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Jocelyne.R198
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 14:17


Inscrit le: 29/12/2007
Messages: 10
bonjour,
je reçois un acte d'état civil sur lequel est écrit que mon grand père était "colon"
qui peut me dire, en dehors du fait d'avoir vécu à l'étranger, si c'est un métier d'autrefois
cela se passe dans la Vienne à Béthines
amicalement à tous et toutes Jocelyne
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 14:26



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour Jocelyne

le colon est un agriculteur metayer qui exploite sa terre selon le mode de COLONAT PARITAIRE

C'est un mode d'exploitation proche du métayage mais le colon loue une terre à un propriétaire en lui donnant en guise de bail une partie de sa récolte (une fois celle-ci terminée) à hauteur d'un quart en général.
Métier déjà étudié page 9 - 20 et 22

amicalement

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Joële.F2
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 17:19


Inscrit le: 23/02/2008
Messages: 125
Bonjour
Je découvre votre forum et je ne trouve pas assez de compliments pour vous dire à quel point il est extraordinaire!!
Deux questions de débutante
Comment peut on imprimer les réponses qui intéressent. J'ai essayé avecle message "imprimer" dans la bande bleue sous la signature...sans résultat
Que signifient les plumes que certaines possèdent sous leur nom
Merci par avance
A bientôt
Joële
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 17:28



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Coucou Joele et bienvenue(çà fait bizarre avec un seul L)

Pour pourvoir imprimer il faut selectionner le texte avec leclic droit de la souris et après tu peux imprimer. Toutefois je ne sais pas si les photos s'impriment aussi.

Les plumes çà dépend.
0 partir de 1000 messages tu en as 2 automatiques
mais parfois des personnes en récoltent au bout de 4 ou 5
Tout ceci est un grand mystère.
Faudrait poser la question à la modératrice dans la file "premiers pas"

Merci pour les jolis compliments Béné et moi y sommes sensibles
et sache que tu peux participer si le coeur t'en dit

Amitiès


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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Delphine.L558
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 17:38


Inscrit le: 12/09/2007
Messages: 35
Un colon travaillait dans les champs (journalier). Moi aussi, j'ai un souci avec un métier qui date d'environ 1750 et c'est "bon destomier". J'ai recherché dans tous les dictionnaires des métiers d'autrefois, sur Google et celà ne donne rien. Est-ce que quelqu'un connaîtrai ce métier?
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 17:49



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonsoir delphine
je pense qu'il s'agit plutôt de "Badestamier"
Bonnetier fabricant des bas en estame ou grosse laine.

Ce métier à été étudié en page 4 et 12

Amicalement




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 18:08



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Delphine

Comme en p4 et 12 il n'y a que des définitions, je rajoute ceci:

Badestamier

Le badestamier ou bas-d'estamier était le bonnetier-fabricant de bas tricotés d'estame (ou estaim), nom donné à un fil très retors de laine peignée à chaud et filée à la quenouille. Ce genre de bas, qui avait remplacé les chausses pour les hommes, coûtait assez cher et était porté par les classes aisées; la classe riche portait des bas de soie fabriqués, ainsi que les bonnets, par la même communauté d'artisans(...)
Les badestamiers étaient particulièrement nombreux en Picardie (Aisne et Somme) et en Haute-Normandie (Eure et Seine-Maritime), en ville et à la campagne: plusieurs milliers d'entre eux travaillaient à domicile pour de petites entreprises(...)
Ce fut vers le XVème siècle que l'art du tricot fut inventé. Les premiers bas fabriqués de cette manière furent dit-on portés par Henri II aux noces de sa s?ur avec le Duc de Savoie.
on ignore le nom de l'inventeur du premier métier à fabriquer les bas; la France et l'Angleterre se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour. Quoi qu'il en soit, cette industrie se développa d'abord en Angleterre, et ce fut de ce pays qu'un Français, nommé Jean Hindes, importa dans sa patrie en 1656, le premier métier à bas, lequel servit de modèle à ceux que dès lors on construisit en France(...)
Au XIXème siècle, la profession révolutionnée par l'introduction des métiers mécaniques, prit progressivement le nom de bonnetier. Les bas au métier, à la différence des bas tricotés, avaient besoin d'être cousus par derrière. Le badestamier utilisait dès 1857 des métiers circulaires permettant de fabriquer des bas sans couture.

(" Encyclopédie universelle de Dupiney de Vorepierre" 1857, Paris)

Métier à tricoter circulaire de 1893

Amicalement

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 21:49



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonne nuit à tous

A demain joelle

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 23 avril 2008 23:08



Inscrit le: 10/04/2003
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BONNE NUIT A TOUS



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SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 09:24



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour tout le monde
Sylvie tu es tobée du lit ce matin????
C'est vrai qu'il fait beau, il faut en profiter.
Notre Christophe est en vacances je crois qu'il est dans le Loiret à ce que j'ai lu
Bisous à vous les Filles
Amitiès aux Messieurs
A+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Joële.F2
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 09:54


Inscrit le: 23/02/2008
Messages: 125
Bonjour Joelle et à tous
Merci pour la rapidité de la réponse
Je lis votre file comme un livre tellement j'y trouve des infos passionnantes!!
Super pour imprimer : je fais "mise en page : paysage" puis "aperçu avant impression pour visualiser les numéros des pages que je veux imprimer" et ensuite c'est super, même les photos...
Je vais me replonger dans l'histoire de ma famille, rien que pour pouvoir vous poser des questions ...!
Et si je peux vous aider, ce sera avec plaisir. J'habite la région lyonnaise
Amitiés
Joële
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 10:11



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Bonjour Sibie,bonjour Joelle (tu vas mieux ce matin?)

