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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 12 septembre 2008 12:08



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Désolée, pas le temps aujourd'hui, des amis e Nantes en vacances dans les pyrenées, passent me voir pour le week end. Beaucoup de chose à faire et à préparer.

on se retrouve lundi,je compte sur vous pour remonter la file.

Bisous à toutes et tous.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 13 septembre 2008 05:57



Inscrit le: 04/04/2008
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Merci Joelle pour le métier de Lascar.


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 14 septembre 2008 10:53



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Geraldine.T29
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 14 septembre 2008 17:17


Inscrit le: 19/03/2008
Messages: 50
Bonjour à la file,
J'ai regardé sur la liste des métiers déja recherché et je n'ai pas sur voir celui de mon ancêtre: Maître valet...
Si au cas ou j'ai loupé l'explication, merci de me dire sur qu'elle page elle se trouve.
BRAVO pour toutes vos recherches...
Cordialement

Géraldine and CO
31: TISSINIER-FINES-BORDES-BOUZIN-PAYRAS-THOULOUSE-FOURCASSIER - JEAN
32: SANS-DESLCAUX-BROUSTE-SEGUIN-LENFANT
09: FINES-SANS
47: TRABAREL-GAYRAL-LEYGUE
82: LEYGUE - BOYE
Region Parisienne: VIDRON-TILLIEN-LAMY-GALLEY
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 14 septembre 2008 18:39



Inscrit le: 10/04/2003
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Bonjour Gérarldine,

voici un article trouvé sur internet :



L'économie traditionnelle du Lauragais
La molasse se décompose en surface en donnant des sols très fertiles : les terreforts et les boulbènes, parmi les plus féconds du Midi de la France. Un climat plutôt favorable (650 mm de précipitations annuelles) et notamment des pluies d?orages en été, déterminent une économie céréalière : blés (ou encore le terme de froment), orge, avoine ; le maïs d?origine américaine apparaît au XVIe siècle. Il devient la base de l?alimentation humaine et animale, le millas pour les hommes, les grains pour les porcs et les volailles. Une très large place est réservée aux féculents : lentilles, ves-ces, fèves ; les haricots, d?origine américaine, sont une des bases de l?alimentation ; autre base : la pomme de terre, développée tardivement au XIXe siècle. La vigne est omniprésente en fournissant un vin de qualité médiocre mais fortement consommé. Autres plantes très intéressantes : les plairies artificielles, trèfle, sainfoin, luzerne, cultivés tardivement au XIXe siècle, fournissent directement un engrais par leurs racines et aussi une nourriture abondante aux bovins, donc plus de fumier épandu dans les champs. Chaque borde possède un troupeau de moutons (30-40 têtes) pour la laine et donc les vêtements. Une race est spécifique au Lauragais : la lauragaise. Une partie de la laine est commercialisée.
Les travaux sont effectués avec des boeufs gascons pour les labours. L?énergie humaine est le support pour les moissons à la faux, les sarclages du maïs avec la houe, la bêche pour le potager. Chaque borde vit en économie fermée, on consomme seulement les produits venant des champs voisins de l?habitation : le pain est "tiré" du blé, le millas du maïs, les fèves de "la favière". Un peu de blé excédentaire, souvent de la laine, de la volaille sont commercialisés, d?où l?importance des marchés de Revel, Castelnaudary, Bram ou Baziège et Nailloux (marchés aux grains et à la volaille).
Cette économie agricole lauragaise a connu des périodes de plus grande prospérité mais aussi de longues crises de mévente. La grande période de "l?âge d?or du froment" débute en 1681 par l?ouverture du canal du Midi (ou canal royal du Languedoc) : le blé lauragais est exporté vers Narbonne et Sète et au delà en Provence, et en Catalogne. La construction de ports sur le canal au XVIIIe siècle, entraîne un formidable essor de l?ensemble du Lauragais : le prix du blé s?accroît régulièrement pendant un siècle jusqu?en 1790. Le pays se couvre de châteaux, de "maisons de maître". Cette prospérité prend fin en 1820 lorsque apparaissent sur les marchés de Marseille et de Sète les blés venant d?Ukraine (Russie), par Odessa : leur prix très bas fait une concurrence victorieuse au blé lauragais. Une crise de mévente s?installe : elle durera jusqu?en 1937 !
Deuxième catastrophe : l?arrivée du chemin de fer en 1857, de Bordeaux à Narbonne et Sète. Les blés du Bassin Parisien (Beauce, Brie) arrivent à Toulouse à très bas prix et luttent victorieusement contre le blé lauragais qui s?enfonce dans une crise durable : les grands propriétaires vendent leurs domaines, maîtres-valets quittent le Lauragais, embrassant un exode rural qui les conduit vers le vignoble du bas Languedoc (Béziers), l?Algérie ou et surtout à Toulouse, Castelnaudary, Carcas-sonne, Pamiers.

Tableau d'ensemble de la société traditionnelle
Ce tableau permet d?avoir une vision globale de la société, puis nous reprendrons chaque catégorie sociale. La coupure fondamentale sépare "les propriétaires" des "non propriétaires" (voir tableau ci-dessous).

Propriétaires (bientenants) 1 - les grands propriétaires plus de 50 hectares, de 5 à 10 bordes, un régisseur, un château.
2 - les moyens propriétaires entre 18 et 50 hectares
3 - les propriétaires autonomes ou les ménagers 1 ou 2 bordes : 10-20 hectares
non-autonomes : 3 à 5 hectares
Les Sans Terre
(ou non possédants) 1 - les fermiers
2 - les métayers
3 - les maîtres-valets voir un contrat
4 - les brassiers, saisonniers, estivandiers, les valets de ferme, de labour, conducteurs


Dans les villages : très nombreux artisans, les meuniers, commerçants, négociants, maquignons.

