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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 17:31



Inscrit le: 10/04/2003
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Les arpenteurs champêtres en plein travail

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Ingrid.L226
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 18:38


Inscrit le: 10/06/2008
Messages: 15
Bonjour à tous!!!!

Je reviens sur le forum après plusieurs jours d'absences!!! j'étais en vacances. Merci beaucoup Bénédicte pour les infos sur les réparateur ou facteur de boites à musique.

Bravo à tous qui nous fait profiter de leurs connaissances, de leurs souvenirs ou de leurs photos sur les métiers d'autrefois. Ce sujet est une source d'info écrites et énormément de belles photos. C'est incroyable!!! nous pourrions quasiment faire un dictionnaire visuel avec tous ça.

merci encore à tous
ingrid
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 19:47



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Poterie RAKU


Né au XVIème siècle au Japon, "RAKU"
signifie "Bonheur". Réservé à l'origine à la
réalisation de bols pour la " cérémonie du
thé", ce mode d'expression contemporaine
est synonyme de sobriété et de tendresse.




voir le petit faune de sculpteur sur glaise - reportage arts et terroir + haut)

"L'objet se revêt de l'âme du potier, parfois
indécise, souvent contemplative, toujours
emprunte de la nature de l'argile et du feu".


La technique du raku est un procédé de cuisson. Les pièces incandescentes sont enfumées, trempées dans l'eau, brûlées et laissées à l'air libre. Elles subissent un choc thermique important. Dans tous les cas ces pièces travaillent et chantent ainsi l'histoire de la terre, du feu et de l'eau. L'implication dans le raku est souvent plus profondément issue de sa philosophie, de ses racines et de son sens culturel.


Les pièces attendent patiemment la chaleur du four pour faire fondre de plaisir leur émail


Cette technique de fabrication en cuisson rapide, signifiant des notions de joie, d'aisance et de bonheur, est découverte au Japon dans le milieu du XVIe siècle au Japon. Ce mot vient d'un idéogramme gravé sur un sceau d'or qui fût offert en 1598 par Taiko, maître servant de la cérémonie du thé, au Coréen Chôjirô RAKU.

La multitude des paramètres mis en jeu permet d'obtenir des résultats variant à l'infini, ce qui confère à la pièce entièrement réalisée manuellement, la qualité d'objet unique.




Le raku est synonyme de cuisson basse température, les pièces émaillées sorties d'un four à environ 1000°C sont rapidement recouvertes de matières inflammables naturelles comme de la sciure de bois compactée afin d'en empêcher la combustion en limitant l'apport d'oxygène au contact de l'émail en fusion. Cette phase est la réaction d'oxydo-réduction au cours de laquelle apparaissent les couleurs plus ou moins métallisées, les craquelures ainsi que l'effet d'enfumage de la terre laissée brute formant les principales caractéristiques de ce type de céramique.


Perdus dans la brousse en feu avec les éléphants, petit clown et chaperon rouge essayent de rassurer tout le monde !!!!



La sciure : " Ta chaleur m' attire petit bol approche toi de moi que je m' enflamme à ton contact" ...

Après refroidissement les pièces sont nettoyées avec un produit abrasif pour enlever tous les résidus de suie et de cendre.


on est un peu salles sorties des flammes.... L'eau n'a pas suffit à nous faire une beauté...


En raku, les pièces peuvent être enfournées à froid mais le plus souvent le four est préchauffé et l'enfournement est fait à chaud. La cuisson est menée à un rythme rapide avec atteinte de la température finale dans un cycle court de 15 à 20 minutes (Certaines cuissons raku peuvent durer plusieurs heures selon les types de pièces et leurs exigences de cuisson).


L'objet est alors retiré du four à l'aide de
grandes pinces et le choc thermique
craquèle l'émail.

La plupart des autres types de poteries sont enfournés à froid et cuits à une allure modérée jusqu'à la température finale. Ce genre de cuisson peut aller de 8 à 24 heures ou plus. Le cycle de refroidissement peut durer entre 12 et 24 heures ou plus. Les pièces sont considérées comme achevées lorsqu'elles sont défournées.

Les fours à raku sont généralement petits et surpuissants. Ils ont, pour la plupart, une simple ouverture sur le haut de l'enceinte de cuisson couverte par un morceau de plaque réfractaire.

Les pièces raku sont le plus souvent cuites dans un type de four plus ou moins conventionnel connu et exploité pour la cuisson des glaçures. Les autres sont des formes de cuisson primitive (simple trou ou fosse dans le sol) où les températures atteintes sont généralement plus basses et où les glaçures ne sont pas couramment utilisées.






Voilà ce que j'ai appris hier entre autres








"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Bernard Michel Claude.D
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 20:03



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Messages: 1 068
Bravo, lecture assez régulière mais intervention rare, je me méfie: Le problème de vos interventions est que pris par le propos et l'intérèt qu'on lui porte, nous passerions notre temps avec vous et ce au détriment des recherches! Savoir, passion et besoin de communiquer et d'informer (ça aussi je l'ai vu), rendent vos discours on ne peut plus intéressants et difficiles à quitter.Un seul point m'a gêné sur les boulangers, Juvenal. L'auteur n'a pas fait ressortir l'amertume de ce philosophe pleurant sur la culture romaine qui foutait le camp (comme la nôtre aujourd'hui) devant la course à la satisfaction immédiate et peu contraignante: le peuple romain ne demandait plus que du pain et des jeux: le fameux "Panem et circenses"
Cela dit, rebravo.
Bernard (frère 3 pts pour Joël)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 20:41



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonsoir Bernard... comme quoi l'histoire ne fait que se répéter.

Très interessant Joelle...



Un four japonais vu à Pouligny dans la Creuse... je crois me souvenir qu'ils faisaient des démonstrations de fabrication de poterie raku....

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 21:22



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Je vous souhaite le bonsoir à tous
Bisous Béné, Jean Marc , Jean et tout le monde
Fatiguée encore ce soir
à demain.

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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 21:25



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Au fait béné t'asarrosé la victoire de l'Espagne j'espère.
Avec tout çà, j'ai zappé la finale.

Bonne nuit

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 30 juin 2008 21:34



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonne nuit Joëlle.
Vous en avez bien besoin après un tel w.end.
Bénédicte et Joëlle : Merci de m'apporter votre connaissance concernant mon apenteur champêtre.
Bonne nuit à toute la file
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 30 juin 2008 22:24



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonne nuit à tous

Joelle....y en a d'autres qui l'ont arrosé pour moi....

A demain.

:bisou:
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 06:43



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569
Bonjour tout le monde,

pour jean,

N'oublions pas le zéro....

En physique, 2 thèmes dans le même esprit sont très riches car très étudiés : l'antimatière et la théorie du vide. vous ne pouvez imaginez ce que nos savants on pu découvrir.
le vide existe donc il faut le considérer donc il est chiffrable par les lois de la physique.

oui n'oublions pas le zéro, car il est pas naturel pour la matière grise humaine de s'occuper du vide ou du nul comme on veut. c'est le zéro qui a fait bondir l'algèbre et permettre les calculs numériques.....

Le zéro c'est le chiffre le plus intéressant et sur lequel il y a le plus de littératures.

(recherche rapide sur wikipédia)

0 (zéro) est le plus petit entier naturel, le seul qu'aucun d'entre eux ne précède.

C'est un nombre (représenté par le chiffre 0) désignant la valeur nulle ou le cardinal (nombre d'éléments) de l'ensemble vide. Il est l'élément neutre de l'addition.

Histoire

Il est apparu trois fois dans l?histoire des systèmes de numération élaborés par différents peuples et civilisations. La première apparition du zéro semble remonter au IIIe millénaire av. J.-C. à Babylone, il n'était cependant pas utilisé dans les calculs et ne servait que comme chiffre (marquage d'une position vide dans le système de numération babylonienne) ; bien qu'ignoré par les Romains, il fut repris et mieux utilisé encore par les astronomes grecs. Il a été ensuite redécouvert par les Chinois, qui n?ont pas su en revanche introduire le zéro. Les inscriptions sur os et écailles (jiaguwen) découvertes dans la région de Anyang, dans l'actuelle province du Henan, à la fin du XIXe siècle, nous apprennent que, dès les XIVe???XIe siècles av. J.-C., les Chinois utilisaient une numération décimale de type « hybride », combinant dix signes fixes pour les unités de 1 à 9, avec des marqueurs de position particuliers pour les dizaines, centaines, milliers et myriades.

