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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 10:10



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Bonjour à tous

Bonjour cousine Anne Marie

Bonjour Joelle, merci pour le petit déjeuner.

Avec ton jardinier, tu parles de brouette, aussi je vais mettre là une définition que j'avais cherchée pour Jean de la file des "Perles généalogiques(rien à voir avec le jardinier...):

Brouteur de bière (pour brouetteur)

?On appelle encore aujourd?hui à Tournai brouteurs au boire les hommes de peine qui vont prendre les tonneaux de bière aux brasseries pour les transporter chez les consommateurs. Le mot boire vient de l?ancienne locution boire de grain, par laquelle on désignait cette sorte de boisson?





:bisou:

joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 10:51



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SALUT BENE

Le Hongreur


Personnage important de nos campagnes, il castrait chevaux, cochons, ou veaux en opérant avec pour seul attirail un bistouri et de l'eau de javel ! C'était le vêto de l'époque...

Le "Bistournage"
Le terme bistournage est à traduire littéralement par « déformation par torsion ».
Si l?opération de castration est maintenant réalisée au moyen d?une pince écrasant les cordons testiculaires, il n?en a pas toujours été ainsi.
Traditionnellement, cette opération effectuée par un hongreur se passait en deux temps.
- Dans un premier temps, les animaux à castrer étaient réunis dans le bouvau *, ou devant la jasse *, dont l?entrée était fermée par une charette.
Une corde, passant à travers les rayons de la roue d?une charette, servait à attacher le taù. Cette longe était passée autour des cornes du taù et ramenée jusqu?à la charette. Ainsi maintenu, il restait à le coucher à terre. Pour ce faire, le manadier passait la sabatière * autour des pattes arrière, faisant un noeud coulant. Quelques hommes renversaient alors le taureau.
Une fois immobilisé, le hongreur pratiquait le bistournage *.
Il faisait tourner chaque testicule sur lui même, puis faisait pivoter celui-ci à l?intérieur du sac testiculaire, coupant la circulation. Enfin, une corde venait enserrer le scrotum dans le but de maintenir les testicules en position contrainte. L?animal était ensuite relaché.
- Dans un second temps, les bêtes étaient à nouveau capturées, mais simplement maintenues debout, le temps pour le manadier de couper la corde posée une semaine plus tôt.





"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 11:30



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Boudiou! Si j'aurais su que ça soye ça.... j'aurais point v'nu!!

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 12:38



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Bon, le hongreur a fait fuir tout le monde.... tant pis, j'en rajoute:

voici les pinces du hongreur
,des casseaux





:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 14:09



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Ça va être l'heure de la sieste (pardon à ceux qui doivent aller travailler...)
Alors voici:

Matelassier(ère)

Celui, celle qui fait et qui refait des matelas

L?histoire du matelas est lié à celui du lit.
Le mot lit est issu du latin lectus, que Festus dérive de legere, pris dans la signification d'amasser, parce qu'on ramassait les choses dont il était primitivement composé, c'est-à-dire des feuilles et de la paille. La sédentarisation de l?homme a sans nul doute poussé ce dernier à rechercher des formes plus complexes que la simple couche posée au sol pour des raisons aussi diverses que : s?extraire de l?humidité du sol, se protéger des animaux, se cacher de la lumière, se reposer à l?abri? Les lits des Grecs étaient déjà constitués d'une couchette sanglée, garnie de matelas et de couvertures.
Il y a toujours eu deux types de lit : ceux des riches et des nobles et ceux des populations plus ordinaires.Au Moyen Age,pour les premiers, l?usage du lit, raffiné et extravagant, qui existait dans les civilisations anciennes, va continuer sous d?autres formes. Pour les seconds, les lits les plus courants étaient un sac de toile, de la paille et un endroit où dormir. on cherche le confort de la chaleur pour passer la nuit.





Avec la Renaissance, les chevets de lit vont devenir des supports de décors sculptés. Du fait de sa valeur, le lit fait désormais partie du mobilier familial et on le mentionne souvent dans les testaments.
Pour ceux que ça intéresse:

http://www.meublepeint.com/histoire-lit.htm

Donc durant des siècles, on dormit sur des paillasses bourrées de varech, de balle d'avoine ou de paille,posées directement sur le bois du fond du lit,ordinaire ou plus raffiné.
Le matelassier permit d'introduire un plus grand confort dans les foyers. Les matelas furent alors remplis de crin, de bourre ou de laine.

Voyons en ce qui concerne la laine.
Le matelassier était souvent ambulant, surtout en milieu rural (mais pas seulement)


Matelassière ambulante à Toulouse.


Une autre à Paris.

(à suivre..)

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 14:29



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(suite)

En milieu rural,le matelassier se rend dans les fermes pour rénover les matelas.
Ou bien le matelassier installe son métier à carder(1) sur la place du village et se met au travail.Il utilise de la laine préalablement lavée . Déjà, la laine, nettoyée de ses impuretés et aérée après être passée sous cette étrange planche munie de gros clous et mue par la main de l?homme,le peigne à carder(2), s?amoncelle. Il y en aura bientôt assez pour confectionner un matelas.






Matelassier en train de carder


Matelassière lozérienne peignant la laine

La confection d?un matelas occupe une journée entière. Après le cardage qui dure de une heure et demi à deux heures, vient le moment important du remplissage de la toile : le matelas est mis en forme et la laine doit être harmonieusement répartie pour un bon équilibrage et assurer par la suite le meilleur confort possible. Il faut 21 à 22 kg de laine pour un matelas deux places. Cette seconde phase achevée, il passe au long travail de couture des bourrelets qui maintiendront la laine sur les côtés et contribueront à l?esthétique du matelas.



Enfin, dernière opération, le capitonnage permet de maintenir la laine à l?intérieur même du matelas, à l?aide de deux capitons de tissus reliés par un fil ( 24 paires pour un matelas de 140 cm)



Bonne sieste.

