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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 14:48



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Contrat d'apprentissage de tailleur d'habits, 1737, Bourg-l'Evêque.

Le 24 août 1737 après midi, par devant nous Toussaint Péju notaire royal en le sénéchaussée d'Anjou Angers, résidant à Armaillé, furent présents sieur Louis Fortin lieutenant de gabelle en la brigade de la Pihallaye y demeurant paroisse de Noëllet, et Geneviève Leboucher son épouse, auparavant veuve d'Hipolitte Lemonnier, vivant lieutenant de gabelle et elle hôtesse à l'Auberge où pend pour enseigne l'image de Notre Dame y demeurant paroisse d'Armaillé d'une part, et Louis Orault tailleur d'habits demeurant paroisse du Bourg l'Evêque d'autre part, lesquels sont convenus du brevet d'apprentissage conventions obligations qui suivent c'est à savoir que ledit sieur Fortin et son épouze à la prière et réquisition d'Hipolitte Lemonnier, qu'ils certifient fidèle, âgé de 13 ans, fils mineur de ladite Leboucher et dudit deffunt Lemonier son premier mary, aussi à ce présent, ont mis en apprentissage avec ledit Orault qui l'a pris et accepté pour son apprenty, promet et s'oblige lui enseigner à sa possibilité son métier de tailleur d'habits sans rien luy celler de ce qui le concerne, de le nourrir coucher et reblanchir, le traiter humainement pendant deux années et demie entières parfaires et consécutives, qui commencerons demain dimanche 25 août présent et finiront le 25 février 1740, et iceluy apprenty a promis de s'appliquer et de pendre de son mieux ce qui luy sera montré par ledit Orault et de luy obéir en tout ce qu'il luy commandera de licite et honnête concernant ledit métier pendant ledit temps de deux années et demie, convenu ledit brevet d'apprentissage fait pour et moyennant la somme de 24 livres, de laquelle somme ledit sieur Fortin et femme ont payé hors notre personne audit Orault celle de douze livres dont il se contente et les acquitte, et le surplus montant pareille somme de 12 livres ledit sieur Fortin et son épouse promettent et s'obligent solidairement chacun d'eux et l'un pour l'autre seul et pour le tout sans division de personnes, de biens, renonçant au bénéfice desdits droits ... payer audit Orault en son domicile d'huy en un an ... passé au bourg d'Armaillé en notre étude, en présence des sieurs Guillaume Belot maître chirurgien juré et Jean Serbert marchand Signé : Fortin, Geneviève Lebouché, Jean Serbert, G. Belot, Péju (AD49)




Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 14:56



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Couturière

Celle qui fait métier de coudre du linge ou des vètements





Métier jadis réservé à la gent masculine, la confection de vêtements est longtemps l'apanage d'une corporation faisant valoir ses droits à grand renfort de plaintes, amendes et autres saisies, bien décidée à éradiquer l'activité clandestine des couturières.
C'est au prix d'une lutte acharnée qu'en 1675, celles-ci mettent un terme à ce monopole, établissant qu'il est bienséant et convenable à la pudeur « des femmes et filles de se faire habiller par des personnes de leur sexe, lorsqu'elles le jugeraient à propos ». Rigoureusement encadré et couronné par la réalisation d'un chef-d'?uvre, ce métier se développe considérablement au XIXe siècle, et il n'est alors pas une maison de village qui ne reçoive la visite des couturières au moins une fois l'an.
C'est en 1675 que, sous le titre de couturières, les femmes furent autorisées à travailler différents vêtements tels que robes, jupes, casaquins etc., celles de Paris étant cette année-là regroupées par édit en corporation. La broderie d'or, d'argent, appliquée, couchée, en guipure, passée et plate, se faisait encore par des hommes, les passementiers, mais elles purent alors s'adonner librement à la broderie en tissus, avant d'exercer leurs talents dans les secteurs de la lingerie ou de la confection...
Donc,contrairement à ce que l'on pourrait croire, la couturière ne se contente pas de coudre. Son travail n'est en effet pas très éloigné de celui du tailleur.




Lors de l?apparition de la machine à coudre, elles se sont appelées couturières mécaniciennes.

Au 19ème et 20ème siècle, beaucoup de femmes célibataires,de filles mères ou de veuves ont trouvé dans cette profession le moyen de gagner leur vie et celle de leurs enfants.
Beaucoup d?ouvrières travaillaient comme couturières dans les ateliers de confection ou dans des ateliers de haute couture (on les appelait alors « petites mains »)






Histoire de la machine à coudre

La plupart des encyclopédies anglo-saxonnes attribue l'invention à Walter Hunt et à Elias Howe. Dès 1834, le premier fabriqua une machine à coudre utilisant deux bobines et une aiguille percée d'un chas qui ne pouvait coudre qu'un court point droit. Howe, quant à lui, a créé son premier prototype en 1846 au Massachusetts, Etats-Unis.
Toujours aux Etats-Unis, Morey & Johnson déposent un brevet en 1849 pour une machine à un fil en point de chaînette. Isaac Merritt Singer n'entre dans l'histoire de la machine à coudre qu'en 1851 pour n'apporter que quelques améliorations à l'invention de Howe qui l'attaqua en justice pour le vol de son brevet (et gagna le procès). Les innovations de I.M. Singer furent surtout commerciales, il créa la location vente et des techniques de ventes plus offensives qui lui permirent de construire son empire. Moins de neuf ans après I.M. Singer, en 1860, New Home, aujourd'hui Janome, fut créé dans le Massachussetts et connu un succès énorme (et le connait toujours aujourd'hui sous le nom de Janome).

Cependant il faut attribuer la première machine à coudre réellement fonctionnelle à Barthélémy Thimonnier, tailleur français d?Amplepuis (Rhône) qui en déposa le brevet en1830.
Barthélemy Thimonnier, né à l?Arbresle (Rhône) le 19 août 1793 et mort à Amplepuis le 5 juillet 1857
La Révolution française aurait contribué à faire de lui un esprit non conformiste. En 1795, il s'installe à Amplepuis. C'est l'aîné d'une famille de sept enfants. Il fait quelques études au séminaire Saint Jean à Lyon. Il quitte Amplepuis et va travailler comme tailleur journalier à Panissière. En 1823, il s'installe dans un faubourg de Saint Etienne, au lieu-dit Les Forges. En tirant l'aiguille pour habiller ses clients, il est hanté par l'idée de coudre mécaniquement et d'utiliser un crochet analogue à celui utilisé par les ouvrières qui font des broderies au crochet dans les monts du Lyonnais.

En 1829, il met au point le premier métier à coudre. Pour mettre en valeur son invention, il signe un contrat avec Auguste Ferrand, ingénieur des mines, qui va se charger de faire les dessins et la demande de brevet de la machine à coudre. Avec ce contrat, Ferrand s'attribue la copaternité de l'invention dont le brevet est délivré le 17 Juillet 1830. La même année, et grâce à huit commanditaires, s'ouvre le premier atelier mécanique de confection du monde. Celui-ci va fabriquer les uniformes de l'armée.



Cousobrodeur.

Suite à la destruction de l'atelier par des ouvriers en colère, Thimonnier retourne à Amplepuis, reprend son travail de tailleur et continue à chercher des améliorations à sa machine.
Le 17 octobre 1847, un nouveau brevet est délivré au nom de Barthélemy Thimonnier et Jean-Marie Magnin, avocat, non plus pour un "métier à coudre" mais pour un "couso-brodeur".Cette dernière invention destinée à coudre, broder et faire des cordons au point de chaînette pouvait piquer 300 points par minute. Le brevet prévoit même la possibilité de mettre plusieurs aiguilles sur une même machine préfigurant ainsi les machines modernes. Il prévoit aussi que pour obtenir une belle couture il faut que la grosseur de l'aiguille soit en rapport avec l'épaisseur du tissu ! Le couso-brodeur, comme son nom l'indique, "peut, d'après le brevet, s'appliquer à toute espèce de broderie au point de chaînette sur mousselines, linges, velours, satins, draps et cuirs, notamment les gants". Il peut aussi exécuter un ou plusieurs cordons (passementerie et bordure de vêtements).
La machine de Thimonnier remportera la médaille de première classe à l'Exposition Universelle de Paris de 1855.




Venu vivre dans la ville de Manchester ( Angleterre) vers les années 1840 et en partenariat avec une entreprise locale, il y a construit des machines. Thimonnier avait l'intention d'exposer son "Cousobrodeur" à la grande Foire exposition du Crystal Palace à Londres en 1851. Il avait préparé un exemplaire de sa machine et l'avait envoyé au Crystal Palace mais le paquet disparut mystérieusement et la machine en fut jamais exposée. on en a suspecté ses concurrents .... A la différence des premières machines en bois, il semble que le Cousobrodeur de 1840 ait été en fonte.


Bien qu'ayant remporté des prix à des expositions universelles et ayant eu des éloges dans la presse, l'utilisation de la machine ne se répand pas. La situation financière de Thimonnier est difficile, il doit cependant faire vivre sa famille. De nombreux voyages dans la capitale ne lui apportent pas la fortune et il termine sa vie comme tailleur d'habits, dans la misère, réduit à vendre ses outils pour subvenir à ses besoins.
Il meurt le 5 juillet 1857 à Amplepuis à l'âge de 64 ans, comme de nombreux inventeurs sans avoir profité du fruit de sa découverte




La machine à coudre à navette, fonctionnant aux pieds avec une pédale fut brevetée le 12 mai 1868 par Pierre Carmien. Brevet et nom furent vendus à la famille Peugeot qui la fabriqua à Audincourt. À l?exposition universelle de Paris de 1878, la Légion d?honneur fut décernée à Benjamin Peugeot, constructeur de la machine à coudre.


Couturier pour habits militaires.


:bisou:
Domy 20
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Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 16:01



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bonjour la file et bon samedi

L?histoire du costume : de l?Antiquité au Moyen-Age
Voici l?article de Wikipedia français intitulé « histoire du costume », réduit, et de façon arbitraire, à son dixième. Si les vêtements des Sumériens, Assyriens, Ioniens, Phéniciens, Syriens et Palestiniens anciens, ou encore des Hébreux, Mitaniens, Perses, Huns, Scythes, Alains, Sarmates, Egyptiens, Crétois, Grecs ou Romains, notamment, vous intéressent, nous vous renvoyons à l?intégralité du texte, qui va de l?homme des cavernes au citoyen de l?Europe du début du XXe siècle.
Nous nous contenterons pour notre part ici de l?origine du vêtement, et conclurons sur l?habit du roi Childéric (440-481), qui illustre le costume tel qu?il sera encore conçu au XIIe siècle (nous vous renvoyons à partir de cette période à notre article « De la robe de bure au costume du gentleman : huit siècles de maturation »).

« on considère généralement qu?il existe deux phases dans l?histoire du costume. La première correspond à la période dite du costume impersonnel, des origines au XIVe siècle. S?ouvre ensuite celle du costume dit personnalisé.

À travers 10 000 ans d?histoire humaine, les modalités vestimentaires se réduisent à cinq archétypes : le costume drapé et le costume enfilé, faits d?une pièce ; le costume cousu ouvert et le costume cousu fermé, faits de plusieurs pièces ; et le costume fourreau (ancêtre du pantalon).
Ces archétypes vestimentaires ont pu être mélangés par la suite au cours de l?histoire, mais ils ne se sont pas succédés dans le temps ; ils ont été inventés chacun dans leur région d?origine selon les habitudes et les manières de vivre des peuples qui les ont créés.

Les Anciens, tels les grecs ou les chinois, ont pensé que l?Homme s?était vêtu pour se protéger du climat, tandis que la Bible comme les ethnologues nos contemporains ont évoqué des raisons psychologiques : la pudeur pour la première, les tabous et la magie pour les seconds. Le désir de plaire n?a cependant dû intervenir qu?assez tardivement.

Les vêtements de fourrures ont probablement été les premiers à avoir été portés dès le moustérien, au paléolithique moyen entre -160 000 et - 40 000. Dès le paléolithique supérieur, l?existence de courants d?échange a pu être mise à jour. Plus tard, l?ambre et les coquillages remplaceront les fourrures comme monnaie d?échange, attestant le goût de la parure. L?habillement durant le paléolithique supérieur ne dut pas être très différent de celui des Eskimos.

Dans les pays chauds et tempérés, les hommes furent plus ornés que vêtus. Les peaux et pelleteries furent cependant également utilisées, sans doute davantage pour servir de cache-sexe que de protection. Ce pagne originel perdurera pendant des millénaires, en tissu par la suite.

