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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Filae.com
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 17 juin 2010 14:58



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Bonjour Serge, bonjour Bénédicte, bonjour Jean, bonjour Christophe.:bisou:

Pour ceux, qui comme moi ne comprenne pas un traite mot de ce qui est écritcarton , voici la traduction (merci Google) super Book :

Avant de commencer
Il faut d'abord noter que Voyage aux régions d'or ne devrait pas être prise à la légère.
Toute personne exposant de Californie va quitter le luxe de la vie civilisée derrière. lits de plumes, voitures Hamson, et la porcelaine fine ne sont pas à attendre dans les terres sauvages de l'ouest. Mais alors, la route à la richesse est rarement facile. on espère que ce guide servira à limiter les dangers et les difficultés que connaissent le long du chemin et de mener ainsi le prospecteur aussi doucement que possible de son pot d'or. Dans cet esprit, nous commencerons par un portrait d'un voyageur bien préparé ...

équilibre de la balance, pour la pondération de votre fortune.
Pelle (ne pas lésiner sur la qualité ) .
Couteaux (non recommandé pour les utiliser contre les grizzlis)
Pots & Pans (ceux qui ne savent pas encore comment faire cuire apprendrez vite)
Pioche, pour briser les roches et le dos
Pistolet (ne pas l'utiliser contre vous Circonstances mineurs collègues, à moins que l'un d'eux essaye de voler votre demande)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 17 juin 2010 23:02



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Bonsoir Jean Marc

La traduction automatique a encore des progrès à faire.....

Tiens, un métier non vu.....

Traducteur

Celui qui traduit d'une langue dans une autre.



L’antique malédiction de Babel est, encore aujourd'hui, l’une des plus irritantes contraintes qui affectent la communication humaine. Dans le temps comme dans l'espace, en effet, nul ne va jamais très loin sans se heurter à l'obstacle d'une langue qui lui est peu familière ou tout à fait inconnue. Même les plus polyglottes doivent le reconnaitre: la traduction, sous quelque forme que ce soit, est le seul moyen qui nous permette de franchir commodément nos frontières linguistiques. Il nous faut donc remercier de leurs services ces « changeurs de mots » que sont les traducteurs.

Dans la longue épopée de l'invention des formes d'écriture, il n'est pas toujours facile de déterminer avec précision le rôle joué par les traducteurs. Néanmoins, certains noms nous sont connus, qui ont contribué à donner une mémoire à certains peuples :
Wulfila, inventeur de l'alphabet gothique (IVème siècle, Bulgarie), Mesrop Machtots, inventeur des alphabets arménien, albanien et géorgien (Vème siècle, Arménie), Cyrille, inventeur de l'alphabet glagolitique (IXème siècle, Moravie), et le pasteur James Evans, inventeur du système d'écriture syllabique cri (XIXème siècle, Canada.

En transposant certaines grandes œuvres d'une culture à une autre, ils ont aussi contribué à façonner la langue elle-même. Comme l’a écrit d'Alembert (1717-1783) dans ses «Observations sur l'art de traduire», «des traductions bien faites [sont) le moyen le plus sûr et le plus prompt d'enrichir les langues».
En Angleterre les influences extérieures ont enrichi le parler local et ont fait naître le désir d'une langue typiquement anglaise. En France, les effets conjugués de l'affirmation nationale et de la forte influence de certains rois ont favorisé l’importation et la traduction de grandes œuvres étrangères, souvent dans le but avoué de renforcer l'idiome national et d'en étendre l’usage. En Suède, l'émergence d'une langue écrite vernaculaire a coïncidé avec la christianisation du pays. En Allemagne, c'est aussi la traduction des Écritures qui a donné naissance à 1'allemand standard. Il faut mentionner, bien entendu, l'apport incontournable de Martin Luther, principal artisan, non seulement de la Réforme, mais aussi de la langue littéraire allemande.

La traduction n'apparait jamais comme un phénomène isolé. Elle s'intègre dans un projet nationaliste, idéologique ou religieux d'envergure, bénéficiant généralement de l’appui des souverains, de la clase aristocratique ou des institutions en place. Lorsque les traducteurs peuvent compter sur des commanditaires influents et un contexte historique favorable, ils disposent alors de «munitions» pour faire reconnaître la légitimité de leur travail et laisser leur empreinte sur la langue et la culture de leur pays.

Les traducteurs ont participé à la diffusion des connaissances, à l'évolution des langues, de la vie intellectuelle et des sociétés. Ils ont aussi été propagateurs de religions, rédacteurs de dictionnaires et témoins privilégiés de l’histoire



Cicéron, ce grand orateur romain, s'est autorisé à inventer de nouveaux mots latins à partir du vocabulaire philosophique grec. Il a, pour ainsi dire, réussi à « faire sauter les cadres vermoulus de sa langue » et ses traductions ont marqué leur époque.

De nos jours, il nous parait impossible d'envisager qu'un texte jugé intéressant et essentiel puisse rester « enfermé » dans sa langue d'origine, qu'il ne puisse pas être transposé dans une autre langue et ne pas être connu par des lecteurs qui ne parlent pas la langue dans laquelle il a été écrit. C'est pour cette raison que la traduction a pris et prend de plus en plus d'importance, et ceci dans tous les domaines, aussi bien en ce qui concerne la littérature, l'industrie que les sciences naturelles et humaines.

Mais il faut dire que depuis l'antiquité, la façon de traduire a évolué : du « mot à mot » en passant par les « belles infidèles » du XVIIIème siècle, du courant littéraliste jusqu'au « courant de la traduction-récréation (On récrée l’ensemble en conservant le sens et la rime du texte original ainsi que les images) ».
Pour ne mentionner que les « belles infidèles », c'est par ce terme connu que l'on désigne une façon de traduire où les traducteurs, dans un souci de préserver une belle langue, modifiaient et adaptaient leurs traductions en embellissant par exemple des passages jugés trop crus ou en explicitant des passages qui ne l'étaient pas dans l'original.

Aujourd'hui, la fidélité et la liberté en traduction restent des aspects très discutés et controversés aussi bien parmi les traducteurs que dans la littérature spécialisée.

Ces deux aspects sont cependant d'une moindre importance pour la traduction technique où la fidélité reste primordiale. Comment imaginer un traducteur prendre des « largesses » pour un cahier des charges ou des manuels d’utilisation….



:bisou:









Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 18 juin 2010 09:13



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Bonjour à tous

Bonne vacances Jean.
Que le beau temps t'accompagne.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 18 juin 2010 14:43



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Un petit métier

Marchand(e) d'asperges








:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 18 juin 2010 18:01



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Bonjour Bénédicte, bonjour Jean, bonjoure Serge, bonjour Christophe...:bisou:

Bonne vances Jean. Revenez-nous vite en pleine forme!Cool

Bravo Bénédicte, ça, c'est un sujet traité (enfin comme d'hab')super bravo

christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 19 juin 2010 07:26



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bonjour à tous

et bonnes vacances Jean

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 19 juin 2010 12:21



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Bonjour à tous

Encore un petit métier...




Bonne journée.

:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: samedi 19 juin 2010 17:45



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marchand de pommes frites.... une fois!!!!!

