que quiconque eut tenté de s'y opposer risquait sa vie. Donc, sa théorie fut adoptée à l'unanimité par les penseurs de l'époque au détriment de tout le reste?
Il aura fallu attendre plus de 2 000 ans avant de sortir de l'impérialisme de la pensée d'Aristote. Ce n'est qu'au 19ème que la théorie de Démocrite refit surface avec John Dalton.
En résumé, voici la conception de la matière selon Aristote :
- La matière est continue et uniforme
- La matière est composée de quatre éléments: terre, air, eau, feu.
- Les quatre caractéristiques fondamentales sont : froid, sec, chaud, humide.
- Le vide n'existe pas.
Ces affirmations constituèrent les bases de l'alchimie?.


Symbole alchimie

L'alchimie naît, en fait, à Alexandrie vers le IXe siècle avant J.C. : en arabe, "Al-Kimiya", signifie "pierre philosophale". L'objectif est la fabrication de la pierre philosophale qui transmute les métaux en or et permet la préparation de la panacée ou remède universel. Le langage de l'alchimie est volontairement ésotérique pour rester celui des initiés. Les corps sont classés en solides, liquides et vapeurs et selon leur couleur. Ils interagissent suivant des notions de sympathie et d'antipathie.


Fontaine mercurielle

L'alchimie arrive en Europe avec les traductions des textes arabes : les alchimistes qui s'emparèrent de leurs idées les amplifièrent attribuant toutes les vertus possibles à cet or mystérieux, qu'ils prétendaient extraire eux-mêmes des métaux imparfaits tels le mercure, le plomb, etc.
Les savants qui se sont adonnés à l'alchimie dans le Moyen Age avaient d'autres noms que celui d'alchimistes : les enfants de l'art, les initiés, les cosmopolites, les adeptes, les rose-croix, les souffleurs, ou les philosophes hermétiques ?
La philosophie hermétique avait pour objet la recherche de la pierre philosophale, de la panacée universelle, et du grand oeuvre ; c'était l'art de trouver l'eau merveilleuse qui donne une santé et une jeunesse éternelle, et de changer les métaux en or.
« L'or, disaient-ils, est de tous les corps de la nature le plus compact, le plus pesant, le plus inaltérable au feu, à l'eau et à l'air, c'est le roi des métaux. »
Il existait au début du Moyen-Age une relation importante entre l'alchimie et l'astrologie. A cette époque, 7 métaux était connus (Au, Ag, Cu, Fe, Sn, Pb, Hg) et l'astrologie comptait 7 planètes. La liaison s'établissait donc ainsi :
Soleil - l'or (Au)
Mercure - le mercure (Hg)
Vénus - le cuivre (Cu)
la Lune - l'argent (Ag)
Mars - le fer (Fe)
Jupiter - l'étain (Sn)
Saturne - le plomb (Pb)


Quatrième page de l'alchimie de Flamel

Ces noms merveilleux d'un secret imaginaire donnaient aux enfants de l'art un grand crédit?. Il fallait que la croyance en la pierre philosophale fût bien vive et bien enracinée pour leur donner la persévérance inconcevable qu'ils mettaient dans leurs recherches ; ils entretenaient pendant des années entières des fourneaux allumés, où s'opéraient la fusion des métaux et leurs compositions. Plusieurs ont eu la renommée d'avoir trouvé la pierre philosophale : Lulle, Flamel ?Vers le même temps, Alphonse X, roi de Castille, écrivit: « La pierre qu'ils appellent philosophale, je savais la faire. N... me l'avait enseigné ; nous la fîmes ensemble, ensuite je la fis seul, et ce fut ainsi que souvent j'augmentai mes finances. » Comment voulez vous que le bas peuple n'y crût pas ?
on compte un nombre infini de traités d'alchimie, presque tous écrits en langage mystique, qui donnent des formules ou recettes mystérieuses pour opérer le grand oeuvre. A noter qu'en voulant opérer avec de semblables recettes, ils se sont toujours ruinés ! La pureté de l'âme, aussi, était vivement recommandée mais? Flamel exerçait l'usure à Paris, et Paracelse passa presque toute sa vie entre l'ivresse et la débauche ! C'est lui d'ailleurs qui, dans les cours qu'il faisait en Allemagne, s'écriait avec une orgueilleuse ironie : « Avicenne, Galien, et vous tous, philosophes et médecins vulgaires, les cordons de mes souliers en savent plus que vous ; toutes les universités et tous les écrivains réunis sont moins instruits que les poils de ma barbe et de mon chignon ; moi, moi seul, je suis le vrai monarque de la médecine ! »
L 'extravagance de ces paroles étonne peu si l'on songe que presque tous les hommes de mérite croyaient fermement aux sciences occultes : il n'y en avait pour ainsi dire pas d'autre ! mais quand même, ils ont ouvert, avec beaucoup de peine, dans l'obscurité, à leurs propres risques et périls, les premières portes de la science?
D'importantes découvertes sont dues à leurs manipulations laborieuses et patientes Par exemple :
-- Préparation d'acides minéraux : acides nitrique, sulfurique et chlorhydrique, de l'eau régale, qui est capable de dissoudre l'or, du vitriol, mais encore de l'eau Forte, de l'Esprit de Sel, de l'Esprit de Vin (éthanol ), des Cristaux de Vénus, de la Fleur de Jupiter, de la poudre noire, du Vitriol de Lune... et j'en passe et des meilleures !
-- Obtention de certains éléments jusqu'alors inconnus : antimoine, arsenic, bismuth, phosphore... , de composés chimiques : alun, borax, éther, crème de tartre, minium, sels de plomb, sels de fer, sels d'argent et d'autres encore.
-- Découverte de la phosphorescence du sulfure de baryum?
-- Innovations techniques : creusets, cornues, bain-marie, balances, filtrations, distillations, alliages, purifications, cristallisations, sublimations, métallurgie...


