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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 mars 2008 13:14



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et hop



marchande d'oeufs.... et d'ail

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 mars 2008 17:31



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je n'ai pas trouve grand chose d'autre sur les tripes


Différentes sortes de Velours.
on distingue différentes sortes de Velours. Les Velours Plains sont ceux qui sont unis, & qui n'ont ni figures ni rayures. Les velours figurés sont ceux qui ont diverses figures & façons. Il y a des Velours à ramages sur un fond satiné : on les appelle à fond d'or ou d'argent, quand au lieu de satin, on fait le fond de fils d'or ou d'argent. Le Velours raz est celui dont les fils ou poils, qui font le velouté, ont été rangés sur la règle cannelée, mais n'y ont pas été coupés. Le Velours rayé esr celui qui a des rayes de diverses couleurs le long de la chaîne. Les Velours ciselés, ou coupés, sont ceux dont la façon est de velours, & le fond d'une espèce de tafetas, ou de Gros de Tours. on dit aussi du Velours à quatre poils, à trois poils, à deux poils, à poil & demi, & encore, du petit Velours, pour en distinguer les différentes qualités, & leurs divers degrés de force et de bonté.

Velours à quatre poils.
Les Velours à quatre poils, qu'on appelle aussi Velours forts, & Velours à six lisses, se fabriquent sur un peigne de 20 portées, qui font 60 portées de chaîne, & 80 portées de poil, chaque portée de 80 fils ou filets.

A trois poils.
Les Velours à trois poils, auxquels on donne aussi le nom de Velours forts & à six lisses, se fabrique sur le même peigne que ceux à quatre poils, & ont comme eux 60 portées de poil, & ont que six fils de poil pour dent.

A deux poils.
Les Velours à deux poils, & à poil & demi, s'appellent Velours à quatre lisses, ou Velours moyen. Leur Peigne est de 20 portées, avec cette différence, que les Velours à deux poils ont 40 portées de chaîne, & autant de poil, chaque portée de 80 fils; & que les Velours à poil & demi ont bien 40 portées de chaîne, mais n'en ont que 30 depoil.

Les petits Velours.
Les petites Velours se font à 19 portées de peigne, qui font 39 portées de chaîne, & 19 portées de poil, chacune de 80 fils.

Les Pannes, les Peluches, les Tripes.
on peu mettre au rang des Velours, les Pannes & les Peluches de soie, les Peluches de poil, & les Tripes de pure laine.




métiers à pluches et tripes


et ce ci pour la région picarde


Deux siècles de production du velours à Amiens

Depuis 1794, les usines Cosserat fabriquent du velours à Amiens. Destiné surtout aux vêtements de travail au XIXème siècle, le velours est maintenant utilisé pour les vêtements de sport aussi bien que pour le prêt-à-porter haut de gamme féminin.

Les bâtiments construits par Eugène et Oscar Cosserat, à la fin du XIXème siècle, sur les bords de la rivière Selle, sont aujourd?hui classés monument historique. Ce site reste le lieu de production des établissements Cosserat. Il est possible de le visiter, dans le cadre des programmes de tourisme industriel proposé par le SIPEC.

L?histoire de la "Maison Cosserat"
Pierre Cosserat, jeune lorrain, s?installe à Amiens en 1789. Cinq ans plus tard, il épouse la fille d?un imprimeur sur étoffes amiénois et s?engage dans le négoce du velours. A l?époque, une trentaine de petits ateliers de teinture et d?apprêts étaient installés à Saint Leu. Ils traitaient les velours tissés et coupés dans les campagnes environnantes. Les "fabricants" avaient un rôle essentiellement commercial qui consistait à fournir la matière première et à écouler la production.


métier à tisser le velours


Le fils de Pierre, Eugène, lui succède en 1832 et constate la suprématie technologique des Anglais qui utilisent métiers mécaniques et vapeur alors qu?on continue à tisser à la main dans les campagnes amiénoises. Avec l?aide d?un contrebandier britannique, il introduit des métiers à tisser anglais, en pièces détachées, sous du charbon et des balles de coton. Puis il fait venir des ouvrières irlandaises pour enseigner l?usage des métiers à tisser à ses employées amiénoises.

En 1860, face aux problèmes d?approvisionnement du coton dûs à la Guerre de Sécession, Eugène Cosserat transforme sa filature de coton de Saleux, en filature de lin, produit en abondance dans la Somme. Il développe parallèlement l?activité, à Amiens, sur la rive droite de la Selle.

Oscar Cosserat succède à son père en 1887, à la mort de celui-ci. Il achète en 1891 de nouveaux brevets anglais pour la coupe du velours lisse. Avec ses deux fils Maurice et Pierre, il développe fortement l?activité et introduit de nombreuses innovations technologiques. Il achète des terrains sur la rive gauche de la Selle, fait construire un troisième atelier de tissage, puis une teinturerie. A la fin du XIXème siècle, Amiens a pris le pas sur les fabriques anglaises. Les usines Cosserat sont un modèle de modernité : Jules Verne lui-même, après avoir visité les vastes ateliers, envoie une lettre de félicitations à Monsieur Cosserat !

Pendant toute la première guerre mondiale, les usines Cosserat seront les seules à poursuivre leur production, malgrè les bombardements et les incendies. Pendant l?entre-deux guerres, les modernisations se poursuivent aussi bien dans le tissage que dans la coupe. Les exportations se développent. La deuxième guerre mondiale est beaucoup plus difficile : seule l?activité de tissage n?est pas touchée par les destructions.

André et Jacques Cosserat, cousins germains, succèdent à leurs pères Maurice et Pierre, en 1944. Ils diversifient les productions. En 1950, Guy Cosserat prend la direction des usines. Il adapte la production à la mode, faisant fabriquer des velours plus légers et plus souples. Mais la crise du textile frappe durement l?activité. Au début des années 60, le site de Saleux est fermé et cédé à Pirelli. Puis Guy Cosserat est contraint de céder l?affaire aux Frères Willot. Commencent alors les années noires de l?entreprise. En 1981, la société qui compte encore 520 salariés, connaît de nouvelles difficultés. Le tissage est fermé.

les pannes et pluches de soie s'utilisent pour les doublures et garnir les chapeaux




En 1985, Gérard Bitan rachète les usines Cosserat et leur donne un nouvel essor.

