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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 2 juin 2008 11:38



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Histoire du métier de corsetier



Le corsetier (féminin : corsetière) est un couturier spécialisé qui fabrique des corsets.

Ce métier existe depuis le XVIe siècle, et s'est rapidement organisé en corporation. on appelait alors les corsetiers "tailleurs de corps" (corps, ou corps à baleines, étant le premier nom du corset). A l'origine, ce métier était exclusivement masculin, puis il s'est ouvert aux femmes à partir de 1675.
Après avoir pratiquement disparu depuis les années 1930, en même temps que les corsets faisaient place aux gaines élastiques, les corsetiers réapparaissent peu à peu depuis dix à vingt ans



Apparu à la Renaissance, le corset baleiné modèle d?abord le corps de la noblesse ; il signifie la « droiture » et la fermeté d?âme et de m?urs de ceux qui se veulent distincts de la société qu?ils régentent. Bien entendu, la mode est vite imitée dans les milieux bourgeois ;



aux XVIIe et XVIIIe siècle une bonne part de la population en porte, jusqu?aux milieux les plus populaires dans une version plus simple et peu baleinée. Les femmes du peuple qui veulent imiter les grandes dames sont moquées par les caricaturistes, mais tolérées.


Corps à baleine 18e

Brièvement éclipsé par la mode Empire, le corset revient en force dès les années 1820, sous une forme très différente cependant, et ne cessera d?évoluer jusque dans les années 1920 où il se transforme en gaine.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, à peu près toutes les femmes portent un corset ; mais les ouvrières, paysannes et petites commerçantes ne le portent souvent que comme le « soutien » jugé indispensable au dos, qui sinon sera bossu, aux seins et aux fragiles organes internes féminins : il n?est pas porté très serré, n?affinant que très modérément la taille. Il est vraiment perçu comme une sorte d? « exosquelette ». Le port du corset très serré est réservé à une élite sociale et mondaine ? et à celles qui veulent l?imiter.

Le métier de corsetier a connu autant d?évolutions que le corset de changements de forme et de sens social.


Le tailleur de corps

C?est à partir des XVIIe et surtout XVIIIe siècles que l?on possède des documents complets sur le métier de « tailleur de corps » (le mot de « corset » n?existe que depuis le début du XIXe siècle ; auparavant on parlait de "corps baleiné"). Il s?agit d?un artisan spécialisé ? les tous premiers fabricants de corsets de la Renaissance ayant sans doute été des tailleurs plus généralistes. La profession, rapidement organisée en corporation, était au départ réservée aux hommes : on considérait qu?une femme n?avait pas la force manuelle nécessaire au difficile travail d?insertion de fanons de baleines dans les multiples fourreaux du corset. Il s?agissait aussi et surtout d?une sous-catégorie du métier de couturier assez estimée, très qualifiée et bien rémunérée, et comme bien souvent, en conséquence fermée aux femmes, contraintes aux travaux de couture moins bien payés?



Cependant, rétorquant qu?il était inconvenant que des hommes prennent les mesures intimes du corps nu ou presque des clientes, leur fassent les essayages? les couturières finissent par se forger une place grandissante dans la profession, qui leur est ouverte à partir de 1675 par décret.





Du XVIe au XVIIIe siècle, malgré quelques variantes (décolleté plus ou moins haut, droit ou arrondi ; avec ou sans bretelles, avec ou sans petits panneaux décoratifs en bas), la forme essentielle du corps à baleines reste la même : il modèle tout le torse en un cône régulier, depuis la poitrine, qu?il remonte très haut et très pigeonnante, jusqu?à la taille, où il s?arrête net. Composé de plusieurs épaisseurs de tissus, il est rigidifié par un grand nombre de vrais fanons de baleines et, sur le devant, par un « busc », pièce de bois, de métal ou d?ivoire de plusieurs centimètres de large qui maintient le buste bien érigé et est souvent amovible pour les repas.



Le busc est souvent offert par un soupirant à sa belle, dans les milieux populaires comme nobles ; il est alors gravé de motif naïfs ou de vers galants. Cet objet joliment orné, preuve d?amour, peut être posé près de soi sur la table quand on mange, dans les salons du beau monde en tout cas?



En plus du corps à baleines, de sa version bourgeoise la plus simple et relativement peu baleinée à sa version d?apparat pour les dames de la Cour, dans de plus beaux tissus (bien que ce soit toujours un sous-vêtement, non visible) et très fortement baleinée (toujours cette idée du corps fortement maintenu et domptant la nature par l?art, comme doivent l?être les manières et les m?urs), il existait pour toutes une version de repos, dépourvue de baleine et généralement faite de lin ou coton blanc résistant, dite « corps blanc ».



Changement de forme

La fin de l?Ancien Régime entraîne une brève mode d?inspiration gréco-romaine, qui vêt les Merveilleuses de quelques voiles légers (y compris au coeur de l?hiver !) et place la taille juste sous les seins. Très rapidement, l?absence totale de support se fait sentir, d?autant que toutes les femmes n?ont pas la silhouette juvénile réclamée par cette mode exigeante, et l?on trouve divers systèmes : bandages sur les seins, écharpes de maintien? Rapidement, sous Napoléon, les robes reprennent une épaisseur plus portable, redeviennent plus complexes et ornées, tandis que la taille, encore haute, redescend un peu plus près de sa place naturelle. Les corsetiers, mis aux abois par ce chômage prolongé, rivalisent alors de créativité pour proposer une forme nouvelle.



Le corset nouveau des années 1820 est plus en forme de sablier, en courbes ; innovation, il englobe les hanches, ce qui permet de mieux et plus confortablement affiner la taille que quand il s?y arrêtait net, et il épouse et soutient la poitrine plus qu?il ne la pousse vers le haut.

Au fil du siècle il ne cesse d?évoluer, devient très court (1850),
puis très long (1880) en fonction des silhouettes à la mode ;

la couleur fait une percée timide vers 1860-70 (avant ils étaient blancs, écrus ou beige) avant d?exploser vers 1880-90 :


rouge, pourpre, bleu roi, or, tissus brodés à motifs?




En 1901 la créatrice Inès Gache-Sarraute crée un changement radical, le « corset droit devant », taillé très différemment. Les reins très cambrés, les hanches larges et projetées en arrière, le devant du buste parfaitement droit avec une poitrine très pigeonnante :



voilà la silhouette typique qu?il donne aux élégantes de la Belle Epoque. Mais 1914 vient frapper l?industrie de la mode et de l?élégance?Dès lors le corset ne cesse de « descendre », quittant la poitrine pour l?estomac, les hanches pour les cuisses, et se transforme peu à peu en la gaine élastique qui accompagna les femmes jusque dans les années 1960.