Les grands propriétaires
Ils sont peu nombreux, 1 à 2 par commune. Au XVIIIe siècle, ils sont tous membres de la noblesse, détiennent le pouvoir politique et désignent les consuls chargés de lever les impôts ainsi que les membres du Conseil politique, sorte de conseil municipal. Ils résident dans leurs châteaux souvent imités de Versailles, toujours au XVIIIe siècle, grande période de construction. Le domaine est divisé en 5-6 bordes, parfois plus, où résident les métayers et les maîtres-valets ; certains se désintéressent de l?agriculture et habitent souvent à Castelnaudary ou à Toulouse où ils possèdent de magnifiques hôtels particuliers ; c?est un régisseur qui s?occupe du domaine. Cependant, parmi eux, au XIXe siècle, certains ont joué un rôle essentiel dans les progrès et les transformations de l?agriculture, ainsi De Villèle, Picot de la Pérouse, d?Hautpoul : ils introduisent de nouvelles variétés de blé, développent les prairies artificielles, enrichissent de moutons mérinos leurs troupeaux de lauragaises. Ils publient un journal remarquable : Le Journal des Propriétaires (vers 1820-1850). A Castelnaudary, des membres éminents de l?aristocratie locale, de Laurens-Castelet, de Mas-Latrie, Serres de Gauzy, de Rigaud, de Lordat, ont fondé en 1885 le Syndicat Agricole de Castelnaudary qui deviendra plus tard, la Coopérative Agricole du Lauragais. Il s?agit d?une oeuvre exceptionnelle, fer de lance de tous les progrès agricoles de l?agriculture du Lauragais de 1885 à 2007 (voir le livre de Jean Piat : "la terre, le vent, les hommes" - 1985). Ces grands propriétaires introduisirent le machinisme agricole dans nos collines : ce sont eux qui achètent les premières faucheuses, les premières batteuses, les moissonneuses-batteuses ; le premier corn-sheller (récolteuse à maïs) travaille sur le domaine de Roquefoulet à Montgeard-Nailloux, en 1949.


Sous le joug, une paire de garonnais. les b?ufs étaient très utilisées dans le Lauragais - dessin Paul Sibra

Les propriétaires moyens
Avec de 3 à 5 bordes environ ; une borde correspond à 10 hectares environ, ils résident généralement sur place, dans une maison de maître (avec toujours un étage) et utilisent comme main d?oeuvre des métayers et surtout des maîtres-valets. Ils n?ont pas les moyens financiers de suivre les grands propriétaires pour l?achat de machines ; avec la mévente du blé au XIXe siècle ils vendent rapidement leurs terres.

Les Ménagers
Ce sont de petits propriétaires qui travaillent de leurs bras, avec la famille : les femmes la-bourent, les garçons travaillent à 10-12 ans, les filles gardent les oies ou les moutons à 10-12 ans également ; ils possèdent 15-20 hectares, donc deux paires de labourage ; ils résident dans leur borde et sont aidés par un maître-valet et sa famille qui habite dans une partie de la même borde. Ils sont économiquement autonomes, vivent une économie fermée et vendent quelques excédents de blé aux négociants en grains des bourgs de Bram, de Castelnaudary, de Villefranche ou de Baziège, un peu de laine du troupeau, des volailles au marché hebdomadaire de Salles sur l?Hers, de Lanta ou de Caraman. Ils possèdent plusieurs paires de boeufs (3 ou 4 souvent, dont une paire de "braus" : jeunes) ; ils fréquentent assiduement les foires et "trafiquent" souvent sur les animaux. Ces ménagers se multiplient au XIXe et achètent les terres vendues par les grands propriétaires lorsque les domaines sont fragmentés, et non les domaines entiers qui ne trouvent pas preneur.
Ces ménagers jouent un rôle politique dans leur commune, à partir de 1880 : ils savent lire et écrire après les lois de Jules Ferry. Ils s?opposent aux grands propriétaires et sont "républicains" contre les royalistes, puis radicaux ; beaucoup sont maires dans leurs communes natales.

Les Sans-Terre ou Non Propriétaires, les Fermiers
Ils sont peu nombreux en Lauragais. Le preneur s?engageait à verser un fermage de 4 hectolitres de blé par hectare et par an (contrat devant notaire) ;
la durée du bail était de 3, 6 ou 9 ans ; l?année agricole commence le premier novembre, avec les semailles du blé. L?ensemble du matériel d?exploitation (charrues, charrettes, animaux) est entre les mains du fermier qui conduit les travaux en toute indépendance et s?engage seulement, à la fin du bail, à laisser les parcelles en bon état.

Les Métayers
Ils sont beaucoup plus nombreux : on les appelle, en occitan, les "miéjaires" car "ils sont à moitié", c?est à dire qu?ils partagent à moitié (50-50) les récoltes en grains ou le croît des animaux. Ils sont les acteurs d?une sorte d?association capital-travail : le propriétaire apporte la terre, les bâtiments d?exploitation, souvent du matériel (charrues) alors que le métayer arrive avec sa force de travail et celle de sa famille. Les garçons travaillent aux labours à l?âge de 12 ans, en guidant les boeufs, mais aussi le matériel, une charrue, des semences (très importantes pour le blé, car on sème très épais) - 150 kg à l?hectare. Le trait essentiel : le métayer, seul, organise les travaux à réaliser dans "l?ordre qu?il souhaite sans être soumis aux ordres permanents d?un propriétaire ou de son régisseur". Le partage des récoltes se fait, en principe, à moitié, notamment pour le blé, ce qui donne au métayer une quantité appréciable de grain qu?il commercialise. La condition du métayer est nettement supérieure à celle de maître-valet ; cependant le partage à mi-fruit n?est pas toujours intégralement respecté et la part du propriétaire est plus importante : un tiers contre deux tiers au maître du sol. Au XVIIIe siècle, lors de la belle époque du blé, le métayage recule au profit du maître-valetage.


A cette époque, les enfants participaient très tôt aux activités familiales. Ici, des enfants du côté de Lanta
Crédit photo : collection Labouche

Les maîtres-valets
Les propriétaires avaient un intérêt évident à utiliser des maîtres-valets comme de simples salariés en nature ; ils sont très nombreux aux XVIII et XIXe siècle, jusqu?en 1914. Souvent méprisés par les propriétaires, ou les métayers, ils vivent à plusieurs familles sur une seule borde où ils forment une "tribu" ; les mariages se font uniquement entre garçons et filles de maîtres-valets. Ce mépris peut conduire, dans certains villages de la région de Catelnaudary, à organiser à l?église une messe très tôt le matin, réservée aux maîtres-valets ; la messe, prestigieuse de 11 heures est "dite" pour les notables. Leur condition matérielle est très difficile : pour être plus précis voici un exemple des "conditions" réglant les rapports entre le propriétaire et le maître-valet.