L?ornementation, tant dans les zones froides que tempérées ou chaudes, avait certainement pour origine des raisons spirituelles : préciser le statut d?un individu (marié ou célibataire), sa classification tribale, sa fortune ou son rang social, séduire en attirant la sympathie.

Le tissage dut apparaître dans les zones tempérées sur le modèle de la vannerie à partir de matières végétales dès la période magdalénienne, mais c?est à partir du néolithique qu?il aura une place prépondérante dans l?habillement. Les tissus primitifs étaient de très petite dimension. Des bandes étroites étaient cousues ensemble pour constituer un vêtement. Au fur et à mesure que les métiers à tisser se perfectionneront, les pièces de tissus deviendront plus grandes.

L?étude du mobilier funéraire de la tombe de Childéric, inventé à Tournai en Belgique, le 27 mai 1653, apporte les premières indications sur le costume d?un roi franc au Ve siècle : l?anneau sigillaire du roi représente ce dernier vêtu d?un manteau (qui devait être de pourpre et brodé d?abeilles d?or, certaines ayant été retrouvées) et d?une cuirasse, attributs d?un officier romain. Le costume de Childéric est ainsi à la fois d?inspiration romaine et barbare. »

Domy 20
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Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 16:02



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Glossaire du tailleur
Apiéceur

Tailleur chargé de la réalisation de la veste.

Bespoke

De be spoken for, en référence à une laize de tissu réservée par un client pour la réalisation de son costume.

Bâti

Fil passé provisoirement à grands points au travers des parties d?un ouvrage, afin de les maintenir en place, avant la couture définitive.

Bougran
Toile grossière fortement apprêtée et utilisée comme raidisseur.

Culottière

Habituellement au féminin. Couturière se spécialisant dans la réalisation de pantalons.

Coupeur

Tailleur spécialisé dans la coupe du tissu. Il fournit le tissu coupé à l?apiéceur de son choix, qu?il aura retenu pour la qualité de son travail.

Le coupeur peut :

utiliser un patron préétabli, qui sera ensuite modifié pour tenir compte des particularités anatomiques du client ;
employer un formulaire complexe pour établir, selon une méthode scientifique et exacte, un patron idéal ;
ajuster une toile, initialement coupée selon les mensurations du client, à sa morphologie au cours de deux ou trois essayages ;
se fonder uniquement sur son instinct et son expérience pour tracer les lignes de coupe sur le tissu. C?est la méthode utilisée chez Bespoke by Byraub.
Entoiler

Coudre un morceau de crin sur une partie de la veste pour lui donner du maintien.

Parementure

Partie d?une veste formant revers d?encolure et doublure des bords de devant.

Piquer

Action de piquer (à la main, parfois à la machine), d?assembler les pièces d?une veste.

Domy 20
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Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 16:03



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Grande mesure, petite mesure, demi-mesure et confection
Il est certain qu?un costume bespoke se conserve toute une vie, et peut se léguer à ses enfants. Un dinner jacket (smoking) élimé est en Angleterre une preuve de distinction, car une telle usure indique qu?il a vraisemblablement été porté par le père, voire le grand-père, du porteur actuel. Il en va de même pour les chemises ; ne soyez donc pas surpris si vous remarquez un col ou des manchettes usées sur la chemise (au demeurant seyante) d?un collègue britannique.

La durée de vie d?un costume bespoke le rend donc infiniment meilleur marché qu?un costume dit de confection (fabriqué par une machine), dont l?espérance de vie ne dépasse pas trois ou quatre ans ou quelques nettoyages à sec.

Pour autant, au-delà de ces considérations de rentabilité à long-terme, il est certain qu?un costume bespoke est un investissement important. Je peux donc vous présenter les alternatives à la grande mesure, en attendant d?y être prêt.



La confection

Il est possible de trouver des costumes de qualité confectionnés en usine pour un prix oscillant entre 150 et 1000 euros. Les fabricants tels que Smalto ou Lanvin proposent une gamme de costumes prêt à porter de bonne qualité et durables.

Je rappelle à ce titre que la marque ne devrait pas être un facteur de choix en la matière. Un costume Hugo Boss ou Gucci n?est nullement garantie de qualité, et il serait un choix hasardeux de dépenser plus de 1 000 euros dans un costume de confection.

Choississez plutôt un costume dans lequel vous êtes à l?aise, et n?hésitez pas à le faire modifier par votre retoucheur de quartier. Choisissez le tissu avec soin, afin d?éviter les matières synthétiques, et d?apporter votre préférence à la laine.



La demi-mesure industrielle

Les fournisseurs de costumes demi-mesure, à la différence de la confection, utilisent un patron préexistant qui est modifié afin de correspondre aux mensurations du client. Ce patron est ensuite fourni à une usine qui réalise un costume en quelques minutes. Les finitions peuvent être réalisées à la main ou à la machine.
Les prix de la demi-mesure oscillent entre 700 et 1 300 euros.

La qualité de votre costume dépendra de la qualité de la prise de vos mesures. Recourez de préférence à un tailleur ayant de l?expérience en grande mesure ; il sera plus à même de prendre en compte des éléments appréciables seulement à l?oeil nu, à l?instar de votre posture et de votre physionomie générale.

Certains tailleurs en grande mesure ont également un service de demi-mesure.

La plupart des personnes se prévalant de la dénomination ?tailleur? pratiquent en réalité la demi-mesure industrielle, ce qui est au demeurant tout à fait louable. on peut mentionner les tailleurs Michaël Ohnona et Kees van Beers, qui fournissent à Paris un bon service de demi-mesure.

on dit souvent, dans le métier, qu?il faut préférer un bon costume réalisé en demi-mesure industrielle à un mauvais costume en grande mesure.



La petite mesure

Les tailleurs proposant des services de petite mesure utilisent un patron prédéfini qu?ils ajustent aux mensurations de leur client, à l?instar de la demi-mesure industrielle. Seul le processus de fabrication diffère, puisque la petite mesure implique une réalisation entièrement artisanale.



La grande mesure (le bespoke)

Les connaisseurs voient dans le bespoke un idéal technique et esthétique, dans la mesure où l?apiéceur expérimenté (l?artisan auquel le coupeur confie la réalisation de la veste) passe au bas mot 50 heures de travail sur une seule pièce. Il piquera à la main des milliers de points, utilisera une dizaine de matières uniques (dont le crin de cheval), et se servira d?un lourd fer à repasser pour donner forme au costume.

Son travail, entièrement réalisé à la main, vous permettra de disposer d?un costume unique, pérenne, réalisé grâce à l?énergie et à la patience d?un dépositaire d?un artisanat d?art rare et précieux.

A la différence de la demi-mesure, le tailleur grande mesure dessine un patron ad hoc pour son client. Ce patronnage, dont le client peut se voir remettre une copie, est unique, et permet la prise en compte de l?ensemble des particularités morphologiques de ce dernier. Après que le tissu aura été découpé selon les lignes du patron, un nouvel essayage est nécessaire, chaque tissu ?tombant? différemment, selon son poids et ses propriétés.

on ne compte qu?une vingtaine de tailleurs spécialisés dans la grande mesure à Paris. Citons notamment Gabriel Gonzalez, Smalto, Cifonelli, Lanvin, Camps de Luca, Arnys ou Guilson. Une liste plus détaillée se trouve à cette page.

Domy 20
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 16:15



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Domy 20
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Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 16:46



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Petit glossaire de couture

Quitte à vous donner des techniques, autant commencer par l'essentiel : la compréhension des termes de couture. Ce "dictionnaire" n'est sûrement pas exhaustif donc, je rajouterai des termes dès que j'en rencontrerai d'autres que j'aurai malencontreusement oublié de mettre dans ce glossaire.

l'Aisance : l'ampleur donné à un vêtement
l'Aplomb : correspond au tombé vertical du vêtement
l'Arête : c'est la crête d'une couture cousue bord à bord... Elle ne doit pas gondoler !!
Arrondir : signifie ajuster un ourlet de jupe ou de robe. La mesure de l'ourlet doit s'effectuer du sol vers l'ourlet et non pas de la ceinture à l'ourlet. (Il existe un petit instrument sur pied coulissant, muni d'une craie de tailleur, qui permet de tracer directement l'ourlet sur le vêtement porté.)
Assembler : réunir plusieurs pièces de tissu par un point de piqûre.
Bâtir : effectuer au point de bâti (point dont la longueur est plus grande qu'un point de piqûre) une premier assemblage souple, permettant un essayage de contrôle et d'éventuelles rectifications. Le bâti se découd et s'enlève sans peine.
le Biais : il s'obtient en pliant le tissu droit-fil lisère contre droit-fil trame. Un tissu taillé en biais s'étire sous la traction de son propre poids. Il est indispensable de laisser les pièces de tissu taillées en biais suspendues sur un cintre au moins 24 heures avant de procéder au montage.
Border : travail de finition qui consiste à poser un biais, une ganse ou un galon sur le bord de l'ouvrage monté.
la Bride : boutonnière que l'on éxécute en formant une petite anse de tissu ou de fil (bride ronde ou brodée) ou bien en repliant un morceau de biais que l'on fixe ensuite sur le bord de la patte (bride capucin).
la Chaîne : on la trouve dans les textiles tissés, elle est constituée des fils parallèles aux lisières. Ces fils ne se détendent pas, c'est le sens choisi pour la longueur des pièces à coudre.
la Coulisse : ourlet ouvert à chaque extrémité, dans lequel on glise un cordon. Elle permet de reserrer un tissu autour de la taille, du cou, du poignet, des chevilles.
Cranter : pratiquer des entailles pour donner de l'aisance aux coutures arrondies.
Creuser : rectifier la courbe d'un arrondi en l'accentuant, ce qui a pour effet de supprimer un défaut de cambrure.
Détendre : allonger, avec précaution, au fer à vapeur la trame d'un tissu.
le Dossé : pièce de tissu pliée en deux, endroit contre endroit, et enroulée sur une planchette rectangulaire. Ce pliage s'appelle aussi "pli marchand".
le Droit-fil : (il est indiqué par une flèche sur les pièces des patrons) il est parallèle aux lisières : il suit le sens des fils de chaîne
l'Embu : excédent d'ampleur rencontré sur le rentré d'un ourlet ou sur le montage d'une couture arrondie (souvent les manches !)
l'Empiècement : pièce rapportée et décorée ou morceau de tissu sur lesquels sont cousues d'autres pièces dans l'intention de les maintenir.
l'Entoilage : ça consiste à donner de la rigidité à une pièce en la doublant avec une toile raide ou en fixant un morceau de toile thermocollante sur la face envers, au fer à repasser. (Voir tableau des principaux entoilages : http://perlesdecouture.canalblog.com/archives/2005/12/06/1078857.html)
l'Extra-fort : ruban léger, le plus souvent en fibre synthétique. Sert à renforcer les ourlets des vêtements et des ceintures.
Froncer : former des petits plis réguliers en passant un ou deux fils dans le tissu et en tirant ces fils en sens opposé.
Grigner : Résultat malheureux d'une couture formée de points trop serrés qui froncent ou plissent la surface du tissu. Il est alors IMPERATIF de défaire la couture, d'ajuster le réglage de la machine et de recommancer la piqûre.
la Jeannette : petite planche étroite, montée sur un pied et recouverte d'un molleton. Elle s'utilise pour le rapassage des manches ou des jambes de pantalon. (Et accessoirement, c'est aussi ma grand-mère !)
la Laize : largeur d'une pièce de tissu comprise entre deux lisières (celles-ci étant incluses).
la Lisière est formée des fils de chaîne situés à chaque extrémité de la laize d'un tissu.
Former un onglet : replier à angle droit l'excédent de tissu dans un angle ou sur un ourlet bordant un angle.
la Parementure : partie qui double le revers d'un col ou d'une patte de boutonnage.
la Patte de boutonnage : bande de tissu placée en double épaisseur et sur laquelle sont brodées les brides ou les boutonnières.
la Pattemouille : elle doit être confectionnée dans un tissu blanc 100% coton, non pelucheux et bien lavé pour être débarrassé de tout apprêt. Elle est utilisée durant le travail de montage pour ouvrir les coutures ou aplatir les pinces, sans risque de lustrer ou de brûler le tissu. Elle doit être humectée et non mouillée. Le fer à vapeur ne remplace pas toujours l'usage de la pattemouille.
la Pince : pli en forme de triangle cousue sur l'envers du tissu et destinée à réduire l'ampleur d'une pièce tout en formant un volume.
le Rabat : bande de tissu qui recouvre l'ouverture d'une poche de veste ou de pantalon (poche à rabat) ou d'une pochette. Il peut être cousu séparément ou fait d'un seul tenant.
la couture Raglan : couture effectuée en diagonale pour relier la manche à l'emmanchure.
Remplier : Replier le tissu sur lui-même. (On trouve souvent ce terme lorsqu'on travaille les ourlets)
Renforcer : Piquer à petits points le long de la ligne de couture.
le Rentré : repli du bord sur l'envers du tissu, préparant un ourlet ou la pose d'une doublure.
la Réserve : excédent de matière laissée entre la piqûre et le bord du tissu. Elle peut servir à une éventuelle modification, à une seconde couture ou simplement pour protéger le montage.
les Sonnettes : fils rouges cousues ou fines lamelles de papier collées sur le bord des lisières : elles signalent un défaut.
Sous-piquer : Soulever la parementure (ou la pièce spécifiée) et la piquer dans les rentrés de couture, près de la couture.
Soutenir : Piquer à grand points sur la ligne de couture. A l'assemblage, tirer les fils de canette pour que les dimensions des deux pièces correspondent parfaitement.
Surfiler : effectuer un point de surfil sur le bord des pièces de tissu, à la main ou à la machine, pour éviter l'effilochage.
la Trame : correspond, dans les textiles tissés, aux fils perpendiculaires aux lisières. Les fils de trame sont plus extensibles que les fils de chaîne, ils peuvent être légèrement détendus.
Vissé se dit d'un textile tissé dont la trame, déformée lors du tissage, n'est plus vraiment perpendiculaire aux lisières. Il faut alors redresser la trame par étirage ou repassage à la pattemouille, puis contrôler l'angle à l'aide d'une équerre.
le Zigzag : point effectué à la machine à coudre. Il sert notamment à surfiler les bords du tissu.