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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: dimanche 20 juin 2010 10:43



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Bonjour Christophe, bonjour Bénédicte, bonjour Serge...:bisou:

Aujourd'hui, c'est la fête des pères, alors, une bonne fête à tous les papas!Thumb Up

Demain, c'est l'été; en espérant que le temps soit plus radieux qu'aujourdhui...quoi

Bon dimanche.Cool
christ.L12
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Envoyé le: dimanche 20 juin 2010 10:56



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bonjour à tous,merci Jean Marc,bonne fête aussi

ici en Vendée c'est l'été j'ai du soleil,je viens de nettoyer le fond de ma piscine

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christ.L12
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Envoyé le: dimanche 20 juin 2010 10:59



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un métier pas très vieux je pense

Piscinier ou Pisciniste


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Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juin 2010 12:07



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Bonjour à tous

Marchand de moulinets





Bon dimanche

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juin 2010 09:25



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Bonjour à tous

Le piscinier ou pisciniste est l'artisan de la réalisation d'une piscine professionnelle. Il la met également en service et en assure la maintenance.



Malgré la racine latine piscis (poisson), le terme piscine adopte aujourd'hui le sens de bassin pour activités humaines (mais seulement depuis 1865). Préalablement la piscina est le vivier, le bassin pour élever les poissons. Les bassins utilisés pour la natation apparaissent dès l’antiquité créés par les Grecs et développés par les romains « le natatio », l'ancêtre donc de notre piscine traditionnelle.


Villa romaine avec piscine.

Ensuite, la piscine ou bassin, au cours des siècles et suivant les pays, est d’abord considérée comme un réceptacle d’eau lié à l’hygiène corporelle.
Les baignades naturelles publiques possèdent une longue histoire. Il n'y a aucun doute que les Romains promouvaient les baignades publiques dans tous les pays qu'ils occupaient aussi bien que dans leur propre patrie. Leur technologie et leurs qualifications dans le bâtiment étaient en avance sur les civilisations de l'époque et ce, jusqu'au 19ème siècle. Leurs qualifications ont permis de créer des endroits de baignade pour des milliers de personnes, dans les villas, villes, dans toutes les terres qu'ils ont occupés. Se baigner en privé ou en communautaire, était aussi essentiel dans leur vie quotidienne pour les romains que de manger et de dormir.

Contrairement aux idées reçues, la pratique du bain est courante au moyen-âge : les villageois et les pauvres se baignent nus à la rivière, tandis que les citadins se rendent aux « étuves ». Toutes les villes d'Europe possèdent des bains publics : Paris en compte 26 à la fin du XIIIème siècle.


Mais jusqu'au XVIIIe siècle, aucune distinction n'existe entre bains collectifs et piscines, entre hygiène et sport. La notion de natation n'apparaît en effet qu'en 1785, lorsque Barthélemy Turquin ouvre sa première école sur un bassin flottant sur la Seine, près du pont de la Tournelle à Paris (5e).



Beaucoup de villes traversées par une rivière ou un fleuve, voyaient s’organiser la baignade durant les périodes chaudes. Par exemple à Lyon elle se pratiquait pour l'essentiel en amont et en aval du Pont Morand,sur le Rhône, avant la construction des quais. Elle est plusieurs fois réglementée En particulier il est rappelé qu'il est interdit de se baigner sans caleçon... on installe (en 1837) me boite de "service aux noyés", place Louis XVI (place Maréchal Lyautey) comportant un appareil de réanimation rudimentaire et surtout, en été, un garde disposant d'une barque. En1842, on implante une école de natation sur le même lieu. La fréquentation est surtout populaire et entièrement masculine".



Les hommes vont dans l'eau à partir des berges de sable et de cailloux, les grèves, et nagent jusqu'aux bancs de sable nombreux dans le lit du fleuve. Sous le Second Empire, la bourgeoisie offusquée par le spectacle des baigneurs qui ne portent pas toujours de caleçon, organise un système de bains payants dans des bateaux piscines fermés aux regards et divisés en deux parties une pour les hommes, l'autre dédiée aux femmes.


Bateau piscine.

Le plus grand et le plus beau de ces bateaux piscines est amarré juste à l'aval de la passerelle du Collège. Petit palace flottant, il dispose d'eau chaude et du personnel adéquat de caméristes et de valets de chambre pour aider à l’habillage et au déshabillage.

.En 1884, la première piscine couverte parisienne est construite par la Société Française de Gymnastique Nautique rue du Château-Landon (10e). La piscine Rouvet (19e), ouverte cinq ans plus tard, rassemble dans le même lieu piscine et bains-douches.

En 1907 à Angers, le Racing-Club organise la première traversée de la ville à la nage (brasse ou marinière). La natation devient une compétition. De nouvelles nages modernes comme le crawl apparaissent mais rares sont les piscines pour les pratiquer.

Les années florissantes d'après guerre 1920- 1930 donnent le jour à une vingtaine de piscines. En 1922, la France ne possède que 20 piscines contre 1360 pour l'Allemagne et 800 pour l'Angleterre. En 1924, La Butte-aux-Cailles (Paris 13º) est le premier établissement de piscine moderne de la capitale qui sépare l'hygiène et la natation.


Piscine de la Butte-aux-Cailles.

Un certain nombre de villes entreprennent la construction de piscines modernes. C'est surtout à partir des années 60 que de nouvelles piscines modernes apparaissent avec de nouvelles techniques de traitement de l'eau et respectant les rythmes des différents publics. Puis les années 70 voient l'essor des piscines individuelles d'abord aux Etats-Unis puis en Europe.


Piscine Auteuil Molitor vers 1930.


Bonne journée.


:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 21 juin 2010 16:36



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Bonjour Bénédicte, bonjour Christophe...:bisou:

Désolé Christophe, je n'ai pas la chance d'être papa...Sad Ma femme a fait une fausse couche il y a plusieurs années et c'est pas à nos âge que l'on va devenir parents.reflechis En admettant que ça se fasse, l'enfant naitrait l'an prochain; j'aurais 46 ans et ma femme 7 de plus. Et dans 20 ans, il nous présenterait comment, comme ses parents ou ses grands parents? Question etrange Pour ce qui est de l'adoption, c'est pas vraiment mon truc, mais je félicite ceux qui le font.bravo

Bénédicte, tu as parlé de la piscine de la Butte aux Cailles située 2 place Paul Verlaine à Paris 13ème. Savais-tu qu'elle est alimentée par le cours d'eau la Bièvre ?ouioui
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 21 juin 2010 17:00



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Bonjour Jean Marc

Pour la Piscine de la Butte-aux-Cailles, es-tu sûr?

Moi j'avais trouvé ceci:

Dès 1866, un puits artésien d'eau chaude est découvert dans ce quartier, justifiant la construction d'un établissement de bains-douches en 1909 puis d'une piscine.
La piscine de la Butte-aux-Cailles utilise de l'eau chaude du puits artésien à 28°C.

( http://www2.archi.fr/DOCOMOMO-FR/fiche-sport-butteauxcailles.htm )

Petite anecdote sur la natation....