La ligne de poitrine n?en est plus une, puisque le haut du corset est tombé au niveau du foie ; le bas s?allonge sensiblement.


Le corset continue de « tomber » pour évoluer vers la gaine. La taille n?est presque plus marquée (un comble pour un «corset» !) et les hanches et cuisses sont écrasées, pour satisfaire au look tubulaire des années 1920.



Ce qui ne s?appelle plus un corset passe par diverses formes de gaines caoutchouc...

La femme retrouve une vraie taille, surtout dans les années 1950 (cf. le « New Look » de Dior).

Quelques vrais corsets sont encore fabriqués, mais pour le théâtre, l?opéra, les séances photos de stars de cinéma? Au quotidien, le corset n?existe plus. Il laisse des traces en lingerie, où il ne réduit plus la taille du tout, n?est plus baleiné, mais redevient, au moins, joli : guêpière, bustier?



Le vrai corset fait un retour en force depuis la fin du XXe siècle, d?abord très timide dans les années 1980, un peu plus marqué depuis la fin des années 1990, et connaissant un vrai développement depuis les années 2000.






"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 11:43



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Pour ceux que cela intéresse
"Le corset à travers les ages"


http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Corset_%C3%A0_travers_les_%C3%A2ges:Figures

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 13:13



Inscrit le: 14/09/2005
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Bonjour la file.
c'est pas vraiment la joie ici... Sad
Courage Sibie, la séparation d'un être cher est toujours douloureuse. En espèrant que vous retrouvrez vite un sourire qui nous fera plaisir à nous, toute la file.

Je pars me restaurer et les docs font (enfin) être visibles de tous. (enfin j'espère : une fausse manoeuvre est si vite arrivé...)
A plus. clinoeil
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 13:26



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Bonjour Jean Marc

bravo bravo Joelle pour ce joli reportage sur les corsets.
Mais moi j'ai toujours pensé que c'était un sacré instrument de torture....




Une corseterie à Paris.Fin du 19ème.

:bisou:
Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 14:16


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Bonjour tout le monde....
courage Sibie de tout coeur avec toi.
Joelle tu n'es jamais contente. Pour un mois de novembre il fait sacrément doux apleure pleure pleure
Ah les corsets. quelle horreur en effet. nous pouvons remercier les féministes qui nous ont permis de vivre plus librement !!!
Je viens d'aller voir sur internet et j'ai trouvé des sites de fétichistes du corset ! ca alors !!
Joelle pour te consoler sur Noisy : IL PLEUT
Tiens un sujet sur les parapluies s'il n'a pas encore été fait !!!
bonne fin de journée

Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 15:09



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Voilà deux cartes de réductions de mes arrière-grands parents qui étaient tous deux vanniers amblulants. Il subsiste cependant une erreur (et de taille): Mon arrière grand-mère n'a jamais été mariée. Il faut dire qu'avoir des enfants et ne pas être marié dans les années 1900, c'était inconcevable !







Et voici mes arrières-grands parents et leur famille.


Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 15:50



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bravo et merci Jean Marc pour cette belle photo! Lequel est ton grand-père (ou grand-mère?

Bon, et pour ne pas être en reste, Anne Marie, il pleut chez moi aussi....!

Une jolie statue:



et comme j'ai un chien, voil`ce qu'il faut que je m'achète:



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 16:04



Inscrit le: 10/04/2003
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Bravo Jean Marc et merci poiur cette superbe photo

Anne Marie, si je rale après le temps, c'est que je ne peux même pas
cueillir mes cerises



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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 16:05



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Messages: 937
Mon arrière grand père est l'homme debout deuxième personne en partant de la droite, juste à côté de lui, c'est mon arrière-grand mère. Ils se prénommaient Baptiste et Françoise (qui portait le sobriquet de Adrienne)
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 16:06



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Bonjour Joëlle.
Avec toutes ces cerises, on mangerait bien un clafoutit !Chef
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 16:07



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T'as vu Béné tu as 3 plumes



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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 16:27



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Ok Jean Marc, mais la génération suivante, quel est ton ancêtre direct?

Laughing qu'elle est chouette... je la veux!

Au fait Joelle, c'est très bien d'avoir des cerisiers, mais as-tu au moins un "pied de chèvre"?

:bisou:
Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 17:20


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Je plaisantais Joelle bien entendu ! tu entendrais mes cousines creusoises. entre les pommes de terre et les tomates qui vont avoir le mildiou c'est la cata. au moins j'aurais vu de belles cerises !
Jean Marc Quelle photo de famille impressionnante par leur sérieux. il est vrai que les photos à l'époque c'était une cérémonie importante et que certaines familles ne pouvaient pas s'offrir.

Bonne fin de journée tout le monde
J'AI DU SOLEIL ! Joelle je t'en envoie pour les cerises !!!

Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 17:23



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Béné, c'est quoi un "pied de chèvre"
je ne vois qu'une allusion à l'agilité, je ne vois pas un outil ?
Ais je raison????????

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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 17:29



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Bénédicte :
Ma grand-mère est l'une des filles sur la photo (il faudra que je demande à mon oncle) je pense que c'es la fille debout à gauche de la photo.
Mon arrière-grand mère devait être enceinte de mon grand oncle.



Et voici mon père dans les années 50 avec son cousin. (Ils avaient environ 6-8 ans environ)
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 17:35



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Voila,voila Joelle:



"Le pied de chèvre"
Le "Pied de Chèvre" est l'échelle traditionnelle qui sert à monter aux cerisiers à l'époque de la cueillette manuelle dans les vergers de Fougerolles,dans les Vosges (Là-bas on fabrique du Kirsch entre autres...). Un outil simple (un seul poteau agrémenté de marchepieds) qui permet de ne pas abîmer les branchages. Il est encore utilisé.


Merci Jean Marc pour ces précisions.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 18:08



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Et puisqu'on est au temps des cerises....

Cerise vraie.


Bigarreau.


Guigne.

Les fruits du cerisier comptent de très nombreuses variétés. La peau est ainsi d'un rouge plus ou moins foncé selon la variété. L'acidité, ou au contraire le côté sucré, dépend très largement de la variété de cerise en question. D'une façon générale, les cerises sont une bonne source de sucre, de sels minéraux ainsi que de vitamines A et B.
La saison de la cerise s'échelonne, en fonction de la variété, de la mi-mai à la mi-juillet.
La cerise est par excellence le fruit des préparations sucrées. on l'utilise ainsi abondamment en pâtisserie et en confiserie, pour confectionner des clafoutis, des gâteaux de la Forêt-Noire, ou bien des fruits confits ou en sirop. Dégustée tout simplement au sortir de l'arbre, la cerise est également un régal. En accommodement du gibier ou du canard, la cerise, spécialement les variétés les plus acides, a également toute sa place. Elle peut ainsi rentrer dans la composition de sauces, voire même servir de garniture. Il faut aussi noter que la cerise rentre dans la composition de nombreux alcools et liqueurs, tels le Kirsch ou le marasquin.
Pour conclure, quand vous faites un gâteau, n'oubliez surtout pas la cerise !