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 19 juillet 2008 22:32



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Liste des Métiers déjà étudiés p15

Merci à Jean pour ce morceau d'occitan et à Domy pour le glossaire.

Bonne nuit à tous.

A demain.

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:30



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Bonjour à tous

Toujours dans la liste fournie par Jean, je me suis penchée sur le fabricant de houppes.
J?ai cherché la définition du mot houppe, et j?en ai retenu deux qui nous permettent de découvrir deux métiers d?autrefois.

1)Houppe: Article de passementerie de formes variées, consistant en une touffe de fils de laine ou de soie, maintenus par un cordon, une bague de bois recouverte de fil ou un anneau de tissu. La fonction traditionnelle de la houppe est la décoration d?ameublement. on en fit grand usage à la fin du siècle dernier pour orner les cordons des rideaux drapés, les meubles rembourrés, les baldaquins et les portières. Les houppes sont également très prisées comme ornement militaire sur les uniformes et les caparaçons de chevaux.




Donc le professionnel qui fabrique ce type de houppe est un...

Passementier

Tisseur spécialisé dans la fabrication des passements et autres articles de passementerie et personne qui les vend.




Saint-Etienne était la capitale du ruban. C'est là qu'au XIXème siècle on trouve la plus forte concentration de passementiers. Leur dénomination vient du passement, ruban qui bordait les vêtements. Auparavant on les appelaient plus volontiers tissotiers ou ribandiers.

Le passementier, tout comme le canut, travaille sur un métier à tisser. Il est très dépendant du fabricant. C'est chez le fabricant que le passementier ira tout d'abord chercher l'ouvrage ; celui-ci lui lui fournit les fils de chaîne, parfois roulés sur les billots, les peignes, les cartons, et deux feuilles : la feuille de chargement qui indique le poids de la matière remise et les conditions de prix, et la feuille d'enfilage qui indique comment passer les fils dans les lisses.
Revenu chez lui, le passementier prépare son métier ; ce travail appelé "mise en train" peut durer de une à deux semaines. Sa femme ou ses enfants préparent les canettes. Le tissage proprement dit peut alors commencer. Il peut durer plusieurs mois pour un chargement.




Les autres ouvrages que peut fabriquer le passementier sont des guipures, des campanes, des crespines, des houpes, des gances, des lacets, des tresses, des aiguillettes, des cordons de chapeaux, des boutons, des cordonnets, des rênes, des guides & autres ouvrages & marchandises semblables.





Métier et bibliothèque de passementier.
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:33



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:38



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2)Houppe à poudre de riz.

Depuis l?utilisation de poudre pour poudrer les visages ou les perruques ,la houppe la plus appréciée fut la houppe de cygne.



Nana.Manet.1877.Dans sa main, Nana tient une houppe de cygne.

De fait,à part le cygne, on utilisait d?autres volatiles pour fabriquer ces houppes, par exemple l?oie.

Le professionnel concerné dans ce cas est...

le chamoiseur

D?abord un petit éclaircissement :
Le métier de blancher ou mégissier et celui de chamoiseur se rattachent à la tannerie, c'est-à-dire à la transformation des peaux en une matière imputrescible : le cuir. Mais la tannerie proprement dite s'effectuait autrefois à l'aide d'écorce de chêne pulvérisée, le « tan », alors qu'en mégisserie l'agent tannant est l'alun, un minéral translucide et blanc, et en chamoiserie, l'agent actif est l'huile de poisson. Autre différence entre la tannerie, la mégisserie et la chamoiserie : la première transforme principalement les grosses peaux de vache, veau, cheval, destinées aux semelles et dessus de chaussures, aux selles, colliers, harnais, etc., tandis que la mégisserie et la chamoiserie utilisent les petites peaux de mouton et de chèvre pour la ganterie, les doublures ou les culottes de peau.
A noter aussi que les peaux traitées par le mélange d'alun, de sel, de farine de froment, parfois aussi de jaune d'?uf et d'huile d'olive, présentent au terme de leur traitement une couleur blanche, d'où le nom de « blancher » donné à l'artisan qui les prépare de cette façon.

Le tanneur et mégissier ont été étudiés en p11 et 57

Chamoisage

Aprés leur passage dans les foulons pour qu'elles s'imprègnent d'huile, les peaux sont exposées au vent, pendant un jour ou deux et cela cinq à six fois.




Les peaux, désormais chamoisées, passent au palissonnage, opération d'étirage qui consiste à les passer, dans tous les sens, sur une large lame demi-circulaire, non coupante, fixée verticalement sur un billot.



Au 20ème siècle commença l'utilisation de meules en remplacement du ponçage manuel. Les meules, recouvertes d'émeri et entraînées par un moteur, tournent avec rapidité afin de supprimer les résidus du côté chair des peaux.



Du côté fleur, ce même travail d'amincissement de la peau se nomme « dolage » et est effectué à l'aide d'un « doloir », large couteau qui ressemble à une spatule et que l'on fait glisser sur la peau.



Les peaux destinées à rester blanches sont exposées à l'action de l'air et du soleil, étendues sur un pré.



Les peaux sont teintes par immersion dans le colorant.



(à suivre)
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:44



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Maintenant voyons plus spécifiquement le travail sur les peaux d?oies.

La transformation des peaux d'oie est une activité spécifique qui se développe dans la Vienne à partir des années 1880 : quelques établissements se consacrent à la fabrication de houppes à poudre et de passementeries en duvet, exportées dans toute l'Europe et aux États-Unis .

Durant le XIXe siècle jusqu'à la seconde guerres mondiale, Poitiers était réputé pour ses établissements de préparation de peaux d'oies pour houppes, fourrures et passementeries. Les peaux d'oies blanches étaient au départ traitées à la chaux et à l'alun, puis vendues essentiellement à Paris et Berlin. Puis dans les années 1860, la préparation s'est modifiée et perfectionnée (......)On évalue de 200 à 400 000 le nombre de peaux traitées chaque année, avant 1914, en Poitou. Les débouchés sont, par ordre d'importance : l'Amérique, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie et la Russie.

Les oies blanches proviennent des cantons de Mirebeau, Neuville, Gençay, Lusignan... Les corps d'oies dépouillés sont consommés sur place ou expédiés à Paris, tandis que la peau est clouée pour être séchée à l'air libre. Dans le procédé ordinaire, les plumes sont enlevées et l'on ne conserve que les duvets proprement dits. Les peaux, après avoir été soumises à un bain de chaux, sont écharnées, c'est-à-dire débarrassées de tous les débris fermentescibles, à l'aide de couteaux circulaires. Le traitement à la benzine nettoie et absorbe ensuite toutes les matières grasses, qui sont employées pour la savonnerie. La peau avec son duvet est enfin soumise à divers apprêts analogues à ceux de la chamoiserie, mais plus délicats, puis lavée et essorée.



Personnel d'une tannerie de peaux d'oies dans les années 1940 à Montmorillon (Vienne), dans Le pays montmorillonnais deux siècles d'histoire d'une société rurale, par Y. Jean et G. Touraine, Brissaud, 1989 © Reproduction Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / M. Deneyer, 1995


Dans les procédés nouveaux, on utilise des appareils mécaniques de foulage, brassage, ventilation, séchage qui augmentent le rendement et assurent aux peaux une extrême souplesse. Ce sont des machines à laver dites "barbottes", des essoreuses, des séchoirs à vapeur, etc. La maison Hambis complète l'apprêt par l'application à la préparation des peaux d'oies du procédé Barbe qui consiste en trois opérations :
1 - Benzinage et foulage mécanique en vase clos : les peaux à laver étaient placées dans des cuves qui étaient amenées sous des réservoirs de benzine et remplies. Le bain terminé, les peaux étaient placées dans une essoreuse. Elles étaient ensuite mises à sécher dans des pièces ventilées.
2 - Travail dans une atmosphère d'acide carbonique ou tout autre gaz inerte
3 - Récupération complète par évaporation à chaud et condensation à froid du solvant ou hydro-carbure employé.
L'opération peut avoir lieu en une heure environ et évite les dangers d'intoxication du personnel et les chances d'incendie.

Le fondateur de la maison Baillargeau, Léon Baillargeau, invente en 1923 un procédé de teinture indélébile lui permettant de livrer aux différentes industries s'y rattachant des peaux duvetées teintes dans toutes les nuances.

Après la seconde guerre mondiale, l'arrivée de matériaux synthétiques fut en grande partie responsable de la disparition de cette industrie locale.

(Sources Razzatrimoine industriel de Poitou Charente)


Le fabricant de houppes,à partir des peaux de cygnes ou d'oies chamoisées, fabriquait les houppes.

Bon dimanche à tous.




:bisou:
Domy 20
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:26



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Bonjour et bon Dimanche à tous et toutes



L?histoire de la morue à Bègles
Bègles reste la capitale française de la morue durant près d?un siècle. Un statut original pour un port en eau douce, implanté bien loin des côtes atlantiques.

Si ce n?est la proximité de sa grande s?ur Bordelaise, un des poumons du négoce au XIXe siècle, rien ne semble alors prédisposer Bègles à devenir en quelques années le grand centre morutier de l?hexagone.

C?est méconnaître les hommes d?affaires et leur logique mercantile qui propulseront ce discret port sur le devant de la scène en lui découvrant des atouts majeurs. Les terrains - ou "palus" - sont abondants et peu coûteux. Leur situation en bordure du fleuve permet l?accès direct des gabares à partir des voiliers. Le climat, doux et humide, est idéal pour le séchage qui se fait sur des pendilles, des galets ou plus simplement sur l?herbe. Les ruisseaux et les sources nécessaires au lavage et à la transformation du poisson sont omniprésents. La main d??uvre est quant à elle importante et bon marché.

Le décor est planté, l?aventure peut débuter.


PendillesLa première sécherie - Varet et Cie - ouvre le 30 juin 1843. Leur nombre ne cessera de croître durant la seconde moitié du XIXe siècle : dix-neuf en 1876, trente-quatre en 1892. Elles reçoivent et travaillent près de 70% de la morue verte nationale. Cette intense activité positionne la ville et ses installations fluviales loin devant le port normand de Fécamp, ou le port basque de Bayonne, pourtant exposés aux embruns du grand large. Les effluves entêtantes de morue enveloppent Bègles. Au point que les Bordelais la surnomment avec une pointe de mépris "le faubourg des odeurs".