1844 Une compétition de natation est organisée à Londres. Des indiens d'Amérique participent à cette compétition. Les nageurs anglais nagent la Brasse, mais les "indigènes" nagent une sorte de crawl utilisée par des peuples d'Amérique, de l'Afrique de l'Ouest et de certaines îles du Pacifique, depuis plusieurs générations, mais inconnue des britanniques. Le crawl étant plus rapide que la brasse, les "américains" devancent facilement les britanniques. "Flying Gull" remporte la course de 130 pieds en 30 secondes et la seconde place revient à un autre "américain" nommé "Tobacco". Leur technique de nage est décrite comme un mouvement des bras ressemblant à "un moulin à vent" et un battement des jambes de haut en bas ("thrashed the water violently with their arms, like sails of a windmill, and beat downward with their feet, blowing with force and forming grotesque antics"). Cette nage, comparée à la brasse et à ses mouvements sous-marins paraît désordonnée et donc peu "civilisée" ("totally un-European"),"aux gentlemen britanniques. Ces derniers continueront donc à préférer la brasse jusqu'en 1873.


( http://www.staps.uhp-nancy.fr/foad_natation/index.htm )

:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: lundi 21 juin 2010 20:20



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bonne soirée

Jean Marc ,désolé de mettre trompé ,j'espère que vous avez des neveux et nièces autour de vous à gâter



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Serge.S273
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Envoyé le: lundi 21 juin 2010 22:37



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Bonsoir.

Un forgeron écossais du dix-septième siècle.

Vous connaissez ma prédilection pour les vieilles gravures. Non seulement les belles estampes que l’on peut parfois, avec un peu de chance, se procurer à un prix raisonnable, mais encore les reproductions qui illustrent de vieilles revues.

on contestera parfois leur beauté ; le papier jauni, défraîchi, plissé, déchiré parfois ne les met guère en valeur ; le plus souvent le texte du verso transparaît et oblitère l’image. Qu’importe ! Car un texte accompagne souvent l’image. L’auteur, parfois anonyme, possède indubitablement une solide connaissance de l’art de la gravure ; il connaît les dessinateurs et graveurs, anciens ou contemporains de son époque ; il connaît les mœurs des personnages illustrés ; il connaît souvent le fait ou l’histoire ou la légende à l’origine de l’œuvre. Alors il raconte…



"Ce que la boutique du mercier, le cabaret, la tabagie, le café, sont devenus plus tard, l’atelier du forgeron le fut au temps où forger le fer pour attaquer ou se défendre tenait le premier rang parmi les industries. La forge s’ouvrait, jour et nuit, au cavalier dont le cheval avait besoin d’un fer, au fantassin dont la cotte de mailles perdait un anneau. Son rouge éclat appelait, du milieu des ténèbres, le voyageur attardé ; et le passant venait écouter les récits de guet-apens et d’escarmouches, en se réchauffant devant l’ardente fournaise. Aujourd’hui même, en Angleterre et en Écosse, la forge est dit-on, dans les campagnes, un rendez-vous habituel. Les habitants du village et les paysans des environs viennent y chercher des nouvelles, et assurément celle qu’un tailleur accourt annoncer au forgeron dans la gravure ci-dessus, doit être des plus saisissantes."
"On croit que l’auteur du tableau reproduit dans notre gravure, Wright, connu par plusieurs peintures historiques de petite dimension fort habilement touchées, a voulu reproduire ici une scène qui se rapporte à la curieuse histoire de Donald du Marteau, l’un des terribles héros des chroniques d’Écosse au dix-septième siècle. Cet honnête forgeron, si ébahi, serait son père nourricier, entendant raconter un de ses hauts faits."

Le texte continue avec l’histoire de cet Écossais, Donald du Marteau…

(Le Forgeron. Histoire de Donald du Marteau. in : Magasin Pittoresque. Tome XXX, n°27, juillet 1862. pp.209/211.)

Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 21 juin 2010 22:40



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La gravure, précédant de longue date la photographie, présente un tableau de Joseph Wright, peut-être le moins connu parmi ceux qu’il produisit illustrant une forge. Admirons la culture littéraire de l’auteur de cet article, vraisemblablement sa connaissance de l’œuvre de Walter Scott qui le précéda dans cette relation, et qui sut ainsi replacer la scène représentée dans son contexte historique.

Amitié.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 22 juin 2010 10:16



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Bonjour à tous

Merci Serge pour cette jolie gravure du forgeron et son commentaire....

Marchand de jouets



Le marchand de jouets - David Henry Friston fin XIXe


L'origine des jouets est préhistorique : des poupées représentant des enfants, des animaux et des soldats, ainsi que les représentations des outils utilisés par les adultes sont faciles à trouver sur les sites archéologiques.

Les premiers jouets ont été fabriqués à partir de matériaux trouvés dans la nature, comme des roches, des bâtons, et de l'argile. Il y a des milliers d'années, les enfants égyptiens jouaient avec des poupées qui avaient des perruques et des membres mobiles en pierre, en céramique ou en bois. Dans la Grèce antique et la Rome antique, les enfants jouaient avec des poupées de cire ou de terre cuite, des bâtons, des arcs et flèches, et des yo-yos.

Dans la plupart des foyers, surtout les plus modestes, les jouets étaient fabriqués par la famille ; les hommes taillaient dans le bois petits chars et autres jouets en bois, les femmes assemblaient des chiffons pour créer des poupées….les enfants eux-mêmes faisaient preuve d’imagination pour créer leurs propres jouets.



Mais déjà au 5e siècle avant J.-C, le commerce des jouets existait : les coroplastes vendaient dans leurs ateliers les objets en terre cuite qu'ils modelaient.
Pendant le Moyen Âge, on en laissa le monopole à peu près exclusif aux tabletiers du Limousin, aux rustiques sculpteurs du Jura…
Des petites flûtes de buis, des sifflets, des billes, des billards, longs bâtons propres à jouer au mail, voilà à peu près tout ce que produisait alors l'industrie parisienne, dans un genre de travail qui la montre plus féconde et plus habile chaque année. Ce qui va surprendre, c'est que le privilège de fabriquer tous ces petits objets avait été donné aux vanniers, corporation d'artisans qu'on ne s'attendait pas, certes, à rencontrer en pareille affaire. Nous connaissons des lettres royales datées du 24 juin 1467, en vertu desquels ce privilège se trouve bien et dûment établi.
Au XVIe siècle, le joujou mécanique s'exportait de Nuremberg plus que de toute autre ville, pour s'en aller de là émerveiller grands et petits enfants dans tout le reste de l'Europe.



La vitrine du magasin de jouets. Timoléon Marie Lobrichon (1831-1914)


Au bord des parcs et jardins parisiens, les marchands de jouets proposaient aux enfants émerveillés: ballons, cordes à sauter, jeux de volants, cerceaux etc...Et bien sûr un assortiment de friandises.



Le cerceau est un jeu d'enfants qui se pratique avec un cercle de bois ou de métal que l'ont fait rouler en le poussant à l'aide d'une petite baguette longue de 20 à 25 centimètres. .
Les enfants du monde entier ont joué avec des cerceaux. Le cerceau a été inventé il y a 3000 ans en Egypte : ce jouet était fabriqué à partir de saule, de rotin, de vigne ou d'herbes solides et les enfants le faisaient tourner au sol.