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:06



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etThumb Up
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:29



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desolee ben de t'avoir lacher cet apres midi
mais du boulot
je penses qu'on a bien bossé ce matin cela devrait sufir pour aujourd'hui
pas de nouvelles demandes
demain il fera jour
je ne serais pas là demain matin courses à Tarbes
bisous et bonne soirée à tous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:34



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:bisou: Joelle.
J'espère que tu auras beau temps demain à Tarbes;ici il pleutSad

A demainSmile
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:42



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pOUR UNE FOIS QU'IL PLEUT EN ESPAGNE !!!
IL EN FAUT UN PEU D'EAU
BISOUS BONNE SOIREE

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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 19:37



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hop

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P.Fontelaye001
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 21:09


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Hiding Hiding

coucou Béné, Joe et toute la file

Juste un petit bonsoir rapide pendant que mon fer à repasser chauffe....

Peut être à + tard

bisous:bisou: :bisou:

Patricia
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 22:07



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Bonne nuit à tout le mondeSleeping Sleeping

A demain

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 07:46



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bonjour les amis
BONNE ET FRUCTUEUSE JOURNEE POUR VOS RECHERCHES
A TOUT A L HEURE

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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 08:29



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Les Rebiqueurs
(de Numa Magnin)




Des ambulants se livraient à un pittoresque métier, celui de la rebique, monopole des rebiqueurs, qui formaient une véritable corporation, avec ses règlements, ses coutumes, son langage inintelligible au profane.

L'argent était rare; on comptait par sous et par liards. Il fallait vivre tout de même. Pour éviter la dépense, on prolongeait à l'extrême, l'existence des meubles, des outils, des habits. Aujourd'hui on remplace; autrefois on réparait. Le rebiqueur était l'homme à tout faire, il raccommodait, rajustait, rafistolait les seaux, les paniers, les pendules, la vaisselle, les parapluies. Il était boisselier, vannier, horloger, vitrier. Il parcourait une région plus restreinte que le roulier et s'arrêtait à chaque étape en quête de travail.

C'est ainsi que La Bique fit, à dix-huit ans, le tour de Franche-Comté, avec Jouffroy, son patron, suivant un itinéraire jalonné, dans ses grandes lignes, par le cours capricieux du Doubs.

Jadis, les ustensiles de ménage étaient en bois. Pendant les soirées d'hiver les vieillards polissaient à loisir les douves sur leur établi, leur "bintset", les assemblaient en cuves, seilles et baquets. Durant l'été, ces récipients économiques se desséchaient, se fissuraient, dansaient dans leurs cercles. Au moindre choc, ils tombaient comme des châteaux de cartes, et c'était toute une affaire de les remonter. Le rebiqueur s'y entendait à merveille.

Dans les montagnes, à défaut d'osier, on tresse les corbeilles avec des lanières de coudrier détachées de longues branches flexibles en pleine sève. Ces paniers étaient commodes pour butiner dans les jardins et les vergers, cueillir la fraise ou la noisette, mais ils étaient vite percés. Le rebiqueur les réparait d'une main experte.



Les parapluies de pacotille qu'on achète au bazar sont à la merci d'un coup de vent qui les renverse ou les disloque. Les rayons se brisent comme verre. Autrefois, ces rayons étaient de vraies baleines, solidement assemblées. Elles résistaient à toutes les sommations de la tempête. Sous leur ampleur protectrice, les parapluies abritaient une famille; ils eussent abrité une escouade et duraient une génération. Ils étaient aussi lourds que des fusils et se portaient également en bandoulière. Ils subissaient à la longue, quelques avaries. Le rebiqueur changeait l'étoffe, remplaçait le manche, cousait au sommet un capuchon. Les baleines supportaient deux ou trois rhabillages; elles étaient rentoilées en vert, puis en bleu, puis en rouge, de décade en décade. Quand enfin elles étaient hors d'usage, les enfants en découpaient des tronçons et les fumaient; elles avaient un goût saumâtre qui rappelait de loin l'océan d'origine, piquait la langue, donnait la nausée; c'était le comble de la jouissance.

Le paysan ne se résignait pas à jeter au tas de pierres, au "murget", les vases brisés ni la vaisselle fêlée. Lorsqu'une soupière vénérable, qui avait longtemps présidé aux repas de famille, recevait un heurt qui la fendait, la ménagère la mettait en lieu sûr, à l'abri de nouveaux outrages, en attendant le rebiqueur. Celui-ci étudiait la pièce avec l'attention concentrée du chirurgien devant une fracture. Il la palpait, la percutait, l'auscultait. Si le dommage n'était pas sans remède, il s'armait d'un poinçon dont il appuyait le gros bout contre sa poitrine blindée d'une plaque d'acier, et d'un archet qui entrait en danse et faisait tourner le poinçon. Il perçait ainsi des trous imperceptibles dans la faïence ou la porcelaine, ajustait des crampons, cimentait les brèches. La soupière ou le saladier reparaissaient étanches, sur la table, entourés des égards dus aux mutilés.

A l'occasion, le rebiqueur était rempailleur de chaises, étameur, chaudronnier, "magnin". Il excellait à remonter les horloges fourbues ou asthmatiques, à les rajuster, à les équilibrer d'un coup d'oeil prompt et sûr, à remettre en marche les plus récalcitrantes, à réveiller dans les vieilles demeures les carillons assoupis.



Si le caillou d'un enfant s'égarait dans un carreau et l'étoilait de meurtrissures, on n'allait pas chercher le vitrier, pour l'achever et le remplacer. on se contentait de coller des bandes de soutien, sorte de pansement provisoire, puis le rebiqueur intervenait, plaçait deux rondelles de cuivre, l'une au dehors, l'autre au dedans, les unissait par une vis, les boulonnait, et la vitre se trouvait consolidée jusqu'à la chute d'une nouveau caillou.

Le raccommodage ne déshonorait pas plus un objet que le ressemelage une paire de chaussures. A force de pièces et de morceaux, il ne restait rien de l'original, à l'exemple du couteau légendaire dont Jeannot remplaçait alternativement la lame et le manche, et qui était toujours le couteau de Jeannot.

Il en était de même des habits, bien que leur entretien ne fût pas de la compétence du rebiqueur. Certes, il était humiliant de porter du linge douteux ou des effets déchirés, attestant la négligence de la ménagère, mais le rapiéçage ne se dérobait point. Il s'étalait par devant et par derrière. La superposition des morceaux donnait aux vêtements une rigidité telle qu'ils se tenaient debout, comme une armure. N'est-ce pas un préjugé ruineux qui les fait mettre à la réforme dès qu'apparaissent les cicatrices du travail ? Les jeunes filles du monde et même du peuple se croiraient déchues par les traces d'un stoppage trop visible. Elles en éprouvent plus de honte que d'une mauvaise action. Les paysans n'y regardaient pas de si près.