Le petit Port et le grand Port connaissent une impressionnante effervescence. Comme le note un chroniqueur de ce temps, "les morues sont transportées des voiliers ancrés en rade de rivière, en aval du pont Saint-Pierre (actuel Pont de Pierre), dans des gabares qui remontent lentement le fleuve jusqu?aux portes de Bègles. Elles y sont déchargées sur les épaules des Sangdious (portefaix) puis roulées en charrettes jusqu?aux sécheries (in "Fleuves et rivières du Sud-Ouest ; numéro d?hiver 1996). L?activité annuelle connaît deux grandes périodes de déchargement. En mai, les bateaux chasseurs - qui ravitaillent les goélettes en sel et apportent leur courrier - débarquent le fruit des premiers mois de campagne. En automne, les navires morutiers rapportent ce qu?ils ont pêché au cours des semaines précédentes. Durant le pic d?activité hivernal, le personnel dans les sécheries triple pour crever la barre des trois cents employés. Ouvriers, petits paysans béglais reçoivent le renfort de saisonniers originaires du Pays basque ou de l?Auvergne. Les journées de travail sont longues - douze heures quotidiennes, dimanche compris -, mais le salaire reste correct pour l?époque.

Une compensation minime pour un métier pénible.



La mémoire ne s?éteint pas
"La sécheuse de morue ?? et la sécherie Sauveroche : deux hommages forts.
Digne dans son habit de fer, la Sécheuse de morue culmine à six mètres de haut, offrant son visage aux rayons de soleil comme aux coups de vent. A ses pieds, deux marins en cuivre semblent la soutenir. Elle trône au centre d?un rond-point, sur le chemin d?une zone d?activités. Mariage heureux du passé et du présent. La Sécheuse de morue est née en 2002, sous les outils du sculpteur béglais Michel Lecoeur. Elle rappelle à tous les automobilistes de passage que la morue a été laborieuse avant d?être gourmande et festive. Un bel hommage aux sécheuses, "héroïnes de l?ombre".

Quelques hectomètres plus loin, à proximité de la mairie, Sauveroche est devenue le site symbolique du patrimoine industriel local après la destruction de quasiment toutes les autres sécheries. Aujourd?hui, ses anciens couloirs de séchage intérieur et ses deux chambres froides ont été transformées en ateliers de sculpteurs, de verriers, de peintres. La vocation a changé mais le lieu reste chargé de souvenirs et de traces de son histoire. Principal témoignage de ce qu?il fut jusqu?au siècle dernier, une morue en céramique bleue et verte signée Buthaud, artiste bordelais internationalement reconnu, orne son fronton.

En outre, la ville abrite des maisons bourgeoises et prospères. Appelées "maisons de morues", propriétés de riches industriels ou négociants, elles ont fait l?objet d?une reconversion. Pour exemples les bâtiments qui hébergent l?école municipale de musique et le commissariat.



Domy 20
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:27



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séchage de la morue à Bègles
Domy 20
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:30



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Gaspésie > Gaspésie (général) [ - ]

La transformation de la morue ou le travail à la chaîne avant l'invention du mot

La préparation de la morue séchée-salée est un « travail à la chaîne »nécessitant un personnel qualifié et polyvalent.

La préparation de la morue séchée-salée est une opération complexe que les pêcheurs basques ont développée au cours des générations et montrée aux Canadiens à la faveur d?une cofréquentation des côtes de la Nouvelle-France. Il existe tout un personnel attaché à la capture et à la transformation de la morue. Cette dernière passe par plusieurs étapes et nécessite le recours à des travailleurs spécialisés autant que de haute compétence. Or, il arrive que le procédé de préparation du poisson s?exécute dans un enchaînement de gestes répétitifs, courts et précis qui ne sont autre chose, en fait, qu?un travail à la chaîne.

Préludes


La pêche et le dépeçage de la morue en Gaspésie
Gravure de P. Fermagalli.
Crédit : Musée de la Gaspésie
Gaspésie (général) []
Nicolas Denys, et plusieurs autres informateurs après lui, fournissent une excellente description des opérations de transformation de la morue séchée-salée, de l?habillage de la morue, pour emprunter au langage des spécialistes de l?époque. Et pour poursuivre dans la même veine, il convient d?appeler le produit fini, soit le poisson sec, la merluche. La description que Nicolas Denys fournit de sa préparation est celle d?un homme d?expérience et non seulement d?un visiteur de passage.

Le poisson conservé pour la préparation de la merluche est plus petit que celui retenu pour la morue verte. Les pêcheurs de Percé ont comme habitude de les échanger avec leurs confrères des bancs à raison de deux petites morues pour une grande. La raison en est que, plus grande et plus épaisse, elle se prête mal au séchage. En plus, elle serait gâtée par les vers avant qu?elle ne soit à point. Et si les pêcheurs ne peuvent l?échanger, ils la mettent quant même au vert, faute de mieux. Cette manière de transformer le poisson ne peut se faire que sur la côte en raison des besoins en espace. Elle oblige les pêcheurs à s?installer au même endroit pendant des mois et à l?aménager en fonction du travail à accomplir. Ce type d?opération demande des dépenses beaucoup plus considérables que la pêche sur les bancs. En effet, alors que cette dernière demande vingt-cinq hommes pour un navire de 200 tonneaux, il en faut cinquante pour s?adonner au travail de sécher le poisson à terre. Les coûts financiers en sont d?autant plus importants, puisqu?un équipage doit apporter des provisions de bouche pour six à huit mois. Il lui faut aussi deux fois plus de sel que sur les bancs où il mettra en cale de quarante à cinquante mille poissons alors que les morutiers impliqués dans la pêche sédentaire en embarquent jusqu?à 200 mille.

Le personnel d?accompagnement


Pile de Poisson
Une fois séchée, la morue est empilée sur la grave.
Crédit : Coll. Mario Mimeault
Gaspésie (général) []
Faire fonctionner un établissement de pêche sédentaire demande, en dehors des officiers du navire, un personnel hautement spécialisé. Le capitaine assure la charge de Maître de grave : il dirige et supervise à terre toutes les étapes de la préparation du poisson. Il doit, pour ce faire, coordonner le travail de plusieurs corps de métier. Le personnel des cuisines est sous la responsabilité du Maître-valet. Complètement étranger à la capture et à la transformation du poisson, celui-ci est plutôt responsable des installations destinées à assurer l?alimentation des hommes pendant tout l?été. Il peut également se procurer un peu de viande fraîche dans les bois environnants et ensemencer un jardin près de la cuisine pour agrémenter l?ordinaire des officiers. La qualité de son travail est importante, dans la mesure où elle peut largement contribuer au retour des travailleurs de qualité la saison suivante. Des charpentiers accompagnent chaque équipage pour monter les chaloupes à leur arrivée en Amérique et les réparer au besoin. Leur revient aussi le soin d?ériger les échafauds, quais dont le plancher est ajouré, et les bâtiments pour abriter les hommes. Le canonnier a pour sa part la tâche d?assurer la défense de l?établissement à l?aide de pièces d?artillerie. Il peut également participer à la pêche. Tous, en fait, font double, sinon triple ou quadruple emploi. C?est ainsi le cas du chirurgien. L?armateur est obligé par la loi d?en engager un et de lui fournir un coffre d?instruments chirurgicaux, mais c?est lui qui trouve ses médicaments. Il doit manier aussi bien le couteau que le scalpel puisqu?il est aussi appelé à remplir la fonction de décolleur, c?est à dire couper le cou de la morue au moment de son habillag. S?ajoute à son travail l?obligation de faire la barbe et les cheveux à l?équipage. Dans ses temps morts, il travaille également au transport de la morue à terre.

Les hommes engagés à la capture

La capture du poisson se fait sur les bancs situés à proximité des côtes de la Gaspésie, à l?aide d?embarcations. Chacune est sous la responsabilité d?un Maître de chaloupe. Il a à son bord deux hommes. Le premier, agissant comme bossoint, a la charge d?aller chercher, dès les premières heures du matin, les provisions de bouche pour la journée à la cuisine, et tient son nom de sa fonction de responsable de la bosse de la chaloupe, c?est-à-dire du cordage fixé à l?avant et au bout duquel est attaché un grappin. Le bossoint jette alors l?ancre à l?eau une fois arrivé sur le banc tandis que le second, l?arrimier, assis à l?arriève, attache la barque à l?échafaud au moment du retour à terre. . Les deux hommes pêchent le temps nécessaire pour remplir leur bateau. Au retour, ils déposent leur morue sur l?échafaud avec l?aide de deux garçons de grave attachés au service de la chaloupe à terre. Une fois celle-ci vidée de sa cargaison, le bossoint la met à l?ancrage et la nettoie. Il place ensuite le mât au fond de la barque, plie les voiles et les range le long d?un des côtés de l?embarcation puis il accroche les rames à leur place, de l?autre côté. Ce travail accompli, l?équipage se transforme en habilleurs, c?est-à-dire qu?ils s?occupent d?évider la morue.

Les habilleurs

Quand le poisson s?accumule sur l?échafaud, les Maîtres de chaloupe, arrimiers et bossoints se placent à l?étal, une grande table de travail, revêtent un costume approprié et aiguisent leurs couteaux. Les garçons de grave, engagés exclusivement pour la manutention, leur apportent les morues à l?aide de boyards (civières). L?habillage proprement dit commence alors et se déroule en trois temps : la première étape relève du piqueur qui tranche le cou du poisson, lui ouvre le ventre jusqu?au nombril puis coupe un os à la hauteur des ouies. Il passe ensuite la morue à son voisin, le décolleur. Celui-ci la vide de ses viscères, mais prend soin de récupérer le foie et les raves, ou ?ufs, pour les déposer séparément dans des récipients spécifiques. Ceci étant fait, il retourne la morue sur le ventre, lui détache la tête du corps et la pousse à l?habilleur, placé de l?autre côté de la table. Ce dernier décharne l?arrête du poisson de sa chair à l?aide de son couteau puis la jette à sa droite dans une brouette destinée à cet effet.

Les saleurs et le personnel d?appoint


Chafaud à Grande-Rivière, ca 1900
Travail de la morue sur échafauds ca 1900 à Grande-Rivière
Crédit : Photo F.-X. Labelle. Coll. Mario Mimeault
Grande-Rivière []
Le salage de la morue s?effectue sur le même échafaud. Les garçons de grave transportent le poisson dans leur brouette jusqu?à la saline. Deux ou trois hommes l?étalent alors par terre, tête contre queue, la peau en dessous. Le saleur peut dès lors le saupoudrer de sel comme il le juge à propos : ni trop, pour ne pas le brûler, ni trop peu pour qu?il ne se gâte pas. Les hommes procèdent ensuite à une seconde couche qui reçoit à son tour son quota de sel et ainsi de suite jusqu?à ce que la pêche de la journée soit entièrement apprêtée. Quand le travail est accompli, souvent très tard le soir, les jeunes garçons nettoient les étals, lavent les tabliers des habilleurs et les mettent à sécher. Ils grattent ensuite le plancher de l?échafaud puis, alors seulement, ils vont manger. Si jamais l?un d?eux n?a pas accompli sa tâche à la satisfaction du capitaine, il est soumis au fouet, de même que ses compagnons, « par compagnie », comme l?écrit Nicolas Denys.

Les hommes laisseront la morue s?imprégner ainsi de sel afin de la faire « suer », c?est-à-dire de perdre son eau. Après un jour ou deux, il reste à la laver et à l?étaler sur la grave ou sur des vigneaux pour lui donner le soleil et la faire sécher. Après quoi, les garçons de grave en feront des piles en attendant de l?embarquer dans le navire à la fin de l?été.

La capture et la transformation de la morue en poisson séché-salé demande donc un personnel nombreux et aussi qualifié que polyvalent. Les étapes à suivre dans le processus sont rigoureuses et la qualité du produit final autant que les profits anticipés dépendent de la bonne coordination de chacune. C?est aussi de la sorte que la succession des tâches liées à ce processus peut être présentée comme un travail à la chaîne.

Domy 20
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:33



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la peche et le dépeçage de la morue.


pile de poissons. une fois séchée, la morue est empilée sur la grave.


travail de la morue sur échafauds.
Domy 20
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:42



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Ayant été un des tout premiers ports de la pêche à la morue à Terre-Neuve, au moins à la charnière des XVème et XVIème siècles (La Catherine de Binic est signalée à Terre-Neuve en 1523), Binic continua cette activité jusqu'aux alentours de 1920. L'apogée fut atteinte au XIXème siècle, Binic devenant même en 1845 le premier port français de grande pêche, avec 37 navires. Le port recevait annuellement de150 à 160 bâtiments. L'activité se partageait alors entre la pêche à Terre-Neuve et le cabotage (importation de sel, de vin, de bois du Nord, de sable coquillier que venaient prendre environ 20000 charettes par an, et exportation de graines, farines et légumes). 5 à 600 ouvriers travaillaient au port à l'armement des terreneuviers sur lesquels embarquaient chaque année 1800 hommes. Détail significatif, en 1850, Binic comptait 37 débits de boisson !

