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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 22:31



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Bonne nuit Béné
en espérant que la file demain n'aura pas disparue?



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 08:34



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Bonjour tout le monde
encore une journée maussade
vivement cet été y en a assez de cette flotte
Bonne journée
à tout à l'heure

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 10:07



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Bonjour à tous

Magnifiques ces chouettes,Joelle, je te les pique.....

Pour Michel:

QUARTIERS, subst. masc. plur., terme de généalogie, écus d?une famille noble qui dans un arbre généalogique servent de preuve, lorsqu?il est appuyé des actes originaux nécessaires pour en établir la filiation. Voyez Arbre généalogique.

on faisait des preuves d?un certain nombre de Quartiers pour entrer dans les collèges ou ordres, qui exigeaient la noblesse paternelle et maternelle ; il y avait des chapitres qui demandaient jusqu?à seize et trente-deux Quartiers ; le nombre de ces Quartiers se réglait sur celui des degrés. Voyez Degrés.

Les degrés ou lignes sont les générations du fils au père, du père à l?aïeul, de l?aïeul au bisaïeul, du bisaïeul au trisaïeul, etc. Les Quartiers sont les familles nobles ou les personnes dont celui qui fait preuve descend.

La progression qui se fait dans la production des Quartiers par rapport aux degrés, est celle qu?on appelle géométrique, où chaque nombre se double de l?un à l?autre successivement ; ainsi un produit deux, deux produisent quatre, quatre produisent huit, huit produisent seize, seize produisent trente-deux, ainsi de suite, en doublant toujours.

La raison de cette progression est l?ordre des générations, chacune ayant un père et une mère dont on produit le Quartier : ainsi, le présenté ou celui pour lequel on produit est obligé de produire père et mère : son père a aussi père et mère, et sa mère a pareillement père et mère ; en voilà quatre ; chacun de ceux-ci ont aussi père et mère, ce qui fait huit, et ainsi à l?infini.

Dans les preuves par Quartiers, dressés sur un arbre généalogique, les degrés se comptent à reculons contre l?usage ordinaire, qui veut que le premier degré soit celui par où l?on commence la filiation. Voyez Branches, Généalogie.

Ici le premier degré est celui du présenté, il ne forme qu?un Quartier.

Le second en produit deux, savoir le père et la mère. Le troisième en produit quatre, savoir père et mère du père, père et mère de la mère.

Le quatrième en produit huit, qui sont les quatre bisaïeuls paternels et les quatre bisaïeuls maternels.

Le cinquième en produit seize qui sont les huit trisaïeuls paternels et les huit trisaïeuls maternels.

Le sixième en produit trente-deux, qui sont les seize quatrièmes aïeuls paternels et les seize quatrièmes aïeuls maternels.

Il est aisé de calculer la progression des Quartiers en portant à un plus grand nombre les degrés de génération ; ainsi, celui qui a douze degrés de noblesse produit deux mille quarante-huit Quartiers ; celui qui en a quinze en produit seize mille trois cent quatre-vingt-quatre ; celui qui en a vingt en produit cinq cent vingt-quatre mille deux cent quatre-vingt-huit ; et par la même raison Sa Majesté Louis XVIII, heureusement régnant, étant au vingt-neuvième degré de Robert-le-Fort, son vingt-sixième aïeul, produit deux cent soixante-huit millions quatre cent trente-cinq mille quatre cent cinquante-six Quartiers. Ce qui paraîtrait d?abord passer toute créance, si les alliances multipliées ne faisaient que la même maison y est fort souvent pour un grand nombre de Quartiers, à raison des diverses filiations.

Au lieu d?arbre généalogique, on se sert quelquefois d?un panon, c?est- à-dire d?un écu écartelé d?autant de parties que l?on veut représenter de Quartiers. Voy. Panon généalogique.

Ce terme Quartiers vient de ce qu?autrefois on mettait sur les quatre angles d?un tombeau ou d?un mausolée, les écussons du père, de la mère, de l?aïeul et de l?aïeule du défunt ; ce qu?on a augmenté ensuite jusqu?au nombre de huit, seize et trente-deux.

En France on ne remontait guère au-delà du quatrième aïeul, ce qui fournissait trente-deux Quartiers ; les Allemands et les Flamands qui sont très jaloux de leur noblesse et de ne pas se mésallier prouvent ordinairement soixante-quatre Quartiers. Voyez Degrés.

PANON GÉNÉALOGIQUE, subst. masc., écu parti de plusieurs traits, coupé d?un certain nombre. Il comprend les armoiries des alliances paternelles et maternelles d?une maison ou famille noble ; il peut être de huit, seize ou trente-deux quartiers.

Les armes de la famille se mettent ordinairement au centre, sur un écusson nommé sur le tout ; et quand celui-ci est chargé de nouvelles écartelures, sur un autre nommé sur le tout du tout.

Ce terme vient du latin pannus, i, pièce d?étoffe en manière de drapeau, sur laquelle se trouvent placées les armoiries d?une maison ou famille noble.


d?après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) ? Paris, 1816








:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 10:33



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
N'en déplaise à nos bons vieux manuels d'histoire, tous nos ancêtres n'étaient pas gaulois.
Aussi aujourd'hui,voici comme un doux parfum des Îles.....


