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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 16 juin 2008 15:33



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et celle ci elle est un peu mieux



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 16 juin 2008 18:34



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Aujourd'hui il y a un vent chaud chez moi.... encore 31º à l'ombre...

Si je pouvais vous envoyer un peu de chaleur... ça serait avec plaisir!

:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 16 juin 2008 20:44



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Débardage avec des boeufs.

Bonne soirée à tous.

A demain.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 16 juin 2008 21:01



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Bonne nuit Béné
bonne nuit àtous
à demain

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 16 juin 2008 23:20



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à tous,



demain journée incertaine avec grève des chauffeurs routiers pour ceux qui passent leur examentrefle .
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 06:05



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Jump Jump
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
MAD.D72
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 07:11


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bonjour,

Merci d'avoir répondu ce qu'était le métier de mécanicienne pour une femme. Pourriez vous me dire si vous le savez quels sont les différentes régions ou l'on pouvait trouvé ce métier.Merci cela m'aiderait bien.

MAD
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 08:29



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Bonjour tout le monde,

BRAVO Khalida pour cet exposé sur les limonadiers.

Ce matin je vous laisse seuls, car je pars à Tarbes pour liquider ma retraite,
j'ai pas mal de démarches à faire.

A cet après midi

Bisous

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Florence.G519
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 09:41


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Merci Joëlle, le photographe était apparemment plus inspiré !
Etes-vous du Mans ? Sinon puis-je savoir où vous avez trouvé ces photos ?
Merci.
Bonne journée à tous.
Florence
Florence

Le vrai tombeau des morts, c'est le coeur des vivants.
72-MONTANGER ou MONTANGE-GRASSIN-FOUCRE-DUCRE-LEP(E)RON-BEAUPIED-BERRUE-PIERRET-ALIX-PAIREL-GUYONNEAU-BELLANGER-HAMET-RAGOT-JAROSSAY-DUTERTRE-DENFER-CHOPLIN-LAUNAY-PAPIN-GOUAULT-MEICHE-PESCHARD
62-FOURNIER-PARIS-DEVIN-SAUVAGE-DUHAMEL-GALLIOT
54-MANSUY-BRICNET
29-GOGER ou GOGE-TRANVOUEZ-MEAR-KERRIOU-GUILLERM-ROZEC-RICHARD-DEROFF-PEDEN-LOAEC-LE FUR-LE GOFF-KERMARREC-GOURIOU-LE JEUNE-LE NAN
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 10:11



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Bonjour à tous

bravo Khalida pour le limonadier.... il commence à faire chaud ici.... une bonne limonade bien fraiche...ça m 'irait bien!

A la retraitre Joelle?... quelle chance! (en espagnol on l'appelle "jubilación"....quels poetes ces espagnols!)

Pour moi ce matin c'est piscine avec mon petit suisse....



Bonne journée

:bisou:
tchoupy
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 11:05


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Messages: 115
BONJOUR A TOUS

Sur certain acte j ai des métiers suivant

CONDUCTEUR DE CHEVAUX

VALET DE CHARUE

SI VOUS AVEZ LA DEFINITION CES AVEC PLAISIR QUE JE VOUS LIRAI

BONNE JOURNEE
LAURE
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 12:52



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Bonjour Laure et bienvenue

VALET DE CHARRUE = VALET DE FERME = OUVRIER AGRICOLE




CONDUCTEUR DE CHEVAUX = CHARRETIER




on dit aussi conducteur de chevaux pour les éleveurs de chevaux de courses
qui drivent dans les courses de trot attelé.

Amicalement



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David S.
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 13:07


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http://geneal.busiau.com/metiers/

nombreuses définitions ...
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 13:22



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Bonjour David et merci de l'info.
Je l'ai déjà dans mes favoris.
Amicalement

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 15:01



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Me revoici après ma trempette de ce matin....

Jean, je pense que ton fermier il faut le comprendre dans le sens de:

Fermier: celui à qui le souverain afferme le droit de lever certains impôts.

Sous l?Ancien Régime, les fermiers généraux étaient ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics
La Ferme générale s'est développée à une époque où la monarchie souffrait de difficultés financières chroniques. L'affermage des droits de douane et des impôts présentait l'avantage de procurer au Trésor des recettes prévisibles et régulières, tout en le débarrassant des soucis de la perception.
Les droits furent d'abord affermés séparément à différents fermiers, dénommés « traitants » (qui collectaient les droit de Traite) ou « partisans » (qui prenaient un impôt en parti). Ceux-ci s'engageaient à verser au Trésor la somme stipulée au bail, à charge pour eux de percevoir la recette correspondante en se rémunérant sur les excédents éventuels.





Pour enrichir la France Louis XIV développe l?économie. En 1661, Louis XIV fait arrêter Fouquet, surintendant des Finances. Il est remplacé par Colbert. Colbert est un adepte du mercantilisme. Pour s?enrichir, il faut importer peu et exporter beaucoup. Les importations sont taxées Colbert attire des techniciens étranger, crée les manufactures royales pour accroître la production industrielle. Mais la guerre coûte cher. A la fin du règne de Louis XIV, le royaume est endetté. Le roi fait creuser le canal du Midi. Il fait la conquête de colonies en Amérique. Colbert développe la marine. Il crée des chantiers navals et des ports à Dunkerque, Brest, Lorient, Sète. Le commerce triangulaire (canne à sucre, indigo, café) est réexporté dans toute l?Europe. Le grand commerce colonial profite aux ports de l?Atlantique ( Nantes, Bordeaux).



L'indigotier est un arbrisseau des régions chaudes aux fleurs roses ou pourpres. Son nom générique provient du Grec indikon et signifie "de l'Inde", faisant allusion au pays où les Europeens ont découvert cette plante. L'indigotier s'est acclimaté aux régions tropicales et tempérées de l'Asie ainsi qu'à certaines régions de l'Afrique. C'est de ses feuilles, après un long processus de macération que le colorant bleu très prisé en Europe est tiré.
Dès la découverte de la route maritime des Indes par Vasco de Gama en 1498, la porte était ouverte pour l?importation massive de cet indigo.
Il fera une concurrence énorme au colorant extrait en Europe d?une plante de la famille des Crucifères : Le pastel ou guède (Isatis tinctoria).


Indigoterie.Jean Baptiste du Tertre. Histoire des Antilles 1667

Pour obtenir de la teinture, les feuilles de l'indigotier sont d'abord trempées dans de l'eau, puis laisséesà fermenter, processus pendant lequel le glycoside indican se convertit à lindigotine, le principe colorant donnant le bleu.
La culture de l'indigo, la préparation des sols, son traitement quasi industriel, exigent des soins nombreux et une main d'?uvre importante. Il faut capter des quantités d'eau, vers quatre bassins. Un réservoir, un bassin de macération (environ une journée), un bassin de " battage ", un bassin de cristallisation du produit. Mis à égoutter, puis séché, l'indigo était exporté en gros sacs.