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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 10:27



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous.

Bonjour Joelle; pour illustrer:


Le raccomodeur de parapluies.



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 11:34



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Ajourd'hui je vais vous parler du:

Chapelier

Celui qui fait ou vend des chapeaux.

Selon la définition ,le chapelier réalise des chapeaux en série tandis que le ou la modiste est un créateur de chapeaux, lesquels sont souvent vendus en tant que pièce unique.Bien souvent cette distinction n?existe pas et on parlera de chapelier(ère) modiste.

Historique

Le métier de chapelier se divisait au moyen âge en plusieurs branches. Il y avait les chapeliers « de fleurs », les chapeliers « de coton », les chapeliers « de paon », les « faiseuses de chapeaux d'orfrois », et enfin les chapeliers « de feutre », qui finirent par se substituer à tous les autres chapeliers.
Dans le haut moyen âge, le terme chapeau s'entendait aussi bien d'une couronne de métal ou de fleurs que du véritable couvre-chef, et l'usage du chapeau-couronne semble remonter fort loin : quelques auteurs en ont attribué l'invention aux gaulois. Sans rien affirmer à cet égard, disons seulement que la mode en persista très longtemps au moyen âge : comme on portait les cheveux très longs, il fallait les retenir et les empêcher de tomber sur les yeux.



Les Chapeaux de fleurs furent plus tard remplacés dans la classe riche par des cercles d'orfèvrerie ornés de perles précieuses. Toutefois le « chapel de fleurs » resta à titre de redevance féodale, et fut considéré comme une marque d'honneur et de respect. A la fin du quinzième siècle, les dames de Naples offrirent à Charles VIII, à son entrée dans leur ville, une couronne de violettes.
Les chapeaux de paon et d'orfrois ne furent portés que par les femmes. Sans doute les plumes de paon étaient alors plus coûteuses qu'elles ne le sont aujourd'hui, bien que le noble oiseau figurât souvent sur la table des grands seigneurs. Quoi qu'il en soit, c'était un ornement réservé aux grandes dames, qui s'en servaient pour décorer les coiffures compliquées dont elles s'affublèrent au quatorzième siècle et surtout au quinzième siècle.


Quant aux chapeliers de coton, il ne vendaient pas à vrai dire de chapeaux, mais des bonnets et des gants de laine.
Les premiers statuts des chapeliers de feutre et ceux d'une corporation qui n'était pour ainsi dire qu'une dépendance de leur métier, celle des fourreurs de chapeaux, datent à Paris d'Etienne Boileau, c'est-à-dire de la fin du règne de Saint-Louis ; ils furent plusieurs fois modifiés ou confirmés, notamment en 1324, 1325, 1367 et 1381.
D'après les plus anciens statuts, le maître chapelier ne pouvait avoir qu'un seul apprenti. L'apprentissage durait sept ans pour ceux qui n'étaient ni fils ni parents de maître ; il était gratuit, si le maître y consentait ; mais dans tous les cas il fallait verser dix sous à la caisse de la confrérie.
Deux prud'hommes nommés par le prévôt de Paris étaient chargés de veiller à l'exécution des règlements, qui, du reste, n'étaient ni très nombreux, ni très compliqués. Défense de faire entrer dans la confection du feutre autre chose que du poil d'agneau ; défense de vendre de vieux chapeaux reteints, d'ouvrir boutique le dimanche, et de travailler avant le jour : telles étaient les principales dispositions des statuts.
Ceux des fourreurs de chapeaux étaient à peu près semblables. Cependant chaque maître pouvait avoir deux apprentis qui, au bout de cinq années, devenaient compagnons ; se qui s'explique facilement, si l'on songe que leur métier était beaucoup moins compliqué que celui des véritables chapeliers : ils n'avaient qu'à garnir les chapeaux qu'on leur apportait tout préparés.(...)
on avu qu'il était défendu aux chapeliers de faire du feutre avec autre chose que du poil d'agneau. Plus tard, les choses changèrent beaucoup. Dès le quatorzième siècle on se servait de castor et quelquefois de laine. Avec le temps on usa de poil de lapin, et même, au dix-huitième siècle, de poil de chameau ; le poil de lièvre demeura seul proscrit comme impropre à la fabrication d'un feutre convenable ; mais on l'employa quand même, grâce au procédé de la « dorure », qui consistait à y ajouter une petite quantité de poil de castor qui donnait aux chapeaux une bonne apparence, des plus trompeuses, du reste.


Chapeaux du XVIIIème.

Ces modifications dans la fabrication se produisirent à mesure que l'usage des chapeaux se répandit. Encore rares au onzième siècle (ce ne sont guère que des espèce de calottes), ils deviennent très fréquents au douzième siècle et au treizième siècle : à cette époque même, des chapeaux, presque toujours pointus et de couleur jaune, deviennent parfois le signe distinctif imposé aux juifs. Mais ce n'est qu'au quatorzième siècle, où le chaperon est à peu près complètement abandonné, que l'usage du chapeau devient général. Enumérer tous les couvre-chef qui ont été de mise depuis cette époque serait fort long : chapeaux ronds et bas de forme, pointus, à larges bords, à trois cornes, se sont succédé sans que la mode se soit fixée définitivement.



(à suivre...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 11:46



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Fabrication du feutre

Le feutrage consiste à confectionner une espèce d?étoffe avec les poils de divers animaux, par la simple action du foulage, sans filage ni tissage. Les poils les plus propres au feutrage, en commençant par les meilleurs, sont ceux de castor, de loutre, de chameau ,de lièvre, de lapin, et les laines de cachemire, de vigogne et d?agneau.


castor , lièvre , cachemire


agneau , chameau

Le feutrage exige plusieurs opérations successives;le sécrétage qui consiste à imbiber les poils, sur la peau même, d?une composition appropriée (eau forte et mercure) qui tend à les faire crisper; l?arçonnage, qui au moyen d?une sorte d?archet suspendu au dessus d?une claie en osier,divise la masse des poils arrachés et les mélange intimement en même temps qu?il en fait sortir la poussière et les corps étrangers.