Ce jeu dans l'antiquité connaît un grand succès
Chez les Grecs il est représenté sur un grand nombre de monuments, notamment sur les vases peints, parmi les attributs des éphèbes et des divinités juvéniles telles qu'Eros ou Ganymède. Mais on le recommandait aussi aux hommes faits, qui avaient besoin d'entretenir ou de restaurer leurs forces physiques par l'exercice, et les médecins de l'antiquité ont indiqué dans quelles conditions il pouvait leur procurer une distraction hygiénique ; le cerceau devait avoir sa place parmi les instruments rassemblés dans les gymnases. on le trouve mentionné dans les œuvres des poètes latins, Cicéron, Ovide, Properce, Martial, puis Strabon, Dion Chrysotome et Sextus Empiricus



Ganymède, avec un cerceau. Céramique à figure rouge. Vers 500/490 av. J.C. - Musée du Louvre.


Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le jeu de cerceau était très pratiqué par les jeunes garçons et petites filles. Il avait l'avantage d'être extrêmement économique
on pouvait jouer au cerceau avec des cercles de tonneau ou on fabriquait des cerceaux formés de plusieurs lames de bois clouées ensemble.




on peut jouer seul. on joue alors au « Càcou ».
A plusieurs, on joue « à la course » ou « à la petite guerre »:
• « à la course » : Tous les joueurs se placent sur une même ligne. Au signal donné, ils démarrent ensemble. Le premier arrivé au but fixé est le gagnant. on peut corser la difficulté en dessinant sur le sol un circuit avec obstacles.




• « à la petite guerre » : Une ligne détermine chaque but. Les joueurs se divisent en deux camps qui se placent en regard l'un de l'autre à une distance de 400 mètres. Au signal donné, ils lancent leurs cerceaux à la rencontre les uns des autres. La difficulté consiste à éviter les cerceaux du camp opposé et à parvenir à l'autre but. Tout cerceau renversé par la rencontre d'un autre cerceau est hors jeu mais il est défendu de renverser soi-même et volontairement un cerceau.


Bonne journée.

:bisou:


Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 22 juin 2010 14:33



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Bonjour.

La gravure du Forgeron, d’après un tableau de Wright fut réalisée dans un atelier tel qu’il en exista au XIXe siècle afin de produire les nombreuses illustrations des périodiques de l ‘époque.

De nombreux graveurs contribuèrent à ces travaux jusqu’à l’intrusion dans l’édition de la photographie, reproduite par héliogravure. Certains de ces professionnels furent de véritables artistes, héritiers des maîtres du passé. D’autres ne furent que de modestes copistes.

Ces précautions pour vous annoncer que je ne connais pas le graveur Worms qui signa l’illustration précitée. Je souhaite cependant éviter la confusion avec un maître graveur, Antoine Woensam de Worms, lequel vécut au XVIe siècle, ce qui le rendit naturellement incapable de graver une œuvre de Wright, peintre du XVIIe siècle.

J’ai procédé à cette petite vérification dans :

Passavant (J.D.). Le peintre graveur. Tome 4. Rudolf Weigel, Leipsic, 1853. pp. 149-153.

Il s’agit d’une étude présentant plusieurs bibliographies de graveurs dont l’intérêt, à mes yeux, est d’avoir eut la possibilité de l’importer des fonds numérisés de la B.N.

Amitié.
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 14:45



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Bonjour Serge, bonjour Bénédicte, bonjour Christophe.:bisou:

Christophe, c'est pas graveLaughing ; comme tu l'as deviné j'ai quelques 18 neuveux et nièces à gâter!Laughing Razz

Bénédicte, je suis en cours de vérification de mes dires aupé"s d'une collèguequi connaitune partie de l'histoire du 13ème ardt de Paris.Book
Dés que j'ai une réponse infirmant ou confiramnt mes écrits, j'en fait part. A plus. Wink
christ.L12
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 16:56



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bonjour,


c'est la mi-temps ,mais cela ne changera pas d'ici 45 mn

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Paul-Louis.M1
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 20:45


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bonjour à tous,
dans ma lointaine enfance, une jante de roue de vélo faisait un cerceau très acceptable ...
Amlt, Paul-Louis
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 21:18



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Bonsoir Paul Louis


Toronto 1922.

Il me semble que les cerceaux de ces enfants sont des jantes de roues de vélo.....

Amicalement

Serge.S273
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 21:48



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Bonsoir.

Furetant dans les catalogues de bibliothèques désormais consultables en ligne, je découvre dans la Bibliothèque Municipale de Lyon l’ouvrage suivant :

Schopper (Hartmann), Feyerabent (Sigmund). De Omnibus illiberalibus sive mechanicis artibus... jam inde de ab exordio nascentis mundi usque ad nostram aetatem adinventis... succinctus liber, auctore Hartmanno Schoppero,... Ep. nunc. S. Feyrabend Oswaldo ab Eck. Francofurti ad Moenum : apud G. Corvinum ; impensis S. C. Feyerabent, 1574. 148 f.

Bien entendu, il faut aller à Lyon, cet ouvrage n’étant pas encore numérisé et mis en ligne.
Pas découragé, je farfouille dans ma bibliothèque, estimant qu’un journaliste du temps passé, du XIXe siècle plus précisément, aurait pu s’intéresser à un tel ouvrage et le commenter pour amuser des lecteurs privés de télévision, les pauvres. Mais c’est leur époque qui voulait cela ; il n’avaient qu’à naître plus tard…

Et, mes amis, ce soir j’« autosatisfactionne » à outrance, car après m’être usé les doigts à tourner les pages de plusieurs tables des matières des volumes que je n’ai pas encore enregistrés, voici ce que je trouve :

Les arts et métiers au seizième siècle. in : Magasin Pittoresque. Tome IV, n°26, juin 1836. pp.203/205.

Dans le Mille, aurait dit le pic de Jean Mineur : une description de l’ouvrage cité !

Les journaux de cette époque recèlent bien des trésors. Quel plaisir, alors que ce matin le « Parisien » ne m’offrait, pour tout potage destiné à accompagner mon café au lait matinal, qu’une mauvaise diatribe, en plus des précédentes, sur la déculottée des Bleus… Ce dont je me tamponne allègrement et superbement le coquillard avec une pince à langouste, comme dirait je ne sais plus qui. Un Breton, vraisemblablement, la langouste n’étant pas un produit naturel, ni de l’Ukraine, ni des Vosges. Mais, dire que demain matin, j’en aurai certainement encore quatre ou cinq pages.

Bon, je bavarde, je bavarde, mais le soir quel plaisir de parler pour dire n’importe quoi…

Allez, voici les quatre figures commentées illustrant ce premier article, car il y en a un second que je rechercherai. Il s’agit de gravures reproduisant des bois, perdus évidemment, de l’ouvrage cité.

Serge.S273
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 21:50



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L’apothicaire.



Serge.S273
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 21:51



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L’arracheur de dents.



on en parle souvent de ce brave homme !



Serge.S273
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 21:52



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Le barbier.



