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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 11:42



Inscrit le: 10/04/2003
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Pour Jean


Le préposé au bureau de pesage et mesurage, est un fonctionnaire des douanes, Chargé de verifier l'exactitude des déclaration de poids et mesures des marchandises arivant au port et débarquées ou embarquées.

Voici un extrait de la réglementation

Article 76
Le « droit de pesage et de mesurage publics » est dû sur les opérations de pesage et de mesurage effectuées par les bureaux ouverts par les collectivités locales à cet effet ou sur les quais aménagés pour le chargement ou le déchargement des marchandises, ou à bord des navires ou en tout autre lieu sur demande. Le droit est à la charge du vendeur.

Article 77
Le droit est perçu au comptant par les peseurs-mesureurs assermentés contre délivrance d'un reçu d'un carnet à souche, les montants perçus sont reversés à la recette des finances dans un délai maximum de deux jours.

Article 78
Si le résultat d'une opération effectuée par l'un des agents de pesage et mesurage publics assermentés, parait douteux aux intéressés, ceux-ci ont le droit de faire procéder séance tenante à une contre-épreuve. Cette dernière est gratuite si elle décèle une erreur dans le résultat obtenu en premier lieu. Dans le cas contraire, les requérants sont tenus d'acquitter le droit afférent à la nouvelle opération selon les mêmes procédures prévues par l'article 77 du présent code.




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 12:17



Inscrit le: 10/04/2003
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Voici ce que je viens de découvrir sur les pratiques de l'embaumement
dixit ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS





Embaumement, opération de Chirurgie, c'est l'action d'embaumer un corps. Voici comment elle se pratique.

Le chirurgien commande au plombier de faire un cercueil, dont les dimensions intérieures doivent excéder la longueur & la grosseur du corps. Il commande aussi un barril de plomb pour mettre les entrailles; & une boîte de plomb faite de deux pieces, pour mettre le coeur.

on prépare cinq bandes, deux de la largeur de [p. 554] trois doigts & de quatre aulnes de long, pour bander les bras; deux de quatre doigts de large & de six aulnes de long, pour bander les jambes & les cuisses; & une autre plus large & plus longue, pour faire les circonvolutions nécessaires autour du corps. Il faut en outre que le chirurgien ait des scalpels pour faire les incisions convenables, des aiguilles pour recoudre les parties, & une scie pour scier le crane.

Les médicamens nécessaires à l'embaumement, sont de trois especes différentes. Il faut environ trente livres de poudre de plantes aromatiques, telles que les feuilles de laurier, de myrthe, de romarin, de sauge, de rhue, d'absinthe, de marjolaine, d'hyssope, de thym, de serpolet, de basilic; les racines d'iris, d'angelique, de calamus aromaticus; les fleurs de rose, de camomille, de mélilot, de lavande; les écorces de citron & d'orange; les semences de fenouil, d'anis, de coriandre, de cumin, & autres semblables. on ajoûte ordinairement quelques livres de sel commun à la poudre de toutes ces plantes, qui sert à remplir les grandes cavités, & à mettre avec les entrailles.

Il faut dix livres d'une poudre plus fine, composée de dix ou douze drogues odorantes, capables de conserver les corps des siecles cntiers, qui sont de myrrhe, d'aloës, d'oliban, de benjoin, de styrax calamite, de gérofle, de noix - muscade, de cannelle, de poivre blanc, de soufre, d'alun, de sel, de salpetre: le tout bien pulverisé & passé par le tamis.

on aura en outre un liniment composé de terebenthine, d'huile de laurier, de styrax liquide, de baume de Copahu. Trois livres de ce liniment suffiront pour les embrocations nécessaires. Il faut de plus quatre pintes d'esprit - de - vin, cinq ou six gros paquets d'étoupes, du coton, deux aulnes de toile cirée, de la plus large, & un paquet de grosse ficelle. Tout étant ainsi préparé, le chirurgien est en état de commencer l'embaumement.

Le chirurgien, après avoir ouvert le bas - ventre, la poitrine & la tête, & avoir ôté tout ce qui y est contenu, met quelques poignées de la plus grosse poudre au fond du barril de plomb; il étend par - dessus une partie des entrailles, qu'il couvre d'un lit de poudre, & ainsi alternativement jusqu'à ce qu'il ait mis tous les visceres dans le barril, à l'exception du coeur, qu'il a soin de mettre dans un vaisseau rempli d'esprit - de - vin. Lorsque le barril contient toutes les entrailles, le chirurgien met par - dessus un lit de poudre grossiere assez épais: si le barril étoit presque plein, on acheveroit de le remplir avec des étoupes, & on feroit souder le couvercle; si au contraire il étoit de beaucoup trop grand, on le feroit couper par le fondeur.

Les trois ventres vuidés, on les lave avec de l'esprit - de - vin. on commence par la tête, en emplissant le crane d'étoupes saupoudrées, & en y en faisant entrer autant qu'on peut. on remet la calotte du crane à sa place; & avant que de recoudre le cuir chevelu, on met entre deux de la poudre balsamique. on verse dans la bouche de l'esprit - de - vin, pour la laver, & on l'emplit de cette poudre avec du coton. on en fait autant dans les narines & dans les oreilles, & ensuite avec un pinceau on fait une embrocation sur toute la tête, le visage & le cou avec le liniment; & mettant ensuite de la poudre fine sur toutes ces parties, il se forme une croûte sur la superficie. on met la tête dans un sac en forme de coëffe de nuit, qui a des cordons qu'on tire pour serrer autour du cou, afin que toute la tête soit exactement enveloppée.

on emplit de poudres & d'étoupes la poitrine & le ventre, qui ne font plus qu'une grande cavité. on remet le sternum à sa place; & après l'avoir couvert de la poudre fine que l'on fait entrer entre les côtes & les tégumens, on recoud les tégumens qui avoient été ouverts crucialement.

on fait aux bras, aux cuisses & aux jambes des taillades qui pénetrent jusqu'aux os; on les lave avec de l'esprit - de - vin, on les remplit de la poudre fine, on fait l'embrocation avec le liniment, on saupoudre toutes ces parties avec la poudre odorante, & on les bande ensuite. on fait des incisions aux fesses & au dos, & on procede comme aux extrémités. on emmaillotte le corps avec la bande préparée à cet effet; on le coud ensuite dans la toile cirée, & on le serre avec de la ficelle, comme un ballot: on le met ensuite dans le cercueil, qu'on fait souder par le plomblier.

on remplit les ventricules & les oreillettes du coeur, avec la poudre odorante; on l'enveloppe dans de la toile cirée, on le ficelle, & on le met dans une double boîte de plomb que l'on fait souder.

A l'armée & dans les endroits où l'on n'auroit pas tous les secours nécessaires pour l'embaumement que nous venons de décrire, on se contenteroit, après avoir ôté les entrailles, de faire macérer le corps dans du vinaigre chargé de sel marin; & au défaut de vinaigre & de sel, dans une forte lessive de cendre de bois de chêne: on le retire ensuite, & on l'expose dans un lieu sec, avec le soin de l'essuyer fréquemment. Ce sont les humeurs qui se putréfient; car nous conservons très - facilement les corps dont on a injecté les vaisseaux, & dont on a enlevé la graisse qui étoit dans l'interstice des muscles.

La conservation des corps par l'embaumement, a eu la vénération pour motif; c'est une opération dispendieuse qu'on ne pratique que pour les princes & pour les grands. Il seroit à souhaiter pour l'utilité publique & l'intérêt des survivans, qu'on trouvât des moyens d'embaumer, c'est - à - dire de préserver de la pourriture à peu de frais, de maniere que cela ne fût point au - dessus de la portée du simple peuple. Il s'éleve des lieux où l'on enterre, des vapeurs malfaisantes, capables d'infecter. Ramazzini assûre que la vie des fossoyeurs n'est pas habituellement de longue durée; que leur visage est ordinairement blême & pâle, & il attribue cette disposition aux vapeurs deliées qu'ils respirent en creusant les fosses. Les vapeurs rendent les églises où l'on enterre, extrèmement mal - saines. Non - seulement l'inhumation dans les églises est dangereuse, mais on pourroit dire qu'elle est indécente, si elle n'étoit autorisée par l'usage, ou plûtôt consacrée par l'abus. M. Porée chanoine - honoraire du S. Sepulchre à Caën, dans ses Lettres sur la sépulture dans les églises, remonte à la source de cet usage, & il indique les moyens de lever les obstacles imaginaires qu'on peut opposer à son abolition: la voix d'un bon citoyen & d'un ecclésiastique respectable, doit être comptée pour beaucoup. M. Haguenot medecin & conseiller de la cour des aides à Montpellier, a donné à la société royale des Sciences de cette ville, dont il est membre, un excellent mémoire, dans lequel il fait la peinture touchante des malheurs qui sont la suite de la coûtume pernicieuse de mettre les corps dans des caves communes. J'ai aussi parlé de cet abus meurtrier, dans mon Traité sur la certitude des signes de la mort. Je sais qu'il y a des villes où il est expressément défendu d'enterrer dans les églises, sans prendre la précaution de mettre de la chaux vive dans le cercueil & aux environs, & de jetter dans la fosse quelques sceaux d'eau. A Paris, où le plâtre est commun, on pourroit mettre à très - peu de frais tous les corps à l'abri de la putréfaction funeste aux survivans par la mauvaise qualité que les vapeurs qui en exhalent, donnent à l'air. Il faudroit gacher du plâtre dans le cercueil, qu'on feroit un peu plus grand qu'à l'ordinaire; on y enfonceroit le corps, & on le couvri<pb-> [p. 555] roit d'une couche de plâtre gaché, afin de l'enfermer comme dans un mur. C'est peut - être par ce motif de salubrité qu'on enterroit autrefois dans des cercueils de pierre. Dans les endroits où il n'y a point de plâtre, on pourroit enduire le corps de terre - glaise, &c. Voyez Embaumer. (Y)

L'art des embaumemens, tel qu'on le pratique aujourd'hui, n'a été connu en Europe que dans les derniers siecles: auparavant on faisoit de grandes incisions sur les cadavres; on les saupoudroit bien, & on enveloppoit le tout avec une peau de boeuf tannée. C'est ainsi qu'on embauma à Roüen en 1135, Henri I. roi d'Angleterre; & encore l'opérateur s'y prit si tard, ou si mal, que l'odeur du cadavre lui fut fatale: il en mourut sur le champ.

Au reste, ceux qui seront curieux d'acquérir les connoissances d'érudition sur la matiere des embaumemens, trouveront à se satisfaire dans la lecture des ouvrages que nous allons indiquer.

Bellonius, (Petrus) de mirabili operum antiquorum proestantiâ, medicato funere, seu cadavere condito, & medicamentis nonnullis servandi cadaveris vim obtinentibus. Paris, 1553, in - 4°. rare, figures.

Rivinus, (And.) de balsamatione. Lips. 1655, 4°.

Clauderi, (Gabriel) methodus balsamandi corpora humana. Attenburgi, 1679, in - 4°. Cet ouvrage - ci est pour les gens du métier.

Lauzoni, (Jos.) de balsamatione cadaverum. Ferrar. 1693, in - 12. & réimprimé avec les oeuvres de l'auteur.