Il est également utilisé par les Mayas durant le Ier millénaire, mais de même uniquement comme chiffre dans leur système de numération de position et non comme nombre. (voir numération maya)

Son usage moderne, à la fois comme chiffre et comme nombre, est héritée de l'invention indienne des chiffres nagari vers le Ve siècle. Le mot indien désignant le zéro était ??nya (çûnya), qui signifie « vide » « espace » ou « vacant ». Le mathématicien et astronome indien Brahmagupta est le premier à définir le zéro dans son ouvrage Brâhma Siddhânta. Ce mot, traduit de l'arabe en « ?ifr » (Sifr ?????), ce qui signifie « vide » et « grain », est la racine des mots chiffre et zéro (vient de ce que Fibonacci a traduit l'arabe Sifr par l'italien zephirus, à partir duquel il a formé zevero qui est devenu zero). La graphie du zéro, d'abord un cercle, est inspirée de la représentation de la voûte céleste.

Comme l'indique l'étymologie, son introduction en Occident est consécutive à la traduction des travaux des mathématiciens musulmans, notamment ceux d'al-Khw?rizm?, vers le VIIIe siècle. Les chiffres arabes sont importés d'Espagne en Europe chrétienne aux environs de l'an mil par Gerbert d'Aurillac, devenu le pape Sylvestre II. Le zéro ne se généralise pas pour autant dans la vie courante, les chiffres dits arabes servant surtout... à marquer les jetons d'abaque de 1 à 9 !

Ce n'est qu'avec le retour du commerce intensif consécutif aux Croisades que les Européens généralisent, au XIIe siècle, l'usage du zéro. Une curiosité pour les ?uvres des auteurs grecs et musulmans prend en même temps naissance.

Léonard de Pise, dit Fibonacci, a une influence déterminante. Il reste plusieurs années en Afrique du Nord et étudie auprès d'un professeur local. Il voyage également en Grèce, Égypte, Proche-Orient et confirme l'avis de Sylvestre II sur les avantages de la numération de position. En 1202, il publie le Liber Abaci, recueil qui rassemble pratiquement toutes les connaissances mathématiques de l'époque, et malgré son nom, apprend à calculer sans abaque.



La graphie « 0 » n'est pas la seule utilisée dans le monde ; un certain nombre d'alphabets ? particulièrement ceux des langues du sous-continent indien et du sud-est asiatique ? utilisent des graphies différentes.


Utilisations

Il est aujourd'hui à la base de notre système de mesure de la température :

* 0 °C : température du passage de l'eau de l'état solide (glace) à l'état liquide, à une pression ambiante de 1013 hPa ;
* 0 K : zéro absolu, température la plus basse possible (-273,15 °C), pour laquelle l'énergie rovibrationnelle et cinétique des molécules est nulle.

Il n'y a pas d'année zéro dans le calendrier grégorien. En effet, l'usage du nombre 0 en Europe est postérieur à la création de l'anno Domini par Dionysius Exiguus au VIe siècle. Cependant pour simplifier les calculs d'éphémérides, les astronomes définissent une année 0 qui correspond à l'année -1 des historiens, l'an -1 des astronomes correspondant à l'an -2 des historiens et ainsi de suite...

C'est ainsi que le IIIe millénaire et le XXIe siècle ont commencé le 1er janvier 2001.

Minuit peut se noter 00:00.

Les informaticiens ont l'habitude de compter à partir de 0 et non de 1. La raison en est que la numérotation d'éléments stockés de façon continue dans une zone de stockage (disque, mémoire, etc) se fait par décalage par rapport à une adresse de début : le premier élément est celui au début de la zone (+ 0), le second élément est le suivant (+ 1), etc. Ce double standard des numérations à partir de 0 et de 1 (chaque système ayant ses avantages et inconvénients) est la source de nombreuses erreurs de programmation.



Dans la base dix que l'on utilise, le chiffre le plus à droite indique les unités, le deuxième chiffre indique les dizaines, le troisième les centaines, le quatrième les milliers...

Le zéro joue donc un rôle particulier dans le système arithmétique positionnel, quel qu'il soit du reste.

Rappelons que l'usage de la base 10, en provenance de l'Inde, s'est imposé par rapport à d'autres bases, comme par exemple 12 et 60 qui étaient utilisées dans certaines civilisations.

Lorsqu'il y a des unités résiduelles, par exemple dans trente-deux (32), le chiffre des unités (2) permet de comprendre que l'autre chiffre (3) indique les dizaines.

Si l'on a un nombre entier de dizaines (par exemple trois dizaines, trente), il n'y a pas d'unité résiduelle. Il faut donc un caractère qui permette de marquer que le 3 correspond aux dizaines, et ce caractère est le 0 ; c'est ainsi que l'on comprend que « 30 » signifie « trois dizaines ».

on aurait pu utiliser n'importe quel autre caractère, par exemple un point ; ainsi, deux-cent trois se noterait « 2.3 ».

L'utilisation d'un caractère « bouche-trou » remonte à la numération babylonienne, comme indiqué ci-dessus, mais il ne s'agit pas du concept d'« absence de quantité », il s'agit juste d'une commodité de notation. Dans la numération romaine, cet artifice n'est pas utile puisque les unités (I, V), les dizaines (X, L), les centaines (C, D) et les milliers (M) sont notés avec des caractères différents. En contrepartie, la notation de nombres supérieurs à 8999 devient problématique et les reconnaissances de structures pour le calcul mental rapide bien plus pénibles.

Il pourrait être bon de rappeler que les Mayas utilisèrent aussi un autre zéro, spécialisé pour la notation du premier jour d'un mois de l'année solaire (le ha'ab de 365 jours). Chez eux, le premier janvier était un « 0 Pop ».

Le zéro comme absence de quantité

Le fait d'exprimer l'absence de quantité par un nombre n'est pas une évidence en soi. L'absence d'un objet s'exprime par la phrase « il n'y en a pas » (ou « plus »).

Les nombres sont déjà une abstraction : on ne s'intéresse pas à la qualité d'un objet, mais juste à sa quantité, la dénombrabilité (le fait que des objets soient similaires mais distincts). Avec le zéro, on va jusqu'à nier la quantité.

Lorsque l'on additionne ou multiplie deux nombres, on a derrière l'image de regrouper deux tas d'objets semblables, deux troupeaux. Cette image ne tient plus lorsque l'on manipule le zéro.

L'invention du zéro a permis l'invention des nombres négatifs.

Propriétés arithmétiques et algébriques

Pour tout nombre réel (ou complexe) a :

* a + 0 = 0 + a = a\, (0 est élément neutre pour l'addition)
* a \times 0 = 0 \times a = 0\, (0 est élément absorbant pour la multiplication)
* si a \ne 0\, alors a^0 = 1\,
* 0^0\, n'est pas défini (c'est une forme indéterminée du calcul des limites), mais il est souvent « pratique », dans certains cadres formels, de considérer que 0^0 = 1\, .
* par extension de la factorielle à l'aide de la fonction Gamma, 0 ! = 1\,
* a + (- a) = 0\,
* {a \over 0} = non défini (voir article division par zéro)
* {0 \over 0} = non défini, en remarquant toutefois que le calcul dx \over dy lorsque les deux valeurs tendent vers zéro, est la base du calcul différentiel.

Usage étendu de zéro en mathématiques

* Zéro est l'élément neutre dans un groupe abélien muni de la loi \ + ou l'élément neutre pour l'addition dans un anneau.
* Un zéro d'une fonction est un point dans le domaine de définition de la fonction dont l'image par la fonction est zéro ; aussi appelé racine, surtout dans le cas d'une fonction polynôme. Voir zéro (analyse complexe).
* En géométrie, la dimension d'un point est 0.
* En topologie, la dimension topologique de l'ensemble de Cantor est 0, quoiqu'il ait une dimension de Hausdorff non nulle.
* En géométrie analytique, 0 a pour nom l'origine, notée aussi O (un cas où l'ambiguïté est bénigne).
* Le concept de « presque » impossible en probabilité. Plus généralement, le concept de presque nulle part en théorie de la mesure.
* Une fonction zéro est une fonction avec 0 comme seule valeur de sortie possible. Une fonction zéro particulière est le morphisme zéro. Une fonction zéro est l'identité dans le groupe additif des fonctions.
* Zéro est l'une des trois valeurs de retour possibles de la fonction de Möbius. Si on entre un entier x2 ou x2y, la fonction de Möbius retournera zéro.
* C'est un nombre de Pell.