C'est vrai qu'il y en a certains qu'on ne voit plus...Ça fait longtemps que Michel n'est pas passé nous voirreflechis ..

Après notre belle envolée dans les air....on retombe lourdement sur terre....:|

Boucher

Le boucher est un artisan chargé de la préparation et de la vente de la viande.




Le métier de boucher, au nombre des professions les plus anciennes, n?est pas si courant autrefois, surtout dans les campagnes. Le boucher n?en est pas moins un personnage important de la société. Avec ses outils et ses taches de sang, il est craint et respecté, et souvent fort en bouche?
L'institution de la boucherie, et par conséquent des bouchers, remonte à la plus haute antiquité. Les Romains avaient leurs abattoirs nommés lanionia et leurs étaux ou boucheries nommés macella ; ces établissements furent d'abord épars dans différents quartiers, puis ils finirent par se réunir en société, et on leur affecta un quartier tout entier qui prit la dénomination de macellum magnum Les Romains avaient aussi une police spécialement affectée à l'examen des viandes fraîches qui entraient au marché, cette police empêchait les marchands, sous peine d'une forte amende, de vendre de la viande qui eût été tuée depuis plus de quarante huit heures en hiver et de vingt quatre heures en été.



Vitrail des bouchers.Collegiale Semur en Auxois.

Avec celle des boulangers, la corporation des bouchers, puissante et respectée, est l?une des plus anciennes de France, organisée depuis l?époque gallo-romaine. Elle se targue d?avoir donné à la France un roi : Hugues Capet !
Il est très peu de métiers qui aient donné lieu à de si nombreux règlements, dans l'intérêt surtout de la santé publique. En France, à l'origine et même assez loin dans le Moyen Age, il ne fut exercé que par un petit nombre de personnes, ou même seulement par quelques familles où les fils succédaient aux pères. Ainsi, au douzième siècle, à Toulouse, la boucherie était inféodée à une famille qui avait seule le droit d'abattre les animaux et d'en détailler les chairs.De même, à Paris, cette profession ne fut exercée longtemps que par un très petit nombre de familles. A l'origine une seule boucherie suffisait à tous les habitants ; elle était située dans la Cité, à l'endroit qui fut appelé le parvis Notre-Dame et qui subsista jusqu'au commencement du quinzième siècle.




Avant le règne de Louis le Gros, il existait une autre boucherie située sur la rive droite de la Seine, en face du grand Châtelet, à la porte de Paris ; elle appartenait au roi. De nouveaux étaux s'étant établis aux environs, il s'éleva un différend, et les bouchers royaux furent quelque temps suspendus de leur office ; puis on les rétablit dans leur privilège, et on leur donna même tous les nouveaux étaux moyennant une redevance annuelle payée aux propriétaires primitifs.Au quatorzième siècle, cette boucherie de la porte de Paris prit le nom de Grande Boucherie, par opposition à celles qui s'étaient élevées peu à peu sur la rive gauche de la Seine. on la désignait encore ainsi au dix-huitième siècle. Du reste, des étaux existaient aussi sur la rive droite, en concurrence avec la Grande Boucherie. Philippe-Auguste avait donné à une communauté de bouchers, celle de la Grande Boucherie, des statuts qui furent plus tard confirmés.
(Pour ceux que ça interesse:histoire de la Grande Boucherie: http://grande-boucherie.chez-alice.fr/histoire.htm#CESAR )



Au Moyen Age, le métier est dur. Les boutiques sont des trous sombres où le client ne pénètre pas. Le boucher harangue les passants pour vanter la qualité des viandes amassées sur l?étal. Il coupe, débite les morceaux, les soupèse. Ici, la balance est inconnue, on vend à l?estime. Les tueries sont attenantes à la boutique. Les mouches volent, les odeurs agressent la narine, on marche dans des ruisseaux de sang. Les règles d?hygiène sont difficiles à faire respecter, en dépit des contrôles et de l?interdiction de vendre la viande à la lueur des chandelles, qui lui donnent une couleur trop flatteuse... En 1351, un boucher est condamné à mort pour avoir vendu de la viande avariée..

L?étendue des activités du boucher au Moyen ge est considérable. Bien souvent éleveur, il tue et vend la viande de mouton, de boeuf et de porc crue. La viande de porc cuite, elle, est préparée par les cuisiniers-oyers et à partir de 1475 par les charcutiers-saulcisseurs. on dit aussi que le boucher vend de la viande de bouc, d?où l?étymologie discutable du mot boucher qui trouve, plus vraisemblablement, son origine dans le mot "bouche". Pendant la période du carême, il est également autorisé à vendre du poisson. Il fait aussi commerce de tous les sous-produits du bétail : peaux pour fabriquer les vêtements, chaussures, selles et harnais ; les suifs qui servent à faire les chandelles ; la laine, les os, la corne...
on ne pouvait vendre la chair des animaux morts de maladie ou des bêtes trop jeunes. La viande des animaux nourris en certains lieux, les maladreries par exemple, était également prohibée ; elle était saisie et brûlée, et quelquefois même la viande saine trouvée sur les étaux avait le même sort. Il en était ainsi de la marchandise qui avait été exposée trop longtemps à l'étal ; il est vrai que les bouchers usèrent parfois d'un stratagème : pour donner plus d'apparence à leur viande « défraîchie », ils plaçaient des chandelles, même en plein jour, sur leurs étaux, afin, grâce à une lumière blafarde, de faire acheter par les clients des morceaux suspects. Le prévôt des marchands fut contraint de leur enjoindre de réduire ces illuminations intéressées au strict nécessaire.
Une fois que l'animal était assommé (le genre de mort différait suivant que la viande était destinée à des chrétiens ou à des juifs, lesquels avaient toujours leurs boucheries à part), on l'écorchait et on le coupait en six morceaux, les deux épaules, les deux cuisses, le devant et le derrière du corps.




