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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 29 février 2008 10:23



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Le verre à plat : vitres et miroirs.

Si la technique, on l?a vu, était connue depuis les romains, durant le Moyen Age, il y eut une longue stagnation du verre à vitre dans les maisons où les fenêtres dont la taille diminua n'étaient presque plus vitrées.Ce sont les vénitiens qui la redécouvrent et en font une industrie prospère.
En France, le verre ne revient que vers la fin du XVIième siècle et c'est dans l'Eure, à Bezu la Forêt, que Philippe CACQUERAY invente les feuilles de verre ou verre à vitres. Puis, il a fallu attendre COLBERT au XVIIième siècle qui fait voler, par son ambassadeur, le secret de fabrication des glaces aux vénitiens.

on pouvait en théorie obtenier des feuilles de verre en le coulant sur un support et étirant le verre.
Mais la technique utilisée durant des siècles a été celle du verre soufflé.

Les vitres soufflées résultent de deux procédés
? Le soufflage en cylindre, canon ou manchon consiste à façonner par soufflage à la canne un grand cylindre dont on coupera les extrémités avant de le fendre sur toute sa longueur ; ramolli à la chaleur,le verre est déroulé et étendu ; mis à plat,
il est ensuite recuit




Le soufflage en couronne,cive ou plateau consiste à souffler à la canne une boule de
verre. Une tige de fer, ou pontil, est collée sur la boule, à l?opposé de la canne. La canne est détachée et la matière est réchauffée à l'entrée du four. Par un vif mouvement de rotation, l'orifice laissé par la canne s'élargit et la boule s?aplatit pour former un disque. Une fois le pontil détaché, il reste au centre de la cive un « ombilic » appelé boudine, d?épaisseur plus importante que le restant du disque.

Les Français ont perfectionné l?art verrier et ont appris à dépolir , à affiner les feuilles de verre , en améliorant la transparence et la qualité optique . on désignait les meilleurs vitrages comme « à la française » .

A partir du XXème siècle on utilise la technique du verre flotté



Dans les verreries modernes, le verre plat est produit dans d'énormes bains de flottage, une feuille étant formée sur de l'étain en fusion.

Le métier de verrier est, on le sait, un des seuls que puisse pratiquer la noblesse sans déroger, sans doute parce que ce furent d?abord des gentilshommes qui s?occupèrent de cette activité. Parmi les premiers centres français de verrerie, la Normandie tient, avec la Lorraine, une place importante.


(à suivre)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 29 février 2008 10:39



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D?autres métiers découlent de celui de verrier

Miroitier

Celui qui fabrique,vend et répare des miroirs.

Les grands miroirs, « à pied », semblables à celui que l'on trouve dans la tapisserie de la Dame à la Licorne ou celle de l'Apocalypse d'Angers sont en métal.En fait, le miroir de verre cristallin ne se généralise probablement que vers la fin du XVe siècle, et c?est à la fin du XVIe que disparaissent progressivement les miroirs en métal précieux ou en cristal de roche.

Le verre, qui était encore travaillé à partir de cylindres fendus et aplatis, présentait des irrégularités importantes. Ce sont les Vénitiens qui ont les premiers maîtrisé les techniques de polissage de grandes surfaces .



miroir Louis XIV

L'autre aspect important du miroir est celui du tain : c'est une fine couche métallique déposée sur le dos de la glace . L'étain, qui est employé à partir du XVIe siècle par les Vénitiens, comme le plomb utilisé auparavant, risquaient, au contact de verres pas toujours purs et d'un air chargé d'humidité, de s'oxyder rapidement et de faire ces taches que nous connaissons sur les miroirs anciens.

Maìtre verrier, fabricant de vitraux Aujourd?hui on parle aussi de vitrailliste.

Il crée et restaure les vitraux d'église ou les portes, fenêtres ou panneaux muraux en vitrail.




Dans les premières églises chrétiennes du IVe et du Ve siècles, on peut encore observer de nombreuses ouvertures occultées par des motifs en très fines feuilles d'albâtre serties dans des cadres en bois, donnant un effet de vitrail primitif. Des effets semblables ont été atteints avec une plus grande sophistication par des créateurs musulmans en Asie mineure en utilisant le verre coloré en lieu et place de la pierre. En tant que forme artistique, la technique du vitrail atteint sa plénitude au Moyen Âge.

Technique du vitrailLe soufflage en manchon - cylindre de verre obtenu par l?allongement de la paraison cueillie par le verrier, puis fendu, ramolli et aplati- est un procédé utilisé durant tout le Moyen Âge pour la fabrication des vitraux.




Le maître verrier réalise la maquette du vitrail . document qui montre un aperçu détaillé d'un vitrail en le représentant à l'échelle 1/10.
La maquette comporte le tracé des plombs, la coloration des verres, la peinture éventuelle et le passage des armatures métalliques.Puis il fait un assemblage de fausses pièces de verre qui permet de s?assurer que le vitrail s'adaptera parfaitement aux contours de la fenêtre, car un vitrail est l'assemblage de nombreuses pièces : armatures de fer, pièces de verre et réseau de plomb qui relient ces pièces.




Une fois la maquette réalisée, le verrier passe à la taille des pièces de verre coloré. À partir du XVe siècle, le diamant remplaça le fer et permit une découpe plus précise.
Il s'agit ensuite de peindre le vitrail .

Une fois les pièces de verre découpées et peintes, elles doivent être assemblées. Elles sont reliées à l'aide de baguettes de plomb, métal relativement souple et malléable.C'est le sertissage,puis le soudage




Puis, les panneaux obtenus sont placés dans les fenêtres et maintenus à l'aide de barres métalliques.
A l'origine le vitrail s'est développé dans 3 grands centres, Le Mans, Angers,Poitiers.

Pour en savoir plus sur le vitrail:


http://www.passion-vitrail.org/defivitrail.htm


vitrail Cathédrale de Chartres.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 10:57



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BENE
C EST TOUT SIMPLEMENT ESPOUSTOUFLANT
QUEL BOULOT TU AS FAIS
UNE MERVEILLE
LES SOUFFLEURS DE VERRE ET LES VITRAUX M ONT TOUJOURS FASCINEE
A CET APRES MIDI

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 15:53



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BENE HELP
JE SUIS EN PANNE D INSPIRATION
IL FAUT DIRE QUE MON HOMME EST A LA MASON
ET QUE JE NE SUIS PAS CONCENTREE
A+

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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 16:53



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Salut Joelle
T'inquiète pas, je crois que pour aujourd'hui, c'est suffisant....

A moins que quelqu'un ait des questions....

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 18:25



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MERCI BENE
C EST LA BAGARRE POUR L ORDI
IL VA FALLOIR QUE JE M ACHETE UN PORTABLE
A DEMAIN

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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 21:36



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C'est bien ce que j'ai fait...j'ai mon portable depuis 3 ans... plus de problème..

Bonne soirée à tous

A demain


:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 06:22



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bonjour ,j'ai mes ancêtres qui sont les fondateurs de la verrerie de Meisenthal,connue pour les boules de noël

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 08:27



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bonjour Bene, Christophe, Pat, Sylvie,Anne Marie et tout le monde
je profite que mon homme dort encore pour faire un petit coucou
Bonne fin de semaine à tous
a+

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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 09:43



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Bonjour à tous

Aujourd'hui Joelle tu es tombée du lit!...

Christophe, voici un aspect du metier de souffleur de verre que j'avais oublié; pour réparer, ce lien:



http://cabou.free.fr/CatalogueVerresCD/val82.html






:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 12:57



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merci Bénédicte

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joepiednoir
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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 14:14



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Battage d'or Se dit aussi Orbattage.

Le battage d'or est la réduction d'or ou d'alliages d'or en feuilles très fines (1/10 µm). Le batteur d'or utilise un alliage au cuivre (pour durcir légèrement le métal) et à l'argent (pour revenir à la couleur originelle) à 980 ? d'or.

La forge

L'alliage est fondu puis coulé dans une lingotière. Un lingot d'environ 400 grammes est laminé en un ruban de 40 mètres par 4 centimètres, le « caucher ». Ce ruban est coupé en mille quartiers carrés de 4 × 4 centimètres. Chaque quartier est introduit dans un empilement de papier spécial de 16 × 16 centimètres de côté : le « chaudret ».



Le dégrossissage

L'or subit un premier battage sous un marteau mécanique de dix à quinze kilos. Sous la pression des coups de marteau, les quartiers s'agrandissent en s'arrondissant jusqu'à former des feuilles d'environ 15 × 15 centimètres. L'ensemble est alors coupé à l'aide d'un massicot en piles de 5 × 5 centimètres de côté (4 ou 9 piles selon les cas).

L'apprêt

Les mille quartiers d'or sont séparés des papiers pour être introduits un par un entre les feuilles d'un nouvel empilement, la moule de 14 × 14 centimètres de côté. Autrefois en baudruche, les moules sont en mylar (polyester) verni depuis les années 1950.