Le recrutement pour Terre-Neuve se faisait dès novembre : les hommes recevaient une avance appelée "denier à Dieu". Après la bénédiction des navires et la revue d'armement, l'appareillage des bricks et des trois-mâts, montés par des équipages de 25 à 75 hommes, avait lieu de la fin février aux premiers jours de mai. La traversée durait de 20 jours à un mois ou davantage. La campagne durait six mois. La pêche à Terre-Neuve se pratiquait soit à bord de chaloupes et à l'aide de sennes, soit avec les fameux doris que les hommes, deux par deux, amenaient à l'aviron vers les lieux de pêche où ils devaient tendre leurs lignes, dans la brume et le froid bien souvent. A terre, les novices, certains âgés de 12 ans, avaient pour tâche de faire sécher la morue sur la grave ou grève de galets. L'expression bénicasser ou bénigaser fut longtemps en usage chez les terre-neuvas. Toutefois, on ne sait plus s'il s'agissait d'une méthode spéciale de conservation ou d'une concertation entre les capitaines...




Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Binic envoya en Islande un grand nombre de goélettes, dont certaines étaient d'ailleurs construites dans les chantiers binicais. Ces navires, aussi élégants que rapides, mesuraient de 30 à 35 mètres de longueur, l'équipage comptait en moyenne 26 hommes. L'appareillage avait lieu en février, après le traditionnel pardon. La traversée ne prenait que 8 à 10 jours. Le retour d'Islande se faisait en août. Là-bas, on pêchait la morue du bord même de la goélette : les hommes, postés le long de la lisse, passaient en moyenne six heures consécutives à filer les lignes et à les relever. Binic comptait 12 goélettes islandaises en 1865, 18 en 1895 et seulement 5 en 1913. Le produit de la pêche, tant à Terre-Neuve qu'en Islande, était vendu généralement dans les grands ports : Marseille, Bordeaux, La Rochelle, Nantes. Vers la fin du XIXème siècle, certains armateurs se mirent à traiter eux-mêmes leur pêche : la morue en caisse.

La pêche morutière à voiles périclita aux alentours de la Guerre 1914-1918, pour plusieurs raisons : la concurrence des chalutiers à vapeur, la hausse des coûts d'armement, l'usure rapide des navires, les réglementations, sans oublier les fréquents et meurtriers sinistres. Après une longue période de cabotage avec la Grande-Bretagne et les îles Anglo-Normandes (importation de sel et de bois du Nord, exportation de céréales, de primeurs et de volailles), le port de Binic retrouvait une bonne activité à partir des années soixante. D'abord avec le dragage de la coquille Saint-Jacques en baie de Saint-Brieuc, puis de façon plus constante avec le développement de la plaisance. En effet, Binic a su jouer la carte touristique pour devenir, grâce à ses sites pittoresques et à ses aménagements, une station balnéaire renommée, Le grain de beauté des Côtes d'Armor.


Domy 20
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:44



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Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:56



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bravo Domy

Je vois qu'entre toi,Khalida et Jean,le maintien du fil est assuré jusqu'au retour de Joelle...

Moi je pars en vacances mardi jusqu'à la mi-septembre.
Je pourrai vous faire de petits coucou, mais pas de haut débit pour faire des articles....


:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 18:31



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Ben moi Jean, je préfère la girouette pour savoir d'où vient le vent.....



Est-ce une morue?

Bonne après-midi.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 21:48



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Bonne nuit à tous.

A demain.

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 08:03



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 11:47



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Bonjour à tous

Jean,Khalida,Kty,Sibie...

Jean, ne serait-ce pas plutôt le métier de vernisseur? Voir p 68 et 69.

A ce sujet, un livre de 1803:

http://books.google.es/books?id=T60IAAAAIAAJ&pg=PR3&lpg=PR3&dq=vernisseur
Bonne journée à tous

:bisou:
Jean Pierre.S253
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 11:59


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Les fabriquants de bas sont soit des petites entreprises ou particuliers qui faisaient des bas sur des metiers a tisser.
je suis de la Somme(80)et mes ancetres étaient fabriquants de bas.
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 12:17



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Bonjour Jean Pierre.
En effet ,le fabricant de bas était un bonnetier ou un badestamier.
Voir badestamier en page 43.
Amicalement.





Pour quoi utilisait-on la bruyère?

Moij'ai trouvé ceci:

Des litières pour les animaux des fermes.
Des tapis pour de la cloture et pour des toitures coupée ou non.
La bruyere peut aussi être assemblée pour constituer des balais.
Dans le broussin de la bruyère on peut tailler des pipes .

Si vous connaissez d'autres utilisations.....

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 16:31



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bravo Jean,parfaitement complété pour la bruyère..


Le salpêtre (du latin salpetrae - sel de pierre) ou nitre est le nitrate de potassium. Sa formule chimique est KNO3.




Salpêtrier

?Ouvrier qui ramasse les matières propres à faire du salpêtre, qui les lessive ,qui les cuit;ou qui raffine le salpêtre quand il est fait.
on appelle aussi salpétrier le marchand qui le vend.

Le salpêtre que les chymistes appellent dragon,cerbère ou fils d?enfer à cause de ses terribles effets ,est une espèce de sel naturel ou artificiel très connu et d?un grand usage, soit dans la chymie, soit pour la composition de la poudre à canon, soit pour la teinture où il est compté parmi les drogues non colorantes(..) Il s?en consomme aussi beaucoup dans les verreries, pour les eaux-fortes et pour la fonte des métaux.
on donne aussi au salpêtre le nom de nitre.

Le nitre ne se forme jamais qu?à la surface de la terre et on le trouve très peu profondément au dessous de la superficie (...)

Le salpêtre naturel ou mineral se trouve le long du Volga (...) et au Pégu (?)
on tire dans ces pays le salpêtre de trois formes de pierres,de noires,de jaunes et de blanches.Le salpêtre qui vient des pierres noires est le meilleur n?ayant pas besoin, comme les deux autres, d?être purifié pour entrer dans la composition de la poudre à canon.
Une autre forme de salpêtre naturel est celui qui, distilant dans les cavernes, ou le long des vieilles murailles, et même des neuves placées dans des lieux humides,s?y forme en crystaux; on l?appelle salpêtre de roche, les ancien le nommaient aphronitre.(...)

Le salpêtre artificiel,surtout celui qu?on fabrique dans l?arsenal de Paris,où les marchands épiciers et droguistes de la ville et des environs et ceux qui en ont besoin doivent s?en fournir,se fait avec des matières nitreuses ramassées dans les vieux bâtiments, dans les colombiers et au milieu des vieilles démolitions,en les lessivant avec des cendres de bois et quelquefois d?herbes et le salpêtre qui en provient est raffiné par trois ou quatre cuites qu?on fait passer succéssivement par plusieurs lessives.



Extraction du salpêtre.Préparation des plâtras.


Fig. 1. Ouvrier qui après avoir puisé le salpêtre dans la chaudiere avec la cuiller nommée puisoir, le verse dans une bassine pour être transporté par deux autres ouvriers dans les bassins de l'attelier de la crystallisation, c'est pour cela que la bassine a deux anses, elle est posée sur un baquet ou autre sup - port convenable.
2. Ouvrier qui ayant enlevé avec l'écumoire le sel marin crystallisé au fond de la chaudiere, le verse dans le panier qui est au - dessus pour qu'il s'égoutte dans la chaudiere; l'opération d'écumer se fait de même avec l'écumoire, mais on verse les écumes dans le baquet, d'où on les transporte sur une ci - viere ou brouette sur les terres des fosses de la sal - pêtrerie, pour y étant mêlées servir à les amander.


Chaudière de raffinage.

Illustrations de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

on lui donne différents noms suivant qu?ilest plus ou moins raffiné:salpêtre de houssage, salpêtre de terre,salpêtre commun ou de la première eau,salpêtre raffiné, etc...
Le salpêtre de la troisième eau qu?on appelle salpêtre en glace et qu est le meilleur,ne se vend point mais après avoir été fondu et mis dans des tonneaux,il se conserve pour la composition de la poudre à canon.
on fait encore une quatrième espèce de salpêtre qu?on nomme salpêtre en roche; celui-ci se fabrique en le faisant fondre sans eau dans une chaudière de fer à force de feu.Il sert à faire la poudre la plus fine est celle qu?on doit embarquer sur la mer.?


Encyclopédie Méthodique. Plomteux. 1784.





:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 18:52



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Merci Jean



Pagoda de Shwemawdaw à Pegu ...


:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 21:58



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Bonne nuit à tous.

A demain

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 22:45



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bravo bravo à toutes vos recherches
allez, il faut que je participe aussi à mon tour.

je crois que nous n'avions pas traité le métier suivant


AUBERGISTE :

Des vivres et un gîte "en sorte qu?on s?y regarde comme chez soi", telle est la vocation de l?auberge. Pour répondre au nombre croissant des voyageurs, les enseignes fleurissent, allant de l?auberge espagnole à l?hôtellerie plus raffinée. Et pour les plaisirs du palais, voici le restaurant?
Le secours des vivres et du gîte

Sous le haut Moyen ge, l?hébergement des passants est assuré par l?hospitalité privée ou les monastères. À partir du Xème siècle, l?animation des routes, due à l?essor du commerce et des transports, entraîne la création du métier d?aubergiste. Delamare écrit dans son Traité de la police : "Ce sont des lieux où l?on trouve, non seulement le secours des vivres, comme au cabaret, mais encore un gîte pour coucher et des écuries pour ses chevaux, en sorte qu?on s?y regarde comme chez soi, y trouvant toutes les mêmes commodités qu?en sa propre maison". Les auberges sont a priori plus recommandables que les cabarets ou les tavernes car "il s?y trouve des assemblées par le concours des hôtes, elles sont pacifiques et non suspectes de débauche, chacun n?y pensant qu?à ses affaires ou aux sujets de son voyage". À voir...
À l?origine, l?auberge se distingue de l?hôtel. L?auberge donne surtout le vivre tandis que l?hôtel, maison meublée dotée des commodités du service, permet de manger mais aussi de dormir. C?est seulement au XVIIIème siècle que le mot "hôtel", du latin hospitales (chambre pour les hôtes), s?imposera sur le mot "auberge".

"Marchand de sommeil" à babord !
Pour trouver un établissement en arrivant dans une ville, il est courant, surtout pour les visiteurs étrangers d?un certain rang, d?avoir recours aux lettres de recommandation pour un particulier louant un meublé ou pour le tenancier d?un hôtel. Il est également d?usage de répondre aux offres des personnes disposant de chambres à louer, postées aux portes de la ville.
L?activité hôtelière se concentre essentiellement dans les villes. Pour reconnaître ces établissements de sommeil placés au sein des autres maisons d?habitation, l?enseigne signale l?auberge par des symboles faciles à identifier, où interviennent le folklore, la faune et la flore, le roman et l?héraldique... tels Le Faucon, L?Homme Sauvage, La Couronne, La Lune, Les Armes du Roi de France, La Croix Blanche ou encore le Cheval Blanc.

Au petit bonheur la chance
Les établissements, petits pour la plupart, se composent d?une pièce commune, abondamment éclairée, chauffée par une cheminée et parfois décorée, et de chambres. Ces dernières, sont en général modestes, mal chauffées et meublées au plus simple - en sus d?un ou plusieurs lits, un banc voire un coffre. Toutes les auberges ne reçoivent pas "à pied et à cheval". Certaines proposent des entrepôts pour que les marchands y déposent leur ballots en garde.
À l?usage, les jugements sont bien contrastés. Certains se plaignent des "portes à courant d?air"et sans serrure, des lits de planches, des hôtes gourmands, des servantes impertinentes, des parasites entreprenants, et tutti quanti...

D?autres évoquent vin fruité, gibier grassouillet, note honnête, matelas de plumes à qui mieux mieux ! L?ensemble s?accorde sur la qualité culinaire. Lieu de convivialité et miroir de la société, l?hôtellerie en 1789 reste une activité marginale et ne trouve son véritable essor qu?au XIXème siècle, avec la naissance du tourisme et l?amélioration des transports.

enseigne auberge d'aujourd'hui


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 23:10



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Bonne nuit à tous



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khalida.137
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Envoyé le: mardi 22 juillet 2008 06:46



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bonjour et

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khalida.137
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Envoyé le: mardi 22 juillet 2008 07:15



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durant ma formation professionelle
nous avons étudié l'histoire et le rôle de l'enseigne.