Minotier dans une manioquerie en Guadeloupe

Le manioc (Manihot esculenta) est un arbuste vivace de la famille des Euphorbiaciées, originaire d'Amérique du Sud, en particulier du Plateau des Guyanes. Il est aujourd'hui largement cultivé et récolté comme plante annuelle dans les régions tropicales et subtropicales. on consomme généralement ses racines tubérifiées riches en amidon.
on en fait de la farine.Cette farine, n'a d'ailleurs pas l'aspect de la farine de blé : elle ressemble plutôt à une semoule sèche plus ou moins grossière de couleur allant du jaune vif au gris en passant par le blanc




C'est une source peu coûteuse d'hydrates de carbone, mais sa consommation sans préparation adéquate peut créer des problèmes de santé. Le manioc contient en effet des glucosides cyanurés toxiques qui sous l'effet d'une enzyme se transforment en acide cyanhydrique. La cuisson des tubercules de manioc les rend consommables.

on en cultive deux variétés principales :
· le manioc amer non consommable (hétérosides cyanogènes) sans prétraitement à l'eau ,dont les racines séchées sont transformées en tapioca, en cassave (sorte de tortilla) ou en farine .
· le manioc doux dont les racines sont directement consommables(mais attention car il contient des hétérosides cyanogènes en moindre quantité).



racines de manioc

Broyage



on commence par broyer la racine dans un moulin à manioc ou broyeur
afin de les transformer en pâte.

presse et tamisage




Une fois la racine manioc transformée en pâte, on la met dans des sacs qu?on met sous presse afin d?épurer l?eau.



on tamise la farine manioc pour en enlever les détritus.On appelle moussache ce qui reste sur le tamis.

Sèchage ou rouissage






Enfin, la farine est jetée sur des platines chauffées au feu de bois.Cette cuisson lente appelée "rouissage" achève de neutraliser l'acide cyanhydrique. Au cours de cette opération, la farine doit être constamment retournée à l'aide d'un rabot. Sous chaque chaudière, il y a un foyer qui est allumé. La farine sèche car la platine est chaude..Ce travail est réalisé avec soin mais il est aussi très pénible quand il y a à brasser de grosses quantités de farine.


mélangeur

Le mélangeur peut donc remplacer le bras d?homme et le rabot. Le mélangeur peut brasser une grosse quantité de farine,l?on peut doser la qualité de la farine que l?on souhaite obtenir(farine normale à farine très fine).
La farine est enfin prête à être utilisée dans de nombreuses recettes
de cuisine créole.




Parfois,on profite des platines encore chaudes pour faire des cassaves.
De la moussache étalée en forme de galette, garnie de confiture de goyaves ou de coco avant d'être repliée et ... dégustée encore tiède.


( Sources: site de Solon Regard et site manioquerie.free.fr)






:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 11:04



Inscrit le: 10/04/2003
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bravo bravo
Super le manioc, çà me donne faim.
Je reviens des courses et j'ai le frigo plein....je vais craquer, tant pis pour ma ligne
carton

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 11:11



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Si tu as faim Joelle,voici une recette avec du manioc:


Féroce d'avocat (c?est une sorte de guacamole....antillais)
Ingrédients :

- 200 g de morue salée
- 1 avocat martiniquais ou 2 avocats moyens
200g de farine de manioc
2 citrons verts
1 concombre
1 oignon
3 têtes de cive
3 gousses d'ail
1 échalote
1 piment rouge antillais
1 tomate
1 bouquet de persil plat
Quelques bâtonnets de ciboulette
Du poivre blanc
Plonger la morue salée dans l'eau bouillante pendant 5 minutes.

Changer l'eau et renouveler l'opération jusqu'à ce que la morue soit totalement désalée.

Couper l'avocat martiniquais en quartiers, l'éplucher et vider le petit avocat à la cueillière en conservant la coque.

Réserver les quartiers d'avocat dans un saladier et arroser de jus de citron vert.

Egoutter la morue, l'émietter délicatement en ôtant les arêtes et la mixer très finement pendant 2 à 3 minutes.

Rassembler les deux chairs d'avocat et les mixer pour obtenir une crème onctueuse.

Ajouter la morue émiettée, répartir l'huile d'arachide et incorporer le mélange d'épices mixées composé de cives, d'oignon, d'échalote, d'ail et de persil, et mixer le tout finement.

Saupoudrer légèrement de piment rouge antillais haché. Poivrer. Mixer à nouveau et réserver dans un saladier.


Incorporer la farine de manioc, et finir avec le jus d'un citron vert.

Dresser un dôme de féroce au centre d'une rosace de concombres finement tranchés.

Garnir les coques d'avocats de féroce.

Dresser et finir la décoration avec une rose de tomate, un petit bouquet de persil plat et quelques bâtonnets de ciboulette.
Laissez refroidir au réfrigérateur pendant au moins 2 heures
Astuce : Servir avec un verre de vin blanc




Bon appétit

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 11:29



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AAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH!!!!!!
le féroce d'avocat j'adore
mais à midi ce sera tortilla au chorizo
on va ouvrir une file recette de cusine?

P.S je t'envoie un e mail pour m'aider à faire une lettre en espagnol

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 13:08



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Joelle, e-mail envoyé.

Le fil recettes de cuisine existe...ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu.....
De toutes façons je suis une piètre cuisinière..... mais je suis gourmandeEmbarassed hélas pour ma ligne...

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 13:34



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Écrivain public
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La langue est la matière première de l?écrivain public et l?écrit est la valeur ajoutée qu?il impose à cette matière. Il rédige pour le compte de particuliers des documents administratifs, des courriers personnels, des discours, des faire-part, etc. Pour cela il faut bien sûr maîtriser les règles de grammaire, de syntaxe et disposer d?un vocabulaire étendu. L?écrivain public est un acteur social qui permet aux individus de répondre à leurs obligations dans une société où l?écrit est omniprésent.




Le rôle de l?écrivain public

De tout temps, l?objet du métier d?écrivain public a été de se placer comme le trait d?union entre les individus et les nécessités administratives ou sociales.

Aujourd?hui, cette profession existe encore puisqu?elle permet de rendre un service et de répondre à une demande individuelle au point que son rôle se rapproche souvent de celui d?acteur social. Si sa formation ou ses aptitudes professionnelles lui permettent de mettre l?accent sur ce volet de cette activité, il ne remplace pas pour autant les services des organismes sociaux. Il se place en périphérie de ces structures, en permettant aux personnes qui ne maîtrisent pas l?écrit d?avoir accès aussi bien à leurs droits sociaux que civils.