Serge.S273
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Envoyé le: mardi 22 juin 2010 21:52



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Le tailleur.



Et bonne nuit…
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 07:01



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bonjour

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Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 10:17



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Bonjour.

La suite des quelques extraits, dénichés dans le Magasin Pittoresque, des Arts et Métiers au seizième siècle.

in : Magasin Pittoresque. Tome IV, n°32, Août 1836. pp.252/254.

on notera l’importance du métier de musicien à une époque où l’éventail des distractions était bien plus restreint qu’aujourd’hui.



Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 10:19



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L’armurier.



Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 10:20



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Le peintre sur verre.



Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 10:22



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Les joueurs de harpe et de lyre.





Les joueurs de flûte et de clairon.



Amitié.
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 11:12



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Bonjour à tous

bravo Serge, tu as des trésors dans ta bibliothèque!

Moi je continue avec les jeux et jouets d'autrefois.Après le cerceau.....

La Toupie

Jouet qu’on fait tourner sur la pointe en lui imprimant un mouvement de rotation au moyen des doigts, d’une ficelle déroulée vivement ou d’un ressort .Ce jouet est destiné à tourner sur lui-même le plus longtemps possible, en équilibre sur sa pointe.




Inventée dans la Haute Antiquité, la toupie symbolise l’axe du monde sur lequel tourne le globe terrestre. Son mouvement rotatif évoque aussi l’équilibre dans un univers en mouvement.


Elle est déjà représentée sur des vases datant du 5ème siècle avant JC. Les toupies pouvaient être en buis, en terre ou en bronze.




Les toupies existaient en Chine depuis plus de 4000 ans. Ce jeu populaire Chinois s'est étendu en Corée, au Japon et dans d'autres pays avant le 10ème siècle.

Elle fut d'abord confondue avec le sabot (Sorte de toupie de forme conique en bas et cylindrique en haut, que font pirouetter les enfants en la frappant avec un fouet ou une lanière), et n'apparait sous son nom qu'à partir du XIVe siècle.


B. Madone au tricot de Maître Bertram de Minden (fin XIVème).
on y voit, l'enfant Jésus couché dans l'herbe lisant un livre, à ses côtés un sabot accompagné d'un fouet.



Alors que le sabot tourne sous l'effet d'impulsions successives, la toupie est animée d'un mouvement unique. Ce mouvement est donné par les doigts, ou encore grâce à une corde enroulée autour de la toupie, et dont on retient une extrémité dans la main; la corde se déroule et fait tourner la toupie.

Plusieurs jeux en découlent. on peut jouer seul ou organiser des concours. Dans ce dernier cas, il pourra s'agir, soit d'une compétition de durée ou de distance parcourue, soit d'une "rencontre", dans laquelle la toupie devra frapper celles des concurrents, et par exemple les projeter en dehors d'un cercle tracé sur le sol et continuer elle-même à tourner. En fin le jeu de "massacre", qui se rapproche de la « toupie des Indes » où le but est de faire tomber le maximum de quilles.

on distingue plusieurs sortes de toupies, qui portent généralement des noms de pays. La « toupie espagnole » ou « trompo » est une toupie à ficelle. La "toupie d'Allemagne", de forme circulaire, est creuse, et produit, en tournant, une vibration sonore. De même, la "toupie parisienne", faite de métal creux, émet une note de musique.





Toupie espagnole (trompo)

En Angleterre au XIVe siècle, chaque village possède une toupie géante qui sert uniquement à des courses, lors du Mardi gras.

Toupies spéciales

Le toton est une espèce de dé à quatre faces, qui est percé d'une cheville, et qu'on fait tourner sur cette cheville ; les quatre faces sont marquées des lettres A, D, R, T : A, initiale du latin accipe, prends, fait prendre un jeton ; D, initiale de da, donne, fait mettre un jeton ; R, initiale de rien, indique qu'on n'a rien à mettre ni à prendre ; T, initiale du latin totum, tout, indique que le joueur prend tout l'enjeu.


"L'Enfant au toton" par Jean-Baptiste Chardin.


Le jeu a perduré pendant le Moyen Age, sous le nom de pirouette. Puis, à la Renaissance, il a pris sa forme définitive. Les initiales inscrites sur ses faces correspondent aux mots italiens : P (Pigliar = "prendre"), N (Niente = "rien"), F (Fuori, "dehors") ; J (du latin focus, jeu).
Actuellement c’est un dé monté sur pivot


Toton

Une toupie tippe-top (ce terme tiré de l'anglais est un pléonasme puisque a top est l'abréviation courante pour a spinning top, signifiant « une toupie ») est une sorte de toupie dont le corps est une sphère tronquée partiellement évidée terminée par un manche court. La particularité de cette toupie est de se retourner pendant sa rotation. En effet, après que l'on a lancé la toupie en la tenant par son manche, celui-ci s'incline progressivement jusqu'à se retrouver sous le corps sphérique devenant ainsi le seul point de contact de la toupie avec le support.
En ralentissant, la toupie perd de sa stabilité et roule sur le côté comme une toupie classique.


Toupie tippe top


Un sevivon (hébreu) ou dreydel (yiddish ): est une toupie à 4 faces avec laquelle il est de coutume de jouer au cours de la fête juive de Hanoucca.
Cette toupie présente 4 facettes marquées chacune d’une lettre hébraïque
Pour jouer : il faut d’abord choisir la mise (généralement des bonbons, ou des pièces en chocolat appelées Hanoucca Gelt = argent de Hanoucca en yiddish). Chacun joue à tour de rôle. Selon si la toupie tombe sur une lettre ou autre , cela signifie:
- un tour pour rien,
- le joueur ajoute une friandise au « pot »,
-on gagne la moitié du « pot »,
- le joueur rafle la mise et chacun remet un dans le pot
.Ceci est l’une des règles du jeu, il en existe plusieurs variantes




Toupie Celte

Un objet aussi ancien et étonnant ne pouvait se contenter d’avoir un seul nom… La « toupie celte » ou « pierre celtique » est connue aussi sous le nom d’étymologie grecque « anagyre » (ana-gyre = unique – rotation).

C’est en anglais que ses appellations sont les plus diverses : « rattleback », « rattlerock », « celt » ,« celtic stone», « wobblestone », « rebellious stone » etc.
Cette toupie a la particularité incroyable de ne tourner que dans un sens. C’est une toupie « têtue ». Lorsqu’on la lance dans son « sens naturel », la toupie va tourner normalement puis finir par s’immobiliser après quelques tours.
Par contre, si on la lance dans son « sens contraire » la toupie va rapidement osciller, arrêter de tourner puis repartir dans l’autre sens. L’effet de surprise est garanti !
Son origine n’est pas connue de façon précise. Elle nous renvoie aux origines du monde puisqu’il s’agit d’observer un phénomène de physique.



Des anagyres auraient été retrouvés au siècle dernier par des archéologues en Europe du nord et aussi en Égypte. L’origine grecque du nom anagyre suggère d’ailleurs que cet objet ait été connu de plusieurs civilisations du bassin méditerranéen.
(Sources : entre autres Wikipédia)


Bonne journée.


:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 16:12



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Bonjour Bénédicte, bonjour Serge, bonjour Christophe.:bisou:

Quand j'étais gamin, je jouais à la toupie, mais aussi au bilboquet.Smile Et je le miniais bien!fou Maintenant, il me faudrais de l'entrainement pour réussir mes exploits du temps passé...Rolling Eyes
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 16:25



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LE Bilboquet

Le bilboquet est un jeu d’adresse composé d’une tige souvent en bois reliée par une cordelette à une boule percée d’un ou de plusieurs trous d’un diamètre ajusté à la tige. Son nom français vient de Bil le Bocquet qui désigne la pointe d’un javelot. Il est présent dans de nombreuses cultures et époques sous différents noms et son origine est très ancienne.

Le jeu consiste par un mouvement d’adresse, en utilisant une seule main, à lancer en l’air la boule de façon qu’elle retombe sur la tige qui s’enfile seule dans le trou. Accessoirement, l’objet qui peut être décoré, en bois précieux ou ivoire, est aussi un bibelot de vitrine. on peut également y trouver une connotation sexuelle.

Historique

Le kendama japonais.L’origine du jeu de bilboquet est assez obscure. Certaines sources disent qu’il serait apparu pour la première fois en France, à la fin du XVIe siècle mais les vêtements des plus anciennes gravures montrant des joueurs de bilboquet sont du XVIIe siècle.

Le mot a une étymologie contestée. Inventé en France, au XVIe siècle, on fait mention du mot bille boucquet, boucquet venant de bouquer (« encorner », comme le fait un bouc). on dit qu’il serait apparu pour la première fois en français, en 1534, l’année de la première venue de Jacques Cartier au Canada, et qu’il aurait été formé des mots « bille » (« petite boule », 1164, ou encore « bâtonnet », 1176) et « bouquet » (diminutif de « bouque », 1203, ou « boule ») mais on retrouve déjà, dans Chaucer (c.1340-1400) le mot bilbo, sorte de tiges servant à immobiliser les pieds de prisonniers, et Cervantès (1547-1616) affirme de son côté que les bilbos, épées à pointe et à boule, fabriquées à Bilbao (en Pays basque), auraient existé dès le XIe siècle.

Le roi de France Henri III lança la mode du bilboquet durant son règne (1574-1589). Il aimait beaucoup y jouer durant ses promenades entouré de ses mignons. C’est grâce à lui que le jeu du bilboquet est devenu à la mode.

De plus audacieux auteurs font remonter l’invention du pique-balle aux époques carthaginoises, romaines ou même crétoises et de récentes fouilles effectuées dans la presqu’île du Yucatán ont mis au jour un traité mayan datant de la période classique (250-950 après J.-C.) sur un jeu semblable à la première forme du pique-balle mais où les « balles » auraient été des crânes humains.

Le bilboquet japonais ou kendama : cette version de bilboquet contient trois « coupes » et un « pic ». C’est la version actuellement utilisée en compétition et le jeu est beaucoup plus difficile. Après avoir envoyé la balle sur le pic, on se doit de l’attraper dans chacune des coupes qui ont des diamètres différents.
Le bilboquet mexicain ou balero : ce jeu constitue une tradition culturelle très ancienne au Mexique. La boule ressemble plutôt à un tonnelet ou à un cylindre. Le principe est le même que le bilboquet français.
Le bilboquet colombien ou « coca » : Récemment mis à la mode, ce jeu est similaire au bilboquet français sauf que la boule est de forme cylindrique. La matière employée est le plastique.
Le bilboquet indien : dans ce bilboquet à forme originale, la boule est remplacée par un anneau, mais le principe reste le même.
Les esquimaux canadiens fabriquaient les bilboquets en os des animaux qu’ils avaient capturés.

Ils donnaient un pouvoir magique au jeu : ils croyaient que le jeu accélérait le retour du soleil. Les Indiens faisaient des paris importants avec le bilboquet, ils pariaient des kayaks, des esclaves et même des femmes !
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 23 juin 2010 18:27



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Bonsoir Jean Marc

J'ajoute quelques illustrations à ton article sur le...

Bilboquet




Kendama



Henri III


Deux baleros





Coca


Bilboquet inuit.


Bilboquet 1810


Bilboquet moderne




:bisou:





christ.L12
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Envoyé le: jeudi 24 juin 2010 05:59



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bonjour,

Monsieur et Madame Boquet ont un fils ????



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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 24 juin 2010 10:11



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Bonjour à tous

Aujourd'hui le.....

Yo-yo

Le yo-yo est un jouet composé de deux hémisphères réunis par un axe autour duquel s'enroule une ficelle.
Le jeu consiste à attacher l'extrémité de la ficelle à son doigt, à lancer le yo-yo et à le ramener dans un mouvement de va-et-vient continu.
Ce jouet fascinant permet aussi de réaliser d'autres figures plus complexes, à condition de posséder une certaine virtuosité technique.


Le yo-yo est sans doute le jouet le plus ancien du monde après la toupie, car on en trouve des représentations sur des vases de la Grèce antique et des peintures chinoises du Vème siècle avant Jésus-Christ.



Garçon jouant au yo-yo, kylix attique, v. 440 av. J.-C., Antikensammlung Berlin

L’origine exacte de cet objet est inconnue Certains documents historiques indiquent que les chasseurs du 16ème siècle aux Philippines utilisaient des pierres attachés à une longue corde qu'ils jetaient sur les animaux sauvages tout en étant perchés dans des arbres. Ceci a donné naissance à une idée répandue que cette pratique a été le véritable précurseur du yo-yo. Ceci est cependant considéré comme une théorie pleine d'imagination qui n'a aucun fondement. Il est cependant plus probable que le yoyo soit arrivé de la Chine. Il se serait étendu à la Grèce, mais aussi aux Philippines, où le yo-yo est connu pour avoir été un jouet populaire pour les enfants pendant une longue période de temps

Le yo-yo a été introduit en Europe à la fin du XVIIIème siècle.
Connu par les Britanniques sous le nom de bandalore, ce jeu a été apporté en France par les émigrés de la Révolution.



Portrait de Louis XVII attribué à Elisabeth Vigée Lebrun, National Gallery



Il a alors été appelé émigrette ou joujou de Normandie.



1791. femme jouant avec un bandalore.




A l'époque napoléonienne, il fait partie des jeux à la mode qui sont pratiqués par les enfants de l'aristocratie.


Les yo-yos sont alors réalisés en verre, en cristal ou en bois précieux (ébène, acajou, merisier) et sont richement ornés d'ambre, de pierres précieuses et de corne.

Les premiers yo-yos modernes ont été fabriqués aux Etats-Unis par Donald Duncan, à la fin des années 1920.



Il dépose le nom de yo-yo en 1930 et relance la mode de ce jeu en le commercialisant à grande échelle.

C’est également à l’américain Donald Duncan que l’on doit la création des premières compétitions, en 1929.
Ces premiers championnats ont rencontré un énorme succès puisque plus de 100.000 personnes y ont participés aux Etats-Unis.