Conditions avec mon maître-valet Soulié Raymond
"L?an 1853 et le 8 août, entre nous Tardieu Guillaume, propriétaire et instituteur à Caignac et Soulié Raymond maître-valet à la métairie de la Bouisse commune de Saint Michel de Lanès et dont la famille se compose de 3 personnes : Soulié Raymond, âgé de 35 ans, Marguerite Janine sa femme, âgée de 25 ans, Soulié Anne, leur fille, âgée de 1 an, a été convenu ce qui suit : à moi, Tardieu, je déclare avoir pris, en qualité de maître-valet pour la métairie de Bélair et pour l?exercice qui commencera le premier novembre prochain, le sieur Soulié Raymond, aux conditions suivantes :
1. je m?engage à lui payer, à titre de gages, dix hectolitres de maïs au mois de mars.
2. la somme de quinze francs, pour le bois de chauffage.
3. une quantité suffisante d?ajoncs et de buissons pour chauffage du four, ce bois ne devra en au-cune circonstance être détourné de sa destination.
4. 1 hectare 50 ares de terre à maïs travaillée à la bêche, suivi de deux sarclages, et même un troi-sième à l?époque de la cueillette sur la partie qui sera destinée à être ensemencée en blé ou en fourrages annuels, sur cette partie les tiges de maïs seront arrachées à la houe et soigneusement enlevées.
5. de la terre à haricots, celle qui pourra être fumée, elle devra être travaillée à la bêche ; de la terre pour ensemencer environ 50 litres de fèves et 4 ou 5 litres de pois ou d'autres légumes.
6. enfin de la terre à lin, celle qu'il jugera convenable, mais de manière qu'elle ne se trouve jamais sur l'assolement du blé.
7. le tout ci-dessus à moitié fruits.
8. je lui donne une paire de vaches à cheptel à moitié.
9. une paire de breaux et de génisses aux mêmes conditions pourvu toutefois qu'il y ait suffisamment de fourrage et qu'il y ait quelqu'un pour les garder en temps opportun.
10. deux cochons achetés avant l'hiver, s'il le désire, ou au mois d'avril, sur lesquels j'aurai le choix, à moins que par accident ou par maladie, il y ait une différence notable entre eux, auquel cas ils seront estimés. Je lui permets de les garder dans les trèfles et sainfoins jusqu' au 1 er avril, à moins que je ne lui donne plus long délai, ils ne pourront y rentrer qu'après la fenaison, sauf dans la partie qui sera réservée au regain ! en tout temps ils devront être muselés.
11. douze oies ou des canards achetés à la fin de mai, à moitié.
12. le droit d'élever six poules les années où le souleilha de la métairie sera en blé et dix, les autres années, sans partage ni rente. Enfin de la jeune volaille qu'il jugera convenable mais de manière qu'elle ne porte pas préjudice au bien.
13. pour travailler la vigne et pour faucher les fourrages, je lui donne deux litres de vin par jour et par homme. De son côté le sieur Soulié Raymond s'engage lui et sa femme à être à mon service toute l'année pour faire tous les travaux ordinaires et nécessaires à l'exploitation d'un bien de manière que se fasse en temps utile et en bon père de famille et comme il ne pourrait y suffire pendant l'été, il doit trouver un valet de labour depuis le premier mai jusqu'après les semailles du blé. Pour les travaux de l'été, il les fera de moitié avec l'estivandier. Pour faucher et la fenaison des fourrages de toutes espèces, il sera aidé par l'estivandier autant qu'il sera nécessaire. Sa femme s'oblige de faire laver et soigner la lessive, elle sera nourrie seulement pour la laver. Elle s'oblige aussi de nous charrier de l'eau, lorsque le puits est à sec."
Ce texte est intéressant car on y découvre la précision des conditions : le nombre de poules élevées, l'importance du maïs, le millas étant la base de l'alimentation du maître-valet; importance encore des oies, canards, cochon.


Pendant longtemps, la majeure partie de la population française a vécu du travail de la terre
Crédit photo : Agathe Coutemoine

Les brassiers - estivandiers - valets de labour - valets de ferme
Ils constituent l'échelon le plus bas de l'échelle sociale : simples salariés payés à la journée, en nature ; surtout ce sont des saisonniers qui n'ont pas de travail assuré durant toute l'année; ils sont uti-lisés pour les labours, la moisson, la fenaison, le sarclage du maïs. Prolétaires parmi les prolétaires, ils quittent massivement le Lauragais lorsque le chemin de fer le leur permet, de 1860 à 1914, puis encore de 1920 à 1939.

Jean ODOL

Bibliographie :
Jean Odol : "Le Lauragais" réédition 2005
Jean Piat : "La terre, le vent, les hommes" 1985
Francis Poudou : "Vilatges al païs" canton de Salles sur l'Hers 1997 -
(très complet - vocabulaire occitan)
Thèses de Roger Brunet, Jorré
Gabrielli : archives privées.


Couleur Lauragais n°98 - Décembre 2007/Janvier 2008



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 14 septembre 2008 22:05



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569
Bonsoir tout le monde,

Beaucoup de détails, très explicite, le texte nous donne de bonnes informations sur chaque métier décrit.Merci joelle


à demain, Khalida.

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 15 septembre 2008 08:41



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 15 septembre 2008 11:49



Inscrit le: 10/04/2003
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Bonjour à tous,

Bisous à tous nos habitués, hommes et femmes sans distinction.

Pour Jean, je recherche qq chose sur ARMURIER.

à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 15 septembre 2008 15:51



Inscrit le: 10/04/2003
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Rien de transcendant sur le net, pour le métier d'armurier.

à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 15 septembre 2008 17:25



Inscrit le: 10/04/2003
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Jean tu es sûr que cela s'écrit avec un "c"?

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 15 septembre 2008 17:30



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Je crois que ce métier à été vu page 16 sous le nom de "maitre à danser" puis page 29 avec le "ménétrier"


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 15 septembre 2008 19:14



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonsoir à tous,

encore réunion ce soir (comme tous les lundis)
alors pas d'ordi!!!!!!!!

Bises à tous
à demain


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 15 septembre 2008 21:25



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonsoir à tous

Me voici de retour chez moi.
bravo à tous,vous avez bien travaillé pendant que moi j'étais en vacancesMr. Green

Ce soir, un peu fatiguée du voyage... je mettrai la liste à jour demain...

J'en profite pour souhaiter un



à Jean!!

:bisou:
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 07:11



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569
Bonjour tout le monde

Pour JEAN :

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 11:18



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Joelle,Khalida,Jean,Jean Marc, Christophe...etc

La liste est enfin à jour...