Le battage

La moule de deux mille quartiers est battue au marteau mécanique de 5 à 8 kilos. De nouveau, les quartiers s'agrandissent en s'arrondissant jusqu'à former des feuilles de 12 × 12 centimètres de côté.

Le vidage

Une ouvrière, la videuse, prend la moule et retire une à une les feuilles d'or qu'elle coupe au format souhaité, 80 × 80 mm, 84 × 84 mm, 93 × 93 mm ... puis introduit dans un livret de 25 feuilles.



Les batteurs d'or à la Révolution travaillaient dans une centaine de manufactures qui employaient près de cinq mille personnes. Aujourd'hui, il n'existe plus en France qu'une seule manufacture, la maison Dauvet fondée en 1834 qui emploie une vingtaine de personnes



LA vignette ou le haut de la Planche représente la bou - tique d'un batteur d'or.

Fig. 1. Ouvrier occupé au fourneau à faire fondre de l'or. a, lingottiere. Voyez fig. 20. 21. Pl. suivante.

2. Ouvrier qui bat l'or. Les chaudrets & les moules se battent ainsi. Voyez les différens marteaux dont on se sert dans cette opération, Pl. suivante, fig. 22, 23 & 24.

3. Ouvriere qui retire les feuilles d'or du chaudret, pour les rogner avec le couteau a qu'on voit fig. 15. Elle a sur ses genoux le coussin b, même fig. & devant elle sur le banc qui lui est propre, une te - naille représentée en grand, fig. 9.

3. n. 2. Deux ouvriers qui font passer au laminoir un lingot d'or. Ce laminoir est représenté en grand dans la Pl. suivante, fig. 25. 26.


Bas de la Planche.
4. Instrument propre à presser & sécher en même tems la baudruche. de, clé de cette presse.

5. Livret.

6. Caucher.

7. & 8. Fourreaux du caucher.

9. a b c, tenaille du chaudret d.

10. Pince de bois, dont se sert la fig. 3. de la vignette pour poser les feuilles d'or sur son coussin.

11. a, baudruches aprêtées pour être séchées. b, b, deux voliches fort minces.

12. Feuilles de vélin ou de baudruche.

13. Instrument pour cadrer les cauchers, les chaudrets & les moules.

a b c d, plaque de tole bien dressée, formant un quarré parfait, dont le côté a six pouces.

e f, g h, petites regles de cuivre, qui se meuvent parallelement à elles - mêmes, de a en b, de d en b, dans les coulisses o, o, o, o, dont la plaque a b c d est percée. Chaque regle peut se mouvoir libre - ment le long de ses coulisses sans en sortir, par le moyen de deux boutons rivés sur elle, dont les têtes sont de l'autre côté de la plaque. Parlemoyen de ces regles on peut réduire le côté a b à une dis - tance e b ou i b; ce qui produit des livrets & des feuilles de différentes grandeurs, dont la moindre est toujours i b.

14. Pot à la gomme pour coller les fourreaux.

15. a, couteau à lame d'acier.

b, coussin dont se sert la fig. 3. de la vignette.

16. a, patte de lievre pour ramasser les lavures qui peu - vent tomber sur le marbre à battre, ou sur le banc.

b, ciseau.

17. Couteau fait d'un morceau de roseau.

18. Compas.




Fig. 19. Banc à l'usage de la fig. 3. de la vignette, Plan - che premiere.

20. Partie du fourneau. a, plaque de fer courbée pour contenir le charbon sur toute la hauteur du creu - set b. c, d, deux creusets.

21. Tenaille pour retirer le creuset du fourneau, & le verser dans la lingottiere.

22. Marteau à chasser.

23. Marteau à commencer.

24. Marteau à achever.

25. Vûe perspective du moulin ou laminoir.

a b, deux cylindres de fer bien polis.

c, d, e, f, g, h, jumelles ou montans de fer, formant le chassis assujetti sur le banc i par de fortes vis. l, platine de fer faisant le couronnement du moulin. m, m, m, m, écrous des montans du chassis. n, n, deux fortes vis pour faire descendre plus ou moins le cylindre a sur celui b. o, support de l'arbre du cylindre a, dont les extrémités sont comprises dans des coulisses pratiquées (fig. 25. & 26.) le long des montans m f, m h. L'arbre p du cylindre a est compris entre ce support & un collet de fer x (même fig.); le support u u du cylindre b est fixe. q, support du lingot. r, lingot. t, t, mani - velles des cylindres a, b.

26. Profil du moulin. i, le banc. m f, m h, jumelles ou montans formant le chassis du moulin. l, pla - tine dans laquelle sont assujeties les jumelles par les vis m, m. z, z, vis qui attachent les jumelles au banc i. a, b, cylindres. u u, support fixe du cylindre b. o, support mobile de l'arbre p du cy - lindre a. x, collet. n, tête de la vis qui baisse ou éleve le support o, & par conséquent le cylindre a. q, q, supports du lingot r s. r s, lingot déjà applatti vers la partie r, qui a passé entre les cy - lindres. t, manivelle du cylindre b; celle de l'au - tre n'est pas visible. y, cheville de fer servant de clé pour la vis n. Voyez l'art. Batteur d'or. [p. 4:] [omission: image; to see, consult fac-similé version] [p. 4:] [omission: image; to see, consult fac-similé version] [p. 5:1]








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joepiednoir
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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 17:46



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hop

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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 21:08



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BONSOIR TOUT LE MONDE
BON DIMANCHE
ET A LUNDI
BISOUS A BENE

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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 1 mars 2008 22:02



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A lundi Joelle:bisou:

Bonne nuit à tous.

A demain
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 2 mars 2008 09:55



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Liste des métiers déjà étudiés p15

Bonjour

Bon dimanche à tous.

Ça vous dirait un bon plat de moules pour midi?



Marchandes de moules à Dieppe.

Et pour nos cousins belges...



:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: dimanche 2 mars 2008 12:17



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bonjour

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Envoyé le: dimanche 2 mars 2008 13:47



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BONJOUR LA FILE!....
elles devaient etre délicieuses à l'époque...(les moules !...)
a voir l'étalage ,il n'en manquait pas !...
Dept.35.Pipriac,Lieuron...... JARNIGON/GERNIGON/JERNIGON/GARNIGON/DENIS/GAYET/BESNARD/PROVOST/
COUE/JAN/LEBRETON/GERARD/HELIGON/JOUADE/BAUDU/BODIGUEL/BOUGEARD/MAIGNAN/ROCHER/GEFFRAY (OY) BRAULT/PORTAL/ROGER/LEBRETON/COUDRAY(is)/BOUTEL(BOUETEL)/COIGNARD/(cognar)((COGNARD)(T)/MOISON/LELIEVRE/BOULAIS.SAQUET COTTAIS....Accard.Pitrou.Guibet(calvados)

joepiednoir
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Envoyé le: dimanche 2 mars 2008 14:20



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BONNE FETE A TOUTES LES GRANDS MERES
ET ARRIERES GRANDS MERES


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Envoyé le: dimanche 2 mars 2008 17:29



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Pas de questions aujourd'hui, aussi avant d'aller faire un tour et profiter de ce beau soleil, voyons d'où viennent les moules de mes marchandes de ce matin....

Bouchoteur (boucholeur)

Celui qui dirige un bouchot ou parc à moules



gravure du 19ème

Histoire
Pendant la préhistoire des pêches, la moule est déjà utile aux hommes du Néolithique, chasseurs-cueilleurs, pour racler les peaux à fourrure et décorer les poteries, avant que d?être consommée. Elle a aussi été utilisée comme un ustensile de cuisine par les premières civilisations littorales de pêcheurs à pied.
Cette civilisation du coquillage trouve une relève avec les éleveurs de moules
La première trace de mytiliculture sur bouchots remonte au XIIIe siècle.
L?origine du mot "bouchot" a parfois été attribuée aux termes celtes : "bout" (clôture) et "choat" (bois). Une autre explication plus probable fait remonter le terme au latin "bucca" (bouche) qui a donné le terme "boucau", attesté en Poitou dès 1484, et qui désigne l?ouverture grillagée d?une écluse à poisson.

Selon la légende, c?est en 1235 que l?irlandais Patrick Walton fait naufrage dans la baie de l?Aiguillon. Pour se nourrir, il plante en mer des pieux entre lesquels il tend des filets afin de piéger des oiseaux. Il remarque alors que les pieux se couvrent de petites moules qui se développent mieux que les moules sauvages. Il a donc l?idée d?améliorer le captage en multipliant les pieux et en les réunissant par un tissage de branches de châtaigniers.