Greenhill, (Thomas) the art of embalming. London, 1705, in - 4°. m. c. f. & sur - tout dans les mémoires que M. Roüelle a écrits sur cette matiere. Article de M. le Chevalier de Jaucourt.


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 12:23



Inscrit le: 14/09/2005
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Bonjour Bénédicte, Joëlle, Jean et toute la file.

Pour Jean : J'ai oublié de cité un garde-coupe (que l'on a étudié) .

Pour Bénédicte et Joëlle : Merci de m'apprendre sur le métier que j'ai exercé 9 mois en 1988 et 1989. Le travail dans cette corporation étant en dent de scie (et tant mieux pour les famille) , je n'étais qu'employé qu'en tant que porteur auxiliaire. Embarassed Il m'arrivais parfois à creuser des fosses. Neutral
Il n'en demeure pas moins vrai que j'en garde un bon souvenir. Rolling Eyes
on avait une attitude toute autre pendant les cérémonies devant la famille endeuillée que lorsque l'on attendait bien patiemment la fin de cette dernière entre nous où l'on riait , non visible du public! Circonstances oblige! ange
La pire chose que j'ai eu a faire, c'est la cérémonie d'enterrement d'un enfant de quelques jours... Deux fois ça était dur pour moi : la première : c'était un bébé et la deuxième, c'était le bébé d'une personne que je connaissais. pleure
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 12:42



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Messages: 937
J'ai eu un mouvement un peu trop rapide sur le clavier et hop, mon message est parti plus vite que je ne l'aurais voulu...
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 12:56



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Messages: 937
Bonjour Sibie. :bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 15:39



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et hop

Bisous sylvie

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Paulette.F25
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 16:29



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Bonjour,

J'ai lu sur un acte, le métier de MARESQUIER ou MAREQUIER, qui peut me dire en quoi consiste ce métier ?

Merçi
Paulette
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 17:40



Inscrit le: 10/04/2003
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Pour Paulette,

Il semblerait que le terme MARESQUIER, soit un substantif de u mot MARAICHER.

Voici ce qu'en dit le Littre

MARAÎCHER, -ÈRE, subst. et adj.
I. Substantif
A. Vx. Jardinier cultivant un marais (v. ce mot B) à l'intérieur ou à proximité de l'enceinte d'une ville.

Prononc. et Orth.: [], [--], fém. [-]. Ac. 1740: marager, maraischer; dep. 1762: maraîcher. Étymol. et Hist. 1. 1497 marequier subst. «jardinier qui cultive des légumes» (Doc., Abbeville ds GDF.) 1690 maraischer (FUR.); 2. 1660 mareschier adj. «qui vit dans les marais» (OUDIN Fr.-Esp.); 1812 culture maraîchère (MOZIN-BIBER). Dér. de marais*; suff. -(i)er*. Cf. l'a. fr. mareschiere «marais»




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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 17:52



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
En effet Joelle, c'est un mot utilisé dans le Nord Pas de Calais:

Terrain maresque, terre à marais. (Pas-de-Calais)



Famille de maraîchers vers 1890

Et une culture particulière dans le Pas de Calais:le chou-fleur....

Introduit dans le marais de Saint-Omer en 1751, le chou-fleur en est devenu l?étoile incontestée vers 1890. Au début du XXe siècle, quatre cents hectares étaient consacrés à ce légume originaire d?Asie Mineure, connu des Grecs et des Égyptiens, remis au goût de l?Europe par des marins génois au XVIe siècle.

Le maraîchage est la culture de légumes et de certains fruits, voire de certaines fleurs ornementales, à usage alimentaire de manière intensive et professionnelle.
Le terme, apparu au XIXe siècle, dérive de marais.
Le maraîchage s'est d'abord développé dans la proche périphérie des villes pour approvisionner les marchés en légumes frais, souvent dans des zones marécageuses, comme par exemple les hortillonnages d'Amiens, ou le plus souvent dans les plaines alluviales des fleuves comme les jardins maraîchers de La Baratte au bord de la Loire à Nevers. Ce type de maraîchage se caractérise par la petite surface des exploitations de type familial, par sa production diversifiée, et souvent par la vente directe, les maraîchers tenant eux-mêmes un étal dans les marchés locaux.


:bisou:

Paulette.F25
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 18:14



Inscrit le: 15/05/2006
Messages: 1 224
Bonjour Joelle

bravo

La fonction de maraîcher, cultivant dans le marais, me paraît excellent, puisque mon ancêtre habitait le MARAIS DE GUINES.

Bravo pour votre érudition.

Il fait beau Vic, à Bordères aujourd'hui temps formidable.
Paulette
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 19:14



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Pour Jean:

Ce soir les premiers crosnes, donc crosnes au beurre salé.
Il faut les blanchir 3 ou 4 minutes à l?eau bouillante pure, le blanchiment des crosnes frais est au ¾ une cuisson.
A la fin de ce bouillon ils doivent être déjà souples, mais encore résistants.
Ensuite, les égoutter, mettre dans une cocote sur un feu bien doux, pas complètement couvert, avec un morceau de beurre salé.
Et laisser 7 ou 8 minutes en vannant de temps en temps sans les quitter des yeux.
Ils ne doivent ni brûler ni rissoler.
Servir sans autre cérémonie, car les crosnes frais sont d?une rare finesse, et il faut célébrer leur retour dans une simplicité respectueuse.
Ce légume est absolument bon.
Il a le goût de crosne.
Insister pour qu'ils soient bien frais.



En as-tu dans ton jardin?

Et pour ceux qui ,comme moi, ne connaissaient pas .....là où habitait l'ancêtre de Paulette

La ville de Guînes(Pas de Calais), autrefois capitale d'un comté qui n'a pas été sans renom dans l'histoire, est située sur la déclivité du plateau qui sépare le Boulonnais du Calaisis, au bord de la plaine marécageuse, aujourd'hui parfaitement assainie, qui s'étend jusqu'au rivage de la mer.
Le Marais est un petit hameau de Guines.

Au IVème siècle,
la Mer du Nord recouvrait toute la plaine maritime flamande et venait mourir au pied des collines d'Artois (transgression Dunkerque II).

Vers 928,
Sifrid le Danois échoue son drakkar devant Guînes après avoir traversé les basses terres recouvertes d'eau ... Son fils deviendra le 1er comte de Guînes.

Lentement la mer va se retirer et les moines installés à Andres (Abbaye Sainte Rotrude) et aux Attaques (Abbaye Sainte Marie) assainiront au fil des siècles {1096-1347} un maximum de terres pour les rendre cultivables ou utilisables. Les initiatives prises par le Comte de Guînes et ses vassaux puis l'?uvre des sociétés de Wateringues permirent de continuer les travaux entrepris par les moines.
Le Marais de Guînes faisait partie des terres assainies. Digues, fossés, canaux, drains, tout sera fait pour évacuer l'eau mais aussi la retenir, pour conserver un équilibre naturel.
Ce sont les multiples activités pratiquées qui sont à l'origine de l'aspect actuel du paysage. Par exemple, les étangs résultent de l'extraction de la tourbe, les fossés du drainage ayant permis d'assécher les terres pour y faire paître le bétail.
L'eau joua un grand rôle dans l'histoire du Marais. C'est surtout à la fin du XIXe siècle, sous l'impulsion de M. Boulanger, Député de la circonscription, que le Marais sortit de son isolement avec l'installation du pont-levis au Banc Valois et l'amélioration de l'assèchement par Wateringues.

L'église du Marais fut construite en 1877 et le Marais de Guînes fut érigé en paroisse en 1920


Ancienne maison typique du Marais de Guines.

La vie dans les marais était rude; chacun connaissait son monde et il était rare qu'un " étranger" fut accepté. Malheur à celui qui osait pénétrer dans le Marais, la "tête haute" ou le "regard provocateur". Le fusil n'était pas loin pour chasser l'arrogant. Le Marais de Guînes, comme toute région isolée, vivait aussi avec ses propres règles basées sur la préservation du "clan", la protection de la famille, l'honneur et le travail.
Sur les bancs de terre, les habitants du Marais ont bâti leur logis, ont exploité principalement la tourbe créant de nombreux plans d'eau dans les zones les plus basses.

Les paysans venaient faire paître le bétail sur les pâturages. Une partie de la population, peu nombreuse (en 1870, on comptait environ 400 âmes) vivait très pauvrement.
Aujourd?hui les choses ont changé.


:bisou:
Paulette.F25
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 19:19



Inscrit le: 15/05/2006
Messages: 1 224
Bénédicte,

Je vous remercie infiniment pour cette leçon d'histoire, j'étais très émue en lisant que mes ancêtres qui vivaient dans le Marais était surement des gens très pauvres.

Merçi 1000 fois.
Paulette
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 20:19



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Messages: 4 963
Liste des métiers déjà étudiés p15




plus de cocos frais alors......

Bonne soirée.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 22:15



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Cette poule-là s'appelait Cocotte... et ma soeur s'était également pris d'affection pour elle...





Bonne nuit à tous.

Bon week-end Joelle.A lundi.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 22:47



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Bon week end Béné, à lundi
Bonne nuit à tous
bisous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 21 juin 2008 10:12



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Bonjour Jean

C'etait logique..... ton grand père est passé de la mort à la renaissance (l'oeuf)........

"DES OEUFS DE LEGENDE. A travers les âges, l?homme a toujours vu en l?oeuf l?image de l?univers qui renaît sans cesse.

L'ORIGINE DU MONDE. La vie sort de l?oeuf. Il est l?image même de la perfection avec sa forme parfaite, son jaune en suspension dans le blanc. Il contient la promesse d?autres poules et d?autres oeufs à venir, en fait un symbole de la rénovation permanente de la nature et donc de l?immortalité. Ainsi, dès la Préhistoire, les hommes ont pris l?habitude de mettre des oeufs dans les tombes comme une promesse de résurrection.

BONNE QUESTION. Qui a été le premier de l?oeuf ou de la poule ? Une question que les scolastiques, au Moyen-Age, se sont posée sans trouver la solution, '?L'oeuf est dans la poule, la poule est dans l?oeuf?? répond Silésius pour dire que un et un font deux. Le livre des légendes, lui, constate que dans toutes les grandes civilisations, chaque fois que l?homme a voulu expliquer l?origine du monde, il a pris l?oeuf comme exemple.

TOUT EST DANS L'OEUF. Pour les alchimistes, l?oeuf est l?athanor, le vase bien clos dans lequel se fait la transmutation de la matière au bout d?un temps et qui ressemble à une couvaison. Dans la tradition bouddhiste, la poule qui couve est aussi le symbole de la méditation.

CONTER LES OEUFS. Chez les Celtes, les Grecs, les Egyptiens, les Phéniciens, les Cananéens, les Tibétains, les Hindous, les Vietnamiens, les Chinois, les Japonais, les Indonésiens, les Sibériens et bien d?autres, on retrouve la même légende d?un oeuf qui donne naissance au monde. Pour les Chinois, l?univers est sorti d?un oeuf gigantesque. Aux Indes, les légendes parlent d?un oeuf en or. Chez les Celtes, il s?agissait d?un oeuf de serpent. Chez les Dogons du Mali, l?oeuf naissait d?un bruit originel et explosait en 22 morceaux d?où surgissait toute la création. Il s?agit là d?une légende très proche de celle des Tibétains. Chez les Incas, le père Soleil envoie trois oeufs : un en or d?où sortent les nobles, un en argent d?où sortent les femmes, un en cuivre qui engendre le peuple. on offrait aussi des oeufs d?ivoire sculpés, des oeufs de nacre ou d?opaline, des oeufs de jade ou d?obsidienne. Certains oeufs s?ouvraient pour révéler la minuscule sculpture qu?ils contenaient : ainsi, pendant la Révolution, le dernier chic était d?offrir un oeuf contenant une Bastille ou une guillotine modèle réduit !
Offrir des oeufs à Pâques, une vielle façon de célébrer le retour du printemps et le renouveau de la nature.