Et puisqu'on a parlé de Lourdes ces jours-ci, un métier qui ne se trouve que là :

Feutier



Un bonnet noir vissé sur la tête, couvert jusqu'aux genoux d'un long tablier bleu et perché sur un escabeau, il insère délicatement de longs cierges dans les 96 douilles du grand candélabre placé au pied de la Vierge. "Que soy era Immaculada Couceptiou", peut-on lire en occitan bigourdan sur le socle de la statue. D'autres employés procèdent de même, en fagots cette fois, sur les longs brûloirs métalliques alignés des deux côtés de la grotte, là où Marie se serait confiée à Bernadette.
Ces hommes sont des feutiers. Ils brûlent l'hiver ce qui n'a pu l'être d'avril à octobre. Soit 400 tonnes de cierges qui s?ajoutent à 400 autres tonnes, offertes par les pèlerins tout au long de l'année pour accompagner les prières. Une quantité phénoménale de chandelles, qui n?autorise que rarement le croyant à voir brûler entièrement son offrande. Objet d'ailleurs de critiques parfois vives, certaines années : "N'est-ce pas de l'arnaque, ne revendez-vous pas plusieurs fois les mêmes cierges ?", s?exclamait-on, sceptique, de ce côté-là du Gave. "Aujourd'hui, la situation s'est sensiblement améliorée et les reproches ne fusent presque plus", rassure André Dohet. Le responsable de l?équipe des feutiers insiste sur l?effort consenti pour accueillir le mieux possible le public. "Nous prenons du temps pour expliquer la destination de leur offrande, nous leur montrons si nécessaire le lieu de stockage."
Jusqu'à l'an passé(1998), les feutiers assuraient en haute saison et en équipes tournantes des journées de travail de 5 heures du matin à minuit. Un seul jour de repos par semaine. Les tâches : accueillir et canaliser le flot de pèlerins, réceptionner les cierges, les placer dans un chariot pour ensuite les entreposer dans une réserve, nettoyer les brûloirs. L'accord sur la diminution du temps de travail ouvre de nouvelles embauches. Elles vont permettre une réorganisation de léquipe et garantir pour la première fois deux jours de repos d´'affilée, quatre même à certains moments. "Pour nous, c'est le paradis", avoue le chef feutier. Un "plus" apprécié pour la vie de famille et les loisirs. Et André Dohet savoure déjà ces moments de détente supplémentaire, consacrés au ramassage des cèpes dans les bois pyrénéens tout proches. Sur l'autel du temps libre, il y a place aussi pour les "nourritures terrestres".

(Extrait d?un article du 4 février 1999 de l?Humanité.)


:bisou: Joelle

joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 12:13



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Bonjour à tous,

1) BON ANNIVERSAIRE A JEAN - PLEIN DE BISOUS POUR TES T'HUIT ANS
2) BENE CONTENTE DE TE SAVOIR RENTREE EN PLEINE FORME - BISOUS BISOUS

moi je suis vannée, 2 h d'adua gym ce matin, j'ai les guiboles qui flageollent.
Un bon casse croute et hop ça repart.

à+


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 14:13



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Bonjour Joëlle, bénédicte, Jean, Khalida et ceux que j'aurais oublié.:bisou:
Pour Jean : Je vous prie de n'excuser de ce retard; Bon et heureux anniversaire. bougie
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 16:49



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Merci Jean Marc, pour ce touchant MP.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 19:34



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et Thumb Up

Pour Jean qui cherchait sur l'armurier ,voir sur le site de France Pittoresque(métiers,les armuriers)
c'est assez complet....

Bonne soirée à tous.





:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 21:00



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Bonne soirée Bénédicte, Joëlle.
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 16 septembre 2008 22:40



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Bonne nuit, Béné et Jean Marc,
à demain.



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khalida.137
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 06:42



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à bientôt
Khalida
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 10:12



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Bonjour..

...Joelle, Khalida,Jean Marc....

Hier j'étais dans les cierges,...je continue....



Marchandes de cierges en Bretagne.

Bonne journée

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 12:31



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Coucou tout le monde,
Béné, tu nous fais une crise de foi!!!!!!!!!!!!

Bonne journée à tous, cet aprem, je ne suis pas là, je participe à un dfilé en vélo, à l'occasion de la semaine de la mobilité, notre quartier organise cette sortie avec la municipalité
"BOUGEZ AUTREMENT".

Alors à ce soir

Bisous Béné, JeanMarc et Khalida, sans oublier notre Christophe facteur.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 12:43



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Bonne balade Joelle!

:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 16:10



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bonjour,vous pouvez éteindre vos cierges ,je crois que le Pape est reparti


d'ailleurs en parlant généalogie dans ma famille,
on descend de 3 Papes de père en fils c'est pas mal hein !!!!


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 17:13



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Bonjour Joëlle, Khalida,Bénédicte et notre facteur.:bisou:
Le pape est bien parti de France, mais pour se retrouver chez nos voisins anglais.
Une chose est sûre, c'est que les papes sont tous Pape de Père en Fils! Mr. Green
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 17:53



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Bonjour Christophe et Jean Marc.

Trouvé sur le Web:

"Le célibat des prêtres n'a aucun fondement théologique et n'est qu'une règle disciplinaire de l'Église catholique, imposée à ses ministres depuis le deuxième Concile du Latran, en 1139. Antérieurement à cette date, le célibat était souhaitable, mais non imposé. Après cette date, il était imposé, mais n'était pas souvent respecté.

Peu de catholiques savent qu'après Pierre, qui ne fut jamais le premier pape, mais le premier évêque de Rome (qui était marié), cinq papes au moins furent mariés (avec enfants), onze papes furent des fils de pape ou de prêtres. Six papes eurent des enfants illégitimes après le deuxième Concile du Latran.

Voici le nom des principaux papes mariés : saint Pierre; saint Félix III, 483-492, (2 enfants); saint Hormidas, 514-523, (1 fils); Adrien II, 867-872, (1 fille); Clément IV, 1265-1268, (2 filles); Félix V, 1439-1449, (1 fils)".



:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 17:58



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Alors là, chapeau! Vous m'épatez Bénédicte. Je ne le savais pas du tout.Flex bravo
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 21:03



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Bonne soirée

A demain

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 17 septembre 2008 21:18



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Je vais vous singer. Bonne nuit Bénédicte et la file.
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 07:09



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 10:37



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Bonjour à tous

Alors Joelle, des courbatures après ta petite sortie cycliste?