A l'étal, ces morceaux étaient subdivisés ; il est cependant à remarquer que le filet n'était point ce que nous appelons ainsi aujourd'hui , mais un morceau près du rognon, auquel avait droit le garçon qui avait tenu les pieds de l'animal pendant qu'on l'écorchait. Le morceau le plus estimé dans le boeuf était le noyau : « Un des meilleurs morceaulx ou pièces de dessus le beuf, soit à rostir ou cuire en l'eaue, c'est le noyau de beuf ; et nota que le noyau de beuf est la pièce après le col et les espaules. » Ainsi s'exprime un auteur du quatorzième siècle, qui a nous a laissé un Traité de cuisine dont bien des recettes feraient pâlir nos cordons bleus.
A l'origine, en France, la viande paraît s'être vendue au poids ; mais de bonne heure on la vendit au morceau, à la main, disait-on. on essaya plusieurs fois d'établir une taxe, mais sans grand résultat ; et, en somme, les bouchers gagnèrent toujours à peu près ce qu'ils voulurent. Un de leurs profits en nature était encore la fonte du suif, qui passait ensuite entre les mains des chandeliers.




Le boucher est souvent déjà un petit notable, en relations économiques avec les campagnes alentour, par l?intermédiaire des fameux marchands. Cette puissance économique, mais aussi le prestige et la crainte attachés à des hommes qui côtoient chaque jour la mort, le couteau à la main et le tablier éclaboussé de sang, explique le rôle important, voire politique, qu?ils jouent parfois.

À la Renaissance, les bouchers poursuivent leur ascension. Déjà placés au rang des bourgeois au Moyen Age, ils vont devenir en outre des hommes cultivés. Leurs filles épousent des banquiers et des fonctionnaires. Leurs fils deviennent médecins et avocats. L?aristocratie de la boucherie occupe les postes importants de l?État, cédant l?étal aux compagnons. La boucherie reste longtemps aux mains de quelques familles.
Les maîtres bouchers sont des personnages puissants, craints et respectés, dont le titre se transmet de père en fils. Sous l?Ancien Régime, on compte notamment une vingtaine de famille de bouchers à Paris, cinq à Limoges, mais peu dans les campagnes, où chacun tue sa propre poule, son cochon... ou se passe de viande.

La révolution de 1789, époque à laquelle il y avait environ à Paris 310 boucheries, vint apporter un grand trouble dans ce corps de métier ; la perturbation étant générale, une foule de gens se mirent à vendre de la viande de boucherie fraîche ou non, partout où ils se trouvaient et jusque dans les caves, et il en résulta les abus les plus pernicieux pour la santé publique ; enfin le désordre et le gaspillage devinrent tels que l'autorité se vit obligée de prendre des mesures pour réprimer cet état de choses. Un arrêté du 9 germinal an VIII porta que « nul ne pourrait exercer la profession de boucher sans être commissionné par le préfet de police » ; puis le 8 vendémiaire an XI, un décret rétablit en corporation la boucherie parisienne, institua un syndicat, et exigea de tout boucher, indépendamment de l'autorisation du préfet de police, le versement d'un cautionnement qui variait de 1 000, 2 000, à 3 000 francs, selon l'importance des établissements. Le décret impérial du 8 février 1811 fut plus restrictif encore : il réduisit à trois cents le nombre des boucheries de la capitale, affecta au rachat des étaux dépassant ce nombre les intérêts des cautionnements dont le capital alimentait la caisse de Poissy et réorganisa sur des bases nouvelles cette caisse, sorte de banque chargée déjà depuis plusieurs années de servir d'intermédiaire entre les bouchers et les marchands de bestiaux et de faire à ceux-ci l'avance des payements jusqu'à concurrence du cautionnement des acheteurs.

Au 19ème siècle, la boucherie fait d'immenses progrès ; Il se fonde des abattoirs qui font disparaître toutes les tueries des boucheries, effrayants foyers d'infection, que l'usage avait jusque-là tolérées, aux dépens de la salubrité publique, dans les rues étroites du centre des villes ;à Paris on en institue trois principaux : l'abattoir Montmartre, l'abattoir Popincourt et l'abattoir du Roule, qui se fondirent en un seul établi à La Villette ; c'est là que viennent s'approvisionner tous les bouchers qui vendent ensuite aux consommateurs, à des prix limités, la viande nécessaire à leur usage journalier.




Ces progrès se poursuivent au 20ème siècle.La conservation de la viande s?améliore avec l?usage des glacières puis des chambres froides.

En milieu rural,il est plus fréquent voir des bouchers installés dans les gros bourgs;leur clientèle se recrute au départ parmi les classes les plus aisées puis s?élargit avec les changement du milieu paysan.



Boucher en Alsace.

Dans les campagnes et dans les banlieues des grandes ville, les bouchers font des tournées, au départ avec une carriole tirée par des chevaux puis avec un camion.



(Sources: Les métiers d?autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.
Le Grand Dictionnaire de Cuisine.Alexandre Dumas.)


Boucherie à Nontron.


Boucherie Paris 9ème.