Laboratoire d'alchimie - © Deutsches Museum

Bien des charlatans transformèrent l'alchimie en sorcellerie : en 1404, le Parlement interdit la fabrication de l'or par alchimie, mais elle est encore acceptée par les monarques avides de richesse. Les bûchers et pendaisons d'alchimistes furent de plus en plus fréquents.
L'alchimie n'utilise pas du tout la méthode scientifique parce qu'elle accorde une bien trop grande importance aux qualités organoleptiques par exemple : « la qualité essentielle de l'eau est la souceur » ( Boerhave XVIIè) alors que d'autres soutiennent qu'au contraire elle est dure parce que si on tape l'eau avec la main on se fait mal ! De même l'alchimie utilise sans esprit critique et abusivement des termes généraux et leurs concepts ce qui contribue à tout embrouiller : le lait se prend en beurre, le sang coagule, les graisses se figent donc le passage de l'état liquide à l'état solide est une coagulation ainsi quand l'eau donne de l'écume elle coagule aussi? et, autre exemple, puisque l'or et le plomb sont lourds, tous les deux, ils renferment le même principe lourd?Et les alchimistes manquent cruellement de bon sens. Citons pour exemple la fameuse histoire du dissolvant universel « l'alkahest » que l'on recherche activement partout jusqu'au jour où, enfin, une personne moins naïve dit qu'aucune substance ne peut contenir ce produit puisqu'il est supposé TOUT dissoudre?.plus grave si cet alkahest était supposé TOUT disssoudre, comment imaginer qu'existe encore un certain nombre de substances ?
De plus, beaucoup de choses ont été déformées de l'alchimie ?Par exemple la pierre philosophale « purifie le corps et l'âme, celui qui la possède voit comme en un miroir tous les mouvements célestes des constellations?même sans regarder le firmament? »( Sperber), on est loin des pouvoirs magiques que certains lui accordent aujourd'hui ! Il en va de même pour le Grand ?uvre.
Au Moyen Age, la transmutation du plomb ou du mercure en argent était un simple problème technique comme l'explique Roger Bacon en disant : «? celui qui connaîtra les procédés nécessaires pour produire à volonté la couleur jaune, la grande pesanteur spécifique, la ductilité? celui qui connaîtra les moyens de produire ces qualités à différents degrés?.pourra prendre les mesures nécessaires pour réunir ces qualités dans tel ou tel corps d'où résultera la transmutation en or. » Mais les esprits pénétrants, il y en eut quand même, ne se laissent pas prendre et demandent qu'on montre qu'il s'agit bien d'or après l'expérience ce que personne n'a jamais pu faire?? (Albert le Grand qui était évêque et eut comme élève St Thomas d'Aquin qui, lui, a écrit un traité sur les minéraux, si mes souvenirs sont bons) et ça a duré très longtemps puisqu'en 1759 à St Petersbourg la première solidification du mercure a provoqué la croyance qu'enfin on avait transformé le mercure en argent vrai !
on sait aujourd'hui que le mercure peut donner de l'or? en effet l'isotope 197 de Hg se transforme en isotope 197 de l'or, stable, en passant par un état métastable?et les processus radioactifs transforment certains éléments en d'autres éléments?.On est loin de ce genre d'affirmations :
- Le mercure commun est le flux noir
- Le mercure philosophique est le sulfate de potasse ?
Notons encore qu'en France il existe encore une société alchimique où, comme il sied, on professe un certain mépris à l'égard de la science « officielle ». C'est de bon ton, mais vain, sauf pour son ego.
Et à côté, on trouve ceci :
« Une nouvelle approche de développement personnel basée sur la philosophie de l'Alchimie ». Quelle philosophie de l'alchimie ? Quel développement personnel à travers l'alchimie ? Ceci peut devenir dangereux et se rapprocher de la secte sous couvert d'ésotérisme?
Définition de l'ésotérisme : le salut par la «connaissance», ceci par l'initiation. Une évolution de la matière à l'Esprit. L'initié, un profane, un matériau brut, doit être façonné afin d'obtenir la perfection morale et spirituelle. L'initié s'approche du divin par des techniques occultes. Les formules utilisées emploient le nom de Dieu, sont des pratiques sacramentelles qui activeraient les puissances cosmiques. Avec la maîtrise de soi, la maîtrise sur les éléments?.Attention donc à l'information que l'on trouve, spécialement sur le net. on ne le dira jamais assez (voir bibliographie)
Le XVIème constituera la période de transition, avec Paracelse.
Philipp Theophrast von Hohenheim prit le nom latin de Paracelsus (en français Paracelse) pour montrer qu'il surpassait le célèbre médecin romain Celse du Ier siècle.
« Mes écrits dureront et subsisteront jusqu'au dernier jour du monde comme véritables et incontradicibles ". L'homme qui a écrit cette phrase s'intitule Prince des deux médecines - celle du corps et celle de l'âme. Petit, un mètre cinquante (d'après ses ossements), fier, fougueux, on lui accorde un don extraordinaire de clairvoyance et des qualités exceptionnelles de guérisseur très vite reconnues. Aussi, la rumeur en fait-elle volontiers le familier du diable.
Malgré les erreurs et les confusions, Paracelse annonce la pensée scientifique moderne. Considéré comme le fondateur de la chimie médicale, il a donné une nouvelle orientation à l'alchimie: fabriquer des médicaments.