Après ces deux opérations préparatoires,les poils sont placés par lots,dits capades, sur une toile écrue dite feutrière,et légèrement humectée; entre chaque capade, on insère une feuille de papier.On replie ensuite la feutrière et on la manie en tous sens,de manière que les poils s?entrelacent parfaitement et ne forment plus qu?une feuille égale.
on les soumet alors au foulage,qui se fait à plusieurs reprises et dans toutes les directions,en ayant soin de tremper souvent la matière dans un bain de lie de vin presque bouillant.

Après quoi il ne reste plus qu?à extraire les poils qui n?ont pas pris et à développer le duvet à l?extérieur, ce qui se fait à l?aide d?une brosse à carde,dite carrelet.
Dictionnaire universel des Sciences,des lettres... (Marie Nicolas Bouillet) 1857


Voici la fabrication de chapeaux de feutre dans une usine au début du XXème siècle:

http://www.chazelles-sur-lyon.org/spip.php?article240



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 12:05



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SALUT BENE
JE TE TIRE MON CHAPEAU BRAVO BRAVO
Je pense qu'il va falloir se calmer un peu sinon nos visiteurs n'auront pas le courage de tout lire
mais cela va nous faire du bien de se reposer un peu, je suis crevée, j'aihorreur de fair les courses
cet aprem sieste et repassage (beurk)
BON APPETIT TOUT LE MONDE
A+

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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 13:27



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hop

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Mauricette.G27
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 15:36



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bonjour,

j ai retrouve sur acte le metier de TISSIER ?

dans la famille il y des couvreur,tisseran charbonnier laboureur et tissier

tout celà dans la mayenne

merci
amicalement
mauricette
.
j aide a tourlaville (manche)1700_1900
davidVery Happyésit:aube:hauchard
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legaliteRazzillet;delaunay:tavernier:foucambert
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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 13 février 2008 15:38



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Pour remonter....

Juste une petite anecdote sur les chapeaux

Au 18ème siecle, à Madrid, un ministre du Roi Carlos III , le Marquis d'Esquilache, promulgua une loi qui instituait l'eclairage public, le nettoyage de la ville et interdisait les jeux de hasard,l'usage des armes, et le port des longues capes et des chapeaux à grands bords qui favorisaient la dissimulation des armes et difficultait l'identification des personnes.




Ceci (plus d'autres raisons que je ne détaillerai pas ici..) provoqua de nombreuses émeutes connues sous le nom de "motin d?Esquilache". Esquilache s'exila en Italie et le Roi s'installa à Aranjuez.. Mais le Comte d'Aranda qui succeda â Esquilache continua avec les réformes et obtint que la majotrité des madrilènes cessent de porter le chapeau à grans bords, privilège désormais réservé au bourreau de la ville.


:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 13 février 2008 17:37



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Bonjour Mauricette

Pour charbonner voir p16
laboureur p 20
couvreur en paille p17 et 18

Tisier, tessier texier même chose que tisserand, on vous préparera quelque chose...

Amicalement

joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 18:36



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Bonsoir tout le monde
rude journee
BONNE SOIREE A TOUS
A DEMAIN
BISOUS

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 20:26



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Liste des métiers déjà étudiés p15

Pour Mauricette

Tisserand (tessier,texier)

Celui qui fabrique des tissus, de la toile.

Certaines traces indiquent que les premiers tisserands remontent au Paléolithique. Les tisserands du Néolithique nous ont laissé des textiles qui ont été retrouvé, par exemple, en Suisse, dans les vestiges d'habitations sur pilotis.

Le métier à tisser
Le métier à tisser le plus rudimentaire consiste en un cadre de bois : une série de fils (la chaîne) est tendue entre deux bâtons de bois fichés dans le sol. Avec une perche, un fil de chaîne sur deux est tiré afin de créer un espace vide (la foule) où un autre fil (la trame) passe perpendiculairement aux fils de chaîne puis les nappes de la chaîne sont inversées pour créer une autre foule où repasse le Fil de trame.
Vers 3 000 avant J.C., les métiers ont les fils de trame tendus sur une barre transversale par des poids.
Vers 1 400 avant J.C., les premiers métiers verticaux apparaissent, la chaîne est alors tendue entre deux barres horizontales. Ce type de métier est encore utilisé pour la tapisserie par exemple
Vers 1 000 avant J.C., les métiers horizontaux ont un cadre rigide et un bâton est attaché à certains fils de chaîne afin d'ouvrir la foule en le soulevant
Ensuite le métier à tisser n'évolue plus jusqu'au Moyen Age où des pédales sont utilisées pour soulever tour à tour un certain nombre de lisses différentes afin d'obtenir des motifs plus complexes. L'adjonction de la pédale est une invention chinoise.





métier à tisser vers 1568

Les évolutions suivantes prendront des noms différents : métier à la tire, métier Jacquard, métier sans navette, métier à rapière, etc.
Le moyen pour passer le fil de trame dans la foule est quant à lui resté le même pendant longtemps : une navette renfermant le fil de trame se glissait à la main dans l'ouverture, ce qui limitait de fait la largeur de l'ouvrage. Pour de grandes pièces, deux tisserands devaient se passer la navette. En 1733, un tisserand britannique met au point un système mécanique pour simplifer l'opération : la navette volante. Cette invention permit de passer de l'artisanat à l'industrie.
Dès 1786, les machines à vapeur permettent la mise en place de métiers mécaniques rapides.
(Wikipédia)

Le tisserand
on distinguait :
Tisserand de lange ou drapier : tisserand de laine
Tisserand de linge : tisserand de lin ou de chanvre.

Souvent dans les villages, beaucoup de maisons avaient leur propre métier à tisser.
Dès le XIIe siècle, les tisserands existent en corps de métier, leurs statuts définitifs ne remontent qu'à 1586, sous Henri III. Dès les temps anciens, le tisserand en toile opérait comme opèrent encore les ouvriers en toile de nos provinces, avec un métier composé de trois ensubles, d'un rôt ou peigne, où l'on fait passer les fils de la chaîne, à travers lesquels on lance la navette. Les statuts des tisserands furent confirmés par Henri IV en juin 1608, et par Louis XIII en mai 1640. Les tisserands y sont appelés maîtres tisserands en toile, canevas et linge, et il fallait quatre ans d'apprentissage à Paris pour devenir maître. Une particularité du métier était que le maître de plus de cinquante ans pouvait avoir trois apprentis. Au-dessous de cet âge, on n'en tolérait que deux.