En tous cas, il était dynamique ton grand-père.... à la retraite se lancer dans une nouvelle entreprise.....!

Bonne journée.






:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 21 juin 2008 14:21



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Pour Jean:



En 1914, les motos Triumph étaient bien connues.
30 000 motos type 550 cm3 furent envoyées en france pour l' armée en guerre.
Les estafettes motocyclettes "fidele triumph" !



:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 21 juin 2008 21:33



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Bonsoir Khalida.

on a tellement parlé de poules et d'oeufs.....

Aviculteur



Joachim Beuckelaer (1564)
"Le marché aux volailles"


L'aviculteur est la personne se consacrant à l'élevage d?oiseaux ou de volailles. Bien qu'étant un mammifère, le lapin est classé parmi les volailles.
Les premiers oiseaux élevés ont certainement été des jeunes capturés ou volés dans les nids que l'on nourrissait dans le but de les manger une fois adultes. La conservation de quelques-uns d'entre eux a permis de créer l'élevage.
-Le gavage des anatidaes est attesté dès l'Egypte antique sur des représentations.
- La poule domestique originaire d'Indonésie a été véhiculée par les marins dans le monde entier.
- La pintade vient d'Afrique où elle existe encore à l'état sauvage. Le dindon était domestiqué par les Aztèques en Amérique centrale, mais il reste quelques populations sauvages aux Etats-Unis.
- La caille nous vient du Japon où elle a été domestiquée, l'élevage s'appelle spécifiquement la coturniculture.


Aviculture de production
Elle concerne l'élevage d'oiseaux dans le but d'en tirer une production pour l'homme. Elle fournit plusieurs produits:
-Viande: il s'agit d'animaux élevés pour être abattus et consommés. Cet élevage incut la production de volailles à griller entières, de morceaux découpés, de plats cuisinés, de foies gras ou de graisse.
-Oeufs: Souvent issus de poules, les ?ufs d'autres animaux peuvent être aussi consommés..
-Plumes: Autrefois florissant, l'élevage d'oies pour la fourniture de duvet est aujourd'hui marginale. Les produits textiles ont remplacé cette production qui fournissait un remplissage très isotherme aux édredons et oreillers. ?
-Fiente: Il s'agit d'un engrais naturel intéressant. Il doit être utilisé avec parcimonie, car il peut brûler les plantes. Autrefois, les pigeonniers fleurissaient dans les vignoble, car la colombine, la fiente de pigeon était un excellent engrais pour la vigne. AGaillac, elle était la seule autorisée pour fumer les vignes. Les lisiers de volaille peuvent également causer des problèmes environnementaux par leur abondance.
-Repeuplement cynégétique: cet élevage est destiné à fournir des oiseaux, hybrides souvent, aux sociétés de chasse pour servir de gibier (faisans,perdrix,canards...).

Elevage de poules pondeuses

Toutes les races de poules et de coqs domestiques descendent d?un ancêtre sauvage, appelé coq
Bankiva (ou coq doré). C?était un oiseau terrestre qui ressemblait à un petit faisan et... qui existe toujours :
il vit encore de nos jours dans les sous-bois des jungles d?Inde, d?Indonésie et de nombreuses régions
d?Asie.
Les coqs et les poules Bankiva passent une grande partie de leur temps à explorer et à
gratter le sol à la recherche de nourriture, parfois à proximité des villages des hommes.
on pense que c?est ainsi que la domestication de ces oiseaux a commencé, il y a environ 6000ans




Autrefois,l??elevage des volailles était souvent l?affaire des paysans, leur assurant un complément de revenu.Il s?agissait d?élevages familiaux. Des poussins achetés au marché étaient tenus au chaud dans une caisse en bois au dessus de laquelle un petit chauffage gardait une bonne chaleur. Devenus résistants ils étaient intégrés au poulallier avec les poules adultes.
Le soir venu les poules étaient enfermées dans un local et dormaient perchées sur des barres soit métalliques soit en bois.
Le matin ou le soir les poules étaient lâchées dans un enclos grillagé et recevait leur pitance, un mélange de différentes graines. et pour le reste, elles devaient partir dans les prairies et les champs afin d'y chercher leur portion de vers, d'insectes et il fallait qu'elles grattent le sol verdoyant pour y trouver des graines. De cette façon, une sélection naturelle se produisait et seules les poules les plus coriaces, les plus saines et les plus rapides restaient en vie.
Pour pondre leurs oeufs les poules se rendaient au-dessus d'une caisse couverte de paille dans laquelle tombaient les oeufs.
Devenues vieilles les poules étaient sacrifiées et terminaient leur existence en tant que poule au pot.
Autrefois, on conservait les ?ufs Very Happyans le sable; dans la sciure; dans la cendre; dans la paraffine; dans l?huile; dans l?eau de chaux; dans un mélange d?eau et de silicate de soude; enveloppés dans du papier journal.
Les oeufs étaient vendus sur les marchés locaux, soit par les paysans eux-mêmes,soit par l?intermédiaire du coquetier qui passait de fermes en fermes.




Il existait aussi de petits élevagesde 200 à 300 poules,mais le travail n?était guère différent de celui de la basse-cour familiale.
Dans un poulailler autrefois presque tout le travail se faisait à la main.Il fallait distribuer l?eau et la nourriture, et enlever le fumier, ramasser les oeufs, Ça prenait des heures rien qu?à chercher et à ramasser les oeufs. Les poules couraient partout, certaines dehors dans la cour, d?autres à l?intérieur. Il y avait beaucoup de poules qui pondaient à l?autre bout du poulailler et les autres n?importe où. Ramasser les oeufs, c?était une vraie partie de cache-cache.. Il fallait aussi surveiller de près les poules pour être certain que les plus fortes ne s?attaquent pas aux plus faibles.La mortalité des poules était relativement importante (prédateurs,maladies, chaleur...) ....mais elles vivaient une vraie vie de poule....Alors que, depuis l?élevage intensif en batterie,la mortalité a nettement baissé et l?éleveur a un travail plus commode,mais.....pauvres poules!




(à suivre)
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: samedi 21 juin 2008 21:35



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Bonsoir la file.
Khalida, il me semble bien que notre ami Christophe nous avait avisé qu"il ne serait plus sur les forums pour cause de rénovation de son nouveau domicile.
Domage, c'est vrai qu'il commence à manquer...
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 21 juin 2008 21:45



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Bonsoir Jean Marc.


Un elevage de volailles à viande , connu et réputé depuis longtemps est celui des poulets de Bresse.
L'exploitation avicole en Bresse repose indirectement sur la nature argileuse du sol bressan, riche en eau et donc particulièrement adapté à la culture du maïs

Voici ce que conte Ardouin Dumazet dans son « Voyage en France » 1901 ».
« Le maïs est pour la Bresse ce qu?est le sarrazin pour la Bretagne,la châtaigne pour le Limousin et la Corse.Le turquis (maïs de Turquie) est la base de l?alimentation des hommes sous la forme de gaudes ; sa farine, mélangée à celle du seigle et du sarrazin, sert à engraisser les innombrables volailles qui picorent autour des fermes en compagnie des mères poules et des poussins qui deviendront à leur tour poulets et poulardes. ( ......)



Emballage des oeufs à couver.

Nous nous arrêtons un moment à Saint André en Bresse, chez le maire, dont l?ample maison est au milieu d?un merveilleux jardin tout rempli de fleurs éclatantes et parfumé de roses. Il faut goûter aux provisions avant d?obtenir de la maitresse du logis ces détails sur l?art d?engraisser les poulets : l?opération se fait en cage. Une femme armée d?un pot de lait et d?un pot de farine de maïs fait un pâton en mélangeant lait et farine, trempe le pâton dans le lait et le fait avaler, « aboquer » à l?animal ; quand celui-ci est gavé, on le remet en cage. Trois fois par jour l?opération de l?aboquage se renouvelle. Au bout de trois semaines le poulet n?est plus qu?une boule de graisse ; on le tue,on le plume et on le met un instant confire dans du lait, d?où il sort avec la blancheur devant laquelle s?extasient nos ménagères.


Plumaisondes volailles.

Cette industrie est très lucrative, et il n?est pas rare de voir des fermiers payer un bail de 1200 francs avec le seul produit du poulailler ; le bénéfice est évalué à 50ou 60%.Un moment on a pu craindre la ruine,une épidémie décimait les basses-cours ; Pasteur,le grand Jurassien,presque un Bressan, est intervenu ;il a découvert le remède, et celui-ci est dans toutes les pharmacies. Les gallinacés échappent à la maladie.Ils n?échapperont pas à la broche. »







Elevage de faisans


Couple de chasseurs,1910

Originaire d?Asie, le faisan fut introduit en Europe par les Romains. Il s?y est acclimaté à partir du haut Moyen Age. Le faisan faisait partie des menus des seigneurs. Ces derniers se faisaient d?ailleurs souvent aménager une faisanderie.

Apprécié des chasseurs, cela a causé une importante diminution de la population de faisans en France. on lâche pourtant régulièrement dans la nature des faisans d?élevage, afin de favoriser la reproduction. Certains faisans ne sont en revanche mis en liberté qu?à la période de leur chasse.




L?élevage de faisan est un exercice particulièrement délicat, car l?oiseau est très sensible au stress et se laisse mourir s?il n?est pas heureux. Ces gibiers ont par ailleurs des tendances cannibales. Il arrive donc qu?on leur coupe le bout du bec pour éviter cela.
Les poules faisanes pondent au sol dans des parquets individuels composés de 6 poules pour 1 coq. Les ?ufs à couver sont ramassés manuellement tous les jours et sont acheminés au couvoir. ils restent 21 jours et demi pour être transférés ensuite dans des éclosoirs
d'où sortent les poussins. Les oiseaux grandissent dans les poussinières jusqu'à l'âge de 4 semaines, ils ont alors accès à un parcours extérieur enherbé. A 9 semaines, ils sont mis dans les volières, où ils finiront leur croissance pour atteindre l'âge adulte.Ils pourront alors être relachés.
En Sologne on nourrissait les jeunes faisans avec des oeufs de fourmis; ce qui a donné lieu à l?existence d?un métier particulier:le ramasseur d?oeufsde fourmis.




Bonne soirée.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 21 juin 2008 22:41



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Mon cher Jean, en effet je n'en ai pas parlé car il est à la base de l'elevage intensif (que j'ai volontairement omis tant je ne l'aime pas....)

Mais qu'à cela ne tienne....

Le métier de sexeur

Pour des raisons anatomiques, il est très difficile de distinguer les volailles mâles des volailles femelles à la naissance. Or cette opération, que l'on appelle sexage, est l'un des éléments essentiels de l'élevage avicole moderne. Les éleveurs de volaille ont en effet besoin de connaître le sexe des jeunes volailles selon leur destination (reproducteurs, pondeuses, volailles de chair, etc.).