Si la correspondance est une des activités principales de l?écrivain public, elle n?est pas la seule. En plus des écrits épistolaires, la maîtrise des différents types d?écrits donne au professionnel une palette d?outils qui le rend polyvalent et lui ouvre différentes possibilités d?exercer. Lettre de motivation, discours de mariage, biographie, conte, contenu Internet, courrier privé, etc., à lui de développer son savoir-faire pour être reconnu comme un sculpteur de la langue. De plus, si la plume est devenue un symbole archaïque de cette profession, l?auteur par procuration doit rester ouvert aux évolutions technologiques et doit s?adapter à son époque en adoptant les outils de la modernité.


L?écrivain public dans l?Histoire

Des scribes de l?Égypte de l?Antiquité aux clercs du Moyen Âge, les besoins en homme d?écriture se font ressentir avec l?essor des échanges commerciaux, dans un premier temps, puis avec l?organisation des structures administratives ensuite.





À l?origine, si l?écriture permet de constituer des listes et de tenir des comptes, le scribe peut être considéré comme la première forme du métier d?écrivain public. Au cours des siècles qui suivent, l?usage de l?écrit est en partie réservé aux pouvoirs politiques et religieux. Sur le continent européen, les moines sont parmi les rares à être capables de rédiger et lire des textes essentiellement en latin.

De la fin du 12e s. au début du 13e s., l?essor des villes s?accompagne d?une évolution de la société avec l?apparition de la bourgeoisie - ceux qui habitent le bourg - et un enrichissement grâce au commerce. Mais la population reste peu lettrée et la nécessité d?une tierce personne pour rédiger, lire, répertorier les actes commerciaux est un besoin de plus en plus fort. Déjà, à cette époque, le métier d?écrivain public est une réponse à une demande de service.



Avec l?organisation des échanges commerciaux, la multiplication des métiers, le développement de l?administration royale et municipale, l?écrivain public est celui qui rédige les accords, les contrats et les lettres qui ne nécessitent pas l?intervention d?un juriste dont les services sont beaucoup plus chers.

Au 13e s. comme au cours des siècles suivant, le nombre d?écrivains publics varie selon les guerres et les évènements politiques qui pèsent directement sur les activités économiques.

En 1280, soixante écrivains publics sont recensés à Paris.


Nicolas Flamel Avec le développement de la profession au 14e s., parmi les écrivains publics les plus renommés, Nicolas Flamel (1330?-1418) avait installé son cabinet près de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie à Paris.



À la Renaissance, certains écrivains publics du XVIe siècle ont une bonne situation. Surtout ceux qui ont su développer des qualités rédactionnelles et une maîtrise de la langue. Certains se spécialisent et étendent leur domaine de compétences aux actes juridiques en plus des textes administratifs et commerciaux. À l?inverse, d?autres moins habiles connaissent des difficultés pour vivre (cf. caricatures de Daumier1808-1879).

Le 17e s. est une période prospère pendant laquelle l?écrivain public rencontre une clientèle souvent aisée qui lui demande la rédaction de biographies familiales. Pour les moins fortunés et dans les petites communes où il n?y en a pas, les hommes d?église font souvent office de rédacteurs. Son importance grandit à cause du niveau élevé d'illettrisme en France comparé aux pays protestants, dans lesquels l'église luthérienne obligeait les personnes laïques à apprendre à lire afin de savoir lire et comprendre la Bible.



Mais la Révolution et la période de trouble social qui l?accompagne vont marquer un coup d?arrêt presque fatal à la profession avec la disparition de nombreux cabinets d?écrivains publics.

Ensuite, les instituteurs remplacent bien souvent les ecclésiastiques pour remplir le rôle de rédacteur dans les communes les plus modestes.

Au 19e s., l?organisation de l?administration napoléonienne redonne à la profession un coup de fouet salutaire en provoquant à nouveau une demande de la part des citoyens de toutes les classes sociales, aussi bien de l?artisan que du sous-officier militaire.

Quand l?école obligatoire a diminué le nombre d?illettrés avec le développement, en 1882, de l?instruction gratuite et laïque pour tous les enfants de 7 à 12 ans par Jules Ferry, la profession aurait pu à nouveau disparaître faute de nécessité.

En effet, à partir du 20e s., la population est de plus en plus instruite et elle n?a plus besoin d?intermédiaire pour lire et écrire les textes les plus simples de la vie courante. L?appel à un spécialiste ne se fait plus que pour la rédaction de lettres officielles ou d?importance contractuelle.

Malgré un endormissement de cette profession, l'année 1980 voit la naissance de l?association Académie des écrivains publics de France (AEPF) et c?est au début du XXIe siècle que la licence professionnelle d?écrivain public est créée à l?université de la Sorbonne Nouvelle ? Paris III.

La création de ce diplôme national donne une légitime reconnaissance à une profession qui n?a pas de statut précis dans la nomenclature des métiers de l?ANPE et qui pourtant répond à une nécessité sociale.

Aujourd?hui, le manque de maîtrise de la langue et de l?orthographe, les techniques rédactionnelles et la valeur de l?écrit donnent un élan à la pratique de ce métier. Notamment par une augmentation de la délégation de l?acte d?écrire par une personne reconnue comme écrivain public diplômé.




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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 14:12



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Ah ben ça joelle, tu m'en apprends.....une licence d'Ecrivain Public
Blink j'aurais jamais imaginé que ça puisse exister... j'aimerais bien `savoir ce qu'ils peuvent étudier..à part la grammaire et l'orthographe bien sûr...