Et pour ceux qui aiment la bière:
La Kriek
La Kriek est un lambic dans lequel le brasseur a fait macérer des cerises pendant plusieurs mois. Environ 250 grammes de cerises par litre. Traditionnellement on utilisait la cerise de Schaerbeek, qui a une saveur acide.(Le lambic est une bière belge. fabriquée dans certaines régions bien localisées permettant le processus de fermentation spontanée par des levures sauvages dans des bassins ouverts.)


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 19:39



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hop

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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 20:24



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Joelle, sais-tu où est passé le fil "us et coutumes..." ?Je ne le vois plus....

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 20:29



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Le fil "Us et coutumes" à été rayé de la carte par son auteur qui n'avait plus le temps de s'en occuper. (raison de santé)

C'est la mort dans l'âme que Pierrette a décidé çà.

Par contre DOMYS vient de créer un nouveau fil qui lui ressemble

http://www.genealogie.com/v4/forums/recherches-genealogiques-revoyons-nos-departements-en-attendant-t1128561.html

Bisous







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Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 20:49



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Merci Joelle.
Bonne soirée.:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 20:52



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Bonne soirée Béné
à demain


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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 2 juin 2008 20:53



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LISTE DES METIERS DEJA ETUDIES
PAGE 15


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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
christ.L12
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 06:00



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Anne Marie.P114
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 08:29


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Messages: 984
bonjour tout le monde !!!

Le Temps des Cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au c?ur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !


Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Evitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !

J'aimerai toujours le temps des cerises,

C'est de ce temps-là que je garde au c?ur
Une plaie ouverte !

Et dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur...

J?aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au c?ur !

Jean-Baptiste Clément (1866)


Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Anne Marie.P114
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 08:32


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C?est en 1866 que le chansonnier et révolutionnaire Jean-Baptiste Clément écrit les paroles de la future romance Le Temps des Cerises. Né le 31 mai 1837 à Boulogne-sur-Seine, dans la région parisienne, ce fils d?un riche meunier avait rompu avec sa famille et gagna sa vie dès l?âge de 14 ans comme ouvrier monteur en bronze. Par la suite, il exerça divers métiers (marchand de vins, terrassier, journaliste) et s?installa Butte Montmartre à Paris. Militant pour la république, il connut très tôt les prisons impériales sous Napoléon III. Doctrinaire exalté, un aperçu de ses idées se lit dans une feuille fondée par ses soins, et qui lui vaudra d?ailleurs quelques condamnations en raison de ses nombreuses attaques contre le pouvoir en place : " A bas les exploiteurs ! A bas les despotes ! A bas les frontières ! A bas les conquérants ! A bas la guerre ! Et vive l?Egalité sociale. " Orateur écouté des foules, partisan convaincu de la révolution du 4 septembre, militant très actif lors de l?insurrection parisienne du 18 mars 1871 (délégué à la Commune de Paris, il avait succédé à Clémenceau en mai 1871 comme maire de Montmartre), Jean-Baptiste Clément dut s?exiler à Londres durant 8 années : condamné à mort par contumace en 1874, amnistié en 1879, il rentrait à Paris l?année suivante. Délégué à la propagande par la Fédération des Travailleurs Socialistes, il parcourut la province et fonda notamment la Fédération Socialiste des Ardennes. Usé par tant de lutte et de combats politiques, il s?éteignait le 23 juin 1903 à Paris, à l?âge de 66 ans...

je reviens
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Anne Marie.P114
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 08:35


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Je ne sais pas pour vous mais j'entends souvent critiquer internet ! Plus de livres, plus de dictionnaires ni d'encyclopédie d'ouvertes pour des recherches !!
D'un sens c'est vrai.
Mais si Joelle n'avait pas parlé de ses cerises, si Béné n'avait pas raconté la cueillette etc... je n'aurais pas eu l'idée d'aller voir l'histoire de Clément . bon je la connaissais quand même mais j'ai trouvé plein de choses intéressantes que je peux ramener forcément à la généalogie et me dire Tiens Mon Grand père était là, ou mon arrière Grand père !!
Sur ce j'attends le peintre qui va réparer la pinetoure de mon plafond et remettre le papièche du mur, le tout abimés à cause d'une 7ème fuite des crétins du dessus !!
bonne journée !!
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 10:03



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Coucou Anne Marie,
t'es tombée du lit ce matin, pour aller aux cerises!!!!!!!

C'est pas encore aujourd'hui que je vais les cueillir. P.... de temps de M....

J'ai le moral au fond des chausettes, on peut rien faire au jardin. Même les chats passent leur temps à dormir.

Bon assez de gnangnan,

Bonne journée à tous malgré la pluie.
A+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 10:03



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Bonjour à tous

...Joelle et tous les habitués...

Merci Anne Marie pour la chanson et son explication.

Si tu me permets, je rajouterai seulement ceci:

Les cerises évoquent différentes choses. D'une part, elles rappellent, par leur couleur, le sang et le drapeau rouge, liés entre autre à la Commune, ce qui fait que, paradoxalement, la chanson demeure associée à l'idée de liberté, de solidarité, et de résistance face à l'oppression. D'autre part, les cerises renvoient au sucre et à l'été, et donc à un contexte joyeux voire festif. Ainsi la chanson véhicule une certaine nostalgie et une certaine idée de gaieté populaire.

Chanson emblématique de l'identité de la Gauche française, elle fut interprétée le 10 janvier 1996 par la cantatrice Barbara Hendricks lors de l'hommage rendu au président socialiste François Mitterrand sur la place de la Bastille. (Wiipedia)

Et tu as raison au sujet d'internet, moi aussi je trouve que c'est un formidable outil.

Bonne journée.



:bisou:

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 10:11



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Joelle, nos messages se sont télescopés...

Pour toi:



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 10:46



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:bisou: Béné, merci pour ces 2 chats adorables.

Dis moi est-ce que Roland Garros est diffusé en Espagne. Cet après midi il y a un duel d'espagnols :
NADAL contre ALMAGRO


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Hocine Cherif.M1
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 10:51


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bonjour je cherche le nom medjri enfant de mr medjri kaci piroide de 1920 1965 merci cest mes frere
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 10:53



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Et puisqu'il y a tant d'eau dehors....autant plonger dedans...

Pêcheur d?éponges



Pêcheurs d'éponges sur les còtes de Turquie.