Paracelse
Né en 1493 à Einsiedeln (Schwyz, CH), Paracelse fit des études décousues, interrompues par de fréquents voyages. Il entre, en 1510, à l'université de Bâle; puis il est, cinq ans, à Würzburg, l'élève d'un alchimiste renommé, l'abbé Trithème. Il acquiert l'art de la médecine en interrogeant les médecins, les barbiers, les sorciers, les religieux, les alchimistes et les gens du peuple et très libre dans ses convictions religieuses, il décrète que « Luther et le Pape sont deux putains qui se partagent la même chemise ». Il prêche le Christ pourtant ; et la Nature :
« Si le Christ a dit : scrutez les Écritures, pourquoi ne dirais-je pas : scrutez les choses de la Nature ! »
En 1526, professeur à Bâle, il brûle les ?uvres d'Avicenne et de Galien - « A quoi nous sert la pluie tombée il y a mille ans ? Est utile celle qui tombe aujourd'hui. » - et fait ses cours en allemand: selon lui, l'homme peut connaître le monde qui l'environne et améliorer sa condition naturelle. Très critiqué, expulsé, il poursuit ses voyages en Europe et écrit ses principaux ouvrages. Il meurt à Salzbourg en 1541.
Paracelse, dans la Renaissance où domine l'humanisme, est une force en marche, malgré son orgueil et sa paranoïa, un élan torrentiel d'une recherche toujours combattante. Sans autre loi que celle de guérir, il promène un regard neuf partout et fait serment de ne point soigner de prince qui ne l'ait, au préalable, pourvu d'honoraires, en revanche, de n'accepter jamais l'argent d'un pauvre. Un tel homme, dans ses intransigeances, apparaît comme un outrage à la société et, forcément, sa vie n'est qu'insurrection, chocs, départs et affrontements. Mais il ne désarme jamais.
Où et quand a-t-il écrit les quinze mille pages qu'il nous a laissées ? - « C'est la nuit qu'il est bon de spéculer, confie-t-il, car la nuit, le corps est sobre. » C'est vrai que de jour, il boit tout le temps !
Certains de ses livres parurent de son vivant, tels Grande Chirurgie et Prognostic, en 1536; mais la plus grande partie de ses écrits ne furent publiés qu'après sa mort.
Astrologue, alchimiste, guérisseur, Paracelse a ébloui ou irrité. Néanmoins, il a posé des jalons solides ? L'humoralisme, théorie médicale « officielle » de l'époque, imputait à l'individu l'entière responsabilité de l'état morbide. Il propose la curation du mal par des remèdes chimiques et non seulement par des simples. Il se bat, encore et toujours, avec des mots et quels mots !
« Il n'y en aura aucun parmi vous, caché dans les coins les plus sombres, que les chiens ne couvriront d'urine. »Ou encore : « Je ne veux pas manquer l'heure où les truies vous culbuteront dans la boue ! »
Mais aussi :
« Nous enseignons que ce qui guérit l'homme peut aussi le blesser ; et que ce qui l'a blessé peut le guérir. Ainsi les semblables sont utiles dans la guérison. » L'homéopathie ?
« La quintessence d'une plante est si efficace qu'une demi-once opère plus que cent de la plante en son état naturel. » Les essences végétales ?
« Le sérum sanguin met un terme aux hémorragies. » La transfusion ?
« Rien ne constitue un aliment qui ne contienne en soi un certain excrément ou un résidu de sa digestion. » on est ce qu'on mange, et ce qu'on mange encrasse l'organisme. Le métabolisme ?
Et pour terminer : « Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre ! »


Alchimie au Moyen Age
La chimie connaît ensuite un fort développement, c'est une réaction intellectuelle et générale contre l'Église, celle-ci condamnant les explications qui excluent l'intervention de Dieu. Après Nicolas Copernic et sa théorie de l'héliocentrisme, les savants osent s'exprimer librement. Il était temps !
En 1556, Agricola publie son "De re metallica", qui décrit les techniques d'extraction, les procédés métallurgiques et bien d'autres suivront?
Je noterai ici que les scientifiques qui se respectent, et qui respectent les autres, ne prétendent pas détenir une vérité définitive. Ils pratiquent seulement dans leurs recherches, une méthode scientifique, prédictive, bien précise, caractérisée par quelques comportements consécutifs élémentaires :
- de l'observation à la déduction,
- de la déduction à la théorie,
- de la théorie à la prédiction,
- et de la prédiction à la correction.
Ceci est la définition même de la méthode.
Dire : « la science dit que?. » est faux, il faudrait dire : « la science dit ceci, à ce moment, parce que ?. » mais, demain, elle pourrait dire autre chose suivant les découvertes faites d'ici là ! Et un scientifique ne devrait jamais se « poser » comme référence dans un domaine qui n'est pas le sien, ni jouer de sa notoriété dans un autre domaine que le sien et, pourtant, on voit ça tous les jours ou presque?.Il y a un gros problème éthique aujourd'hui à ce sujet, mais ce n'est pas notre propos ici.
Il n'y a plus lieu aujourd'hui d'accorder crédit à l'alchimie, ni à l'astrologie d'ailleurs, et pour les mêmes raisons, ce n'est plus qu'un juteux commerce de la crédulité humaine ! En revanche on peut s'y intéresser pour bien des raisons : l'histoire, l'histoire des sciences, les débuts difficiles de cette belle discipline qu'est la chimie, et aussi le plaisir de lire des textes abracadabrants?et encore vivre, un peu, l'esprit du Moyen Age, sa crédulité, sa naïveté, ses voyages, ses échanges, ses moyens d'expressions?.