Et pour une fois que la gent féminine est représentée:



femme écrivain public en Bretagne.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 16:57



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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 19:54



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on voit que c'est mercredi c'est le desert


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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 21:04



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C'est vrai Joelle.... on ne voit même pas Michel qui doit être en train de compter ses quartiers de noblesseMr. Green

:bisou:
Michel.L2227
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 21:19


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Béné
je ne compte meme pas naSmile
et en ce moment pas mal de boulot Je commence cette nuit à 3h30....
et pas mal de recheche en cours (je suis devenu benevole sur la file du 03.....
Mais je ne vous oublie pas;
Laughing je vous prepare une sacré liste de colle melles
bonne soirée
michel:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 22:02



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Bonne nuit à tous

A demain

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 26 mars 2008 22:15



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bONNE NUIT MICHEL ET BENE
A DEMAIN

Michel on affute les neurones!!!!

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christ.L12
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 05:59



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 08:33



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Christophe,toujours le premier debout!!!!!!!
Bonjour à toutes et tous
encore une journée de pluie !!!!!!beurkkkkkkkk!!!!!!!
Bisous

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Anne Marie.P114
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 08:36


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Tu n'as pas bientôt fini avec des recettes féroces ?? Je commence Weight Watchers en rentrant de la Creuse et tes recettes là me mettent l'eau à la bouche. Joelle on devrait la punir ! Je vais aller vérifier les calories du manioc !
Pour compter ses quartiers Michel n'en a que 8 alors comme il a 10 doigts ca devrait aller Laughing Laughing Laughing
Alors je vous signale qu'à Paris il y a des écrivains Publics hé oui. pour aider les immigrés à faire des courriers aux administrations etc. Et on sait bien qu'un petit pourcentage des Français de souche ne sait pas écrire.
Il fut un moment où je me suis demandée si je n'allais pas me lancer dans cette profession. Dans le 18 e il y avait une petite officine. Je suis certaine qu'il y en a encore.
Il pleut toujours. Ras le bol. Bonne matinée tout le monde.
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 08:47



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"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 09:53



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Bonjour à tous

Joelle, Anne Marie, Christophe, Michel....

Je ne mettrai plus de recettes. promis...

Spécialement pour Michel:




Joelle,e-mail


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 10:48



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Le bouilleur de crus





Jean, bouilleur de cru de son état se trouve fin avril, à Beaumont la Ronce au bord de la Choisille, rue des près pour accueillir les rares personnes qui conservent le droit de distiller et celles qui souhaitent un alcool de qualité.



Jean a commencé à 15 ans avec son frère et son père, et distille maintenant depuis 45 ans. Pour lui, l'eau de vie la plus fine est l'eau de vie de prunelle (petite prune sauvage), qui doit macérer pendant un an avant distillation.



Le procédé et la connaissance de la distillation remontent à la nuit des temps. La technique était connue plus de mille ans avant notre ère. Au début du XVIè siècle, l'alchimiste Arnaud de Villeneuve rédigea le premier traité sur la distillation. Pourtant, jusqu'au début du XIXè siècle aucune loi ne régissait le "bouillage" qui restait le plus souvent une tradition familiale. Il faut attendre Napoléon 1er pour que soit instauré, en 1806 un contrôle sur la production d'alcool fermier. Par les lois de 1914 et 1916 on aboutit a un statut de bouilleur de cru. Jean est fils et petit neveu de bouilleurs.



L'"acquit", transmissible de père en fils, habilitait les producteurs fruitiers à faire distiller une partie de la production sans excéder un résultat de 20 litres d'eau de vie. Depuis 1953, ces droits ne sont plus transmissibles. C'est ainsi que d'années en années les bouilleurs de crus disparaissent. L'alambic est installé sur un lieu autorisé que l'on nomme "atelier public". Le rituel ancestral est toujours le même : on apporte au bouilleur le marc ou le moût résultat des vendanges et des récoltes fruitieres (pommes, prunes, poires,...) pressé puis mélangé à du sucre et laissé macéré durant plusieurs mois. De la distillation dans l'alambic on obtiendra l'eau de vie.



Le principe de la distillation: les fruits fermentés sont mis à bouillir dans une marmite. Quand ils bouent, la vapeur se dégage par le haut de la marmite vers le rectificateur où la vapeur d'eau, plus lourde que la vapeur d'alcool, commence à condenser alors que la vapeur d'alcool s'échappe vers le serpentin. Celui-ci est refroidi par de l'eau, permettant ainsi la condensation des vapeurs qui donnent l'eau de vie.



Si aujourd'hui les bouilleurs de cru se font plus rares, la fréquentation autour de l'alambic se maintient, car on vient pour l'ambiance, le spectacle en vaut la peine!









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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 11:30



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bravoJoelle
Et la gnôle,Anne Marie,ça n'apporte pas de calories?
fou

Quelques vieux bouilleurs.









:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 11:58



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Spécial Bénédicte et Anne Marie


Robert DAVID
Distillateur Ambulant

Les Essards

Fransèches...


Avec Robert DAVID le courant passe tout de suite, c'est un passionné, je lance ma première question :
" Vous êtes bouilleur de cru depuis combien de temps ? "


" Je vois que, comme beaucoup de monde, vous ignorez beaucoup de choses au sujet des bouilleurs de cru, je vais vous expliquer :


Contrairement aux idées reçues, le bouilleur de cru est la personne qui amène la marchandise à l'alambic, c'est à dire le cidre, les fruits, pour fabriquer l'eau de vie. Moi, je suis distillateur ambulant.
Initialement, mon métier est platrier-staffeur, j'ai quitté l'entreprise qui m'employait depuis 20 ans pour monter la mienne et j'emploie un ouvrier à plein temps. J'ai donc maintenant deux métiers, j'ai acheté les alambics il y a 5 ans, et c'est ainsi que je suis devenu aussi distillateur.


En creuse, nous sommes 4 distillateurs, et il y a encore 8000 bouilleurs de cru.


Le privilège de bouillir les "1000 degrés", soit 20 litres à 50 degrés par an est accordé à tous exploitants qui doivent avoir payé leurs charges familiales avant octobre 1959. Des dérogations poussent la date butoir au 31 aout 1960. Ce prilège n'est transmissible qu'au dernier vivant d'un couple, pas aux enfants."