Bonne journée


:bisou:




Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 24 juin 2010 14:34



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Bonjour Bénédicte, bonjour Christophe, bonjour Serge.:bisou:

T'inquiètes pas Christophe, Mr et Mme Boquet n'ont eu qu'un garçon!Laughing Mr. Green

Bénédicte, je te parlais de la bièvre ces jours derniers, et notamant, qu'elle alimentait la piscine de la butte aux cailles.Embarassed
Que nenni,carton il n'y a qu'un puit artésien à proximité, mais la rivière pesse vraiemnt trés prs de cet piscine parisinenne. Avec toutes mes excuse pour avoir semer le doute...Embarassed
Pour ceux qui veulent en savoir d'avantage sur cette rivière :

http://19esiecle.suite101.fr/article.cfm/au-fil-de-la-bievre-la-riviere-ensevelie-de-paris

http://www.iau-idf.fr/nos-etudes/detail-dune-etude/etude/restauration-et-amenagement-de-la-bievre-dans-paris.html
A plus.Razz
Christophe.R258
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Envoyé le: jeudi 24 juin 2010 16:45


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coucou
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 25 juin 2010 09:40



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Bonjour à tous

Pas grave Jean Marc.....

Aujourd'hui....

Les Billes

La bille est une petite sphère pleine, de matière résistante, servant à des jeux d’enfants.






Le mot bille vient du terme francique bikkil.

Les Grecs anciens utilisaient déjà des osselets ou des olives, qu'ils nommaient tropa et qu'ils lançaient dans des trous.
Les Romains, eux, se servaient de noix, ou de noisettes, c'était le jeu de l'orca.


Romain - Billes en pierre dure - Ier-IVème siècle ap. J.-C.


Quant aux Égyptiens, ils se faisaient enterrer avec des billes : la plus ancienne aurait six mille ans.



Billes en pierre pour le jeu du serpent. Zaouiet el Maïetin (Egypte). Vers 3500-3100 av. J.C.Musée du Louvre,



Au Moyen-âge aussi on jouait, à la gobille en terre ; plus tard, elle est devenue bille en perdant son préfixe.


Messager devant un prince. G. HOUCKEGEEST FECIT. Première moitié du XVIIº. Musée du Louvre.


Détail


Billes en terre cuite.

Le XVIIIe siècle, siècle des Lumières et des Encyclopédistes, voit se développer un intérêt croissant pour les jeux et les jouets, ainsi qu’une nouvelle conception de l’éducation avec Rousseau. on assiste également aux balbutiements de la Révolution industrielle. Consécutivement à ces mutations, les billes s’arrondissent parfaitement. Les matériaux de fabrication, quant à eux, se multiplient ; tout d’abord en terre, la bille peut également être de verre, de pierre, d’agate, de marbre, etc.


Billes de porcelaine.

Les billes en porcelaine apparaissent en Bohème au XVIIe siècle, et en verre au XIXe siècle. Mais qu'elles soient taillées dans la pierre, puis soigneusement polies, qu'il s'agisse de délicates agates ou qu'elles possèdent les reflets mordorés de l'œil-de-chat, elles sont passées entre les doigts des écoliers du monde entier.




De tous temps, les moments les plus intenses pour les écoliers sont ceux vécus pendant les récréations. Liés aux saisons et à l’époque, les jeux scolaires ont, de tous temps, généré un monde à part truffé de rites, de traditions et de dénominations locales ou régionales. Ce monde du jeu trouvait son prolongement naturel jusque dans le trajet du retour à la maison. Les billes étaient le jeu préféré des garçons à l’école. Pour les moins fortunés, elles étaient le plus souvent en terre cuite (1 centime pièce à l’époque!). Au dessus on trouvait les billes de verre dans lesquelles on voyait de curieuses formes colorées. Ces billes en verre valaient, suivant leur taille et leur beauté, entre 10 et 50 billes en terre. Elles étaient réservées aux plus fortunés, mais un bon joueur était en mesure de gagner assez de billes en terre pour pouvoir faire des échanges ce qui mettait ce luxe à sa portée. Et puis il y avait les fameux ’boulaux’, ces billes en fer lourdes et redoutables sur le terrain... Heureux ces enfants dont le père travaillait au jour à la mine! Il pouvait ramener à son rejeton les billes qui garnissaient les gigantesques roulements des monstres mécaniques hors service du puits. Ces ’boulaux’ pouvaient se négocier, suivant leur taille et leur éclat, jusqu’à 100 billes en terre... Une véritable fortune! Mais une fois que l’on possédait un tel ’outil’ on avait la certitude d’être dans le peloton de tête lors des compétitions...



Quelques noms de billes : Loupe, pépite, gazole, dragon, terre, ciment, œil de chat, espace, galaxie, univers, œil de bœuf, hibou, malabar, dauphin, baleine, gorille, zèbre, acier, plomb, pendule, araignée, dalmatien, chinoise...

Les noms de billes par grosseur: Les micros billes. Les minis billes. Les billes. Les mini calots. Les calots. Les mini boulets. Les boulets. Les maxi boulets. Les mini mammouths. Les mammouths. Les maxi mammouths.




Les règles du jeu de billes n’ont guère varié, les deux jeux les plus courants étant, l’un d’amener sa bille dans un trou en tirant le moins de coups possibles tout en chassant la bille de l’adversaire, l’autre étant de placer des billes dans un triangle ou un carré et d’en chasser le plus grand nombre possible en les tirant à l’aide de sa propre bille. Il existe par ailleurs de nombreuses façons de jouer aux billes.

Le carré
on trace un carré dans lequel chaque joueur met un nombre égal de billes. C’est la mise de départ. Pour déterminer l’ordre des joueurs, en partant du carré, chaque joueur envoie un ’boulau’ ou une grosse bille en verre vers une ligne située à environ 3 mètres du carré. Celui qui s’en approchera le plus sera le premier joueur. Celui qui en est le plus éloigné sera le dernier à jouer. Le jeu consiste à faire sortir toutes les billes du carré. Celles qui seront sorties resteront propriété de celui qui les a sorties. Si la bille du joueur reste dans le carré, il doit remettre dans le carré toutes les billes gagnées auparavant et ne rejouera que lorsque son tour viendra.

Le pot.
Pour ce jeu il faut creuser un trou d’une quinzaine de cm. on trace à environ trois mètres une ligne qui servira de ligne de départ. Le premier joueur doit essayer d’envoyer sa bille dans le "pot" creusé. Le second joueur doit essayer, soit d’envoyer sa bille dans le pot, soit de pousser la bille qui n’y serait pas entrée dès le début du jeu, soit les deux à la fois: pousser la bille et mettre la sienne dans le pot. Celui qui met en premier sa bille dans le pot gagne celle de l’autre. Au cours du jeu on se déplace pour jouer les billes là où elles sont sur le terrain.



La poursuite
Se joue généralement à deux. Le premier joueur place une bille sur le sol. Le second essaye d’atteindre la bille avec une des siennes. S’il touche la bille il l’empoche. S’il ne touche pas la bille, il perd sa bille qui est récupérée par le premier joueur. C’est ensuite au deuxième joueur de placer une bille au sol. Il peut encore décider d’arrêter la partie.