Savoir-faire et techniques
Le velours est le tissu dont la fabrication demande le plus grand nombre d?opérations. Connu au Moyen-Age sous le nom de "samit", il était jusqu?au XVIIIème fabriqué par "chaîne". En 1720, les Anglais inventent le velours par trame, plus résistant. Les "côtes" ou "routes" se présentent d?abord sous forme de tunnel, dont on coupe la voûte, sans toucher au "plancher" qui reste le support du tissu.
Après le tissage de ces sortes de "tunnel", il s?agit donc de procéder à la coupe qui était faite à la main jusqu?au début du siècle. Pour couper 80 mètres de tissu, avec 200 "routes" de largeur, il fallait lancer plus de 15 000 fois une fine lame, appelée "fleuret" ! La coupe est maintenant automatisée et se fait, soit à la molette (disques d?acier aussi nombreux que de routes à couper) soit au couteau unique.

Après la coupe, le velours subit encore de nombreux traitements : lavages successifs pour éliminer soude et colle dont on l?a enduit pour faciliter la coupe ; trempage, brossage, séchage, grillage (pour éliminer les poils coupés, former la côte et la fixer pour qu?elle ne s?écrase pas à l?usage). Il est ensuite teint dans des bacs s?il est en coton ou en autoclave s?il est en polyester et apprêté suivant l?usage auquel il est destiné.

La coupe au couteau continu est réservée aux plus beaux tissus. Les pièces, de 100 ou 150 mètres de long, peuvent rester jusqu?à 16 heures sur la machine pour être coupées. Le résultat est exceptionnel : les côtes sont si fines et si serrées que le velours semble uni.

Cosserat aujourd?hui
Le tissage n?est plus assuré dans l?entreprise d?Amiens. Les "écrus" sont tissés en Allemagne, en Turquie et dans l?est de la France."MVC Cosserat", (nouvelle raison sociale de la société), maîtrise sur son site amiénois toutes les autres opérations, de la coupe à l?apprêt, en passant par la teinture qui participe grandement à la renommée de ses velours.

180 salariés produisent chaque mois 600 000 mètres de velours. Le tiers du chiffre d?affaires de la société est réalisé à l?exportation. Velours et tissus extensibles sont vendus pour le sportswear, le prêt-à-porter haut de gamme et la haute couture. Les clients de Cosserat sont prestigieux : Inditex, Vestra, Décathlon, Manoukian, Benetton, Naf Naf, Mugler, Sonia Rykiel, Chantal Thomass ou Kenzo...

Visite du site
En 1994, Cosserat a fêté son bicentenaire et a ouvert largement ses portes pour faire admirer ses magnifiques bâtiments du XIXème mais aussi ses savoir-faire et sa technologie.

Il est possible de découvrir les ateliers qui ont été classés monument historique en allant rue Maberly. Au bout de la rue, une passerelle permet de franchir la Somme pour une promenade le long de l?Ile Sainte-Aragone qui longe la rivière, et, sur l?autre rive, le site Cosserat.

http://www.cosserat.com




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Michel.L2227
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 mars 2008 17:37


Inscrit le: 11/12/2007
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bonjour a toute la file
Michel
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 mars 2008 17:45



Inscrit le: 10/04/2003
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UN COMPLEMENT POUR LA TRIPE DE LAINE OU VELOURS DE LAINE

TRIPE. Sorte d'étoffe veloutée qui fe manufacture fur un métier
comme le velours ou la peluche, dont le poil qui fait le côté
de l'endroit eft tout de laine , & la tiflure qui en forme le fond,
eft entièrement de fil de chanvre.
Les tripes fe tirent prefque toutes de Flandre, particulièrement
de Lille , d'Orchie Ci de Tournay ; elles ont p«ur l'ordinaire 7
feizièmes de large, fur n aunes de longueur mefure de Paris. Il
y en a des rayées de différentes couleurs, & des pleines ou unies,
dont quelques-unes font gaufrées , ce qui fait parokre des fleurs
ou figures en relief comme aux velours cifelés.
La tripe s'emploie à divers ufages, mais particulièrement à faire
des meubles, à couvrir desfouliers d l'en fans , & des pelottespour
les chapeliers qui s'en fervent à luftrer leurs chapeaux. Furetière
dit qu'il y a de l'apparence que ce mot vient de l'EfpagnoI urcia-
pelo , qui veut dire velours, parce que c'eflen effet du velours
de laine. Voyez. Peluche.

ET on RESTE DANS LE NORD DE LA FRANCE

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 22 mars 2008 18:48



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Ben dis donc Joelle, c'est ça que tus appelles pas grand choseShocked

:bisou:
Cyril-Luc.M
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 mars 2008 19:02


Inscrit le: 26/05/2006
Messages: 228
Bonjour,

Je ne savais pas qu'il existait une file pour les métiers d'autrefois, c'est une excellente idée!

Je ne sais pas si ma demande pourra être traitée puisqu'il s'agit d'un métier à l'étranger.

je recherche des informations sur mon AAGP, qui était:

Inspecteur de l'Enregistrement des Domaines et du Timbre

à Oran (Algérie).

Merci par avance et bonne soirée!

Bien cordialement.

Cyril
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 mars 2008 20:12



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonsoir Cyril

peux tu préciser l'année et me dire si ton ancêtre était français
car il semblerait que cela dépende du ministère des finances
A+


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Cyril-Luc.M
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Envoyé le: samedi 22 mars 2008 20:42


Inscrit le: 26/05/2006
Messages: 228
Bonsoir Joëlle,

Mon AAGP est français, né en 1841 en Meuse (55), il s'est marié en 1875 à Oran et est décédé, à Oran toujours en 1908.