Technique

Le naissain est d?abord recueilli sur des pieux collecteurs



gravure du 19ème

Il va être ensuite déposé dans un clayonnage de pieux semblables mais d?un diamètre plus fort pour supporter la charge de la future récolte.
En Charente Maritime,une bonne description se trouve dans la Statistique de la Charente-Inférieure, de Gautier, publiée en 1839



gravure du 19ème

"Les bouchots sont des parcs formés par des pieux de 3 mètres de hauteur et d'environ 2 décimètres de diamètre, qu'on enfonce dans la vase jusqu'à moitié, à 5 ou 6 pieds de distance : on entrelace dans ces pieux des perches; les plus longues sont préférées; elles forment une espèce de clayonnage solide, capable de résister aux efforts des flots. La construction de ces parcs ou bouchots est assez uniforme : ils sont composés de deux rangs qui, en se réunissant forment un angle dont le sommet est toujours opposé à la mer. Chacun de ces rangs peut avoir depuis 200 jusqu'à 400 mètres de longueur. on n'emploie pour construire les bouchots que l'aune et l'obier, celui-ci pour le clayonnage, celui-là pour les pieux."

En Vendée:
Avant 1860, les bouchots de mytiliculture de la Baie de l?Aiguillon faisaient aussi office de pêcheries.

Un bouchot est constitué de dizaines de pieux de châtaignier plantés dans la vase les uns à côté des autres ; ils forment un immense V. Parfois, leur juxtaposition dessine des W. Entre les pieux, des branchages de châtaignier étaient autrefois glissés. Ils servaient à l?accrochage des larves de moules d?élevage. Les habitants du littoral du Marais Poitevin ont profité de la configuration particulière des bouchots de mytiliculture. Les branchages se présentaient comme des parois. La forme en V du bouchot rappelait celle d?un cornet canalisant le poisson.Il suffisait de placer à la pointe du V un engin de pêche et d?attendre la marée suivante. Les poissons obligés de suivre le retrait de la mer ne pouvaient que s?engouffrer dans l?engin : un louc, en hiver et un havenneau, à la belle saison.

Il faut néanmoins attendre deux ans pour que ces "arbres en mer" portent leurs fruits mûrs, des moules bleues, irisées de nacre.

Plusieurs opérations sont necessaires

Eclaircissage des « pelisses » manteau tissé par les jeunes moules, telles des
araignées, pour leur maintien entre-elles.



Prélèvement de la couche extérieure.On devine le tissage du byssus fabriqué par les moules.Cette couche s?appelle la pelisse (pelisse = manteau)

Mise du naissain en « boudins », filets-tubes dans le but de replacer le produit de l?éclaircissage des moules sur d?autres tuteurs (différents types et maillages de filets). Les moules sortent ensuite par elles mêmes pour coloniser entièrement le pieu.

Eclaircissage d?hiver afin de renforcer les fixations des byssus pour le printemps.




Au printemps, après la période de reproduction des moules, qui entraîne une phase d?amaigrissement du mollusque, celles-ci refont leur chair avec l?arrivée massive de la nourriture par le nouveau plancton et le réchauffement des eaux,chaque coquille grossit et l?ensemble provoque une augmentation de volume sur le tuteur, qui se traduit par la formation de « cordons - longues grappes verticales,marcottées » et de « troches - grappes individuelles » que l?on cueille comme des fruits mûrs ou des grappes de raisins, la maîtrise de cette cueillette durera plusieurs mois.


Cueillette d?une troche.Grappe de moules qui par elles-mêmes se sont réunies et se détachent de la couche de moules intérieure.

Ensuite la récolte totale du pieu s?effectue afin de repartir sur un nouvel élevage : soit d?une corde de naissain, soit d?un « boudin de nouvelains moules juvéniles ».

Jusqu?en 1850, les bouchots étaient donc des lignes de pieux disposées en V ou W.Ce type de bouchots étant source d?envasement, il doit être abandonné au profit de ?implantation en ligne parallèles, disposées perpendiculairement à la côte.




Pour circuler entre les bouchots, les boucheteurs utilisaient des acons (ou accons)
Il s?agit d?une petite embarcation plate utilisée dans les marais de la France atlantique pour circuler sur la vase molle ou les eaux peu profondes, dans les bouchots, les moulières. Les mytiliculteurs les utilisent pour glisser sur la vase, une jambe restant à l'extérieur, assurant la propulsion par de vigoureuses poussées sur le fond (synonyme : pousse-pied).




christ.L12
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Envoyé le: dimanche 2 mars 2008 21:27



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bonne soirée

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 2 mars 2008 22:55



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Bonne nuit à tous
A demain
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 09:03



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Bonjour BENE CHRISTOPHE ANNE MARIE et TOUTE LA CLIQUE
bonnes recherches a tous et a tout a l'heure pour de nouvelles découvertes
bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 10:15



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POUE FAIRE SUITE AU METIER DE BATTEUR D OR
VOICI LA SUITE
LES DOREURS ORNEMANISTES

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 10:31



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Dorure

Depuis l'Antiquité, et notamment les Égyptiens, il a été d'usage de rehausser les objets d'art, de culte, ou précieux, en les recouvrant d'or. Ce métal, le seul à l'époque à avoir la particularité de ne pas s'oxyder, était symbole d'immortalité, et donc du divin.

on trouve ainsi des statuettes de bois, des objets en métal, en pierre, dont la surface totale ou partielle a fait l'objet d'un recouvrement, à l'aide d'une feuille d'or très mince, afin de ne pas boucher les détails du support.



Cette pratique a évolué au cours des siècles, et on dore encore aujourd'hui beaucoup d'objets. Au fil du temps, on a vu apparaître deux autres procédés de dorure.



Dorure à la feuille

La dorure à la feuille, la plus ancienne, est toujours pratiquée, notamment pour des supports en bas-relief supportant mal d'autres procédés, comme le bois (encadrements de miroirs ou tableaux), le fer forgé, les plaques commémoratives, etc. Mais aussi des toitures (Dôme des Invalides), des sculptures et autres décors (Opéra Garnier) à Paris.


L'or étant un métal très ductile, il est possible par martelage d'obtenir des feuilles très minces (quelques micromètres) et plastiques sans casser le fil du métal. Ces feuilles d'or sont alors posées à l'aide d'un pinceau sur le support préparé, parfois à l'aide de blanc d'?uf pour assurer l'adhésion. Un lustrage assure l'aspect final.

Les Techniques de dorure ont évolué au cours des siècles suivant les périodes.

La dorure à l'eau (à la détrempe)

Ce procédé utilisé sur du bois sculpté nécessite une vingtaine d'opérations successives et permet d'obtenir une finesse et un détail mis en valeur par le brunissage.



La dorure à la mixtion (à l'huile)

La dorure à l'eau sur les parties brunies, et la dorure à l'huile sur les parties mates. L'association des deux techniques offre une meilleure mise en volume des profils sur lesquels les ornements sont moulés.




Dorure au mercure

Ce procédé consiste à appliquer sur le support parfaitement décapé aux acides un amalgame liquide, l'or ayant la particularité de se dissoudre dans le mercure. on chauffe ensuite l'objet, ce qui a pour effet de sublimer le mercure qui s'évapore, laissant l'or seul au fond des moindres détails du support.

Ce procédé donne une dorure très solide et durable, mais ne peut s'appliquer qu'à des objets de petite taille pour des raisons de manipulation, et supportant l'épreuve du feu. Il s'agit le plus souvent de bronzes d'art ou d'ameublement, ou d'autres métaux.



La dorure appliquée, on termine la surface par un brunissage, qui consiste à écraser la couche d'or dans les pores du support, à l'aide d'un outil appelé brunissoir constitué d'une pierre dure emmanchée: hématite, agate .

Une finition peut être réalisée grâce à diverses recettes afin de modifier le ton de la dorure.

C'est un procédé qui donne une dorure de grande qualité, durable, qui a été appliqué à la plupart des sculptures en bronze doré depuis la Renaissance. Il est aujourd'hui quasi-abandonné, car sa mise en ?uvre dégage des vapeurs de mercure très toxiques et dommageables pour l'artisan et l'environnement.


Dorure galvanique


C'est le procédé technologiquement le plus récent. Il utilise la découverte de Galvani, qui consiste à plonger deux électrodes métalliques dans un bain de sel, formant pile électrique. Mais si on fait passer du courant, on provoque le déplacement de molécules métalliques d'une électrode vers l'autre, de l'anode vers la cathode. Ce procédé s'appelle galvanisation.

L'objet, préalablement rendu conducteur à l'aide de plombagine (poussière de plomb) s'il ne l'était pas, est immergé dans un bain conducteur, et sert de cathode. L'anode est constituée d'inox ou de platine.

Ce procédé a été maîtrisé au XIXe siècle par l'orfèvre Christofle, dont la réputation est due à la dorure de l'immense statue, fort connue, qui couronne Notre-Dame de la Garde à Marseille, réalisée sous Napoléon III.