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 10:46



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Un alchimiste dans son atelier, David Teniers le Jeune(1610-1690) ,disciple de Rubens.



Bonjour à tous

J'émerge.... le changement d'heure ne me vaut rien!

bravo Joelle pour l'Alchimie...
les alchimistes étaient en quelque sorte,les "savants" de leur époque..

Bonne journée.

:bisou:

joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 12:12



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HOP

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christ.L12
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 13:53



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 13:57



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et hop


Fabricant de petits bateaux.


et un enfant émerveillé qui regarde par la fenêtre...


Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 15:28



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etThumb Up

Ça fait un moment qu'on n'a pas vu SilvieBlink
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 16:17



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Oui Béné tu as raison
elle a une petite santé j'espère qu'elle n'est pas malade

une petite gravure pour faire remonter


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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 18:51



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hop

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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 19:27



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c'est bien calme ce lundi
peut être le mauvais temps?
et chez toi Béné tu as du soleil?

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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 19:31



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Voui...et à cette heure-ci il y a 20º.....
Mais au mois de juillet,c'est moi qui t'envierai....

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 19:35



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ah oui? et pourquoi çà?
Il fait trop chaud ?
:bisou:

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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 19:39



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Juillet et août, oui...c'est intenable... heureusement j'ai la clim... et en aoùt,vite,les Pyrénées!

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 20:28



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bonsoir Béné
bonsoir tout le monde
a demain
bisous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 21:29



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Bonne nuit.

A demain Joelle.

:bisou:
Dominique.P1271
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 21:34


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Bonsoir,
J'ai trouvé le métier de cordier en 1875 daans la région de l'oise, il y a t il un rapport avec le métier de compagnion de rivière ou le bois.
Merci, à bientôt
DOMINIQUEbravo :bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 21:48



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Bonjour Dominique

Bienvenu(e) sur le fil

Le métier de cordier(fabricant de cordes) a été étudié en page 32 et celui de compagnon de rivière (flotteur de bois) en page 33.

Le seul lien que je vois, c'est que les compagnons de rivière avaient besoin de cordages pour attacher les troncs,et donc il devait y avoir des corderies sur les ports fluviaux d'où partaient les troncs.

Pour cette même raison, la marine utilisant beaucoup de cordages,il y avait beaucoup de corderies près des ports maritimes.

Amicalement.

Dominique.P1271
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 22:07


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je savais que la réponse allait être rapide, j'ai lu le message de compagon de rivière, je vous avais posé la question, mais je suis étonnée parce que ces mètiers sont exercés près de Compiegne, il y a des entreprneur de bateaux, charpentiers de bateaux, on n'est pas au bord de la mer, travaille -t -on pour la marine marchande 1800 et quelques choses
Merci.
Dominique
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 22:44



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Bonsoir Dominique

La ville de Compiègne est située juste en aval du confluent des rivières Oise et Aisne.

Et donc il y a toujours eu un important traffic fluvial.Ici on ne parle pas de marine maritime mais de batellerie.(Regardez en page 22 le métier de batelier ou marinier... je l'ai décrit pour la Loire, mais il était similaire pour d'autres rivières)

Ne vous étonnez donc pas de voir des charpentiers de bateaux (ils devaient construire des chalands, gabarres ou autres types de péniches...)etc...
De même le flottage du bois était très important,il fallait ravitailler Paris en bois.
Et le traffic fluvial s'est accru après la canalisation de l'Oise au XVIIIème siècle.

Voici un lien sur la cité des bateliers à Longueil Annel:

http://www.france-voyage.com/

et un autre:

http://bab.viabloga.com/news/oise-1e-partie

J'espère avoir répondu à vos interrogations.

Amicalement

joepiednoir
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Envoyé le: lundi 31 mars 2008 22:45



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Bonsoir dominique

je 'ai pas encore trouvé d'infos sur la marine maarchande à compiègne, mais si ma mémoire est bonne Compièggne est au bord de l'oise qui est un voie navigable de tous temps et beaucoup de mariniers l'ont parcouru et y naviguent encore

Bonne nuit demain je chercherais plus profondément et Bénédicte aura peut être aussi sin idée.