Différentes méthodes de sexage ont donc été développées pour permettre aux éleveurs d'optimiser leur activité. Toutes les méthodes de sexage reposent sur l'observation de différences difficilement perceptibles pour l'oeil non entraîné.

Dans le sexage au cloaque, il s'agit de retrousser le cloaque de la volaille, qui abrite ses parties génitales et son anus, et de distinguer les subtiles différences entre la musculature des mâles et des femelles. Cette opération est rapide (il faut moins de 4 secondes pour déterminer le sexe de la volaille) et indolore mais nécessite une expertise technique difficile à acquérir. Cette technique a été inventée au Japon dans les années 1920 et les meilleurs specialistes (dont Mr Maruta, fondateur de l'ESAF) ont été formés au Japon.

Le sexage à l'aile est encore plus rapide, mais à la différence du sexage au cloaque, il ne peut être pratiqué que sur certaines variétés de volailles dites auto-sexables qui ont été sélectionnées pour présenter des traits extérieurs (plumage des ailes) distincts selon leur sexe dès la naissance.

La pratique du sexage ne requiert pas vraiment d'équipement spécifique, si ce n'est une bonne lampe et un masque pour protéger le sexeur de la poussière et du duvet, et c'est pourquoi les équipes de l'ESAF peuvent se déplacer partout pour répondre aux attentes des accouveurs, mais rien ne saurait remplacer le savoir-faire d'un sexeur, acquis au cours d'une longue formation pratique. Les sexeurs employés par l'ESAF peuvent trier jusqu'à plus de 1 000 volailles à l'heure avec un taux d'erreur ne dépassant pas 1%.




(Sources: site www.esaf.fr)

Voila, oubli réparé...

Bonne nuit.


:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 11:17



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Bonjour à tous

Khalida....les messages qui disparaissentreflechis ....le fonctionnement du site est souvent un mystère.... mais peut-être a-t-il été effacé parce que tu l'avais mis en réponse au message de quelqu'un d'autre qui a effacé son propre message... pour éviter ça,je te conseille de mettre tes messages en cliquant sur "répondre" en bas du fil (entre"ajouter aux favoris" et "nouvelle discussion") ....personne ne pourra-involontairement-effacer ton message.....


Jean,je suis plus optimiste que toi et je pense que le monde est tel que nous le faisons....une seule petite action individuelle ne peut pas beaucoup mais multiplie-la par des centaines de milliers et je pense qu'on peut changer quelque chose.....

Bon il fait si chaud chez moi que je vous invite à une glace....





Bon dimanche

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 11:44



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ok Béné pour le site.
glace à la vanille. mon père m'a envoyé prendre 2 ans des cours de boulangerie/patisserie. donc si vous voulez des recettes je vous les envoie.
un bonne glace vanille démarre avec une bonne crème anglaise velouté avec une bonne gousse vanille bourbon des comores ou de la réunion.
a+.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Dominique.P1271
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 13:43


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Bonjour,
Sur un acte daté de 1878 du Finistère un témoin avait pour mètier tisseran de "bernes ?" cela vous dit il quelques choses, si oui merci.
Amicalement
Dominique
khalida.137
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 14:40



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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 14:48



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Bonjour Dominique

Jean a peut-être raison,mais bernes au pluriel et sans majuscule...je vais vous proposer 2 autres possibilités:

Selon les definition du Littré:

BERNE.1
(bèr-n') s. f.


Tour que l'on joue à quelqu'un en le faisant sauter en l'air sur une couverture.
Espagn. bernia, étoffe de laine grossière ; ital. bernia et sbernia ; anc. français, bernie dans Nicot, étoffe grossière, et manteau qu'on faisait avec cette étoffe. Les étymologistes Nicot, Covarruvias, Ménage, Diez, tirent ce mot de Hibernia, Irlande, à cause que cette étoffe se fabriquait dans cette île. Cependant un des continuateurs de Du Cange propose l'arabe burnous, manteau, et M. Legoarant appuie cette étymologie en citant de Rabelais : portoyt bernes à la moresque ; ce qui est le bernous ou burnous des Arabes. Mais ce qui s'oppose à cette étymologie, c'est qu'on ne voit pas comment burnous aurait perdu sa finale, pour devenir berne. La berne était l'étoffe, le manteau, sur lequel on bernait, en latin sagum.

Ce serait dans ce cas un tisserand de laine grossière.

2ème définition:

BERNE.2
(bèr-n') s. f.


Terme de marine. Pavillon en berne, pavillon hissé, mais roulé sur lui-même. Le pavillon hissé en berne est un signal de deuil ou d'une détresse qui appelle un prompt secours.
Dans le port, les vaisseaux avaient leurs vergues croisées, leurs pavillons en berne, BERN. DE S. P. Paul et Virg.

L'italien dit derno. Étymologie inconnue, d'après Jal, Dict. de marine.
2. BERNE. - ÉTYM. Ajoutez : Les mariniers de la Loire appellent berne une petite voile.

Dans ce cas ce serait un tisserand de voiles...

Dans les deux cas, le tisserand a été étudié en page 21 et pour la laine en page 32.


Amicalement

Bénédicte.

Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 14:57



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Khalida, pour ne pas perdre un fil,quand tu es dessus,tu cliques en bas sur "Ajouter à favoris"

Après,quand tu veux le retrouver, tu n'as plus qu'à aller sur "Vos Préférences"(en haut, au dessus des fils)


Autour d'un marchand de glaces. Boulevard Saint Michel.(Eugène Atget)Paris 1898-1900.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 18:28



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Saint Quentin (Picardie)1938

La fabuleuse histoire de la crème glacée

Origines incertaines
C?est en Chine, 3000 ans avant notre ère, qu?apparaissent les ancêtres de nos crèmes glacées. Mélange de riz écrasé et de lait sucré réfrigéré dans la neige, ils ne sont pas grand-chose de plus qu?une mixture bien éloignée des délices qui nous flattent aujourd?hui les papilles.
on prétend qu?au 4e siècle avant Jésus-Christ, Alexandre Le Grand servait déjà, à sa Cour, des macédoines de fruits mélangées à du miel et refroidies au contact de la neige, ingénieux palliatif à l'absence de nos technologies modernes. Trois siècles plus tard, l?empereur Néron envoyait des esclaves au sommet des monts Apennins pour lui rapporter de la neige fraîche, qui était ensuite parfumée de jus de fruits, miel et autres arômes, avant d?être servie.
A la conquête du monde
Au 13e siècle, selon la légende, Marco Polo ramène de Chine des recettes de glaces à l?eau. Mais aucun document historique ne corrobore cette affirmation. C?est peut-être via l?Empire Perse qu?avec la gastronomie raffinée de l?Orient, les jus de fruits, thés, liqueurs et vins réfrigérés appréciés des khalifes parviennent en Italie. Il est vrai que l?origine du mot italien sorbetto, ou sorbet en français, dérive du mot arabe sharbet (glaçon fruité).
Pour conserver les aliments au frais, les Italiens ramassaient la neige pendant l'hiver et la conservaient dans des entrepôts souterrains.
Au 14e siècle, le processus de congélation et de conservation se perfectionne : en ajoutant du sel à de la glace d'eau pure, on fait descendre la température du mélange sous 0°C.
En 1660, le Sicilien Procopio di Coltelli fait un tabac à Paris en ouvrant le premier café, où il vendait ?du café et des glaces !
Au fil du temps, les délices glacés se répandent à travers l?Europe et les recettes évoluent. ?ufs et crème fraîche s?ajoutent aux ingrédients des « glaces au lait » primitives, prisées à la Cour des rois d?Europe au 17e siècle. Notre « crème glacée » est née.
Raffinée et sans cesse réinventée par des cuisiniers créatifs durant des centaines d?années, elle finit par se retrouver en Amérique du Nord.
Mais durant tout ce temps, le procédé de fabrication reste laborieux et la crème glacée demeure un produit de luxe.
Les nouvelles méthodes de fabrication qui se développent dès le milieu du 19e siècle vont favoriser la démocratisation de crème glacée.

Tradition américaine?
Au 19e siècle, la crème glacée fait son apparition dans les colonies américaines.
C?est en 1846 que Nancy Johnson invente la première sorbetière à manivelle.
En 1851, Jacob Fussell, laitier à Baltimore, transforme sa laiterie en fabrique de crème glacée, la première aux Etats-Unis.
A la fin du 19e siècle, les immigrants qui débarquent sur le sol américain, dans le nouveau port de Ellis Island, se voient offrir, lors de leur premier repas sur le sol américain, une portion de crème glacée, dessert nouveau au goût de Nouveau Monde.
En 1904, un immigré syrien qui vendait des gaufres durant l?Exposition internationale de St Louis est crédité d?une invention : pour dépanner le tenancier du stand voisin, qui vendait de la crème glacée et était à cours d?assiettes, il aurait eu l?idée de rouler une fine gaufrette et de la fourrer de crème glacée. Le premier cornet était né?
Dans les années 1920, pour contourner la loi américaine sur la prohibition de l'alcool, de nombreux bars se transforment en « ice cream parlours », contribuant ainsi au « boom » de la crème glacée.
Mais la congélation constitue toujours un problème. La glace était péniblement extraite des étangs glacés, au beau milieu de l'hiver, et les blocs de glace étaient ensuite recouverts de sciure de bois pour les isoler des chaleurs de l'été.
Les progrès dans les procédés de réfrigération, la mécanisation des processus de fabrication, l?introduction de l?homogénéisation, qui améliore la texture de la glace : toutes ces évolutions ont popularisé la crème glacée et en ont fait un dessert apprécié de tous, peu coûteux, disponible dans les commerces locaux, sous toutes les formes, parfums et couleurs imaginables.
Actuellement, les Etats-Unis produisent et consomment plus de crème glacée que n?importe quel autre pays au monde. Leur production annuelle est de 3,5 milliards de litres, la vanille étant le parfum le plus populaire.
En 1984, en l?honneur de ce «symbole national», le président a décrété juillet Mois national de la Crème glacée, le deuxième dimanche de juillet devenant la Journée nationale de la Crème glacée.

?spécialité italienne?
La palme d'or de la crème glacée revient sans conteste à l'Italie. Gelato, sorbet, granite? Quoi de mieux qu'un de ces succulents desserts glacés aux consonances du Sud pour combattre les chaleurs de l'été ou, simplement, se faire plaisir ? Il est vrai que les glaciers italiens sont passés maîtres dans leur préparation.
? Le sorbet, l?ancêtre des glaces, est un dessert glacé fruité, de texture crémeuse, préparé à base d'eau. Il ne contient pas de matières grasses et se déguste en dessert ou en entremet.
? Le gelato est une composition entièrement naturelle, faite de lait entier, d'?ufs, de sucre et de saveurs naturelles, ou de fruits en saison. Traditionnellement, les gelatos sont fabriqués chaque jour. Les couleurs sont vives, le goût intense, et la texture est soyeuse. Le gelato est beaucoup plus dense que la crème glacée nord-américaine, car le lait ne possède pas les bulles d'air qui se trouvent dans la crème. Il est aussi beaucoup moins gras.
? Le granite est préparé avec les mêmes ingrédients de base que le sorbet ? de l'eau et du sucre ? auxquels viennent s?ajouter des saveurs variées. Sa texture est granuleuse car la méthode de congélation est particulière : placée au congélateur sans être brassée, elle acquiert ainsi une texture grumeleuse.