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 06:58



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donc je me sauve, je vais les retrouver a+
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 09:01



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Messages: 937
Bonjour la file.
Dés le matin, un expo sur les maths, c'est pas vraiment digeste! quoi
Bonjour Jean.
Votre arrière-arrière-grand-père aservi dans quel régiement? Pour moi, j'étais aussi Dragon au 4ème Dragon à Mourmelon.

joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 09:03



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Bonjour, toute la joyeuse compagnie des métiers d'autrefois.
Je vois qu'on ne chôme pas, même de bonne heure!!!!!!!
Déjà de la lecture, et pasionnante qui plus est.

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente journée, il va faire très chaud. Protégez vous et buvez beaucoup (de l'eau bien sûr).

Je vous retrouve tout à l'heure

Bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 09:05



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Bonjour Joëlle.
Vous avez raison il faut boire, beaucoup boire pdt les fortes chaleurs. ouioui

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 09:45



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Bonjour à tous

quoi Khalida...ça commence fort de bon matin! moi,je préfère les lettres......





Bonne journée à tous.
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 10:49



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Oh! Oh! Oh! les matheux,
Moi les maths c'est pas mon truc. J'y comprend que dalle.
Le calcul oui, les maths abstraites comme l'algèbre et tutti quanti, c'est pire que du chinois, pour moi.

J'aime les choses concrètes, que l'on peut toucher. Disons que j'aime les belles et bonnes choses.

Mais bon, chacun truc.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 12:46



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la paveur des rues de paris

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 14:04



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Selon ma bonne habitude ,je rebondisJump

Les pavés

Les pavés sont utilisé dans le domaine de la construction pour le revêtement de sols ou de chaussées par pavage.


Pavé de grès.

Les voies romaines étaient pavées.

Construction d?une voie romaine

Lorsque la décision de construction avait été prise, la délimitation du tracé était ensuite confiée à des arpenteurs, les agrimenseurs ou mensores. Ces arpenteurs utilisaient quelques instruments éprouvés :
-la groma, ancêtre de l'actuelle équerre d'arpenteur était utilisée pour faciliter le tracé des angles droits. Elle est composée de quatre branches et pourvue de cinq fils à plomb qui permettaient de tracer des lignes perpendiculaires à partir d'un point central.
-le chorobate, grande règle (près de 6 m) rigide sur pied et creusée dans sa partie supérieure d'une rainure contenant de l'eau. Elle était utilisée pour le calcul de niveau, permettant de donner une pente régulière dans les zones en relief.
-le dioptre, instrument composé d'un triangle muni d'un fil à plomb. Il servait pour le nivellement de la route.
D'une manière générale, les voies romaines se caractérisent par une grande rectitude. Elles évitent au maximum les zones marécageuses et les abords immédiats des cours d'eau. Lorsqu'il y avait obligation de franchissement, la voie passait sur un gué (petits cours d'eau) ou sur un pont, de bois ou de pierre, dont il reste encore à ce jour de magnifiques exemplaires encore empruntés par le réseau routier actuel. En zone de relief, elles empruntent un tracé à mi-pente, pour des raisons de commodité et de sécurité. De nombreux tracés épousent également les courbes de niveaux, où leurs liaisons pouvaient se faire brusquement, par de fortes pentes. Les voies s'élargissaient dans les virages pour permettre aux chariots, dépourvus d'avant-train, de pivoter au mieux.

Après la prise des mesures, les arpenteurs piquetaient le tracé à l'aide de jalons. Pour terminer la préparation du tracé avait lieu le débroussaillage et le bûcheronnage.
Généralement, la construction progressait simultanément en plusieurs tronçons indépendants de distance variable. Ce fait explique les légers changements d'orientation souvent observés. La construction est confiée entre autres aux soldats qui trouvent ainsi une occupation en temps de paix. Les tronçons ainsi réalisés se trouvent à proximité des camps militaires. Les autres tronçons sont construits par les esclaves, les colons des propriétaires riverains et les prisonniers. Contrairement donc à l'idée généralement admise, la voie romaine n'obéit pas à un standard type mais plutôt à un ensemble de tronçons de plus ou moins bonne qualité et plus ou moins bien entretenu.


Voie romaine en Espagne.

L'aménagement était différent suivant la topographie du sol :
· creusement en terrain plat,
· rehaussement en tranchée-déblai en terrain en relief,
· remblaiement-soutènement pour les zones en dépression.
Le terrassement achevé, on mettait en place différentes couches de matériaux locaux :
· le statumen : c'est la fondation de la voie, formée de blocs de pierres grossières pour une meilleure assise et un meilleur drainage.
· le rudus ou nucleus : c'est une couche de sable ou de graviers étalée sur le statumen pour permettre une égalisation du niveau.
· le summum dorsum : c'est la bande de roulement, formé d'un mélange de sables fins, de graviers, de chaux ou de terre. Il devait allier des qualités de souplesse et de dureté.


Coupe d'une voie romaine.

Contrairement à une idée répandue, la voie romaine n'est pas toujours pavée. Elle l'est principalement à l'entrée des villes.
Le profil final de la chaussée était bombé, permettant ainsi un écoulement aisé des eaux pluviales vers des fossés de drainage situés de chaque côté. Ces fossés servaient quelquefois comme source de matériaux de remblai pour l'entretien. La voie étant le privilège des troupes, des chariots et des voitures de transports de personnes, des chemins doublent souvent les voies pour permettre le passage des piétons et cavaliers.



La voie romaine de Raon lès Leau est une voie romaine dégagée sur plus d?un kilomètre avec des pavés presque intacts qui portent la marque des nombreux chariots qui l?ont empruntée voici plus de 2000 ans.


Le réseau des voies romaines est dense : en dehors des zones de montagne et de marais, la maillage de l'ordre de cent kilomètres. Le réseau routier romain est surveillé et entretenu. Ses voies sont construites et munies de fossés, de postes de douane ou de péage. Ces voies sont jalonnées par les bornes milliaires. Le franchissements des cours d'eau requiert la construction de ponts en pierres et parfois de bateaux. Ces pierres forment des voûtes pouvant atteindre une trentaine de mètres de portée et elles sont levées avec des engins à poulie, moufles et treuil. Le scellement se fait à la chaux, obtenue par cuisson de calcaire. Pour diminuer les pentes de la chaussée, il est parfois nécessaire de creuser des tranchées, technique qui avait été élaborée pour les aqueducs. Un autre type d'ouvrage d'art créé pour l'alimentation en eau est utilisé pour les routes : les tunnels.



Ces routes romaines sont utilisées par des voitures à deux roues tirées par des chevaux non ferrés et munis d'attelages. Le réseau comporte environ quatre-vingt-dix mille kilomètres de grandes routes et deux cent mille kilomètres de voies secondaires. Une réglementation devient nécessaire : Dioclétien (245 - 313) limite la charge des charrettes.
Ces voies de l?Antiquité possédaient de nombreux équipements : tous les 5 à 12 milles, un relais (mutatio) où l'on pouvait changer de chevaux, et notamment ceux des messagers officiels mais aussi prendre du repos; tous les 30 à 90 kilomètres selon les difficultés du parcours, un gîte d?étape (mansio) comprenant souvent une taverne (taberna) ou un restaurant (caupona), des entrepôts (horrea) où entreposer les marchandises.

Les revêtement de chaussée en pavés ont connu un regain en Europe au cours des dernières décennnies avec le développement des voies piétonnes dans les centres-villes. Ils en avaient été souvent chassés et remplacés par du macadam, notamment en France, pour trois raisons principales,
· le bruit de roulement
· l'inconfort pour les piétons, cyclistes et véhicules,
· parce que les pavés ont souvent servi, en particulier à Paris, pour construire des barricades pendant les périodes troublées.
Le pavage non maçonné présente l'avantage (lorsque le risque de pollution est limité) de rendre la route plus perméable à l'eau, les pluies engorgeant moins les réseaux d'égout et contribuant moins aux inondations (et donc aux sècheresses, car alimentant la nappe superficielle).
Des tronçons de routes pavées ont été conservés pour la course cycliste Paris-Roubaix dont ils sont le symbole et l'une des difficultés principales.