De 1875 à 1908, il occupait ce poste d'Inspecteur de l'Enregistrement des domaines et du timbres.

Merci.
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 22 mars 2008 21:23



Inscrit le: 10/04/2003
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OK CYRIL C EST NOTE
JE RECHERCHE TOUT CELA DEMAIN
CE SOIR C EST TELE Y A DU TENNIS? JE SUIS FAN
BONNE SOIREE
AMITIES



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joepiednoir
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Envoyé le: samedi 22 mars 2008 21:24



Inscrit le: 10/04/2003
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BENE ET TOUTE LA FILE DES HABITUES
BONNE SOIREE A DEMAIN
BISOUS


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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 22 mars 2008 21:59



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Messages: 4 963
Bonne nuit à tous

A+ Joelle.

:bisou:
Anne Marie.P114
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 23 mars 2008 08:30


Inscrit le: 10/09/2007
Messages: 984
Passer du chocolat aux tripes et des tripes au chocolat !!!
Joyeuses fêtes de Pâques tout le monde
Bonne journée

Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 23 mars 2008 10:07



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous
Joelle, Anne Marie.etc...



Bonne journée de Pâques

A ce soir Joelle

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: dimanche 23 mars 2008 18:29



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Thumb Up Thumb Up
cyril
ce sera pour mardi la réponse

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Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 23 mars 2008 22:09



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Bonne nuit à tous

A demain

:bisou:
Cyril-Luc.M
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Envoyé le: dimanche 23 mars 2008 22:45


Inscrit le: 26/05/2006
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Bonsoir Joëlle

Pas de problème ouioui

Merci Beaucoup bravo

Cyril
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 24 mars 2008 09:45



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Bonjour à tous

Pour Cyril

En attendant que Joelle vous parle du métier proprement dit de votre ancêtre, je vais replacer brièvement celui-ci dans son contexte. Vous dites qu'il était français et qu'il a travaillé de 1875 à 1908 à Oran (Algérie)

L'Algérie Française.
Le cas de l'Algérie se différencie des autres colonies françaises en ce sens qu'elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens (les «Pieds-Noirs ») qui y vivaient, souvent depuis plusieurs générations et près de neuf millions de non-citoyens appelés « indigènes ». L'Algérie - sous administration française depuis 1830 - était considérée comme faisant partie du territoire national.
L'Algérie, officiellement annexée par la France en 1848, fut partagée le 9 décembre de la même année, en trois départements :Oran, Alger et Constantine, correspondant au zones civiles des trois beyliks ottomans récemment conquis. Le sud de ces départements formait 6 territoires qui furent regroupés au sein des Territoires du Sud en1902, territoires réduits au nombre de 4 en 1905




En 1951, les trois départements et les territoires du Sud furent numérotés de 91 à 94, à la suite des départements français de métropole. En 1955, le Département de Bône fut créé à partir du redécoupage du département de Constantine.



(Sources : Wikipédia)
Donc les administrations et les fonctionnaires de celles-ci étaient les mêmes que pour les départements de la métropole.
Les trois services importants de I'enregistrement, du timbre et des domaines de 1'Etat, sont réunis en une seule administration qui forme une des branches du ministère des finances. Les inspecteurs placés sous les ordres du directeur, doivent reconnaitre la situation de toutes les parties du service, surveiller les opérations des vérificateurs et des receveurs, et des dépots publics.


Quelques vues d'Oran à cette époque:







Cordialement.

Et bon lundi de Pâques à tous

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 24 mars 2008 18:59



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etThumb Up
Catherine.A29
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 24 mars 2008 19:51



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Bonsoir la file des métiers d'autrefois
Avant de vous faire coucou, j'ai été voir page 16 et le métier que je cherche n'y est pas, donc voici : en 1831 une de mes ancêtres est praticienne, j'ai un peu cherché et ce serait un équivalent de notre médecin, c'est une femme et elle a 62 ans, possible ou pas ?
Merci
Catherine
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 24 mars 2008 21:19



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonsoir Catherine

Voici les définitions du mot praticien dans un dictionnaire de cette époque (à mentionner qu'il n'apparait pas au féminin)

PRATICIEN. subst. mascul. Celui qui entend l'ordre et la manière de procéder en Justice, et qui suit le Barreau. Grand Praticien. Bon Praticien. Ce Procureur est habile Praticien.


PRATICIEN se dit aussi, dans plusieurs Arts, de Celui qui a beaucoup d'expérience, qui s'est plus livré à la pratique de son art qu'à la théorie

on dit d'Un Médecin qui a beaucoup d'expérience dans son art, que C'est un bon praticien, un grand praticien.

PRATICIEN dans l'Art statuaire, L'ouvrier qui, d'après un modèle, travaille le marbre, et met à point la statue que le maître achève ensuite.

Sachant cela et que les premieres femmes juristes n'apparaissent qu'après 1890, que la première femme médecin en France est Madeleine Brès née Gebelin
(1842-1922) reçue à l'âge de 33 ans en 1875, que n'est pas précisé praticienne dans l'Art statuaire
(et je ne vois pas non plus une femme dans ce domaine à cette époque là)

je pense qu'il s'agirait peut-être d'une sage-femme, même si ce n'est pas le nom qu'on retrouve habituellement.

Les infirmières en tant que profession organisée, médicalisée, apparaissent également plus tard (après la guerre de Crimée)alors que pour les sages-femmes ,la professionnalisation intervient plustôt.

Voici une petite historique des sages-femmes du Moyen Age au 19ème siècle.

Dans le haut moyen-âge, après l'effondrement de l'empire romain et la conquête de Clovis, roi des Francs, se déchaine dans notre pays la barbarie. Invasions, guerre fratricide, lutte atroce, persécutions, pillages sont le lot commun.