Quant à la Houille:

L?histoire du charbon en France est une vieille, très vieille histoire, puisque les premiers écrits qui témoignent de l?exploitation houillère sur notre territoire datent de 1206, il s?agit d?un acte de vente de biens comprenant une exploitation charbonnière dans la région de Boussagues (Hérault). En 1256, des actes de l?Abbaye de Cendras confirment l?exploitation du charbon dans la région d?Alès (Gard). En 1321, d?autres écrits apportent la preuve que le charbon est extrait à Roche-la-Molière près de Saint-Etienne (Loire), L' existence d'un gisement ne pouvait être décelée qu'aux rares endroits où la couche, dénudée par l'érosion, apparaissait à la surface du sol. on exploite alors ces « affleurements » à Saint Etienne, au Creusot, à Alès, à Graissessac, à Commentry, à Carmaux. Henri IV sera le premier à se pencher sur la condition sociale du mineur et il prescrit d'entretenir dans chaque mine un poste de secours « afin que l'usage du charbon se développât ». Mais déjà un médecin allemand, Agricola, a étudié passionnément les « études de l'ingénieur des mines » pour apprendre aux hommes à exploiter, en profondeur, les richesses minérales.
En attendant, on exploite donc les « affleurements » en s'avançant à peu de distance dans la couche lorsqu'ils sont situés à flanc de coteau. Ou bien on creuse des puits, trous de quelques mètres de profondeur équipés d'un treuil en bois. Les mineurs sont des paysans grattant leurs champs pour arracher du combustible. Au XVII ème siècle, la prospection du sous-sol dans le royaume de France se heurte partout à l'hostilité superstitieuse des populations.

L'administration des finances, à laquelle les mines se trouvaient naturellement rattachées à raison des droits perçus sur les exploitations ou leurs produits, ne put songer à porter utilement ses vues de ce côté que lorsque la charge de grand-maître des mines et minières de France put être abolie après remboursement de l'office, conformément à l'arrêt du conseil du 28 octobre 1740, à la maison de Condé, qui en était titulaire.

Dans les deux cas, je ne sais pas quels étaient exactement les impots perçus par les fermiers sur ces 2 produits.

Mais peut-être Joelle, as-tu pensé à autre chose?



:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 16:28



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Coucou,

Florence, pour les photos du Mans,je l'ai trouvée sur internet
en tapant "port du Mans"

Bisous


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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 17:27



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Bonjour Mad

Je ne crois pas qu'il y ait de régions particulières pour la couturière mécanicienne ou la mécanicienne de confection.
S'il s'agit d'une mécanicienne dans une filature, il faut penser aux régions de l'industrie textile: Nord, Picarie, Alace, Lorraine, Champagne, Normandie, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées....

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 17:31



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Bonjour la file..
Un petit coucou au passage.
Merci à toutes et tous pour vos articles tous plus passionnant les uns que les autres.
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 19:34



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CE SOIR ALLEZ LES BLEUS



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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Ingrid.L226
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 20:45


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Bonjour

J'aimerai savoir si quelqu'un serai le nom de ce métier. Mon oncle réparait les boites à musique, mais lui ne se souvient plus du nom



merci
ingrid
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 17 juin 2008 20:46



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Ouais, sus à l'ennemi! Bien parlé Joëlle!
Allez, bonne soirée.
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 22:30



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Bonne nuit à tous, je suis very desappointed
les italiens jouent d'une façon écoeurante.

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 17 juin 2008 23:25



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Liste des métiers déjà étudiés p15


Bonne nuit Joelle...ça sera pour une autre fois....
:bisou: A demain.

Pour Ingrid

Je n'ai trouvé que réparateur de boites à musique ou bien facteur de boites à musique car en musique, et plus précisément, en organologie, le facteur est un artisan qui fabrique, restaure, entretient ou répare les instruments de musique. (sauf pour les instruments à cordes frottées ,dans ce cas on parle de luthier)

Une boîte à musique est un instrument de musique mécanique qui produit des sons en faisant tourner un rouleau qui possède des broches sur sa surface. La rotation du cylindre fait osciller des lamelles de fer à leur contact. Inventée en 1796 à Genève par Antoine Favre, c'est un instrument typique du XIXe siècle.

Comment ça marche :




Le levier [1] fait tourner le cylindre [2], les picots entrainent les lamelles du clavier [3] qui produit la musique. Tout le reste constitue le sommier[4].

Les boîtes à musique peuvent comprendre d'autres éléments tels que des clochettes ou des tambours. Les plus complexes (boîtes du genre harmonie céleste) possèdent aussi un jeu de tuyaux d'orgues. Ces boîtes à musique sont quelquefois agrémentées de figurines qui dansent pendant que la musique est jouée. L'énergie nécessaire aux boîtes à musique est fournie par un ressort qui doit être remonté manuellement
Les premières boîtes à musique étaient contenues dans des tabatières, c?est-à-dire qu'il s'agissait de petites boîtes pouvant se ranger dans la poche intérieure d'une veste.


Tabatière de poche-boite à musique.

Les boîtes à musique peuvent avoir n'importe quelle taille, depuis celle d'une boîte à chapeau à un gros meuble. La plupart d'entre elles sont d'ailleurs destinées à être posées sur table. Elles sont habituellement mues par un mouvement d'horlogerie car produites à l'origine par des artisans horlogers.

Durant la majeure partie du XIXe siècle, la production de boite à musique a été concentrée en Suisse, dans le Jura, contribuant à bâtir une forte tradition horlogère. Les premières fabriques de boites à musique ont été ouvertes en 1815 par Jérémie Recordon et Samuel Junod. Il y avait aussi quelques fabriquants en Bohème et en Allemagne. À la fin du XIXe siècle quelques fabriquants européens ouvrirent des usines aux États-Unis.
Les cylindres sont normalement faits en métal et mus par un ressort. Sur quelques-uns des modèles les plus onéreux, le cylindre peut être remplacé par un autre pour faire changer la mélodie, grâce une invention de la firme Paillard en 1862, qui fut perfectionnée par la suite par Metert, de Genève en 1879. Sur quelques modèles exceptionnels, on compte jusqu'à quatre ressorts qui permettent ainsi à l'instrument de jouer pendant trois heures en continu. En 1865 Charles Reuge, un horloger du Val-de-Travers, ouvre à Sainte-Croix la manufacture Reuge et commence la production de montres de poche munies d'une boîte à musique.



Montre de poche musicale Reuge à automates.