Les pavés en pierre sont posés depuis l'Antiquité dans les villes. Ils sont de tailles diverses suivant les chaussées et les traditions locales et la nature des roches environnant les villes où on les pose.


Voie pavée à Aix
En France, les pavés sont souvent de granite, grès, ou porphyre (originaire le plus souvent d'Italie). Mais d'autre roches sont aussi utilisées, comme certains calcaires, du marbre, de la roche volcanique, etc., en accord avec les matériaux utilisés traditionnellement dans les régions.


Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 16:32



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Je termine pour le paveur

Voici ce que j'ai trouvé dans un dictionnaire de 1840:

Lorsqu'il s'agit de paver une cour, une route , une cuisine, ou tout autre espace, on commence par faire la terrasse, c'est-à-dire faire les déblais et les remblais de terre, avec la pente pour I'écoulement des eaux. on se sert pour cela du niveau d'eau. Après avoir fouillé et planté des piquets aux lieux extrèmes pour marquer la pente générale du sol, la direction des ruisseaux, etc., les terrassiers préparent la forme , c'est-à-dire qu'ils nivellent la terre de manière à lui donner la forme qu?elle aura après le pavage, sauf qu?elle sera partout plus élevée de toute la hauteur du sable et des pavés. Ce nivellement se fait en fichant des jallons en fer et tendant des cordeaux. 0n recouvre ensuite toute la surface de la forme avec 15 á 20 centimètres de sable.



Paveurs à Paris.1898-1900.

Le paveur fixe enfin les pavés l'un près de l?autre, en les disposant en lignes transversales, de manière que chaque joint tombe en face d'un pavé plein, et commence par les bords et aussi par le ruisseau. Chaque pavé de ces extrémités se place de manière que le joint d'une ligne tombe sur le milieu du pavé de la ligne suivante; ce pavé, dont la moitié dépasse la ligne de bordure, ou bien fait le fond du ruisseau, partie d'un côté, partie de l?autre, s'appelle un caniveau. Tous ces pavés sont posés à sec sur le sable. Le paveur taille, s?il le faut, son pavé avec le couperet, avant de le mettre en place; c'est un outil court pesant et à tête pointue : il fouille; avec son marteau, dans le sable, pour y loger la base du pavé, de manière que toutes les faces de dessus s'alignent en une surface régulière, plane ou bombée. Il garnit les joints de sable. Son marteau est façonné d'un côté en pelle aigue, pour fouiller et prendre du sable, et de 1'autre en tête , pour frapper les pavés et les consolider. on entre ensuite les pavés de force à coups de hie ou demoiselle, instrument trés lourd, formé d'un morceau de boís vertical armé de deux bras en demi-cercle, et dont la base est un patin en fer chargé de plomb. l.'ouvrier soulèlve la demoiselle le plus haut qu?il peut, en tenant les deux anses, et la laisse retomber sur le pavé qu'íl veut enfoncer. Enfin, on recouvre le tout d'un lit de sable de 30 à 36 millimétres, qui s'insinue peu à peu dans les jointes, à mesure que le tassement du sol s'opère.
ll est bon que les bordures des routes, lorsqu'il y a des chemins de terre des deux côtés, soient faits en pierres de champ, entrées en terre pour maintenir la chaussée.
Tout ce qu'on vient de dire se rapporte à la confection des routes, des rues et des gros ouvrages. on y emploie quelque fois de la pierre meulière, qu'on choisit plate et de qualité dure (de la caillouasse),et qu'on met de champ : c'est ce qu'on appelle un blocage. Mais le meilleur pavage se fait en grès. Le pavé de Fontainebleau, d'Étampes, de Palaiseau etc., arrive par la voie du commerce : c'est un carré qui a 7 pouces 1/2 de côté (20 a 21 centimètres); il en faut 17 par mètre carré, 68 par toise carrée; Il pèse de 40 à 501ivres; on en donne 1100 pour un millier, qui fait 16 à 17 toises carrées de pavage.
on donne le nom de ?relevé à bout? aux réparations qui consistent
à enlever tout le vieux pavé d'un lieu pour en substituer un neuf.
La rareté du grès et de la meulière, en divers pays , force de recourir à l?emploi du rabot, (fait en éclat de pierre taillée en cube); ou bien à de gros cailloux ou galets, qu'on ajuste dans le sable de la forme, l'un proche de l'autre, comme on ferait pour des pavés; ou enfin, on se contente de charger l'espace de gros graviers qui, par la pression, se lient entro eux avec la terre; c'est ce qu'on appelle ferrer la route.




Une demoiselle et un marteau de paveur.


Les outils du paveur n?ont pratiquement pas changé depuis le Moyen Age.
Notamment la demoiselle (en bleu) avec laquelle le paveur danse pour le damage.Il s?agit d?une sorte de pilon avec deux anses pour enfoncer les pavés


Ils utilisent aussi un marteau dissymetrique a longue panne , marteau d'un coté et taillant de l'autre . Le côté marteau servait à tasser les pavés sur le sable, le côté plat pour écarter les pavés pour les enlever.



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 17:17



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Sous les pavés, la plage (j'avoue elle était facile celle là!)

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 20:03



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Thumb Up

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 21:24



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Flex ....ça sent les vacances...!




Bonne soirée.

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 21:37



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Bonsoir.
Super ces repportages sur les voies pavées et le paveur. bravo bravo bravo
Pour ce qui me concerne, c'est le marchand de sable qui m'appelle... Sleeping Sleeping
Bonne nuit, à demain.

tchoupy
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Envoyé le: mardi 1 juillet 2008 22:28


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bonjour
merci joelle pour la recherche sur les conducteurs de chevaux

merci a tous
bonne soiree

laure
khalida.137
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 07:46



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Bonjour tout le monde,

Pas de problèmes j'ai bien compris que vous n'aimiez pas tous les Maths.C'est grâce à eux (les maths) que nous obtenons une influence technique sur notre société humaine donc sur nos métiers. et c'est pas fini.

on est passé de :
- l'âge de fer au multimatériaux
- énergie produite par un moulin à eau à l'énergie solaire....

le moulin à eau....
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 07:57



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Moulin à eau


Un moulin à eau, ou moulin hydraulique, est une installation destinée à utiliser l'énergie mécanique produite par le courant d'un cours d'eau qui est amenée au moulin par un bief. Dans des régions côtières, les mouvements de marée ont été aussi mis à contribution pour faire fonctionner des moulins.



Histoire

Le moulin à eau, attesté en Europe depuis l'antiquité (il est décrit dans le Traité d'architecture de Vitruve[1]), est plus ancien que le moulin à vent. Il se développe parallèlement à la disparition de l'esclavage à partir du IXe siècle : l'utilisation de l'énergie hydraulique plutôt qu'animale ou humaine permet une productivité sans comparaison avec celle disponible dans l'antiquité (chaque meule d'un moulin à eau peut moudre 150 kg de blé à l'heure ce qui correspond au travail de 40 esclaves)[2]. Le moulin à eau, tout comme le moulin à vent, a été supplanté au XIXe siècle par l'arrivée de la machine à vapeur, puis par le moteur électrique.




Technique [/b]

Dans la majorité des cas la roue à aubes est verticale (axe horizontal) :

* Dans un moulin au fil de l'eau, c'est le courant du cours d'eau ou du bief qui entraîne la roue à aubes par sa partie inférieure.
* En conduisant l'eau au-dessus de la roue, c'est la chute de l'eau qui transmet son énergie à la roue ; l'usage de roues à godets permet un rendement supérieur.
* L'eau peut aussi arriver sous la roue, pour lui transmettre une partie de son énergie cinétique.

À partir de la révolution industrielle, et plutôt au XXe siècle, certains moulins utilisent une roue horizontale (à axe vertical) également dite « turbine », en particulier dans le cas des moulins « à retenue », qui sont en général de taille modeste. Le niveau d'eau est maintenu à une hauteur suffisante en amont du moulin par un barrage ou un seuil muni d'un déversoir. Ce matériel est réputé blesser ou tuer les poissons, alors qu'ils franchissent sains et sauf les roues à aube.

Dans tous les cas une grille protège la roue ou la turbine des branches, troncs ou objets amenés par le courant qui pourrait endommager ces pièces. Cette grille doit être nettoyée régulièrement.

Dans certaines installations, l'eau nécessaire au fonctionnement est amenée par une conduite dans une cuve attenante au moulin et stockant cette eau.