? et gâterie internationaleLes Philippines produisent une variété large et insolite de crème glacée, dont la recette proviendrait des conquérants espagnols. Parmi les saveurs les plus populaires, citons la crème glacée au maïs, au fromage et à la noix de coco.
En Russie, la crème glacée a fait son apparition au 18e siècle. C?était un plat réservé à l'aristocratie. La toute première usine de crème glacée a été construite par les Soviétiques vers 1920, et le produit a connu un prompt succès.
En Inde, la cousine de la crème glacée se nomme kulfi. Fabriquée à partir de lait écrémé, on en trouve trace dès le 16e siècle, dans un document décrivant les menus préparés à l?attention de l'empereur Akbar. D?après certaines sources, ce plat proviendrait de l'Afghanistan voisin, antique route commerciale entre l'Occident et l'Orient.

Aujourd?hui, aux quatre coins du monde, pour le plaisir de millions de consommateurs, petits et grands, la crème glacée se décline sur toute la gamme des plaisirs individuels et partagés, où règnent en maître l?originalité ou la créativité, l?extravagance ou la simplicité, la légèreté, l?onctuosité, les formes, les couleurs et les parfums les plus variés.


:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 21:14



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Bonne soirée à tous.

A demain.

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: dimanche 22 juin 2008 23:57



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c'est trop mimi


bonne nuit à tous
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Daniele.D116
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 07:28


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ancien metier profession peigner ?
cherche a savoir
merci bonne journee
khalida.137
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 08:14



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Maintenant un tour du monde des porteurs d'eau

en afrique, a travers l'aspect ballonné de l'abdomen de ces 2 enfants on peut vite avoir un avis objectif de la qualité de cette eau
athènes acropole


porteurs du pérou sont aussi de jeunes enfants comme en afrique


en inde


au maroc


et à tunis


un peu plus anciens en égypte


à paris à montmartre

enfin pour finir à Hyeres

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 10:02



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Un immense BRAVO à Khalida qui à fait un boulot absolument super.

Bonjour à tout le monde,

je vois que vous n'avez pas chômé pendant le week end.
Que de lecture.

je vous souhaite à tous une excellente journée
à tout à l'heure.

Bisous à tous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 11:24



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Bonjour à tous

Joelle,Jean Sibie,Khalida...



bravoKhalida,c'est super..
(pourrais-tu réduire la taille de la photo des petits africains s'il te plait?Ça rend la lecture incommode...Merci
:bisou: )

Pour Daniele

Peigner Peignier

Fabricant de peignes.



Image empruntée au site des Métiers de nos Ancêtresde D.Chatry.

Le peigne apparaît très tôt dans les besoins de l?humanité, lié au travail des tisserands aussi bien qu?à l?hygiène et à la toilette : des peignes en bois exhumés des palafittes néolithiques (cités lacustres préhistoriques), confirment cette double utilisation précoce dans l?histoire de l?homme.



Le buis au Moyen Age
Au Moyen ge, dans le sud de la France, les pencheniers (fabricants de peignes) utilisent comme matière première des plaques de buis. Ces plaquettes sont probablement mises en forme dans la région de production : en 1357, un marchand toulousain, Guiraud Comte, vient acheter aux habitants d?Aspet, en Comminges, les fuzi de buis, c?est-à-dire les petites pièces de bois renflées au milieu, dans lesquelles on peut tailler des peignes courbes.
Il faut attendre le XVème siècle pour que les régions productrices de cette matière première la transforment à leur tour en produit fini : peignes à épouiller, à décrasser et à soigner les chevelures.

Une ville célèbre pour ses peignes:Oyonnax (Ain)
C?est vers 1667 que les archives locales mentionnent l?existence de paysans, "faiseurs de peignes"( Les "Peigneux"). A l?époque, cette production constituait, en hiver, une activité d?appoint permettant d?améliorer l?ordinaire. Le printemps venu, les peignes étaient vendus par colportage avec d?autres marchandises utilitaires : épingles, lacets, boutons? L?été le travail aux champs reprenait. Pendant cette période, le procédé de fabrication des peignes était entièrement manuel, à partir du buis, arbuste abondant dans les forêts avoisinantes, le hêtre, la charmille.

Du bois à la corne
Au début du XIXème siècle, de nombreuses fabriques de peignes utilisent encore le buis, bientôt supplanté par la corne, matériau beaucoup plus abondant. D?abord d?origine locale, cette nouvelle matière première va provenir également des colonies françaises d?Afrique, mais aussi d?Amérique et d?Australie.
Même si les machines-outils ont investi les ateliers, quinze opérations sont toujours nécessaires pour arriver au produit fini à partir d?une corne de bovin : le sciage des extrémités, la découpe, l?ouverture à la serpette, le déroulage ou bisacayage à chaud, où la corne va être ramollie au-dessus du feu avant d?être fendue et aplatie avec le pressage, toujours à chaud, puis le tracé sur la plaque ainsi obtenue à l?aide d?un gabarit et d?une pointe sèche, la découpe, le rabotage, la mise en forme, la taille des dents, le surfaçage, le façonnage des dents, le meulage, le ponçage et, enfin, le polissage à la meule garnie de lanières de peau de chamois. Les déchets obtenus pendant ces opérations successives sont finement broyés pour entrer dans la composition d?engrais.

Voyons par exempleq uelques étapes de la fabrication du peigne en corne
avec des vues prises vers 1920 à Labastide sur l'Hers, aux Etablissements Bèz




Atelier de sciage

Seules les parties creuses de la corne sont utilisées pour faire des peignes. La base de la corne sera broyée pour faire un engrais naturel (la cornaille). La pointe sera utilisée pour faire des manches de couteaux, des tuyaux de pipes, des boutons, ...


Atelier de redressage

Certaines corne trop tordues (corne de moutons particulièrement) doivent être redressées. La chaleur d'un petit feu de bois ramolit la corne et la prête à toute transformation.


Atelier d'applatissage

Une fois redressées, les plaques de corne sont coincées entre les plaques de presses manuelles. en refroidissant, elles conservent la forme applatie qui leur a été conférée.



Atelier de pressage

Pour conserver la forme et éviter que les peignes se tordent lors de leur entretien, les plaques de corne subissent un traitement à la chaleur dans des presses hydrauliques dont les plateaux sont chauffés à la vapeur.



Atelier de planetage

La forme des peignes ayant été tracée sur les plaques à l'aide du "régadou", elles sont découpées, rabotées et mises à la forme définitive du peigne



Atelier de stadage

Il faut les transformer en peigne et pour cela, tailler les dents qui permettront de coiffer les chevelures. Les grosses dents sont d'abord taillées (c'est l'opération de grossage). Les petites dents suivront (le stadage). Il ne restera plus qu'à éliminer les bavures, à appointer les dents pour qu'elles pénètrent parfaitement dans les cheveux, à faire une petite gorge à la base des dents pour éviter de casser les cheveux, à poncer et pôlir le peigne pour qu'il ait un bel aspect.

6 à 18 opérations manuelles sont nécessaires, selon le modèle, pour réaliser un peigne.

L?avénement des matières plastiques
De nos jours, ces nobles matériaux se sont vus insidieusement remplacés par de nouveaux moins coûteux et plus faciles à travailler : bakélite au début, puis matières plastiques en tous genres par la suite. Ceux-ci présentent l?avantage de réduire la fabrication à une seule opération : le moulage.


(Sources:- Les métiers d?autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture
- site ville Oyonnax
-Etablissements Betz)

Pour les peignes de métier à tisser, voir aussi le site :


http://www.cvmt.com/pradat.htm

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 23 juin 2008 13:57



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Jean, très joli métier que celui des tailleurs de pierres...

Joelle s'était déjà penchée sur leur compagnonnage en page 44...

Aussi je lui laisse le soin de parler du métier lui-même... d'accord Joelle?

Bonne après midi

:bisou:
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 23 juin 2008 14:18



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bonjour Bénédicte,
je ne sais pas réduire les photos.
pouvez vous m'y aiderQuestion
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 23 juin 2008 14:32



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Désolé c'est un peu long et monotone à Book mais cela fait reflechis

en complément sur les porteurs d'eau
QUESTION: Porteur d'eau = 1 métier
donc source de revenu càd que le porteur vend l'eau à une tierce personne. l'eau devient donc un produit marchandisable!!!

l'eau est elle une marchandise ou n'est elle pas plus un bien public (res publica = traduction la chose publique) qui doit rester libre.
D'ailleurs plus un pays est démocratique et plus l'eau potable est distribuée de façon égale à toutes les couches de populations.

la marchandisation de l?eau s?accélère
Marc Laimé-Le Monde Diplomatique-21-03-08




La communauté internationale célèbre le 20 mars 2008 (1), sous l?égide de l?ONU, la 15ème « Journée mondiale de l?eau ». L?absence d?accès à l?eau affecte 1,1 milliard d?êtres humains ; l?absence de moyens sanitaires de base touche 2,6 milliards de personnes. Paradoxalement, alors que les premières étapes de la marchandisation de ce bien commun ont suscité de fortes mobilisations populaires sur les cinq continents, le mouvement mondial de libéralisation des marchés de l?eau, initié dans les années 1980, semble s?accélérer.

La « libéralisation » des marchés de l?eau s?est au départ fortement inspirée du « modèle français » : le partenariat-public-privé (PPP). Un dogme s?affirmait avec force : la puissance publique est défaillante ; le recours au secteur privé est indispensable ; la bonne gouvernance repose sur le trépied de fer ? dérégulation, décentralisation, privatisation ; les services de l?eau ont un coût, qui doit être payé intégralement par les usagers.

Dans ce cadre, les signatures de contrats avec des grandes métropoles du Sud se succèdent à un rythme impressionnant. Mais les conflits surgissent dès la moitié des années 1990, quand les opérateurs privés entendent faire payer des usagers fraîchement raccordés, qui n?ont ni la culture du paiement d?un bien jusqu?alors largement subsidié par la puissance publique, ni, le plus souvent, les moyens de payer. De nombreuses luttes se succèdent sur les cinq continents. La tenue des premiers grands forums altermondialistes publicise le thème du refus de la « marchandisation » de l?eau.

Le discours évolue à l?aube des années 2000, le sustainable cost recovery (recouvrement soutenable des coûts) succède au full cost recovery (recouvrement intégral). Place à l?ingénierie sociale et politique. Les engagements largement médiatisés de la communauté internationale se succèdent lors de la tenue de forums qui s?enchaînent à un rythme soutenu. Sommet du Millénaire pour le développement à New York en 2000, Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 (« La maison brûle et nous regardons ailleurs », y proclamera le président de la République française, M. Jacques Chirac...), Troisième Forum mondial de l?eau à Kyoto en 2003. Le rapport du « panel » Camdessus publié en juin 2003 martèle que l?engagement financier pour fournir de l?eau à tous à l?horizon 2025 doit atteindre la somme phénoménale de 180 milliards de dollars par an. Il appelle à une plus grande implication des acteurs locaux : collectivités, communautés de base, ONG..., au nom de l?« empowerment ». Qui consiste à conférer un réel pouvoir de décision à la société civile. Conjointement, on envisage de nouveaux crédits consentis par les institutions financières internationales (IFI). De nouvelles normes d?organisation ou de gestion sont mises en avant, impliquant de façon croissante des acteurs extra-étatiques, privés ou associatifs, dans des dispositifs de plus en plus décentralisés.

Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Le PPP apparaît pour ce qu?il est en réalité : une branche industrielle prestataire de services dont la gestion échappe à la sanction du marché. Aujourd?hui 7 % à 8 % des marchés de l?eau et de l?assainissement ont été libéralisés dans le monde, avec des fortunes diverses. La cartographie mondiale du marché laisse apparaître une grande hétérogénéité. Globalement non solvable, l?Afrique n?enregistre que quelques contrats, dûment garantis par de l?argent public, dans quelques métropoles de l?Afrique de l?Ouest et du Maghreb. L?eldorado sud-américain a réservé de cinglantes déconvenues aux opérateurs privés qui l?abandonnent dans la confusion. Ils se recentrent sur l?Europe où émergent les marchés considérables de la dépollution d?une ressource sans cesse plus dégradée. Les contrats mirobolants signés en Chine par Veolia, souvent pour des durées de 50 ans, et des dizaines de milliards de dollars, le sont dans une configuration politique pour le moins hypothétique. Quid de la Chine en 2050 ?

Parmi les marchés en pleine expansion, on trouve l?externalisation du traitement des eaux usées industrielles. Suez-Ondeo détient un portefeuille de 50 000 contrats de ce type. Autre marché émergent, promis à un développement fulgurant, le dessalement de l?eau de mer. Ou encore, celui de la réutilisation des eaux usées pour l?industrie et l?agriculture. Et un nouveau Far-East, déjà à peu près totalement conquis : les ex-démocraties populaires de l?Europe de l?est. Un marché potentiel de 100 millions de clients, qui auront recouvré, à horizon de 20 ans, un niveau de vie équivalent à celui de l?Europe occidentale. Des infrastructures, certes anciennes, mais qui ont le mérite d?exister. Des financements communautaires pré et post adhésion, qui ont tout de la fontaine miraculeuse. Et ? last but not least ? un personnel politique majoritairement constitué d?ex-apparatchiks fermement résolus à céder aux sirènes de l?ultralibéralisme le plus débridé...

Mais, en dépit des engagements répétés de la communauté internationale, l?argent promis pour l?eau fait défaut. La manne n?est pas aussi importante que prévu. Rétrospectivement, nombre d?analystes stigmatisent l?ivresse de l?euphorie économique de la fin des années 1990, qui, à l?image de la bulle Internet, aurait précipité la course à la croissance mondiale des majors de l?eau. Plusieurs initiatives se sont révélées catastrophiques dans des pays confrontés à des crises monétaires, comme en Argentine, et ont conduit les majors à se retirer de nombreux projets trop risqués. Un paradoxe pour les apôtres de la liberté d?entreprendre et de la « prise de risques »... Les déclarations des apologistes de la libéralisation des "marchés" de l?eau lors du 4ème Forum mondial de l?eau, à Mexico, du 16 au 22 mars 2006, tranchaient dès lors singulièrement avec les discours martelés depuis une dizaine d?années. Ils y proclamaient unanimement que ce sont bien la puissance publique, et l?argent public, qui doivent procéder aux investissements qui doivent impérativement être déployés pour promouvoir l?eau et l?assainissement pour tous. Manière de garder la main, quand de nouvelles coalitions regroupant services publics et militants de l?eau s?organisent afin de promouvoir de nouveaux « partenariats-public-public », Nord-Sud et Sud-Sud dans le monde entier.

Changement climatique et crise écologique

Le changement climatique, qui affecte les modèles météorologiques, les précipitations et le cycle hydrologique, et par conséquence la disponibilité des eaux de surface, l?humidité des sols et l?alimentation des nappes souterraines, pourrait provoquer une augmentation de l?ampleur et de la fréquence des catastrophes naturelles liées aux précipitations : inondations, sécheresses, glissements de terrain, ouragans et cyclones. Et, en conséquence, provoquer de grandes vagues de « réfugiés environnementaux ». Si les prévisions actuelles se confirment, avec un climat plus irrégulier dans les années à venir, le rendement des cultures serait menacé tant dans les pays développés que dans les pays en développement, et près de 3 milliards de personnes seraient exposées à des pénuries d?eau.

Dans de vastes régions de l?Europe de l?Est, de la Russie occidentale, du centre du Canada et en Californie, les débits de pointe des cours d?eau sont désormais enregistrés en hiver, car la proportion des pluies par rapport à la neige y est plus importante, et les eaux de ruissellement atteignent les rivières plus rapidement. Dans les bassins du Niger, du lac Tchad et du Sénégal, qui font partie des bassins versants les plus grands d?Afrique, la quantité totale d?eau disponible a déjà baissé de 40 % à 60 %.

Si des changements radicaux du cycle de l?eau se généralisent, les tendances observées par le passé ne peuvent plus fournir de modèles fiables pour prévoir la gestion de la ressource en eau dans le futur. De nouveaux modèles devront être mis en ?uvre pour anticiper les inondations et les sécheresses, déterminer la taille des réserves d?eau et décider de l?allocation de la ressource entre les usages domestiques, industriels et agricoles. Les implications en sont très lourdes, si l?on considère que l?investissement mondial annuel dans l?infrastructure de l?eau représente 500 milliards de dollars, et que celui-ci est réalisé en fonction de l?hypothèse, déjà dépassée, selon laquelle le cycle de l?eau oscillerait dans les limites relativement étroites constatées dans le passé.

Fuite en avant technologique

Pour répondre au défi de l?épuisement des ressources, à défaut de remettre en cause des modèles de développement générateurs de prélèvements excessifs, de gaspillage et de pollution, la tentation est grande d?une fuite en avant technologique lourde de risques, et génératrice de nouvelles inégalités.

Plus d?un tiers des terres du globe arides ou semi-arides manquent d?eau. Les perspectives d?évolution démographique permettent d?augurer qu?en 2050 près de 40 % de la population du globe souffrira de stress hydrique, entrave majeure à toute perspective de développement. Avec pour conséquences l?absence de sécurité alimentaire, des pertes économiques, une pollution sans cesse accrue et de possibles conflits.

Face à ces défis émerge depuis quelques années l?idée de déployer une nouvelle « gestion raisonnée » de la ressource, s?appuyant sur des réponses technologiques innovantes. Les projets de transferts d?eau massifs, à l?échelle d?un pays ou d?un sous-continent, en Libye, au Canada ou en Espagne, le dessalement de l?eau de mer, la réutilisation des eaux usées pour des usages agricoles, industriels, voire pour l?alimentation humaine, comme la mobilisation de nouvelles ressources par le biais de la réalimentation artificielle des nappes phréatiques, sont désormais fortement promus comme autant de réponses pertinentes à la crise de l?eau.

Le dessalement permettrait ainsi un accès illimité à la ressource. Sachant que 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres de la mer et, que sur 70 villes de plus de 1 million d?habitants sans accès direct à des ressources supplémentaires en eau douce, 42 sont situées sur la côte, le dessalement par osmose inverse est ainsi présenté comme une solution compatible à l?avenir avec des énergies renouvelables, telles que les éoliennes.

Nécessitant un fort apport d?énergie, ces technologies ne sont aujourd?hui mobilisables que par les émirats du Golfe, l?Australie, l?Espagne, l?Algérie, la Chine, ou les Etats-Unis. Mais on compte déjà dans le monde près de 15 000 unités de dessalement, et la capacité de production pourrait être multipliée par deux dans les dix prochaines années. Reste la facture environnementale de cette nouvelle technologie : pour produire un litre d?eau dessalée, on rejette à la mer un litre de saumure, qui affecte l?équilibre des milieux aquatiques.

De même, le constat qu?aujourd?hui, dans le monde, 165 milliards de mètres cubes d?eaux usées sont collectées et traitées dans des stations d?épuration avant d?être rejetées dans le milieu naturel, conduit à la proposition d?utiliser cette eau comme ressource alternative. Le développement de technologies de pointe, notamment la mise en ?uvre de procédés utilisant des membranes d?ultrafiltration, permettrait de mettre à disposition une eau traitée, dont la qualité rendrait possible leur réutilisation à des fins agricoles et industrielles, ou pour les loisirs, qui consomment de plus en plus d?eau dans les pays développés. Procédé qui réduirait d?autant les prélèvements directs dans la ressource, la réservant à la consommation humaine.

Les entreprises qui maîtrisent ces technologies affirment qu?on sait aujourd?hui produire une eau totalement potable à partir d?eaux usées et qu?il serait possible de fonctionner quasiment en circuit fermé pour faire face à une demande croissante. De plus, cette technologie est moins onéreuse que le dessalement. Les habitants de Singapour et la capitale de la Namibie boivent déjà en partie de l?eau recyclée. En Australie, les autorités ont été contraintes de demander l?avis de la population par referendum avant de recourir à l?eau recyclée.

Ce vertige technologique semble repousser toute limite. M. Mark Shannon, directeur du Centre de matériaux avancés pour la purification de l?eau à l?université de l?Illinois, aux Etats-Unis, déclarait ainsi à l?Agence France Presse le 18 mars 2008 que : « L?eau, même douce, doit encore être décontaminée, car il y a de nombreux composants toxiques dans l?eau en petites quantités, mais les traitements chimiques sont très coûteux et posent des problèmes. » Et d?indiquer que le recours à des matières nanostructurées, dont les particules ont une taille de quelques millionièmes de millimètre, ainsi qu?aux rayons ultra-violets pour transformer et lier les substances toxiques, permettraient à l?avenir d?améliorer les traitements de l?eau...

L?ensemble de ces innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux, qui devraient susciter un large débat, aujourd?hui inexistant. Car c?est bien la dégradation accélérée de la ressource qui légitime cette nouvelle approche de la question de l?eau. Avec pour perspective un risque croissant d?appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage le plus efficient, pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles, et bien sur humains.

Un nouveau facteur accroît les tensions sur la disponibilité de la ressource et sa qualité. Dans la perspective de l?« après-pétrole », les Etats-Unis, l?Europe et plusieurs pays émergents se fixent pour objectif l?utilisation croissante de carburants issus de produits agricoles pour les transports routiers. Redessinant la carte de l?agriculture mondiale, bouleversant le paysage des productions et des échanges commerciaux, agricoles et énergétiques, cette « nouvelle économie » va à son tour peser sur l?allocation des ressources en eau, et contribuer à la dégradation de leur qualité.

Nouvelles inégalités

La nouvelle régulation des besoins pourrait donc à l?avenir reposer sur le déploiement de ces nouvelles technologies, qui n?emportent malheureusement aucune remise en cause des pratiques énergétiques, agricoles, industrielles, économiques, qui sont au fondement de la dégradation accélérée, sur toute la planète, des ressources en eau.

Comment par ailleurs imaginer que les milliards d?êtres humains qui survivent avec moins d?un dollar par jour pourront demain bénéficier des bienfaits du dessalement de l?eau de mer ou de la réutilisation des eaux usées ? Déjà dans nombre de pays pauvres l?alimentation sous forme d?eaux embouteillées est ouvertement privilégiée, et bénéficie aux seules élites qui peuvent en faire l?acquisition, au détriment de l?accès à l?eau pour les populations défavorisées.