Les aubergistes ont été les premier à en posséder une pour être repérer par les voyageurs qui cherchaient où dormir dans les campagnes (une lanterne allumée à la porte de l'auberge).

Enseigne : Marquise distinctive placée sur la façade d'une maison de commerce

L'origine des enseignes

L'art de l'enseigne est un héritage du haut moyen âge , quand le commerce florissant des villages, exigeait que échoppe ou chaque boutique

se différencie de sa voisine , par un symbole imagé attrayant .

Il ne faut pas oublier a cette époque la plupart ne sait pas lire . L'imagerie permettait de retrouver , facilement le Ferronnier -le commerçant

L'aubergiste etc ....... pour l'étranger qui arrivait dans la ville . Avec le temps , elles ont été remplacées par des panneaux publicitaires ou des inscriptions , mais le charme incomparable des enseignes en fer forgé , les fait peu à peu réapparaitre

l'enseigne la plus vue aujourd'hui
c'est celle des pharmaciens (environ 23000 en 2007)

Le caducée et la croix verte, sont les deux seuls emblèmes réservés aux pharmaciens dont l'usage est admis aux fins d'enseigne ou autres modes d'identification. Le caducée a été déposé en tant que marque collective en 1968 par le Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens, la croix verte en 1984.

Le dépôt est l'objet d'un enregistrement par l'Institut National de la Propriété Industrielle : c'est le dépôt comme marque collective qui autorise l'utilisation de ces emblèmes aux seuls pharmaciens. L'usage d'une marque collective n'est pas imposé, elle est réservée ou souhaitée par l'ensemble de la profession qui en partage la propriété.

Origine du caducée

Le caducée est une sorte de sceptre qui atteste de la fonction de celui qui le porte. Apollon, Hermès, Esculape, qui était le véritable propriétaire du caducée dans la mythologie ? Cet « insigne du héraut », attribut de Hermès-Mercure, constitué par une baguette autour de laquelle s'enlacent deux serpents ailés symbolise le commerce. Selon l'Encyclopédie de Diderot et le Littré, le caducée est l'attribut de Mercure et c'est l'opinion que partagent les auteurs qui ont étudié le sujet. Certains revendiquent cette même dénomination au bâton serpentaire d'Esculape voire à la coupe d'Hygie enlacée par le serpent.

Le caducée pharmaceutique représente un serpent qui s'enroule, se redresse et renverse sa tête vers le bord d'une coupe. La coupe est celle dans laquelle Hygie, fille d'Esculape et déesse de la santé, donnait à boire au serpent du temple d'Epidaure. C'est vers le IXème siècle avant Jésus-Christ que s'établit en Grèce le culte d'Asklepios, dieu de la médecine représenté avec un bâton autour duquel s'enroule un serpent. Le serpent serait lié à l'art de guérir, à la fécondité et à la vie. Le bâton représenterait l'axe du monde, l'arbre de vie ou une arme magique. Le bâton d'Esculape aurait été utilisé pour la première fois comme emblème de la Médecine au VIème siècle.

Le serpent d'Epidaure enlaçant une coupe apparaîtrait, dès 1222, chez les apothicaires de Padoue comme symbole distinctif de la pharmacie, figurant comme motif principal de leur bannière. Il apparaît en France en 1820, à côté de la tête d'Hygie sur un jeton gravé par Barre pour la Société de Pharmacie de Paris, devenue depuis le décret du 5 septembre 1946, l'Académie de Pharmacie. L'usage de ce symbole n'était pas très répandu en France, lorsqu'en 1942 le Conseil Supérieur de la Pharmacie, à la demande du Secrétariat d'Etat à la Santé, le choisit comme emblème de la pharmacie française. Le modèle proposé par la Maison Draeger fut adopté, le seul dont les pharmaciens soient autorisés à se servir officiellement et publiquement, -qu'il s'agisse d'enseignes, lumineuses ou non, d'affiches, d'appositions sur papier de commerce ou de toutes autres signalisations d'ordre professionnel- selon le Bulletin de la pharmacie française de 1942.

Le caducée n'est plus utilisé pour la signalisation des officines il a été remplacé par les croix vertes qui prennent parfois des couleurs et des formes qui n'ont plus rien à voir avec la croix grecque.

Origine de la croix verte

La croix verte, enseigne des officines françaises s'est progressivement substituée à la croix rouge sur fond blanc ou blanche sur fond rouge après l'adoption de la croix rouge comme emblème de l'Organisation Internationale de la Croix-Rouge ratifiée par la Convention de Genève en 1864. A cette époque de nombreux fabricants de produits pharmaceutiques ajoutent la croix rouge à leur marque de fabrique et certains pharmaciens l'adoptent comme enseigne lumineuse jusqu'à 1913 date à laquelle la loi en interdira l'usage. A la fin des années 1950, il existait encore des croix rouges éclairées au néon malgré les prescriptions légales et la création de l'emblème officiel de la pharmacie. Leur suppression et le passage du rouge au vert soulevèrent quelques difficultés : afin de respecter la loi les pharmaciens de Toulouse transformèrent leurs enseignes mais ils furent poursuivis par un de leurs confrères qui avait déposé comme raison sociale « A la Croix verte » complétée d'une enseigne de la même couleur. Le tribunal de Toulouse lui donna raison ainsi que le droit exclusif d'utiliser cette enseigne.

Cette croix connue comme symbole du secours et de la protection militaire et civile a une origine héraldique. Croix grecque dont les quatre branches sont égales, elle est devenue au cours du temps symbole du christianisme et doit sa diffusion aux croisés qui l'avaient adoptée comme emblème. Les premiers croisés portaient une croix grecque d'étoffe rouge cousue sur leur vêtement. En 1188 au départ de la troisième croisade, la nécessité se fit sentir de différencier les contingents et chaque pays eut une couleur attribuée : la croix verte était réservée aux Flamands, la blanche aux Anglais et la rouge aux Français. Mais pourquoi la croix de la pharmacie est-elle verte ? Est-ce à cause du règlement du 30 Floréal an IV qui attribua aux pharmaciens militaires des collets de velours vert : le vert fut choisit comme caractère distinctif du rouge attribué aux chirurgiens militaires puis en 1852 au corps unifié des médecins et chirurgiens. Existe-t-il un lien entre la couleur des collets des pharmaciens militaires et l'enseigne des officines ? Ou bien est-ce tout simplement parce que la couleur verte était représentative d'une profession qui utilisait les ressources du règne végétal pour la préparation de ces remèdes ?


voilà un peu d'histoire sur l'enseigne.

Quand je visite une région ou un pays je lève toujours mon regard vers le haut pour chercher toutes ces enseignes qui passent inapercues
mais si riches d'histoires.
j'en ai vu de belles en normandie ( dans les bourg) et à Rouen (coté cathédrale et rue piétonne du gros horloge, à millau ( visitez la ville et ses vielles les rues....

à toute à l'heure..
je file au travail.




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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 22 juillet 2008 10:01



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Bonjour à tous

Joelle, Khalida,Kty,Sibie,Jean...

Merci Khalida pour l'aubergiste.

En Anjou, le greleur ou greleur affranchiseur est un hongreur.
Il peut faire aussi les fonctions de véterinaire.

Voir hongreur en page 21.

Bon,aujourd'hui je me plonge dans les valises...

Ma dernière contibution(courte..) pour cet été:

Le porteur de bagages




Très vite indispensables, les porteurs de bagages utilisent au XIXème siècle une brouette, sans doute le moyen le plus simple et le plus répandu pour transporter un grand nombre de colis. Le bruit des roues heurtant le pavé fait partie de l?ambiance sonore de la gare et Zola, dans La Bête humaine, évoque "le flot de voyageurs et le roulement des chariots chargés de bagages".





Bonne continuation et bonnes vacances.


:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 24 juillet 2008 06:00



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bonjour et

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khalida.137
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Envoyé le: jeudi 24 juillet 2008 14:16



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et un métier peut être méconnu

Gnomoniste : e gnomoniste, du Grec gnomon, petit objet conique tenu verticalement, est la personne qui effectue les calculs nécessaires à la réalisation d'un cadran solaire fonctionnel. La personne qui réalise pratiquement les cadrans solaires est un cadranier.

La gnomonique est historiquement apparue en Grèce avec Vitruve et d'autres mathématiciens grecs, s'est transmise à la civilisation arabe et s'est développée en Europe au début du XVIe siècle.

Métier aujourd'hui rare, le gnomoniste est considéré à la fois comme un astronome, un philosophe et un physicien, mais surtout un mathématicien.

Gnomon :

Un gnomon est le nom du plus simple cadran solaire : un bâton planté verticalement dans le sol, ou même encore plus simple l'homme lui-même. Il est connu depuis l'antiquité. L'heure peut se déterminer soit en fonction de la longueur de l'ombre, soit en fonction de son orientation.

Par extension, le gnomon désigne la partie d'un cadran solaire qui forme l'ombre, mais il vaut mieux utiliser « style ».

Le plus souvent, le style est parallèle à l'axe de rotation de la Terre, on parle alors d'un cadran à style polaire. Sur certains cadrans, cependant, le style est perpendiculaire au cadran et seule son extrémité est utilisée pour sa lecture; dans ce cas le nom usuel est gnomon, ou style droit. Sur des cadrans plus élaborés, la forme du style permet de prendre en compte directement la correction de l'équation du temps.

Le gnomon a donné son nom à l'art de la construction des cadrans solaires : la gnomonique.

Sur la photo, le gnomon perpendiculaire au plateau du cadran projette l'extrémité de son ombre au midi solaire sur une courbe en huit qui représente l'équation du temps tout au long de l'année ; le détail ci-contre permet de voir l'indication de la date, ici mi-mars.

Les deux courbes en huit partielles à gauche apportent les corrections pour l'heure d'été et l'heure d'hiver.

on notera également les courbes presque horizontales du cheminement de l'extrémité de l'ombre, tout au long d'une journée, chaque courbe correspond à une date spécifique (anniversaire par exemple) dessinée par son auteur, le gnomoniste.
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khalida.137
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Envoyé le: jeudi 24 juillet 2008 14:21



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pour JEAN :

Prote : (n.m.) celui qui dans une imprimerie est chargé de diriger tous les travaux et de payer les ouvriers

rien de plus pour le moment.

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Envoyé le: jeudi 24 juillet 2008 14:29



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à toute à l'heure


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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 24 juillet 2008 19:48



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Bonsoir tout le monde,

Je vois que Béné est partie en congé, et qu'il reste qq vaillants pour faire vivre la file.

Bisous à tous et bravo!!!!!!!!!!! pour vos contributions.

Je vous retrouve lundi avec un immense plaisir, car d'ici là j'ai pas mal de boulot pour remettre la maison en ordre, et je commence les conserves.

Bonne soirée à tous et gros bisous.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
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Envoyé le: vendredi 25 juillet 2008 07:13



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BJR tout le monde
je suis en repos, mais plein de choses à faire...
Sibie je me suis trompée en cliquant
je fais des bétises car je fais souvent 2 choses à la fois (j'écoutais musique sur autre site)
a +
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khalida.137
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Envoyé le: vendredi 25 juillet 2008 15:04



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Histoire du tennis


Le tennis, le badminton, le squash, la pelote basque ont pour ancêtre le Jeu de Paume.(déjà traité)
Le Jeu de Paume a été inventé en France au XIII°siècle (même si certains historiens ont l?Antiquité.) Le premier Jeu de Paume aurait été trouver par des variantes du Jeu de paume dés conçu par des moines qui voulaient faire un peu d?exercice. En utilisant, le sol, les murs et les poutres du cloître, les moines jouaient avec une balle (l?esteuf) et la paume de la main. D?où le nom "Jeu de Paume".
Au fil des siècles, le Jeu de Paume connut diverses formes. Pendant longtemps, on joua soit avec les mains, soit avec des gants. Mais vers la fin du XV°siècle, les gants furent renforcés avec des sortes de cordage ; car les mains devenaient trop douloureuses (les esteufs étaient en cuir). Puis les battoirs en bois firent leur apparition mais ils restaient rudimentaires. Ce n?est qu?au XVI° siècle que l?on créa la première raquette dotée d?un long manche et d?un cordage en boyaux de mouton

Pratiqué en plein en air (Longue Paume) ou dans une salle (Courte Paume) appelée Tripot, le Jeu de Paume devient, dans un premier temps, le jeu préféré des étudiants et des humanistes. Ce n?est qu?à partir du XIV° siècle que le Jeu de Paume acquit sa reconnaissance auprès de la noblesse, des éducateurs et du reste de la population française. Au XVI° siècle, le Jeu de Paume devient même le "Jeu des Rois". François I, Henri II, Charles IX, Henri IV jouent et deviennent des spécialistes. on ne compte plus le nombre de fois où il fallait chercher le roi au Tripot pour régler les affaires politiques.