Jean, te voila rassuré...pour toi:

Armurier



Il faut attendre l?apparition des armures à plates , au XIVème , pour voir surgir des ?armuriers ! A l?époque en effet , on désignait sous le nom de fourbisseurs les fabricants d?armes blanches , pour les autres types d?armes il y avait des appelations distinctes (arctiers, arbalétrier?). Le terme d?haubergier était réservé aux fabricants de hauberts ( la longue cotte de maille) . Pour la réalisation des armes de guerre, il y eut donc au Moyen Age non seulement beaucoup de travail , mais aussi à peu près autant de métiers quil y avait de pièces dans lhabillement militaire.
En France , tout au moins , la corporation d?armuriers apparaît au XVème et commence à regrouper sous ce nom générique toutes sortes de spécialités relatives à l?armement défensif . Cette profession était parmi les métiers une des plus considérées. Ceux qui en exerçaient une des branches, et elles étaient nombreuses, revendiquaient entre autres privilèges celui de ne pas fournir de soldats au guet de Paris , on lit dans leurs statuts que leur métier « est pour servir chevaliers et écuyers et sergents et est pour garnir châteaux ». A Paris, ils étaient presque tous regroupés dans une rue qui sappelait la rue de la Heaumerie, ainsi nommée dune maison où pendait pour enseigne un heaume.


Armure de plates vers 1480 et un haubert.

Quelques définitions:

Fourbisseur : ceux qui fabriquent les épées . La fabrication des armes blanches était le monopole des fourbisseurs..
Haubergier : Lorsque le costume de guerre était, du XIe au Xlle siècle, le haubert, sorte de tissu de mailles de fer qui recouvrait le chevalier des pieds à la tête, il y avait une catégorie spéciale douvriers pour fabriquer cet équipement : les haubergiers
Heaumier : fabricant le heaume ou casque ;
Ecassier : il préparait le bouclier en forme décusson ou écu
Brigandinier : ils faisaient une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce quelle était portée par les fantassins, quon appelait alors brigands, sans que ce mot eût encore le sens défavorable quil a pris depuis ( ils appartenait à une brigade).
Trumellier : il forgait les trumelières ou grèves, cétait le nom quon donnait à la partie de larmure qui couvrait les jambes.
Menuisier : il taillait les manches en bois des armes d?hast .
Fourrelier : les fourreaux des épées et des poignards étaient préparés par les fourreliers, qui nemployaient que le cuir bouilli.
Arctier : il faisait les arcs ; il y en avait de plusieurs sortes : les arcs français, faits de bois dérable, de viorne, ou dif ; les arcs anglais, plus longs que les nôtres, et les arcs turquois, constitués par deux cornes soudées lune à lautre et dont les pointes étaient réunies par un ressort dacier. Toutes ces armes lançaient à une centaine de mètres au plus des flèches de 50 centimètres de long, empennées de plumes de poule, et munies dune forte pointe métallique
Arbalétrier : il fabriquait une arme dès plus redoutable, car elle envoyait à la distance de deux cents pas des gros traits dits bougeons ou bougons, ( au XIVème les meilleures étaient fabriquées à Gênes .
Bougenier ou bougonnier : il fabriquait les projectiles d?arbalète .
Arquebusier : fabricant d?arquebuse . Ils sérigèrent en corporation en 1575 et, à partir de ce moment, ils eurent le monopole de la fabrication des armes à feu.
Coutelier : il fabriquait les couteaux , on distingue les Fèvres Couteliers et les Couteliers Faiseurs de Manches .



Armé d'un mousquet


Au XVIe siècle, arc et arbalète disparurent devant les armes à feu, devant l'arquebuse, qui fut, à la fin du XVIe siècle, remplacée par le mousquet et au XVIIe par le fusil. Les arquebusiers s'érigèrent en corporation en 1575 et, à partir de ce moment, ils eurent le monopole de la fabrication des armes à feu.
Ces arquebusiers furent souvent de véritables artistes, et ils firent pour nos souverains des armes qui sont à la fois des armes excellentes et des chefs-d'oeuvre de ciselure et de damasquinure.
Plus tard le port des armes de guerre est prohibé, les armes à feu et les armes blanches destinées à l'armée sont fabriquées dans des manufactures qui appartiennent à l'État et sont dirigées par ses officiers d'artillerie. Dès le courant du XVIIIe siècle, l'État avait commencé à surveiller la fabrication des armes de guerre.
Ce fut la ville de Saint-Etienne qu'on choisit pour y concentrer cette industrie, parce que, depuis le XVe siècle, on y trouvait des artisans qui s'étaient fait connaître par leur habileté dans cet art. Louvois, au XVIIe siècle, y avait en outre développé la fabrication des mousquets. En 1784 fut organisée dans cette ville la première manufacture d'armes. L'État eut deux autres grandes manufactures : l'une, installée à Châtelleraut en 1869, faisait les sabres et les épées, les fusils avec le sabre-baïonnette et les cuirasses, l'autre était celle de Tulle ; dans cette ville, il y eut dès 1696 une usine à canons de fusil dont les produits étaient vendus aux colonies par l'intermédiaire des armateurs de Bordeaux. Cette usine fut érigée en manufacture royale en 1778.




Actuellement,l?armurier est celui qui fabrique,entretient ou vend des armes.



:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 12:26



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Bonjour Jean, Bénédicte, Joëlle, Khalida ainsi que toute la file.:bisou:
Bénédicte, grâce à vous, je comprends un peu mieux pourquoi on parlait de FAMAS et de FAMAT.
Les deux sont des fusils d'assaut; l'un est fabriqué à Saint -Etienne, l'autre à Tulle. CQFD.Book
Merci.
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 12:29



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Bonjour à tous
Béné, Jean, JeanMarc, Khalida et notre facteur préféré Christophe.

Je culpabilise, de ne pas venir plus souvent, mais en ce moment jai beaucoup de travail à la maison, et enplus j'ai les ouvriers qui me posent les panneaux solaire, et le chauffe qui va avec.

Béné, ma sortie cycliste s'est fort bien passée, sous un franc soleil, mais j'ai mal au genou.

Je pense que la semaine prochaine, sera plus calme, les conserves seront terminées.

Bisous à tous


à+

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 14:41



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Bonjour Jean

Tu as raison;ton ancêtre vivant au 18ème siècle, le mot "armurier" a le sens actuel.Dans le Littré,on trouve la définition suvante:

Celui qui fabrique et qui vend des armes.
En termes de marine, ouvrier de l'arsenal, embarqué pour diverses réparations.


Une image plus récente:



Bonne journée.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 15:30



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Petites informations complémentaires:



Dès la fin du XVIIème siècle, la ville de Tulle fournit les armes à la Marine du Ponant via les ports de Rochefort et Brest tandis que saint Etienne livre la Marine du Levant à Marseilles (galères) et Toulon.