Les toutes premières boites à la fin du XVIIIe siècle utilisaient des disques métalliques. Le remplacement par des cylindres semble avoir eu lieu après les guerres napoléoniennes. Toutefois, dans la seconde partie du XIXe siècle, des instruments produits en masse comme le Polyphon utilisaient des disques métalliques interchangeables en lieu et place des cylindres. À cette époque les machines à cylindres devinrent rapidement minorité.
Le terme "boîte à musique" s'applique aussi à certains appareils à mouvement d'horlogerie où un disque métallique est utilisé uniquement dans un but de "programmation" sans produire de son directement au moyen des pics et d'une lamelle. À la place, le cylindre (ou le disque) travaille en déplaçant des clapets et leviers qui alimentent et ouvrent des valves pneumatiques qui à leur tour soufflent ou bien pincent les cordes d'instruments modifiés. Quelques appareils peuvent faire les deux simultanément, en étant bien souvent déjà basés sur un piano mécanique ou une boîte à musique telle que l'Orchestrion.
À la fin du XIXe siècle et au début du XXe les boîtes à musique furent progressivement remplacées par les pianos mécaniques, plus évolutifs et à la puissance sonore plus élevée. L'apparition des gramophones, plus petits, permettant de reproduire les voix, entraina aussi le déclin des boîtes à musique. À cette même époque, l'augmentation du coût du travail augmenta le prix des boîtes. Actuellement certaines tâches de fabrication des boîtes ont été automatisées (telles que le piquage des cylindres) ce qui a permis d'abaisser un peu leur prix.






:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 12:39



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Ça y est j'ai mis toute ma petite famille dans l'avion.....

Pas grand monde ce matin sur le fil.... serait-ce la deception du foot?

Bonjour Jean.

À Paris, au Moyen Age, les tabletiers tirent leur nom des tablettes de corne, ardoise, bois dur et ivoire qui, une fois enduites de cire, permettent l?écriture au stylet.
En 1741, par le jeu des associations de corporations, ils deviennent "maîtres et marchands peigniers, tabletiers, tourneurs, mouleurs, piqueurs, faiseurs et compositeurs de bois d?éventail, marquetteurs, tourneurs et tailleurs d?images d?ivoire et enjoliveurs de leurs ouvrages" et se font parfois même "remetteurs de dents" ! Au droit de "découper, tailler, sculpter, ciseler et travailler l?ivoire de toutes formes et modes", s?ajoute "celui de dépecer et façonner la baleine, l?écaille, les os, la corne, les ergots, les bois d?ébène, violette, palissandre, buis, nacre, ambre et autres bois exquis".

Quant au luthier, Joelle l'a étudié en page 18-19.

Et un petit article trouvé sur le Net sur un tourneur sur ivoire actuel:

"Pierre Meyer, tourneur "figuré" sur ivoire à Romainville

À soixante-quatre ans, cet ébéniste retraité, tourneur "figuré" sur ivoire, entre dans la force de l'âge de son art et il est enfin reconnu. Son art du tour et de l'objet quasi unique au monde le propulse aujourd'hui sous les feux des médias et ce n'est pas un hasard. Depuis de longues années, il ?uvre pour les plus grands joailliers, bijoutiers et têtes couronnées. Pierre Meyer est toujours resté dans l'ombre, dans celle des Van Cleef & Arpels, des Cartier, des antiquaires malins pour qui, ni vu ni connu, il remet en état des collections de tournages baroques "irréparables". Ou comme ces aigrefins qui ont tenté de lui faire réaliser des fausses pièces en ivoire du XVIIIe. Retour sur un Maître d'Art du "9-3", un Parigot de la banlieue Est de Paris, son parcours, ses secrets, ses défis et ses rêves.




En quoi consiste votre métier ?

Pierre Meyer : En réalité, je suis à la retraite depuis fin 2000, mais je suis aussi tourneur sur ivoire et je n'ai jamais autant travaillé. Ébéniste de formation, j'ai commencé dans la restauration de meubles anciens puis j'ai divergé vers différentes spécialités, dont la Tabletterie (initialement, la tabletterie consiste en l?écriture sur des tablettes en ivoire, on utilise aujourd?hui ce terme pour désigner de touts petits objets, Ndlr). J'ai réalisé des objets pour la haute bijouterie, les Sultans de Brunei et d'Oman ou le Roi Hassan II du Maroc.

Il y a plus de quarante machines dans l'atelier et je n'arrête pas. on travaille la nacre avec des scies diamant et perçage diamant. on travaille le quartz, le cristal de roche. En fait, ce qui m'intéresse, c'est de toujours faire quelque chose de nouveau. C'est pour cela que je me consacre aux prototypes de série pour la haute joaillerie. Tout au long de ma carrière, j'ai été amené à travailler toutes sortes de matériaux et donc l'ivoire également. Et cela a été une révélation. C?est ce matériau que je préfère travailler car chaque pièce est un défi nouveau et différent, et que j'aime les défis !

Quel est votre parcours jusqu'à ce titre de maître d'art ?

Chez moi, nous sommes ébéniste de père en fils. Mon grand père l'était, mon père aussi. Comme moi, mais pas comme mon fils qui est dans l'informatique. J'ai donc embauché un jeune de l'école Boulle pour me succéder. Il a passé trois quatre ans avec moi, puis a repris l'atelier. Sinon, tout serait parti à la ferraille, vendu, éparpillé. Même le métier allait disparaître. Je le forme depuis plus de huit ans maintenant et il va continuer. C'est sur l'insistance du président de la Chambre syndicale des ivoires que je me suis présenté aux "Maîtres d'Art"en 2000, je n'étais pas encore en retraite. Mais je n'ai pas été retenu à cette époque et j'ai tout envoyé promener. on m'a relancé plusieurs fois et je ne m'y serais jamais représenté si la compagne de mon élève n'avait pas monté et présenté mon dossier sans me le dire."


En fait, Pierre Meyer est tourneur figuré sur ivoire

Sa passion pour le tournage figuré débutera par un défi. Un antiquaire lui confie un jour « on ne trouve plus de tourneurs comme dans le temps » ; car il cherchait désespérément quelqu?un pour fabriquer deux pièces manquantes d?un échiquier réalisé en tournage figuré et boule de canton. Ce dernier accepte de lui confier les pièces.Dés lors Pierre MEYER n?aura qu?un but, réaliser ces objets. Pour cela, il étudie l?ouvrage de référence du 18e siècle : LE PLUMIER ; il lis, relis, fabrique. Jusqu?à arriver à l?élaboration d?un tour spécial pour le tournage en figuré. Il arrive a force d?essais et de perspicacité à réaliser les pièces manquantes. La passion était née. Au fil des années, il peaufinera sa technique en étudiant la fabrication de nombreuses pièces en rampant, escalier d?araignée, pointes de diamant, faux osier, aspect de fleur ou de dentelle. Jusqu?à une maîtrise total de cet art. Il restaure toutes sortes d?objets en tournage figurés (pots, vases, boîtes,?) et réalise même des création pour son plaisir personnel et celui de prestigieux collectionneurs.