Ce procédé est actuellement le plus répandu, à l'échelle industrielle, notamment en électronique. Il permet une dorure régulière, dont on maîtrise l'épaisseur. En ce qui concerne les bronzes d'art, il a l'inconvénient de se ternir un peu, et d'avoir un éclat métallique un peu froid, pas toujours heureux, le plus souvent mat.


Dorure sur bois

Il existe deux techniques principales de dorure: la dorure à l'eau et la dorure à la mixtion. on peut appliquer des feuilles d'or, d'argent, de cuivre, de palladium, etc. La dorure à l'eau ou à la détrempe est le procédé traditionnellement utilisé sur le bois.

1. Dégraisser et poncer le bois.

2. Apprêter : apppliquer une dizaine de couches d'apprêts. Ils sont constitués de colle de peau de lapin et de blanc de meudon. Les derniers blancs sont lissés puis adoucis.

3. Le ponçage : avec de la prêle ou de papier de verre très fin, pour rendre les apprêts parfaitement lisses.

4. La reparure : étape comparable à la ciselure en orfèvrerie. À l'aide de fers à reparer le doreur fait ressortir les ornements, les arrêtes arrondies sous les couches d'apprêts, il affine la sculpture fait naitre des jeux d'ombre et de lumière. C'est une étape qui nécessite une parfaite connaissance des styles.

5. Le jaunissage : application de jaune d'encollage (ocre jaune et colle de peau de lapin diluée).

6. Assietter : L'assiette appelée aussi le bol d'Arménie, facilite le brunissage de l'or. C'est une argile composée de terre et d'oxyde de fer qui lui donnent une coloration sanguine orangée.

7. Le chiennage : Une fois la pose de l?assiette terminée, le doreur polit la surface assiettée afin que des petits grains restant ne rayent les feuilles d?or. Cette opération facilite également le brunissage.

8. La pose : L?application de la feuille d?or est très délicate, en effet vu leur fragilité elles ne peuvent être touchées a la main, elles sont posées en vrac sur un coussin, pour les déplacer le doreur utilise donc le plat d un couteau a dorer pour les positionner l une après l autre sur l avant du coussin, puis souffle dessus pour les aplatir, c?est le jonflage.

9. Lebrunissage : Une fois le support sec, le doreur procède alors au brunissage. Cette étape consiste en l'écrasement le l'or avec une pierre d'agate pour le rendre brillant. Elle permet un contraste avec les parties restées mates.

10. Le ramendage : Au cours du ramendage, sur certaines partie l?or adhère mal et se détache. Le doreur comble donc chaque espace laissé vide à l?aide de petits morceaux de feuilles.

11. Le matage : A présent il s?agit d?une étape de protection et de conservation, on applique de la colle de peau de lapin très diluée pour gainer l'or et le protèger.

11. la patine : C?est la finition, chaque patine étant unique elle aide à retrouver l?authenticité du produit, pour cela le doreur ajoute des larvis colorés ou encore reproduit l?usure du temps au moyen de craquelures, salissures etc.




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 10:41



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atelier de doreurs sur bois et outils


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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 10:54



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pour ceux qui veulent en savoir plus

http://www.art-estherbrassac.com/francais/tech/t_dorure.html

pour ceux qui veulent essayer

http://www.dorure.biz/motif-acanthe.htm


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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 12:21



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Un petit topo que j'ai trouve comme ça par hasard et qui mettra au point les différences entre gens de "LA TERRE"

Les Métiers de nos Campagnes


Autour de l?exploitation du sol, on sent une sorte de hiérarchie.

Le grand propriétaire (souvent encore appelée le seigneur à la fin de l?Ancien régime), noble bourgeois, non résident, traite généralement avec un régisseur appelé aussi marchand fermier ou fermier général qui détient un pouvoir certain et fait figure de notable dans la paroisse.



Vient ensuite le fameux laboureur, qui peut avoir des situations variées. S?il ne possède pas le sol, il possède le train de culture (charrue et attelage des bêtes de traits, b?ufs ou chevaux selon les régions, et un cheptel vif, pour le fumier.

on l?appelle parfois laboureur à charrue pour le distinguer, en ce cas, du laboureur à bras. Ce dernier , qui peut-être un journalier ou un manouvrier, ne possède pas de bêtes de trait.

Cela dit , le terme « laboureur » est parfois utilisé pour désigner de façon générale l?homme à labeur : en Touraine, en Berry et en Bourbonnais, il s?agit d?un homme à gages.



Le manouvrier travaille à la journée et de ses bras. De ce fait, il est souvent appelé brassier ou brasseur. Il peut posséder quelques ares, quelques moutons et des volailles mais en tout cas pas de quoi assurer lui-même sa subsistance ; il doit se louer durant les travaux d?été.



Le journalier, plus pauvre encore, ne possède rien et ne vit que des profits de ses journées.



Parallèlement, le métayage correspond à un type de tenure et d?exploitation du sol avec des métayers, parfois appelés grangers (à ne pas confondre avec les grangers du Centre de la France, qui n?étaient que de simples ouvriers de ferme) En Bourbonnais, le métayer était souvent appelé colon, alors que ce terme pouvait ailleurs désigner le tenancier d?une abbaye ou parfois même le classique fermier.



L?oste a désigné en pays de langue d?oc, le paysan propriétaire d?un ostal.



La mosaïque ne serait pas complète si l?on omettait le ménager. Dans les d?un provinces du sud, il s?agissait du paysan qui cultivait le domaine où il habitait. Autrement dit un paysan aisé.



Le marchand, profession si couramment trouvée dans les Archives, désignait essentiellement le marchand de bestiaux ( que ce soit ovins ou bovins) comme aussi de toutes autres denrées résultant de l?exploitation agricole). C?était une profession-clé en matière de progression sociale






Article de Paul RAYMOND paru dans la RFGN°115 Avril-Mai 1998



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Frederic.C411
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 12:53


Inscrit le: 15/10/2006
Messages: 17
Bonjour,
J'ai trouvé un ancêtre qui était clocheron...
Je présume que cela est lié aux cloches...
Merci pour votre aide
patronymes recherchés : CROZET (loire) BERLIER(loire) CHANAL (loire) GONIN (loire?) RIVIERE (loire) BRUYAS (loire) COSTE (Ardèche) FOURNIER (Puy de dôme) BARRAJA (Gard,Alpes maritine) VOLPELLIERE (Gard)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 13:09



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Bonjour Frederic

En effet le clocheron est le sonneur de cloches (voir en page 20)

Ne pas confondre avec le clochetier qui lui est fondeur de cloches (pages 10 et 11)

Pour compléter la page 20:
Différents types de sonnerie
Les cloches des églises pouvaient autrefois être utilisées comme système d'alerte pour des événements graves comme le feu ou les invasions (on sonnait alors le tocsin, ou à toute volée : à grande vitesse). Le type de sonnerie de cloches d'églises accompagnant les cérémonies funèbres s'appelle quant à lui le glas : c'est un son régulier au tempo très lent. Cependant, ces cloches ont pour fonction normale de signaler le passage du temps. Dans ce cas, une séquence particulière de sons peut être produite par un groupe de cloches pour indiquer l'heure et ses subdivisions. L'une des plus connues et celle dite des quart de Westminster, une série de seize notes qui est émise par le carillon de l'horloge du palais de Westminster dont la grande cloche qui sonne l'heure même jouit du nom de Big Ben. La plupart du temps, seules les heures pleines sont sonnées (en général à raison d'un coup par heure, en allant de 1 à 12), parfois en deux séries de coups : le pic et le repic (ou rappel). Dans certains cas, on arrête le carillon durant la nuit pour préserver la quiétude des riverains. on trouve des systèmes de production de son basés sur des cloches miniatures dans des alarmes, des sonneries de téléphone, de carillon de portes d'entrée ou de réveille-matin par exemple. Pour les sons se répétant rapidement produits par de tels systèmes, le terme est sonnette.




Amicalement

Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 13:19



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et une anecdote:

Le carillon de tonnerre

on disait autrefois que le son des cloches sonnant à toute volée pouvait éloigner les orages ou du moins les détourner du village. Une tradition populaire qui peut avoir un fonds de vérité, les vibrations du son pouvant agir sur les nuées. Lorsque des nuages sombres s?approchaient d?un village, commençait alors ce que l?on appelait le "carillon de tonnerre". Les paroissiens se joignaient parfois au concert du carillonneur en sortant dans les rues avec leurs bassines et marmites et en les frappant violemment avec des objets en métal. Un beau tintamarre terrestre pour éloigner celui du ciel !
Si l?utilité n?est pas absolument démontrée, son danger l?est : au XVIIIème siècle dans le Sud-Ouest de la France, une dizaine de carillonneurs par an se faisaient griller par la foudre dans leur clocher? Le "carillon de tonnerre" sonné avec les cloches des églises fut interdit à la fin de l?Ancien Régime par les autorités civiles et ecclésiastiques mais la pratique en continua longtemps. Dans le Gers, une enquête officielle menée en 1840 sur 500 paroisses révéla que 486 le pratiquaient toujours. En 1956, 143 paroisses de ce même département continuaient encore à sonner les cloches chaque fois que des orages menaçaient. Cette coutume est aujourd?hui disparue.