Amicalment

P.S. BENE NOS MESSAGES SE SONT TELESCOPE

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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 09:41



Inscrit le: 10/04/2003
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Bonjour Béné, et tous nos amis fidèles
un petit poisson d'avril



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Dominique.P1271
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 09:53


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Bonjour,
Bien reçu, je vais me documenter, vous êtes vraiement formidables
A bientôt
Dominiquecoeur
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 10:07



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Bonjour à tous

Joelle, c'est un poisson-chat?

Sibie, bien contente de te voir de retour, j'espère que ta santé va s'améliorer:bisou:

Je reviens vous mettre quelque chose....

:bisou:

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 10:26



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Parfumeur
Celui qui fabrique et vend du parfum.



Histoire

De nombreuses tablettes cunéiformes nous montrent que l'usage et le commerce du parfum étaient connus dès les Sumériens. Tous les peuples antiques en ont fait une grosse consommation, notamment les Egyptiens(Alexandrie possédait d'importantes fabriques). Même s'il a eu aussi un usage profane, il était surtout utilisé lors de pratiques religieuses (offrandes aux dieux, embaumement des corps).




Les techniques de production étaient rudimentaires, et le resteront jusqu'à la fin d Moyen Age : les produits étaient broyés, pilés, bouillis, imprégnés de matières grasses, et on utilisait surtout des écorces, des résines, des racines ou des matières animales servant de fixateurs. La vedette était alors l'encens, produit d'abord à Oman, et qui a largement contribué à la création des royaumes d'Arabie. Sont également employés le cinnamome, l'acanthe, la myrrhe, le nard, l?aloès, le safran ou le roseau odorant.


récipient à parfum romain

Le commerce du parfum a également fait la prospérité des villes phéniciennes et grecques. Les Romains ont continué à utiliser les parfums, mais on ne leur doit guère d'innovations, sinon le remplacement de la terre cuite par le verre pour la confection des flacons. Le Moyen Âge chrétien ne semble guère avoir fait usage des parfums, sinon lors de cérémonies religieuses. Cependant, après les croisades, la consommation semble augmenter



Du Xe au XVe siècle, les plantes sont principalement utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques et désinfectantes contre les épidémies. Les moines apprennent à utiliser les herbes aromatiques à des fins médicinales. Les bains, pratiqués couramment à cette époque, sont parfumés avec des herbes, et les « boules à parfums » contenant des résines aromatiques, du musc, de l?encens sont utilisées pour leur pouvoir assainissant.



La grande épidémie de peste au XIVe siècle généralise l?utilisation de fumigations et aspersions de vins aromatisés pour combattre le fléau.Le costume du médecin était composé d?une très longue et très enveloppante robe noire, la plus étanche possible, en tissage très serré du genre satin ou taffetas, un chapeau à larges bords et un masque à bec dans lequel on plaçait des plantes aromatiques et des parfums pour purifier l?air respiré.

Le grand bouleversement se produit à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance, avec deux innovations : d'une part le perfectionnement de l?alambic, avec un système de refroidissement facilitant la distillation; de l'autre la découverte de l'alcool ethylique, permettant de donner au parfum un support autre que des huiles ou des graisses. Le premier alcoolat célèbre est l'Eau de la Reine de Hongrie (XIVe siècle), préparation à base de romarin et d'essence de térébenthine, baptisé ainsi pour la reine Elisabeth de Hongrie.

Au XVIe siècle, avec l?invention de l?imprimerie, les formules d?eaux parfumées circulent et se transmettent entre les pays, pour parfumer les corps, les maisons, les vêtements.

Les premières expéditions vers le Nouveau Monde ramènent en Europe la vanille, les baumes de Pérou, de Tolu, le cacao et le tabac. Des Indes proviennent les épices, cannelle, gingembre, poivre et girofle, le benjoin et l?encens.




Le métier de parfumeur était alors associé à celui de gantier.La renommée de Grasse se développe dès cette époque grâce à ses tanneries, et au parfumage des gants et des ceintures, avec des essences de plantes distillées par les paysans. Les « peaux d?Espagne », fines peaux de cuir tannées et parfumées sont très à la mode. on plongeait les peaux dans des bains d?essence de rose parfumée avec de la lavande, de la verveine, du clou de girofle et de la cannelle, et on les imprégnait ensuite de musc, de civette ou d?ambre.



Au XVIIe siècle, la nomination officielle par le roi des « maîtres gantiers et parfumeurs » à Grasse marque le début d?une économie riche et puissante, ainsi que la notoriété de la ville avec notamment la culture de la rose, du jasmin et de la tubéreuse.
Les matières premières comme le musc, le patchouli, le vétiver ou le santal arrivent directement en France grâce à la Compagnie des Indes qui contribue au développement et à l?indépendance de la parfumerie française.
Sous Louis XIV, la pratique du bain retombe (le roi Soleil prenait un bain par an !), et le paraître prend de plus en plus d?importance. Les poudres parfumées sont d?usage à la cour, et le parfum tient lieu d?hygiène à lui tout seul, en dissimulant les mauvaises odeurs.
À cette époque, les élégants venaient dans les Salons à Parfums pour parfumer leurs gants et leurs perruques, et pratiquaient l?Art de la Conversation.