Le déploiement industriel de cette nouvelle « gestion raisonnée » à l?échelle planétaire repose sur l?imposition massive de nouveaux process et de nouvelles technologies, notamment les technologies « membranaires » (ultra et nano-filtration, osmose inverse), protégées par des normes et des brevets qui garantissent la captation de rente par les firmes transnationales. Lesquelles se substitueraient, avec l?appui des institutions financières internationales et des pays du Nord, aux pratiques traditionnelles de gestion de l?eau, héritage de l?histoire, que possèdent et maîtrisent les communautés humaines des pays pauvres.


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 23 juin 2008 14:43



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Bien sûr Khalida...

J'utilise "Paint",tu dois l'avoir sur ton ordinateur..

Quand tu es sur "Paint", tu ouvres l'image que tu veux réduire, tu cliques sur "image" puis sur "agrandir/réduire" et tu choisis le %...75, 40, 20%....ça dépend de la taille de l'image(fais des essais) puis tu l'enregistres.

Il doit exister d'autres façons...
mais c'est celle que je connais



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 16:45



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Coucou Béné

Je prépare le sujet tailleur de pierre,

Bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 17:26



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Tailleur de pierre

Le tailleur de pierre est un professionnel du bâtiment, artisan ou ouvrier, qui réalise des éléments architecturaux en pierre de taille, appelés appareils car constitués d'un ensemble de pierres taillées : murs, arcs, linteaux, voûtes, piliers, colonnes, frontons, corniches, balustrades, cheminées, escaliers...

Son domaine professionnel est la taille de pierre. Le tailleur de pierre assure également la pose de ses appareils sur le bâtiment. Il peut être amené à monter des échafaudages. Il travaille en atelier ou sur les chantiers.



La connaissance de la géométrie et de la stéréotomie sont primordiaux dans ce métier. Le tailleur de pierre doit tracer le bloc avant de procéder à la taille de celui-ci. Le tailleur de pierre doit être méticuleux et précis car la précision de la taille est de l'ordre du millimètre, c?est-à-dire de l'épaisseur du trait. Dans l'idéal, il doit couper son trait en deux.

Cette profession est à différencier de celle du sculpteur. Le tailleur de pierre réalise la structure de l'édifice en pierre, murs, voûtes, arcs des portes et fenêtres escaliers... qui sont des ouvrages géométriques.

Le sculpteur, lui, exécute tout ce qui concerne la décoration de l'édifice, statuaire, bas-reliefs,... qui sont des ouvrages figuratifs, personnages, animaux, végétaux...

Histoire
Le métier apparaît dès que l'homme désire bâtir des édifices imposants et conçus pour durer (temples, fortifications,...) donc dès l'Égypte antique et dans l'Antiquité grecque et romaine. Puis, au fil des siècles, le métier se poursuit sans interruption, conservant parfois les mêmes techniques et outils (certains types d'outillage utilisés par les tailleurs de pierre actuels n'ont pas changé en 2000 ans). La construction en pierre de taille touche alors tous les domaines de l'architecture : église, cathédrale, châteaux, pont, quai, etc.

La construction en pierre tombe en désuétude à partir des années 1930, date à laquelle le béton armé (inventé en 1900) et l'acier commencent à être massivement utilisés. Dorénavant, les tailleurs de pierre, qui étaient "bâtisseurs", se concentrent alors sur la restauration des édifices en pierre existants.

La pierre exposée aux intempéries a une durée de vie limitée. Quand le matériau est altéré ou malade, il est nécessaire de le remplacer intégralement par une pierre équivalente de nature et de forme. Aujourd'hui, l'essentiel du travail des tailleurs de pierre consiste en la restauration de monuments, historiques ou non, la construction en pierre de taille massive étant assez rare.


Les étapes de taille d'un bloc

on distingue plusieurs étapes de taille entre le moment où le bloc fait partie du front de taille, jusqu'a son utilisation pour construire un bâtiment.



Extraction du front de taille :

La première étape consiste à extraire le bloc du front de taille (défermage et souchevage).



Elle fait partie intégrante du travail d'exploitation en carrière. Ensuite, si la pierre est dure, elle est sciée à la sortie de la carrière, car les outils nécessaires sont particuliés. Par contre, si la pierre est tendre, elle est expediée sur les chantiers de construction. Elle est alors pris en charge par les tailleurs de pierre.


Tailleurs de pierres, sur un chantier de construction

Remarque: Parfois les carriers recevaient des commandes de blocs de taille précises. Ils devaient alors les mettre aux cotes eux même . Ils réalisaient alors un travail de tailleur de pierre.


Extraction du front de taille :

La première étape consiste à extraire le bloc du front de taille (défermage et souchevage). Elle fait partie intégrante du travail d'exploitation en carrière . Ensuite, si la pierre est dure, elle est sciée à la sortie de la carrière, car les outils nécessaires sont particuliés. Par contre, si la pierre est tendre, elle est expediée sur les chantiers de construction. Elle est alors pris en charge par les tailleurs de pierre.

Remarque: Parfois les carriers recevaient des commandes de blocs de taille précises. Ils devaient alors les mettre aux cotes eux même (voir les deux étapes suivantes). Ils réalisaient alors un travail de tailleur de pierres

L'équarrissage :

Cette étape consiste à tailler le bloc pour en faire un parallélépipède. Dans un premier temps on taille une ciselure sur une des faces (avec un ciseaux ou une gradine). Ensuite on pose une règle en bois sur cette ciselure afin d'avoir un repère de départ.


Taille de la première ciselure




Pose de régles en bois servant de repère

on taille alors une deuxième ciselure sur le côté opposé de la même face et l'on place une deuxième règle en bois. Le but étant ensuite d'aligner les deux afin de pourvoir tailler de façon plane une face du bloc. on enlève alors la matière en excédent, on équarrit (avec un marteau taillant ou une chasse).

Enfin pour tailler les autres faces de façon perpendiculaire, on va utiliser une équerre que l'on pose sur les ciselures. on obtient alors un bloc parallélépipédique dont les faces sont taillées grossièrement.


Schéma d'un bloc partiellement équarris


Dégrossissage :

Si on ne l'a pas fait directement à l'étape précédente on va mettre le bloc à la taille voulue par rapport aux besoins du chantier. on l'appelle alors le "bloc capable". C'est un bloc aux cotes nécessaires pour le projet de taille.


Découpe du bloc capable

Il peut être taillé sans avoir besoin de le redimensionner. Pour cela on va poser un gabarit en bois ou en métal qui préfigure la forme qu'aura le bloc en fin de taille. Cette étape consiste à mettre le bloc aux cotes en taillant tout l'excédent de matière (avec une scie ou un taillant).


Gabarit en bois sur un bloc capable

Si le bloc ne possède pas de moulure le travail est quasi fini. on passe directement à l'étape de finition.


Epannelage :

Si le bloc possède des moulures alors on doit l'épanneler. C'est la taille préparatoire d'une moulure ou d'un ornement. Cela consiste à éliminer la pierre excédente au profil que l'on désire révéler, par une succession logique de tailles et de traçages.

- Dans un premier temps on fait une "approche de moulure", en supprimant des gros blocs tout en donnant déjà la forme à la moulure. Par exemple sur le schéma ci-contre, les deux blocs enlevés permettent d'obtenir deux angles de la moulure.


Epannelage d'une moulure

- Dans un deuxième temps on travaille avec des outils (ciseaux, éperon, rifloir...) plus fins, pour donner les formes aux parties concaves ou convexes. on finit de dégager la matière restant dans les filets de la moulure.


Approche d'une moulure par épannelage


Finition :

Le bloc a sa forme définitive avec les moulures mais il faut encore affiner le travail de taille de la surface du bloc. Plusieurs choix s'offrent au tailleur. Le type de finition, qui a un but esthétique, dépend surtout des régions de France et du type de bâtiment.

- on peut faire du layage, qui consiste à ciseler finement les faces visibles du bloc avec un taillant.

- on peut boucharder les faces avec une boucharde. Cette finition nécessite de faire des ciselures au niveau des arrêtes. on obtient une surface piquetée au centre et entourée d'une ciselure. Ce type de finition s'observe en Bourgogne.

- on peut faire égriser les faces et les moulures. Pour cela on va poncer avec des pierres abrasives de plus en plus fines ou des papiers de verre de plus en plus fins.

- Pour des pierres dures, comme le marbre, on peut polir les faces afin que le bloc soit brillant.


Layage grossiér


Layage fin


finition bouchardée


Poli


(àsuivre)





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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 23 juin 2008 17:46



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Il existe de nombreux outils différents pour tailler la pierre. Certains n'ont pas beaucoup évolué depuis l'antiquité. D'autres sont apparus au cours du 20ème siècle avec l'industrialisation et le courant électrique. on peut classer ces outils de plusieurs façons.

Classification en fonction des métiers :

Il est possible de regrouper les outils selon les corps de métiers qui les utilisent.

- Le tailleur de pierre lui travaille sur les chantiers de taille situés soit en sortie de carrière, soit sur les chantiers de construction. Il utilise une gamme importante d'outils de taille dont chaque type se décline en diverses formes et tailles. Il réalise des blocs taillés qui peuvent intégrer des moulures et des ornementations. La taille correspond à tout le travail mesurable de façon mathématique et géométrique (par rapport à des plans, panneaux ou épures). De ce fait, un motif répétitif (billettes, oves, pointes de diamant...) formant une ornementation est classé dans la taille.


- Le sculpteur, quant à lui, réalise des sculptures qui sont des ?uvres non mesurables sur plan. Cela peut être une statue ou un bas-relief qui représente une scène avec des personnages. ils utilisent des outils en commun avec le tailleur, mais en général de plus petit gabarit, ainsi que des outils qui lui sont spécifiques (rifloir, massette portugaise...). La sculpture en pierre est réalisée d'après un moulage en plâtre qui sert de base de mesure. on reporte les différentes mesures avec une "machine de mise au point".

- Le graveur, lui, réalise les gravures ou inscriptions calligraphiques sur la pierre. Les plaques de rue des catacombes sont un bon exemple de leur travail.

- Le tailleur de pierre lui travaille sur les chantiers de taille situés soit en sortie de carrière, soit sur les chantiers de construction. Il utilise une gamme importante d'outils de taille dont chaque type se décline en diverses formes et tailles. Il réalise des blocs taillés qui peuvent intégrer des moulures et des ornementations. La taille correspond à tout le travail mesurable de façon mathématique et géométrique (par rapport à des plans, panneaux ou épures). De ce fait, un motif répétitif (billettes, oves, pointes de diamant...) formant une ornementation est classé dans la taille.


- Le sculpteur, quant à lui, réalise des sculptures qui sont des ?uvres non mesurables sur plan. Cela peut être une statue ou un bas-relief qui représente une scène avec des personnages. ils utilisent des outils en commun avec le tailleur, mais en général de plus petit gabarit, ainsi que des outils qui lui sont spécifiques (rifloir, massette portugaise...). La sculpture en pierre est réalisée d'après un moulage en plâtre qui sert de base de mesure. on reporte les différentes mesures avec une "machine de mise au point".