Frederic.C411
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 13:40


Inscrit le: 15/10/2006
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Trop fort bravo !!
Merci, Benedicte
patronymes recherchés : CROZET (loire) BERLIER(loire) CHANAL (loire) GONIN (loire?) RIVIERE (loire) BRUYAS (loire) COSTE (Ardèche) FOURNIER (Puy de dôme) BARRAJA (Gard,Alpes maritine) VOLPELLIERE (Gard)
Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 14:32


Inscrit le: 10/09/2007
Messages: 984
Et comment qu'elle est forte c'est ma cousine mais non pas Bécassine mais Bénédicte !! Bravo aussi à Joelle qui n'est pas de ma parentelle
mais qui fait de belles recherches !!!
bonne journée !!
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 14:54


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voici la photo de la première femme possédant son double permisà savoir Cochère et Chauffeuse !!! espérons que j'ai bien suivi les instructions données par Bénédicte sinon j'effacerai le tout snif snif
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 14:54



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonour Anne Marie:bisou:

Oui, Joelle a fait un grand travail avec les doreurs. C'est un métier qui m'aurait bien plu, je m'y essaierai peut-être un jour...pas en tant que métier...mais comme passe-temps..il doit bien y avoir quelques vieux cadres à redorer dans les greniers..


bravo Anne Marie pour la photo.
(la prochaine,tu peux x par2)


:bisou:
Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 14:55


Inscrit le: 10/09/2007
Messages: 984
OUAIS CA FONCTIONNE SUIS PAS SI BETE QUE CA !
Sauf que la photo est trop petite il faut que je trouve la grandeur juste !!!!
En attendant vous pouvez admirer le costume de la dame !!!! bonne fin de journée
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 16:51



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POUR FAIRE REMONTER LE LIGNE EUH!!LA FILE


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Jean Pierre.D355
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 18:57


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Messages: 187
Bonjour à toute la file
J'ai découvert un ancêtre qui était ORANGISTE dans un château dans la région de Parthenay
En quoi consistait cette profession?
Si quelqu'un peut me renseigner
Merci
Jean Pierre
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 19:19



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Bonjour Sibie, soigne bien tes yeux.

Bonjour Jean Pierre

A quelle date?
Je ne trouve pas d'orangiste comme métier...
Vous dites qu'il travaillait dans un chateau, il devait y avoir un parc,peut-être des serres..j'imagine qu'il devait s'occuper d'orangers (ou pommes d'orange ou orangiers) selon l'époque... mais ce n'est qu'une intuition personnelle.. nous verrons si Joelle a une autre idée..

Amicalement


joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 19:52



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Définition du LITTRE
orangiste [2]
nm (o-ran-ji-st')
Celui qui s'occupe de la culture des orangers.
Les pepins des oranges de Malte, selon quelques habiles orangistes, valent mieux. [Genlis, Maison. rust. t. II, p. 476, dans POUGENS]

C'est tout ce que j'ai trouve


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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 mars 2008 20:16



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Ancienneté de la culture des Orangers
à Versailles.
Dans la séance du 6 novembre dernier, M. Le
Roi appelait l'attention de la Société sur la culture de l'Oranger, qui est toute versaillaise, puisque c'est sous le règne de Louis XIV que le goût de cette culture a pris naissance à Versailles.
Louis XIII, qui aimait beaucoup les Orangers, en
possédait déjà un certain nombre, que Louis XIV a
considérablement augmenté, en réunissant h ceux
qui existaient à Versailles, les Orangers de Fontainebleau et autres habitations royales. C'est alors que fut construite l'Orangerie, qui est un des plus beaux ornements de cette ville.

Louis XIV avait un goût si passionné pour les Orangers, observe M. Le Roi, qu'il voulait en avoir partout. Dans le château on en plaçait deux entre chaque fenêtre. Les caisses de ces Orangers étaient en argent massif et ciselé par
les meilleurs artistes.

C'est en 1688 que ces caisses et leur pied d'argent massif furent fondus pour venir en aide aux besoins du Trésor épuisé par les grandes guerres que la France avait eu à soutenir contre ses ennemis.

Louis XIV ne se contentait pas des Orangers en
caisses, il voulait avoir un jardin planté d'Orangers.
A cet effet, il fut construit à Trianon une grande serre dans laquelle les Orangers étaient cultivés en pleine terre. Les vitres de cette serre étaient enlevées lorsque l'état de la saison le permettait; ce qui prouve que l'idée des jardins-d'hiver remonte à une époque très éloignée de nous La Quintinie, dans son Traité sur la Culture des Orangers, mentionne .
cette serre, mais il n'en donne pas de description.


orangerie de Versailles


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 20:40



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Bon, Joelle a donc confirmé mon intuition....
Orangiste: celui qui s'occupe de la culture des orangers


Parthenay est dans les Deux Sevres, Poitou Charentes... le climat doit être assez doux,non? Quelqu'un peut-il me dire si un oranger peut y pousser hors serre?

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 20:53



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LES ORANGERS COMME LES CITRONNIERS DOIVENT ETRE RENTRES L HIVER ILS CRAIGNENT LE GEL
J EN PARLENT EN CONNAISSANCE DE CAUS EJ AI UN CITRONIER
VOICI CE QU EN DIT L ENCYCLOPEDIE DES ARTS RAISONNES



Oranger, (Jardinage.) arbre toujours verd, qui vient naturellement dans les climats les plus chauds de l'Asie & de l'Europe, même dans l'Amérique méridionale. Mais cet arbre, outre l'utilité de son fruit, a tant d'agrément & de beauté, qu'on le cultive encore bien avant dans les pays septentrionaux, où malgré qu'il soit trop délicat pour y passer les hivers en pleine terre, on a trouvé moyen de lui suppléer une température convenable, à force de soins & d'abris. C'est ce qui a donné lieu à la construction des orangeries qui sont à - présent inséparables des maisons de campagne où regne l'aisance.

L'oranger dans les pays chauds, devient un grand arbre & s'éleve souvent à 60 piés sur 6 ou 8 de circonférence. Mais comme dans la plus grande partie du royaume on ne le voit que sous la forme d'un arbrisseau, parce qu'on est obligé de le tenir en caisse, je ne traiterai ici de cet arbre que relativement à son état de contrainte. Quand l'oranger a été bien conduit de jeunesse, il fait une tige droite d'une belle hauteur, & une tête aussi réguliere que bien fournie de rameaux. Sa feuille est grande, longue & pointue, ferme, lisse & unie, d'un verd tendre, jaunâtre & très - brillant: cette teuille est singulierement caractérisée par un petit appendice antérieur en maniere de coeur, qui sert à distinguer cet arbre du citronier & du limonier, dont les feuilles sont simples. L'oranger donne pendant tout l'été une grande quantité de fleurs blanches d'une odeur délicieuse, qui parfume l'air & se répand au loin. Elles sont remplacées par un fruit rond, charnu, succu<pb-> [p. 555] lent, dont la couleur, le goût & l'odeur sont admirables. on ne peut en effet, refuser son admiration à un arbre qui conserve pendant toutes les saisons, une verdure des plus brillantes; qui réunit les agrémens divers d'être en même tems chargé de fleurs & de fruits, dont les uns sont naissans & les autres en maturité; & dont toutes les parties, telles que le je une bois, la feuille, la fleur & le fruit, ont une odeur suave & aromatique des plus agréables. L'oranger a encore le mérite d'être de très - longue durée; & quoiqu'il soit souvent renfermé, & toujours retenu dans d'étroites limites, on a vu de ces arbres subsister en caisse pendant deux siecles & au - delà.

L'oranger est plus aisé à multiplier, à élever & à cultiver qu'on ne se l'imagine communément. Tous les Jardiniers y mettent beaucoup de mystere, supposent qu'il y faut un grand art, & prétendent que cet arbre exige une infinité de préparations, de soins & de précautions. Cependant voici à quoi se réduit cet art si mystérieux de la culture des orangers. 1°. Leur faire une bonne préparation de terre, qui est fort simple; 2°. leur donner des caisses proportionnées à leur grosseur; 3°. leur former une tête réguliere; 4°. les placer dans la belle saison à une exposition favorable; 5°. les mettre pendant l'hiver dans une orangerie suffisamment aërée, mais où la gelée ne puisse pénétrer; 6°. les arroser avec ménagement; 7°. les r'encaisser au besoin; 8°. les rétablir des maladies ou accidens qui leur surviennent; 9°. enfin les garantir des insectes qui leur sont nuisibles. Avant d'entrer dans le détail de ces différens articles, il faut indiquer les moyens de se procurer des plants d'oranger. on y parvient de deux façons, ou en semant des pepins que l'on greffe ensuite, ou en achetant des plants greffés, que les marchands génois viennent vendre tous les ans, dans la plupart des grandes villes du royaume.