(à suivre...)

Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 13 février 2008 20:35



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Que tissait-on?

Principalement la laine, le chanvre et le lin. (également la soie, l?introduction du coton sera tardive)

La laine, avant le tissage, nécessitait tout un travail de préparation (voir pages précédentes , tonte des moutons, cardage, filage..)

Le lin
Le lin cultivé (Linum usitatissimum) est une plante annuelle de la famille des Linaceae.



À maturité le lin est arraché, et non pas fauché, et couché dans le champ en andains. Commence alors la période de rouissage.
Le rouissage est la dissociation des parties fibreuses de la plante en éliminant la pectose qui soude les fibres (filasse) à la partie ligneuse sous l'action combinée du soleil et de la pluie. Traditionnellement en Belgique et en France le rouissage s'effectuait en rivière où l'on faisait tremper les bottes, donnant à l'eau une couleur rousse occasionnée par la décomposition bactérienne ou bien on pratiquait le rouissage sur champ où le lin est étendu sur le champ pendant plusieurs semaines.
L'étape suivante est le teillage. Le teillage est la séparation des fibres du bois de la plante. Le mot vient de tilleul, le teil, qui était aussi utilisé pour extraire des fibres.
Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les morceaux de bois récupérés sont appelés les « anas ». La fibre ainsi récupérée est séparée en fibre longue et en fibre courte (les « étoupes »).Les fibres sont étirées ,broyées nettoyées.
Après vient le peignage.
Le lin teillé et peigné peut alors être filé.
Le lin, autrefois, cultivé dans beaucoup de régions , après filage - à la quenouille ou au rouet - servait à la fabrication d?un robuste et inusable linge de corps, chemises, mouchoirs, toiles pour couvrir les bestiaux, sans oublier les draps de lit, ce linceul pour les vivants et les morts.
Les étoupes pouvaient être utilisées pour la fabrication de papier ou de ficelles.



Le chanvre
Le chanvre (Cannabis sativa L.), connu aussi sous le nom de cannabis, est une plante annuelle de la famille des Cannabaceae qui se divise en plusieurs sous espèces. Celle utilisé pour le chanvre est Cannabis sativa sativa.



La culture du chanvre a été très importante avec pour débouchés la papeterie et la marine à voile (voiles,cordages,filets de pêche).Elle a connu son apogée au milieu du 19ème siècle (176 000 ha cultivés en France).

Avant de pouvoir être tissé, le chanvre devait subir toute une préparation. Une fois récolté, il était roui, séjournant dans l?eau une dizaine de jours pour que les fibres se détachent. on fait rouir le chanvre ou le lin dans un routoir ou roussoir. Le terme rouir vient du francique rotjan, qui signifie pourrir.
Jusqu'au XXème siècle, pratiquement chaque ferme possédait son routoir appelé parfois "mare au chanvre". Près des forêts se trouvaient aussi des "mares aux poutres" dans lesquelles trempaient les troncs destinés aux charpentes et constructions.
Ensuite, on le broyait sous la « braie » et on le passait au seran qui séparait ce qui pourra être filé au rouet , de l'étoupe. Au XVIIIe siècle, ce travail préliminaire du chanvre était effectué par les agriculteurs qui trouvaient là une source de revenu supplémentaire. C'étaient avant tout les femmes qui filaient. Il faut différencier cette production familiale de l'activité des tisserands. Bon nombre d'entre eux recevaient le fil d'un marchand-lissier qui récupérait ensuite la toile de chanvre pour la vendre en France et à l'étranger, ramenant en échange épices ou produits divers.





Broyeuses de chanvre creusoises


Cordialement

Bonne nuit à tous

joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 08:16



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BONJOUR BENE,SYLVIE,
BONJOUR TOUT LE MONDE
BONNE FETE A TOUS LES AMOUREUX


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Anne Marie.P114
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 08:27


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Eh bé les pauvres bestioles Beurk ! Cela devait être quelque chose dans le village au niveau hurlement des chevaux, taureaux et autres !!! Heureusement que des progrès ont été fait.
En tous les cas merci pour les renseignements je ne m'étais pas vraiment penchée sur le métier ! Bonne journée !!
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 09:34



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Le Garde champêtre

Employé communal, il était présent dans chaque village et ses missions étaient aussi nombreuses que variées. Il faisait fonction d'appariteur, comme sur cette image, et annonçait "à la population" les événements à venir, la présence d'un marchand ambulant sur la place, les décisions de la municipalité, etc. Il avait aussi une activité de police municipale et traquait les braconniers ou les fauteurs de troubles dans le village. Il surveillait les propriétés agricoles et autres jardins potagers dans le but d'en éloigner les chapardeurs de salades ou de cerises. Souvent, il était aussi un peu croque-mort. Bref, l'homme à tout faire du village. Un bien brave homme, en général.



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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 09:44



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Bonjour Joelle,Sibie,Anne Marie

Bonjour à tous

Que les amoureux passent une bonne journée !

:bisou:

joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 11:17



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Le transport du bois par flottage et la radellerie


Avant la construction de la voie de chemin de fer Carcassonne-Quillan, le bois était transporté sur la rivière d'Aude, au moyen de radeaux : « carrasses » conduits par des professionnels : les « carrassiers ».

Un carras se composait d'une douzaine d?arbres, attachés ensemble par des liens de noisetier, de manière à former un radeau à deux étages superposés, sur lequel on fixait quatre ou cinq planches, pour en faciliter la man?uvre.



on dirigeait le radeau à l'aide d'un gouvernail placé à l'avant et formé d'un timon pénétrant dans deux fortes attaches de noisetier, auquel était fixé un treillis de jeunes pousses (de noisetier également) appelé « verdola », d'une longueur de 3 à 4 mètres et de forme triangulaire.

La conduite du carras demandait une connaissance approfondie du cours de la rivière et une expérience de la man?uvre qui ne s'acquerrait qu'avec la pratique. L'Aude est une rivière torrentielle qui tantôt présente des rapides (raveches) tantôt des plages (remolhs). Il s'agissait donc de profiter des uns et d'éviter les autres, ou de les franchir sans trop de peine. En été, il fallait surtout se méfier des endroits de la rivière où l'eau était peu profonde (magres). L'outillage qui servait à la manoeuvre consistait surtout en un harpon de fer fixé au bout d'une perche : « l?arpa ».