L'énergie produite par un moulin à eau est utilisée localement. Elle est transmise et éventuellement démultipliée mécaniquement à l'appareil à mouvoir, par l'intermédiaire d'engrenages ou de courroies.




[b] Usages


Les moulins à eau étaient utilisés pour de multiples usages avant l'ère industrielle, comme :

* moudre des céréales, l'usage le plus ancien ;
* dans l'industrie forestière, les scieries ;
* pour le textile : foulons, métiers à tisser ;
* pour le travail des métaux : meules, forges, marteaux pilons ;
* pour actionner des pompes.
* moulin à papier : du XIIIe au XVIIIe siècle, l'énergie du moulin servait à réduire les chiffons détrempés en pâte à papier en actionnant des pilons munis de pointes. Au XIXe siècle, elle actionne en outre la machine à papier en continu. Mais le terme moulin est alors abandonné au profit du terme papeterie.
* produire de l'électricité avec un générateur

Quelques exemples de sites qui utilisent (ou utilisaient) cette énergie hydraulique :

* la machine de Marly qui faisaient fonctionner les cascades, fontaines et bassin du jardin du Château de Versailles
* le Pavillon de Manse qui se trouve à Chantilly et qui abritait une machine hydraulique qui avait la même fonction pour les jardins du Château de Chantilly.




à bientôt pour d'autres compléments
sur les moulins à eau
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 09:14



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Bonjour La file.
:bisou:
Encore des Maths ! fou carton Pour mon dernier jour de repos avant de reprendre un cycle, on aurait pu faire un petit effort. Pour moi, j'en fais une over-dose. quoi
Kalida : Bonjour. Même si ce n'est pas du tout mon dada, les maths ont une incidence sur beaucoup de chose dans la vie; à commencer pour nous par la généalogie :calcul de probabilité de naissance, mariage ou de décés. Book
Néanmoins, super cet exposé sur les moulin à eau. bravo bravo
Bonne journée.
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 10:48



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Bonjour à tous

Super...des moulins à eau....on va avoir un peu de fraicheur....

Bonne journée.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 12:54



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Dunkirker

Ah, ah,Jean....revoici tes ancêtres pirates... disons corsaires...

Située au plus étroit de la mer du Nord, point de passage obligé pour les riches navires anglais ou hollandais, Dunkerque était destinée à la course par sa géographie. Il s'agit d'un piège naturel : on ne peut y entrer que par des chemins très précis (aujourd'hui indiqués par les balises), autrement on se heurte à de redoutables bancs de sable fossiles, durcis par le temps, tout à fait capables d'éventrer un navire.

L'histoire ou la légende veut que Dunkerque ait aussi été une cité de naufrageurs. L'on raconte que la tour du Leughenaer (en français : tour du menteur) aurait porté les feux qui attiraient les navires à leur perte. Les arguments ne manquent pas pour accorder un certain crédit à ce récit. Quand on le peut, il est moins risqué (et pas plus immoral, quoique pas moins) d'attirer un bateau dans un piège que de le prendre à l'abordage ; or, de par sa configuration, Dunkerque EST un piège.


Tour du Leughenaer.

L'existence d'écumeurs tentant de se prévaloir de motifs patriotiques est très ancienne, comme en témoigne cet édit du 7 décembre 1400 pris par le Roi de France Charles V :

"Si aucun, de quelque estat qu'il soit, mettait sus aucun navire à ses propres dépens pour porter la guerre à nos ennemys, ce sera par le congé et consentement de nostre admiral ou de son lieutenant, lequel a, ou aura, au droict de son dict office, la cognoissance, jurisdiction, et punition de tous les faicts en la dicte mer et ses dépendances, criminellement et civilement."

Etre autorisé avant l'attaque ("congé et consentement"), rendre compte après ("cognoissance, jurisdiction et punition") : les critères qui séparent la course de la piraterie sont déjà là, au moins dans l'esprit du Roi, car les faire respecter sur le terrain est autrement plus complexe que de rédiger un édit.

A la fin du Moyen-Age, les Pays-Bas bourguignons, et Dunkerque en particulier, font partie de la Bourgogne de Charles le Téméraire. Au XVI ème siècle, sa lointaine héritière est l'Espagne.

Les Provinces-Unies vont conquérir leur indépendance à la suite de la Guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648). Cette période aboutit à une séparation dans les populations néerlandophones : les Protestants du Nord créent les Provinces-Unies, d'où sont issus les Pays-Bas modernes. En revanche, au sud du pays, la Flandre catholique, dont fait partie Dunkerque, reste attachée à l'Espagne.

Lors de la guerre de Quatre-Vingts Ans, Dunkerque tombe aux mains des rebelles hollandais en 1577. Elle est reprise en 1583, pour le compte de l'Espagne, par Alexandre Farnèse (1545-1592), duc de Parme.

Poste avancé du monde catholique au contact des terres protestantes, piège à bateaux naturel situé sur les plus grandes routes maritimes, Dunkerque attire toutes les convoitises et constitue un enjeu militaire toujours disputé entre l'Espagne, les Provinces-Unies, l'Angleterre et la France.

En 1600 les Pays-Bas envoient une armée pour conquérir la ville de Dunkerque et en finir une fois pour toutes avec ces "pirates". Alors qu'elle marche le long de la côte, l'armée hollandaise commandée par Maurice de Nassau rencontre l'armée espagnole d'Albert de Habsbourg (1559 - 1621). Bien que les Hollandais remportent la bataille de Nieuport, Maurice de Nassau fait demi tour. Pour ce coup-ci, Dunkerque est épargnée.

En 1621, la trève de douze ans se termine, les Dunkirkers (c'est ainsi que les appellent les Anglais) deviennent une vraie menace pour toutes les expéditions vers les Pays-Bas, capturant chaque année en moyenne 229 bateaux de pêche et navires marchands, dont environ 60 britanniques. Parmi eux sévit Jacob Collaert.

En octobre 1646, les Français font le siège de Dunkerque et prennent la ville avec l'appui de la marine hollandaise. Les corsaires cessent alors leurs activités.

L'année 1648 voit à la fois la fin la fin de la Guerre de Quatre-Vingts Ans (guerre d'indépendance des Provinces-Unies contre l'Espagne) et de la Guerre de Trente Ans (guerre pan-européenne tendant à affaiblir l'empire des Habsbourg), deux guerres qui, à la fin, n'en faisaient qu'une. Les Traités de Westphalie consacrent en particulier l'indépendance des Provinces-Unies.

Dunkerque cesse définitivement d'être espagnole en 1658 ; après une période chaotique, elle devient définitivement française en 1662.

(wikipedia)

Pour savoir la difference entre pirate et corsaire p23





:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 13:05



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Bonjour Béné, Jean, Jean Marc, Khalida et tout le monde,
Non je ne vous abandonne pas mais ce matin une mauvaise surprise m'atendait au saut du lit.

Plus de voiture dans la cour. Volée, avec celle du voisin.

Donc plein de démarches à faire et courrir partout. Heureusement, que celle qui était dans le garage, est restée, sinon j'était marron.

Bonne journée à toutes et tous - Bisous -
A+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 13:30



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quoi Joelle....une mauvaise surprise en effet!J'espère qu'on te la retrouvera ....et en bon état...

Et moi qui croyais que c'était la spécificité des grandes urbes...faut croire que non.

Faudra inclure voleur dans la liste des métiers...il y en a qui en font leur profession....

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 13:57



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Merci de votre soutien.

Passons à autre chose:

LE BERET ET SA FABRICATION




Des guêtres au béret
Béarnais à l'origine, repris par les Basques et symbole d'une appartenance : le béret.


Le béret n'est pas né basque, mais bien berret béarnais, comme nous le rappelle l'ouvrage de référence de Philippe Jouvion : Le béret (1).Fabriqué au Béarn, hier comme aujourd'hui, il devient rapidement le couvre-chef attitré des Basques, connus pour être de grands voyageurs dans le monde entier. Partout où ils vont et où ils se trouvent, les Basques ont toujours un béret sur la tête et l'association béret et basque se fait alors tout naturellement ...

Originellement, le béret est béarnais, comme en témoignent différents monuments anciens locaux. Ainsi, le portail de l'église de Bellocq, datant du XIII° siècle , comporte trois personnages couverts d'un béret, gravés dans la pierre.