Madame de Tremoille, surnomée « la Nerola », portait des gants parfumés à la fleur d?oranger. Ces gants, « guanti di Neroli », auraient donné leur nom à l?essence de Néroli.
Au XVIIIe siècle, suite à une crise économique du cuir, les maître gantiers et parfumeurs de Grasse se concentrent sur la parfumerie, et continuent à prospérer, dans une époque marquée par une recherche de l?élégance, un retour à l?hygiène, et un attrait pour les odeurs florales, fraîches et naturelles, en opposition aux odeurs fortes et animales du siècle précédent.
Le XVIIIe siècle connaît un engouement pour les parfums dans toute l?Europe, à travers les savons, les pots-pourris, les vinaigres, et les fards de beauté. Les vinaigres de toilette, très en vogue, sont à base de lavande et de clou de girofle et on leur reconnaît des propriétés toniques.
Les premiers parfumeurs à ouvrir leur boutique à Paris sont Lubin en 1774 ou Houbigant en 1775.
Après la Révolution, la parfumerie connaît un passage à vide, tout ce qui évoque la cour de Louis XVI étant rejeté. Un retour frénétique aux parfums réapparaît sous le Directoire, où les Muscadins se parfument au musc et à la civette, et adoptent un style tapageur et extravagant.

Un nouveau changement survient sous l?Empire : Joséphine apprécie les senteurs exotiques, vanille et épices, alors que Napoléon se frictionne avec de l?Eau de Cologne*.




*Au début du XVIIIe siècle, Jean-Marie Farina commence à exploiter à Cologne une eau alcoolique à base d'agrumes, l'Eau Admirable, dont la formule lui vient de son oncle, Jean-Paul Feminis, et dont la faculté de Médecine de Cologne atteste les vertus thérapeutiques.
Cette préparation vivifiante à l'odeur fraîche et hespéridée que les français appellent Eau de Cologne, remporte un immense succès dans toute l'Europe.
Au début du XIXe siècle, un autre Jean-Marie Farina, héritier du fondateur de la
célèbre maison et de la formule, s'installe à Paris et devient fournisseur attitré de l'empereur Napoléon Ie. En 1840, il cède son affaire à Léonce Collas qui la vend en 1862 à Messieurs Roger et Gallet qui continuent à commercialiser la fameuse Eau de Cologne.


Les progrès de la chimie organique permettent dès le XIXe siècle une évolution considérable de la parfumerie. En isolant, puis synthétisant des molécules présentes dans les plantes, les laboratoires de chimie en Europe et aux Etats-Unis permettent de nouvelles combinaisons inédites qui révolutionnent la manière de travailler des parfumeurs. Les ionones, les aldéhydes, et l?héliotropine font leur apparition.




Le début XXe siècle marque les débuts de l?association de la parfumerie avec la mode, qui devient une industrie du luxe.

(à suivre....)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 10:53



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COUCOU SYLVIE
BONNE SANTE A TOI ET FAIS ATTENTION A NE PAS PRENDRE FROID AVEC TOUTE CETTE HUMIDITE AMBIANTE.
BISOUS MA GRANDE

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 10:54



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Techniques de fabrication

on appelle extraction le processus qui permet de transformer en essence une matière première. Les exemples ci-dessous concernent les formes traditionnelles d'extraction, et ne tiennent pas compte des méthodes chimiques utilisées actuellement.



arrivée des fleurs de mimosas dans une parfumerie de Grasse

L'enfleurage

L'enfleurage à froid

Dès l'antiquité, l'homme avait remarqué le pouvoir des graisses et des huiles à absorber les odeurs.
Mais il a fallu attendre le XIXème siècle pour extraire, à l'aide de l'éthanol, le "principe odorant" des matières premières absorbées par les graisses.



Gravure (fin XIXéme). Les châssis préparés sont entassés derrière les ouvrières.



Ce principe consiste à disposer des fleurs fraîches et fragiles (jasmin, tubéreuses, violette, ?) sur des châssis de verre enduits de graisse (mélange de b?uf et de porc). Selon les espèces, les fleurs sont renouvelées tous les 3, 5 ou 7 jours.
Les fleurs sont délicatement collectées le matin même, au moment juste où le parfum est le plus puissant. Apportées aussitôt dans l'usine, de multiples femmes aux mains délicates les disposent sur des petites palettes en verre serties de bois. Posée une à une sur la graisse animale, la fleur va s'évanouir dans ses derniers effluves et nourrir la matière.



Enfleurage manuel à froid (début du 20ème siècle)


fleurs sur le chassis

L'opération répétée de multiples fois sur près de soixante jours, avec patience, tapis de fleurs par tapis de fleurs, permettra de concentrer les odeurs sur ce coussin de lipides.
Ces graisses, parfumées et traitées à l'alcool dans des batteuses, permettent d'obtenir des pommades, elles aussi parfumées et employées telles quelles pour les cosmétiques ou "épuisées" par l'alcool pour la parfumerie. Il fauit environ une tonne de fleurs de jasmin pour obtenir un litre d'absolue de jasmin.


L'enfleurage à chaud
Les fleurs moins fragiles supportent un enfleurage à chaud. Elles infusent en moyenne 24 heures dans des graisses fondues ou huiles chauffées à 60 - 70 °. Lorsque les fleurs ont donné toute leur essence, elles sont jetées et remplacées par d'autres, jusqu'à obtention d'une graisse suffisamment saturée. Ces dernières sont ensuite filtrées ou essorées. Les pommades ainsi obtenues ont les mêmes emplois.Ou bien la graisse est ensuite lavée avec de l'alcool, jusqu'à obtention de l'essence dite absolue.