:bisou:
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 11:19



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonjour. Je pense que notre ami Christophe est parti distribuer son courrier en montgolfière ! Bon, je vous laisse car le train qui m'eamène à Paris pour travailler ne m'attendra pas. A plus. Jean-Marc Laughing
Delphine.L558
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 11:41


Inscrit le: 12/09/2007
Messages: 35
Merci beaucoup Bénédicte!
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 11:44



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
bravo bravo
Béné pour ces bouchers

Rappelons qu'ils avaient et ont toujours un langage particulier et qui leurs est propre :

Louchébem


Le louchébem ou loucherbem, dans son nom complet largonji des louchébems (« jargon des bouchers »), désigne l'argot des bouchers parisiens et lyonnais de la seconde moitié du XIXe siècle. Le Louchébem reste de nos jours connu et usité dans cet univers professionnel.

Le processus de création lexicale de ce jargon peut être rapproché du verlan et du javanais. on « camoufle » des mots existants en les modifiant suivant une certaine règle. La première consonne est déplacée à la fin et remplacée par un « L », puis on ajoute un suffixe argotique au choix, par exemple -ème, -ji, -oc, -ic, -muche.

Il s'agit d'abord d'un langage oral, et l'orthographe est très souvent phonétisée.

boucher = louchébem
cher = lerche (employé communément dans sa forme négative: pas lerche) ou lerchem
douce = loucedé ou loucedoc
femme = lamfé ou lamdé
fou = loufoque
gigôt = ligogem
porc = lorpic
monsieur = lesieum
patron = latronpuche
pardon = lardonpem
Portefeuille = larfeuille
sac = lacsé
Par-dessus = lardeuss (lardeussupem)
Certains mots de louchébem, en particulier loufoque (grâce à Pierre Dac dont le père était boucher), sont devenus communs et ont aujourd'hui leur place dans le langage familier.




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 14:32



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Messages: 4 963
Je ne connaissais pas cet argot de boucher...merci Joelle..

Serais-tu végétarienne Sibie?

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 14:48



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Béné,
c'est mon passé Parisien qui refait surface
Mon papa (qui n'était pas boucher) m'a appris tout çà
l'argot - le javanais - le louchebem - le verlan -
Bisous
je continue mon ménage de printemps .......
A+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 17:14



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Ben il en sait des choses ton Papa!Je connaissait le verlan....mais pas le louchebem...

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 18:47



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berckoise préparant les hénons

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 19:44



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hénon, Joelle.... pas trouvé dans le dictionnaire.Est-ce un terme spécifique au Pas de Calais?

J'ai agrandi la photo pour voir de plus près....on dirait des coques...

Peux-tu éclairer ma lanterne STP





:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 19:56



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salut Béné
j'ai bien réussi mon coup, je savais que j'allais piquer ta curiosité

Les "hénons" (coques de la baie de Somme)
Les "hénons", se ramassent principalement entre la fin aôut et la fin de l?hiver. Trouvées dans les fonds sablonneux, il est indispensable de les laisser tremper quelques heures dans un récipient large, couvert d?eau douce.



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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 20:01



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Merci Jo, si un jour je vais faire un tour dans la baie de Somme, je goûterai... et ma curiosité, elle pique à tous les coups.....

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 21:03



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Bonsoir Béné à demain
je suis claquée, une journée entière de ménage à fonds
j'ai des courbatures partout
bisous



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 22:11



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Bonsoir à toutes et à tous.
Béné, auriez vous qqchose sur les maquignons (je ne suis pas sûr de l'hortographe).
Il me semble que ça a un rapport plus ou moins direct avec la boucherie que nous venons d'étudier.
Bonne soirée Book
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 24 avril 2008 23:16



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Liste des métiers déjà étudiés p15

Bonne nuit Joelle, repose-toi bien

Bonsoir jean Marc

Maquignon

Individu qui fait profession d'acheter et de vendre les chevaux







Certains maquignons employaient des ruses pour dissimuler les défauts des animaux...d'où le sens dérivé du mot maquignonRazzersonne peu srupuleuse en affaire.

Pour en savoir plus sur ces ruses voici un très beau texte de 1898 de Georges Dubosc dont je vous donne le lien:


http://www.bmlisieux.com/normandie/dubosc29.htm

Bonne nuit à tous

:bisou:
khalida.137
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 07:58



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bonjourThumb Up la file,
Crying or Very sad désolé de ne pas pouvoir vous consacrer plus de temps.
bcp de travail car bientôt vacances.
:bisou: à tous. je reviendrais plus tard.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 08:06



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bravo sympa tout ce que vous avez mis sur les différents métiers.
cela donne envieBook de participer.
je reviendrais plus tardVery Happy
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 09:48



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Bonjour à tous

Joelle, Khalida, Sibie

Sibie, moi non plus je n'aime pas qu'on maltraite les animaux....je te taquinais.....
A propos de maltraitance, tu as lu le texte sur les ruses du maquignons que je mets plus haut?.....pauvres chevaux !

Bonne journée

:bisou:
Joële.F2
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 10:52


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Bonjour à toutes et à tous
J'ai trouvé plein d'infos sur mes charpentiers, sabotiers, maçons etc... Merci!!!
Par contre, je ne vois pas très bien ce que faisait
*un maréchal et cultivateur dans les années 1750
* dans les mêmes années un maître tallier de pierre et un maître menuisier
Maître correspond il à une qualification particulière
J'ai aussi trouvé
* un saleur vers 1800 en Bretagne, donc je pense lié au sel de mer
Je me demande aussi ce que signifient les qualificatifs de "honorable" et honneste" devant les noms de famille ???

