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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 17:18



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DIS MOI? TU AS VRAIMENT PEUR QUE L on S ENNUIE?

Surintendant des finances


surintendant des finances est un officier de l'administration des finances dans la France d'Ancien Régime, chargé d'ordonner les dépenses de l'État. Il fut appelé aussi Superintendant des finances.


Le terme apparaît en 1561. La charge était l'héritière de celle d'intendant des finances, créée en 1552 par Henri II. À l'époque, trois intendants avaient été nommés. L'un d'entre eux participait également au Conseil privé. Le titre de surintendant découlait de cette prééminence. En 1561, le titre échut à deux membres, Artus de Cossé-Brissac



et le comte de Chaulnes. Un règlement du 23 octobre 1563 disposait que le Conseil du roi se réunirait une fois par semaine pour traiter de questions de finances. Devaient s'y réunir entre autres les surintendants des finances et d'autres officiers du département des finances, comme le trésorier de l'Épargne. En 1567, Cossé fut promu maréchal de France. Il résigna sa charge, ainsi probablement que le comte de Chaulnes, en faveur de René de Birague.



Celui-ci exerça donc seul, et après 1570, sa charge fut assumée par le Conseil royal des finances.

Henri III, lui, supprima le Conseil des finances en 1574 et nomma un surintendant. Henri IV de nouveau remplaça la surintendance par un conseil. Au total, la charge fonctionna de manière intermittente, son destin lié intrinsèquement à celui du Conseil des finances.

Le 5 septembre 1661, Fouquet fut arrêté pour malversations, et déféré devant une chambre de justice. Le 12, un règlement remplaça la charge de surintendant par un Conseil royal des finances, où devait siéger un intendant des finances, en l'espèce Colbert qui deviendra ensuite Contrôleur général des finances.



Cette charge dura donc un siècle plein en effet si 1561 vit l'apparition de cette charge, 1661 vit sa disparition avec celle de Fouquet...

Son successeur Jean-Baptiste Colbert, son ennemi juré, fut, lui nommé ministre des Finances





"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 19:23



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Superintendant des finances, conseiller au parlement de Paris..... Vaux le Vicomte,Versailles....... que de beau monde....

Je reviens vers le bas peuple...

Au XVIIème siècle,si on avait un petit creux et que l?on n?était pas tenté par un ragout ou plat en sauce du traiteur,on pouvait aller voir le...

Rotisseur





Etienne Boileau nomme le rôtisseur cuisinier oyer ou simplement oyer, rôtisseur d'oies. Au XIIIe siècle, l'oie rôtie était, à ce qu'il semble, le mets favori des Parisiens ; et le plus modeste rôtisseur de mouton, de veau, de porc, se parait par mode du titre d'oyer. Les oyers étaient surtout cantonnés dans une rue dite, selon les uns, rue aux Ouès (oies) ; selon les autres, rue aux Oyers...
Peu à peu, au cours des siècles, les rôtisseurs obtiennent le droit de rôtir et vendre toutes sortes de viandes.
Voici comment décrit Alexandre Dumas,une boutique de rôtisseur au 18ème siècle:

?La boutique du rôtisseur d'autrefois, c'était un monde, quelque chose dont le cosmos seul de monsieur de Humboldt peut donner une idée. Le rôtisseur, c'était l'être multiple, c'était le fruitier, le marchand de comestibles, l'épicier, le traiteur, le pâtissier. C'était tout, excepté le marchand de vin, qui, envers et contre tous les rôtisseurs du monde, conservait sa spécialité. Du jus de ses volailles c'est du rôtisseur que nous parlons, bien entendu, du jus de ses volailles il faisait des potages exquis ; de ses volailles, certaines fricassées dont les rôtisseurs avaient seuls le secret. Il avait salade, oeufs et gibiers de toutes sortes, et se laissait même aller à la friture pour certaines de ses pratiques.
En outre, le rôtisseur, rival du pâtissier, comme nous avons dit, faisait cuire au four beaucoup de fantaisies, tandis que la broche gigantesque qui tournait en grinçant devant son immense cheminée produisait des graisses dont toutes les cuisines du quartier s'accompagnaient.




Un homme affamé, quand il entrait chez un de ces rôtisseurs, ne pouvait en sortir comme il était entré ; si modeste que fût sa bourse, il trouvait dans cette arche de viandes cuites de quoi se rassasier avec délices.
Depuis la mauviette de trois sous jusqu'à la poularde de trois francs, depuis l'humble pigeon bizet jusqu'au splendide faisan doré, le rôtisseur offrait aux consommateurs le règne animal tout entier, échelonné sur la grande proportion ontologique.
Lapereaux fumants, lièvres aux reins piqués, longes de veau rissolées, éclanches, épaules, gigots, le rôtisseur détaillait tout, bipèdes et quadrupèdes, un boeuf tout entier, s'il eût été demandé ; en outre, le rôtisseur portait en ville, et, grâce à lui, pour peu qu'on le voulût, on faisait chez soi, sans frais, les plus réels et les plus délicieux repas.
La cuisine naturelle a disparu le jour où succombèrent les rôtisseurs. Ils se relèveront un jour comme une nécessité de la société à venir, nous n'en voulons pas douter.
Pour notre part, jamais festin d'Homère aux graisses bouillonnantes, jamais pinguis forma de Virgile ne nous a chatouillé le palais et l'odorat, aux jours de nos grands appétits, comme ces rôtis tout préparés, tout bouillants, tout fumants, que nous avons vu tourner en imagination au-dessus de la lèchefrite du rôtisseur au dix-huitième siècle.?

Alexandre Dumas (extrait d?Olympe de Clèves 1851 )


Une Rôtisserie.Gravure du 19ème.



:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 22:09



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Bonne nuit à tous
à demain. Béné Bisous



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 22:15



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Bonne nuit Joëlle. Bonne nuit la file.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 22:21



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Bonne nuit à tous

A demain Joelle. :bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 10:28



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Bonjour à tous


Le marchand de sable est parti, voici le...

Tireur de sable
Personne extrayant le sable des rivières




Sur la Loire,le fûtreau,barque à deux levées,est l?outil de travail du tireur de sable.




Bonne journée à tous:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 10:57



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Bonjour la file. :bisou:
Sous les pavés, la plage... Razz 8)
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 10:59



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Bonjour à toutes et tous

Bisous à nos chers amis habitués de la file




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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JPP e r a z z i
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 11:31


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Hello tout le monde

un vieux metier trouvé sur un acte de mariage d'un de mes aieux: "sagard"

-> trouvé la signification sur
http://www.menuiserie-caserotto.com/guide/vieuxmetiers/lettreS.htm

Sagard
Ouvrier débitant le bois en planche dans un scierie.

===> bcp de metiers de la branche (...) menuiserie sur ce site, pour info...

ex:

Saigneur de pins
Forestier entaillant les pins des landes pour en récolter la résine dans des pots en terre cuite, gemmeur.

Sassier
fabricant d'objet en bois déroulé tels que boisseaux et tamis, boisselier.