Batteuses d'enfleurage à chaud. Atelier du début du20ème siècle


Atelier d'extraction des résinoïdes. La filtration recueille les cires végétales

Une fois les diverses essences obtenues, c'est au parfumeur qu'il conviendra de les mélanger, par de savants dosages dont lui seul a le secret. Le parfumeur utilise pour cela un Orgue à parfums, boitier contenant une sélection des extraits à mélanger. Puis le parfum obtenu sera mêlé à un excipient, en principe de l'alcool, avec une concentration plus ou moins forte selon le produit que l'on veut obtenir.
La distillation



Les alambics de nos ancêtres étaient directement posés sur de grosses pierres et fonctionnaient grâce à un feu qu'il fallait entretenir le plus régulièrement possible à basse pression par de la vapeur, le plus souvent générée extérieurement. on parvient ainsi à obtenir la température idéale pour la distillation et à la conserver tout le temps de l'opération.



Fini, donc, le temps où les champs de lavande provençaux offraient l'étonnant spectacle d'engins tubulaires montés sur roulettes qui distillaient directement sur place. Les plantes sont désormais acheminées par camions entiers vers les distilleries, où des alambics modernes, les attendent.


laboratoire des alambics Bruno Court

Autrefois semblable à celui des bouilleurs de cru, l'alambic de parfumerie moderne est composé de 3 partie: le corps d'alambic, une cuve ovale sur la partie supérieure de laquelle se fixe un chapiteau, ou col de cygne, lui-même relié au réfrigérant, un serpentin en métal qui se trouve à l'intérieur d'une cuve remplie d'eau froide.
Le produit à distiller (fleur, herbes, feuilles, branches, racines, mousses...) est chargé dans la cuve, sur les plateaux perforés. L'eau du bain-marie, contenue dans un double-fond placé au bas de la cuve, est portée à ébullition. La vapeur, chargée des principes odorants contenus dans la plante, s'échappe par le col de cygne et passe alors dans le réfrigérant, où elle se condense. Rendue liquide par la condensation, elle parvient jusqu'à l'enssencier, autrement appelé vase florentin. Là les éléments se séparent en raison de leur différence de densité: l'eau, généralement plus lourde, reste u fond du vase, tandis que les huiles essentielles, qui ne sont pas solubles dans l'eau, remontent à la surface, où elles sont recueillies.
Dans certains cas, les eaux de distillation sont chargées d'essence; elles sont alors récupérées pour être diffusées telles quelles. C'est le cas pour la fleur d'oranger, qui donne la fameuse eau de fleur d'oranger, et pour la rose, qui fournit l'eau de rose.


L'extraction aux solvants volatils

Si la distillation est très efficace avec une fleur comme la lavande, les racines d'iris, le vétiver, le bois de santal ou les feuilles de géranium, elle ne donne pas toujours les mêmes résultats avec d'autres végétaux. Pour remédier à cela et parvenir à traiter des fleurs comme la rose centifolia, le narcisse ou le mimosa, les techniciens ont mis au point un procédé dont le principe consiste à exploiter l'affinité de certains solvants avec les parfums contenus dans les matières premières odorantes. Il consiste à traiter la matière première dans un extracteur au moyen d'un solvant volatil. (On utilise principalement l'hexane et le benzène.) Ce dernier, chargé du parfum des matières odorantes passe dans un concentrateur où il est partiellement distillé. on obtient une "concrète" qui est brassée avec de l'alcool puis filtrée et glacée afin d'extraire les cires végétales non miscibles dans l'alcool.
L'essence pure ou "absolue" est obtenue après une dernière concentration.



Chargement des pétales de roses dans le distillateur (extracteur)?


et déchargement des pétales "épuisés" après extraction de leur parfum (vers 1920).

L'expression à froid
Ce procédé est réservé aux matières premières rangées par les parfumeurs dans la catégorie des hespéridés (oranges, citrons, mandarines,...). Les huiles essentielles de ces fruits sont contenues dans les petites glandes de leur écorce. En pliant un morceau de ces écorces il s'en échappe alors quelques gouttelettes, mélange d'essence odorante et d'eau. C'est le même principe qui est utilisé en parfumerie; mais l'extraction de l'essence est réalisée grâce à des machines perfectionnées. Avant cette mécanisation, les méthodes ont longtemps été artisanales. En Sicile et en Calabre, par exemple, la bergamote et le citron étaient traité à l'aide d'un gant de cuir sur lequel on collait de petits bouts de pierre ponce. Les ouvriers striaient le fruit d'une main et récupéraient de l'autre l'huile essentielle sur une éponge qu'ils pressaient ensuite dans un seau. Cette méthode, dite a la spugna, offrait évidemment un rendement bien inférieur à celui des machines actuelles pour un coût de main-d-?uvre bien plus élevé.


(à suivre...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 11:16



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Création du parfum



Profession peu connue mais primordiale, le "Nez", ou parfumeur, invente des parfums. Son travail est peu scientifique. Il s'entoure de matières premières, d'une balance de précision et à force de dosage, de tâtonnements, arrive petit à petit à créer un bon parfum.