- Le graveur, lui, réalise les gravures ou inscriptions calligraphiques sur la pierre. Les plaques de rue des catacombes sont un bon exemple de leur travail.






Classification en fonction de la dureté de la pierre :

Il est également possible de regrouper les outils en fonction de leur capacité à travailler des roches plus ou moins dures. De façon générale les outils ayant des manches en bois sont plutôt utilisés pour travailler la pierre tendre; ceux qui on un manche en métal plutôt pour la pierre moyenne à dure. Enfin les outils renforcés au niveau de leur tranchant par du tungstène permettent de travailler la pierre très dure.


Classification en fonction de la forme de l'outil :

Pour finir on peut classer les outils en fonction de leur forme et donc de la façon dont on les utilise. on distingue 5 catégories.


- Les percussions lancées: Ce sont tous les outils qui possèdent un manche et avec lesquels on tape directement la pierre (ex: le marteau taillant, la masse..). Ils permettent essentiellement de commencer la taille du bloc en sortie de carrière. Néanmoins certains, comme les taillants, peuvent permettre de réaliser de la taille de finition très fine.

- Les percussions posées avec percuteurs: ce sont des outils (ciseaux, gouge...) que l'on propulse avec un percuteur (maillet ou massette). Ils servent à enlever la matière en excédent lorsque l'on taille le bloc. Ils sont également utilisés en sculpture.

- Les percussions posées à "main": Ce sont des outils que l'on utilise sans percuteur. Ils interviennent surtout dans la finition de la taille d'un bloc (rifloir, rabottin...). Mais on y trouve aussi les outils de découpe comme les scies.

- Les outils de mesures : règle, équerre et compas.

- Les outils "modernes" : Ils sont apparus souvent récemment, au cours du 20ème siècle, avec la mécanisation et l'électricité (haveuse à chaîne, burin à air comprimé...).




Les percussions lancées
Ce sont des outils qui frappent directement le bloc. Ils servent essentiellement à dégrossir. Ils sont utilisés de cse fait à la fois par le carrier pour dégrossir le bloc en carrière mais également par le tailleur de pierre pour la phase de dégrossissage et de mise aux cotes.



Pic : (3000 ans av. JC) Le tailleur de pierre se sert d'un pic, mais de taille plus modeste que le carrier, sur les chantiers de construction. C'est sans doute l'outil le plus ancien dans le travail de la pierre. Une version en bronze a été découverte près de la pyramide de Khéops.






Têtu : (1000 ans av. JC) C'est un hydride entre un marteau et un pic. Il permet de dégrossir les faces irrégulières des blocs et d'ébaucher les arêtes. Il est difficile à manier et aujourd'hui il ne sert qu'à tailler des moellons.



Taillant ou Laie : Cet outil date de l'époque grecque. C'est l'outil de base du tailleur de pierre. Il permet de dégrossir un bloc ainsi que d'enlever des épaisseurs en excédent. on l'utilise également pour obtenir une taille de finition esthétique, la taille layée.
C'est donc un outil polyvalent qui peut suffire à lui seul pour tailler des blocs, mais son utilisation est très technique et demande un grand savoir faire.
on distingue de nombreuses déclinaisons de cet outil que l'on peut classer en fonction de la forme du tranchant:

- Le taillant à tranchant droit est appelé Marteau taillant



- Le taillant avec des dents plates est appelé Bretture ou Rustique. La finition layée peut être faite avec une bretture a dents très fines.



Le taillant avec des dents pointues est appelé taillant Grain d'Orge




Le taillant à deux tranchants perpendiculaires est appelé Polka.



Boucharde : C'est un marteau dont les deux têtes sont munies de petites pointes pyramidales dont le nombre varie de 4 à 400 pour les anciennes bouchardes et de 16 à 144 pour les plus modernes. Auparavant elles étaient forgées alors qu'aujourd'hui elles sont coulées et donc plus régulières.



De plus il existe des têtes amovibles permettant de changer le nombre de dent. Elle est utilisée surtout en Bourgogne pour aplanir les faces des pierres dures et leur donner un aspect bouchardé. Avant d'aplanir une face une ciselure périphérique est nécessaire.
La boucharde sursonne la pierre et crée des microfissures en surface qui désagrégent la pierre à long terme. Par conséquent son utilisation a été interdite pour la restauration des monuments historiques.




Peigne: Cet outil moins courant, apparu au 18éme siècle, a le même rôle que le marteau grain d'orge. Il est adapté à des roches abrasives comme le grés car les dents sont interchangeables et réglables en longueur




Ce sont des outils frappés avec un percuteur (maillets en bois ou massette métallique) permettant de dégager et de tailler des formes dans un bloc. Ils interviennent surtout dans le dégrossissage.

Ciseau droit : C'est un outil dont l'extrémité est biseautée. Il permet de dégrossir et d'aplanir une face, de faire des tailles de ciselures, décoratives et des évidements.
Selon la dureté de la pierre on utilise des modèles différents :
- Les ciseaux à manche en bois servent à tailler et graver les pierres tendres (schémas 1,2).
- Les ciseaux entièrement métalliques servent à tailler la pierre dure (schémas 5,6,7,8,9).
- Les ciseaux de petites tailles sont utilisés par les sculpteurs pour la taille décorative.
- Les ciseaux avec un biseau en carbure de tungstène permettent de tailler les pierres très dures.


Gradine: C'est un ciseau à dents. Elle permet de dégrossir la face d'un bloc qui possède déjà une ciselure en supprimant les inégalités. Elle possède soit :
- Des dents pointues, on parle alors de gradine grain d'orge (schémas 1,2,3 haut). Ce type de gradine enlève plus de matière de façon plus grossière.


- Des dents plates. C'est une gradine plus précise que l'on utilise avant le ciseau droit ou pour faire des effets de finition (schémas 1,2,3,4 bas).






Gouge: C'est un ciseau à pierre dont le tranchant est concave. Son tranchant est affûté des deux côtés contrairement à une gouge à bois. Il permet d'approcher les moulures concaves après un dégrossissage au ciseau droit.





Chasse: Elle permet de dégrossir une face ou une arrête sur plusieurs centimètres en "chassant" des morceaux de pierre. Cet outil permet un travail grossier car à chaque impact la matière "chassée" est importante. Elle complète souvent le marteau têtu car elle est plus précise. Ellel est apparue environ 600 ans avant JC.
on l'utilise toujours avec une massette en fer afin de travailler les pierres dures. Les plus solides sont renforcées par un biseau en carbure de tungstène.




Broche: C'est une tige de fer, de section circulaire ou octogonale, terminée par une pointe pyramidale. Elle sert à équarrir les blocs, à dégrossir, à réduire une surface... Elle permet également de réaliser des surfaces brochées à but décoratif (comme dans certains châteaux fort philipiens) ou fonctionnel (pour une meilleure adhésion du crépis à la pierre).





(àsuivre)




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 18:18



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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 19:53



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complément d'info sur le tuffeau (pour les néophytes)

Les abords du Vendômois ou de la Touraine, pays de tuffeau, se signalent au visiteur par le style si particulier et l'incomparable couleur des demeures traditionnelles, aussi modestes soient-elles.
Le tuffeau est une roche sédimentaire marine qui affleure dans la zone sud-ouest du bassin parisien, le Val de Loire?


Tuffeau, détail au ME

Le tuffeau est constitué de restes d'organismes et de fragments de roches apportés jusqu'à la mer par les cours d'eau sous forme d'alluvions. Agé de 90 millions d'années, les sédiments déposés ont subi un tassement qui, par pression, a permis leur recristallisation et leur cimentation. Le tuffeau est le résultat de cette transformation du sédiment en roche par cimentation de particules fossiles entre elles. Aujourd'hui, le tuffeau exploité (dit tuffeau blanc) se présente en bancs réguliers et homogènes sur une épaisseur pouvant aller jusqu'à 40 m !mais reste une roche qui s'altère avec le temps?


Décollement en plaques d'un tuffeau

Au crétacé inférieur, sur une épaisseur pouvant atteindre cinquante mètres s'est formé ce tuffeau. Au fil des siècles, travaillé par l'homme ou désagrégé sous l'action de l'eau, un monde souterrain s'est développé dans le sol saumurois : des champignonnières, des caves, des ateliers et de véritables hameaux avec manoirs et des chapelles. C'est près de Turquant, entre Montsoreau et Saumur que vous découvrirez les constructions troglodytiques les plus remarquables.





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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 20:06



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hop

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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 20:18



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Les amis, je vous souhaite une bonne nuit,
ce soir j'ai réunion, dans un quart d'heure, et j'ai pas mangé.
A demain,
bisous à tous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 23 juin 2008 21:01



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bravo Joelle... je savais que Jean serais comblé...

Moi ce soir je plonge dans ma généalogie, les AD54 étant en ligne (bien que payantes...)

Alors je vous laisse aussi.

Bonne nuit et à demain.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 24 juin 2008 01:37



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réunion erminée
bonne nuit à tous
à demain



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khalida.137
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Envoyé le: mardi 24 juin 2008 06:44



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bonjour tout le monde


bonjour Joelle,
Fin de réunion à 1h37? t'esThumb Up Thumb Up
Tu as du courage, autant cela m'est agréable de fournir un travail intellectuel la nuit autant cela me serait rasant deBook etreflechis ouetrange la nuit.bravo bravo à toi


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: mardi 24 juin 2008 07:58



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les vendeurs de journaux à la criée




souvent un enfant qui pour gagner quelques sous, se munissait d'une pile de journaux, à l'aube et les vendait sur les places publiques en criant quelques titres pour rameuter les passants.




Vendre des journaux pendant l?hiver se révèle une épreuve périlleuse avec les risques d?avarie de la marchandise

on vendait jadis les journaux à la criée. A la grande époque des journaux, les quotidiens employaient des jeunes garçons qui sur les trottoirs des grandes villes européennes, clamaient la Une du journal. Les clients venaient à lui pour en acheter un.





Vendeurs de journaux et de pain, place Bellecour à Lyon



La place Bellecour à Lyon en 1900...

Elle est l?une des plus vastes de France (300 m sur 200).

Occupée dès l?époque romaine, puis longtemps propriété de riches familles lyonnaises, elle est convertie en place d?armes par le baron des Adrets. Elle devient place royale sous le « roi Soleil ».

En son centre, se dresse la statue équestre de Louis XIV, dite le « cheval de bronze », oeuvre du sculpteur F. Lemot (1825).

on remarque au premier plan, un vendeur de journaux et un vendeur de pains (ils les portent sur sa tête !).


Le soldat Tom Longboat, coureur de fond autochtone, achète un journal d'un jeune vendeur de journaux français, 1917. Bibliothèque et Archives Canada, photographe inconnu PA-001479.






"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: mardi 24 juin 2008 08:27



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Comme hier un petit tour du monde des vendeurs de journaux

en inde




a newyork, accablé par l'élection de roosevelt en 1933

et toujours à new york actuellement


en algérie, à philippeville (skikda)
en 1938


au sénégal


au japon


au mexique




en angleterre


et enfin à paris




Désolé je n'arrive pas à réduire mes photosWall Bash Wall Bash
et certaines photos sont tellement belles que je ne pouvais m'empêcher de vous les mettre
malgrès tous les conseils qui m'ont été données, je n'y arrive pas.
pouvez vous me donner d'autres conseils svp.merci
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
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