Histoire

La cueillette des éponges se pratique depuis l'antiquité. L'éponge de mer est utilisée, dès l' Antiquité, comme ustensile de toilette. Mais aussi pour des usages aussi divers qu'inattendus.
-elles pouvaient servir pour porter des liquides à la bouche, comme par exemple de l'eau, du vin ou de la posca. Selon la Bible, un soldat romain donne à boire à Jésus crucifié à l'aide d'une éponge. Cette éponge devint une relique sous le nom de Sainte Éponge.




-elles pouvaient aussi être imbibées de miel et données aux enfants en guise de sucette.
-elles pouvaient être placées dans les casques, afin d'amortir les chocs ou sevir de genouillère aux soldats dans l?armée romaine...
-Au moyen-âge, médecins et pharmaciens s'en emparent pour des utilisations thérapeutiques variées.
Elles étaient utilisées pour laver et soigner les blessures, ou comme pessaire. Lors d'épidémie, elles étaient utilisées comme masque et on s'en servait aussi comme fumigatoire en les brûlant (ce qui devait avoir une certaine efficacité, vu leur forte teneur en iode.
-Quant aux artistes, Botticelli soutenait déjà qu'une éponge imbibée de teinture et projetée contre un mur permettait de voir, dans les effets obtenus, de merveilleux paysages. Les "tachistes" travaillent volontiers l'éponge à la main.
C'est au 16ème siècle que son emploi dans la vie domestique devient courant en Europe. mais la véritable exploitation n'a commencé qu'au XIXème siècle.
Elle est, dans l'école de Jules Ferry, un outil familier des salles de classe .(Déjà dans l?Antiquité,on les utilisait pour effacer les écrits sur les papyrus et parchemins).




Et si le 20ème siècle a vu apparaître ses concurrents cellulosiques et synthétiques, elle conserve ses inconditionnels - particuliers ou professionnels - pour ses qualités intrinsèques inégalées, sa porosité, son astringence, sa plasticité, sa douceur et son mystère?

Qu'est ce que l'éponge ?

Tout d'abord l'éponge n'est pas un produit industriel: elle vit. L'éponge naturelle de mer que nous connaissons n'est autre que le squelette d'un animal marin appartenant au groupe des spongiaires. Il s'agit d'un des plus primitifs des animaux pluricellulaires. Il est formé de tissus vivants et d'un squelette fait de fibres, ces fibres sont en collagène et tissent un réseau extrêmement dense capable de retenir l'eau. Au fond de l'eau l'éponge a la forme d'une masse noirâtre, entourée d'une peau coriace, percée d'innombrables petits trous: "les pores inhalants" qui permettent l'infiltration de l'eau.
Par ces pores, l'eau est aspirée dans un système compliqué de canaux, apportant oxygène, débris organiques, diverses particules et bactéries grâce auxquels l'éponge se nourrit. Puis par filtration dans ces canaux, l'eau est rejetée par les plus grands orifices: les "oscules".
De telles éponges filtreraient avec de rares interruptions, l'équivalent de leur propre volume en une dizaine de secondes. A ce stade l'éponge est fixée sur un support solide: rocher, banc de sable non mouvant, ...




Les éponges se trouvent sur toute la surface du globe, des eaux tropicales jusqu'aux mers polaires, des faibles profondeurs à proximité des rivages, jusqu'aux abîmes de 5500 m. Parmi les 5000 espèces spongiaire décrites dans le Monde, une dizaine seulement ont un intérêt commercial. En effet, toutes les éponges ne sont pas utilisables: il faut distinguer celles dont les fibres sont cornées ou silicieuses et dont le squelette, une fois débarrassé de la substance vivante, possède des fibres suffisamment résistantes et régulièrement espacées pour permettre d'absorber et de rejeter, par simple pression de la main , les liquides que l'on veut éponger.
L'éponge commercialisable provient uniquement des mers tempérées chaudes. Il faut une température variant entre 20 et 30°c pour les espèces des Caraibes et pour la Méditerranée des températures supérieures à 10° en hiver et supérieures à 23° en été.La profondeur doit être comprise entre 10 et 50 m en Méditerranée et entre 2 et 20 m aux Caraibes. Il faut à l'éponge pour se développer: un fond fait de roches ou de sable (de préférence) colonisés par un herbier), un bon renouvellement de l'eau, une salinité sans extrême et une sédimentation modérée.

Tecniques de pêche


Flotte de pêcheurs d'éponges dans les Caraïbes.

Elles sont pêchées en Méditerranée( le long des côtes Tunisiennes, autour de l'archipel Grec, le long des côtes Syro-Palestiniennes ainsi que sur la façade d'Alexandrie jusqu'en Tripolitaine.De façon anecdotique,on en pêche aussi dans les eaux françaises,dans le Var par exemple...)en Mer Rouge, le long des côtes d?Amérique Centrale (Caraïbes) et en Australie.

Il existe plusieurs types de pêche :


Au harpon : Entre 0 à 12 mètre, avec une lunette de calfat.

En plongée libre : En apnée entre 20 et 30 mètres.



Pêcheur grec en plongée libre.

Le plongeur descend rapidement à l'aide d'une grosse pierre et recherche les endroits les plus difficiles d'accès. C.?est la méthode utilisée autrefois jusquà une époque assez récente.
Les Grecs étaient réputés. Les pêcheurs d'éponges les plus connus en méditerranée se trouvaient à Kalimnos, une petite ile dans le dodécanèse
.Le pêcheur réalisait chaque fois un exploit car cette méthode est la plus dangereuse. Souvent les pêcheurs travaillaient à deux. Pendant que l'un des hommes tenait le gouvernail, l'autre plongeait, armé d'une sorte de trident dont il se servait pour détacher les éponges et les emporter à la surface. Inlassablement, le pêcheur plongeait dans l'eau, retenant son souffle jusqu'à la limite de ses forces, à la recherche des éponges. S'il avait la chance d'en trouver, il remontait à la surface et les déposait au fond de l'embarcation. Puis il emplissait d'air ses poumons et plongeait à nouveau. Souvent, il remontait respirer avant d'avoir rien trouvé.
Et nous n'avons pas encore parlé des précautions qu'il devait prendre pour éviter les pieuvres qui, aux aguets au creux des rochers, infestaient les eaux. C'était un métier précaire, dangereux et qui ne nourrissait pas son homme.
Le plongeur répétait ainsi son manège jusqu'à l'épuisement de ses forces. Alors son compagnon prenait la relève à son tour, tandis que le premier pêcheur, reprenant haleine, se mettait au gouvernail. Cela durait toute la journée, avec une brève pause pour le déjeuner. Tard dans l'après-midi, les pêcheurs regagnaient le rivage où leurs femmes et leurs enfants impatiemment les attendaient.