Un carras ne descendait jamais seul. Ils étaient parfois 8 ou 10, 12 ou 15 et formaient un véritable train flottant. Les radeaux conduits par des novices se mettaient au centre. Il arrivait parfois que ceux-ci s'enlisent dans un banc de sable et de gravier. Celui qui venait derrière essayait de le dépanner d'un coup de boutoir.

S'il n'y réussissait pas, on se mettait alors à plusieurs pour le pousser avec les harpons, jusqu'à ce que le radeau ait retrouvé l'eau courante. Si le même radeau, s'enlisait trop souvent, les anciens conducteurs disaient à son conducteur : « Ton paire menabo carosses suls gravasses, tu los menarios pas en plena mar. »

Quand les radeaux étaient arrivés à destination, les carrassiers remontaient à pied à Quillan où d'autres carras les attendaient.

Une difficulté particulière pour le carrassier était le passage des chaussées (païcheras). Bien qu'il y eût une glissière aménagée à cet effet (passa-lis) il fallait que le carrassier, très habilement, et avec une grande rapidité de manoeuvre, au moment où le carras piquait de l'avant, se portât aussitôt à l'arrière pour revenir à l'avant dès que l'arrière plongeait à son tour dans l'eau. Sans cette double man?uvre, le conducteur aurait été projeté à la rivière.

La terreur des carrassiers était la crue : « l?aigat ». Si, par malheur, une crue les surprenait en cours de route, ils amarraient le convoi aussitôt. Mais souvent, les liens de noisetier se rompant sous la violence des eaux, les radeaux se disloquaient et les arbres, emportés loin de leur destination, étaient perdus pour leurs propriétaires.

Les carrassiers étaient réputés pour leur bon appétit. Sans doute parce qu'ils vivaient toujours sur l'eau. Ils s'arrêtaient souvent à Rouffiac d'Aude pour manger et passer la nuit. Il y a en effet, près de Rouffiac, un endroit où la rivière à un cours rectiligne et pas trop rapide où il était facile d'amarrer et fixer les radeaux. Ils descendaient pour prendre le repas du soir dans une hôtellerie qui existait encore il n'y a pas très longtemps. En hiver, la maîtresse de maison leur servait souvent du millas et, comme les carrassiers attablés autour du plat, le découpaient sans observer la symétrie, elle leur disait parfois : « Copatz lo comé cal ! » (coupez le comme il faut), « l'enjolharem, l'enjolharem » (nous le laisserons en bon ordre) répondaient-ils, et, en effet, à la fin de la soirée, il n'en restait plus...

Le dernier carras est passé à Roufflac vers 1900. Ce mode de transport du bois a été remplacé par la charrette à boeufs, ensuite par le chemin de fer et, enfin, par les camions. Peut-être le manque de carburants va-t-il faire revenir les carras si primitifs mais si pittoresques.

Voici ce qu'écrivait le Docteur Buzairies qui proposait aux baigneurs de Ginoles les Bains la distraction suivante : « Pendant l'été, la rivière d'Aude charrie bien souvent dans ses flots des convois de sapins ; les curieux s'empressent alors de prendre place sur le pont vieux et de suivre de l'oeil le mouvement désordonné des madriers, leurs chutes du haut des digues et les efforts des harponneurs pour pousser vers le port ces produits des forêts voisines. »

D'après le professeur A. BOURREL : « Le commerce des bois était particulièrement florissant. Les sapins abattus dans la Haute-Vallée, descendaient l'Aude au gré du courant ». C'était le flottage dit « à pièces perdues ». Arrivés à Quillan on liait les arbres pour en former des radeaux que les radeliers conduisaient vers Espéraza, vers Carcassonne et vers le Narbonnais. Pour le passage des radeaux et des grumes, tous les barrages sur la rivière étaient pourvus d'une sorte de porte, appelée en patois : « lé passo-lis ».

Les radeliers Quillanais avaient établi leur port près de l'embouchure du ruisseau de la Jonquière (derrière l'immeuble actuel des Ponts et Chaussées, près du Pont Neuf). Là, sur la plage, s'amarraient les grumes et s'empilaient des bois de construction provenant des scieries. Cette industrie des bois flottants, autrefois si prospère, disparut complètement vers 1870.




extrait de patrimoine Quillan.com

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Michel.L2227
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 13:06


Inscrit le: 11/12/2007
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merci joelle
pour ces renseignements
bonne journée
Michel
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 15:37



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sirene68
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 16:01



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Messages: 9
bonjour

j'aimerai savoir comment vous vous y prenez pour trouver les metiers de vos ancetres car si je trouve des actes aucun metiers n'y est inscrit

merci de me renseigner

sirene68
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 16:20



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bonjour SIRENE 68
Les métiers sont souvent notés sur les actes plus particulièrement les actes de mariage ou de décès, parfois sur les actes de naissance la profession du père et des parrains est notée.
Mais cela dépend aussi de l'époque car sur les actes très anciens transcrits par le clergé il n'y a pas grands renseignements.
Voilà il n'y a pas de secret.
Bonne journee et à bientôt de te lire pour une recherche qui sait?
Amicalement

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 18:26



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Mauricette.G27
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 19:11



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bonsoir,

merci benedicte pour votre savoir !

je fais un petit journal pour mon petit fils ,il m aide pour la généalogie les metiers lui plaisse::::
il a 12 ans il est comme moi tout l interesse

amicalement
mauricette
.
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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 20:46



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bonsoir tout le monde
bisous Bene a demain

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 22:07



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Bonne nuit à tous

A demain Joelle.
:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 08:02



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BONJOUR BENE
BONJOUR TOUT LE MONDE
DERNIERE LIGNE DROITE AVANT LE WEEK END
PROFITONS EN IL FAIT BEAU (pas chaud mais beau)
a+

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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 08:28


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Bonne journée à toute la file
amities
Michel
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 08:52



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BONJOUR SYLVIE

LE MENAGER n'est pas l'équivalent de ménagère
LE MENAGER est un agriculteur petit propriétaire

POUR LE COCHER on va te faire un petit topo
bisous

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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 09:00


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Bonjour, bonne St Valentin en retard mais c'est aussi la fête des gens qui s'aiment d'amitié alors BONNE FETE !!
En allant sur le site Gendep23 donné par Stéphanie, j'ai trouvé des choses extraordinaires et un métier
Colon ??? je n'en ai pas dans ma lignée mais ce mot de colon revient souvent. Ma cousine Irène en Creuse qui est un puits de sciences Creusois et qui sait énormément de choses sur la Creuse (forcément) a calé !!!!!!!!
elle ne sait pas. Est ce que colon veut dire métayer ???
Je vous souhaite une bonne journée sous le soleil très glagla mais soleil tout de même et ça commence à râler car il ne pleut pas !!
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 09:10



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COCHES ET COCHERS


Un coche est un véhicule attelé hippomobile fermé. De là découle le nom de son conducteur, le cocher, qui s'est maintenu pour tous les types de voitures hippomobiles bien après la disparition du coche lui-même. Il servait au transport de personnes, principalement sous forme de transport en commun (sa capacité était de 6 à 8 places). Il servait aussi bien en ville que pour les longs trajets.