Schlitter
Ouvrier qui descendait sur une voie de rondins de bois abattu au moyen d'un traîneau-luge (la schlitte).

Scieur
Artisan spécialisé dans le débitage des grumes (troncs) en planches, avivés, bastaings, etc.

Scieur d'aires
Personne débitant les troncs d'arbre en planches.

Scieur d'aisses
Personne débitant les troncs d'arbre en planches l'ais est une planche de bois de chêne.
...
etc...


Salut a tous,

JP
JPP e r a z z i
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 11:35


Inscrit le: 31/01/2005
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....tiens, la photo du desert ci-dessus me rappelle cette blague classique:

Un homme marche dans le désert. Il a horriblement soif.
Il voit quelqu'un venir en face, bien sûr il lui demande de l'eau.

" Ah, je n'ai pas d'eau, mais si vous voulez, j'ai des cravates à vendre. Désirez-vous une rouge, une bleue, ou préférez-vous une noire?"

"Non, non, de l'eau, je veux de l'eau." Il s'en va, et bientôt il rencontre quelqu'un d'autre, qui n'a pas d'eau non plus, mais qui lui propose des cravates à motifs amusants et rigolos.

"Non, non, de l'eau, je veux de l'eau." Il arrive à peine à marcher quand il apercoit une petite oasis. Il a bien du mal à se trainer jusqu'à la porte d'entrée qui est gardée par deux bras de fer qui refusent de le laisser passer :

"Désolé monsieur, mais sur le territoire de l'oasis, le port de la cravate est obligatoire".
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 13:11



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En effet Kty, modiste en tant que tel,non.
Il a été étudié le chapelier en p21
les chapeaux de paille en p38 et les panamas en p 54....alors à toi pour la modiste....


Bonjour JP

Merci pour le rensignement.

En effet,il s'agit d'un scieur et il semble que le mot soit d'origine allemande.
Voici ce que dit le Littré:

SAGARD
Terme forestier. Ouvrier logé dans une scierie forestière pour débiter le bois en planches ou en autres produits sciés pour le compte d'un adjudicataire ou d'un propriétaire. on le trouve écrit aussi sçagard.

Le bruit de cette petite cascade et l'odeur du sapin de fraîche coupe annoncent à quelque distance l'approche de la scierie ; un sçagard l'habite seul avec sa famille et la met en oeuvre, BROILLARD, Rev. des Deux-Mond. 15 avr. 1876, p. 919.

Dérivé de l'anc. all. sagôn, aujourd'hui sägen, scier.







:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 17:11



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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 21:35



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Bonsoir la file.
Qui dit pompe, dit pompier!
Est que ce que ce métier à déjà était étudié? Book
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 21:52



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Oui Jean Marc,il a été étudié en p 31.




Bonne soirée.

:bisou:
Ingrid.L226
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 21:57


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bonjour tout le monde

Je sais que vous avez déjà parlé du métier de Censier, j'ai lu le résumé. J'ai un ancêtre qui est dit qu'il était Laboureur, Censier d'Herbaume à Nomain. Son père est aussi dit Censier D'Herbaume.
Je suppose que HERBAUME est un lieu à Nomain..... En recherchant sur le net. J'ai trouvé une carte géographique de Nomain qui fait référence à une ferme d'Herbau ou la place d'Herbaume. Mais rien de plus. Aucun site ou référence à ces lieux...comme si cela avait disparu.
Y a t-il quelqu'un qui pourrai me renseigner???

Merci beaucoup

En passant votre file de métiers d'autrefois est vraiment SUPERBE!!!!!on y apprend énormément
Bravo!!!!!

ingrid
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 4 juillet 2008 23:38



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Messages: 1 569
pour certains cela va être ça


et pour d'autres peut être cela

ou cela


de toutes les façons vous n'oublierez pas de revenir
on vous attends. bonnes vacances à ceux qui partent
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 07:50



Inscrit le: 04/04/2008
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après les vaches normandes, un métier
qui n'existe plus beaucoup en france, (existe toujours au canada)
mais que j'ai connu en normandie...

Livreur de lait frais à domicile



L?épicerie de village ce n?était pas que la boutique ! Les moyens de transports étaient rares et certains épiciers dans les villages, comme Paul Cresset à L?Etoile, livraient à domicile...





"T?chot Paul" habitait à Bouchon où demeurait aussi une tante, fermière, qui vendait son lait aux ménagères du village. Trop âgée, c'est Paul qui dès 1941 pris la suite. Jeune et fort il ajouta L'Etoile à sa clientèle. Dans les premiers temps, c'est à pied en tirant lui-même une charrette à bras, avec deux sangles de cuir qu?il se passait autour des épaules, qu'il se rendait à L'Etoile avec ses brocs à lait. Les premières années, il s'arrêtait au bien nommé « Bol de lait » et là, il vendait son lait aux habitants qui se déplaçaient pour venir l?acheter. Le Bol de lait est aujourd'hui le bâtiment communal situé entre les numéros 27 et 37 de la rue du 8 Mai. Ce n'est que plus tard qu'il transporta le lait produit à Bouchon dans une charrette attelée d?un âne. Lorque Paul fut mobilisé en 1944, c?est Hélène (née Cailly) sa femme qui continua la vente. De retour après la guerre il reprit et prolongea son activité pendant quelques années. A cette époque, c'était encore avec son âne qu'il transportait le lait. Puis il acheta un cheval appelé « Bijou » et c'est alors qu'il commença sa tournée dans l?Etoile.



En 1955 la famille Cresset vint s?installer à l?Etoile, route d?Amiens, aujourd?hui au n° 85 rue Jules Verne, et y ouvrit une épicerie tenue par Hélène, l'épouse de Paul. Lui, continua sa tournée de lait.




Plus tard, comme il avait fait l?acquisition d?une magnifique camionnette, il livra également de l?épicerie .





Les journées étaient longues et fatigantes. Paul partait aux aurores, par tous les temps, chercher des bidons de lait à la ferme de l?Abbaye (à Moreaucourt). Puis, étant revenu à la boutique, avec Paulette sa fille qui l?accompagnait dans la tournée, ils chargeaient le véhicule de denrées alimentaires. Le père et la fille partaient alors en commençant par les Moulins-Bleus et les Castors. Mais comme les bidons de lait étaient bien vite vides, ils devaient se réapprovisionner sans attendre, en allant à Bouchon dans les fermes Boivin et Wallet. Alors seulement, ils pouvaient terminer la tournée dans le reste du village. Vers 14 heures la tournée était terminée, mais pas la journée !


pour finir sur une note rigolote, c'est peut être pour cela que ce métier a disparu...


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 07:57



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au travail , ils vont bientôt arriver



à très bientôt
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 10:51



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Liste des Métiers déja étudiés p15

Bonjour à tous

Toujours en forme de bon matin à ce que je vois Khalida...Merci pour le livreur de lait.