Au Gangave :

Au moyen d'un chalut spécial appelé « Gangave », pratiqué uniquement sur des bancs d'éponges plats.



Pêche au gangave.

En scaphandre : Le pêcheur revêtu d'un scaphandre est relié au bateau par deux tuyaux et un système de pompe qui lui permettent de respirer.



Il peut descendre jusqu'à 40 mètre pour décrocher les éponges avec un crochet, puis les mettre dans son filet

Au Masque et bouteilles de plongée




Cela permet au pêcheur de plonger profondément et avec plus d'aisance.



L'éponge se présente, au sortir de l'eau, sous l'aspect d'une masse noirâtre et visqueuse, qui entrera en décomposition au contact de l'air et de la chaleur. Il faut débarrasser rapidement l'éponge de cette chair, par lavage et grattage, afin d'obtenir le squelette-fibre de l'animal-plante, formé de la matière cornée et du tissu qui l'environne, la spongine. C'est l'éponge commerciale proprement dite.


Eponges au sortir de l'eau.

Autrefois cétait souvent le travail des femmes et des enfants.

Les éponges sont débarrassées des tissus vivants par piétinement. IL s'agit de l'élimination du lait : le sarcode.

Elles sont ensuite lavées par un procédé consistant à les laisser tremper dans de l'eau de mer 24 heures pour enlever la membrane noire qui les recouvre.

Après séchage au soleil, les corps étrangers les plus gros sont enlevés à la main, et la forme est régularisée.



Nettoyage des éponges. Caraïbes.

Les débris calcaires sont dissous dans une solution acide diluée.

Il ne doit rester que le squelette qui est blanchi au cours de plusieurs bains successifs.
L'éponge devient élastique et prête à l'emploi.



Préparation des éponges en méditerranée et aux Caraïbes.

Parfois l?éponge nettoyée est vendue par lots, sur la plage, à la criée, à un professionnel.
Et c?est celui-ci qui "travaillera" les lots achetés : il coupera les plus grosses pièces, affinera par cisaillage la forme des éponges, les classifiera par qualités, choix et grosseurs.
Il les emballera dans des sacs ou balles en toile qui seront expédiés vers les principaux marchés, où l'importateur travaillera à son tour le produit selon ses propres critères.

Belle Grecque » et la « Belle Tunisienne » sont à présent devenus des produits de luxe.




Il existe aujourd?hui, d?autres types d?éponges développées par les industries. Les éponges végétales qui sont fabriquées à partir de cellulose (en grande partie extraite du bois) et les éponges synthétiques fabriquées à base de pétrole. Ces dernières ont la caractéristique d?être plus résistantes mais sans doute aussi un peu moins absorbantes. Toutes ces différentes variétés d?éponges, si on y regarde de très près, n?ont d?ailleurs pas exactement la même apparence. on pourra trouver précisé sur l?emballage la provenance de l?éponge, particulièrement quand il s?agit d?éponges naturelles ou végétales.
Le commerce des éponges naturelles demeure néanmoins très dynamique.
La France consomme et revend plus de la moitié de la production mondiale, notamment dans les secteurs pharmaceutiques et cosmétiques pour n'en citer que deux.
Les éponges naturelles possèdent quelques caractéristiques originales. Par exemple elles peuvent se reconstituer à partir de quelques unes de leurs cellules. Si l?idée saugrenue vous prend un jour d?écraser une éponge dans un récipient, sachez que quelques heures plus tard elle se sera reconstituée. Surprenant, non ? ! Mais actuellement, ce sont principalement les industries pharmaceutiques qui s?intéressent aux éponges par les nombreuses molécules qu?elles produisent, notamment lorsqu?elles produisent des molécules toxiques ou répulsives pour se défendre. Ces substances pourraient alors être utilisées dans la composition des médicaments.
Les éponges sont de nos jours aussi utilisées pour le tannage des cuirs, la céramique et (dans le cas des éponges les plus fines) en bijouterie et en lithographie.


:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 3 juin 2008 10:57



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Bonjour Hocine, mettez plûtot votre message sur le fil Afrique..(à gauche, "Recherches par pays")

Oui Joelle, le tennis est diffusé...surtout quand il y a des espagnols qui jouent...

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 3 juin 2008 12:19



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bravo Book
Dur métier que celui de pecheur d'éponge surtout à l'époque.

cela me fait penser à ces femmes japonaises qui pechent les perles en apnée



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 14:15



Inscrit le: 11/02/2006
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Tu as raison Joelle, c'est un travail similaire...et puisque tu en parles.....

Pecheur (euse) de perles

Histoire des perles




La perle est unique car sa beauté se révèle sans l?aide de l?Homme : ni taille, ni polissage ! Selon la légende hindoue, Krishna l?aurait cueillie au fond de l?océan pour en parer sa fille le jour de ses noces.
Les perles furent évidemment les premières gemmes connues des hommes préhistoriques. Les descriptions de leur nature vinrent plus tard. D?après la mythologie Perse les perles sont les larmes des dieux. La Chine ancienne n?alla guère plus loin dans la poésie : pour elle c?est le clair de lune qui a le pouvoir de faire croître les perles. Les Grecs pensaient que les perles naissent de la rosée que la lune dépose dans la chair offerte des huîtres flottant la nuit, grandes ouvertes, à la surface des eaux.
Les Romains attribuèrent les perles à VENUS, épiçant leur théorie des mythes orientaux qui incluent une imprégnation par la semence divine, sous forme de rosée céleste ; Goutte de rosée tombée du ciel pendant les nuits de pleine lune, la perle, dit une légende arabe, emporte dans la mer profonde un peu de lumière merveilleuse de l?astre qui compte notre temps.
C?est le monde féminin par excellence : elle est douceur et discrétion, grâce et pudeur. Délicate, elle ne scintille pas, elle rayonne. Si la légende veut qu?elle soit vivante, son pouvoir est de posséder la beauté de l?éternité.
Si les perles sont indescriptibles, cela n?a jamais empêché l?homme de les convoiter. Depuis la nuit des temps, elles sont considérées comme l?un des trésors les plus précieux, les plus désirables de l?humanité.




on les a vues au cou des gouverneurs, de tyrans impitoyables, nichées dans le décolleté des reines et plus tard des déesses de la mode. Elles occupent depuis l'antiquité une place de choix sur les couronnes, les bagues, les colliers, les boucles d'oreilles, les ceintures et les broches. 2300 ans avant l?ère chrétienne, les Chinois acceptaient les perles en paiement de l?impôt ... Le plus ancien bijou avec perles a été retrouvé à Suza, en Iran, lors de fouilles effectuées en 1901 : un collier de 3 rangs comprenant 216 perles qui ornait le cou d?une princesse Achémide, endormie dans son sarcophage déjà 4 siècles avant J.-C.
En 1515, l?explorateur Balboa découvrit dans le Golfe de Panama une perle de 200 grains (50 carats), baptisée "Peregrina", tellement exceptionnelle qu?elle s?en alla orner la couronne royale espagnole. Après avoir passé entre les mains de Joseph Bonaparte, Hortense de Bauharnais, Louis Napoléon et la Marquise d?Abercorn, elle fut mise aux enchères, en 1969, chez Sotheby?s où elle fut acquise par Liz Taylor qui la laissa malencontreusement à portée de son chien qui dans un mouvement malheureux ... la happa! Puis la restitua par les voies naturelles non sans l?avoir quelque peu endommagée!