Il existait, bien avant le coche, des véhicules de même type. En Grande-Bretagne, aux XIVe et XVe siècles, circulait une sorte de chariot nommé whirlicote. Le coche apparaît vers le XVIe siècle. Le terme provient du nom de la ville de Kotsi ou Kotschi en Hongrie. Il entre dans la langue française en 1545.




Technique

Coche de la ville de Kotschi (interprétation d'une gravure de 1568)Sa structure comprend une caisse en osier avec une armature en bois.



Si les premiers ne sont probablement pas suspendus, la plus ancienne représentation connue d'un coche montre une caisse maintenue par des barres de fer partant de l'extérieur des moyeux des roues, le seul amortissement étant l'élasticité relative du fer. Ensuite, la caisse est suspendue par des chaînes ou des sangles de cuir à des bras fixés aux essieux, ces derniers étant reliés entre eux par une poutre centrale. Les quatre roues sont de taille identique et le train avant, d'abord fixe, peut ultérieurement pivoter mais offre peu de possibilités de braquage.
Le coche est tracté par deux à six chevaux en attelage, le cocher étant assis à l'avant de la voiture, sur un strapontin ou un banc surélevé. Le freinage est assuré par un coin que le cocher peut plaquer contre une des roues avant à l'aide d'un levier qu'il commande du pied, puis une chaîne qui enraye le mouvement des roues. Ce mode de freinage n'est cependant pas très fiable, et la sécurité de ce moyen de transport n'est pas très élevée. La caisse ne dispose pas de portière, mais les passagers sont protégés des intempéries par un toit (souvent en dôme) habituellement soutenu par des colonnes. Par la suite, la caisse est fermée afin de protéger les passagers des intempéries, par des peaux de vache, puis des panneaux de cuir. on ferme les parties avant et arrière par des panneaux de bois. on dispose des banquettes en vis-à-vis le long des parois latérales.


Selon les usages et les propriétaires, le coche pouvait recevoir des décorations et des aménagements d'une grande richesse. Les coches de voyage étaient relativement spartiates.

Le coche reste la voiture de transport de passagers en usage jusqu'au XIXe siècle, mais de nombreux types plus spécialisés se créent et évoluent. Le carrosse est la voiture plutôt réservée au particulier, et souvent d'apparat. Le coche de diligence, conçu pour être plus rapide, consacre le terme de diligence qui va devenir, jusqu'au XIXe siècle, la référence en matière de transport de personnes, avant d'être détrônée par le chemin de fer. Le mot coche est resté longtemps dans le vocabulaire courant, même après que ce type de véhicule a disparu.


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 15 février 2008 09:24



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POUR ANNE MARIE


le colon est un agriculteur metayer qui exploite sa terre selon le mode de COLONAT PARITAIRE

C'est un mode d'exploitation proche du métayage mais le colon loue une terre à un propriétaire en lui donnant en guise de bail une partie de sa récolte (une fois celle-ci terminée) à hauteur d'un quart en général.





"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 10:01



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Bonjour à tous

Bonjour Joelle Sibie,Anne Marie...et toutes les lève-tôt....
Et puisqu'on est parti sur les cochers voici le

Cocher d'eau




Sur la Loire, les voyageurs circulent en "cabanes", en fait il faudrait dire "toues cabanées" mais l'usage courant a étendu le nom de l'abri en bois dont celles-ci sont munies au bateau tout entier.
Ce bateau, de dimensions plus modestes que le chaland, peut transporter de six à vingt personnes environ.
Sur tous les grands ports, les voyageurs le trouvent à leur disposition, avec les bateliers qui louent leurs services.Le système est souple;la convention entre le voyageur et le batelier se passe verbalement, le départ peut être immédiat
Les prix sont libres, la concurrence est vive.Le marchandage est de règle et il faut jouer ferme.
Les trajet en cabanes se pratiquent majoritairement "à la baisse";là les avantages-confort relatif,rapidité,prix réputé bas-les font préférer à la route.Avantages qui disparaissent à la remontée. Les voyages à cheval ou en carrosse semblent alors plus adéquats.
(
Françoise de Person.Les bateliers de la Loire)


:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 15 février 2008 10:15



Inscrit le: 11/02/2006
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Et puisque j'ai commencé avec les bateliers et que c'est un métier qui me tient à coeur car j'ai toute une lignée d'ancêtres qui l'ont exercé, voici:

Batelier,Marinier,Gabarier,Voiturier par eau.

Le batelier ou marinier est une personne dont le métier est de conduire un bateau fluvial, naviguant sur le réseau des voies navigables intérieures (lacs, canaux et rivières). le mot "batelier" est plutôt employé dans le sud de la France. Le nord et le centre emploient plutôt le terme de "marinier". Le marinier, patron ou matelot de gabare, est un gabarier.
La batellerie est une très ancienne profession apparue avec la navigation sur les rivières, autant dire à l'aube de l'humanité et du commerce ; elle a évolué notablement avec l'apparition des canaux qui a amené les familles entières à s'installer à bord du bateau.


dessin de Jean luc Hiettre

Batellerie de la Loire

Un édit de Louis XIV l'atteste : "La rivière de Loire étant le plus grand fleuve et le plus important du Royaume fait la majeure partie du commerce de la France."
Cette affirmation royale montre bien l'importance vitale de la Loire dans l'économie du pays. Il est aujourd'hui difficile d'imaginer l'activité engendrée par le fleuve.
Jusqu'à l'arrivée du chemin de fer au milieu du siècle dernier, qui la supplanta très vite, la Loire fut une voie fluviale majeure mettant en communication la Méditerranée avec l'océan, les villes de l?amont avec Paris et le cours de la Seine.
Pendant plusieurs siècles, il a existé une véritable Marine de Loire.