Le Jeu de Paume se répandit non seulement en France mais aussi dans le reste du monde. Mary Ewing Outerbrige l?importa aux Etats Unis en 1876 sous le nom de Court tennis. En Australie, on l?appela Royal Tennis ou Real Tennis. Il arriva aussi en Allemagne, en Italie, en Espagne,...Aujourd?hui, il ne reste plus que neuf pays abritant des salles de Jeu de Paume.

Le jeu de Paume débarque aussi en Angleterre au XVI°siècle sous le nom de Tennis. (le terme "tennis" vient de "tennetz", mot lancé au moment de la mise en jeu de la balle dans le jeu de Paume). Dans un premier temps, les Anglais jouent au Jeu de Paume avec des raquettes. Mais, vers 1850, les Anglais inventent le jeu de rackets. Ce nouveau jeu se joue à plusieurs contre un mur avec des raquettes et une balle en cuir très rebondissant. Le match se gagne en 15 points. En cas d?égalité à 13, on termine avec trois ou cinq points d?écart. Aux alentour de 1860, le jeu de rackets perdit de sa notoriété.


1874 : l?invention du Major Wingfield


La véritable histoire du tennis commence le 23 février 1874. Ce jour là, le major Walter Clopton Wingfield fait breveter un nouveau jeu de Court Paume vendu d?abord sous le nom de Sphairistiké (mot grec signifiant "art de la balle" ) puis, en 1877, sous le nom de Lawn-Tennis (Tennis sur gazon, en anglais) plus facile à retenir.
Le Tennis tel que l?on connaît est né!

Depuis 1873, le major Walter Clopton Wingfield, retraité de l?armée des Indes, pratique dans sa résidence de Londres un jeu de balle et de raquette sur sa pelouse. Son loisir est un mélange des éléments les plus intéressant du Jeu de paume et du jeu de racket. C?est alors qu?il a l?idée de déposer les principes de son jeu au bureau de la commission des patentes.

L?invention du major Wingfield se vend sous forme d?une boîte comportant :
· Quatre raquettes de Paume légères.
· Un filet avec ses piquets.
· Des bandes pour tracer le terrain.


Il faut bien sûr disposer d?une surface en gazon pour disposer le terrain en forme de sablier.
En mai 1874, le major Wingfield fait publier les règles du Lawn-Tennis. Elles sont confuses, incomplètes et laissent libre à toutes les fantaisies possibles. Le Lawn-Tennis va connaître un énorme succès. Durant l?été 1875, il remplace le croquet - pourtant si célèbre- sur les pelouses des résidences britanniques. Afin de faciliter la diffusion du Lawn-Tennis, le major Wingfield et le M.C.C ( le Marylebone Cricket Club est à l?époque l?autorité responsable des sports de rackets et du Jeu de Paume), se réunissent le 24 mai 1875 pour définir des règles brèves et simples.
La même année, J.H Walsh (directeur du The Field, un journal de loisir) et Henry Jones (son rédacteur en chef) louent à Wimbledon (Angleterre) une prairie entre le chemin de fer et Worple road. Ils y fondent le All England Club et installent des terrains de Lawn-Tennis avec les règles du M.C.C. Deux ans après, Henry Jones modifie les règles du Lawn-Tennis.

En juillet 1877 (9, 10, 11, 12 et 19 juillet), le All England Club organise le premier championnat de Lawn-Tennis sur ses terrains. Le premier Wimbledon est né. C?est Spencer Gore (un joueur de racket) qui remporta ce tournoi doté d?une coupe.






Le tennis moderne!!

Le Lawn-Tennis à la conquête du monde

A partir de 1890-1900, le Lawn-Tennis se diffuse dans le monde entier. Le terme "Lawn-Tennis" sera peu à peu abandonné en raison de la diversité des surfaces (Terre-battue, ciment,...). on parle désormais de tennis. Alors qu?il ne cesse de se développer en Angleterre (1885 : compétitions en salles, 1888 : création de l?association nationale de Lawn-Tennis), le Lawn-Tennis débarque en 1878 dans l?hexagone. Le Havre et Dinard sont les premiers clubs français. Vers 1890, le Racing Club de Paris, le Stade Français et le club sportif de l?île de Puteaux se mettent à construire des terrains. La même année, l?U.S.F.S.A.(union des sociétés françaises de sports athlétique qui est à l?époque la première fédération sportive), publie des règles du Lawn-Tennis d?après le modèle anglais. Mais la mise en place du Lawn-Tennis s?accompagne d?une virulente campagne de presse accusant notamment l?U.S.F.S.A. d?importer les sports anglais et exigeant l?interdiction du Lawn-Tennis. L?instruction publique s?en mêle et prend partie pour les jeux français. Il faudra l?intervention de Pierre Coubertin pour calmer la situation. En juin 1891, les premiers championnats français de Lawn-Tennis sont organisés sur l?île de Puteaux. Jusqu?en 1895, le Lawn-tennis se jouait pendant l?été sur les plages ou sur les terrains des quelques clubs français. C?est pourquoi, l?U.S.F.S.A décide de construire des courts couverts afin de pratiquer le Lawn-Tennis durant les hivers. En 1895, le Tennis Club de Paris est construit et offre 2 courts couverts, au sol des planchers en chêne.
Avec ce Tennis Club et l?île de Puteaux, les tournois se multiplient et s?ouvrent aux étrangers. Parallèlement, sous l?influence des touristes britanniques, les hôtels, les camps de vacances et les agences de tourisme construisent des courts de Tennis sur les lieux de vacances. Ainsi, le Tennis devient peu à peu un loisir. L?U.S.F.S.A tente alors de limiter cet amateurisme du Tennis. La fédération oblige les joueurs à adhérer (avoir une licence en quelque sorte) et force les organisateurs de tournois à prendre une autorisation.


Le Tennis s?installe partout en Europe. L?Italie voit naître son premier club en 1878 à Bordighera grâce à des touristes anglais. En 1903, l?Espagne possède des terrains de tennis à Barcelone. Le club est affilié à la fédération anglaise de Lawn-Tennis. En Allemagne, le premier club apparaît en 1881 à Baden-Baden ; mais il existe déjà un club fondé par des anglais à Bad Hambourg depuis 1887. La Norvège installe son premier court de tennis en 1881 à Tullgarn. Les Pays-Bas en 1882, le Portugal en 1889, la Belgique en 1890,...
Aux Etats-Unis, le premier club de tennis est celui de la Nouvelle-Orléans crée en 1876. Quelques années après (1881), l'US Open fera son apparition. Le tennis s?implante également en Australie. En 1905, l?Open d?Australie naît.
Le Tennis désormais implanté partout dans le monde, création à Paris en 1912 de la I.F.LT ( fédération internationale de Lawn-tennis) qui deviendra la FIT (fédération internationale de Tennis). Le nouvel organisme est chargé de promouvoir et de protéger les intérêts du tennis mondial.

Depuis les débuts du tennis, les femmes jouent autant que les hommes. on retrouve le même phénomène dans la mise en place des compétitions et des clubs de tennis. En 1879, Dublin organise le premier tournoi féminin. Les villes européennes suivent l?exemple. Quant au tournoi de Wimbledon, les femmes obtiennent le droit d?y participer en 1884. Maud Watson et Charlotte Dod (alias Lottie) sont les premières championnes.


Le tennis moderne et sa révolution de 1968.


sympa cela se passe en 1884

A partir de 1900, chaque pays organise des tournois nationaux et internationaux. La Coupe Davis crée en 1900 par Dwight Davis va se populariser et devenir la plus grande compétition par équipe du monde. De 1896 à 1924, le Lawn-Tennis sera présent aux Jeux Olympiques.
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Les années 20 sont peut-être les plus belles pages de l?histoire du tennis mondial. En 1925, le championnat de France devient international.

là c'est en jupette
C?est la naissance des internationaux de France! Qui prendront le nom de Roland Garros en 1928 suite à la construction d?un stade à la porte d?Auteuil pour une finale de Coupe Davis. A la même période, Wimbledon et les internationaux d?Australie déménagent.

Les années 20 sont la période du règne des français sur le tennis mondial. Avec Les Mousquetaires (Jean Borotra, Henri Cochet, René Lacoste et "Toto "Brugnon) et Suzanne Lenglen, le tennis français, pendant 6 ans, gagne pratiquement tous les tournois du Grand Chelem et la coupe Davis. Le règne Français prend fin en 1932 avec une dernière victoire de Cochet à Roland Garros. Les années 30 sont dominées par les Américains avec Helen Wills, Donald Budge et Fred Ferry. Mais, la deuxième Guerre Mondiale stoppe le tennis pendant 5 ans.

Il faut attendre les années 50 et 60 pour voir de nouveau un tennis évolutif et explosif. Les australiens vont dominer le tennis. Grâce à un entraîneur nommé Harry Hopman, les champions se succèdent : les frères Rossewalle, Roy Emerson, Rod Laver, et, côté dame,Margarette Smith Court. Néanmoins, des grands champions ne passent pas inaperçus durant cette période. C?est le cas de Arthur Ashe, premier noir américain à gagner un tournoi du grand chelem, de l?américaine Maureen Connolly et de la française Françoise Dürr, championne à Roland Garros en 1967.

En 1968, le tennis mondial va connaître sa révolution. Depuis l?organisation des premiers tournois en 1890, seul les amateurs pouvaient participer aux divers tournois de tennis. Mais au fil des années, les champions et les championnes de tennis passaient professionnels et se privaient ainsi des plus grands tournois mondiaux (Wimbledon, Roland Garros,...). En 1968, le All England Club décide d?ouvrir son tournoi aux professionnels malgré l?opposition de la IFLT. Les autres tournois vont suivre l?exemple. En 1968, L?IFLT officialise cette situation.


Même si le tennis australien est bien présent dans les années 70 avec notamment Rod laver, ainsi que le tennis américain (Jimmy Connors, John McEnroe) et le tennis roumain (Nastase et Tiriac), c?est le tennis suédois qui est à l?honneur avec Bjorn Borg. Ce champion gagne tous les tournois et amène des nouvelles techniques de jeu. Du côté des femmes, ce sont les américaines Chris Evert Lloyd et Martina Navratilova qui dominent.

En 1972, L?A.T.P (l?association professionnelle du tennis) est crée. Un ans après, le 23 août, l?A.T.P. instaure un classement mondial. Le Premier numéro 1 de l?histoire du tennis est le roumain Ilie Nastase. En 1973, le circuit féminin voit lui aussi la création d?une association professionnelle des joueuses : la W.T.A. Le premier classement mondial féminin apparaît le 3 novembre 1975.

Parallèlement au circuit professionnel de l?ATP, le milliardaire Lamar Hunt crée, vers les années 80, le circuit WTC. Il regroupe une dizaine de tournois organisés en Europe et aux Etats-Unis. Bien sûr, le WTC ne permettait pas de gagner des points pour le classement, mais une grosse somme d?argent (seul argument de publicité pour ce circuit). Le WTC ne dura que quelques années.
terrain de tennis à l'hôtel beausite de cannes
En 1981, Bjorn Borg s?en va. Mats Wilander et Stefan Edberg, inspiré par le jeu de leur aîné Borg, vont prendre le relais et deviennent les champions suédois de cette période. Mais, l?Américain John McEnroe, l?Allemand Boris Becker et le Tchèque Ivan Lendl dominent eux aussi le tennis mondial. Du côté du circuit féminin, la domination est toujours américaine avec Navratilova et Evert Lloyd. Mais une nouvelle joueuse allemande fait son apparition : Steffi Graf. En 1988, le tennis revient, après 64 ans d?absence, aux Jeux Olympiques de Séoul.

Les années 90 voient l?arrivée de l?américain Pete Sampras. Sûrement le plus grand champion de tennis de tous les temps. Jusqu?en 2000, il domine le tennis mondial et offre un tennis explosif. Personne ne peut le stopper à l?exception de quelques grands champions comme Andre Agassi ou Jim Courrier. Du coté des dames, la suprématie appartient à Steffi Graff, à Monica Seles (américaine) et à l?espagnole Arantxa Sanchez.