Pour élever de graine & greffer les orangers, je vais donner la pratique que conseille M. Miller, auteur anglois, très - versé dans la culture des plantes. Comme ses ouvrages n'ont point encore été traduits en notre langue, il sera avantageux de faire connoître sa méthode de cultiver les orangers. on pourra même s'en relâcher à quelques égards sans inconvénient, en raison de la difference du climat qui est un peu plus favorable dans ce royaume qu'en Angleterre.

Pour se procurer des sujets propres à greffer les différentes especes d'orangers, il faut, dit M. Miller, semer les pepins que l'on tire des citrons qui se trouvent pourris au printems. Les plants qui en viennent valent mieux que ceux des oranges, ni des limons pour servir de sujet; parce que le citronier croît le plus promptement, & qu'il est propre à gresfer toutes les différentes especes de ces arbres. Il faut donc semer au printems des pepins de citron dans des pots remplis de bonne terre, que l'on plongera dans une couche de fumier a l'ordinaire, ou de tannée qui sera encore plus convenable. on les arrosera souvent, on les couvrira de cloches un peu relevées pour laisser passer l'air, & on les garantira de la grande chaleur du jour avec des paillassons. Les graines leveront au bout de 3 semaines; & si le semis à été bien conduit, les jeunes plants seront en état d'être transplantés un mois après dans des petits pots d'environ 5 pouces de diametre.

La terre dont on se servira pour cette plantation, & pour tout ce qui concernera les orangers, sera compolée de 2 tiers de terre de pré la moins légere, & cependant la moins dure, mais qui soit grasse & limonneuse, qu'il faudra faire enlever avec le gazon de 10 pouces d'épaisseur; on y ajoutera une troisieme partie de fumier de vache bien pourri; on mêlera le tout ensemble, même avec le gazon, pour le faire pourrir, & on laissera reposer ce mélange pendant un an avant de s'en servir. Mais on aura soin de remuer le tout une fois le mois pour completer le mélange, pour faire pourrir les racines, pour bien rompre les mottes & rendre cette terre bien meuble. Il faudra la cribler avant de s'en servir pour en ôter sur - tout les racines; il ne faut cependant pas que cette terre soit trop fine, car l'excès à cet égard est préjudiciable à la plupart des plantes, & particulierement aux orangers.

En tirant les jeunes plants du pot où ils ont été semés, il faudra conserver le plus qu'il se pourra la terre qui tiendra aux racines. on mettra ces petits pots sous un chassis, dans une couche qui aura été renouvellée; on les arrosera souvent & légérement; on leur fera de l'ombre dans la grande chaleur du jour; & en y donnant les soins convenables, les plants auront 2 piés de haut dans le mois de Juillet de la même année. Alors on les laissera se fortifier en élevant par degré les chassis de la couche. on profitera ensuite d'un tems favorable pour les ôter & les mettre à une exposition où la grande chaleur ne puisse pas les endommager. Vers la fin de Septembre, il faudra les mettre à l'orangerie, dans l'endroit le plus aëré, & les arroser souvent, mais modérement.

Au printems suivant, on les lavera pour ôter la poussiere & la moisissure; & on les mettra encore dans une couche d'une chaleur moderée, ce qui les hâtera considérablement. Mais au commencement de Juin on cessera de les délicater, afin qu'ils soient propres à être écussonnés au mois d'Août. Alors on choisira sur des arbres fertiles & vigoureux de l'espece qu'on voudra multiplier, des rameaux ronds & forts, dont les boutons se levent plus aisément que ceux des branches foibles, plates ou anguleuses; & on les écussonnera à l'ordinaire. Ces greffes étant faites on les mettra dans l'orangerie pour les défendre de l'humidité; on tournera les écussons à l'opposite du soleil; on leur donnera de l'air le plus qu'il sera possible, & on les arrosera légérement & souvent. on pourra s'assurer un mois après des écussons qui auront réussi; alors il faudra couper la ligature.

on ne sortira ces arbres de l'orangerie qu'au printems suivant, & après avoir coupé les sujets à 3 pouces au - dessus de l'écusson; on les plongera avec leur pot dans une couche d'écorce d'une chaleur temperée; on leur donnera de l'air & de l'eau à proportion de la chaleur: mais il faudra les garantir avec soin de l'ardeur du soleil. En les conduisant ainsi, les greffes qu'ils pousseront vigoureusement auront au mois de Juillet 3 piés d'élévation pour le moins. Il faudra commencer à les accoutumer dans ce tems à la fatigue, afin qu'ils puissent mieux passer l'hiver dans l'orangerie. Comme la hauteur qu'ils auront prise sera suffisante pour la tige, on pourra arrêter le montant, afin de lui faire pousser des branches latérales. Il ne faudra pas manquer de les tenir chaudement pendant l'hiver qui suivra cette premiere pousse; car la couche de tannée les rend délicats en forçant leur accroissement: mais on ne peut guere se dispenser de les avancer ainsi, afin de leur faire prendre une grande élévation en une seule seve; car quand ces arbres sont plusieurs années à former leurs tiges, elles sont rarement droites. on conduira ces arbres ensuite de la même façon que les orangers qui ont pris leur accroissement, & dont il sera parlé après avoir donné la maniere de cultiver ceux que l'on achete des marchands génois.

Le plus court moyen d'avoir de beaux orangers, c'est de les acheter de ces marchands; car ceux que l'on éleve de graine dans ce climat, ne deviennent pas à beaucoup près si gros en 18 ou 20 ans: & quoique les têtes de ceux qu'on apporte d'Italie [p. 556] soient petites, on peut cependant en 3 ans leur faire prendre de belles têtes, & les amener à fruit en les conduisant avec soin. Dans le choix de ces arbres, il faut préférer ceux qui ont de beaux écussons; car ceux qui n'en ont qu'un forment rarement une tête réguliere. Il faut d'ailleurs que les tiges soient droites, les branches fraîches, l'écorce pleine & vive. on doit les mettre dans l'eau environ jusqu'à mi - tige; les y laisser 2 ou 3 jours selon qu'on les verra se gonfler; ensuite nettoyer leurs racines de la moisissure; retrancher celles qui sont séches, rompues ou meurtries; rafraîchir celles qui sont saines; ôter tout le chevelu qui se trouve toujours desséché par la longueur du trajet; frotter les tiges avec une brosse de crin, puis avec un morceau de drap plus doux; & enfin couper les branches à environ 6 pouces de la tige. on se servira pour planter ces arbres d'une bonne terre neuve, mêlée avec du fumier de vache bien pourri; mais il ne faut pas les mettre dans de grands pots, il suffit pour cette premiere transplantation de les prendre de grandeur à pouvoir contenir les racines. on n'oubliera pas de mettre dansle fond des tuilots ou pierres plates, pour donner passage à l'eau. Ensuite on plongera les pots dans une couche tannée d'une chaleur modérée; on les arrosera largement pour affermir la terre autour des racines; on répétera les arrosemens aussi souvent que la saison l'exigera, & on aura soin de faire de l'ombre sur les chassis de la couche pour la garantir de la trop grande ardeur du soleil.

Si les arbres poussent aussi bien qu'on doit s'y attendre avec les soins que l'on vient d'indiquer, ils auront au commencement de Juin des rejettons vigoureux. Il faudra les arrêter alors pour faire garnir les têtes; on leur donnera aussi beaucoup d'air, & on commencera à ne les plus délicater à la mi - Juillet, en les mettant cependant à une exposition chaude, mais à l'abri du grand soleil & des vents; on ne les y laissera que jusqu'à la fin de Septembre: il faudra les mettre alors dans l'orangerie près des fenêtres que l'on tiendra ouvertes toutes les fois que la saison le permettra. Mais à la fin d'Octobre il faudra leur donner la place la plus chaude de l'orangerie; les arroser souvent & bien légérement pendant l'hiver, & surtout avoir grand soin de les garantir de la gelée.

Lorsqu'au printems suivant on sortira de l'orangerie les arbrisseaux les moins délicats, comme les grenadiers, &c. on fera bien de laver & de nettoyer les feuilles & les tiges des orangers; d'enlever la terre du dessus les pots pour en substituer de la nouvelle; de la couvrir d'une couche de fumier de vache bien pourri, & d'avoir grande attention que ce fumier ne touche pas la tige de l'arbre. Comme l'orangerie se trouve alors moins embarrassée, il sera très - à - propos d'éloigner les orangers les uns des autres, afin de faciliter la circulation de l'air qu'on laissera entrer plus ou moins selon la température de la saison. Mais il ne faudra les sortir que vers le milieu du mois de Mai, qu'on peut regarder comme le tems où la belle saison est assurée. Il arrive souvent quand on se presse de sortir ces arbres, que les matinées froides leur font un grand mal. Il faut les placer pour passer l'été, à une situation également à l'abri des grands vents & de l'ardeur du soleil: ces deux inconvéniens sont très - contraires aux orangers. A mesure que ces arbres pousseront il faudra arrêter leurs rejettons vigoureux qui poussent irrégulierement, afin que les têtes se garnissent; mais notre auteur ne conseille pas de pincer le sommet de toutes les branches, comme quelques - uns le pratiquent, cela fait pousser une quantité de petits rejettons trop foibles pour porter du fruit. En s'attachant à donner de la régularité à la tête, il faut ménager les branches vigoureuses, & ne pas craindre de supprimer les menus rejettons qui nuisent ou qui croissent, ou qui se chiffonnent.