J'avais peur que vous ne manquiez d'occupation ce matin !!!
Amicalement
Joële
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 11:10



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Bonjour à toutes et tous
Pas la grande forme ce matin, je me lève

"canne de maquignon"
Belle et rare canne à systeme de Maquignon dite: Hypometrique
Apres ouverture servait à la mesure de l'encolure des chevaux .Permet de mesurer jusqu'a 1,72 m.Ingenieux systeme de toise en laiton pliante graduée en cm et chiffrée tous les 5 cms. Fin XIX e ou tout début XXe en bambou a pommeau sculpté.Belle patine brillante en etat exceptionnel.




"Forces de maquignon"

portées en sautoir servait à couper le poil de la bête achetée pour la reconnaitre



A plus les filles je vais à la douche


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 12:49



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Bonjour Joelle bis

Le salier devait être un saunier ou paludier que nous avons vu en page 39.

MAÎTRE, devant un nom de métier,est un ouvrier compagnon qui a réalisé son chef d'oeuvre ce qui lui permet d'accéder à la maitrise de son métier;la maîtrise s?acquiert après avoir passé un examen devant des jurés appartenant à la corporation de l?aspirant.En plus du chef-d?oeuvre il lui faut également fournir des garanties de "bonnes vie et moeurs" et payer les droits d?enregistrement de son nouveau titre.

Honorable ou honnête Homme :
Bourgeois ou notable, quelques fois bailli d?une terre, le terme était simplement un adjectif qui stipulait que la personne était de "bonne naissance, honorable, convenable, considérable", l?expression est opposée à la noblesse, seulement utilisée par les marchands et artisans.

Je laisse le Maréchal à Joelle nº1...et le reste...faut qu'elle s'habitue Razz

(mais je t'appuierai par la penséeMr. Green) :bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 13:02



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aujoued'hui restons derriere le bureau

MECANOGRAPHIE ET MECANOGRAPHE (métier de ma maman)



Petit atelier mécanographique, années 50.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull


La mécanographie consiste à employer des machines ou des dispositifs mécaniques pour les opérations arithmétiques et logiques (calquls, tris, classements) effectuées sur des documents (administratifs, comptables, commerciaux, techniques, scientifiques).

Les informations sont enregistrées sur des cartes perforées qui sont des supports facilements manipulables. Elles peuvent être lues automatiquement et ordonnées en "fichiers".

La mécanographie permet donc de traiter rapidement de gros volumes de données et d'informations.


Laboratoire universitaire de statistiques,
Université de Columbia, 1929.
Photographie de IBM France



La mécanographie trouve son origine au début du XVIIIe siècle avec l?utilisation de cartes perforées par Joseph Marie Jacquard dans son métier à tisser (mécanique Jacquard).

Une série de cartes définit le motif à tisser. La série de cartes perforées peut se comparer aux instructions d?un programme informatique.

Puis, Charles Babbage au XIXe siècle reprend l?idée d?une machine à cartes perforées pour la construction de sa ?machine analytique?.

Cette machine devait fonctionner au moyen d?un programme, suite d?instructions perforées sur des cartes.

Les programmes étaient écrits grâce à un langage de programmation très simple. Le premier programme fut conçu et écrit par Lady Ada Lovelace. Elle observa poétiquement : ?De même que le métier à tisser de Jacquard tisse des fleurs et des feuilles, la machine analytique tisse des motifs algébriques?.

Hélas, la machine analytique ne vit jamais le jour, car le financement et la technologie mécanique de l?époque n?étaient pas suffisants pour en permettre la réalisation.


Métier à tisser Jacquard actionné par
des cartons perforés.
Photographie des archives ACONIT.


Dessin du projet de machine analytique de Babbage, qui n?a jamais abouti.





Cinquante ans plus tard, Herman Hollerith crée le premier prototype d?une série de machines qu?on appellera ?mécanographiques?.

En 1889, Herman Hollerith fait construire la première machine mécanographique, fonctionnant à l?aide de cartes perforées selon un code spécifique. À cette époque, toutes les questions sont posées de façon binaire (oui ou non). Il imagine donc de coder la réponse par la présence ou l?absence de trou dans une colonne de la carte.

La présence d?une perforation dans une colonne établit un contact électrique qui permet d?aiguiller la carte concernée vers les boîtes de tri, où elle est comptée.
Il utilise cette machine, appelée tabulateur, pour le traitement des données du recensement américain de 1890.

Cette machine a permis de dépouiller ce recensement américain en 2,5 ans seulement, alors qu?il avait fallu 8 ans pour celui de 1880.

La Tabulating Machine Company, qu?il fonda pour construire ses machines mécanographiques, devient en 1924 l?International Business Machines Corporation (IBM).
À cette même époque, d?autres sociétés, comme la Compagnie des Machines BULL en France, se développent en utilisant une technologie identique.


Tabulateur Hollerith accouplée à sa boîte de tri.
Photographie de IBM France.



Premières cartes Hollerith. Photographie de IBM France


Dessin descriptif du matériel d?Hollerith :
Compteurs, presse, trieuse et cartes.



LA CARTE PERFOREE


La carte perforée à 12 lignes et 80 colonnes, telle qu?on l?a connue jusqu?au début des années 1980, fut mise au point par Joseph T. Wilson (IBM).

Les 12 lignes correspondent aux chiffres de 0 à 9, complétées de 2 lignes 11 et 12 permettant de coder les caractères alphabétiques et spéciaux (point d?interrogation, point d?exclamation, etc).
Dans chaque colonne, on peut représenter un chiffre en perforant un trou dans la ligne, de 0 à 9, choisie.


Carte Hollerith.
Photographie des archives ACONIT.