Pour Jean

Procureur fiscal Avocat fiscal

Selon le Littré: Anciennement. Procureur fiscal, avocat fiscal, nom d'officiers des justices seigneuriales qui y remplissaient les fonctions de ministère public, et veillaient aux droits du seigneur et aux intérêts communs à toute la seigneurie.
on dit substantivement le fiscal.




on estime à environ 20 000 à 30 000 le nombre des cours de justices seigneuriales dans tout le royaume de France. Elles constituaient la base de la justice, avec les prévôtés (justices royales subalternes), supprimées pour ces dernières au milieu du XVIIIe siècle.
La justice seigneuriale a une importance primordiale au sein du village. Elle arbitre les conflits entre paysans, et entre les paysans et le seigneur (mais en ce cas uniquement en matière de droits seigneuriaux, car pour toute autre cause, le seigneur doit se pourvoir devant une justice autre que la sienne).
À l'origine, le seigneur peut ainsi asseoir sa domination sur ses terres, mais cette possibilité n'a plus guère de réalité à partir du XVIe siècle, alors que le pouvoir royal restreint peu à peu les prérogatives seigneuriales. À la fin de l'Ancien Régime, la justice seigneuriale correspond plutôt à ce que l'on appellerait de nos jours une « justice de proximité », mais elle n'a plus alors d'importance réelle que pour des affaires mineures. En dépit de la légende noire qui les entoure encore, les justices seigneuriales, aux XVIIe et XVIIIe siècles, rendent des services indiscutables dans les campagnes car elles sont rapides, accessibles aux justiciables, peu coûteuses et équitables selon l'opinion de la plupart des spécialistes de notre époque qui se sont penchés sur leurs archives (conservées dans la série B des archives départementales
La justice seigneuriale est issue de la féodalité et se caractérise par une délégation du pouvoir royal aux seigneurs, le roi étant juridiquement la source de toute justice (une justice qu'au XIIIe siècle Louis IX rend encore personnellement à l'occasion pour ces propres domaines).





La justice seigneuriale, moins lente et donc moins coûteuse que la justice royale, géographiquement plus proche des justiciables, permet également la diffusion des ordonnances et édits royaux au niveau local, ainsi que l?application des redevances seigneuriales (cens, banalités, droits de mutation, champart, saisine). Les seigneurs ont aussi un rôle de police administrative concernant les poids et mesures, la voirie, le contrôle des prix, les marchés, le fermage, les droits de passage. La possession de la justice constituant un important élément de prestige, les seigneurs n?hésitent pas à planter des poteaux de justice armoriés, qui permettent de marquer les limites territoriales de la seigneurie.
Jusqu'au XVIe siècle, la cour seigneuriale est présidée par le seigneur, ou l?un de ses représentants : prévôt, bailli, sénéchal ou simple juge. Le seigneur ne juge plus personnellement depuis le XVIe siècle. Il est alors tenu de nommer un juge possédant des compétences juridiques reconnues (diplôme d'une faculté de droit), être pourvu de gages suffisants, et avoir été agréé par la juridiction royale dont il dépend.
La Révolution française de 1789 supprime les justices seigneuriales et leur substitue les justices de paix (loi des 16-24 août 1790) qui fonctionneront dans chaque chef-lieu de canton jusqu'en 1958.


on distingue trois degrés de justice seigneuriale :
1. Justice haute ( ou haute justice): le seigneur (ou plus exactement le juge seigneurial) peut juger toutes les affaires et prononcer toutes les peines, dont la peine capitale, celle-ci ne pouvant toutefois être exécutée qu'après confirmation par des juges royaux (appel obligatoire, porté devant les parlements). La haute justice jouit de la plénitude de juridiction au civil comme au pénal.
2. Justice moyenne (ou moyenne justice) : le seigneur peut juger les rixes, injures et vols. Les délits ne peuvent être punis de mort. Pratiquement, la moyenne justice joue un rôle important au civil, notamment en matière de successions et de protection juridique des intérêts des mineurs : apposition de scellés, inventaire des biens des mineurs, nomination des tuteurs, etc.
3. Justice basse (ou basse justice) : le seigneur peut juger les affaires relatives aux droits dus au seigneur, cens, rentes, exhibitions de contrats et héritages sur son domaine. Il s'occupe aussi des délits et amendes de faibles valeurs (dégâts des bêtes, injures, amendes inférieures à 7 sols 6 deniers). Il doit posséder sergent et prison afin d'y enfermer tout délinquant avant de le mener au haut justicier.




Le tribunal seigneurial se compose, théoriquement, de trois personnes :
· Le juge, appelé parfois prévôt, bailli, sénéchal, vice-gérant, ou viguier selon les régions, qui prononce la sentence.
· Le procureur, appelé procureur fiscal, qui représente le ministère public, et engage les poursuites.
· Le greffier, qui transcrit les jugements et tient les archives de la justice.

Parfois, la justice seigneuriale est plus étoffée, généralement quand son ressort est étendu géographiquement, et son activité importante. on y rajoute alors :
· Le juge des appélations, qui juge en appel.
· Le lieutenant de justice, adjoint du juge, qui le remplace le cas échéant dans ses fonctions.
· Le substitut du procureur, adjoint du procureur fiscal.
· Le sergent, aux fonctions proches de celles des huissiers actuels, existe obligatoirement dans les hautes et moyennes justices, et souvent en fait dans les basses justices. C'est lui qui, notamment, doit remettre aux justiciables les assignations devant le tribunal.
Le seigneur est tenu de posséder une salle où rendre la justice (que l'on appelle l'auditoire) et une prison avec geôlier, qui doivent être maintenues en bon état.
Recrutement et formation des officiers seigneuriaux

La nomination et destitution de ces personnels de justice échappaient au contrôle des tribunaux du roi : ils étaient complètement à la merci des Seigneurs.
La formation se faisait par deux voies parallèles qui se séparent dès la sortie du collège :
· l° - Formation empirique des praticiens : notaires et procureurs font un apprentissage comme clercs ils préparent l'examen mais qui ne conduit qu'aux offices les plus humbles.
· 2° - Etudes universitaires de l'avocat Pour être juge il faut être licencié d'une université du royaume et avoir reçu au serment d'avocat. Trois à quatre ans d'étude d'université suivis d'un premier examen, puis, pour être docteur, d'un autre examen.
Les charges sont évidemment payantes.. La charge d'alloué était moins chère. Bien sûr tous les officiers étaient destituables, mais théoriquement leur charge leur était remboursée.
· 3° - Le cumul était surtout le fait des greffiers et bas officiers. Notaires et procureurs cumulaient leurs charges dans 71 % des cas.