Si la Loire possède un atout essentiel pour naviguer-elle se remonte facilement à la voile, car le cours de la rivière est dans l?axe des vents dominants-sa navigation n?en présente pas moins des difficultés :
- de nombreux bancs de sable
- une multitude d?îles boisées qui déventent les bateaux et les forcent à des détours
- régime irrégulier qui va d?un extrème à l?autre: de la grande crue qui soudaine et furieuse arrache tout à son passage à l?étiage qui assèche ses bras jusqu?à les réduire à de minces filets se perdant au milieu des sables.
L'inconstance de la rivière n'est pas seule en question. La Loire n'a pas pour unique fonction d'être une voie de communication, elle répond à une multitude de besoins essentiels á la vie; les navigants vont se trouver en rivalité avec les meuniers qui cherchent à tout prix à profiter du courant (moulins bateaux, moulins suspendus). Les bateliers doivent également s?arrêter à de nombreux péages et payer des droits.
La loire nécessite de nombreux travaux d?aménagement: balisage, désensablement, entretien des chemins pour haler, enlèvement de tous les obstacles suceptibles d?entraver la marche des bateaux.C?est la fameuse Communauté des Marchands Fréquentant la Rivière de Loire et fleuves descendants en icelle qui, depuis le XIVème, en assure la réalisation.


H.J. Van Blarenberghe Panorama de Blois (1798) Musée de Blois





Pour désigner leur outil de travail, c'est le terme très général de «bateau» qu? emploient les bateliers. Les plus grands bateaux atteignent 30 mètres, la moyenne se situant dans les 25 mètres. Leur largeur n'est que de 3 à 4 mètres pour pouvoir circuler facilement dans le chenal. Leur contenance est d'environ 50 tonnes. les termes de «chaland» ou de «gabarre» désignent le méme type de bateau,en bois de chêne-celui de «grande toue», de «toue bátarde», ou encore celui de «sapine», embarcation de construction plus légère.
Les modes de propulsion de ces bateaux démontrent le même exemple d'adaptation au fleuve. Ils utilisent le vent et le courant, énergies offertes par la nature.



Une gabare
(à suivre..)



Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 15 février 2008 10:23



Inscrit le: 11/02/2006
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A la «baisse», le courant fournit la force motrice. Pour garder la direction, il faut être expert dans l'art de manier les bâtons de marine. (Cette technique s'appelle le «bournayage») elle demande beaucoup de métier.
La "navigation à la descente", de Roanne, Digoin et Cosne vers Orléans et Nantes, puis Paris par le canal de Briare vers le Loing et la Seine, assurait surtout le transport de bois, de charbons, grains, vins, produits manufacturés (les ancres de marine de Cosne ou les poteries de la Puisaye). Les chalands "à la descente" ou "avalants" étaient construits en sapin à St Rambard d'où leur nom de "sapines" ou "Saint Rambertes".


Marine de Jacques Poirier

Pour la navigation "à la remonte", les chalands ou gabares construits en chêne avec mât, voile et grand gouvernail appelé la piautre, faisaient plusieurs allers et retours au long du fleuve, attelés en train du plus gros en tête, "la mère", au plus petit, pour ne pas se déventer. C'était une navigation de solidarité. on naviguait à la voile de Nantes à Orléans,
on transportait des marchandises de toutes sortes, et parmi elles, des denrées périssables telles que le vin, le poisson, le blé, les huîtres qu'il fallait acheminer le plus vite possible. Il y avait aussi d'autres produits qu'il n'était pas question de laisser tomber à l'eau, comme le sel, le sucre, ou les pierres des châteaux de la Loire.


train de chalands

A l'amont d'Orléans, le vent n'étant plus portant, on remontait au halage, humain le plus souvent.



Les bateliers nomment leurs déplacements : «voyages». L'imprévu y tient une grande place. Leur déroulement n'est pas linéaire et parler de durées moyennes parait illusoire. Le batelier qui «se loue pour un voyage», n'est pas embauché pour un nombre de jours fixe mais le temps nécessaire á la réalisation du transport précis.
Sur la Loire, la durée est incertaine. A la voile comme au bâton, des records peuvent être battus.

A la descente, selon l'état du fleuve, on mettait en moyenne 3 à 6 jours pour aller de Roanne à Briare. Orléans-Nantes nécessitait 8 à 15 jours. A la remontée, les temps étaient au moins multipliés par deux.

Le voiturier par eau
Les marchands voituriers par eau, sans jamais complètement abandonner la conduite des bateaux, recherchent le fret, négocient aves les marchands, organisent la rotation des bateaux, embauchent les hommes nécessaires etc.... Leur matériel de navigation est un véritable capital. Ne pouvant assumer toutes les tâches et diriger toutes leurs équipes, ils déléguent leurs pouvoirs à des «facteurs».
Les «facteurs» sont leurs hommes de confiance qui font les choses à leur place et en leur nom. Ils sont chargés de commander 1'équipe,de payer les hommes, de recevoir le prix des voitures à 1'arrivée, de tcnir les comptes etc...Ils peuvent être choisis parmi les membres de la famillc, ou être recrutés en tant que salariés.
Il existe donc une échelle hiérarchique. Au sein des équipes, la tête et les bras sont deux fonctions distinctes. La tête, c'est le marchand voiturier secondé de ses «facteurs?, les bras, ce sont les conducteurs et les serviteurs. Que ce soit la voile, le bâton de marine ou la corde à haler, toutes ces manoeuvres demandent une constitution physique exceptionnelle. Le métier est dur. Les accidents sont nombreux, notamment les noyades.
En conclusion, les mariniers étaient des hommes (ou des femmes) généralement pauvres, ne sachant ni lire, ni écrire, et rarement nager. Réputés voleurs, brutaux, sans parole, et grossiers, ils faisaient en réalité un métier difficile, où l'imprévu tenait une grande place, et où la concurrence était rude.
(Sources: Françoise de Person dans son livre "Bateliers sur la Loire").



:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 15 février 2008 11:47



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hop

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 13:44



Inscrit le: 11/02/2006
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