Origine des perles:La perle fine

La perle est le résultat d'une réaction de l'organisme d'un coquillage ou d?une huître, à l?introduction accidentelle d?un corps étranger dans sa chair. La perle fine est le fruit du hasard qui trouve pour origine un grain de sable, une larve de ver, une poussière de corail. De par le monde, la dure condition du plongeur fut souvent celle des peuples côtiers qui pendant des milliers années ont pratiqué la pêche des perles fines dans les eaux chaudes de l'océan indien jusqu'à celles du pacifique.
Les bancs les plus anciennement connus se trouvaient dans le golfe Persique, le long des côtes d?Iran, de l?Arabie Saoudite, du Koweït et du Qatar aux Indes, dans le Golf de Mannor, sur la Côte de Madras et aux alentours de Bombay, à Ceylan, en Mer Rouge,Au Japon.


1)Les Amas sont des plongeuses en apnée,japonaises , connues surtout en tant que pêcheuses de perles.
Le mot ama signifie littéralement femme de la mer. D'après la tradition japonaise, cette coûtume existerait depuis deux mille ans.Elles étaient plongeuses de mère en fille Traditionnellement, et ce jusqu'aux années 1970,les amas ne plongeaient qu'avec un pagne,




puis habillées de blanc (pour éloigner les requins ?) et jusqu'à maintenant, elles plongent toujours sans combinaison ni bouteille d?air, ce qui fait d'elles des apnéistes sensationnelles. Elles plongeaient simplement reliées à un baquet flottant sur l?eau relié par une corde nouée à une cheville, ce baquet avait trois utilités: situer l?ama afin de pouvoir la remonter si elle ne réapparaissait pas en surface,au bout de 2 minutes, servir de point d?appui pour le repos de l?ama entre deux plongées et recevoir la récolte de méléagrines (autre nom des huîtres perlières) faite par l?ama.



. Suivant la région, elles allaient jusqu'à porter un masque, des palmes ou tout au plus une petite protection thermique. Les amas peuvent continuer à plonger jusqu'à un âge avancé. Elles ont généralement un autre travail. Elles ont moins d'accidents que d'autres catégories d'apnéistes professionnels car elles n'hyperventilent pas.Elles récoltaient aussi des coquillages et des algues comestibles. Les femmes sont plus performantes car elles sont protégées par une couche plus épaisse de graisse sous-cutanée. Les hommes man?uvraient les embarcations.
La tradition des amas disparaissant, ce sont désormais généralement de vielles femmes utilisant une combinaison de plongée intégrale.



Une plage de pêcheurs de perles du Golfe Persique.

2)Les perles furent la première richesse des pays du Golfe Persique.
Il y a cinquante ans, des populations étaient installées en bordure de mer et tiraient tous leurs revenus de la pêche et du commerce des perles avec tous les petits métiers que ce commerce comportait.
Très proches de la nature, ces populations vivaient avec une totale économie de moyens.
Les instruments du pêcheur très rudimentaires sont des filets, genre filets à provision qui servaient, au fond de l?eau, à mettre la précieuse récolte des huîtres et les instruments pour racler les rochers.




La pauvreté de ces outils fait mesurer combien était précaire la vie d?un pêcheur de perles, combien était dangereux, et peu lucratif sans doute pour lui-même et sa famille, ce métier. Il plongeait jusqu?à cinquante mètres et restait en apnée qui pouvait durer jusqu?à trois minutes, et chaque plongée était une performance et un défi à la mort.
Les huîtres perlières sont si vigoureuses qu?elles peuvent résister plus de quatre ou cinq heures à une émersion. Donc elles n?étaient pas mangées. Lorsque les pêcheurs avaient fini leur collecte et qu?ils rapportaient leurs filets pleins à terre, commençait le long travail qui consiste à extraire la perle sans abîmer l?huître qui elle était rejetée à la mer. Et au bout d?un an l?huître s?était à nouveau fixée sur un rocher, avait reconstruit son milieu de vie et pouvait recommencer à fabriquer une perle.



Flotte de pêcheurs de perles de la *** Cortes.

3)Au Mexique, le commerce des perles date de l?époque préhispanique.Toutes les grandes cultures mésoaméricaines utilisaient les perles et le nacre des huitres pour orner leurs autels religieux ainsi que comme bijoux pour les nobles. Après la conquète espagnole, les perles de la *** Cortes (aujourd?hui Golfe de Californie) sont devenues le plus grand produit d?exportation du Mexique et en Europe ces perles étaient connues sous le nom de ?reines parmi les gemmes, gemmes des Reines? car beaucoup de personnages de la noblesse europeenne en portaient; d?où le nom de Terre des Perles donné par les Europeens à ces terres américaines.
Au début, les Espagnols se contentaient de troquer ces perles contre une variété d?articles bon-marché. Mais très vite, ils asservirent les indigènes, les obligeant à pêcher pour eux.
Les meilleurs plongeurs étaient les indiens Yaquis de Sonora.
Le bateau transportait de petites embarcations appelées ?pangas?. Arrivés sur les bancs d?huitres, on les mettait à la mer et les plongeurs commençaient leur pêche.La journée était longue et le travail très dur; les indiens plongeaient jusqu?à 20 mètres de fond en apnée.




Une fois achevée la collecte d?huitres, on ramenait les plongeurs et leur panga sur le bateau et on ouvrait les huitres à la recherche de perles,toujours sous la surveillance d?au moins 2 inspecteurs.On payait au pêcheur une partie proportionnelle des huitres obtenues et on lui donnait une petite réompense s?il avait trouvé une bonne perle.

Mais la plupart des bancs de mollusques de perles fines finirent par s?épuiser et on est passé à la perliculture.


:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 14:48



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bravo bravo super Béné
je savais que tu allais rebondir la dessus.