Plus loin, dans la vallée d'Aspe, l'un des bas-reliefs en bois sculpté du monastère de Sarrance raconte la vie des populations, comme il est de coutume au XIV° siècle, et y montre un pêcheur portant béret au bord de l'eau.



Et les tapisseries du XVII° siècle au Musée de Pau sont notamment composées de paysans coiffés de bérets rouges étroits . Certains documents historiques confirment également l'usage du béret. Une ordonnance landaise du XV° siècle " régissant les emplacements des commerçants sur le marché de Saint-Sever (1)" spécifie ainsi que " tout berretier qui posera ses bérets au marché pour tout plaçage et droit de table paiera un sol morlan ". Au XVI° siècle, des textes relatifs au père du futur Henri IV des textes attestent encore du port du " berret noir ". Au XVII° siècle, les récits d'un voyageur du nom de Godefroy durant son séjour en Armagnac permettent d'identifier précisément le lieu de fabrication du béret : les " berrets sont des calottes grandes dont les hommes se couvrent la tête, tricotées et foulées à Nay et à Oloron, bleu et marron foncé ".

Plus tard, en 1703, dans un rapport adressé au roi Louis XIV, un intendant rapporte que : " ... on fabrique à Oloron des bonnets de laine grise à l'usage des paysans de Béarn, de Guyenne et de Gascogne... " . Ne connaissant pas visiblement le mot " berret ", il le remplace par bonnet.


Des guêtres jusqu'au ...

La spécificité d'un béret, c'est d'être tricoté en laine, une laine qui est par la suite feutrée, pour lui donner des qualités à la fois de douceur et de résistance aux intempéries (1). Mais l'astucieux procédé de la laine tricotée, puis feutrée, vient initialement de celui des bergers béarnais pour créer des guêtres. Tout un savoir-faire qui est dû à leur étonnante agilité des doigts, mais qui repose aussi sur les qualités de la laine de mouton.


mouton landais

on constatera plus tard qu'elle est gainée de créatine, une substance qui la rend isotherme et imperméable, au point de conserver ces qualités, même après avoir été tondue et filée. Sa nature élastique facilite le travail du tricot, et elle est l'une des rares fibres à bien supporter le feutrage, pour devenir plus compacte et donc résistante. Ainsi, en période de transhumance, les bergers béarnais accomplissent de longues marches quotidiennes, souvent difficiles. Ils doivent escalader des pentes, sur lesquelles ils rencontrent régulièrement des ronces et aux épines de plantes qui les blessent au bas des jambes. Afin de protéger leurs mollets, ils décident de tricoter des molletières bien épaisses et bien chaudes, à partir de la laine de leurs brebis. Baptisées des causses, elles finissent par se feutrer avec les intempéries et en raison des contacts répétés avec la végétation, et finalement par s'imperméabiliser. Très observateurs et dotés d'un fort sens pratique, les bergers comme les chasseurs béarnais comprennent très vite les qualités de la laine de mouton une fois feutrée sur les guêtres


berger avec ses guêtres

Berret


N'ayant pas encore trouvé de coiffe pour préserver leur tête du soleil, du vent ou de la pluie, voire des averses glacées, ils se servent de leur savoir-faire en guêtres pour créer un couvre-chef tricoté en laine, feutrée avant usage : le berret.

Réputés pour leur grande habileté aux aiguilles et aux diminutions, ils tricotent leur couvre-chef sur quatre grosses aiguilles de buis, bien dures, très effilées et longues de trente à quarante centimètres, pour produire un diamètre d'un demi-centimètre d'épaisseur. Calée sous le coude, l'une des aiguilles dite le Broucabou sert d'axe à l'ouvrage, autour duquel tournent les autres aiguilles, pour produire une galette de laine, sans trop de forme, au départ.

Lavée dans le gave le plus proche, mise en forme sur le genou, séchée au bon soleil et en plein vent, et martelée jusqu'à obtenir le feutrage, elle devient prête à l'emploi. Le berret possède déjà les qualités qui feront sa renommée : légèreté, souplesse, douceur, mais surtout résistance aux intempéries. Rapidement, la pratique du tricot se répand partout dans les Pyrénées, notamment à Nay et à Oloron, pour fabriquer causses et bérets




à suivre




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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 14:07



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La fabrication du beret basque


Claude Monet

Les modes de fabrication ont bien entendu évolué au fil du temps, mais les objectifs sont restés constants. Un béret doit toujours posséder les qualités qui l'ont fait adopter par des générations successives. Il doit être confortable, solide, souple et léger, imperméable, ne pas se déformer ni se froisser ou déteindre. Il ne doit pas non plus s'envoler à la moindre bourrasque, et c'est donc solidement "vissé" sur la tête de son propriétaire qu'il doit le protéger de la pluie, du froid, du vent, de la neige et du redoutable soleil estival des Pyrénées......ou d'ailleurs. Certains lui trouvent d'autres fonctions occasionnelles : porte monnaie ou panier pour cueillette improvisée, ou, comme les sauteurs des courses de vaches landaises, un usage plus...sportif.

Plusieurs étapes sont nécessaires pour obtenir un exemplaire de notre héros :

1- Le tricotage :

en effet, le béret n'est pas tissé, mais tricoté, et d'une seule pièce : les bergers des débuts utilisaient de longues aiguilles de buis, instruments conservés par les tricoteuses qui prendront leur relais quand la fabrication pastorale deviendra artisanale (une tricoteuse pouvait tricoter un peu plus de deux bérets par jour). L'ère industrielle verra la mécanisation du tricotage, la fabrication s'adaptera : en effet, l'ouvrage est alors produit en ligne, pour former une sorte de galette dont il manquerait une part.



La galette sera fermée et la petite queue qui surmonte l'objet et qui reprend les mailles du centre est tricotée à la main. Cette petite queue à un nom : le cabillou. Il ne reste plus qu'à ourler la partie qui sera autour de la tête.. La matière première utilisée est bien entendu la laine, sa particularité de feutrer quand elle est soumise à certaines conditions la rend irremplaçable.

2- Le feutrage :



de cette opération et du soin qui y sera apporté dépendront les qualités de notre petit héros. Elle demande un savoir que seul une longue expérience peut faire acquérir. Au début on utilisait l'eau des gaves afin d'obtenir le feutrage. Industriellement, les pièces sont placées dans une machine à fouler, avec de l'eau chaude savonneuse. Des maillets de bois entrent en action, pendant un temps qui dépend du résultat souhaité, de 2 heures pour le béret folklorique, 7 heures pour le béret " normal " et 14 heures pour le béret militaire.



3- La teinture :

là aussi une opération demandant un grand savoir faire. A l'origine marron car non teint, il est devenu traditionnellement noir puis s'est adapté aux couleurs de la mode : on le trouve décliné dans toutes les nuances.




4- Mise en forme, séchage :

la mise en forme se fait sur une pièce encore humide de l'opération de teinture. Les bergers utilisaient leur genou, la fabrication moderne une forme en bois sur laquelle l'ouvrier le place et l'étire jusqu'à obtenir la taille désirée et la silhouette que nous connaissons tous.

5- Grattage et rasage :

malmené par les opérations successives, l'ouvrage est gratté par des brosses métalliques qui ont remplacé les fleurs séchées de chardons des temps anciens. Il est ensuite tondu pour lui donner son aspect velouté final. Le cabillou est lui l'objet d'un soin attentif : il est lui aussi tondu minutieusement à l'aide d'un rasoir électrique adapté à sa taille réduite.



6- Le garnissage :

une doublure, de drap ou de soie par exemple, est posée avant de coudre la bande de cuir, on dit la baleine, qui donnera à l'objet fini plus de tenue. Sur cette doublure, on retrouve l'écusson qui indique la marque.



À noter que les femmes portaient traditionnellement le béret "nu", c'est à dire sans garnissage.




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 14:11



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bravo Joelle



celle-là, c'est une de mes préférées,trouvée à Arreau (65)

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 14:39



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Béné,

elle est mimi comme tout, mais elle a l'air bien triste d'être affublée de ce béret.



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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 14:49



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En parlant de voleurs :

Chauffeurs


« Les « chauffeurs » d'aujourd'hui.
Comment procédaient les bandits de la Drôme. »
Le Petit Journal. 15 novembre 1908.



