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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 10:26



Inscrit le: 10/04/2003
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Pour Raymonde :

Bordier
Fermier (appelé ausssi laboureur à bras) exploitant une borderie et payant une rente annuelle au propriétaire . Les borderies inférieures en général à 10 ha étaient plus petites que les métairies et le bâtiment principal ne comportait qu'une ou deux pièces.

amicalement

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 10:56



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:bisou: Joelle

Je continue avec le travail de la vigne....


Les Vendanges


vendanges en Corse.

L'époque des vendanges varie selon les régions. En France, l'époque des vendanges se situe traditionnellement entre septembre et octobre. De là vient le choix du nom de vendémiaire pour le premier mois du calendrier républicain qui dure du 22 septembre au 21 octobre.
Le ban des vendanges est publié par les mairies qui s'occupent de région viticoles.
Actuellement les vendanges peuvent se faire à l?aide de machines.mais autrefois elles étaient faites à la main
Les vendanges étaient un travail collectif.
Quand le raisin etait mûr, il fallait le cueillir vite. Tout le monde s?y mettait : le propriétaire, la maîtresse de maison, les grands-parents, les enfants. Si l?école avait repris, tant pis pour les cours : les enfants étaient réquisitionnés et les cahiers de présence des instituteurs attestent qu?il n?y avait parfois qu?un ou deux écoliers présents lors des semaines de vendanges. Une absence particulièrement totale dans les années de guerre, lorsque tant de pères sont absents mais que les grappes sont toujours là, à couper, chaque automne.
Si la vigne etait plus étendue, on faisait appel aux amis, aux voisins, aux cousins, auxquels on rendait la pareille le moment venu.
Enfin, si le vignoble etait vraiment très grand, l?appel à la main d??uvre saisonnière etait nécessaire. Les vendangeurs mercenaires (hommes, femmes, enfants) venaient parfois de fort loin, en charrette, se louer sur les places des villages. Ce sont longtemps les mêmes familles, générations après générations, qui viennent travailler dans les mêmes vignes et qu?on finit par accueillir comme des parents. on les hébergeait comme on pouvait, dans les granges, les fenils, les cabanes des vignes? Le raisin n?attend pas, le confort passe après. Sur place, dans les vignes, le travail se répartissait entre coupeurs, hotteurs et pressureurs.



départ des vendanges.

En général, on commençait tôt, vers six ou sept heures du matin, après une collation et un verre de vin. Des collations, il y en avait d?autres, tout au long de la journée. Parfois jusqu?à quatre mais qui restaient frugales. Du pain, de l?ail et des oignons seulement autrefois dans certains vignobles. Un peu de fromage ou de jambon en plus dans d?autres. Du saucisson ou des rillettes aussi au XXème siècle. C?etait le repas du soir, pris après la journée de vendange, qui offrait à tous une soupe et un plat copieux, variable selon les régions. Pas de véritable fête le soir : on etait fatigué, on avait mal au dos, et on savait qu?on devait remettre ça le lendemain, même si ça n?empêchait ni la bonne humeur ni les commentaires ? par exemple sur la qualité supposée du vin en fonction de l?ensoleillement et des pluies de l?année !



Les coupeurs



Les coupeurs faisaient tomber les grappes dans un panier à l?aide d?une serpette puis d?un sécateur (cet outil apparaît vers 1840 mais ne se généralise que lentement). Ce travail etait réservé aux plus âgés, aux femmes et aux enfants, car il ne demandait guère de forces. Il restait pourtant fatigant car il etait mené accroupi, dos courbé, rangée après rangée. on passait penché, d?un cep à l?autre, genoux pliés? et se déplier le soir, après une journée entière dans la même position, etait bien difficile pour le corps engourdi. Tout l?honneur du coupeur consistait à avancer vite dans sa ligne, mais sans laisser de raisins sur les ceps. Dans de nombreuses régions, la vendangeuse qui etait trop lente ou qui oubliait trop de grappes sous les feuilles avait le visage badigeonné de jus de raisin par les garçons ! Enfin, quand le panier etait plein, on appellait le hotteur et on versait le contenu dans sa hotte.



Les porteurs



Le portage des hottes, seilles, bennes? (le nom variait selon les régions) restait un travail d?homme car, une fois pleine, la hotte pouvait peser bien plus de cinquante kilos. Dans les pays en pente, on utilisait aussi des mulets, bâchés avec deux hottes. En bout du carré de vigne vendangé, une charrette attendait, dans laquelle le hotteur déversait le contenu de sa hotte.