:bisou: :bisou: A+ je retourne au tennis

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christ.L12
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 20:34



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bonne soirée,mesdames vous êtes des Perles

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 21:20



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On vient d'essuyer une sacrée averse
et maintenant arc en ciel




Bonne soirée à tous

Bisous Béné et Christophe Sylvie Jean marc et Anne Marie


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 3 juin 2008 22:09



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Bonne nuit à tous.

A demain.

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 22:25



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bonsoir la file,
Désolée pas pu venir plus tôt car semaine très chargée au travail.
c'est superbravo bravo ce que j'ai entreaperçu sur la file.Sincères penséesCrying or Very sad pour SIBIE et :bisou:
Joelle, Bénédicte, Christophe et tous les autres :bisou: :bisou: :bisou: bonne soirée
a+



"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 22:55



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Hiding rebonsoir tous
bonsoir Joelle,
je te fais la demande sur la file métiers pour les fabricant de chapeau de panama. je me suis trompée de fileExclamation
Ce week end je suis allée à Deauville et j'ai discuté avec un fabricant de chapeau de panama je suis intérressé par le produit. comme ce soir je paresseuse j'ai fait un copier/coller
du message de toute à l'heure.
"Peux tu me retrouver les différents type de tissage car si j'ai bien compris c'est un métier(fabricant de chapeau de panama) de plus en plus rare en amérique du sud. peux tu me voir si ce métier existe aussi en afrique du sud."

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 22:58



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à demain certainement

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
tchoupy
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Envoyé le: mardi 3 juin 2008 23:45


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bonjour a tous
je tenais a remercier joelle /benedicte sur le topot des mineur de fond

bravo superb
bravo a tous pour tous ces elements sur les metiers d autrefois

laure
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 4 juin 2008 09:55



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Bonjour à tous

Joelle, Christophe ,Khalida,
:bisou:Sibie

Merci Laure pour tes compliments.

Bonne journée à tous.
:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 4 juin 2008 10:10



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Bonjour àtooutes et tous
Bisous àBéné et Khalida,
Merci à tous les autres por=ur leurs encouragements.

Khalida pour les chapeaux de panama, j'ai pas le temps aujourd'hui noté, à moins que Béné désire s'emparer du sujet.

Bisous encore et bonne journée

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 4 juin 2008 10:17



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Aujourd'hui c'est ça Joelle?



Sur les Panamas, je vais mettre un petit quelque chose... tu completeras quand tu auras le temps.:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 4 juin 2008 11:28



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Chapeaux de Panama



Les feuilles d'un palmier : Carludovica palmata (Cyclanthaceae) d'Amérique du Sud communément appelé "paja toquilla" sont utilisées pour fabriquer le célèbre chapeau de Panama. Cette palme tropicale pousse dans une vaste zone qui va des contreforts des Andes sur la côte du Pacifique jusqu'à l'Amazonie. Les jeunes feuilles sont soigneusement lavées, séchées, découpées en lanières et tissées entièrement à la main de façon centrifuge. Les premières exportations vers l'Europe se firent au départ de Panama, d'où la dénomination "erronée" puisqu'ils sont fabriqués en Equateur.



Lors de l?invasion espagnole, certains Indiens incas portaient déjà des drôles de chapeaux de paille en forme d?ailes de chauve-souris. Les Espagnols réclamèrent d?autres modèles. Les Indiens confectionnèrent des «sombreros de paja toquilla», chapeaux d?une paille que les Espagnols baptisèrent «toquilla». Quand ils ont vu arriver les premiers spécimens, les Américains du XVIIIe siècle ont cru qu?il s?agissait des coques des fruits d?un arbre appelé «Paja toquilla».
Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que le panama s?exporte par milliers. Tout commence avec les chercheurs d?or qui se ruent sur la Californie. Beaucoup passent par Panama. Et là, dans les entrepôts pleins de fruits, de minéraux et de tissus, ils dénichent des chapeaux de paille efficaces pour se protéger du soleil tout en laissant passer l?air. A ceux qui leur demandent où ils les ont trouvés, les aventuriers répondent: «Chapeau de Panama». Le malentendu se renforcera à l?arrivée des 60 000 ouvriers qui creusent le canal de Panama, coiffés du même chapeau de paille. Dès 1930, les gens du monde prennent goût au panama. Il devient signe d?élégance. Le prix du chapeau manufacturé en Equateur ne cesse de grimper. Mais le salaire des tresseurs de Montecristi et des marchands de paille des villages stagne, aujourd?hui encore.


Le tissage du chapeau se fait toujours à la main, de façon centrifuge. C'est un ouvrage extrêmement délicat et long qui nécessite plusieurs semaines de travail. on distingue les Panama Montecristi, les P. Cuenca, les P. Brisa qui sont tissés de façon différente.

Montecristi est le centre artisanal des panamas les plus fins (les fibres fines permettent un tissage plus régulier) qui sont tissés debout, comme sur la photographie ci-dessous.



Le tisseur travaille debout penché sur l'ouvrage.Le tissage présente un aspect en chevrons.

Les Montecristis sont les Panamas les plus réputés et recherchés pour leur extrême finesse. Les artisans de cette petite bourgade située dans la province de Manabi, possèdent un tel savoir-faire dans le domaine technique de la fabrication artisanale du chapeau (choix du calibre de la paille et technique de tissage manuelle originale) qu'ils parviennent à obtenir un degré de perfection, rarement égalé. Chaque Montecristi nécessite plus de deux mois de travail pour l'artisan qui le confectionne)


Tout début du travail de tissage d?un Panama Montecristi extrafin.


Intérieur d'un Panama montecristi extrafin.

Cuenca est la troisième plus grande ville d'Equateur et le centre industriel des Panama. A Cuenca, on tisse assis et la façon d'enchevêtrer les fibres (le tissage) est particulière.
Les Panamas Cuenca n'ont pas la légèreté des Panamas Montecristis , mais sont réputés comme robustes.


Le terme Brisa ne correspond pas au nom d'une ville mais uniquement à une façon de tisser.Les panamas Brisa sont reconnaissables à leur tissage croisé alors que les panamas Cuenca sont tissés en chevron.



Tisseuse de la régon de Manabi (près de Montecristi)

La fabrication traditionnelle du chapeau de Panama est réalisée en Equateur et principalement dans les provinces de Manabi, Azuay et Canar. Ce chapeau peut être plié, il se dépliera en retrouvant sa forme. Il peut être lavé et repassé, mais ces opérations doivent être pratiquées par des professionnels. Sa couleur ivoire ou blanche, sa texture, son confort et sa fraîcheur en ont fait un chapeau prestigieux porté par des personnalités du monde entier.


Panama indéformable;il peut être plié.