Flûte en ivoire du XVIIIème.

Bonne journée

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 12:53



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Bonjour Béné, Bonjour à tous,
Ce matin c'était coiffeur, pour changer de tête. J'ai décidé de garder mes cheveux blancs.

Bravo à Béné pour les boites à musique et à Jean qui est un puits de connaissances, et nous offre ded métiers bien particuliers.

Bisous à tous
à tout à l'heure.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 15:46



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Tu as raison Joelle, moi aussi je les garde (il est vrai que je n'en ai pas trop....)

Sinon on peut toujours utiliser ce genre de couvre-chefquoi



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 18:44



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Ben moi je ne vois pas avec un truc comme çà. je Préfère ma tête, même si elle est pas jolie.

Bon, je sais la photo est pas géniale, mais c'est pas facile de se photographier tout seul.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Joëlle.B97
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 18:50


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Quelques jours sans venir et on a des choses à rattraper !!! C'est vraiment intéressant de venir ici : vous avez tous des sujets superbes à découvrir.
Merci Joëlle et Bénédicte pour les documents sur les débardeurs, je me fais des petits dossiers !
A propos des boîtes à musique, on pense souvent aux horlogers, plus qu?à des fabricants d?instruments de musique. La première b.à m. a probablement été créée à Genève en 1796 par l?horloger Antoine Favre qui utilisa le procédé du cylindre à goupilles, dont l?origine provient du carillon mécanique déjà signalé au XIVème S.
Si vous avez l?occasion un jour, visitez le Musée de la musique mécanique aux Gets (Haute-Savoie, station de ski très familiale). C'est la capitale de la musique mécanique.
Je prends note des flûtes en ivoire, c'est super, je ne connaissais pas.
L'origine des instruments de musique vient, après l'instrument que nous possédons tous : la voix, de la découverte de l'effet du vent dans des os. Les hommes se rendant compte de l'effet de la vibration auraient peu à peu utiliser les os comme instruments. Les premières flûtes seraient donc des flûtes en os (Ceci est expliqué et montré à la Cité de la musique, où l'on a reproduit ce genre de flûte, les vraies étant conservées à l'abri de la lumière). Les élèves s'amuseraient peut-être plus dans les collèges si on leur proposer des matériaux différents !
Joëlle.B97
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 18:52


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Joëlle, votre coiffure est plus sympa que la petite dame !!!!
(J'avais mis "ta" au début, je peux me permettre ?).
Bonne soirée.
Joëlle.B97
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 18:55


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En fait, elle fait la tête (sans jeu de mots) parce qu'elle est invitée à un dîner et le coiffeur s'est un peu loupé !
Angoisse : elle avait décidé de passer inaperçue !
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 19:40



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Joelle tu peux tutoyer
no probleme

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 18 juin 2008 21:12



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Moi aussi Joelle, je préfère ta bouille au "chapeau à l'ombrage" des Cevennes!

Mais, ce ne sais pas si c'est le contre-jour, je ne vois pas de cheveux blancs...

Bonne soirée.

A demain

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 10:22



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Bonjour à tous

Difficile de ce connecter ce matinWall Bash

Bonne journée.

:bisou:

Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 12:25



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Bonjour Bénédicte, bonjour la file. :bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 16:25



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Bonjour Jean Marc.

on dirait que ça fonctionne...

Eventailliste
Personne dont le métier consiste à confectionner, à monter, ou à vendre des éventails.



(image empruntée au site des Métiers de nos Ancètres de D :Chatry)

Signification de l?éventail

Si le XIXème a réduit l'éventail à l'accessoire de mode féminin, malgré un raffinement encore remarquable, ses racines sont beaucoup plus complexes et symboliques. Dès les origines, on le trouve placé dans les mains de statuettes représentant la prêtresse du Feu quand, homme balbutiant, nous n'étions pas encore capable de le faire naître. L'éventail est alors l'objet magique utilisé par la prêtresse pour attiser les braises recueillies après la foudre ou l'éruption d'un volcan. Il est, de Toutankhamon aux chefs de guerre japonais, objet de pouvoir et de ralliement à la noble cause.
Il est ici bannière, là il prend la forme d'un sceptre célèste. Aujourd'hui encore au Kung-Fu, il est l'arme suprême.
Dans les tissages coptes on le retrouve sous la forme de feuilles de figuiers déployées en éventail et utilisé comme paravent de la pudeur . Il est alors le marqueur de la prise de conscience de la différenciation des sexes. Suivant les usages savants et libertins du XVIIIème, des éventails d'un luxe et d'un raffinement incroyable sont glissés entre les doigts de toutes les personnes du beaux sexe, pour devenir une foi fermés, baguettes féeriques capables de déferler au plus léger mouvement. Mais l'éventail n'est pas seulement symbole de l'amour: il est également au fil des siècles toujours présent dans les rites religieux, quelque soit les conféssions. Il sert évidement à rafraîchir et protéger des insectes lors des offices extérieurs, mais il est avant tout le messager des dieux. En Asie il protège des mauvais esprits; en Orient et en Europe il est le battement du vol de l'ange même. Il fait descendre l'esprit saint sur les croyants et monter vers Dieu les prières de chacun.

Histoire

Si l?eventail remonte à la préhistoire, il faudra attendre l'ancienne Egypte pour voir une évolution. L'ancêtre de ce qui sera appelé plus tard flabellum ou esmouchoir naquit du désir de protéger le souverain des mouches qui envahissaient le sud de la Méditerrannée.
Dans l?Ancienne Egypte,les éventails étaient considérés comme symboles du pouvoir et du rang social.Leur usage était réservé au pharaon et parfois à sa famille la plus proche (enfants ,épouses ...)




Ils étaient faits de plumes d?oiseaux, surtout de paon,et pourvus de longs manches pour que les serviteurs puissent faire de l?air et chasser les mouches.
La forme était semicirculaire avec des plumes de couleur fixées à une base rectangulaire où apparaissaient des symboles identifiant le propriétaire. L?union des plumes avec le manche était ornée d?une fleur de lotus, fleur sacrée pour les egyptiens et appelée Rose du Nil.



Eventail de Toutankhamon
Ce petit éventail fut découvert dans un coffre en bois peint en blanc qui était placé dans la salle du trésor.Il mesure 18cm, il est rotatif, en ivoire et fixé à une poignée articulée. les plumes sont intactes.

En Chine comme en Egypte, en Inde ou en Grèce, les premiers éventails se présentaient sous forme d'écrans, c'est à dire qu'ils ne pouvaient être ployés.