Une ou plusieurs fois par jour selon la taille du vignoble, la charrette allait jusqu?au pressoir déverser le raisin par une fenêtre sur le sol nettoyé. Une autre charrette contenait de grandes cuves qui prendraient, une fois pleines, la direction du cellier pour que le vin rouge y fermente.



Jusque vers 1930, le dîner du dernier jour des vendanges etait souvent suivi d?un bal jusqu?à minuit. on s?embrassait et c?etait fini ! Rendez-vous l?année suivante pour les prochaines vendanges



Sources: Marie-Odile Mergnac Metiers d?Autrefois

(à suivre)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 13:52



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un ptit café pour digérer tout çà


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 15:52



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Merci pour le café... ça fait du bien après toutes ces vapeurs alcooliques.....

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 18:39



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Obligée de m'absenter qq jours je laisse les clefs à Bénédicte
Bonne fin de semaine à tous
Bisous ma Béné

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christ.L12
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 19:51



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Joëlle,je vais tenir le trousseau avec Bénédicte

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Monique.J48
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 20:33


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Bonsoir Bénédicte,

Merci pour toutes tes images et ce long travail de recherches.

Mes ancêtres de l'Yonne étaient Sénonais.

Bonne soirée.:bisou:


Boursaud(aut,ault,eau)...89 et 23
Jamault...89
Malisse...89 - 45 et Belgique
Bourdin...89
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 20:51



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Bonsoir.
Un de mes lointain ancêtre était garde-coupe. Je pense que l'on dirait aujourd'hui garde forestier. Qu'en pensez-vous? Book
Bonne soirée, Jean-Marc
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 21:07



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Bonsoir Jean Marc

Peu de documentation sur le garde coupe mais je peux quand même vous dire que ce n'est pas exactement la même chose que le garde forestier.Ce n'est pas un employé du Service Public.


Les exploitants forestiers ayant obtenu de l?Ingenieur des Eaux et Fôrets local le permis d?exploitation, peuvent embaucher un facteur ou garde-coupe qui sera assermenté devant un Juge de Paix et qui sera chargé de la surveillance des coupes de bois. Ce garde-coupe sera autorisé à dresser des procès verbaux dans les limites du territoire de l?exploitation.




Cordialement
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 21:08



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bonne soirée

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 21:12



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Bonne soirée Christophe, merci de ton aide.

Monique, les miens étaient de Villiers les Hauts, Moulin en Tonnerois, Noyer sur Serein....toute cette région.

Joelle, on s'occupe du fil et on pense bien à toi:bisou:

Bonne nuit à tous.


joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 23:18



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je fais cuire le pain pour mon homme ce week end
bisous
a bientot

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 06:29



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bonjour

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 09:44



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Bonjour à tous

Christophe, Sibie....

Joelle, on pense à toi:bisou:

A tout de suite.

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 11:46



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.
on continue...

Vigneron (3)



Elaboration du vin

Les grands principes
L'opération qui permet de transformer le raisin en vin s'appelle la vinification. Il faut environ 1,3 à 1,5 kg de raisin pour obtenir un litre de vin.

Les étapes essentielles de la vinification sont : l'égrappage, le pressurage, la macération et la fermentation. Leur enchaînement diffère selon le type de vin à élaborer. La variété du raisin utilisé conditionne également le type de vin obtenu.

La fermentation alcoolique, phase principale de la vinification, est un phénomène naturel au cours duquel les sucres du raisin se transforment en alcool sous l'action des levures. Cette transformation s'accompagne d'un dégagement de gaz carbonique. Ce même gaz contenu dans les bouteilles de champagne (la formation du gaz s'effectue naturellement dans la bouteille) fait sauter les bouchons et se dégage en formant des bulles.

La vinification est une opération délicate dont le bon déroulement reste conditionné par le savoir-faire du vinificateur et de l'?nologue.

Les vins rouges sont élaborés à partir de raisins rouges, alors que les vins blancs peuvent être obtenus aussi bien à partir de raisins blancs que de raisins rouges. Le vin rosé (élaboré à partir de raisins rouges) peut être obtenu de 2 façons : comme le vin rouge avec une macération très courte avant le pressurage (rosé de saignée) ou selon la technique utilisée pour le vin blanc (rosé de pressée).

En fonction des particularités régionales, il existe des modes opératoires différents à l'intérieur de ces processus généraux de vinification.