Les orangers veulent être arrosés souvent & largement dans les grandes sécheresses de l'été, surtout lorsque les arbres sont formés. Il faut que l'eau ait été exposée au soleil, qu'elle soit douce & sans aucun mélange d'égoût de fumier; cette pratique, malgré la recommandation de quelques gens, est pernicieuse à ces arbres, ainsi qu'à quantité d'autres. Il en est de ceci comme des liqueurs spiritueuses qui, lorsqu'on en boit, semblent donner de la vigueur pour le moment présent, mais qui ne manquent jamais d'affoiblir ensuite.

Les orangers veulent être dépotés tous les ans. on préparera de la bonne terre pour cela, un an avant que de s'en servir, afin qu'elle soit bien mêlée & bien pourrie. La fin d'Avril est le tems le plus convenable pour cette opération, afin que les arbres puissent faire de nouvelles racines avant qu'on les sorte de la serre: il faudra même les y laisser quinze jours de plus qu'à l'ordinaire pour qu'ils aient le tems de se bien affermir.

Quand on dépote les orangers il faut y donner des soins, couper toutes les racines qui excedent la motte, rechercher celles qui sont moisies, puis avec un instrument de fer pointu, on tirera d'entre les racines toute la vieille terre qu'on en pourra ôter, sans les rompre ni endommager; puis mettre le pié des arbres dans l'eau pendant un quart d'heure, pour pénétrer d'humidité la partie inférieure de la motte. Ensuite on frottera la tige avec une brosse de crin; on nettoyera les têtes avec un morceau de drap & de l'eau. Puis les pots se trouvant préparés avec des pierres ou des tuilots au fond, on mettra dans chacun environ deux pouces de haut de nouvelle terre, sur laquelle on placera l'arbre bien dans le milieu du pot, que l'on achevera d'emplir avec de la bonne terre en la pressant fortement avec les mains: après quoi on arrosera l'arbre en forme de pluie par - dessus sa tête; ce qu'il faudra toujours pratiquer dans la serre la premiere fois après que l'on aura lavé & nettoyé les arbres, cela leur fera pousser de nouvelles racines & rafraîchir beaucoup leur tête. Quand on sortira les orangers nouvellement empotés, il sera très - à - propos de les mettre à l'abri d'une haie, & d'appuyer leurs tiges avec de bons bâtons, pour empêcher que le vent ne les dérange. Son impétuosité renverse quelquefois les arbres récemment plantés, ou ébranle tout au moins les nouvelles racines.

Pour rétablir les vieux orangers qui ont été mal gouvernés, & dont les têtes sont chenues, la meilleure méthode est d'en couper la plus grande partie au mois de Mars; de les arracher des caisses; de secouer la terre qui tient aux racines; de retrancher toutes celles qui sont moisies, & de couper tout le chevelu; de nettoyer ensuite le reste des racines, ainsi que la tige & les branches: puis on les plantera dans des pots ou dans des caisses que l'on plongera dans une couche de tannée, en suivant ce qui a été dit pour les orangers venus de loin, & les gouverner de la même façon. Par ce moyen ils formeront de nouvelles têtes, & reprendront leur beauté en moins de deux ans. Si cependant les orangers qu'il est question de rétablir sont fort gros, & qu'ils aient été en caisse pendant plusieurs années, il vaut mieux les planter avec de la bonne terre dans des manequins qui soient plus petits que les caisses, & que l'on mettra dans la couche de tannée au commencement de Juillet; lorsqu'ils auront bien poussé, on mettra les arbres avec leur manequin dans des caisses dont on remplira le vuide avec de la terre convenable. on évitera par ce moyen de mettre les caisses dans la [p. 557] tannée, ce qui les pourriroit; d'ailleurs les arbres seront tout aussi bien de cette façon que s'ils avoient d'abord été plantés dans les caisses. Mais il ne faudra pas oublier de les faire rester pendant 15 jours ou 3 semaines dans l'orangerie avant de les mettre en plein air.

La taille des orangers n'est nullement difficile. Elle consiste à conserver les branches vigoureuses; à retrancher les rejettons qui se chiffonnent, se croisent & se nuisent; à supprimer tout le petit bois gresle & trop mince pour donner des fleurs & produire de bon fruit. Comme cet arbre est susceptible de différentes formes, & que sa verdure en fait le principal agrément, ou du moins le plus constant, on doit s'attacher à ce que sa tête soit uniformément garnie au moyen d'une taille assidue & bien ménagée; sans cependant y employer le ciseau du jardinier, qui en laissant une grande partie des feuilles coupées à - demi, montre une décharnure désagréable: la précision de la forme ne dédommage pas de cet inconvénient; d'ailleurs les feuilles qui ont été atteintes du ciseau se fannent & font un mauvais effet. Il vaut beaucoup mieux laisser pointer légérement toutes les branches, plus elles approcheront de l'ordre naturel, plus l'aspect en sera agréable.

S'il arrive que la grêle, le vent, la maladie, ou tel autre accident, viennent à endommager & défigurer un oranger, on rabattra l'arbre en coupant toutes ses branches jusqu'à l'endroit où il paroîtra de la vigueur & de la disposition à former un nouveau branchage, capable de donner une forme qui puisse se perfectionner. Dès qu'on s'apperçoit qu'un oranger est malade, ce qui s'annonce par la couleur jaune de ses feuilles, il faut chercher promptement à y remédier, soit en le mettant à l'ombre s'il a souffert de la trop grande chaleur, ou bien en visitant ses racines où se trouve ordinairement l'origine du mal: dans ce cas, on doit en retrancher les parties viciées & renouveller la terre. Mais les punaises sont le plus grand fléau de cet arbre; elles attaquent ses feuilles sur - tout en hiver. Dès qu'on s'en apperçoit, il faut y remédier en enlevant & en écrasant ces insectes avec les doigts, ou en frottant les branches avec une brosse & les feuilles avec un linge, après avoir trempé l'un & l'autre, soit dans du vinaigre, soit dans de l'eau empreinte d'amertume ou de sel.


A VERSAILLES LES ORANGERS ETAIENT ELEVES EN CONTENEURS (parlons français) je ne pense pas qu'à Parthenay il en fut autrement



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 21:19



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BONNENUIT A TOUS
A DEMAIN


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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 3 mars 2008 22:01



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Bonne nuit à tous

Si vous avez des problèmes d'insomnie sachez que l'eau de fleur d'oranger peut avoir un effet calmant : ajouter une ou deux cuillères à café à une tasse de lait chaud, avec un peu de miel.

A demain

:bisou:

christ.L12
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Envoyé le: mardi 4 mars 2008 06:07



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Jean Pierre.D355
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Envoyé le: mardi 4 mars 2008 08:42


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Messages: 187
Bravo Benedicte et Joëlle pour vos recherches et la rapidité de vos réponses
Cet aïeul travaillait au château de la Meilleraie, près de Parthenay dans les années 1780. Je me renseignerais sur la culture des orangers dans cette région lors d'une visite sur place
Merci encore
Jean Pierre
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 4 mars 2008 10:17



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Bonjour à tous les assidus de ce fil
Salut joelle.

on reste dans les plantes:

Herboriste


personne qui prépare et commercialise des plantes médicinales ou des préparations dérivées.


illustrtions de L'Herboriste Honoré de Balzac

Tradition millénaire, l'art des simples ou l'herboristerie traditionnelle faisait partie du patrimoine commun et du savoir populaire.
L'art des simples se transmettait autrefois de génération en génération. d'abord par voie orale, puis de façon manuscrite, les premières traces connues remontant à plus de 5.000 ans. Le mot simples a été employé à partir du XVIème siècle pour distinguer les remèdes végétaux populaires non composés des remèdes médicaux "savants" d'alors, souvent très sophistiqués (elixir,thériaque...). Le mot désignait déjà depuis l'antiquité les remèdes populaires simples, végétaux ou non.

La Taille de 1292 cite 7 erbiers que l'on peut considérer comme les ancêtres de nos herboristes. A cette époque, ils formaient alors, liés aux épiciers, apothicaires et droguistes, la quatrième corporation des Métiers : on les voyait parfois attirer la foule dans les carrefours, autour d'un tapis bariolé, et débiter leurs simples à grand renfort de hâbleries.