L'art médical n'échappe pas à ces nouvelles règles.Dans les monastères fondés dès le Vème siécle, sont conservés quelques rudiments de médecine et d'apothicairerie. L'art des accouchements subit la même détérioration.Il est alors probablement pratiqué par des descendantes des druidesses. Réfugiées dans les forêts ou en des lieux retirées, elles furent identifiées à des fées; puis, christianisées, on les baptisa "sorcières" pour mieux les exterminer.
Parallèlement à la médecine des monastères, dès le Xième siècle, apparurent les "mires" sorte de médecins laiques, guérisseurs, dont les femmes "les miresses" ou mirgesses" pouvaient probablement pratiquer librement les accouchements.
Dans les villes, il semble que les sages-femmes aient constitué un corps médical, une communauté reconnue officiellement, car elles étaient requises comme expertes avec des médecins et des chirurgiens lors de procédures dites "lits de justices". Elles sont désignées comme "matrone jurés".



Jusqu'au XIVème siècle, dans les campagnes, la vie est une lutte quotidienne, et la mort d'une femme ou d'un enfant est acceptée comme l'expression de la volonté divine.
Les accouchements sont pratiquées par des matrones (autrement appelée ventrière)
La matrone, souvent fort agée, aussi inculte que ses congénères, est désigné par l'ensemble des femmes de la paroisse en présence du curé.Il lui suffisait de présenter un certificat de moralité décerné par le prêtre, être bonne chrétienne et savoir baptiser même in-utéro. Pas le moindre rudiment de connaissance obstétricale n'était demandé. Sa mission est avant tout de sauvegarder les principes religieux et la discipline ecclésiastique. Il était fréquent que beaucoup de ces femmes n'est même jamais assisté à un accouchement avant leur "nomination".
Magico-religieuses, leurs pratiques semblent manifestement criminelles. La mortalité infantile est telle, que seul 25% des nouveaux-nés pouvaient esperer devenir adulte. Que d'enfants morcelés, mutilés et de femmes sacrifiées !
Il faut attendre 1757, qu'une sage-femme devenue célèbre, Madame Le Boursier du Coudray, jette un cri d'alarme et se fasse entendre par un appel à plus d'humanité


Madame DU COUDRAY, sage-femme du XVIIIème siècle, d?une compétence professionnelle remarquable et nourrie du Siècle des lumières, va bouleverser l?enseignement de l?obstétrique pour le bien-être des femmes et des enfants.
Elle formera ainsi sur le territoire français plus de 3000 matrones et chirurgiens en 25 ans et deviendra le premier pédagogue de l?obstétrique.



Madame de Coudray parle de l'accouchement : "En attendant le moment de délivrer la femme, on doit la consoler le plus affectueusement possible : son état douloureux y engage ; mais il faut le faire avec un air de gaieté qui ne lui inspire aucune crainte de danger. Il faut éviter tous les chuchotements à l'oreille, qui ne pourraient que l'inquiéter et lui faire craindre des suites fâcheuses. on doit lui parler de Dieu et l'engager à le remercier de l'avoir mise hors de péril. Si elle recourt à des reliques, il faut lui représenter qu'elles seront tout aussi efficace sur le lit voisin qui si on les posait sur elle-même, ce qui pourrait la gêner..."

En 1803, les deux professions Medecin et Chirurgien sont réunies en une seule.

La loi institue de plus une formation pour les Sages-Femmes en milieu hospitalier, mais la direction se fera toujours sous la direction d'une Maîtresse Sage-femme.
En 1806, Napoléon, crée la Chaire d'Obstétrique, qui sera la première spécialité médicale. Le premier titulaire en sera BEAUDELOCQUE, qui aura la charge de former médecin et sages-femmes.
Dès 1807, la durée des études passe de 6 mois à 1 an puis à 2 ans en 1892.

Au XIXème siècle, s?affirme la différence homme obstétricien et femme sage-femme. Grâce au pouvoir technique qui leur est conféré, les chirurgiens puis les obstétriciens investissent l?art de l?accouchement, par le biais du forceps et de la césarienne.
Quant à la sage-femme, elle exerce à domicile, voire chez elle où elle accueille certaines patientes dans sa maison d?accouchement, l?hôpital étant un lieu réservé aux indigents où, faute d?asepsie, la mortalité y est importante



Sages-femmes début du XXème.

Vous voyez donc que dès 1806 les sages-femmes faisaient des études et donc le terme de praticienne ne me parait pas impossible.

Mais ce n'est qu'une hypothèse de ma part. Si Joelle ou quelqu'un d'autre a une idée....

Amicalement

Michel.L2227
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 24 mars 2008 21:52


Inscrit le: 11/12/2007
Messages: 527
bonne soirée
Michel
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 24 mars 2008 22:15



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bonne nuit

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Catherine.A29
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Envoyé le: lundi 24 mars 2008 23:10



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Merci beaucoup Bénédicte, et je reviendrais faire un tour demain et d'ailleurs aussi les autres jours sur cette file qui est vraiment très intéressante, bravo pour la doc.
Merci encore pour moi et pour tout le monde
Catherine
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 09:24



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Bonjour Béné, christophe, et tout le monde
après un long week end d'absence et bien chargé, me voici de retour
je reviens de suite
bisous a tous et bonne journée.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 09:31



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Bonjour à tous

Bonjour Joelle, ravie de te retrouver..... les "colles continuent"....

Bonne journée

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 10:39



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Enregistrement.

- L'enregistrement est la transcription sur un registre public, tenu à cet effet, des actes émanés de la justice, ou reçus par des offciers ministériels, ou d'actes sous-seings privés Cette formalité , dont le but principal est la perception de droits au profit du Trésor, rend en même temps au contribuable le service de donner aux actes sous-seing privé une date certaine.

Timbre.