Les Chauffeurs, ou Chauffeurs de pâturons (en argot, « brûleurs de pieds ») est un terme populaire utilisé pour désigner des bandes de criminels qui s'introduisaient la nuit chez les gens et leur brûlaient les pieds dans la cheminée ou sur les braises pour leur faire avouer où ils cachaient leurs économies. Leur anonymat leur permettait d'agir en toute impunité pendant plusieurs années.

Base du « métier » de chauffeur

Organisées dans un État désorganisé, ces hordes écumaient les campagnes, et chaque membre connaissait sa tâche : « faire effraction avec des coutres, escalader les murs, enfoncer les portes avec de grosses pièces de bois, lier, garrotter, assommer, couper la gorge, chauffer les pieds, voler, incendier, empoisonner, violer, partout ce sont les mêmes moyens employés par les brigands ».


on commence à évoquer ces criminels pendant la Révolution française, lorsque l'État est désorganisé. Les forêts couvrant une très grande proportion du territoire protégeaient alors toutes sortes d'individus.


XVIIIe siècle

À l'époque, sévissent surtout les « Chauffeurs du Nord » dont les plus célèbre furent :
François-Marie Salembier (Isbergues 1764 - guillotiné à Bruges en 1798),
la bande du Capitaine Moneuse (Marly 1768 - guillotiné à Douai le 18 juin 1798) dans le Nord, le Pas-de-Calais et le Hainaut belge
ainsi que « les Chauffeurs de la Beauce » (ou « Chauffeurs d'Orgères ») etc...
Ces sinistres personnages, en général de paisibles ouvriers ou commerçants le jour, se masquent ou se maquillent le visage en noir la nuit pour aller dévaliser de pauvres gens. En cas de refus, ou même parfois pour ne pas laisser de témoins de leur passage, ces bandits assassinent leurs victimes.


Les Chauffeurs arrêtés finissent, en général, sous la guillotine.

Le 6 novembre 1798, une quinzaine de « Chauffeurs du Nord » sont guillotinés à Bruges.
Toujours en 1798 d'autres sont également guillotinés à Douai.
Le 3 octobre 1800, à Chartres, ils sont une vingtaine de la bande d'Orgères à monter sur l'échafaud.
Le 21 novembre 1803, à Mayence (aujourd'hui Allemagne), on exécute Johannes Bueckler, dit Schinderhannes, ainsi que 19 complices. Bueckler était le chef d'une bande de Chauffeurs qui terrorisaient l'Alsace et la région de Mayence depuis plusieurs années.

XIXe siècle
Même si, pendant le XIXe siècle, il arrive parfois que de telles bandes se créent çà et là en France, c'est à la Belle Époque qu'on voit une réelle recrudescence de cette race de malfrats.
Ainsi, une bande en Aquitaine, la « bande Bouchery », du nom de son chef, tenancier de la buvette de la gare de Langon ;
« Les Bandits d'Hazebrouck » dans le Nord et le Pas-de-Calais;
les bandits d'Abbeville les premiers bandits en auto (avant la bande à Bonnot)
ou bien les « Chauffeurs de la Drôme » font régulièrement parler d'eux dans la presse, à la rubrique des faits divers entre 1905 et 1910.

XXe siècle

Le 11 janvier 1909, les meneurs de la bande d'Hazebrouck, Canut Vromant, Théophile Deroo, Auguste Pollet et son frère (et grand chef) Abel Pollet, sont guillotinés devant la prison de Béthune.
Le 22 septembre 1909, à Valence, « les Chauffeurs de la Drôme », Octave David, Louis Berruyer et Urbain Liottard sont également guillotinés.

Dans les années 1920, une nouvelle bande, les « Cagoulards », voit le jour dans la région de Lille. Les chefs seront arrêtés en 1924, et le chef, Henri Olivier dit « Le Tigre », est à son tour guillotiné à Lille le 24 mars 1925.

Les dernières bandes de chauffeurs apparaîtront après la Seconde Guerre mondiale.
« Le gang des Romanis » qui sévit en Bourgogne,
ou « La bande d'Albret », en Picardie, en sont les exemples les plus typiques.

Les chefs de chacune de ces bandes seront exécutés : Nicolas Stéphan, chef des Romanis, à Chalon-sur-Saône le 14 février 1952, et Raymond Perat, chef de la « bande d'Albret », à Laon le 4 juillet 1952.









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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 18:21



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He be Joelle,heureusement que ce ne sont pas des chauffeurs qui sont venus te voir...!

Jean un châtreur (hongreur) a été étudié en p 21.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 21:12



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Chasseur d'ours


L?ours a étéchassé de tous temps. Mais il s?agissait d?une chasse de défense,localisée; il fallait protéger les troupeaux lorsqu?ils étaient attaqués.




Le sort des ours, c'est à dire finalement l'équilibre socio-écologique des Pyrénées, bascula au milieu du XIXe s.

Avec la diffusion des armes à feu plus précises, la propagation des récits et légendes instruisant un procès de l'ours au nom du modernisme ou du rationalisme, les premières modifications des cultures et des conditions d'élevage, l'accélération des défrichements et aussi les premières vagues d'éxode rural laissant une population déjà économiquement affaiblie en tête à tête avec l'ours toujours prédateur.

La survivance de l'ours apparaissait rétrograde, renvoyant les ruraux à une image d'eux-mêmes qu'ils commencèrent à refuser dès la fin du XIXe s. La dangerosité de l'ours fut assimilée à l'archaïsme dans une époque décidée à maîtriser la nature et les peurs qu'elle avait engendrées.

Dans cette seconde moitié du XIXe siècle apparurent aussi des "chasseurs professionnels" prenant méthodiquement la place de ceux qui pourchassaient l'ours pour se défendre.



La chasse individuelle était largement plus lucrative et dura jusqu?à son interdiction en 1962. La chasse individuelle ne sera totalement et définitivent interdite qu?en 1972 !

Tuer un ours n?avait rien d?une formalité et l?on ne vivait pas de la seule chasse à l?ours, même si certains hommes sont devenus des héros pyrénéens. Il existait plusieurs techniques (de l?empoisonnement au fusil en passant par l?arme blanche) mais le fusil était évidemment le plus utilisé.

La mort de l?animal suivait parfois des jours de traque. Une fois, l?ours abattu :
· le chasseur le présentait dans tous les villages de la vallée (et parfois au-delà).
· En plus du statut de héros, il recevait de l'argent et des vivres de la part des habitants .
· La dépouille de l?animal donnait droit à une prime administrative (commune, préfecture ou syndicat de la vallée).
Enfin, le chasseur
· vendait tête, pattes et peau comme trophées,
· la viande était achetée par les bouchers et les aubergistes (un certain tourisme émerge au 19ème siècle dans les Pyrénées) et
· la graisse entrait dans la composition de divers produits contre les douleurs, les chutes de cheveux?
· Finalement, le chasseur recevait l?équivalent d?un an de salaire d?un instituteur !
La chasse à l?ours était également prisée par les nobles depuis le Moyen-Âge ! Ce type de chasse perdure encore de façon très réglementée dans certains pays d?Europe.


Au milieu du siècle dernier, les montreurs professionnels ont également fait leur apparition dans la région : certains venaient de loin mais la plupart d'entre eux étaient originaires de villages de l'Ariège , notamment Ustou et Ercé, et ils ont exercé leurs talents jusqu'à la fin des années trente.



Ces oussaillés, qui parcouraient les marchés pyrénéens et de toute la France, avaient de plus en plus besoin d'oursons. Car, pour faire ses quelques tours en dansant d'une patte sur l'autre avant de se coucher devant les spectateurs au son de la voix de son maître, l'ours devait être dressé très jeune, souvent sur une plaque chauffée provoquant un reflexe conditionné de dandinement.
Des chasseurs spécialistes pourvoyaient aux besoins des dresseurs et pour leur sécurité, avant de capturer les oursons à la fin du printemps, tuaient les mères...
Mais les oursons ont commencé à se faire rares, et, comble de l?histoire, il a fallu importer des oursons des balkans ! Après un lent déclin, cette pratique disparaîtra entre les deux guerres.

Montreur d'ours étudié en p19



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 21:33



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Ben non Jean.....Elisée c'était l'Ancien Testament... et là c'est "oeil pour oeil et dent pour dent"....mais quand même... la mort de 42 enfants contre quelques moqueries....