Codage alphabétique pour les cartes perforées

Pour la représentation des lettres de l?alphabet, il faut perforer une combinaison de deux trous pour obtenir une lettre.

Par exemple :
12 et 1 pour obtenir un A
12 et 2 pour obtenir un B?.

En utilisant ce codage, il suffit d?affecter un certain nombre des colonnes de la carte à une même catégorie de données, que l?on pourra ensuite trier, interclasser et à partir desquelles on effectuera des calculs. Les résultats seront de nouveau perforés sur d?autres cartes, que l?on pourra conserver (équivalent de nos mémoires actuelles) et réutiliser pour d?autres calculs ou d?autres traitements.

Les cartes étaient ainsi utilisées pour établir la paie des ouvriers, pour la facturation, le contrôle des stocks, mais aussi pour le calcul de la bombe atomique et pour l?élaboration des trajectoires d?une fusée ou d?un missile.





Atelier de perforation de cartes, 1958.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull.

La machine d?Hollerith donne très vite naissance à d'autres machines mécanographiques destinées à des applications statistiques, comptables et scientifiques.
Le développement de ces machines a pour conséquence l?apparition d?une nouvelle manière de travailler avec la création des ateliers de perforation, des ateliers de tri, d'interclassement et d'impression.

À leur apogée, dans les années 50, ces machines se composaient de différentes unités, qui demandaient une spécialisation de la part des employés. Les femmes travaillaient majoritairement à la perforation et à la vérification, tandis que les hommes étaient plutôt affectés au tri et à la manipulation des bacs de cartes.

La "perfo" perforait les données sur les cartes, d'abord trou par trou, puis par la suite en utilisant un clavier alphanumérique. Elles pouvaient traiter jusqu'à deux cents cartes par heure.

La vérificatrice devait contrôler les fautes de frappe. À cet effet, elle reprenait les cartes perforées précédemment par la perforatrice et tapait de nouveau les mêmes données. S'il y avait une erreur, la machine se bloquait en signalant seulement la colonne erronée.

La vérificatrice retirait la carte en y joignant le bordereau de saisie et le renvoyait à l'atelier de perforation (en aucun cas la même personne effectuait la perforation et la vérification d?un même lot de cartes).


En 1960, la Compagnie des Machines Bull aménage des pauses de gymnastique de décontraction dans les ateliers de perforation. Ces principes venus de Suède font école chez des clients, et jusqu?au Japon.




Photographie de la Fédération des Équipes Bull






Après la vérification de la saisie des données, les opérateurs séparaient les cartes en treize piles différentes, colonne par colonne au moyen d?une trieuse; une pile pour chacune des 12 perforations et une pour l?absence de perforations.

Ensuite, les opérateurs pouvaient en fonction des utilisations ultérieures soit comparer les informations contenues dans deux paquets de cartes, soit regrouper les paquets grâce à une interclasseuse.

Enfin, les opérateurs alimentaient la tabulatrice avec les cartes perforées précédemment traitées. La tabulatrice, après avoir été programmée grâce à un tableau de connexion, permettait de réaliser différents traitements de données, d?imprimer et de perforer les nouveaux résultats.
Elle fonctionnait à une cadence de 150 cartes par minute. Elle était commandée par des caractères de contrôle dans les positions 11 et 12. Lorsque la tabulatrice rencontrait une carte de contrôle, elle commençait une nouvelle opération : par exemple, elle se mettait à compter dans une zone différente. Les cartes de contrôle étaient de couleur vive afin d?être facilement repérables dans une pile par l?opérateur.

Parallèlement, des machines seront conçues pour répondre à des besoins spécifiques d?utilisateurs et ainsi optimiser et diminuer les temps de traitement, comme la reporteuse pour l?impression sur des cartes, l?Introducteur Positionneur de Compte pour l?impression sur des fiches comptables, etc.


Employée utilisant une trieuse dans un atelier mécanographique, 1955.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull.



Employé utilisant une tabulatrice.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull.






Tabulatrice (à droite) connectée à un Gamma 3,
premier calculateur électronique, 1951.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull.


Technicien câblant des instructions sur le tableau de connexion d?une tabulatrice, 1960.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull.

À l?origine, toutes ces machines étaient mécaniques. Par la suite, on chercha à augmenter la capacité et la rapidité des traitements, en leur insérant des fonctions réalisées par des circuits électroniques.
Par exemple, à l?époque, l?unité de calcul de la tabulatrice était très lente. Le Gamma 3, calculateur électronique fut donc connecté au tableau de connexion de la tabulatrice. Cette connexion permettait à la tabulatrice, grâce au câblage des instructions en dérivation, d?améliorer sa puissance de calcul arithmétique et logique.

Le support des données évolua lui aussi. Les cartes perforées furent remplacées suivant les fonctions et pour des raisons de commodités et de performances par plusieurs supports : disque magnétique souple pour la saisie ; bandes, disques et tambours magnétiques pour le stockage ; lampes (tubes à vide), transistors, ferrites pour les mémoires.

Cette évolution marque l?ouverture aux fonctions intégrées dans une seule machine. L?ordinateur naît dès que toutes les fonctions nécessaires au traitement de l?information sont intégrées dans un seul appareil et contrôlées par des ?programmes?. La mécanographie avec toutes ses machines spécialisées va progressivement disparaître.

Actuellement, les cartes perforées restent encore utilisées, par exemple dans certains états des États-Unis pour les élections, ou dans certaines pharmacies pour l?approvisionnement des médicaments.