Pistolets de marine du 18èmesiècle.


et aussi:

Etat de l'équipage du navire de Bougainville, à son départ de France, à la fin du 18ème siècle.
· 12 officiers majors : Capitaine de vaisseau, Officier de brûlot, Enseignes de vaisseau (3), Lieutenant de frégate, Garde de la Marine, Garde du pavillon, Officier bleu, Écrivain de la marine, Aumônier, Chirurgien-major
· 1 invité
· 3 volontaires
· 41 officiers mariniers : Premier maître, Second maître, Contre-maîtres (4), Bossements (3) [j'ai gardé l'orthographe du rôle d'équipage original, mais on trouve plus souvent "bosseman" à cette époque-là], Quartiers-maîtres (4), Patron de canot, Premier pilote, Seconds pilotes (3), Aide pilote (2), Maître canonnier, Second canonnier, Aides-canonniers (11), Maître charpentier, Second charpentier, Aide charpentier, Maître calfat, Second calfat, Maître voilier, Second calfat, Aide voilier
· 99 matelots, dont Aide charpentier, Boulanger, Coq, Gabiers (11), Menuisier, Pilotin, Tailleur, Timoniers (6)
· 30 soldats, dont Sergent, Caporaux (2)
· 10 officiers mariniers surnuméraires : Maître canonnier, Pilote côtier, Second chirurgien, Aides chirurgiens (2), Premier commis de munitionnaire, Maître valet, Tonnelier, Coq, Maître armurier · Boucher, Boulanger
· 4 musiciens
· 16 mousses
· 10 domestiques, dont 4 au capitaine


Donc je pense que ton ancêtre Jean faisait partie de l'équipage d'un navire ...

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 16:33



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Hiding rapide entre deux coups de perceuse!!!!!!!

bravo Béné pour les armuriers, je n'avais pas trouvé grand chose.

Bises à tous

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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 19:48



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pleure pleure
mon petit rouquin vient de rejoindre le paradis des chats.



Pas le moral

à demain

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 20:01



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Désolée Joelle....

Pour toi ces 2 poèmes:

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a plus besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux!

(Baudelaire) Les fleurs du mal



De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu?on soir
J?en fus embaumé, pour l?avoir
Caressée une fois, rien qu?une.

C?est l?esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il Dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j?aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement

(Charles BAUDELAIRE)


:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 20:03



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Liste des métiers déjà étudiés p15

Bonne soirée.

A demain.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 20:11



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Merci Béné,

:bisou:

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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 20:59



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Bonsoir Joëlle.
Permets moi de prendre part à ton chagrin.
Dis toi une chose : là où il est maintenant, il ne souffrira plus et Saint François d'Assise en prendra bien soin. Il se peut que le rouquin croise aussi Saint Roch qui ne lui voudra que du bien.
Allez, console -toi,l'épreuve est difficile mais on est toutes et tous avec toi pour te consoler.Neutral
christ.L12
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Envoyé le: jeudi 18 septembre 2008 21:41



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bonne nuit avec une petite pensée pour Joëlle pour son Chat


pour ma part ,moi c'est la scie circulaire et le marteau en ce moment et un peu d'électricité

sinon c'est fin octobre pour le chauffage et l'eau chaude par géothermie et pompe à chaleur


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Envoyé le: vendredi 19 septembre 2008 10:33



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Bonjour Joelle,Jean,Christophe,Khalida,Jean Marcettous les autres....

Ce matin,ayant passé un quart d'heure à chercher mes lunettes (comme je ne les mets que pour voir de près,ça m'arrive souvent....), j'ai pensé au métier de

Lunetier

Celui qui fabrique et vend des lunettes.

Mais d'abord...

Histoire des lunettes


Image empruntée à l?Atlas historique des lunettes et des lentilles de contact. W.Poulet.Editions Wayenborgh

Si les problèmes de vision furent évoqués dès l'antiquité par Aristote, dans le problemata, en particulier la myopie et la presbytie, l'invention des lunettes fut bien plus longue à venir. Elle est, par ailleurs, précédée par une foule d'anecdotes concernant l'utilisation empirique de lentilles, ou de verres grossissants - ainsi de l'exemple, rapporté par Pline, de Néron regardant les combats de gladiateurs à travers une émeraude, quoique l'on ignore s'il le faisait réellement pour mieux voir.
Viennent ensuite les premières études à proprement parler du pouvoir optique de certains éléments, études réalisées par Euclide et surtout le scientifique arabe Alhazen, à qui l'on attribue la première description du pouvoir grossissant des lentilles, dans son livre opticae thesaurus ; ces études sont alors purement théoriques, détachées de l'expérience - Alhazen ne parle pas, par exemple, d'une possible utilisation des lentilles pour faciliter la lecture.




Roger Bacon reprit ses travaux et continua d'étudier la réfraction à travers le verre et le cristal de roche. La première forme de lunettes, les lunettes clouantes, fut développée grâce au rivetage de deux verres. Roger Bacon eut la curiosité de s'intéresser à l'optique en plein Moyen Age, au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle, on lui doit une invention géniale qui ravit aujourd'hui les myopes, les hypermétropes et les astigmates sans oublier les presbytes.



Car à l'époque, ce fut avant tout pour corriger les inconvénients de vision provoqués par l'âge -la presbytie- que ce franciscain (1215-1294) songea à insérer deux verres plan-convexe dans deux cercles de bois, reliés par un clou.
Les lunettes sont apparues en Italie, à la fin du treizième Siècle, d'après ce que rapportent, comme par accident, certains ouvrages, tel le traité de conduite de la famille de Sandro di Popozo, écrit en 1299 : Je suis si altéré par l'âge que sans ces lentilles appelées lunettes, je ne serais plus capable de lire ou d'écrire. Elles ont été inventées récemment pour le bénéfice des pauvres gens âgés dont la vue est devenue mauvaise. Il ne s'est pratiquement trouvé aucun philosophe ou homme de science qui se soit interessé au sens de la vue et de l'optique pour mentionner, souvent par dérision ces petites lunettes, encore appelées lentilles : ni Marsile Ficin, ni Léonard de Vinci ne leur accordent d'importance.
Les lunettes se sont secrètement insinuées dans le monde, avec la plus extrême discrétion, en y entrant par la porte la moins exposée, celle de l'existence de ces pauvres gens âgés auxquels on ne prête pas attention et qui seront bientôt rejoints, mais sans même que l'on s'en aperçoive, par une bonne partie du reste du monde. La diffusion des lunettes, autant que leur invention, est à l'image de cette insinuation timide, mesurée, dans nos existences - on connaît, ainsi, l'exemple d'un italien, Allesandro Spina, qui avait fabriqué des lunettes après qu'un inconnu lui en avait appris le procédé, qui les distribuait autour de lui et diffusait son savoir à tous ceux qui s'y intéressaient.