- Les droits de timbre sont de deux sortes : Les premiers, dits de dimension, sont tarifés en raison de la dimension du papier sur lequel le timbre est apposé. Ils varient de 35 c. à 2fr. (Lois des 13 brumaire, an VII et 18 avril 1816). Les seconds sont des droits proportionmels, et s? appliquent aux effets négociables ou de commerce, aux actions des sociétés financières ou commerciales, aux obligations négociables des départements, des communes, des établissements publics et des compagnies. Ils sont gradués à raison des sommes exprimées (Loi du 5 juin 1850;. La loi du 12 brumaire an VII a indiqué les actes et registres exemptés de la formalité du timbre. II existe un timbre spécial pour les afliches et les écrits périodiques ou non périodiques. (.....)


Domaines.

- L'administration de I'enregistrement est chargée de la régíe des biens mobiliers et immobiliers appartenant à l'Etat, de la direction de toutes les opérations relalives à leur conservation ou à leur aliénation et à l'exploitatíon de leur revenus. Cette partie du service, réglée par la loi du 19-l2 septembre 1791 el par diverses lois subséquentes, comprend : la perception de tous les revenus des domaines de l?Etat, autres que les Foréts, les produits des terrains des fortifications et des bâtiments militaires, le recouvrement des dommages-intérêts adjugés à I'État, autres que ceux concernant les forêts et la pêche, le mouvement des épaves, des hérences et biens vacants (Code Nap.), la conservation des bâtiments et terrains affectés à des services publics, l'adjudication de tous les effets hors d?usage dans les différentes branches d'administration,l'examen el la solution des questions contentieuses qui touchent aux íntérets des domaines, la suite de toutes les instances concernant les propríétés de l?Etat.(........)

Statistique de la France comparée avec les autres états d?Europe. Chapitre IX.Des Finances.1860.
Oran a été française de 1830 à 1862






ALGÉRIE. 501

Finances. ? Le régime financier de l'Algérie comprend plusieurs
sortes de budgets distincts : le budget de l'État, les budgets provinciaux,
les budgets communaux et les budgets des localités non érigées en communes.
Les dépenses et les recettes, comprises dans le budget de l'État, sont
réglées par les lois générales de finances ; les budgets provinciaux, qui
s'appliquent à l'ensemble des provinces, sans distinction des territoires
civils et militaires, sont réglés par le préfet du département, de concert
avec le commandant militaire, délibérés par le conseil général et arrêtés
définitivement par décret impérial. Le décret du 27 octobre 1858, quia
substitué les budgets par province à l'ancien budget local, a déterminé
les recettes et les dépenses ordinaires, qui doivent être obligatoirement
comprises dans les budgets. Lï budget des communes est établi de la
même manière que ceux des communes de la métropole. Les budgets
des localités non érigées en communes sont réglés : dans le département
par le préfet, dans le territoire militaire par le commandant.
Les revenus perçus en Algérie, au profit de l'État, des provinces et
des communes, ne sont pas complétement de la même nature que ceux
qui existent eu France. Ainsi, les impôts foncier, personnel-mobilier et
des portes et fenêtres, ne sont pas établis en Algérie, et il n'existe que
trois régies financières, pour les recettes à opérer pour le compte de
l'État ou des provinces, savoir : 1° celle de l'enregistrement et des domaines ;
2° celle des douanes ; 3° celles des contributions diverses, comprenant
les contributions directes (redevances des mines et patentes) ;
les contributions indirectes, les contributions arabes et les produits
divers.
En ce qui concerne les communes, les droits d'octroi perçus en France,
à la porte d'entrée des villes, sont remplacés, en Algérie, par des taxes
perçues à l'entrée des denrées par mer et désignées sous le nom
d'octroi de mer. Chaque commune a droit à une portion du produit
de ces taxes, suivant l'importance de la population européenne qui la
compose. Dans certains cas, les communes sont, en outre, autorisées
à percevoir des taxes réparties entre tous les habitants, proportionnellement
à la valeur du loyer de leur habitation personnelle, à l'exclusion
des magasins, boutiques, etc., ainsi que des bâtiments servant aux exploitations
rurales. Les recettes des communes sont perçues par des
receveurs municipaux, dont les fonctions ont été réglées, en dernier
lieu, par le décret du 20 janvier 1858.
Nous allons indiquer, ci-après, les recettes effectuées en 1856, pour
le compte de l'État, ainsi que les produits locaux et municipaux, remplacés
depuis 1858, par les perceptions faites séparément au profit des
provinces et des communes :


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 10:40



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DÉCRET impérial relatif aux timbres mobiles dont l'emploi
est autorisé par les articles 24 etiS delà lui du*2 juillet 186S.
DU 29 OCTOBRE 1862. ANNEXE
NAPOLÉON, par la" grâce de Dieu et la volonté nationale,
Empereur des Français, à tous prése.nts et à venir, Salut,
Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'Elat au département
des finances.
Vu l'art. 17 de la loi du 17 juillet 1862 qui a fixé la quotité des
droits de timbre exigibles en raison de la dimension du papier;
Vu les articles 24, 25 ft 26 de la même loi, ainsi conçus :
ART. 25. ? A partir du 1" janvier 1863, le droit de timbre auquel
les warrants endossés séparément des récépissés sont
soumis par l'art. 13 de la loi du 28 (mai 1858, sur les négociations
relatives aux marchandises déposées dans les magasins
généraux, pourra être acquitté par l'apposition sur les effets de
timbres mobiles que l'Administration de l'Enregistrement est autorisée
à vendre et à faire vendre. ART. 24. ? Lis receveurs de l'Enregistrement pourront suppléer à la formalité du visa, pour toute espèce de timbre de dimension, au moyen de l'apposition de timbres mobiles.
ARE 26. ? Un règlement d'administration publique déterminera
la forme et les conditions d'emploi des timbres mobiles
créés en exécution de la présente loi.
Vu les articles 19. 20 et 21 de la loi du 11 juin 1859 et noire
décret du 18 janvier 1860(1); Sont applicables à ces limbres les dispositions de l'article 21 de la loi du 11 juin 1859;
Notre Conseil d'Etat entendu ;
ART. 1". ?' II esi établi, pour l'exécution de l'ar:icle 24 dfi la
loi du 2 juillet 1862, des timbres mobiles correspondants aux
drois de timbre à percevoir à raison de la dimension du papier,
tejs qu'ils ont été fixés par l'article 17 de cette loi. Avons décrété et décrétons ce qui suit:
Ces timbres seront conformes aux modèles annexésau présent
décret ;