Statuette gecque

L?éventail en Chine et au Japon

Si l?usage de l?éventail est attesté depuis près de 5000 ans dans différentes civilisations antiques, la fabrication traditionnelle des éventails en Chine remonte à la dynastie des Han (206 av. JC ? 23 après JC).
Les premiers éventails chinois étaient en plume. C?est pourquoi la langue chinoise utilise le même caractère pour désigner les plumes et les éventails.
Le bambou était également utilisé dès le IIème siècle pour fabriquer les éventails.
Les éventails pliables, très populaires sous les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911), sont vraisemblablement apparus au IXème siècle, en provenance du Japon.



Eventail en carapace de tortue, bois laqué, papier peint à la main, et figures d?ivoire.
Chine (Canton)1850


En Chine, les éventails ont été utilisés par toutes les classes sociales. Si les modèles les plus courants étaient faits en feuille de palmier, d?autres témoignent d?une grande compétence artistique. on a ainsi retrouvé des éventails en ivoire utilisés à la cour impériale.


Eventail chinois de palais.

C?est au Japon que l'éventail plié a été inventé au IXème siècle, avant d?être introduit en Chine par l'intermédiaire de la Corée.
Les plus grands peintres chinois ou japonais ont utilisé ce support pour leurs ?uvres, notamment à l'époque Ming.

Même si des éventails au goût européen ont été fabriqués en Orient dès le XVIIème siècle, cet accessoire est resté un élément essentiel de l'art de vivre et de la culture.
Son rôle est fondamental dans le théâtre japonais Nô et dans certains arts martiaux qui utilisent des éventails de guerre ou gunsen. Pendant le Moyen-Age au Japon, le chef de guerre (le shôgun) portait un "gunsen".Ce type d'éventail doté d?une monture en acier servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes (brandi ouvert), et de garde et de protection (une fois fermé) lors de combats au sabre.




En Chine l'éventail est aussi utilisé dans l'art du Kung fu comme l'arme suprême annihilant le corps et l'esprit.
Il est également présent au Tai-chi-chuan et dans la danse traditionnelle chinoise.




En Amérique
L?eventail existait également dans la culture maya et était réservé aux nobles.





Manche d?éventail trouvé dans une tombe à Monte Alban (Oaxaca) Il s?agit d?un cylindre d?or pur terminé par une tête de serpent dans la gueule duquel se trouvaient des plumes de quetzal qui, dans la culture maya, étaient le symbole de la richesse,la fertilité , le pouvoir et la beauté.

(à suivre...)

Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 16:34



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En Europe

Au Moyen Âge on l?appelait « esmouchoir » composé d'un manche et de longs fils de crin.Certains sont plus sophistiqués.On trouve ainsi la trace de celui de la comtesse Mahaut d?Artois en 1316, «esmouchoir a tout le manche d?argent », ou celui de la reine Clémence en 1328, « esmouchouer de soye broudé ». Dans une charte de 1384, on trouve la mention d?un « esventour » ;Rabelais parlait des « eventoirs de plumes, de papier, de toile ».
Le flabellum est un éventail liturgique utilisé dans l'église catholique pour chasser les mouches pendant les offices. Les "flabelli" utilisés semblent avoir été soit à plumes fixées sur un manche, soit du type "cocarde" ou "écran soleil".Ce n'est qu'avec le concile de Vatican II, il y a moins de 40 ans, que le flabellum disparaîtra des attributs pontificaux; son usage fut supprimé par Paul VI. L'équivalent orthodoxe est le ripidion



Pie XII. Flabelli.

Ce n?est qu?après la Renaissance que le terme d?éventail se généralise. C'est en 1540 que les portugais rentrant du Japon vont répandre l'éventail en Europe à partir du marché de gros de Lisbonne. L'Italie adhérera immédiatement à cette nouvelle forme d'éventail. C'est surtout en Italie (parallèlement aux éventails écran, qui demeuraient appréciés) que se développa une production de qualité, grâce aux prouesses des peaussiers dans l'obtention d'un vélin particulièrement fin, dit cabretille, peau de cygne etc. Les italiens et les français utilisèrent assez vite ces peaux (et, plus rarement, du papier), en y reproduisant des scènes mythologiques ou tirées de l'histoire ancienne, sur la base de tableaux de peintres connus. Cet accessoire finit par conquérir toutes les cours européennes. Catherine de Médicis lance la mode à la cour de France et son usage a d?abord été réservé à l?aristocratie.
Les éventails étaient alors de véritables objets d?art avec des montures d'ivoire, de nacre ou d'écaille et des tissus comme la soie ou la dentelle.



Angleterre 1760

C'est sous Louis XIV et sur l'initiative de Colbert que fut instituée la corporation des éventaillistes, le 15 février 1678. Etaient éventaillistes ceux qui pliaient et montaient les feuilles, les tabletiers réalisaient les montures dans l'Oise.


Détail éventail XVIIIème.

Les sujets devinrent souvent moins recherchés avec les bergerades de la fin du XVIIIe siècle, la qualité moindre minorant le prix et facilitant la diffusion de l'objet dans la classe moyenne. Il devint même populaire grâce aux techniques d'impression (parfois même vecteur de propagande politique pendant la Révolution).



Détail éventail Révolution

C'est à cette période qu'il disparut presque en France, pour ne réapparaître qu'avec plus de vigueur après 1830, connaissant un second âge d'or pendant le Second Empire et atteignant sa taille maximale vers 1890.
Aux XVIIIe et XIXe siècles l?éventail devient, en plus d?objet de mode, instrument de communication,ainsi que le mentionne cet article du « Journal des Femmes » de 1835 : « Et cependant, que de fois ils [les éventails] ont été agités,soit pour marquer l?impatience, la joie ou le dépit ; car, vous le savez, mesdames, à cette époque l?éventail était l?arme des belles ; il y avait pour le beau sexe l?exercice de l?éventail ; chaque mouvement indiquait une émotion, et toutes les femmes se servaient de l?éventail, depuis la coquette habile, la prude astucieuse, l?orgueilleuse au front hautain, jusqu?à la femme honnête et modeste qui souvent n?employait
l?éventail que pour se rafraîchir ou pour cacher un sourire involontaire. ».
Il est quelque peu tombé en désuétude pendant l'entre-deux-guerres, hormis en tant qu'objet publicitaire (parfois d'excellente qualité) et hormis aussi dans quelques pays comme l?Espagne, où la fabrication s'était établie moins d'un siècle plus tôt. La fabrication espagnole, qui avait été négligée par la haute société durant le XVIIIe siècle, se développe dès 1830. Valence est alors le centre incontesté de cette industrie en Espagne.



Eventail de Valencia.


D'autres éventails dans le monde:


Eventail japonais de cérémonie.


Eventail du Cameroun en bois sculpté et fibres tressées.


Eventail du Rajasthan en coton et perles.
(à suivre.....)