" Ai-je le droit , moi qui ne suis pas exploitant, de faire fabriquer de l'eau de vie ? "


" Bien sur, tout le monde peut devenir bouilleur de cru, à condition de payer les taxes [sourire...]. Par contre tout le monde peut acheter un alambic pour s'installer distillateur sans plus de formalités. "


" Dans la pratique, comment cela se passe, vous parcourez les routes, en vous arrêtant dans chaque village ? "

"Ce n'est pas aussi simple. A chaque déplacement il faut :


- faire une demande de descellement des alambics qui sont plombés, par les douannes
- faire une demande d'ouverture "d'Atelier Public", et faire des affiches pour annoncer ( par exemple) que Robert DAVID, distillateur sera à l'atelier public de la commune de X, à partir du 20 Novembre1998.
- faire une demande de permis de circuler pour le ou les alambics
- effectuer la fermeture de l'atelier dès que le travail est terminé
- faire reposer les plombs par les douannes.
Les mêmes démarches sont à renouveler à chaque ouverture d'atelier. "




" Et les bouilleurs, ils ont des démarches à faires ? "

" Non, si ce sont eux-mêmes qui se déplacent. Par contre un formulaire est à remplir dans le cas où le transport de l'atelier public au domicile est effectué par quelqu'un d'autre que le bouilleur."

" Expliquez nous simplement le principe de la fabrication de l'eau de vie "


" La matière première, cidre ou fruits + eau, est chauffée "à feu cru". Les 200 litres de matière mettent environ 3 heures pour couler. A partir de 1h 30, les vapeurs d'alcool plus légères se vaporisent dans les appareils, arrivent dans le serpentin réfrigéré, et se liquéfient par condensation. Ce n'est pas de tout repos, il y a beaucoup de travail à produire : Allumer et maintenir le feu, charger la marchandise dans la cuve, surveiller le bon déroulement des opérations, vidanger, recharger la marchandise suivante, remplir le registre des douannes ... "


" on entend souvent parler de l'ambiance conviliale qui règne autour de l'alambic, et certains retours hésitants"



" Moi, j'ai établi une règle à laquelle mes clients se plient . on ne boit pas autour de mes appareils, cela ne casse en rien la convivialité, et n'empêche pas de "saucissonner" et de parler. Et puis il y a la dégustation , un dé à coudre par personne, dans un verre à pied...sans pied ( cela évite de le poser , il faut le rendre tout de suite).. [sourire...]. Et le midi, on se retrouve au restaurant. "


" Votre activité est-elle en déclin ? je crois savoir qu'elle l'est du fait de la concurrence des distilleries industrielles et des grandes surfaces, des contrôles d'alcoolémie, et aussi du fait que boire un petit verre d'alcool est passé de mode. Et puis les éleveurs n'utilisent plus comme autrefois, l'alcool pour les soins vétérinaires. "


" Pas du tout, pour ma part, elle augmente d'année en année. C'est vrai qu'en grande surface on trouve des alcools moins chers, mais aussi moins bons, ou même franchement mauvais ( surtout lorsque l'on sait comment ils sont élaborés, à partir d'alcool de betteraves et d'un travail de chimiste) . Même si vous n'êtes pas bouilleur, donc en payant les taxes, vous paierez plus cher en faisant distiller, mais vous aurez une excellente marchandise, vous saurez d'où elle vient, vous l'aurez vu couler goutte après goutte. "



Ma dernière question à un spécialiste : " Comment faire pour bien déguster une eau de vie ? "


"Je vous donne la recette pour apprécier un alcool : Le boire à la fin d'un repas est une erreur, il vaut mieux le prendre au milieu d'un bon repas ( trou normand, trou creusois), ne pas le chauffer au contraire. Versez le sur un glaçon et buvez, vous sentirez toute sa saveur s'il est à la température de 5 degrés. Et puis pour bien l'apprécier, un tout petit verre suffit. "







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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 12:21



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Merci Joelle, j'ai plein d'ancêtres sur Fransèches, mais autant que je sache.... aucun distillateurFlex

Moi aussi je confondais bouilleur de crus et distillateur.

Pour ceux qui font la même erreur que moi voici ce que j'ai trouvé (Wikipédia):

"En France un bouilleur de cru est une personne habilitée à produire ses propres eaux-de-vie.
Les personnes ayant "le privilège de bouilleur de cru" ont une exonération de taxe sur les mille premiers degrés d'alcool produits (1000° d'alcool est l'équivalent de vingt litres d'alcool à 50°). Les degrés supplémentaires font l'objet d'une taxe (14,50 ? par litre d'alcool pur).

En France, toute personne propriétaire d'une parcelle, ayant la dénomination de Verger ou de Vigne sur le registre du Cadastre, peut distiller les produits issus de cette parcelle (fruits, cidre, vin, marc). La distillation est effectuée dans un atelier public ou privé, après avoir effectué une déclaration au service des Douanes et Droits Indirects. Les personnes qui ne possèdent pas le titre de bouilleur de cru payent dès le premier degré d'alcool : le tarif est de 7,50 ? par litre d'alcool pur jusqu'à mille degré, et 14,50? par litre d'alcool pur au dessus. Le propriétaire d'une parcelle peut donner procuration à quelqu'un qui distillera ainsi en son nom."



Le bouilleur de crus est donc un producteur de fruits qui a le privilège d'une exonération de taxes sur la distillation de ceux-ci mas qui ne les distille pas forcement lui même.
C'est pour cela qu'il y a beaucoup plus de bouilleurs de crus que de distillateurs ambulants
.
:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 14:49



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pour remonter la file



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christ.L12
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 16:28



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coucou pour ta page N°16 ,il faut que tu modifies en gonflant tes messages de la page 15 pour que de nouveau ,ta liste retrouve sa place


pour ton alambic ,je connais quelqu'un qui a aménagé sa caravane ,et ni vu ni connu ,il la gare devant la maison de ses clients,juste le tuyau d'arrosage à brancher,et une bouteille de gaz

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 16:37



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Ben non Christophe, j'ai essayé...j'avais même X la grandeur de mes messages par 20 et..... rien!Ça ne bouge pas. J'ai opté pour changer mes messages et mettre p15.

on a oublié ce matin d'ajouter:



L?abus d?alcool est dangereux pour la santé, les boissons alcoolisées sont à consommer avec modération.