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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 14:08



Inscrit le: 14/09/2005
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Bonjour la file.
J'ai lu avec attention le textede Georges Dubosc sur les maquignons. Se sont des gens qui ont l'air de se complaire dans la cruauté et le mensonge.! pleure Heureusement que certains ne font pas de mal à ces pauvres bêtes.
Vranchement, je préfère lire l'étude suivante.Walkman
Meric d'avoir éclairé ma lanterne bougie sur cette "profession".
Bonne journée.
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 15:06



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Bonjour Jean Marc,

Comme dans toutes les les professions, il y avait des gens malhonnêtes et d'autre pas... Votre ancêtre maquignon était sûrement de ces derniers.

bravo Joelle.Avec une maman mécanographe, tu dois très bien taper sur ton clavier d'ordinateur.....pas comme moi qui n'utilise que 2 doigtsEmbarassed

:bisou:

joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 15:49



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Messages: 4 142
Béné, c'est vrai que j'ai pas de problème pour taper, j'ai un CAP de sténo dactylo,

Pour j
Joëlle bis, je verrais cela lundi, car le week end je ne suis pas disponible.
Et cet aprèm, je suis à la bourre complère dans mon planning.
Mon Homme rentre tout à l'heure et j'ai pas finis.

Bisous

Béné bisous et à tous amitiès

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Joële.F2
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 16:08


Inscrit le: 23/02/2008
Messages: 125
Merci Bénédicte pour mes saliers bretons, et les maîtres et autres honorables.
J'attends comme promis joelle avec deux "ll" pour mon maréchal et cultivateur. Peut-être maréchal ferrand et cultivateur en même temps ???

Je viens de découvrir qu'un de mes AR GP était "journaliste officier d'académie" à Paris dans les années 1900. Journaliste, je vois, mais officier d'académie ???

Bon après-midi.
J'ai retrouvé le soleil en Isère
Amicalement
Joële avec 1 "l"
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 17:25



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Joële (avaec un seul l..Very Happy )

Ton ancêtre journaliste était décoré:

Officier d'Académie: Titulaire de la décoration universitaire du premier degré.

(Et Officier de l'Instruction publique: Titulaire de la décoration universitaire du second degré.)

Pour en savoir plus:

http://www.amopa.asso.fr/histoire_insignes_principale.htm


Profite bien du soleil.

Et toi Joelle (avec 2 ll..) passe un bon week-end avec ton homme.

:bisou:

Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 18:17



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Merci Bénédicte.:bisou:
Vous savez quand vous avez des ancêtres qui étaient vanniers ambulant, d'autres puddler (ou paddler)(ouvier qui travail le métal), garde-coupe (et encore merci pour cette recherche) ou encore ménager; on peut supposer que cet ancêtre n'avait pas inventé l'eau chaude! Celui qui a le "mieux" tourné, c'est monG.P paternel :il était Chef de Gare dans un joli petit village dans la Hte-Marne, dans la vallée de la Blaise: Allichamps. Dans ce village, on travaillait sûr la terre et on faisait de l'élevage, mais on était surtout employé par la Fonderie (on fondait les plaques de chemiées et les chenets en autres).Thumb Up
joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 18:18



Inscrit le: 10/04/2003
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Bon week end à tout
Béné Bonnes vacances
Ne pense pas à nous et régale toi bien


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 19:37



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Merci Joelle, je ne pars que dans une semaine...mais je dois faire le guide touristique chez moi...alors à partir d'après demain je ne vous ferai que des petits coucous....

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 25 avril 2008 22:10



Inscrit le: 14/09/2005
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Bonne nuit Bénédicte. Sleeping
Bonnes vacances.clinoeil
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 26 avril 2008 12:28



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Bonjour à tous

Merci Jean marc.Bonjour Sibie..chez moi aussi beau soleil...

Bonne journée

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: samedi 26 avril 2008 18:50



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonjour la file.
Grâce au Stade Toulousain, la France va en finale de la H-Cup (équivalent de la coupe d'Europe de foot).RDV à Cardif le 24 mai à Cardif. on va les Bouffer ces Rosbeef qui nous ont ridiculisé chez nous pendant la coupe du monde de Rugby. Non mais!
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: samedi 26 avril 2008 19:57



Inscrit le: 14/09/2005
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merci Sibie. Sleeping Idem
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 26 avril 2008 22:12



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonne nuit à tous

:bisou:
Joële.F2
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Envoyé le: dimanche 27 avril 2008 09:04


Inscrit le: 23/02/2008
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Merci Bénédicte
Me voici donc avec un ancêtre "décoré"!!!
Je suis allée sur le site que tu m'as indiqué, car maintenant j'ai envie d'en savoir plus. Je suppose qu'il a du écrire quelque chose, mais quoi ???
Je suis en train de le rechercher, car je ne sais rien de lui, à part une photo où il est assis devant une bibliothèque remplie de bouquins.
Je pense qu'il était parisien. J'ai fait une demande de bénévole sur la file 75
Je pense que je vais faire un courrier à l'AMOPA. Peut être ont-ils des archives ?
Si quelqu'un a des idées, je suis preneur.
Bon dimanche à toutes et tous
Joële
joepiednoir
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Envoyé le: lundi 28 avril 2008 09:33



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Bonjour la file des métiers.
Bon week end?????????
je vois que vous m'avez laissé du boulot
Je vous fais plein de bisous et à tout à l'heure


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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 28 avril 2008 09:58