Depuis 1998, le tennis féminin connaît une véritable expansion. Grâce à une jeune génération, le tennis féminin est désormais sorti de sa réputation de "jeu ennuyeux". Cette nouvelle génération qui domine aujourd?hui le circuit WTA s?appelle : la suissesse Martina Hingis, les soeurs Williams (Etats-unis), Lindsay Davenport (Etats-unis),...

Quant au tennis masculin, il est dominé, depuis 2000, par le Brésilien Gustavo Kuerten, le Russe Marat Safin, Andre Agassi et par des jeunes français (Arnaud Clement, Sébastien Grosjean,et en 2004 par Paul-Henry Mathieu ..).



"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: vendredi 25 juillet 2008 15:17



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à toute à l'heure


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Envoyé le: vendredi 25 juillet 2008 23:40



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Ce que les confiseurs nous ont créés.


Carambar


Le Carambar est un bonbon au caramel de 8 cm de long qui est aujourd'hui commercialisé par le groupe britannique Cadbury Schweppes.

Le Carambar a été créé en 1954 à Marcq-en-Bar?ul par Messieurs Gallois et Fauchille fils, dans l?usine Delespaul-Havez.

Comme pour les bêtises de Cambrai, il y aurait eu au départ une « bavure ». Car, selon la légende, c'est par accident qu'un mélange de caramel et de cacao aurait atterri dans une machine déréglée et aurait donné naissance à la célèbre confiserie. Cette machine aurait produit du caramel en barres, débité ensuite à la longueur voulue ; d'où l'origine du nom « Caram'bar » (qu'on écrivait bel et bien, au début, avec une apostrophe ; ce n'est qu'en 1977 que, pour simplifier, on a supprimé celle-ci).

La confiserie est réputée très dure et collante et certains dentistes se sont même demandés si la consommation de Carambar ne faisait pas sauter les plombages.

Depuis, le produit a été décliné en variantes aux fruits, au nougat (sous la dénomination Caranougat) ou au cola, puis en variétés aux goûts chimiques très marqués (comme Atomic cactus).

Au dos de chaque emballage de Carambar est imprimée une blague dont la qualité comique est parfois contestée. La blague a été introduite en 1963 succédant à un système de points dit D.H. (Delespaul-Havez) pour gagner des cadeauxLes blagues carambar font l'objet d'une expression populaire (une blague carambar).

Principalement diffusé en France, il s'en consomme chaque année environ 1 milliard d'unités.
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Envoyé le: vendredi 25 juillet 2008 23:41



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Berlingot nantais

Le berlingot nantais est une friandise élaborée à Nantes depuis le XIXe siècle. C'est une des stars des bonbons à l'ancienne.

C'est un sucre cuit parfumé et façonné en forme de tétraèdre (d'où le nom de berlingot).
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Envoyé le: vendredi 25 juillet 2008 23:44



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les dragées
Les origines de la dragée sont diverses.

En Grèce antique, le mot tragema signifie « friandise », et désigne un met servi à la fin du repas, en guise de dessert. on en trouve aussi des traces à l'époque romaine (vers 170 avant J.C), puisque Julius Dragatus, confiseur de la famille des Fabius, l'aurait inventée pour le baptême du fils d'un patricien romain.



Le dragée aurait également pour ancêtre une friandise appelée diagragum, fabriquée au Moyen Âge à partir de la sève d'un arbre d'Asie Mineure.

En France, elle est inventée en 1220 par un apothicaire de la cité de Verdun, qui cherche un moyen de faciliter la conservation et le transport des amandes qu'il utilise. Il a alors l'idée de les enrober de sucre et de miel durcis à la cuisson. Celle-ci devient vite une friandise, « une épice de bouche », recherchée notamment pour ses vertus curatives. Bonne pour l'haleine et pour la digestion, elle est surtout réputée combattre la stérilité, d'où sa présence sur les tables françaises à chaque événement familial : mariages, baptêmes, communions, etc.

Elle est appréciée à la cour de Louis XIV, et c'est la famille de Médicis qui l'introduit dans les grandes cours d'Europe.

Au XVIIIe siècle, la dragée peut prendre la forme de graines ou de fruits enrobés de petites confitures sèches.

Sucette
Une sucette est une confiserie fixée au bout d'un bâtonnet. Comme son nom l'indique, on la consomme en la suçant, mais on peut aussi la croquer ou la lécher, selon la nature de ce qui est au bout du bâtonnet.


MALABAR

Malabar est une marque française de chewing-gum lancée en 1958 par la société Kréma. En 1959, la marque lance les premières vignettes mais ce n'est qu'en 1969 qu'y apparaît le célèbre blondinet vêtu d'un maillot jaune et arborant sur le torse un M entouré d'un ovale rouge. Ses aventures se sont longtemps déclinées sur des vignettes contenues dans l'emballage, sous la forme de courtes bandes dessinées.



Aujourd'hui le personnage a cessé d'être la vedette des gags dessinés sur les vignettes, mais il est toujours présent sur les emballages.En 2005, Pop'n'gum, le morceau de Superbus, a été associé à la pub pour les Malabar.

HARIBO



Haribo est une importante marque allemande de confiserie. Inventée en Allemagne en 1924 par Hans Riegel, elle tient son nom de son inventeur et de sa ville d'origine Bonn : HAns RIegel BOnn.


Le premier produit commercialisé de cette société fût l'Ours d'Or, bonbon gélifié en forme d'ourson.

Haribo a financé sa croissance sans aide extérieure, à l'abri des banques, et reste donc la propriété de la famille fondatrice, tout en atteignant un chiffre d'affaires important estimé entre 1,5 et 2 milliards d'euros, ce qui fait de la marque le numéro un incontesté de la vente de sucreries gélifiées en Europe (350 000 tonnes par an).

Haribo a racheté un certain nombre de ses concurrents, notamment Ricqlès, Zan et Car (entreprise).
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Envoyé le: vendredi 25 juillet 2008 23:49



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à demain
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khalida.137
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Envoyé le: samedi 26 juillet 2008 07:15



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khalida.137
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Envoyé le: samedi 26 juillet 2008 15:07



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Oui jean tu as raison, il ne faut pas abuser des choses trop sucrées c'est pas bon pour sa ligne ou sa santé (surtout si pathologie liée au sucre déclarée)

C'est une présentation du sucre qui est un produit important dans l'art culinaire. on a commencé par se soigner avec du miel puis on a incorporé des épices au sucre toujours pour un but thérapeutique (vendu uniquement par les apothicaires) et enfin arrivent les fruits confits réservés aux riches personnes ( là sucre à un role de conservateur). Après la guerre de 14/18 ( grâce à la betterave et canne à sucre) les productions augmentent et le sucre c'est démocratisé et devient un produit conviviale, symbole de plaisir.. oui c'est dommage de ne pas connaître car certaines confiseries sont très agréables mais pas d'abus.

a+
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khalida.137
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Envoyé le: dimanche 27 juillet 2008 06:57



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bonjour,
à tous je vous souhaite un

pas grand monde...
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sibie
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Envoyé le: dimanche 27 juillet 2008 17:52



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Hiding et bonjour à tous

un petit résumé sur le garde champêtre Very Happy

HISTOIRE
Les premiers gardes champêtres
La police rurale est très ancienne, puisqu'elle remonte au haut moyen âge et notamment en la personne de son premier représentant dans l'histoire de France , j'ai nommé; le Garde Champêtre.
on ignore par qui le blé fut introduit en Gaule, mais de tous les végétaux qui servent à la nourriture de l'homme, il est le plus important. on peut supposer sans risque que depuis l'antiquité, des personnels civils ou militaires étaient préposés à la surveillance de ce trésor de survie dont tout le monde dépend, du plus puissant au plus pauvre, afin d'éviter la famine.
Contrairement à une idée reçue, émanant des manuels de gardes champêtres du 19e siècle, les premiers gardes n'ont pas été créés par le roi Charles V en 1369, car on trouve la traces des premiers gardes champêtres bien avant l'an 900 dans l'ancien droit établies par les chartes-lois et les coutumes des seigneurie et des provinces de France (Normandie, Auvergne, Dauphiné, Narbonne, Toulouse, etc), mais également dans les duchés et comtés des Pays-Bas.
Les premières appellations du garde champêtre sont : Messor, messilier, messium cusios, messaer, messarius, mésségué, tous ces noms signifies « messier », de « messis », « moisson » celui qui garde les moissons ; on retrouve le nom de « messier » depuis le haut moyen âge jusqu'au début du XXe siècle.
Le messier a pour mission de surveiller les moissons, il officie sur des juridictions seigneuriales et est l'ancêtre d'une longue lignée de gardes ruraux qui deviendront quelques siècles plus tard les Gardes Champêtres d'aujourd'hui.
Plusieurs rois ont légiféré sur le recrutement et la condition des gardes champêtres :
le roi Philippe IV de France, dit "Philippe le Bel", qui déclara dans sa coutume du 14 septembre1298 que les gardes-champêtres de bonnes vie et mours, chargés de l'arrestation des délinquants, devaient s'engager, entre les mains des consuls et du bailli royal.
le roi Philippe V de France dit « Philippe le Long », le 2 juin 1319, déclara que les sergents messiers et forestiers seraient crus en leur rapport jusqu'à cinq sols.
Le roi Charles V de France, dit "le Sage", par lettres patentes du 19 juin 1369, autorise les mayeurs et échevins d' Abbeville d'établir des gardes des ablées.

philippe IV Le Bel (1268-1314)



Philippe v Le Long (1291-1322)



Charles V Le Sage (1338-1380)

Ablais: anciennement blés, grains qui sont en terre.

Bannier: à l'époque féodale, les paysans qui habitaient sur les terres du seigneur devaient payer une taxe pour utiliser le moulin, le four, le pressoir qui appartenaient au seigneur. Aujourd'hui encore : « le Ban communal » secteur rural de la commune, notamment en Alsace.


suite......


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sibie
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Envoyé le: dimanche 27 juillet 2008 17:59



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LA CONSTELLATION « CUSTOS MESSIUM »

MESSIER (du latin messis, moisson), gardien préposé a la sûreté des récoltes, à la garde des fruits quand ils commencent à mûrir. Ce mot, comme l'indique son étymologie, ne s'appliquait dans l'origine qu'aux gardes des moissons. Il a été depuis étendu, par analogie, aux gardes champêtres.

Cette constellation de l'hémisphère boréal formée en 1774 par l'astronome Lalande, est située entre Cassiopée, Céphée et la Girafe, ne se compose que de petites étoiles éparses. Elle représente un messier ou garde des moissons et a été ainsi nommée en l'honneur de l'astronome français Messier, elle sera suprimée des cartes du ciel en 1863.



Le garde champêtre et la chasse

C'est sous le règne du roi Louis XIV, que ces gardes ont, en plus de la surveillance des récoltes, à surveiller "le droit exclusif de chasser", en vertu de l'ordonnance royale de 1669. Ces gardes sont gérés par une administration spéciale appelée "Capitainerie", dans les seigneuries les plus importantes.

Appelés "Baugards", "Gardes Champs", "Gardes Messiers", "Sergents de Verdure" ou "Gardes Champêtres", ces agents chargés de de surveiller les territoires de chasse des seigneurs ainsi que les récoltes, sont poussés par leur maître, à exercer une police impitoyable envers les braconniers et les glaneurs. Leur comportement à l'égard des contrevenants leur vaut une totale impopularité de la part du monde paysan qui, à l'aube des États Généraux de 1789, prie d'être délivré des Gardes Chasse et des Capitaineries.



La révolution de 1789

Les voux des paysans seront exhaussés à la disparition du système féodale par les décrets d'août 1789 qui abolissent le droit exclusif de chasse ainsi que la justice seigneuriale. Le monde rural découvre une grande liberté sans garderie, qui va se traduire rapidement par des abus et un grand désordre qui durera encore longtemps, malgré la Loi du 30 avril 1790 qui réintroduit une surveillance des campagnes par des gardes communaux.

En effet, les communes reçoivent la lourde charge de recruter des gardes champêtres, mais ces derniers sont sans pouvoirs réels, puisque l'article 8 de la Loi d'avril 1790 précise que l'on peut poursuivre les délits constatés par les gardes que si le propriétaire porte plainte.

La mission des gardes étant presque impossible et dangereuse, le désordre persiste dans les campagnes et les conseils généraux des communes font part de leurs vives inquiétudes aux autorités départementales.


Bicorne

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