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 16:47



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Fabrication d?un éventail

Un éventail est composé d?une monture et d?une feuille. La monture est la partie rigide de l?éventail, composée de brins. La partie haute du brin, plus fine et cachée par la feuille, est appelée bout. Les deux brins extérieurs, nommés panaches, sont plus solides afin de protéger l?éventail lorsqu?il est replié. La tête est la partie où les brins sont réunis par une rivure, parfois ornée d?une pierre précieuse. La feuille est la partie supérieure de l?éventail, constituée en matières variées. Elle est collée sur les bouts et peut être doublée d?une contre feuille
qui cache complètement ceux-ci.


La réalisation d?un éventail est une succession de travaux allant de la conception à l?assemblage final en passant par la réalisation de la monture et de la feuille. Cela représente plus d?une vingtaine d?opérations demandant un savoirfaire très poussé. L?éventailliste est un peu le chef d?orchestre de toutes ces personnes. En
général, c?est lui qui conçoit le modèle d?un nouvel éventail, parfois c?est un dessinateur. C?est l?éventailliste qui imagine la forme de la feuille, qui choisit la matière de la monture. Quand le modèle est fixé, c?est encore lui qui
dirigera et supervisera les différentes étapes de la fabrication de l?éventail. La production des éventails en France était très localisée. La plupart des éventaillistes sont établis à Paris et l?essentiel de la fabrication des
montures est effectué dans l?Oise. Seules les montures en métal précieux étaient confectionnées à Paris. Dans l?Oise, deux régions se partageaient le reste de la fabrication : le canton de Méru et celui de Noailles. Cette fabrication restait un travail artisanal, spécialité de petits artisans qui travaillaient à domicile. Ils pratiquaient
cette activité en complément de l?agriculture et étaient payés à la tâche. À la fin du XIXe siècle, ce sont près de 3000 ouvriers qui sont occupés à cette fabrication. Certains villages travaillaient plus particulièrement un matériau :Andeville pour la nacre, Cordecerf pour les bois fruitiers, La Boissière pour l?os.
(Sources: Jean Louis Morel)


Pour voir avec plus de détails la fabrication voici ce lien:

http://www.annehoguet.fr/monture.htm

Et pour ceux et celles qui aiment la dentelle, la fabrication d'un éventail en "frivolité":

http://www.lecurieux.com/Frivolite/frivolite.htm

Un autre site sur les éventails:

http://www.eventails.net/


"Les fiançailles", chromolithographie
sur papier, monture en nacre
(1850/1860) Atelier A.Hoguet.

Un métier associé: Peintre éventailliste

Parfois l'éventailliste est lui-même peintre, parfois non.



Louise Mac-Ehrler
Gravure - L'Illustration Européenne (Bruxelles) 1888

Contrairement au XVIIIe, où la peinture de feuilles d'éventails était considérée comme un art mineur, ne méritant pas d'être signé; au XIXe de grands noms s'illustreront, Edouard Manet, Renoir peignit des miniatures sur éventails, Pissaro réalisa 72 projets, Paul Gauguin 26, ou les Nabis comme Maurice Denis entre autres. La fin du XIXe voit se développer le marché publicitaire et des éventails cotillons en très grande série.



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 17:04



Inscrit le: 10/04/2003
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bravo bravo

C'est un travail d'artiste!!!!!!!

Un site sur le langage de l'éventail
avec en prime de magnifiques photos

http://www.decofinder.com/_daz/_OBJETS_DECORATIFS/eventail_langage.htm

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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 17:06



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Pour Béné,

voilà mes cheveux blancs!!!!!!!


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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 18:46



Inscrit le: 11/02/2006
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Bon Joelle, si tu le dis je veux bien te croire..... mais j'ai vu plus blanc que ça...:bisou:

Jean, tes ancêtres étaient cultivateurs.... comme 90% de nos ancêtres à tous....
Mais parmi les autres, il y en a peut-être qu'on n'a pas encore abordés....nous verrons.

Bonne soirée.

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 18:52



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonjour Jean.
Vous savez, pour moi c'est à peu prés la même chose : Mon grand père paternel était chef de gare dans un petit village de la Hte-Marne ; ma grand-mère paternelle a travaillé comme ouvrière de filature prés de Troyes ; Mon grand-père maternel était employé à la SNCF (comme???), Mes arriéres grands parents étaient d'un côté vanniers ambulants et de l'autre jardiniers. En remontant le temps, j'ai des journaliers, un menuisier, un puddler, bref, pas de quoi pavoiser non plus.
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 18:53



Inscrit le: 10/04/2003
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Merci Jean pour ces pistes

cà tombe bien j'ai préparé pour demain un sujet sur les embaumeurs!!!

Bonne soirée à tous, je m'en vais arroser le jardin. Aujourd'hui il a soif (et moi aussi) Il fait très chaud.

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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 20:55



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonne soirée



brr.. les embaumeurs Joelle....passe une bonne nuit.

A demain

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 19 juin 2008 22:54



Inscrit le: 10/04/2003
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Ah oui Jean ils avaient l'air de bien "rigoler"

Merci Sylvie pour les chats, ils sont superbes!!!!!!!
je les prends dans ma galerie.

Bonne nuit à tous
Bisous

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joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 09:52



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Bonjour Jean,
Bonjour tout le monde,

Où est la légende qui dit que les "croque-morts" étaient de joyeux lurons?????? dans la vie privée j'entends.


Connaissez-vous l'origine du mot croque-mort ?

La recherche dans les textes en vieux français, permet de trouver la réponse.
Dans les temps anciens, pour s'assurer qu'une personne était bien décédée, l'usage voulait que la personne en charge de cette vérification, le croque-mort donc, mordait violemment un des doigts de pied de la victime (en général un pouce) ; si rien ne se passait, l'issue était fatale et la mise en terre inéluctable...

Cette fonction de croque-mort, qui était en fait une vraie charge (comme les bourreaux), se transmettait de père en fils depuis la nuit des temps. Or il arriva une 1ère catastrophe : le dernier croque-mort, bien qu'ayant eu de nombreux enfants, n'eut aucun garçon. Sa fille aînée reprit donc sa charge, après réunion et aval favorable du conseil des sages compétent dans ce type de question.

Et seconde surprise, la première victime qu'elle eut à traiter avait une grave maladie, qui l'avait conduite a être amputée des 2 pieds... Pire encore, la gangrène l'avait en partie gagnée et on lui avait coupée les 2 jambes jusqu'à hauteur des cuisses...

La jeune fille examina la situation... et mordit donc avec précaution le premier membre inférieur qu'elle put trouver...

Ce fut à cette époque et dans ces circonstances, très précisément, qu'on passa de l'expression "croque-mort" à ... "pompe funèbre".




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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 09:55



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Autre version

Le croque-mort
Le croque-mort ne croquait pas l'orteil du défunt pour confirmer sa mort. L'origine du mot n'est pas clairement établie. "Croquer" voulait parfois dire "frapper d'un coup sec". Le croque mort était donc celui qui cloue le cercueil.