Inscrit le: 10/04/2003
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Maître Menuisier
Artisan patron menuisier. Le maître était un professionnel ayant réalisé son chef d'oeuvre.
Maréchal
Artisan dont le métier est le ferrage des animaux : chevaux, boeufs, etc... presque toujours connu en tant que maréchal-ferrant ou maréchal-forgeron.
Padleur
Ouvrier métallurgiste ou verrier remuant le métal ou le verre en fusion dans un creuset, le padelin, au moyen d'une longue tige, voir aussi Puddleur.
Puddleur
Ouvrier métallurgiste affecté principalement au marteau-pilon, voir aussi padleur
Pudleur
Puddleur Ouvrier qui était chargé de remuer la fonte pour la transformer en fer par combustion du carbone.
Ce travail se faisait avec une perche métallique et était trés éprouvant. Ce métier était très considéré, non seulement parce qu'il était pénible, mais aussi parce que le puddleur avait la charge de la qualité du produit final.
Suivant qu'on voulait de la fonte plus ou moins dure et résistante aux chocs, le puddleur affinait son métal.
De lui, en grande partie, dépendait la qualité de la fabrication.

Voilà résumé les métiers demandés
a moi de bosser maintenant pour vous faire de beaux reportages
Cela demande un peu de temps je vous demande donc d'être patients
Bisous

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joepiednoir
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Envoyé le: lundi 28 avril 2008 11:09



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Commençons par le MARECHAL

MARECHAL FERRANT



Lieu de passage, lieu de rencontre dans le village : la maréchalerie ; c'est là que le maréchal-ferrant exerce son art. Pour le meilleur ami de l'homme, il est celui qui chausse le sabot, mais aussi celui qui s'occupe des dents, soigne les maux ou pratique les saignées. Celui qu'on appellera plus tard le maréchal soigneur est en quelque sorte, l'ancêtre de notre vétérinaire. D'aucuns le disent aussi quelque peu sorcier, est-ce parce qu'il côtoie le feu quotidiennement ? Lui s'en défend bien !





Origine :
Le terme MARECHAL trouve son origine dans le terme MARHSKALK, qui désignait en ancien français, un domestique qui soignait les chevaux. on retrouve ici les fonctions de soigneur/vétérinaire qui ont perdurés chez le maréchal-ferrant.





Depuis que l'homme vit en compagnie du cheval, le maréchal-ferrant a exercé son art. Il a été présent dans chaque ville et dans chaque village. Sachant qu'il ferrait les chevaux, mais aussi les ânes et les boeufs de trait et que chaque village en comptait plusieurs centaines, on imagine que le métier était très developpé, essentiellement dans les régions de grandes cultures, mais aussi, plus tard, dans les villes avec l'avènement des diligences et autres omnibus.



L'enseigne : Typique de ce métier, l'enseigne du maréchal-ferrant, telle une rosace, est souvent constituée de différents fers soudés ou assemblés en rond pour former ce qu'on appelle "le bouquet de saint Eloy".



Le travail : Le plus souvent, le ferrage s'effectue librement avec un animal docile. Pour les animaux plus difficiles, le maréchal-ferrant utilise le travail. Sans constituer réellement un outil, le travail , aussi appelé "travail à ferrer", est un bati dans lequel le cheval est entravé à l'aide de sangles.






Le premier travail est d'enlever l'ancien fer. Pour cela le maréchal-ferrant utilise les tricoises, sortes de tenailles à long manche.



Ensuite l'excédent de corne est enlevé avec le boutoir et le "rogne-pied", outils formés d'une lame, en s'aidant de la mailloche qui est le mateau typique du maréchal-ferrand (aussi appelé brochoir ou marteau à ferrer).



Pour terminer le parage du sabot, le dessous est nettoyé avec la rainette et les côtés limés avec la rape.



Pendant ce temps, le fer chauffait dans la forge ; il était à la bonne température lorsqu'il devenait d'un rouge soutenu.



Le maréchal-ferrant l'ajuste alors sur le sabot, opération caractérisée par l'odeur de la corne brûlée.



Au besoin, le fer est ajusté, puis, il est mis en place et broché avec des clous à tête carrée. Il fallait enfoncer les clous sans blesser le cheval. Les pointes des clous sont ensuite coupées et la partie restante replié dans le sabot. Un dernier coup de rape pour la finition...



Il fallait compter environ 20 minutes par fer. Quant l'ouvrage est terminé, le maréchal-ferrant regarde toujours le cheval partir pour s'assurer que le travail est correct.




Le ferrage des animaux de trait apparait aux Xème et XIème siècles. Dans les écuries royales du moyen-âge, le métier, à l'origine militaire, se transmet de génération en génération. Il donnera naissance au maréchal des logis de la cavalerie.


les marechaux de la garde républicaine de Paris

Un écuyer du Roi donnait cette définition du métier : "Le parfait maréchal qui enseigne à connaître la beauté, la bonté et les défauts des chevaux, les causes et les signes de maladies, les moyens de les prévenir, le bon et le mauvais usage de la purgation et de la saignée, la ferrure sur les dessins des fers qui rétabliront les méchants pieds et conserveront les bons". Le terme de maréchal-ferrant n'est apparu qu'au XIIème siècle. Il avait l'exclusivité du soins des chevaux jusqu'à la création des écoles vétérinaires en 1825.





Les chevaux ne font plus guère partie du paysage agricole et le maréchal-ferrant du village a disparu.

Par contre, le développement de l'équitation de loisirs et de sport a provoqué un sursaut de la profession. Aujourd'hui, il y a plus de mille maréchaux en France et un diplôme est maintenant nécessaire pour s'installer dans le métier (Eh oui ! les temps changent ! avant c'était de père en fils
.).




Ferrage des animaux de trait








"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 28 avril 2008 11:11



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Coucou les filles
nos messages se sont téléscopés
Bien sur sylvie on vote pour toi

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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