Mais certains juges de campagne ne sont pas toujours des hommes de loi honnêtes et instruits. Ce sont souvent des incapables qui changent tous les jours de personnage, parce que celui qui est aujourd'hui juge en un village est demain greffier en l'autre. Ils dépendent entièrement des seigneurs qui peut les destituer à sa volontéé et leur font faire bien d'autres tâches et la plus grande partie de leur temps s'applique à l'administration et au contentieux du fief.
Les justices seigneuriales se plaident dans les Auditoires de justice définis comme le lieu où l'on plaide dans les justices subalternes.
Ayrault vers 1600 note que l'édification de ces Auditoires est récente, « qu'il n'y a pas longtemps » que les procès criminels sont « instruits à part et en secret » et qu'auparavant les instructions se faisaient en plein air « sous l'orme », aux portes des églises, des châteaux, halles et places publiques.
Ces Auditoires étaient donc des lieux où se rendait la justice des Seigneurs.
Les séances se tenaient à jour et le juge y présidait en robe, rabat et bonnet carré. on distinguait les audiences ordinaires et les plaids généraux plus solennels qui se tenaient à date fixe quatre fois par an. Ces audiences solennelles étaient présidées par le Sénéchal, et tous les officiers de la Seigneurie étaient tenus d'y assister.




Hiding Joelle,bon week-end et à lundi.

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 12:22



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Quelques laitieres...













...âne, chiens, dos de femme...tout marche....

:bisou:
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 15:57



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569
BénédicteThumb Up
Très jolies tes photos

on imagine tout de suite une histoire tellement les photos sont inspirantes.

a+

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Domy 20
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 16:20



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Messages: 6 101
BONJOUR ET BONNE JOURNEE A TOUTE LA FILE

LE CAFETIER
CAFETIER : Sous l?Ancien Régime, il existe presque autant de boissons que d?endroits et de façons de les consommer ! Cafetier, limonadier, cabaretier, tavernier, colporteur de café à la criée font partie de ces multiples professions de la boisson. Gou-glou-glou ! Avec toutefois des règles à respecter.
Les professions de la boisson
Au XVIIème siècle, plusieurs appellations (limonadier, cabaretier, marchand de vin, crieur de café, colporteur de tisane) recouvrent la profession telle que nous la connaissons actuellement. Le limonadier vend des boissons chaudes ou froides, des alcools et des glaces.
Le cabaretier désigne le tenancier d?un "cabaret à pot à pinte" (où l?on sert uniquement à boire), ou bien d?un "cabaret à pot et à assiette" (où l?on trouve nourriture et boisson), ou bien encore d?un cabaret tout court (où l?on peut également loger).
Celui qu?on appelle le marchand de vin n?a pas le droit de servir dans sa boutique et ne vend que du vin à emporter, en gros ou au détail. Il lui est interdit d?exercer pendant les services religieux, les dimanches et les fêtes, et le soir après dix heures l?été et huit heures l?hiver.
Le colporteur de café ou de tisane, un petit métier, est présent dans chaque ville sous l?Ancien Régime, malgré l?opposition des cafés-limonadiers. Le crieur de café se promène dans les rues avec une cafetière de dimension imposante. Pour deux sols, il remplit de café sans sucre les tasses qu?on lui tend, le lait faisant office d?accompagnement. Quant au colporteur de tisane, c?est à l?origine un détaillant d?eau-de-vie, puis un marchand d?eau de réglisse aromatisée et enfin un vendeur d?une solution jaune appelée "coco". Coiffé d?un casque ou d?un tricorne, il porte sur son dos une grande fontaine en fer blanc recouverte de velours rouge et parcourt les rues en agitant une sonnette. Il se sert de deux gobelets reliés par une chaînette à sa ceinture. Il fait bien sûr recette les jours de fête ou pendant la canicule.

Le café devient à la mode
C?est en 1654, à Marseille, qu?on sert pour la première fois du café dans un établissement qui en prendra le nom. À Paris, le premier "café" s?ouvre en 1671 à Saint-Germain-des-Prés. Le breuvage, mis à la mode par l?ambassadeur turc reçu à la cour de Louis XIV en 1669, fait fureur... Le café d?alors provient essentiellement de Saint-Domingue, de la Martinique ou de la Guadeloupe. Les guerres républicaines et la perte des colonies font brutalement monter les prix sous la Révolution et, pour garder leur clientèle, les cafetiers mélangent alors le café avec des glands, des châtaignes, de l?orge ou du seigle. Un cabaretier de Saint-Germain fait fortune en utilisant pour la première fois des racines de chicorée. À côté des consommations traditionnelles (vins, tisanes, cafés...), sont créées de nouvelles boissons, notamment des liqueurs, aux ingrédients surprenants (alcool d?ananas, de céleri, de café, crème de girofle, de menthe...) et aux appellations invraisemblables (crème de macaroni, ratafia du Louvre, briolet d?Alsace, baume humain, eau stomacale de l?électeur...). La consommation de tabac est bientôt associée à celle du café.



Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:20



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Baratte

Ce mot apparaît en 1549 dans la langue française et signifie ?récipient où l?on bat la crème pour faire le beurre?. Il vient du verbe baratter dont on ne connaît pas vraiment l?origine, même s?il existe plusieurs hypothèses. La plus probable est que le mot dérive de l?ancien français ?barate? (confusion, agitation), mot que l?on retrouve en italien et espagnol de l?époque avec le sens de ? dispute ?. De l?agitation générale à celle de la crème, il n?y avait qu?un pas !


Domy 20
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LE BEURRE
Gras du pauvre au Moyen-âge

Connu en Gaule, il est largement consommé au Moyen-âge, essentiellement en Bretagne, en Normandie et en Flandres. Il constitue alors une source de matière grasse facilement accessible, contrairement à contrairement à l?huile qui ne se récolte qu?une fois par an, doit être transportée vers les régions non productrices et devient rance au fur et à mesure que la saison s?écoule.

C?est sans doute pour cette raison qu?il restera longtemps "graisse du pauvre". Enjeu alimentaire, il est aussi doté d?une forte charge émotive, notamment chez les chrétiens à qui toutes les graisses animales sont formellement interdites en période de jeûne et de carême. Le beurre est l?ingrédient goûteux qui succède aux jours maigres et à la pénitence.




Domy 20
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Deux techniques contre le mauvais sort








Malaxeur à beurre, modèle Garin, fin du XIXe siècle.

Pendant des siècles, la fabrication du beurre se fait par écrémage spontané du lait pendant plus de 24 heures dans un récipient ouvert : pendant ce temps, des fermentations s?opèrent et exposent le produit aux altérations. Denrée périssable, difficile à conserver et à transporter, le beurre reste longtemps cantonné aux productions locales. Sa fraîcheur en fait tout le prix.

Ecrémage éclair

La démocratisation a lieu au XIXe siècle. Grâce à l'écrémeuse centrifugeuse - inventée en 1879 ? le lait est écrémé aussitôt après la traite. La durée de l?écrémage est ramenée d?une journée à une heure !




Ecrémeuse à bras, "La Couronne", modèle Simon, fin du XIXe siècle.




A partir de cette époque on peut produire la crème - et donc le beurre ? très frais et en grandes quantités. Avec le développement du chemin de fer - et l'invention des premiers wagons réfrigérants - le beurre gagne toutes les régions de France. En cuisine, il détrône le lard, le saindoux et l'huile.

Pasteur contre les sorciers

La révolution scientifique de Pasteur arrache lait et beurre à la croyance magico-religieuse qui voulait que le lait se transforme en beurre par un phénomène magique. Les travaux de l?époque comparent les beurre de crème douce (centrifugeuse) avec les beurres de crème fermentée (écrémage au repos) et mettent en évidence le rôle des ferments sur le goût du beurre.