Il est à la fois un artiste et un technicien et son nez lui est plus utile que toutes les machines modernes. Un "nez" peut avoir en mémoire et reconnaître 3000 odeurs différentes. Devant son "orgue", (un laboratoire miniature) il compose ses formules et les sent sur de petites mouillettes de papier imprégnées de parfum.
Un orgue à parfum est un ensemble de flacons contenant les différentes matières premières pour composer le parfum. Le "nez" recherche sur son "orgue" les notes qui s?harmonisent le mieux.



usine Bruno Court.Orgue à parfums.début du 20ème.

Il prend des matières premières naturelles, le plus souvent d'origine végétale, parfois rares ou difficiles à recueillir. En provenance du monde entier, ce sont des fleurs, des herbes, des épices, des agrumes, des graines, du bois et des écorces, des feuilles, des résines.
Le "nez" y ajoute des produits de synthèse. Créés depuis la fin du XIX siècle par des chimistes, ils élargissent la palette avec des notes nouvelles, originales jusque là impossibles à créer. Les grands créateurs utilisent aujourd?hui dans la composition de leurs parfums jusqu?à 80% de ces produits.
Puis en faisant varier les quantités et les constituants, le "nez" trouve le mélange harmonieux qui donne la musique du parfum.



Jicky (Guerlain) 1889- Après l'Ondée (Guerlain) : 1906 ?Chanel n° 5 (Chanel) : 1921 ?

Il travaille ses compositions pendant des mois, parfois des années jusqu'à ce qu'il trouve l'accord définitif. Son but est de créer une harmonie de senteurs comme l'on crée une harmonie de couleurs ou un thème musical.

on compte actuellement environ mille parfumeurs dans le monde et moins d'une cinquantaine d'entre-eux sont des Nez, c'est à dire des parfumeurs dont la créativité et l'originalité sont telles qu'ils sont capables de créer de vraies tendances.

Chaque usine s'attache le service d'un, deux ou trois parfumeurs. Grasse en est l'école principale et il n'est de Nez qui ne soit natif de Grasse ou bien passé par la parfumerie grassoise.



Joy (JeanPatou):1930-----------------Femme (Rochas) : 1944 --------?---------------- Miss Dior (Dior) : 1947

Les parfums sont traditionnellement classés en sept grandes familles olfactives, dont les noms peuvent varier selon les modes :
· Les floraux sont élaborés autour d'une ou plusieurs senteurs florales. Lorsqu'une l'impression olfactive est fondé sur une seule fleur, on parle de soliflores (c'est le cas de Diorissimo avec le muguet).
· Les chyprés forment une famille née après la création du parfum Chypre en 1917 de François Coty. Ils sont construits sur un accord bergamote-rose-jasmin-mousse de chêne-patchouli-labdanum.
· Les fougères sont construits sur une alliance de lavande, géranium, vétiver, coumarine, mousse de chêne, à la base de nombreuses eaux de toilette masculines. Jicky en 1889 créé par Guerlain fut un des pères fondateurs de l'accord, mais c'est Pour un Homme de Caron qui rencontre un succès populaire dès 1934.
· Les cuirs, également très masculins, sentent le miel, le tabac et le bouleau.
· Les boisés sont dominés par le santal, le patchouli et le cèdre.
· Les orientaux sont dominés par un mélange de vanille, et de résines telles que l'opopanax, le 1er parfum « oriental » fut Shalimar en 1925.
· Les hespéridés sont construits à base de zestes d'agrumes, et constituent en principe la dominante des eaux de Cologne.



Eau de Cologne (J .M.Farina)1714

Il est impossible de décrire un parfum en faisant la liste de ses composants, d'une part parce que ceux-ci sont souvent très nombreux, de l'autre parce que le parfumeur n'est pas tenu de communiquer cette liste au public. Par contre, il est possible de classer un parfum selon sa famille olfactive, et de le décrire en fonction des notes qui apparaissent lors de son utilisation. Ces notes olfactives se différencient en notes de tête (celles qui sont liées à la première impression olfactive et sont les plus volatiles), notes de c?ur (celles qui constituent le c?ur du parfum et demeurent pendant plusieurs heures), et enfin notes de fond (celles qui persistent longtemps après que le parfum ait été vaporisé et qui peuvent rester des mois sur un vêtement).


? Monsieur (Givenchy)1959-----------Ô (Lancome): 1969 -------------------------? Opium (YSL) : 1977 -


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 12:06



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Book bravo bravo
Oh que çà sent bon tout çà!!!!!!


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 12:24



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As-tu lu Joelle le livre Le Parfum roman de l'écrivain allemand Patrick Süskind (1985)?

J'ai beaucoup aimé ce livre...

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 13:13



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non je n'ai pas lu ce livre
mais en tout cas tu en connais un rayon sur le parfum, je me suis régalée
Je trouve la file bien calme depuis qq jours
c'est le mauvais temps ou quoi?
bisous
au fait tu pars quand en Suisse?


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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 13:27



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Liste des métiers déjà étudiés p15



Je pense que c'est calme aussi parce qu'on commence a en avoir étudié pas mal de métiers! Tu ne crois pas?
:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 14:40



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oui c'est vrai mais il y a encore à faire
t'inquiète pour le mois de mai avec tous les ponts et le beau temps (j'espère) cela devrait être plus calme.
Mais j'assumerais tranquilou
A+

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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 15:28



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pour aller avec les parfums



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christ.L12
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 16:00



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coucou

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 avril 2008 18:40



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hop

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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