Selon une autre interprétation "Croquer" signifiait "voler", "faire disparaître". Le croque-mort était donc celui qui fait disparaître les morts.




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 10:01



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Joelle, Sibie, Jean, Jean Marc...et tous les autres...

Joelle, bien que la première version du croque mort soit la plus amusanteWOW WOW ... jecrois que la seconde se rapproche plus de la vérité..... mais bon, qui saitWink

Bonne journée.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 10:27



Inscrit le: 10/04/2003
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Je ne sais ce qui s'est passé tout mon sujet est parti.
Je recommence.

1h de boulot.


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 10:39



Inscrit le: 10/04/2003
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De l?embaumement antique jusqu?à la thanatopraxie moderne



Depuis l?antiquité différents peuples tels que les Incas, Mayas, Précolombiens, Chinois, Tibétains?, nous ont laissé des preuves irrécusables d?anciennes traditions funéraires. Les hommes se sont toujours préoccupés de conserver leurs morts dans un esprit rituel et religieux, afin de les préserver d?une décomposition dégradante.
La mort fait partie des grandes énigmes de la vie et l?homme s?est toujours interrogé quant à l?évolution des pratiques de l?embaumement appelé aujourd?hui thanatopraxie et ce, en passant par la période médiévale dite également anatomiste.



Le mot embaumement fait naturellement référence à l?Egypte Antique. Il existe différentes façons d?embaumer liées au rang social du défunt, sa fortune et les v?ux de la famille. Cette pratique s?appuie sur un ouvrage égyptien "Le livre des Morts", dont le véritable titre est "Sortie vers la Lumière". Il est composé de chapitres et de rubriques qui nous donnent de précieuses indications sur les techniques utilisées par les embaumeurs et l?extrême ritualité du procédé. Ce livre est un guide pour le cheminement de Ka (l?âme du défunt) lors de son voyage cosmique. Pour les Egyptiens, l?âme d?une personne décédée quittait le corps et après une absence de 3000 ans regagnait son ancienne demeure charnelle à condition, bien sûr que celle ci soit encore en état de la recevoir.


Hérodote

Le récit d?Hérodote, historien grec ayant vécu au cinquième siècle avant J.C, est considéré comme l?un des plus fiables. Selon ce texte, l?embaumement se pratiquait en quatre étapes :


Dans un premier temps, les embaumeurs procédaient à l?ablation du cerveau. Pour cela, ils perforaient à l?aide d?un crochet l?os ethmoïde et ôtaient le plus de matière cérébrale possible. Ils introduisaient dans la cavité crânienne des résines chaudes ou du goudron bouillant pour liquéfier le reste de matière puis ils retournaient le corps, en décubitus ventral, pour permettre l?écoulement du fluide organique par les narines.



Ensuite, à l?aide d?une pierre d?Ethiopie, ils incisaient latéralement le flanc abdominal pour pratiquer l?ablation des viscères.



Ces dernières étaient déposées dans quatre vases canopes qui accompagnaient la dépouille dans le caveau. Les canopes étaient scellés d?un bouchon à l?effigie de chacun des fils d?Horus, lui-même représenté par un faucon portant le psychent, symbole de la vie et de la mort.



Ces organes devaient servir dans une seconde vie. C?est pourquoi, les embaumeurs laissaient le c?ur en place car il était le siège de l?intelligence et des émotions du défunt.



Enfin, la toilette faisait l?objet d?une attention toute particulière. Des fluides composés de vin de dattier, de baumes, d?essences, d?épices.



Ils immergeaient ensuite le corps dans une saumure puissante et astringente, très riche en sel, en carbonate de sodium, autrement appelée Natron.



Il en résultait une perte de poids et de volume considérable. Cette solution très corrosive, imposait aux embaumeurs de lier les ongles aux doigts avec du fil d?or ou de cuivre pour éviter qu?ils ne tombent.

Après soixante dix jours, le corps sec et nettoyé à l?eau claire, était enduit d?huile pour favoriser l?élasticité des tissus. Il était frictionné et les yeux étaient remplacés avec soin par des prunelles d?émail.



Les embaumeurs redonnaient du volume au corps avec de la paille, de la sciure de bois, de la mousse de lichens? et des bandelettes de lin saturées de résines pour le crâne. L?incision due à l?éviscération était recousue ou collée mais recouverte d?une plaque de cire ou de métal représentant l??il magique d?Osiris (symbole de la vie éternelle).



L?opération se terminait par un vernissage soigneux suivi d?un enveloppement intégral du corps, commence par les plus petites parties telles que les doigts par des bandes de lin enduites de gomme. Un papyrus contenant des incantations du « Livre des Morts » était glissé entre les bras liés du défunt. Des amulettes, des scarabées, des parchemins accompagnaient le corps, insérés dans les bandes de lin. Le travail terminé, la momie se voyait redressée telle la colonne vertébrale d?Osiris puis rendue à la famille.





Durant tout ce rituel magico-religieux, des prières étaient psalmodiées simultanément. Il s?en suivait la cérémonie de la fermeture de la bouche qui succédait aux funérailles, permettant à la momie de manger et de boire à nouveau.
on distingue deux sortes de momies : la momie rosée, légère et parfumée, embaumée à la résine et la momie noirâtre, lourde et mal-odorante, embaumée au goudron. Les deux techniques étant principalement réservées à l?élite.

Durant 4000 ans, différentes dynasties se sont succédées, au début, seuls les pharaons, leurs femmes, les ministres et les scribes faisaient l?objet d?un embaumement (dynastie ptolémaïque). Ce secret jalousement gardé est entré dans le domaine public et l?embaumement s?est vulgarisé (environ deux cents ans avant J.C). Cette technique est passée aux mains des prêtres (parachites, colchytes, taricheutes) qui résidaient aux quartiers des morts, exclus de la société.


Tootankamon

A la fin des dynasties égyptiennes, Cléopâtre étant la dernière reine, l?embaumement périclite, les égyptiens perdent leur science nécrosophique.

Après l?empire pharaonique, vers 623 avant J.C, les hébreux perpétuent la toilette rituelle. Cette toilette ne vise plus à conserver le corps du défunt mais à le purifier.

Du VIIIème au XIIIème siècle, la technique d?embaumement est considérée comme pragmatique. Seuls les plus grands prélats sont embaumés pour le transport de leur corps. Des préparations hétéroclites servaient à traiter les rois et les membres de leur famille telles que l?utilisation de vinaigre, de térébenthine, eau de vie, sel et aromates de tout genre. En 877, Charles Le Chauve fut le premier à être embaumé après l?empire pharaonique. Les préparations étaient administrées par les voies naturelles mais à la période des croisades cette technique se montra peu efficace car elle ne tenait pas le temps du voyage de retour. Elle fit donc place à la technique de dépeçage.