La fabrication de verre blanc était à cette époque là une exclusivité des souffleurs de verre de Venise. Les célèbres verreries de Murano peuvent être considérées comme étant le berceau des lunettes: C'est des verreries vénitiennes que vinrent aussi les premiers verres de lunettes surfacés. La fabrication de ces verres fut réglementée en 1300 en définissant les premiers critères de qualité et les conditions de cette dernière. Ces aides visuelles nommées Bril étaient faites d'un verre surfacé convexe, entouré d'un cercle en fer, de corne ou encore de bois, puis équipé d'un manche pour être tenues.
C'est avec quelque effort que ces lunettes devaient être retenues sur le nez à la main, elles permettaient par contre la lecture et l'écriture jusqu'à un âge avancé.

Au quinzième siècle, les verres concaves, correcteurs de myopie apparaissent, s'ajoutant aux verres biconvexes - on ne savait, jusqu'alors, corriger que la presbytie.
Ce n'est que vers la fin du 15 ème siècle que les lunettes clouantes furent remplacées par les lunettes à branches ou des montures à arc faites d'une seule pièce. Les matériaux utilisés à cet effet étaient le fer, l'argent, le bronze ou le cuir. Afin d'améliorer le siège sur le dos du nez, on utilisa un pont à ressort, muni d'une lamelle laquelle exerça un effet de serrage sur le nez. Ces lunettes à lamelles munies de branches furent offertes jusqu'au 18 ème siècle.

Le développement se poursuivit aux 16 ème et 17 ème siècle en Espagne. Là-bas, le port des lunettes était un signe de richesse et de niveau social: Plus grand les verres, plus cher étaient les lunettes et plus nobles furent leurs porteurs. on développa en Espagne les lunettes à fil sur lesquelles deux n?uds assuraient le maintien autour des oreilles.
Johannes Kepler vint ensuite marquer de son nom l'histoire des lunettes, en devenant le véritable fondateur de la dioptrique actuelle.


Autoportrait de Chardin avec des bésicles.

Le problème principal des lunettiers demeurait la bonne fixation de celles-ci sur le visage. Aux 17 ème et 18 ème siècle, ils expérimentèrent des branches métalliques à ressort. Les lunettes en fil de fer de Nuremberg, également connues sous le nom de "pince-nez", connurent un succès énorme. Elles s'imposèrent à travers toute l'Europe.


Femme avec pince-nez.




Les techniques les plus diverses firent leur apparition, comme p.ex. les lunettes à ruban, celui-ci entoura la tête pour fixer, les lunettes à bonnet, les verres étaient fixés au pare-soleil d'une bonnet. Un modèle muni d'une sorte de cerceau en acier - dit besicles frontales - auquel était fixé les lunettes était également en vogue.


Portant monocle.

Puis vint le monocle qui fit son apparition vers la fin du 18 ème siècle. En Angleterre et en Allemagne se répandit un verre unique, avec une monture ronde, qui fut tenu en place grâce aux muscles des paupières. Les lunettes "à ciseaux" avaient leur origine en France, elles ne furent pas portées sur le nez, mais tenues devant les yeux. Ces lunettes que l'on pouvaient, si le besoin se fit sentir, rapidement faire disparaître, rencontrèrent un avis favorable même chez les "ennemis des lunettes", Napoléon et Goethe pour ne pas les nommer. La lorgnette, avec un manche latéral, donc également des lunettes à tenir devant les yeux, fut introduite par l'opticien londonien George Adams.


Lorgnette en écailles de tortue et femme la portant

450 ans après l'apparition des premières lunettes on eu pour la première fois l'idée de fixer les lunettes contre les tempes ou au-dessus des oreilles au moyen de branches. L'opticien parisien Thomin réalisa en 1746 une monture à laquelle furent appliqués latéralement deux branches. En France, ces lunettes à tempes furent appelées " lunettes à tempes permettant de respirer à l'aise" - ceci par "égards" aux "pince-nez" alors largement répandus. La pression mena à la longue toutefois à des maux de tête.

Quelques années plus tard (1752), un autre opticien londonien connut un moment de gloire: Il avait prolongé les branches latérales et les équipa d'une articulation. Les branches articulées étaient nées. Les pièces ajoutées passèrent au-dessus des oreilles et améliorèrent ainsi le maintien. Ces lunettes furent appelées lunettes à oreilles. Quasi cent ans plus tard c'est une paire de lunettes sans branches qui arriva sur le marché. Une version améliorée et allégée du pince-nez.. Et lorsque l'opticien parisien Poulot inventa finalement en 1857 le support nasal, le bonheur avec les lunettes était quasi total.

Enfin, Thomas Young décrivit le problème de l'astigmatisme en 1807, et l'on inventa dans le courant du siècle les lunettes capables de le corriger. Quant à l'invention des verres à double foyer, on l'attribue à Benjamin Franklin, mais sans certitude. Ce n'est que très récemment que l'on introduisit les verres progressifs, dernière étape en date de l?histoire des lunettes.

C'est dans les années 20 du vingtième siècle que le look actuel et le design anatomiquement parfait devint réalité. Les formes et matériaux actuels ne connaissent pratiquement pas de restrictions.

(àsuivre)

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 19 septembre 2008 10:53



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Lunetier

Jusqu'au XVIIIème les lunettes sont fabriquées dans des ateliers par des artisans appelés miroitiers-lunettiers-opticiens

Voici un extrait de l?Encyclopédie de Diderot et d'Alembert:

Les ouvrages permis aux maîtres de la communauté, à l'exclusion de tous autres, sont des miroirs d'acier, & de tous autres métaux, comme aussi des miroirs de verre, de crystal & de crystallin, avec leurs montures, bordures, couvertures, & enrichissemens, des boutons pareillement de verre & de crystal; des lunettes & des besicles de toutes sortes, montées en cuivre, corne, & écaille de tortue, les unes & les autres de crystal de roche, de crystalin, ou de simple verre; enfin tout ce qu'on peut appeller ouvrage de bimblotterie d'étain mêlé d'aloi, comme boutons, sonnettes, annelets, aiguilles, & autres petits jouets d'enfans, qu'ils nomment leur ménage & leur chapelle, même des flacons d'étain servant à mettre vin & eau, cuilleres, salieres, & autres légeres bagatelles d'étain de petits poids, & à la charge que les salieres entre autres ne seront hautes que d'un demi - doigt, & ne pourront peser qu'une livre & demie la douzaine. (....)
Les découvertes d'Optique & d'Astronomie ont beaucoup augmenté les ouvrages des maîtres Miroitiers - Lunettiers, à cause de la taille des verres & de la fabrique des miroirs de métal dont les Astronomes & les Opticiens ont besoin, les uns pour leurs expériences, & les autres pour leurs observations célestes: c'est pourquoi ils ont pris la qualité de Miroitiers - Lunettiers - Opticiens.
Outre les verres oculaires & objectifs qui se trouvent dans leurs boutiques, comme lunettes simples, télescopes ou lunettes de longue vûe, les binocles, les lorgnettes, les microscopes, & autres semblables qu'ils vendent tous montés, ils sont aussi fournis de cylindres, de cônes, de pyramides poligones, de boîtes à dessiner, de lanternes magiques, de miroirs ardens, soit de métal ou de verre, de prismes, de loupes, de verres à facettes; enfin de tout ce que l'art a pu inventer de curieux & d'utile dans l'Optique.
Les outils, instrumens, & machines dont se servent les maîtres Lunettiers - Opticiens sont, le tour, les bassins de cuivre, de fer ou de métal composé; les molettes, le rondeau de fonte ou de fer forgé; le compas ordinaire, le compas coupant; le gravoir, le polissoir; les spheres ou boules; divers moules de bois pour faire les tubes: enfin la meule de gres doux.
Les matieres qu'ils emploient pour travailler leurs verres, les adoucir & les polir, sont le grès, l'émeril, la potée d'étain, le tripoli, le feutre & le papier


A partir du XIXe siècle la lunetterie s'industrialise,notemment dans le Jura où ,en l'espace de vingt ans, de 1826 à 1848, la production des ateliers installés à Morez passe de 3 000 pièces à 720 000. L'ascension se poursuit à grande vitesse puisqu'elle atteint 11 millions de pièces en 1882 et fait vivre toute une région à travers des dizaines d'entreprises dont certaines continuent à travailler en parallèle dans d'autres métiers traditionnels de précision du Jura comme l'horlogerie, l'orfèvrerie. Morez s'est imposée comme capitale de la lunetterie française.


Atelier de lunetterie.

Actuellement,l?industrie mondiale de fabrication de verre optique ophtalmique est très concentrée. Elle est dominée par le groupe français Essilor présent sur tous les continents, qui a su maintenir sa position par de multiples accords et acquisitions. Loin derrière, le numéro deux du secteur, Carl Zeiss Vision est né, début 2005, du rapprochement de l'allemand Carl Zeiss et de l'américain Sola. En France, ces deux groupes, ainsi qu'une filiale du japonais Hoya sont présents industriellement. Ces leaders mondiaux ont une forte capacité de développement tant vers les marchés émergents de l'Asie que vers les pays développés, suite au vieillissement de la population
Le marché mondial de la lunetterie est dominé par les groupes italiens. En partenariat avec des grandes marques du luxe, ils se positionnent sur le haut de gamme. Les fabricants asiatiques, en particulier chinois, progressent à un rythme soutenu. Ils alimentent la basse et moyenne gamme. En France, la fabrication de montures de lunettes est en difficulté depuis quelques années. Elle est concentrée sur deux pôles : le site historique de Morez, dans le Jura, pour ses produits métalliques, et Oyonnax, en Rhône-Alpes, pour les montures en plastique. Le tissu industriel est composé essentiellement de PME qui subissent de fortes pressions exercées par les groupes leaders de la distribution d'optique. Pour faire face à la concurrence étrangère, ils doivent se positionner sur des niches du marché haut de gamme non exploitées, en partenariat avec les grands noms de la mode et les opticiens, pour répondre au succès actuel des lunettes griffées et/ou stylées.

Opticien-lunetier



À la fois commercial et professionnel de la santé doté de compétences techniques, il conseille une clientèle variée. En général à partir d?une ordonnance de l'ophtalmologiste, il réalise, adapte et délivre des lunettes ou des lentilles compensant les défauts de la vision. Ses activités sont très polyvalentes : depuis l?analyse scientifique de la vision jusqu'à la réalisation technique des lunettes, en passant par l'accueil et la vente à la clientèle et la gestion de son point de vente. Il est habilité à effectuer des examens de la vue et définit les besoins de correction du client grâce à ses connaissances scientifiques. Il dépiste les carences et détermine le type de verres correcteurs nécessaires. Il assure aussi le service après-vente : réparation, changement de verres, ajustement de vis... Ses compétences techniques lui permettent la réalisation des verres et l'assemblage des lunettes (bien souvent les monteurs en lunetterie s?en chargent, d?après les indications qu?il leur fournit). Ici, des aptitudes commerciales sont indispensables

Lunetier écailliste
Appartient aux métiers de l'artisanat d?art
Artisan fabricant des montures de lunettes en écailles de tortue.


:bisou:

Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 19 septembre 2008 13:14



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
et hop



:bisou:
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 19 septembre 2008 13:27



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonjour à toutes et à tous.
Hier je vous parlais de St François d'Assise et de St Roch.
Voici ce que j'ai trouvé sur ce dernier.

Roch, saint (v. 1295-v. 1327), saint qui aurait, selon la légende, guéri des pestiférés. Originaire de Montpellier, sa vie tient dans les légendes qui le rattachent aux épidémies de peste au Moyen Âge. Il est relié au christianisme par le pèlerinage à Rome qu'il aurait fait. Ayant soigné des pestiférés au cours de son séjour, il fut contaminé à son retour, guéri par un ange et soigné par un chien, mais rejeté par les habitants de sa ville natale qui ne le reconnaissaient pas. Son culte se répandit avec les ravages de la peste, et des confréries de Saint-Roch se créèrent en de nombreuses régions. Ses statues sont encore nombreuses dans les églises de campagne. Fête le 16 août
christ.L12
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Envoyé le: vendredi 19 septembre 2008 16:27



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bonjour à tous,

en parlant de lunettes ,je suis myope depuis l'age de 6 ans et vers 15 ans j'ai mis des lentilles,
et un matin au réveil j'ai vu avec une excellente netteté mes posters posés au mur ,
j'ai cru que j'avais retrouvé une vision de 10/10 car en mettant mes lunettes sur le nez ,je voyais flou ,

mais quand ,en arrivant dans la salle de bain j'ai découvert mon étuis à lentilles vide,
j'ai compris mon malheur,je mettais simplement endormi en gardant mes verres de contact,ma joie ne fut que de courte durée

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 19 septembre 2008 16:28



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
En effet Jean, c'est tout a fait possible..je pencherais pour les défenses du port...

Si j'en crois ta photo Christophe, tu es revenu aux bonnes vieilles lunettes....

:bisou:
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