(Photos: Mouret Avignon .Ecuador Nice.DBM chapelier)

:bisou:

PS: pas de fabrication de panamas en Afrique du Sud que je sache....
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 4 juin 2008 11:39



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Avant les cerises:

LES LAUZES - LAUZIERS

LAUZES
La lauze = la plaque de pierre dont on se sert pour couvrir les toits. Ce type de couverture fut et reste très répandu en France, mais aussi en Espagne, au Portugal en Albanie, en Grèce, en Bulgarie : dans les Alpes, l?Himalaya, les Balkans?


Bloc de lauze, où l'on voit les différentes couches



Le mot lauze ne se réfère pas à la qualité du matériau mais à sa fonction.
Dans le Massif Central, on trouve une lauze de nature volcanique, la phonolithe, aux sources de la Loire, en Velay, dans le Cantal.
La lauze est calcaire dans les Causses (Larzac, Causse Méjean), en Périgord (à Sarlat).



La lauze est de schiste dans les Cévennes : le Gard , l?Ardèche, la Lozère ; plus rarement elle sera de grés et peut?être encore d?autres matériaux,vu l?immensité de la zone de répartition.

Le dictionnaire français a retenu le mot lauze, lause, mais la prononciation varie suivant les régions et l?on trouve le mot laouv (lave) en Bourgogne.

Le lieu où l?on trouve les lauzes s?appelle une lauzière en Haute-Loire par exemple, ou la lauzeire ; le nom le plus représentatif est la Lozère
(l?endroit des lauzes) .


Une montagne de débris de lauze, vieille de 300 ans,


TOIT DE LAUZES OU TOIT EN COUVERTURE DE PIERRE

Il s ?agit d?un savoir ancien, pratiqué sur une très vaste aire géographique, sous les climats les plus divers, avec des matériaux de qualités différentes.Les variantes de cette technique artisanale sont donc infiniment nombreuses,sans compter les apports contemporains qui en augmentent les possibilités.



on peut organiser ce savoir autour de deux principes :
? Ou bien les lauzes sont tenues, par chevilles généralement, ce qui permet de leur donner une forte pente. La technique de pose de l?ardoise est une version normalisée, industrialisée, de ce savoir.


lauzes en façade (Lanion)

? Ou bien les lauzes sont posées ?en charge?, comme sur le plateau du Larzac, en Cévennes d?Ardèche.
Les premières rangées de lauzes prennent appui sur le mur et la rangée suivante sur la précédente, ce qui oblige à choisir une pente plus faible : , pour un toit à pente générale de 45 degrés, les lauzes sont posées à environ 22 degrés.

Elles reposent à l?arrière sur un plancher de bois, soutenu par une forte charpente, ou sur une voûte dans le cas d?une église ou d?une chapelle.


cantal

TECHNIQUE TRADITIONNELLE DE LA POSE
DES COUVERTURES EN LAUZES DE SCHISTE
DANS LA VALLÉE DE LA DROBIE

C?est la technique dite de la ?pose en charge?.
Les dalles de pierre reposent sur un plancher, lui-même reposant sur une forte charpente, tout cela en châtaignier ; le poids est estimé à 250 kg le m2.
Les églises et les chapelles n?ont pas de charpente mais une voûte en général.
Les lauzes sont posées sur un mortier sablo-argileux que l?on étale sur le plancher et qui, en séchant, les emprisonne et les empêche de glisser.
Autres avantages de ce mortier : lors des violentes tempêtes, il évite que la pluie, poussée par le vent, remonte la pente des lauzes ; et il est aussi un isolant. Le sable argileux a été passé au crible pour en évacuer les gros agrégats.
Le travail de construction commence par un tri et un calibrage des lauzes : c?est la phase la plus importante.



La couverture va être posée en bandes discontinues, la bande de lauzes la plus large est en bas au départ du toit ; les bandes vont aller en diminuant progressivement jusqu?au faîtage.



Le travail de classement consiste à faire des paquets de lauzes correspondant à la largeur de la bande où elles vont être utilisées. on vérifie qu?elles ne sont pas fêlées, poreuses, et si nécessaire on fait un peu de taille au marteau.





Le bord inférieur de la lauze, pour mieux sortir l?eau de pluie doit si nécessaire être émincé. La largeur de départ de la première bande varie suivant la taille des lauzes que l?on a : dans certains cas, on peut commencer avec des bandes très larges de plus de 60 cm, et on finit en général à moins de 20 cm.

L?épaisseur des lauzes varie aussi, les plus grandes en surface sont souvent les plus épaisses. Les premières rangées qui portent sur le mur ont souvent plus de 5 cm d?épaisseur, on les appelle des bars. Il est essentiel de débuter la première rangée avec la bonne inclinaison, car c?est elle qui va guider jusqu?au faîtage. Ce n?est pas sifacile de trouver le bon angle : d?ailleurs, quand c?est possible, en cas de
restauration, il est judicieux de conserver la première rangée de l?ancien toit.



Et l?on continue jusqu?au faîtage du toit quand on a épuisé la bande la plus large, on continue avec l?immédiatement inférieure (dans mon cas, celle de 3cm de moins).
Il faut couvrir progressivement les deux côtés du toit, car c?est très lourd et ceci afin de déséquilibrer la charpente.
Il sera certainement nécessaire de glisser parfois des éclats de lauzes pour les caler afin qu?elles ne tanguent pas.
Le faîtage,dans les hameaux du bas de la vallée de la Drobie, était traditionnellement réalisé grâce aux fameux ?papillons? (parpailloux) , tandis qu?à partir de Sablières, le faîte devenait différent.




Les papillons s?encastrent les uns dans les autres, ce qui rend l?ensemble solidaire et
les forts vents n?ont pas prise sur le toit. L?on peut commencer le faîte du toit par un demi papillon. Dans ce cas , il faut le lester en coinçant une pierre entre les ailes avec le suivant.
Sur les rives, on fait dépasser les lauzes, suivant les dimensions, de 15 à 20 cm.



Dans certains hameaux, elles ont le bord façonné, mais ceci n?a qu?un but
esthétique.


four à pain bordure de toit en lauzes

Quant au débord de départ du toit, il connaît de nombreuses variantes :
? La plus simple : l?aplomb de la deuxième rangée doit dépasser du mur pour
que l?eau au joint ne rentre pas dans celui-ci.
? Ma préférée : Une rangée dépasse du mur. La première rangée se pose
dessus à 22 degrés, ce qui permet facilement d?augmenter le débord du toit
de 10 cm et plus. L?on peut aussi faire dépasser le plancher du toit avec le principe dit des corbeaux.


toit en lave



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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 4 juin 2008 11:42



Inscrit le: 10/04/2003
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bravo Béné pour les panamas
y a pas grand chose à ajouter.

Bisous, cette fois ci je vais aux cerises

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