Saint Louis ou Louis IX, parti en croisade via Tunis, y décéda du typhus. Il bénéficia, donc, de cette technique appelée "mos teutonicus"» qui consistait à retirer le c?ur et les viscères, à démembrer le corps pour le faire bouillir afin de récupérer les os. Les viscères étaient dispersées en différents lieux traversés sur le chemin du retour jusqu?à l?arrivée de son lieu d?inhumation.



A la fin du XIIIème siècle, cette technique fut interdite car elle choquait l?opinion publique.

Mais au XIVème siècle, la nécessité de conserver les traits physiques se fit ressentir. En 1314, Philippe Le Bel mourut et fut embaumé à visage découvert mais le corps se dégrada rapidement. Pour pallier ces lacunes techniques, des effigies furent réalisées à l?aide des empreintes. Ainsi pour les obsèques de François 1er qui durèrent huit jours, les embaumeurs créèrent un substitut en cuir qui fut promené publiquement.

L?embaumement réapparaissant au XVIème siècle, vient du latin In Balsamum, c?est à dire « conservé à l?aide de baumes ».
C?est au XVIIème siècle que les scientifiques découvrirent ce qui allait aboutir à la naissance de la thanatopraxie moderne.

Vers 1616, William Harvey, un médecin anglais, découvrit l?existence de la circulation sanguine. Par la suite, Marcello Malpighi, physiologiste italien, fit la découverte des capillaires sanguins. Enfin, en 1683, Anthony Van Leeuwenhoek découvrit l?existence des bactéries, micro-organismes responsables de la décomposition des matières organiques et de bien des maladies.

Léonard de Vinci, ingénieur, peintre et scientifique, dessina un nombre incalculable de planches anatomiques. Il a du, pour cela, procéder à des dissections, et par le fait même, embaumer ses sujets d?étude d?une manière ou d?une autre. Il est possible qu?il ait préservé ses sujets au moyen d?injection de fluide préservatif, tel que le docteur Frédérick Ruysch le découvrit au XVIIIème. Malheureusement, il ne laissa aucun écrit. Par la suite, aux environs de 1718 à 1783, les frères Hunter, John et William, anatomistes écossais, perpétuèrent l?injection artérielle principalement avec de l?huile térébenthine, de lavande, de romarin ainsi que de vermillon. Ils éviscéraient les corps et traitaient les organes qu?ils remettaient dans leur cavité d?origine et les recouvraient d?une poudre composée de camphre, de résine et de sulfate de magnésium. C?est au début du XIXème que le chimiste Jean Nicolas Gannal révolutionna la thanatopraxie. Ces travaux de conservation de corps consistaient à injecter une solution chimique, composée, entre autre, de phosphate de sodium et d?arsenic, par voie artérielle sans autre intervention sur le corps. Ce procédé fut breveté en 1837 et utilisé mondialement, mais les sels arsénieux furent interdits en France en 1850. Cependant, quelques années plus tard, en Amérique, deux internes, Ranouard et Holmes améliorèrent le procédé de Gannal sur des soldats morts pendant la guerre de sécession.
C'est une erreur de manipulation commise par un certain Hofmann, chimiste allemand, qui fit découvrir le formol en 1870. Dix ans plus tard, en Angleterre, Le docteur Clark créa la première école de conservation des corps. Deux ans après, Léon Gambetta décédait et fut, pour la première fois, traité au formol par Baudriand. La technique s?améliora mais resta la même. Elle consistait à une injection artérielle et à la ponction du sang ainsi que des fluides physiologiques principaux responsables de la décomposition organique.

C?est en Grande Bretagne que des écoles prestigieuses s?instaurèrent, comme le British Institut of Embalmers en 1900, et formèrent des médecins à cette pratique. Ils seront les seuls à exercer jusqu?en 1969. En France, des pionniers comme J. Marette, E. Aubert et A.M. Bouquet créèrent l?Institut Français de Thanatopraxie (I.F.T.), suivi de l?Ecole Française de Soins et de Sciences Mortuaires en 1978 (P. Clerc).
La première existence légale du terme « thanatopracteur » apparut en 1986 avec l?établissement d?un agrément préfectoral pour exercer sur le territoire français. En 1994, le décret interministériel n° 94-260 du 1er avril 1994, mis en place le diplôme national d?état afin de pouvoir reconnaître les techniciens comme de vrais professionnels.

Un thanatopracteur avant-gardiste a découvert il y a peu un fluide 100% naturel, le Nathol 2000, breveté, qui pourrait être un produit innovant puisque celui ci, contrairement aux autres, n?est pas injecté dans le système vasculaire. Cette nouvelle technique pourrait permettre de conserver le corps dans son intégrité.
Ainsi, le peuple égyptien procédait à l?embaumement de ses morts pour garantir à leur âme partie dans l?au-delà, une demeure charnelle intacte à leur retour. De pratique religieuse au service des morts dans leur après vie, la thanatopraxie a progressivement évolué jusqu?à devenir un art, une science au service des vivants. L?apparence du défunt « assoupi » a un rôle de toute première importance dans le processus de deuil des proches.
on peut se demander quelles seront les orientations de la thanatopraxie en France dans l?avenir, mais ceci est un autre sujet.
Auteur : La Rédaction | |


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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 20 juin 2008 11:31



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
bravo Joelle, très interessante cette histoire d'embaumement.

Jean, ce n'est peut-ètre pas très gai, mais ce sont des professions qui ne sont pas près de disparaître...... à moins que l'on devienne immortels!

J'ai trouvé une autre origine pour Croque-mort:

Une autre possibilité remonte aux épidémies de peste qui ravagèrent l?Europe au XIVème siècle. Les morts étaient si nombreux (et contagieux craignaient-on) que les préposés au ramassage des cadavres utilisaient des crocs pour les rassembler avant de les faire brûler. Suite à des variations dans l'écriture et l'orthographe dues à des prononciations variées selon les régions, le mot croc a fini par se prononcer croque, et celui qui l'utilisait "croquait" les morts.

J'ajoute deux définitions de metiers relatifs à la mort.

Employé des pompes funebres

Il participe à la preparation des obseques, est en charge de la preparation des corps et cercueils, de la mise en biere, du transport des cercueils et du contact avec les familles lors des ceremonies

Fossoyeur
Le fossoyeur est un travailleur du secteur des pompes funèbres avant tout chargé de veiller à la tranquilité du cimetière et à son entretien. Selon les modes gestion appliqués par les mairies, le fossoyeur peut être amené à creuser des fosses, procéder à des exhumations, entretenir des monuments menaçant ruine, disperser les cendres des défunts au jardin du souvenir, procéder aux ouvertures et fermetures des caveaux et/ou des cases des colombariums.



Fossoyeur, par Viktor Vasnetsov (1871)

Et le lien d'un article très interessant: "le mort maquillé"

http://terrain.revues.org/document3061.html

:bisou:
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