La vinification en rouge

Foulage



Les raisins rouges sont foulés afin de faire éclater les grains. Cette opération permet de libérer la pulpe et le jus du raisin, appelé moût.
Autrefois.le foulage se faisait dans des grandes cuves à pieds d'hommes, La permanence des traditions est si forte que le foulage au pied fut concurremment pratiqué jusqu? au XIX.me siècle voire même jusqu?à la moitié du XXème siècle




Ensuite il se pratiqua à l'aide d'instruments appelés fouloirs. Le Fouloir à main est composé de deux cylindres parallèles et actionné par le Vigneron .Le raisin est broyé et tombe directement dans la Cuve ou le Tonneau.



Égrappage

La vendange foulée est ensuite éraflée ou égrappée. La rafle, partie ligneuse de la grappe, est ainsi éliminée et séparée des baies de raisin. Elle risque en effet de céder au vin des goûts herbacés.

Macération et fermentation

La vendange foulée et égrappée est dirigée vers les cuves de fermentation. La fermentation alcoolique se déclenche et dure en moyenne quatre à dix jours. En même temps, les matières colorantes et les éléments tanniques contenus dans la peau diffusent dans le moût en fermentation. Selon le type de vin rouge recherché, la macération sera plus ou moins prolongée. En effet, les vins rouges de garde demandent une macération plus longue afin d'obtenir une bonne structure et une aptitude au vieillissement.

Écoulage et pressurage

on procède à l'écoulage des cuves afin de mettre fin à la macération. Par gravité, le vin est séparé du marc (ensemble des parties solides du raisin : rafles, pellicules, pépins, encore imprégnées d'alcool). Le vin écoulé est dit « vin de goutte ». Le marc simultanément est décuvé puis pressé afin d'en retirer le vin imbibé. C'est le « vin de presse » plus riche en couleur et en tannins.

Types de pressoir:
- Le pressoir à levier est le prelum des Latins. Le contrepoids est assuré par des hommes ou des pierres. Pour augmenter la pression du levier, on a recours à une corde torsadée enroulée sur un treuil. Cest le torculum ou pressoir à treuil des Latins. Les pressoirs casse-cou en dérivent.

Le grand changement est le remplacement de la corde par une vis traversant I'extrémité libre du levier Au Moyen age, on trouve des pressoirs à taissons fixes puis réglables Ensuite, on assiste au développement des pressoirs à grand point dont la stabilité est assurée par une grande poutre ou sommier à la base




- Le pressoir à vis centrale apparu dans I'Antiquité en dernier se répand en France à partir des XVI XVI siècles. La vis devient I'agent direct de pression. La vis est manoeuvrée par la base dans les grands pressoirs, par le haut pour les petits pressoirs. Les perfectionnements sont apportés successivement par la corde tirée par un cabestan, la roue sur vis munie par une corde puis la disparition de la corde remplacée par un treuil



L'avenir reside à la fois dans la diffusion de petits pressoirs individuels à vis centrale en fer fabriques industriellement et dans la réalisation de pressoirs à coffre à vis horizontale au début du XIXème siècle Le pressoir pneumatique actuel en est diredement issu.


pressoir horizontal



Suivant le type de vin recherché, vin de goutte et vin de presse sont assemblés soit immédiatement, soit après élevage (ou vieillissement en fût). A ce stade, une seconde fermentation, appelée fermentation malolactique, se déclenche. Elle permet de diminuer naturellement l'acidité du vin.


goûtant le moût


La vinification en blanc

La particularité de la vinification en blanc est l?absence de macération. La vendange foulée est immédiatement pressée afin d?éviter tout contact prolongé entre le moût et les pellicules des raisins. Le moût séparé de toutes impuretés et parties solides, va fermenter. Un vin blanc s?exprime généralement par sa fraîcheur et sa nervosité, dues à un bon niveau d?acidité. C?est pourquoi le déclenchement de la fermentation malolactique est le plus souvent bloqué.

La vinification en rosé

Contrairement aux idées reçues, le vin rosé n?est pas un mélange de vin rouge et de vin blanc. Excepté pour le Champagne rosé, ce mélange est interdit par la législation.

Les vins rosés sont obtenus à partir de raisins rouges à jus incolore ou peu coloré, auxquels est appliquée :

- soit une vinification en blanc proprement dite ou pressurage direct de raisin rouge : pour éviter un jus trop fortement teinté, le pressurage ne doit pas être poussé afin de ne pas déchirer les pellicules et d'éviter de libérer trop de matière colorante.