Ils seront apposés et annulés immédiatement au moyen d'une
griffe, soit par les Receveurs de l'Enregistrement, suit par les
fonciinnaires désignés à cet effet par notre ministre des finances
pour suppléer ces préposés.
Art. 2. ?L'Adminisirniion de l'Enregistrement et des domaines
fera déposer aux grrflVs des cours et tribunaux un spécimen
des timbres mobiles établis par l'article 1" ci-dessus.
ART. 3. ? Provisoirement les timbres mobiles employés en
vertu de notre décret du 18 janvier 1860 pour timbrer les effets
venant soit de l'Eiranger soit des Colonies où le timbre n'est pas
élabli, pourront en exécution de l'article 25 de la loi du 2 juillet
186J, êire apposés sur les warrante endossés séparément des récépissés. Il sera dressé, sans frais, procès-verbal de ce dépôt.
Art. 4. ? Noire ministre secrétaire d'Etat au département
des finances est chargé de l'exécution du présent décret, qui
sera inséré au Bulletin des lois. Le limbre mobile sera collé au dos du warrant par le. premier endosseur, Fait à Saint-Cloud, le 29 octobre 1862.
Signé : NAPOLEON.
Par l'Empereur:
Lt Ministre secrétaire d'Etat au département des finances.
Signé : ACHILLE FOULD.


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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 11:07



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PRATICIEN : ouvrier chargé d'ébaucher l'ouvrage que l'artiste achèvera

PRATICIEN Médecin. Notaire seigneurial. Personne aui a pratiqué plus son art que la théorie. Celui qui a beaucoup d'expérience.

cela rejoint donc ce qu'à dit Bénédicte Une Sage femme qui pratiquait les accouchements sans diplome mais avec une certaine expérience.
on les appelle aussi MATRONE :Autrefois, femme d'âge mûre qui aidait les femmes plus jeunes à accoucher.


Un petit texte supplémentaire sur les matrones

MATRONE, SAGE-FEMME : Postée à un bout de l?existence, la matrone veille à ce que l?enfant "tombe au monde" en douceur. Pour ce rite de passage, ses dix doigts et son sourire ne suffisent pas toujours... Mieux formés, la sage-femme et l?accoucheur mettent progressivement "bas" au désert obstétrical d?antan.
De l?usage de la "mère-tire-monde"
Dans la France rurale des siècles classiques, on n?envisage guère plus l?accouchement sans la "matrone routinière". Ayant eu l?occasion de prodiguer ses soins avec succès lors d?une couche difficile, elle a été adoptée d?emblée par les femmes et reconnue comme matrone, la "femme qui aide" ou "la belle mère". Les matrones sont souvent plusieurs par quartier ou par village. Aux siècles passés, l?accouchement se déroule habituellement dans la pièce commune. La femme accouche rarement dans son lit, mais plutôt devant la cheminée, souvent la seule source de chaleur, en adoptant la position qui lui convient le mieux ou que la coutume locale a fixée. La préparation matérielle des couches est dérisoire et l?improvisation est souvent de mise. Le petit matériel qu?apporte la matrone représente bien peu de chose...

La matrone
À condition d?avoir été mère soi-même, "parce que cela suppose plus d?expérience", on est en général matrone de mère en fille. Jusqu?au XVIIIème siècle, une jeune fille constitue un scandale dans la communauté. Parfois aussi, une matrone sur le déclin se fait accompagner par une aide appelée à lui succéder. Dans tous les cas, la formation reçue est purement pratique. Les accoucheuses traditionnelles n?ont pas fait d?études et la plupart sont illettrées. Elles se contentent de transmettre leur façon de faire, leurs petits secrets, tant vilipendés par les chirurgiens mais suffisants pour les accouchements ordinaires. Toutefois, la matrone reste bien impuissante en cas d?incident. Parfois, au terme de longues souffrances de la parturiente, elle doit se contenter d?extraire l?enfant mort par morceaux, avec des crochets.

La sage-femme récupère le bébé
Aux XVIème et XVIIème siècles, il existe bien, en ville, quelques sages-femmes plus instruites, formées auprès de chirurgiens. Mais la seule véritable école, la maternité de l?Hôtel-Dieu de Paris, propose un enseignement au lit des femmes à quelques dizaines de femmes seulement par an. Au XVIIIème siècle, l?État tente de diminuer la surmortalité des nouveau-nés, inacceptable au regard des progrès des sciences de la vie et de l?idéologie populationniste, véritable obstacle à la croissance de la population. Il veut rapidement contrôler l?exercice des accoucheuses. En 1760, Madame du Coudray, jurée sage-femme, obtient un brevet royal qui l?autorise à enseigner dans tout le royaume. Avec sa "machine à démontrer" et son manuel sur L?art des accouchements, elle se transforme en démonstratrice itinérante et parcourt les provinces pendant trente ans. Grâce aux cours à l?usage des chirurgiens et médecins, 200 démonstrateurs brevetés prennent le relais jusqu?en 1800. Au total 10 000 accoucheuses, jeunes femmes issues de la petite bourgeoisie, sont alors formées.

Extrait du chapitre concerné, dans l?ouvrage Les métiers d?autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 11:23



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Quelques photos pour égayer cette page









"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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Catherine.A29
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 11:43



Inscrit le: 13/08/2005
Messages: 416
Bonjour
Merci
Catherine
Michel.L2227
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 12:39


Inscrit le: 11/12/2007
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bonne journée
Michel
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 12:58



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Coucou Michel
comment ça va ?
et ces images toujours pas ?