:bisou:

joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 17:27



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les amis je me suis endormie devant l'ordi!!!!
c'est al première fois que cela m'arive
ce doit être les vapeurs e l'alambic!!!!!!!!!!!!
je suis toute chose

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christ.L12
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 18:25



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il faut se méfier du vieil armagnac ( vieillard maniaque )

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 19:45



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bonsoir à tous
je ne sais pas si c'est le temps de M...E mais j'ai un mal au crâne
je me couche de bonne heure ce soir
a demain
bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 19:51



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Bonne nuit Joelle

J'avais pourtant dit... à consommer avec modérationMr. Green

A demain
:bisou:
Sébastien.Q28
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 21:05


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Messages: 167
bonsoir, un de mes ancêtres était BROUETTIER, pourrais-je en avoir la signification car en p15 je vois brouetter est-ce la même chose? Merci d'avance
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 21:59



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonsoir Sébastien

Tout dépend à quelle époque vivait votre ancêtre...

En effet:
En 1740, l'Académie établira la distinction entre brouetteur et brouettier.

- Brouetteur : celui qui transporte des hommes,personne transportant d'autres personnes dans une chaise à porteur munie de roues que l'on appelle brouette ou vinaigrette.

La Vinaigrette



Ces voitures étaient le taxi du XVIIIème siècle.
C'était une variété de chaise à porteur roulante traînée entre deux brancards par un homme.
Le porteur à l'avant tirait et s'appelait le "bricolier" . Le porteur à l'arrière poussait et s'appelait le "hâleur" .
A Lille,le peuple appelait le porteur à l'avant « le cheval chrétien » ou « qu'va quertien » et il y avait parfois - quand le propriétaire du véhicule était particulièrement fortuné- un gamin qui poussait par derrière et qu'on surnommait : « le pouss' cu ».
Le nom curieux de ces engins était venu de ce qu'ils ressemblaient un peu aux brouettes des vinaigriers. Au moment de leur apparition ils ne possédaient en effet qu'une seule roue. on finit par leur en adapter une seconde pour un plus grand confort des passagers et une moins grande fatigue des employés.



? La vinaigrette ?, dessin de Jean-Baptiste Siméon Chardin, Nationalmuseum, Stockholm

Brouettier :
celui qui transporte des terres ou d'autres fardeaux par une sorte de tombereau à une roue qu?on appelle brouette.



differents types de brouettes



De plus en 1863, Littré attestera brouettier au sens de : fabricant.

Par la suite Brouettier et Brouetteur seront synonymes et ne sera plus que celui qui transporte des marchandises avec une brouette.


Cordialement
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 27 mars 2008 22:09



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Bonne nuit à tous

A demain
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 09:27



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Bonjour à tous

Belle journée par chez moi.

Ça va mieux Joelle?
A+

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 09:34



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Salut Béné,

Je viens de me lever et je suis encore dans le potage
j'ai l'impression d'avoir une fièvre de cheval
Mais, bon mon homme rentre ce soir, il faut que je me secoue
à tout à l'heure
bisous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 10:23



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Aujourd'hui je vais continuer avec les métiers du bois.Nous avons presque tous dans notre généalogie,un ancêtre qui a exercé ce métier, puisqu'il y en avait au moins un par village....


Charron




Artisan ou ouvrier qui construit et répare les trains des véhicules à traction animale (charrettes, chariots, etc.), en particulier, les roues de ces véhicules.

A partir du moment où l'homme a utilisé la roue pour construire des véhicules, il y a eu des charrons. Ce métier existe probablement depuis plus de 4000 ans.
La première image de la roue a été trouvée sur une tablette d?argile à Erech en Mésopotamie et remonte à 3500 av. J.C. Vers 2500 av. J.C., la roue était connue en Syrie, Babylonie et dans la vallée de l?Indus. Ces roues étaient construites en bois. Le métier de charron remonte donc à cette période. Les Celtes qui occupèrent nos régions avaient une technologie de la roue supérieure à celle des Romains.



charron.Détail vitrail Cathédrale de Chartres.

Les premiers carosses sont apparus au Moyen-Age. Les charrons faisent partie de la corporation des "entrepreneurs de carosses, coches, chariots, litières, brancards, calèches". Le statut de charron est officiellement reconnu en 1658 par Louis XIV
L'âge d'or de ce métier s'est étalé sur plusieurs siècles. Il fallait un savoir-faire très grand, acquis pendant plusieurs années de compagnonage, puis ensuite encore plusieurs années de pratique. Le charron a suivi l'essor du monde rural, jusqu'au milieu du XXème siècle.
L'industrialisation des campagnes a signée son arrêt de mort.




Voila un métier dont on trouve trace dans le moindre village de la France profonde. Jusqu'à la dernière guerre, la charrette tirée par les chevaux, voire par les boeufs était encore bien présente dans les campagnes. Si on y ajoute les calèches, tombereaux et autres véhicules hippomobiles, ainsi que les réparations diverses, le travail était assuré pour un ou plusieurs charrons par village.