- soit une vinification intermédiaire entre vin blanc et vin rouge, consistant à effectuer une saignée à la cuve après une légère macération de la vendange. L?égouttage est pratiqué quand le moût a atteint la couleur désirée.

Il exite aussi des particularités de vinification pour le champagne,les vins liquoreux et les vins doux naturels.

Après le pressurage, le vin est alors clarifié, stabilisé puis élevé (en fût de chêne si la conservation « sous bois » est recherchée).



soutirage du vin


Le vin a été soutiré : on a enlevé les lies (levures et bactéries mortes) et opéré la première clarification naturelle. Lors de la prochaine lune descendante (fin novembre), on va transférer une partie du vin en barriques. Le faire en phase de lune descendante favorise la clarification naturelle du vin, les fines particules étant plus facilement attirées par les lois de la pesanteur vers le sol. on évite ainsi de traumatiser le vin.Le vin peut être élevé en cuve ou en barrique. Elever le vin en fût présente plusieurs avantages :- Les tanins du bois vont pouvoir se combiner avec ceux du vin, pour une meilleure stabilité biologique et une saveur plus boisée.- Le bois étant un être vivant, il crée des micro bulles d?oxygène qui permettent au vin de s?arrondir, de s?élever, de vieillir de manière modérée (oxydation ménagée)
.- La forme allongée de la barrique favorise un meilleur contact entre les lies et le vin. Le vin est ainsi plus nourri, plus rond, plus souple.
Selon le type de vin élaboré, la période d'élevage « sous bois » sera plus ou moins longue. Elle permet au vin de s'épanouir par une lente évolution.




Au terme de celle-ci, le vin est filtré avant d'être mis en bouteille.


"Le Vin, et je parle aussi bien de ce breuvage impersonnel et courant qui rafraîchit l'honnête soif du travailleur que de ces crus antiques dont le blasson empanaché honore l'armorial de nos plus belles provinces, le vin a une triple mission, il est le véhicule d'une triple communion.
La communion tout d'abord avec la terre maternelle ...de qui il reçoit à la fois âme et corps.
En second lieu, la communion avec nous-mêmes.
C'est le vin qui tout doucement qui échauffe, qui dilate, qui épanouit les éléments de notre personnalité...
qui nous ouvre sur l'avenir les perspectives les plus encourageantes.
Le vin est professeur du goût, le libérateur de l'esprit et l'illuminateur de l'intelligence.

Enfin, le vin est le symbole et le moyen de la communion sociale; la table entre tous les convives établit le même niveau, et la coupe qui y circule nous pénetre, envers nos voisins, d'indulgence, de compréhension et de sympathie.

Paul Claudel


:bisou:
Jean.T209
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 12:19



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Bonjour,

Je vous lis
Je vois que vous parlez VIN, je vous mets une photo d'une célébre cave d'Epernay (pas de pub)



Eugène M...., avec son Foudre. 150 chênes auront été nécessaires à sa construction qui aura durée 20 ans. Le fût peut contenir 200 000 bouteilles et pèse 23 tonnes

Bonne journée

Martine


Oublier ses ancêtres, C'est être un ruisseau sans source, Un arbre sans racines.
(Proverbe chinois)

Un petit "MERCi",ne fait pas de mal....(Moi)
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 13:47



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Bonjour Martine, merci pour la photo. Ce foudre est vraiment impressionnant.

Encore deux images sur le travail du vigneron...


Travail au pressoir en Bourgogne.





:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 21:00



Inscrit le: 19/09/2005
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bonne soirée

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Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 21:22



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Bonsoir Christophe, toujours tes volatiles préférés.....

Bonne nuit à tous

A demain.

Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 10 avril 2008 21:58



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonsoir La file.
Merci de cette précision Bénédicte.
Mais que vous ont fait la gendarmerie ou la police ?
D'ailleurs, ce que ça interresse, il existe la musée de la ploice à Paris, au Commissarit du 5ème arrondissement de Paris. Interrssant à voir.
Bonne soirée et encore merci de vous recherches.
Jean-Marc.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: vendredi 11 avril 2008 10:26



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Bonjour à tous

Rassurez-vous Jean Marc, on a rien contre la gendarmerie ou la police;on les aime bien, d'ailleurs plusieurs sur ce fil en ont dans leur famille; c'est juste un peu d'humour....et merci pour nous indiquer ce musée.

:bisou:à Joelle.

Aujourd'hui:

Paludier
Personne qui travaille dans des marais salants.