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Michel.L2227
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 13:05


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rien a faire pour les envoyer je craque
mais j'essaye quand je les envoie ca me met une croix rouge
bonne journée
Michel
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 13:10



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pour cyril

un lien pour des recherches en algerie en ce qui concerne les fonctionnaires

http://www.finances.gouv.fr/directions_services/caef/genealogie/genealogie.htm

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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
lili88
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 14:04



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bonjour a tous!!


un de mes ancetres etait CARABETIER enfin je crois que ça s'ecris comme ça!

j'aimerais savoir ce que c'etait!

merci pour votre reponse

a bientot




mes patronymes dans les vosges,l'alsace,franche comté
:VIANT LACHAMBRE TOUSSAINT BRUOT MARTIN DIEUDONNE VOIGNIER ROESS HUMBERT PIERRON BONAS HAUBERDON PITON STOUVENIN DEMPFEL DEMPHEL BOULé BOULEY GIROT FRANCOIS GEORGES THIRION LEMAIRE NOEL BEGIN COLIN JACQUOT GERARD ROUSSEAU DEMENGE DEMANGE CHATELAIN COLINET POIROT VALVIN PIERRE COLLARDE MONIN PHELPIN PHEULPIN FELPIN DURIN JACQUEY voila c'est tout pour le
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 14:05



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BONJOUR lILIANE
je pense plutôt à CABARETIER


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 14:17



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Allez Béné à toi la CABARETIER
bisous
en attendant


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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
lili88
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 14:38



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bonjour JOELLE!

ce n'est pas LILIANE mais LINDA!!!
merci de m'avoir lu et a bientot!!

bonne journée!


mes patronymes dans les vosges,l'alsace,franche comté
:VIANT LACHAMBRE TOUSSAINT BRUOT MARTIN DIEUDONNE VOIGNIER ROESS HUMBERT PIERRON BONAS HAUBERDON PITON STOUVENIN DEMPFEL DEMPHEL BOULé BOULEY GIROT FRANCOIS GEORGES THIRION LEMAIRE NOEL BEGIN COLIN JACQUOT GERARD ROUSSEAU DEMENGE DEMANGE CHATELAIN COLINET POIROT VALVIN PIERRE COLLARDE MONIN PHELPIN PHEULPIN FELPIN DURIN JACQUEY voila c'est tout pour le
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 14:45



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sorry LILI
on arrive

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 15:23



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Bonjour Lily

Cabaretier

Cabaretier est un métier ancien; c'était le nom donné à une personne qui servait du vin au détail et donnait à manger contre de l'argent.




De tout temps, et sous des noms divers, il y a eu des cabaretiers ; mais ce n'est qu'à une date peu ancienne qu'en France les cabaretiers ont formé un corps de métier, une corporation.
Jusque vers la fin du seizième siècle, on n'avait pas considéré cette profession comme un métier proprement dit, c'est-à-dire entraînant un apprentissage accompli dans certaines conditions, une maîtrise obtenue après certaines épreuves. Pouvait se faire cabaretier qui voulait, en payant certains droits et en se conformant aux ordonnances de police. C'est ce qui est exprimé clairement dans le Livre des métiers d'Etienne Boileau. Ce texte nous prouve même que les taverniers (on ne distinguait pas alors entre ceux-ci et les cabaretiers) pouvaient vendre leur vin au taux qui leur convenait, pourvu qu'ils se servissent des mesures légales ; c'est une liberté qu'ils perdirent dès le quatorzième siècle.
Plusieurs ordonnances réglèrent alors le prix du vin. En 1351 notamment, Jean II fixa le prix du vin rouge français à 10 deniers la pinte, et le blanc à 6 deniers parisis. De même, en 1590, pendant la Ligue, le vin fut vendu, par ordre, le vieux à 6 sous, et le nouveau à 4 sous la pinte. Toutefois, c'étaient là des mesures qu'on ne prenait guère qu'aux temps de calamité publique.
Les statuts des cabaretiers, et par conséquent leur réunion en corps de métier, ne remontent pas au delà de 1587. Henri III donna des règlements communs aux marchands de vin, aux taverniers, aux cabaretiers, et aux hôteliers.
Les taverniers ne pouvaient vendre que du vin « au pot », c'est-à-dire à emporter, comme les marchands de vin. Les cabaretiers, non seulement vendaient le vin au détail, mais donnaient à manger, et, par suite, payaient des droits élevés. Plus tard, ces différences disparurent en partie. Ainsi, une déclaration royale de 1680 permit aux taverniers de vendre des viandes qui avaient été cuites à l'avance par les maîtres rôtisseurs ou les charcutiers : ce privilège s'étendit aux marchands de vin.





Enfin, en 1698, on permit aux taverniers de faire rôtir des viandes, sans toutefois leur permettre d'avoir des cuisiniers à gages. Les charcutiers obtinrent du moins qu'il leur fût interdit d'élever et de tuer aucun porc, ce qui fit que les taverniers durent rester malgré eux les pratiques des charcutiers, et les meilleures sans doute. Il est à peine utile d'ajouter que cette disposition prohibitive s'appliquait également aux cabaretiers, dont toutes ces ordonnances ne faisaient certainement pas les affaires.
Les statuts de 1587 se composaient de trente articles. En 1647, ils furent confirmés et développés en quarante articles. L'élection des quatre gardes du métier, renouvelés tous les ans deux par deux, offre une singularité que l'on retrouve dans quelques autres corporations, celle des drapiers, par exemple. Le nombre des maîtres étant fort considérable, soixante d'entre eux seulement prenaient part aux élections ; l'année suivante, c'était le tour de soixante nouveaux, et ainsi de suite, sans qu'on pût être électeur pendant deux années consécutives. L'apprentissage durait quatre ans ; mais deux ans de service étaient nécessaires pour obtenir le titre de maître.



Garçon cabaretier de Chardin 1738 Collection particulière.