Le principal matériau du charron est le bois, mais pas n'importe quel espèce de bois. Durant l'automne, le charron repère les arbres qui seront abattus en hiver, comme il se doit, après les dernières montées de sève. Les troncs sont ensuite débités en planche et stockés en attendant le séchage. Le charron utilise essentiellement les essences de bois suivantes : Le chêne pour toutes les parties qui exigent une solidité à toute épreuve, l'acacia et le chêne sont utilisés pour la fabrication de la roue (jante et rayons). Le moyeu, quant à lui, est issu de l'orme, voire de l'orme tortillard (avec beaucoup de noeuds) dont les Charentes étaient de grands producteurs. Pour les autres éléments, moins importants, le sapin, le frêne ou le hêtre étaient utilisés



Le travail du charron commence pendant l'hiver. A l'aide de différentes scies, il va débiter les arbres en planches, longerons et traverses de différentes tailles. Les longerons, taillés dans un seul arbre et long de sept à huit mètres, constituent la base de toute charette ; ce sont eux qui porteront la charge allant jusqu'à plusieurs tonnes. Leur extrémités, sur deux mètres, est arrondie à la plane pour former les brancards où viendra prendre place l'animal tracteur, cheval ou boeuf. La plane est un outil tranchant à deux poignées qui travaille comme un rabot ; par le passé, c'était un outil très utilisé. Le châssis de la charrette, constitué de planches, était entièrement assemblé par tenons et mortaises. Les outils utilisés sont connus de tous les menuisiers : compas, vilebrequin, gouge et ciseaux à bois.


outils de charron


plane et rabot de charron

Les différents matériels produits par cet artisan, sont soumis à rude épreuve, aussi, il est très exigeant sur la qualité de bois utilisé, et son degré de sèchage, de plus, il s?applique à respecter les fibres du bois pour une solidité accrue.Les assemblages par mortaises sont ajustés de force.
Pour tracer les pièces de formes irrégulières, le charron utilise toute une série de gabarits taillés dans de fines lamelles de bois.

Si le charron excelle dans la réparation et la construction de toutes sortes de véhicules à traction animale, c?est dans la fabrication de la roue qu?il montre le mieux « toute sa science et son habileté ».Il accomplit la première tâche, la confection du moyeu sur le tour à bois, puis commence la fabrication des rais tandis que le moyeu est mis à bouillir durant deux heures afin que le bois s?assouplisse.






Les gravures du Moyen-Age nous représentent les roues des véhicules sous la forme de disques de bois épais et lourds, dont le pourtour est maintenu par des bandes de fer fixées par des clous. Dans les décennies qui suivirent le Moyen-Age, les artisans charrons qui fabriquaient les différents modèles de chariots inventèrent la roue à rayons.
Les roues des véhicules légers, dont le moyeu était tourné dans un tronc d?orme ,comportaient sept jantes et quatorze rais (rayons).
Les grosses roues de charrette fabriquées à la même époque étaient composées d?un moyeu en chêne, ou axe central, de douze rais en acacia et de six jantes en frêne reliées les unes aux autres par des gougeons de bois.
Le moyeu, d?un diamètre de 0,30 m, était tourné sur un tour à bois actionné par un ouvrier charron. Les divisions pour l?emplacement des rais sur le moyeu étaient faites à l?aide d?un compas, percées à la tarière, et terminées à la gouge carrée.




Après ce travail de perçage, le moyeu n?était pas toujours cerclé. La partie des rais rentrant dans le moyeu était appelée le tenon. Afin de donner plus de solidité à la roue, la largeur du tenon, dans le sens de la longueur du moyeu, faisait 1 mm. par centimètre de plus que la mortaise correspondante du moyeu, qui était de 7 cm environ. Ce surplus de cote était dénommé la tire, et ainsi le rai prenait place dans son emplacement à grand renfort de coups de masse.
Dans l?autre sens, il n?y avait pratiquement pas de différence de mensuration, car le moyeu aurait éclaté.




Dans le sens de la circonférence, les rais avaient un décalage de 1 cm de l?un à l?autre par rapport à la perpendiculaire au moyeu, et une pente de 1 mm par centimètre à l?épaulement afin que les rais soient obliques vers l?extérieur pour donner plus de rigidité à la roue.
La partie du rai rentrant dans la jante était dénommée la broche et n?avait que 2 mm de tire.
Puis le moyeu était percé dans sa longueur à l?aide d?une très grosse gouge afin d?y loger la boîte, cône de fonte, solidaire du moyeu, dans lequel pénètre l?extrémité de l?essieu fixé sous le chariot.
Certains moyeux étaient frettés (cerclés) après la mise en place des rais.




Après tout ce travail d?assemblage, venait celui de la pose des cercles de fer sur la roue elle-même. Le charron qui avait des notions importantes de forge faisait ce travail lui-même, ou alors il se faisait aider par le forgeron.
La longueur du cercle de fer avait été comptée à l?aide de la roulette, petit outil d?environ 20 cm de diamètre, dont le nombre de tours sur la circonférence de la roue donnait la longueur du bandage. La pose du cercle était appelée le chatrage.




Un brasier était allumé dans un espace en plein air. Les apprentis alimentaient ce feu à l?aide de bûches et ce travail avait lieu toujours l?été lorsque les roues étaient bien sèches. Les cercles des roues réparées avaient été raccourcis et ressoudés ainsi que ceux destinés aux roues neuves.
Lorsque ces cercles avaient atteint le degré de température nécessaire, alors, à l?aide de pinces spéciales, les ouvriers les posaient sur la roue qui était couchée sur le sol et les mettaient en place à coups de masse et de marteau. Au même instant, les aides arrosaient copieusement le cercle afin que celui-ci se contracte sur la jante et ne transforme pas la roue en charbon.
Après la phase de serrage, le cercle était rendu solidaire de la roue par des boulons à tête conique noyés dans des trous ayant le même profil qui traversaient le métal et le bois, au nombre de un ou deux par jante.
Et pour terminer ce travail de force et de précision, les roues étaient peintes ou goudronnées afin de les protéger très longtemps du caprice des saisons.
on estime que la fabrication d?une roue de charrette correspond au travail d?un ouvrier pendant une semaine.