Parallèlement, la pasteurisation, également héritée des découvertes de Pasteur, offre une méthode de conservation du lait et de la crème lui garantissant salubrité, qualité et saveur.




Le saviez-vous?

Faux et usages de faux ! Au XVIIIe siècle, de redoutables "crémières" recouvraient des mottes de beurre rance d'une fine couche de beurre frais. Le consommateur averti faisait trancher la marchandise pour pouvoir en goûter l'intérieur.

A la fin du XIXe siècle, le beurre intéresse à nouveau les fraudeurs : profitant de l'invention de la margarine, certains négociants procèdent à des mélanges. En 1924, une loi française réglemente enfin la dénomination et la composition du beurre. C'est, dans l'histoire du droit, le deuxième produit alimentaire, après le lait, à avoir bénéficié d'une protection juridique.




Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:37



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MALAXEUSE A BEURRE 19°S



MALAXEUR


ECREMEUSE

Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:43



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BARATTE



Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:45



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Son histoire




Un voyage culturel à travers les siècles nous fait découvrir les origines du beurre?


L?origine du beurre remonte à il y a environ 10 000 ans, soit lorsque nos ancêtres ont commencé à domestiquer les animaux. Toutefois, la première référence au beurre, et sa plus ancienne trace écrite, date de 4 500 ans. Une plaque calcaire de cette époque en illustre les étapes de fabrication.
Dans les temps anciens, le beurre était si précieux qu?on l?utilisait aussi durant certaines cérémonies religieuses. Ces pratiques ont encore lieu aujourd?hui en Inde et au Tibet.
Dans la Rome antique, le beurre était un produit de beauté recherché. Les Grecs et les Romains s?en servaient non seulement comme crème pour adoucir la peau, mais en massaient aussi dans leurs cheveux pour les rendre brillants.
Les Égyptiens de l?Antiquité, quant à eux, l?employaient comme remède contre les affections des yeux. Très apprécié pour les propriétés thérapeutiques qu?on lui prêtait, le beurre était également utilisé comme cataplasme contre les infections de la peau et les brûlures.
En Chine, à l?époque de la dynastie T?ang, le beurre clarifié symbolisait l?étape suprême de développement de l?esprit de Bouddha.
Les Irlandais, les Écossais, les Scandinaves et les Finlandais des temps anciens appréciaient tellement le beurre qu?ils demandaient à être enterrés aux côtés de tonneaux en étant remplis.
En 1253, des missionnaires chrétiens en voyage en Sibérie centrale parlèrent d?une boisson traditionnelle fermentée, le koumis, dans laquelle flottaient de gros morceaux de beurre.
Au cours des siècles passés, les habitants de l?Europe du Nord croyaient que le beurre contribuait à prévenir la formation de calculs rénaux ou vésicaux ainsi que les maladies des yeux. La vitamine A qu?il contient en était probablement à la source.
Sous le règne d?Élisabeth 1re, les marins étaient assurés de recevoir 1/4 lb de beurre dans leurs rations quotidiennes. Selon une vieille coutume anglaise, il était aussi de mise d?offrir un pot de beurre aux jeunes mariés pour leur souhaiter fertilité et prospérité.
De nos jours, le beurre sous toutes ses formes est encore la matière grasse la plus populaire au monde. Comme tartinade, pour améliorer le goût des aliments ou à titre d?ingrédient essentiel pour la cuisson, la simplicité toute naturelle du beurre est tout simplement inégalée.


Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:49



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D'autres barattes....


En gres et bois du 18ème



horizontale.








:bisou:
Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:50



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Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:52



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VERTU DU BEURRE






Pline l'Ancien évoque dans son "Histoire naturelle" les vertus "astringentes, émollientes, incarnantes et purgatives" du beurre. Le produit soignerait les dartres, les brûlures, les gerçures et l'ulcère.

De la Renaissance au XVIIIe siècle, le beurre est utilisé comme cosmétique : c'est un "antirides" miraculeux, une "crème" évidemment idéale pour donner au visage lustre et teint de porcelaine et même, mêlé au raisin noir, une sorte de rouge à lèvres.

Dans la religion hindouiste, le beurre est utilisé dans les rites de purification des idoles : au temple de Madurai, les fidèles lancent des boulettes de beurre mélangé à de la poudre vermillon sur la statue de Kâli.

Au Tibet le beurre est le cadeau par excellence, symbole de bon augure. Aux fêtes du nouvel an, la maîtresse de maison dépose du beurre sur la tête des convives et en enduit certaines parties de la maison. Le beurre sert également de protection contre le froid pour le visage et les mains. Fondu et parfois bouilli avec des plantes, il donne du brillant aux cheveux et en fait ressortir la noirceur

Au Cameroun, les Massa emploient du lait de vache et du beurre, mélangés à des pigments, comme maquillage corporel, lors des fêtes traditionnelles.




Le beurre dans toutes ses expressions








Dans l?imaginaire populaire, le beurre est fréquemment associé à la richesse et à l?abondance. on "fait son beurre" quand on gagne de l?argent, "on met du beurre dans les épinards" quand on améliore ses moyens d?existence. on souligne l?avidité insatiable de celui qui veut "avoir le beurre et l'argent du beurre", maxime populaire devenue très à la mode dans les années 1980.

Symbole de générosité et de qualité, il présente attrait et valeur. Dans le proverbe géorgien, "Le surplus de beurre ne gâte pas le pâté de riz", le beurre incarne la gentillesse et la prodigalité. Dans le proverbe "Promettre plus de beurre que de pain", le beurre devient un objet d?envie et de convoitise qui cache un leurre.

Le beurre devient alors miroir aux alouettes comme lorsqu?il s?agit de "promettre du beurre de bique", véritable poudre aux yeux, le lait de chèvre ne se prêtant pas à la fabrication du beurre.

Il peut pourtant laisser de vilaines traces car "si vous avez du beurre sur la tête, n'allez pas au soleil, il fond et tache" dit la sagesse juive. Avoir du beurre sur la tête, c'est avoir la conscience chargée de crimes.


Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:55



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À chacun son beurre




Comme le beurre fait partie de notre régime alimentaire depuis des millénaires, il est tout à fait naturel qu?il en existe de nombreuses sortes pour différents goûts et usages. C?est aussi pourquoi sa teneur en sel varie.



Beurre baratté
Autre terme pour désigner le beurre traditionnel d?utilisation quotidienne.



Beurre de culture
Beurre salé ou non, au goût distinct et délicat, fait de crème à laquelle on ajoute une culture bactérienne inoffensive avant le barattage.

Plus populaire en Europe, on le retrouve tout de même beaucoup chez nous sous les appellations « beurre antique », « beurre à l?ancienne » ou « d?antan ». Il peut servir partout où vous utilisez du beurre.



Beurre léger
Un produit relativement nouveau qui contient au moins 25 % moins de matière grasse que le beurre traditionnel. C?est en ajoutant de l?air et de l?eau qu?on le rend plus léger.