:bisou:


Liste des Métiers déjà étudiés p15
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 22:08



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Messages: 937
Bon soir Jean, Bénédicte, Joëlle et toute le file.
Joëlle, trés sincèrement, je souhaite de tout coeur que l'on retrouve votre voiture rapidement et en bonne état. J'espère qu'elle n'aura pas été utilisée dans un casse comme ça se voit hélas souvant en région parisienne... carton

Sinon, que dire sur tous les reportages du jour? Comme d'habitude, on voit que l'on a faire à des pros. Flex Flex Flex
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 2 juillet 2008 23:31



Inscrit le: 10/04/2003
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Bonsoir à tous,
Bisous



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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 10:12



Inscrit le: 10/04/2003
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Le coq a chanté depuis longtemps.
Debout là dedans!!!




Bonne journée à toutes et tous

Bisous à nos chers habitués.

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 10:17



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Joelle
Bonjour à tous

En fait de coq moi c'est plutôt le joyeuxMr. Green brouhaha des voitures qui me réveille.....

Bonne journée.

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 10:45



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonjour Bénédicte, Joëlle et toute la file.
Un petit coucou avant de prendre le train qui m'emmènera au boulot.
Bonne journée à tous.
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 11:20



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569
bonjour tous et toutes

oui le chant du coq a retenti de puis bien longtemps mais désolée

tu as bien raison et c'est



J'aimerai tellement que certaines journées fassent 48 h. alheureusement ce n'est pas possible et il faut s'organiser avec 24 h donc faut faire plus vite et aller à l'essentiel.

il faut aussi que je me repose donc c'est fait aujourd'hui.



à tout à l'heure, faut aussi faire les soldes avec les enfants
a+:bisou: :bisou:



"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Ghislaine.Q16
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 11:47


Inscrit le: 01/05/2008
Messages: 4
Pour le métier recherché, vous trouverez aux AD de votre département, le dictionnaire des anciens métiers qui est judicieux. Une ancienne des AD qui a trouvé dans ce livre : puddleur, ouvrier dans la refonte de métaux, pour en faire un seul métal.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 12:57



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Ghislaine

Merci pour le renseignement.

Mais hélas, tout le monde ne peut,du fait de l'éloignement, avoir accès aux AD.

Si le métier de puddleur vous interesse, regardez en page 44 de ce fil.

Amicalement.
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 13:11



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Messages: 4 142
Pour Jean

Au dix-septième siècle, le nom de maître-queux était remplacé généralement par celui de maître traiteur, lequel a cédé décidément à celui de restaurateur, mais depuis bien peu de temps. Encore, dans certaines villes du Midi, le mot de traiteur lutte-t-il avec avantage.


Robert Vinot, maître cuisinier.
Dessin de Bocourt, d'après une estampe du XVIIe siècle.


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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 13:37



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Si tu me permet Joelle,je complète, toujours pour Jean....


Avant le 17ème:

« Autrefois, dit Delamare, nous ne connaissions à Paris d'autres cuisiniers que les vinaigriers pour les sauces, les pâtissiers pour les volailles et le gibier, les rôtisseurs et les charcutiers pour la grosse chair, et les cabaretiers pour le vin. » Ainsi, à moins d'avoir un cuisinier à soi, on était obligé d'aller chercher chez l'un la sauce, chez l'autre le poisson. « Ce partage n'était pas commode. » Je le crois bien. « Cela fit naître l'envie à quelques particuliers élevés dans ces professions d'en réunir les fonctions et d'entreprendre des repas. Ils y réussirent, et cela fut applaudi. »
Henri IV réunit ces industriels en communauté, sous le titre de maîtres-queux, cuisiniers porte-chapes, de la ville, faubourgs, etc., de Paris. Le nom de porte-chapes, qu'on voit ici entre les autres, leur venait du chapeau de fer-blanc dont ils couvraient leurs plats en les portant dans la ville. Comme le chapeau est encore en usage, on pourrait encore appeler MM. les restaurateurs et pâtissiers porte-chapes, ce qui les flatterait assurément ; mais il est à parier qu'on ne s'en avisera pas(....)




Sous l?Ancien Régime,il fallait être traiteur pour avoir le droit de vendre des ragouts et des plats en sauce.

*Le ragout
L'un des plats les plus anciens de notre civilisation humaine, mais aussi le plus répandu, partagé, amélioré, enrichi : le ragoût. Selon les dictionnaires, le ragoût, de ragoûter (du français "de goût"), est un plat composé de morceaux de viande et de légumes cuits dans une sauce.

A travers les âges et les peuples, le ragoût a vu son appellation évoluer :
· Brouet dans "Le Ménagier de Paris", composé vers 1393 par un Bourgeois parisien, réédité en 1847 avec les notes de Jérôme Pichon par la Société des Bibliophiles françois à Paris
· Cassoulet dans le Sud-Ouest de la France
· Carbonnade dans le nord de la France
· Blanquette de veau
· Poule au pot de Henri IV
· Palette à la diable dans l'Est de la France
· Poulet basquaise
· Feijoada au Brésil
· Curry ou Cari en Asie
· Irish Stew en Irlande
· Mafé en Afrique
· Osso Bucco en Italie
· Mole au Mexique
· Couscous dans le Maghreb
· Goulash en Hongrie
· Colombo aux Antilles
· etc...

Cette technique de cuisson permet d'utiliser certaines parties de viande dites basses telles que :
· paleron, jumeau, gîte à la noix, basses côtes, macreuse pour le boeuf ;
· épaule, jarret, longe pour le veau ; épaule, collier pour l'agneau ;
· palette, rouelle, longe, jambon, échine pour le porc ;
· abats tels que ris, langue, pieds, tripes ;
· certaines volailles telles les poules, faisans, pintades.



Le principe est simple : par une cuisson spécifique, on va optimiser les textures et permettre la pleine expression des saveurs, ragoûter, sublimer les goûts.

on distingue trois types de cuisson du ragoût :
· départ à froid, dans un liquide froid : tous les éléments se dégagent de la matière pour infuser, l'aliment perd ses éléments nutritifs et gustatifs au profit du bouillon. C'est la méthode utilisée pour les bouillons, blanquettes, fonds et fumets. Cela permet également d'éliminer les toxines et autres substances indigestes par une écume que l'on retire au fur et à mesure ;
· départ à chaud, dans un liquide bouillant ou au contact d'une poêle ou d'un grill : tous les éléments nutritifs et gustatifs sont concentrés à l'intérieur de l'aliment par la formation rapide d'une croûte peu visible résultant de la coagulation des sucres ou glucides de surface. Ainsi, les rôtis, saumons pochés, pommes de terre sautées, palettes à la diable, etc... ;
· cuisson mixte, départ à chaud puis à froid : on commence par le départ à chaud puis on immerge dans un liquide froid. Cela permet une concentration première des saveurs puis une libération permettant l'alchimie des saveurs. C'est la méthode utilisée pour le curry, le mole, le couscous.


*Le Queux et Maitre-queux
Le mot queux vient du latin cognus, de coquere, cuire. Chez les citoyens romains, un cuisinier était appelé un queux. Plus tard, l?officier qui commandait à tous les officiers de la cuisine et de la table fut nommé ?Grand Queux de France?.
Plus près de nous, il devint ?Officier de bouche? et dans les maisons princières du siècle dernier, on utilisait fréquemment le terme : ?Chef de bouche?.
Actuellement le maitre-queux est le chef des cuisiniers dans une grande maison.

* Le "restaurant"

En 1765, un certain Boulanger, dénommé aussi Champ d?Oiseaux, ouvre une sorte de petit cabaret dans la rue des Poulies (aujourd?hui rue du Louvre), où il sert des ?restaurants?, des bouillons à ses clients.

Le mot ?restaurant? a fait fortune et depuis est employé dans de nombreux pays. À l?origine, il s?agissait d'un terme médical (un bouillon revigorant), ensuite une vente ambulante où les crieurs vantaient leurs bons " bouillons restaurants ", c?est-à-dire " bons pour la santé". Boulanger offre également des volailles bouillies au gros sel et des ?ufs frais. N?étant pas traiteur, il n?a pas encore le droit à cette époque de vendre ragoûts ou plats en sauce...

Bon appetit!






:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 3 juillet 2008 15:35



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bravo bravo Kty et merci pour cette histoire de la crème Chantilly et de Vatel...

Jeanquoi ne me dis pas que ta femme a Nicolas Fouquet dans ses ancêtres...?!!!




:bisou:
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