La pyramide
Au lieu de mettre seulement une bille en jeu, le premier joueur met quatre billes en jeu en les plaçant sur le sol (trois dessous, une dessus). le second joueur, le tireur essaye d’atteindre la pyramide avec une de ses billes. S’il y arrive les 4 billes vont dans sa poche. S’il n’y arrive pas, il perd la bille qu’il vient de lancer. C’est alors à son tour de placer une pyramide au sol. Il peut encore décider d’arrêter la partie.
Dans chaque région de France, les protagonistes d’une partie de billes avaient leur vocabulaire local, leurs règles et leurs variantes.


La fabrication des billes en verre autrefois :



Dans un moule cylindrique métallique, on dispose des baguettes de verre très fines, de couleurs et de diamètres variés. Pour qu'elles tiennent en place sur le pourtour du cylindre, les baguettes sont plantées au fond du moule sur une fine couche de terre.
Le moule est chauffé légèrement. Pas trop, car il ne faut pas que les baguettes ramollissent et se mélangent.
Le maître verrier prend dans son four chauffé à 1200°C, de la pâte de verre à l'aide d'une longue canne. Il coule la paraison dans le cylindre : par la pression et la chaleur, les baguettes colorées collent à la pâte.
Le maître verrier retire vivement du moule la paraison avec ses rubans de couleurs, il l'enveloppe d'une fine couche de verre transparent.
Il fait tourner très vite sa canne sur une plaque de marbre, la masse de verre s'allonge comme un bâton de pâte à modeler : les fils de couleurs s'enroulent en spirale par le mouvement tournant.
Lorsque le diamètre du ruban de verre est égal à celui d'une bille, le maître verrier le coupe en petits morceaux réguliers à l'aide d'une pince.
Un autre artisan modèle alors chaque petit morceau sur le marbre, à l'aide d'une palette de bois, et naît une bille.

Bonne journée
:bisou:


Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 25 juin 2010 10:39



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Bonjour.

Je vous ai proposé dans un envoi précédent une gravure d’Henri Valentin représentant des bergers des Landes. Le sujet fut également traité par une équipe d’artistes qui signaient collectivement : Andrew, Best & Leloir.

Cette gravure fut publiée par le Magasin Pittoresque, volume XIV, n°47, novembre 1835, page 353.

Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 25 juin 2010 10:39



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Bergers des Landes.



À bientôt.
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 25 juin 2010 15:27



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 25 juin 2010 19:48



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Bonsoir christophe, bonsoir Serge, bonsoir Bénédicte.:bisou:


Serge, je n'aurais pas pu être berger des landes : je ne sais pas tenir debout sur les échasses !Sad

Au fait Christophe, comment va ton fils ?Nurse

Bonne soirée. Sleeping
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 26 juin 2010 10:15



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Bonjour à tous

Un dernier jouet et je clos ce chapitre...


Petits soldats de plomb



Ce sont des figurines
Une figurine, selon le dictionnaire Larousse est une "très petite statuette".

La figurine a toujours existé. En effet, déjà à l’époque Magdalénienne, 23000 ans avant notre ère, l’homme représente la femme, symbole de fécondité et les animaux, symboles de survie.
Les figurines se retrouvent dans toutes les sépultures: Egyptiennes, Grecques, Etrusques, Chinoises ou encore Vikings. Les statuettes sont en pierre, en bois, en argile ou en os: les Vénus, déesses aux formes généreuses mais aussi les bisons, les chevaux, les élans, les lions...


L’enfant au soldat de plomb. Leconte. Vers 1840.

A travers les siècles, les petits soldats, jouets, objets d'art ou de collection, ont accompagné l'histoire du monde. on a retrouvé des soldats en bois peint ou en terre cuite dans les tombes des princes égyptiens; nos princes ont appris la stratégie avec des soldats de bronze ou d’argent, parfois d'or; l'Aiglon lui-même a eu sa collection de soldats d'argent. Des figurines plus modestes ont accompagné les jeux des enfants du peuple, en bois, en carton découpé ou en étain.


Louis Napoléon Bonaparte, fils de Napoléon III et un de ses soldats de plomb, un grenadier.

Légionnaires romains, chevaliers, grenadiers, artilleurs…forment depuis des siècles des
armées miniatures et sont convoités par des générations d’enfants mais aussi et surtout par des collectionneurs aux âges plus avancés.




Ces figurines sont produites grâce à des moules. Elles sont de deux types principaux:

-Les plats d'étain, qui comme leur nom l'indique sont presque plats et en alliage à base d'étain. Ces figurines sont coulées dans des moules d’ardoise gravée.
La sensation de relief va être donnée par la peinture


Moulage d’un plat d’étain.

Pendant la seconde partie du XVIIIe siècle, c'est à Nuremberg et dans la ville voisine de Fürth que se développe la production de figurines en plomb, à laquelle on associe des noms aussi prestigieux que Hilpert, Ammon, Heinrichsen, Allgeyer et Lorenz. Cette nouvelle production bénéficie de la longue tradition de la fabrication plus élaborée d'objets en métal. Elle puise parallèlement dans un véritable réservoir de savoir-faire technique et intellectuel, en la personne des illustrateurs et graveurs locaux sur acier et cuivre, qui apportent leur assistance précieuse dans la conception et la gravure des figurines en plomb. En outre, vu le nombre considérable de gravures d'époque à disposition, les fabricants de figurines en plomb possèdent d'excellents matériaux de référence qui, une fois coulés dans le plomb, permettent une représentation en trois dimensions de la faune exotique, des personnages mythologiques de l'Antiquité, des personnalités historiques et des fiers chevaliers du Moyen-Age.


L’enfant aux soldats de plomb.Constant Le Breton.1938.

-Les rondes-bosses qui sont en volume et en alliage à base de plomb.

Les premières rondes-bosses furent créées à Paris à la fin de la Révolution.
Autrefois creuse (pour des questions de prix de revient, à une époque où la main d'œuvre coûtait peu par rapport au prix du métal), on les désignait sous le terme "plomb creux".

Nécessitant de nombreuses manipulations, ce type de figurine n'est plus fabriqué que par quelques artisans.

Actuellement, la production de figurine est de type "pleine", plus facile à produire industriellement

-Il existe aussi La figurine "Demi Rond de Bosse"

C'est une figurine intermédiaire entre le Plat d'Etain et la figurine Rond de Bosse

Le sujet présente un profil assez plat.

Ce type de figurine devient rare.


A côté des plats en étain et des rondes bosses en plomb les figurines sont actuellement aussi en plastique ou en résine synthétique.
Leur taille est standardisée selon la hauteur entre les talons et les yeux d'un piéton au garde-à-vous : 54 mm (échelle 1/30e environ), 70 mm, 90 mm, 110 mm, etc.
Elles sont commercialisées soit peintes, soit en pièces détachées à monter et à peindre.




Bonne journée.


:bisou:
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 26 juin 2010 20:01



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Messages: 937
Bonsoir la file !:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 26 juin 2010 21:38



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Bonsoir

Citation:
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juin 2010 15:54 Modifier | Supprimer | Répondre



Inscrit le: 19/09/2005
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oui Jean Marc le fiston va bien,et toi ,?



il va toujours bien depuis mon message du 16

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