Une charrette de douze pieds de charge correspond à quatre mètres de longueur utile.
Les ridelles et autres accessoires sont amovibles, pour permettre d?équiper rapidement le véhicule pour le transport de tonneaux, de betteraves, fumier, ou autres matériaux lourds, ainsi que les récoltes encombrantes (foins ou pailles). Pour fabriquer une carriole,
il fallait trois semaines,à raison de dix heures de travail par jour,samedi compris


Bien que la construction et la réparation des roues constituaient une activité importante pour le charron, il fabriquait et réparait aussi tous les véhicules en bois de la ferme : chariots lourds et légers, tombereaux, charrettes et brouettes. D?autres spécialités s?ajoutaient à cette panoplie : herses en bois, grandes portes de fermes, véhicules pour le transport des animaux et accessoires divers.
Lors de la fabrication d?échelles, l?artisan fait subir un séchage supplémentaire aux barreaux dans le four à pain avant l?assemblage.


Sources: site museepaysderetz.free.fr


:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 11:34



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Book Book bravo bravo
Que lecture ce matin
j'ai appris plein de choses
dis moi Béné est ce qu'il y aurait un rapport avec les carrossiers de maintenant??
Je reviens cet après midi
Bon appetit à tout à l'heure

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 12:36



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Pour toi Joelle:

Le métier de carrossier tire son nom des réparateurs de carrosses tirés par des chevaux. Avec l'avènement de l'automobile, ce métier a gardé son nom.

La carrosserie d'un véhicule protège les personnes et les éléments mécaniques des intempéries. Elle tire son nom des voitures hippomobiles - les carrosses-, dont les chevaux ont été remplacés par un moteur sur les véhicules modernes.
Tous les types de carrosseries automobiles ont conservé le nom d'origine du véhicule hippomobile correspondant. Certains tirent leur nom de leurs caractéristiques (coupé désigne un type de voiture dont la caisse a été raccourcie et le nombre de places réduit, cabriolet une voiture à capote rabattable), ou de leur utilisation (le break, du verbe to break, rompre, dresser, servait au dressage des chevaux et ensuite au transport d'objets et de personnes). D'autres tirent leur nom des régions connues pour leur fabrication de carrosses, comme berline pourBerlin, limousine pour la région de Limoges(si la limousine automobile est un véhidule de grand luxe, la limousine hippomobile était, elle, un véhicule utilitaire de livraisons), seda npour laville du même nom ; les landau e tlandaulet, de Landau, sont des types de carrosserie automobile disparus.

Dans les véhicules hippomobiles, la carrosserie était principalement faite d'un assemblage de panneaux de bois posés sur des montants. En construction automobile on emploie des plaques de métal embouties.
(Wikipédia)



Le charron n'était pas tout à fait la même chose que le carrossier (disons que c'était la base):

"Bon nombre de professions industrielles ne peuvent être exercées avec succès que par le concours de plusieurs ouvriers en genres différents. De ce nombre est l'état de carrossier, auquel on joint quelquefois celui de sellier. Qui sait que pour confectionner un carrosse proprement dit faut que le charron façonne le timon, les jantes des roues et autres pièces en bois. Un serrurier en voiturse forge trempe les ressorts destinés à supporter la caisse, dont un menuisier a fait la carcasse; un sellier la couvre de peaux du moins en partie; des peintres la vernissent et la décorent d'armoiries ; d'autres ouvriers y appliquent certains ornements en or ou en argen! ; le tapissier garnit l?intérieur de coussins; le fondeur, le tourneur prennent part aussi à la confection du véhicule.
Avant l'abolition des corporations, les carrossiers étaient constitués sous le nom de selliers-lormiers-carrosslers Leur communauté était placée sous l?invocation de Saint Benoit, et Ieurs statuts étaient le même que celui des éperonniers, dont ils ne s?étaient séparés qu'au milieu du 17ème siècle".
(Dictionnaire de la conversation et de la lecture 1853)


Sur la carrosserie:

http://users.swing.be/carrosserieducat/cto.html


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 13:40



Inscrit le: 10/04/2003
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:bisou: :bisou:
Merci Béné
je vais pouvoir raconter tout çà à mon homme c'est son métier de base


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 15:52



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Ah oui, il fait des carrosses?Blink

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 16:04



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Là Béné, je crois que tu te moques!!!!!!!!
Non il fait pas des carrosses il les redresse quand ils sont cabossés
il exerce l'honorable métier de "débosseleur"
c'est un métier récent qui date d'une quinzaine d'années et je ferais un topo la dessus un jour
Bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 16:48



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Bien sûr que je plaisantais....Laughing



Voici le chaînon manquant entre le carrossier d'hier et celui d'aujourd'hui...

:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 16:55



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
coucou ,la voiture en bleu ciel sur la remorque ,c'est une R12

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 19:13



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
béné, christophe, et tou le monde
je vous souhaite une bonne soirée et un bon week end,
j'essaierai de faire un petit coucouc demain
Bisous

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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Sébastien.Q28
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 20:00


Inscrit le: 06/03/2008
Messages: 167
merci beaucoup pour votre réponse, cela à le mérite d'être clair ! En plus de ça, j'ai droit au photo, merci
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 20:09



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Liste des métiers déjà étudiés p15
Michel.L2227
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Envoyé le: vendredi 28 mars 2008 23:36


Inscrit le: 11/12/2007
Messages: 527
Merci bene
jolie carte postaleSad
merci pour cette pensée.
Je revins sur les quartiers de noblesse et leur blason
est ce que chaque quartier à son Blason?
Comment les blasons etaient choisis?
une tite derniere, comment un(e) noble epousait un(e) roturier(e), certaine fois la noblesse etait gardée donc dans ce cas quand la noblesse etait gardée quel blason prenait il?
les blasons sont ils repertoriés et par region? ou par famille?
merci d'avance les filles
bonne soirée
bon weekend
MichelSmile
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 29 mars 2008 09:27



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Que diriez-vous d'une petite cure de remise en forme?
Et arrivée en chaise à porteurs s'il vous plait!




Bon Week-end à tous
:bisou:
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