Succulent sur le pain ou des biscuits salés, il n?est cependant pas recommandé pour les rôties ou le maïs soufflé, par exemple, à cause de sa teneur élevée en humidité. Pour la même raison, ce n?est pas le meilleur choix pour la cuisson, les sauces et les préparations qui demandent une grande quantité de gras.



Beurre aromatisé
Vendu comme beurre salé auquel on ajoute de l?ail, des herbes ou des épices. Savoureux et pratique, il remplace les beurres aromatisés maison.



Beurre doux ou non salé
Ne contient pas de sel.



Beurre fouetté
Beurre ayant plus de volume. Il est donc plus facile à tartiner, car on y a laissé pénétrer de l?air à l?étape du barattage. Il ne devrait pas être utilisé dans les recettes exigeant du beurre ordinaire.



Ghee
Beurre clarifié semi-liquide en provenance de l?Orient. Il est utilisé principalement en cuisine indienne. Comme les solides du lait ont été enlevés, ce beurre peut être conservé plus longtemps à la température de la pièce. on peut se le procurer dans les magasins spécialisés.



Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 17:56



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J'ai vu ma grand-mère faire du beurre..... quand ses petits enfants lui laissaient assez de crème pour en faire..! En général on tartinait notre pain directement avec la crème...quel régal!



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 18:03



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Préparant le Ghee.
Domy 20
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 18:09



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Je me souviens du beurre que maman achetait
au bourg et maintenant je n'arrive pas à retrouver le gout
d'autrefois c'est bien dommage!

Fabrication du beurre





La crème ramenée à 10 - 11°C est additionnée d'enzymes lactiques spécifiques qui agissent pendant une nuit. Elle est ensuite versée dans la baratte qui va tourner pendant 40 à 45 min..

L'ajout de ferments provoque une acidification légère et la destruction des membranes entourant les triglycérides ; ils étayent aussi l'arôme du beurre (goût de noisette).

Les chocs dans la baratte vont faire exploser les globules gras.

on arrête la baratte et on observe la mousse, qui correspond à une inversion de phase et à un stade intermédiaire dans cette fabrication.



Mousse obtenue après un temps déterminé

Cette mousse, formée par les chocs et la rotation, tombe et donne alors un liquide appelé le babeurre (contenant les produits de dégradation de l'activité fermentaire) et les grains de beurre qui seront lavés pour éliminer le maximum de substances hydrosolubles (rotation à 17 tours / min.). Ces grains de beurre (contenant 82 % de matières grasses, 16 % d'eau et 2 % de matières sèches non grasses) sont rassemblés en mottes par une rotation plus rapide à 34 tours / min..

on arrête la baratte et on évacue le babeurre (= lait écrémé acidifié) : c'est le délaitage. La qualité de la phase grasse est fonction de la saison et du % de chaque acide gras, donc de l'alimentation de la vache (acides gras à bas point de fusion au printemps).



Récupération du babeurre

Un "test à eau" sur le beurre indique, par la présence de grosses tâches, un malaxage incomplet. Une centrifugation à 17 tours / min. permet le malaxage du beurre. Celui-ci subit une maturation physique par refroidissement.



Résultat du malaxage

22 L de lait seront nécessaires pour la fabrication d'un kg de beurre.



Moulage du beurre

Fin de la fabrication du beurre


Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 19:53



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Et qui vendait le beurre autrefois?

Le crémier

Personne qui vend de la crème, du beurre, des oeufs,des laitages.


Crèmerie à deux sous. Novak.Tavik Frantisek ?imon [1877-1942]





Motte de beurre.Antoine Vollon.



Cremier.Paris. Eugene Atget.Vers 1900.

Aujourd'hui, ce sont des crémiers fromagers.


:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 21:21



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Bonsoir Jean

Le pintier est un potier d'étain spécialisé dans la fabrication de recipients de mesure




Potier d'étain étudié en p25.

Et le marchand pintier les vendait également.

Une pinte est une unité de mesure de volume pour des liquides. La pinte se subdivise en deux chopines.
La pinte de Paris est une unité antérieure au système métrique, qui valait 48 pouces du Roi cubes, soit environ 952,146 millilitres ;

Actuellement.en Suisse et dans le sud de l'Allemagne, une pinte désigne un débit de boissons. En France, par un effet de mode, une pinte désigne récemment le verre de bière d'un demi-litre ou chope. En Flandre, une 'pintje' désigne un verre de bière de 25 cl



Bonne soirée.:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 23:25



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Écrémage du lait : l'art de bien traiter la crème

TECHNIQUE INDUSTRIELLLE

Le beurre, matière grasse laitière, est fait à partir de la crème du lait. Répartie dans le lait sous forme de petits globules, la crème remonte spontanément à la surface - lorsque le lait est laissé au repos - car elle a une densité plus faible que l?eau.

Pendant des siècles, le "crémage" consistait à laisser le lait dans des jattes pour recueillir la crème : une opération lente et discontinue pendant laquelle des fermentations indésirables pouvaient se déclencher, responsables de mauvais goûts.

L'écrémeuse-centrifugeuse, inventée en 1878, permet dorénavant d?écrémer le lait en quelques minutes.

Le lait arrive en continu dans la cuve de l?écrémeuse qui tourne à grande vitesse. La force centrifuge sépare les éléments les plus lourds des plus légers. Ceux-ci se rassemblent au centre de l?appareil : c?est la crème.

Selon qu'on la prélève plus ou moins près de l'axe de rotation, la crème obtenue est plus ou moins allégée, c?est ainsi que l?on dose la teneur en matière grasse de la crème.

tout à l'heure ce que je vous ai décrit est une technique manuelle certainement improvisée chez nous.
le beurre qui était récupéré était jaune clair.


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: samedi 5 juillet 2008 23:41



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pour faire simple... et fabriquer du beurre maison

Expérience : faire du beurre ( avec ajout de crème)



Faire du beurre chez soi, c'est simple et les enfants adorent. Attention tout de même aux conditions d?hygiène, il ne faut utiliser que des instruments très propres et s?être lavé les mains?

Mode d'emploi

* Placer dans un récipient en verre (type "petit pot" pour bébé) deux cuillerées de crème fraîche crue, sortie du réfrigérateur une ou deux heures auparavant.
* Fermer le récipient et l'agiter vigoureusement pendant deux ou trois minutes, en effectuant un mouvement de bascule (vous jouez alors le rôle de la baratte !).
* Ouvrir le pot et en verser le contenu au travers d'une passoire, au dessus d'un bol. Un liquide blanc s'écoule, c'est le babeurre, et une petite boule jaune de beurre reste au fond de la passoire. Vous pouvez la humer, le parfum est caractéristique.
* Il est ensuite possible de rincer cette boule de beurre sous l'eau claire, en la malaxant légèrement avec le dos d'une cuillère. Cette étape de lavage du beurre permet d'améliorer la durée et la qualité de sa conservation.

rq : vous pouvez faire la même chose sans ajout de crème mais ce sera plus long et la récolte sera plus petite (environ 40g de beurre par litre de lait)
Une fois que le beurre est récupéré le lait battu résiduel est écrémé et peut être utilisé.