Combattant dès 1287 la propension des herbiers à délivrer des remèdes, la Faculté de médecine de Paris n'attribue le premier diplôme d'herboriste qu'en 1778, auquel l'exercice de la profession est assujetti dès 1803. Loi du 21 Avril 1803 (Napoléon): le diplôme d'herboriste est institué (2 ans d'étude) soutenu devant un jury de Pharmaciens.


Les plantes peuvent être utilisées fraîches, ce qui n'est pas toujours possible, ou séchées, entrant ensuite éventuellement dans des préparations diverses afin de conserver les principes actifs des plantes et éviter toute décomposition.

on récolte si possible :




-les plantes entières : à l'époque de leur floraison
-les feuilles : après développement complet et si possible avant la floraison
-les fleurs et les rameaux fleuris : immédiatement avant l'épanouissement total des fleurs
-les racines des plantes annuelles : à la fin de la période végétative (fin de croissance)
-les racines des plantes bisannuelles : à la fin du repos végétatif de la première année et avant la reprise de la deuxième année
-les racines des plantes vivaces : au cours de leur deuxième ou troisième année, avant qu'elles ne deviennent trop dures et fibreuses (lignification)
-les fruits et graines : à maturité ou très légèrement avant quand on pense sécher les fruits
-les écorces d'arbre : en hiver ou au début du printemps(ou pendant la saison sèche); les écorces d'arbrisseau : après la saison chaude (ou en fin de saison humide)
Si la plante médicinale n'est pas destinée à être utilisée dans les 24-48 heures (conservation au frais ou les pieds dans l?eau), il faut procéder à sa dessiccation ( ou à la préparation d?une teinture-mère)




·séchage à l'ombre si possible, dans un espace non confiné et donc aéré : grenier, four solaire, claie ombragée
·parfois séchage au four (chaleur douce) dans les régions au fort degré hygrométrique et presque toujours, pour les grosses racines charnues, après qu'elles aient été débitées en rondelles ou morceaux.
Une fois bien déshydratées, les plantes sont maintenues en bouquet quand on pense les employer (ou les vendre) prochainement, sinon on les conserve (entières, en fragments ou en poudre) dans des récipients étanches à l'air et à l'eau pendant 6 à 12 mois.




Leur mode d'utilisation est varié :
-par ingestion : sous forme de tisanes* ou de poudre incorporée aux aliments ou conditionnée en comprimés
-par bains de bouche et gargarismes
-par inhalations ou sous forme de cigarettes à fumer
-par application sur la peau : lotion ou fomention (compresses), cataplasmes
-par le bain de tout ou partie du corps
-par lavement

*L'eau est le moyen le plus facile à utiliser pour extraire les parties pharmacologiquement actives des plantes médicinales.
Certains composants sont sensibles à la chaleur, d'autres difficiles à mettre en solution, on peut donc jouer sur la température de l'eau et le temps de maintien dans l'eau pour extraire spécifiquement les parties intéressantes.

L'infusion ou "thé" ou "tisane"
la plante sèche ou fraîche, parfois en poudre ou petit morceaux est recouverte d'eau très chaude ou bouillante, après 3 à 6 minutes, on remue légèrement et l'on filtre.
A consommer de suite tiède ou froide, on peut la conserver au frais 6 à 12 heures.

La décoction ou thé concentré
la plante sèche ou fraîche, parfois en poudre, hachée ou contuse est mise dans un récipient avec de l'eau froide, on porte à l'ébullition et on laisse frémir 10 à 20 minutes, on filtre.
La décoction peut se conserver 2 à 3 jours au froid

La macération acqueuse : on maintient la plante médicinale fragmentée dans l'eau froide, au frais, pendant 12 à 24 heures, on remue de temps en temps, on filtre, à utiliser dans les 6 heures.



Herboristerie de Lyon telle qu'elle est restée depuis le 19ème

Aspect juridique actuel

En France, un diplôme d'herboriste a été délivré jusqu'au 11 septembre 1941
Les herboristes respectables qui exercent encore en France le droit de vendre des plantes médicinales ont été diplômés avant cette date. Pour les plus jeunes, il faut être alors pharmacien pour avoir ce droit. Pourtant, ces statuts de pharmaciens et d?herboristes cohabitent très bien dans d?autres pays d?Europe, et la France fait un peu figure d?exception
Seules 34 plantes considérées comme « médicinales et d?usage courant »peuvent être commercialisées librement (pour la tisane, autrement dit) : la bardane, le bouillon-blanc, les bourgeons de pin, la bourrache, la bruyère, la camomille, le chiendent, le cynorrhodon (ou " gratte-cul ", qui détient le record de la richesse en vitamine C), les feuilles de ronce, le frêne, la gentiane, la guimauve, l?hibiscus, le houblon (davantage apprécié sous une autre forme...), la lavande, le lierre terrestre, la matricaire, la mauve, la mélisse, la menthe, la ményanthe, l?olivier, l?oranger, l?ortie blanche, la pariétaire, la pensée sauvage, les pétales de rose, les queues de cerise, la reine-des-prés, le sureau, le tilleul, la verveine et la violette. En ce qui concerne l?usage médicinal, toutes les autres plantes ne peuvent être commercialisées que par les pharmaciens ou les herboristes diplômés... avant 1941 !
Toutefois, à cette liste s?ajoutent des plantes condimentaires, aromatiques, ou pouvant être utilisées en usage externe. Si l?on inclut la première liste de 34 plantes, cela fait 110 - 120 plantes en vente relativement libre.




Actuellement, plusieurs associations oeuvrent auprès des pouvoirs publics pour la reconnaissance de la profession d?herboriste en France, et la création d?un diplôme européen de phytologue-herboriste.

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mars 2008 11:00



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour BENE
j'arrive!!!
ce matin debout à....10h de mieux en mieux
je ne regrette rien il fait un temps pourri
et un vent à décorner touts les boeufs
a+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mars 2008 11:45



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
SPECIALEMENT POUR BENE

Papier doré ou argenté



Assiette.- on appelle assiette, la couche de couleurs dont on couvre le papier.

Pour préparer cette assiette, on broie à l'eau 1 kilog. et demi (3 livres) de terre de pipe bien grasse et lourde avec un demi-kilog. (1 livre) de bol rouge, et 60 gram. (2 onces) mine de plomb anglaise, le tout extrêmement fin, et on ajoute 1 kilog. et demi (3 livres) de colle de peau.

on passe le mélange à travers un tamis et on prend du papier qui soit bien collé et bien dressé, sans boutons, et on lui donne avec cette assiette deux couches bien égales. Quand ce papier ainsi préparé est sec, on le met en presse.

on fait fondre dans un litre d'eau 125 grammes (4 onces) de colle de Flandre, en ajoutant 30 grammes (1 once) de miel blanc, et on laisse refroidir. Cette colle doit rester liquide quand elle est froide, mais être collante, ce dont on s'assure en en prenant un peu entre deux doigts, et essayant si elle colle ou non.

on pose le papier recouvert avec les couches d'assiette sur une table ou pupitre, assez grand pour que le papier laisse un peu d'espace autour, et on y passe avec un blaireau de 4 à 5 centim. (18 à 24 lignes), une couche de ladite solution de colle de Flandre, préparée: on commence en haut en montant, et on finit en bas de manière à ce que le papier soit bien imbibé de colle, et on pose de l'or, de l'argent, du cuivre ou or faux, une feuille contre l'autre, on porte sur une corde pour faire sécher promptement, on nettoie et on lisse.

on peut également faire des papiers dorés et argentés, en prenant du papier blanc auquel on donne une couche de colle préparée avec du miel, qu'on saupoudre avec du bronze et qu'on lisse après. Enfin, on peut même employer de la poudre d'or qu'on a passée par un tamis très-fin.

En 1844, M. Lapeyre a pris un brevet d'invention pour des papiers de couleur, dont voici le mode de fabrication: Les papiers dont on se sert dans ce cas, sont les papiers foncés, satinés ou glacés, en usage pour tenture et papiers de fantaisie. Sur ces fonds préparés, on étend, au moyen d'un fonçage à la brosse et à la main, une colle faible légèrement teintée d'une couleur opposée à celle du fond, venant faire transparent et produire une seconde nuance. Au fur et à mesure de ce fonçage, et pendant que l'encollage est encore humide, on saupoudre par dessus, au moyen d'un tamis de soie très-fin, contenant de la poudre d'or faux ou d'étain, qui s'attache au fond par la colle encore mouillée, et vient ajouter une troisième nuance dorée ou argentée aux deux précédentes, et aider à les fondre. Une fois ces papiers secs, on les lisse à la pierre par derrière, ce qui les rend unis et fait briller les parcelles d'or faux ou d'étain, et ressortir les différentes nuances.



Pour ces mêmes papiers à couleurs non changeantes, on opère le fonçage et le lissage sur des papiers blancs non préparés.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
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