Pour être cabaretier, il fallait être catholique romain. Cette disposition se trouve déjà en 1587 ; en 1647, elle fut maintenue. Les cabaretiers ne devaient recevoir personne chez eux le dimanche pendant les offices, et de même pendant les trois derniers jours de la semaine sainte. Les officiers de police visitaient les boutiques pour s'assurer de l'exécution de ces règlements. En cas de contravention, les cabaretiers étaient passibles de fortes amendes, et même parfois, s'il y avait récidive, de peine corporelles.
Pendant le carême et les jours maigres, aucune viande ne devait être fournie par les cabaretiers à leurs pratiques.
Un fait curieux à noter est que toutes les ordonnances, tous les arrêtés de police réglant la matière, considéraient les cabarets comme des lieux publics exclusivement ouverts pour la commodité des étrangers et d'où les habitants du lieu même devaient être exclus ; cette défense s'étendait surtout aux gens mariés ayant ménage et aux domestiques ; mais cette prohibition excessive était à peu près sans effet. Il en fut presque de même de l'interdiction des jeux de hasard.
Les cabarets devaient être fermés de bonne heure ; les heures variaient seulement selon les ville et les saisons. A Paris, c'était entre six et sept heures de la Saint-Remi (c'est-à-dire du 1er octobre) à Pâques, et entre huit et neuf heures de Pâques à la Saint-Remi. Tels étaient au moins les termes des ordonnances ; mais un avis placardé par le lieutenant de police, tous les ans, au commencement de l'hiver, fixait souvent des limites moins étroites, et même on peut croire que bien des cabarets restaient ouverts une partie de la nuit.
Il fallait une enseigne. La plupart du temps c'était simplement un buisson ou, pour mieux dire, «un bouchon » ; d'où le nom de « bouchon », qui est resté en usage pour signifier un cabaret de chétive apparence.
En 1695, on ordonna aux cabaretiers « de garnir leurs caves de toutes sortes de vin et d'en débiter au public à divers prix, bon vin et droit, loyal et marchand, sans estre mélangé, n'excédant le prix qui sera par nous mis d'année en année ; tous les cabaretiers seront tenus mettre une pancarte où ledit prix sera écrit, à peine de 400 livres parisis d'amende. ».(....)
Les cabaretiers, d'une honnêteté relative, ne voulant point empoisonner leurs pratiques, de crainte de les perdre sans doute, se contentaient de baptiser fortement leur vin.
Un enfant naïf trahit un jour le secret d'un des cabaretiers les plus en vogue. Quelqu'un étant allé lui demander une bouteille de vin à 8 sous, ne trouva au comptoir qu'une fillette de neuf à dix ans. « Nous n'en avons plus à ce prix, dit-elle ; mais attendez un moment, papa va rentrer. Il vous en fera tout de suite ; il y a un puits dans la cave. ».




Le cabaretier devint au fil du temps le propriétaire d'un cabaret où se réunissaient les poètes et les gens d'esprit. À partir du XVIIIème siècle , ces personnes se mirent à fréquenter les cafés, où l'on causait mieux et où l'on buvait moins.

Sources: D'après un article paru en 1880 sur le site france-pittoresque.com

lili88
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 15:33



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merci beaucoup BENEDICTE!!

je dormirais moins bête ce soir!!

quel drôle de métier!

merci beaucoup pour votre réponse!



mes patronymes dans les vosges,l'alsace,franche comté
:VIANT LACHAMBRE TOUSSAINT BRUOT MARTIN DIEUDONNE VOIGNIER ROESS HUMBERT PIERRON BONAS HAUBERDON PITON STOUVENIN DEMPFEL DEMPHEL BOULé BOULEY GIROT FRANCOIS GEORGES THIRION LEMAIRE NOEL BEGIN COLIN JACQUOT GERARD ROUSSEAU DEMENGE DEMANGE CHATELAIN COLINET POIROT VALVIN PIERRE COLLARDE MONIN PHELPIN PHEULPIN FELPIN DURIN JACQUEY voila c'est tout pour le
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 16:45



Inscrit le: 10/04/2003
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Book bravo bravo bravo bravo
Béné j'étais sûre que cela te plairait



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 18:12



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Pourtant Joelle, je n'ai pas d'ancêtres cabaretiers...mais si des vignerons...

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 25 mars 2008 19:05



Inscrit le: 10/04/2003
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hop

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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Cyril-Luc.M
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 19:19


Inscrit le: 26/05/2006
Messages: 228
Bonsoir Joëlle et Bénédicte,

Olala Merci!!!

J'ai appris beaucoup beaucoup de choses grace à vous!!

Votre descriptif et vos images sont vraiment très complets!

Merci également pour le lien, je suis allé voir, c'est très intéréssant!

Comment s'y prendre pour demander un dossier de mon ancêtre ?

Son métier d'Inspecteur des Domaines et du Timbre, serait classé dans " Services fiscaux " si je comprends bien?

Je vais me renseigner de plus prêt là-dessus

Encore un Grand Merci à vous et bonne soirée!

Bien cordialement.

Cyril
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 21:38



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Joelle, au secours! Les pages reculent.... et la liste est maintenant en page 15!
quoi
Les pages que j'indique vont être pour certaines erronnées....Sad


:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 22:09



Inscrit le: 10/04/2003
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COMMENT CE FAIT CE???
IL FAUDRA VOIR CELA DEMAIN MATIN,MAIS JE PENSE QU IL DOIT Y AVOIR QUELQU UN QUI A EFFACER SES MESSAGES;
uNE TAUPE????????????

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 22:14



Inscrit le: 10/04/2003
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ET MOI J AI TOUJOURS DES PROBLEMES POUR REPARTIR DANS LES PAGES PRECEDENTES

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 22:28



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Liste des métiers déjà étudiés p15

Le fonctionnement de ce site est un mystère....

Bonne nuit.


:bisou:
Michel.L2227
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 25 mars 2008 22:31


Inscrit le: 11/12/2007
Messages: 527
rebonsoir
ma question a ete zappée....
pas sur les metiers mais je cherchais a savoir a quoi correspondaient les 8 quartiers de noblesse?
re bonne soirée
si mon message n'est pas zappé
Michel
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