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: dimanche 6 juillet 2008 00:17



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à demain tout le monde,



"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 6 juillet 2008 10:06



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Bonjour à tous




La bouquetière.


Bon dimanche.

:bisou:

Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 6 juillet 2008 12:31



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Bonjour Kty,Khalida,Jean...

L'ancêtre


D'après une gravure De Larmessin (17ème)

La grand-mère


Jules Emile Saintin (1829-1894)

Et la mère


Tavik Frantisek ?imon [1877-1942]

:bisou:
Bernard Michel Claude.D
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Envoyé le: dimanche 6 juillet 2008 12:57



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Et voilà, comme d?habitude, pris par le verbe (et tout ce qu?il contient), on est fasciné et au bout d?une heure on réalise : Mais, je n?ai encore rien fait ! Dites donc, les enfants, en d?autres temps vous auriez fait fortune comme conteuses ! Voilà nos Shéhérazade modernes, elles feraient s?arrêter un saint sur la route du Paradis. Attention à ne pas arriver après le fermeture des portes par Saint Pierre, ils n?en sont pas encore , là-haut, au travailler plus pour?

J?ai connu certains de ces métiers, comme la livraison du lait en triporteur et il fallait voir la dextérité de ces vendeurs pour verser le lait dans les « berthes » avec ces mesures à grand manche qu?ils plongeaient dans leurs bidons. Ils utilisaient d?ailleurs la même technique que les cabaretiers pour les doses de pastis : l?art d?en laisser un peu au fond (le bon poids « à l?envers » du boulanger). Mais à malin, maligne et demi, mon ar.Gd Mère qui s?occupait de nous, pendant la guerre, se faisait servir dans des litres en verre sur lesquels elle mettait un entonnoir ! Pas question de rabioter sur la mesure, donc elle n?alimentait pas un marché noir qui permettait de trouver de tout sans ticket, mais à un prix exorbitant. Savez- vous que, à la libération, les nouveaux riches étaient appelés des B.O.F. (Beurre-?ufs-Fromages. C?était certainement injuste pour certains mais le populaire est méchant qques fois
Vous me ramenez à cette période dont je garde un souvenir très doux, sans amertume pour ces petits travers de l?époque, pour survivre il fallait être démerdar(d ?). Nous avions la chance d?avoir un grand terrain attenant à la maison à la Croix-Rousse, ce qui nous permettait d?avoir poulailler clapier et potager. Tous les réveillons se faisaient à la maison et toute la famille venait car il y avait Canard (de Barbarie) rôti au four et purée au lait et au beurre au menu.
Voilà pour vos laitiers, je vous dirai une autre fois pourquoi on ne retrouve plus les saveurs d?autrefois, qui déconcerteraient d?ailleurs les jeunes générations.
Merci aux intervenants, continuez à nous faire rêver et Bisous
Bernard
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 6 juillet 2008 13:51



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Liste des Métiers déjà étudiés p15

Bonjour Bernard

Pour Jean

LE BOISSELIER

Fabricant de boisseaux. Mais aussi plus généralement toute autre mesure en bois, seaux, tamis, cribles, caisse de tambour etc.



Le boisselier dans son atelier.

*Le boisseau est un récipient de forme cylindrique destiné à mesurer les matières sèches (grains et farines), de capacité variable suivant les lieux et les époques.



Cette mesure était utilisée en France avant l'instauration du système métrique, et valait 12,67 litres (un douzième de setier).




Jusqu'au XVe siècle, on utilise un simple boisseau plein ; c'est la mesure à ras. Ensuite et jusqu'au XVIIe siècle se généralise l'usage du boisseau à comble, qui contient autant de matière sèche qu'il peut en retenir : il est couronné par un cône de grains, le comblon, qui varie en fonction de la surface supérieure du récipient et aussi selon l'habileté du mesureur.



Les premiers "contenants" de nos lointains ancêtres étaient en vannerie recouverte d'argile (pots à macération, réserves de baies et herbes aromatiques), puis en peau de chèvre et poterie cuite, enfin en bois : les Gaulois, excellents tonneliers, nous l'avons vu, eurent leurs ustensiles quotidiens grâce au Boisselier.
Au cours des siècles, la boissellerie se diversifie : la vaisselle -pots, pichets, hanaps, gobelets, bols, jattes, écuelles, cuillères,- restera longtemps en bois( mais les gens plus aisés ont leur vaisselle d'étain. La Faïence plus chère se répand à la fin du XVllle siècle).Cuves à "cervoise" (orge), bière (houblon, Xle siècle), vin, lessive ; brocs et seaux accrochés au mur, à la porte de la soue, de l'écurie, sur la margelle, dans la cuisine, à anses, pour légumes, chanvre. Plus tard, brocs à charbon, berceaux-nacelles, petits meubles...etc.


(à suivre)
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 6 juillet 2008 13:59



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Les outils du boisselier



1 Le vilebrequin, outil à percer par excellence, combine avec un génie certain deux mouvements simultanés différents puisqu'il permet de générer un mouvement rotatif autour d'un axe interrompu sur lequel s'exerce une pression.

2 Afane ou couteau à deux mains. Une lame étroite terminée par deux poignées différentes: l'une dirigée vers le bas à angle droit, l'autre horizontale. La raison de ce dimorphisme n'est pas évidente. Il permet sans doute une position plus rasante ou tangentielle pour certains travaux. Seules les planes de boisselier ont cette forme caractéristique.

3 La grave. C'est une sorte de compas à verge pour découper, dans des planches minces, les disques servant de fonds ou de couvercles aux boites à vacherin. Le curseur mobile, qui coulisse sur la tige entre les poignées porte le poinson servant d'axe, le couteau étant fixé á l'extremité de la tige, à droite sur la photo.

4 Les gabarits. Mises côte à côte, les douelles doivent fermer le cercle qui sera le tour de la seille et s'appuyer les unes aux autres par des flancs paefaitement jointifs, puisque 1'étanchéité du récipient en dépend. Les gabarits permettent de contrôler le cintrage de la douve en même temps que la pente ou le biais des joints.




1 Jabloir. Construit comme un trusquin - dont il porte souvent le nom - ce rabot sert à tracer le jable ou à creuser la rainure, à l'intérieur de la seille, rainure dans laquelle viendra s'insérer le fond. L'outil comporte une surface guide qui s'appuie sur le bord des douelles, un porte-couteau qui se bloque à la bonne distante à l'aide d'une clé ou fiche en bois. Le couteau lui-même, taillé en dents de scie épaisses (deux coupe-fil et un rabot), est inséré dans son support parallèlement à la surface-guide.

2 Plane à genou et curette. Deux instruments qui, avec leur tranchant tourné vers le manche, servent à donner les ultimes retouches à 1'intérieur de la seille montée et achevée.

3 Rabot à façonner le bord des fonds de seilles. C'est un rabot rare, hautement spécialisé, travaillant avec un couteau large à lame cintrée (tranchant fuyant), avec une base réglable permettant de s'adapter à volonté à l'épaisseur du fond à travailler. Le but est d'amincir progressivement le bord du fond afin qu'il entre en coin dans le jable, assurant la parfaite étanchéité du récipient.

4 Sorte de bouvet à rainure à guide cintré, pour approfondir ou retoucher le jable.

5 Deux couteaux emporte-pièce, l'un fixe (à gauche), l'autre réglable (à droite) pour tailler les poignées rondes des seilles. Le poinçon, passant par une préperforation faite au percet, sert d'axe autour duquel tourne le couteau à découper. Ces trous circulaires des poignées opposées - trop petits pour y passer la main - permettaient en fait de passer un bâton rond en travers et de porter la seille pleine à deux personnes, si besoin était.


Quelques ouvrages du boisselier



De gauche à droite: une seille avec couvercle; un seillon à traire les vaches et une escouarte: récipient en bois dans lequel, lors de l?amasse, est recueillie la résine.

*Seille:récipient cylindrique destiné au transport des liquides.



:bisou:

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 juillet 2008 22:36



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonsoir Sibie
Contente de voir que tes problèmes d'ordi sont arrangés.:bisou:

Cloutier

Celui qui fabrique des clous




Assembler et maintenir solidement a toujours été le souci des artisans. Quel progrès, de passer de la liane retenant différents madriers aux chevilles et aux clous pour maintenir les planches. Le langage populaire dit bien " planter son clou " pour s?établir durant un long moment ou " river son clou à quelqu?un ", le faire taire par une réponse appropriée, c?est-à-dire le clouer sur place, ne pouvant plus, de fait, continuer sa conversation, et " un clou chasse l?autre ", un nouveau souci fait oublier les précédents.
Le clou n?a jamais laissé indifférent, car il était indispensable à la vie, et long à réaliser. Le clou a une valeur symbolique depuis l?Antiquité : Jupiter recevait des clous en offrande. Il y eut aussi des clous votifs chaldéens.
L'antiquité grecque et romaine employa souvent les clous comme motif de décoration des barrières de bois, et principalement des portes. Il n'est pas un architecte qui ne connaisse les clous de la porte en bronze du Panthéon à Rome, ceux des portes en bronze de Saint-Jean de Latran. Ces clous sont munis de têtes richement ciselées qui en font des objets d'art d'une grande valeur. Cette habitude fut suivie pendant le moyen âge, et il nous reste un grand nombre de ventaux de portes de cette époque dont les ferrures ou les plaques de bronze sont retenues au bois par des clous dont les têtes sont d'un travail remarquable.




Les clous servent à de très nombreux usage, allant des clous à bateau aux clous à plafonner et à latter des maçons et plâtriers, les clous à penture, à crochet, à river, à parquet. Le cordonnier, pour ferrer les chaussures, se sert de clous caboches, il y a les semences, les broquettes embouties, à l?anglaise, les clous faits à l?emporte-pièce, les clous à chevaux, les clous de tapissier, les clous fendus. Les couvreurs se servent de clous en zinc, les clous à ardoises. Les cavaliers sont des clous en U. Les tapissiers se servent de clous en laiton ou en cuivre. L?énumération n?a pas de fin. Il y a aussi les pointes à vitre et surtout les clous à planche.


Clousde tapissier.


Les outils du cloutier ne changent pas du Moyen Age au XIXième siècle.
L'atelier d'un cloutier était constitue d'une forge chauffée au charbon dont le feu etait entretenu par un soufflet. Afin d'être à la bonne hauteur, l'enclume était posée sur un bloc de granit ou un billot de bois. Celle-ci était en fait constituée de plusieurs étéments qui avaient chacun une fonction bien précise. Fixée verticalement, il y avait d'abord la lame appelée la tranche sur laquelle le fin barreau d'acier ou verge était sectionné. Puis venaient deux piéces de métal d'une hauteur inégale, la place sur laquelle le cloutier façonne la jambe du clou, et l?autre, le pied, dans lequel venaient s'encastrer les cloutières amovibles, où étaient façonnées les têtes des clous. Il y avait autant de cloutières que de types de clous.
Après avoir chauffé au rouge le barreau de métal, la pointe était alors forgée sur la place ou sur le pied selon la grosseur du clou. Puis, le barreau était sectionné á bonne longueur sur le ciseau avec un seul coup de marteau. En fait, il n'était que partiellement sectionné afín d'éviter de le ramasser, ce qui aurait constitué une manipulation supplémentaire, donc une perte de temps. C'est seulement une fois le barreau dressé dans la cloutière que la longueur précédemment "marquéé" par le ciseau était détachée. En deux ou trois coups de marteau sur l'extrémité, la tête était alors formée. Enfin, un dernier coup de marteau donné par en dessous éjectait de le clou de la cloutière et se retrouvait dans une boite en tôle appelée curbel et déposée au pied de l'enclume.


Clous de charpentier

Un bon cloutier forgeait, selon la taille, entre cinquante et cent clous à l'heure. Le métier était dur, douze á treize heures par jour, et demandait une certaine force physique, mais qui ne devait pas manquer d'habileté. Une fois forgés, les clous étaient revendus au marchand ou fabricant, ce que l?on appellerait aujourd'hui un grossiste, lequel en assurait la commercialisation. Le métier de cloutier n? était pas de très bon rapport car, à cette époque aussi, la production dépendait de la conjecture, de l'expérience du cloutier, des commandes, et du nombre de cloutiers de la forge (souvent une entreprise familiale). Le gain ne devait cependant pas être très élevé car l'expression est restée : travailler pour des clous, c'est à dire travailler pour rien ou pas grand chose. Durant le XVllle siécle, les usines prirent de plus en plus le relais des maitres cloutiers au point qu?ils disparurent assez rapidement dans de nombreuses régions. Ils subsistèrent dans quelques villages pour la consommation locale (menuiserie, ferrage des bêtes). Mais, devenue une activité annexe, on ne la pratique plus qu'aux mauvais jours.



Bonne nuit à tous






:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: lundi 7 juillet 2008 08:31



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569


c'est fait on a ouvert

à toute à l'heure
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 juillet 2008 09:32



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour Béné,
Bonjour à tous (vous êtes trop nombreux pour que je vous énumère)
Vous avez bien travaillé pendant le week end,
Beaucoup de lecture.

çà fait du bien du bien d'avoir du renfort, nous nous sentons
moins seules, Béné et moi. Bravo à tous pour vos contributions
aussi pertinentes les unes que les autres.

Je vous souhaite à tous une excellente journée.
A+



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 juillet 2008 10:01



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Bonjour Joelle.Bon week-end?
Au fait, a-t-on retrouvé ta voiture?

Bonne journée.

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 juillet 2008 10:23



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Coucou Béné

Week end au calme, avec un temps pourri.
Pas de nouvelles de la voiture, etje n'en attends pas.
Disons quej'ai fait une croix dessus.

Bisous à+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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