Nécessaire à la vie, jadis à la conservation des aliments, monnaie d'échange dès l'Antiquité, le sel est aussi précieux qu'incontournable. Au sein des marais salants, véritable prodige technique, les paludiers, ces travailleurs du sel, constituent une société bien spécifique.


Depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours, 2 sources d'approvisionnement en sel sont exploitées :

1-l'extraction du sel gemme prisonnier des couches géologiques et la cuisson des sources salées

2-les marais salants




Fonctionnement d'un marais salant.

Les grands salins se concentrent sur la Méditerranée (Aigues Mortes) ; les îles de Ré et d'Oléron, Guérande dans le Morbihan.
Un système de canaux capte l'eau 2 fois par mois lors des marées de fort coefficient dans de grands bassins de stockage appelés « métières » ou « vasières ». Les sols en argile sont imperméables (c'est cet argile retiré au moment de la récolte avec le las qui lui donne sa couleur grise recherchée des connaisseurs).





Le soleil et le vent commencent à concentrer la saumure ; le paludier ouvre de petites écluses et fait circuler l'eau dans une suite de bassins à compartiments de dénivellations progressives de moins en moins profonds (les trappes sont en ardoise ou en bois) où la saumure continue de se concentrer puis dans les « adernes », bassins de réserve, pour atteindre enfin les « oeillets » bassins de 50 à 80 m2 où le sel doit se cristalliser en une seule journée de beau temps.
Dans chaque oeillet, on peut récolter en pleine saison entre 15 et 50 kg de sel par jour.
En 5 jours on arrive à ce résultat spectaculaire à condition de savoir gérer et réguler le débit de l'eau avec précision et en étant attentif au moindre changement météorologique. Le rendement dépend des conditions climatiques.

La concentration du sel est de 270 g au litre soit quasi 11 fois le poids du sel contenu dans un litre d'eau de mer.
La récolte dure 3 à 4 mois de mi-juin à mi septembre mais est conditionnée en plus des conditions météorologiques par l'entretien des marais salants tout au long de l'année. La journée du paludier dure pendant la période de récolte 10 heures.
L'entretien des bassins le reste de l'année se fait en enlevant la vase et les végétaux accumulés autour des vasières et en renforçant les digues qui protègent les marais de l'océan.




Les outils du paludier

Les outils utilisés dans les marais salants ont peu changé au cours des siècles et sont restés, pour la grande majorité, en bois.


Le las
Muni d'un long manche flexible de 5 mètres de long, cet outil est le plus connu, puisqu'il sert à la récolte du gros sel.

La lousse à fleur de sel
Traditionnellement en bois, la lousse à fleur de sel sert à cueillir la fleur de sel à la surface des oeillets.

La Gède
Récipient de bois que les femmes portaient en équilibre sur leur tête avec un coussinet de toile enroulée, la torche. La brouette l'a remplacé au tout début des années 50 .
Les brouettes peuvent contenir de 120 à 150Kg de sel.




La lousse à ponter
La lousse à ponter, comparable à la lousse à fleur de sel, se différencie par un manche plus court et plus gros. Elle est utilisée pour la réfection annuelle des ponts.

Le rateau à limu
Il sert à ratisser les algues vertes.

La cesse (en bois)
La cesse est une grande écope à bras qui sert à pomper l'eau ou à jeter la vase liquide.

La boyette (ou houlette) (en tôle d'acier)
C'est la pelle du paludier utilisée pour certains travaux d'entretien des marais salants.

Le boutoué (en bois)
De forme similaire à celle du las, il sert pour repousser la vase dans les fards et dans les oeillets avant la récolte, afin d'assurer une grande propreté des fonds.




Un savoir-faire complexe




Le cycle démarre pendant l'hiver avec le nettoyage des vasières, l'entretien des talus (renforcement, coupe de la végétation) et le nettoyage d'alimentation et d'évacuation. Fin février, il faut alors vider les salines, en évacuer les algues et la vase pour remettre à niveau les bassins, refaire les digues d'argile pour reconstituer les "circuits de chauffe"


Limage:avec le "rouable",le paludier décape la vase de surface et la repousse au bout de "l'oeillet".


Puis à coups secs du "rouable", il rejette cette vase vers l'extérieur du marais salant.

Dans le sud, le sel est ramassé en août dans les bassins asséchés. Sur le littoral atlantique, on récolte tous les jours de juin à septembre. Des oeillets encore en eau, le paludier sort deux types de sel :

-La fleur de sel en surface: par vent d'est surtout une pellicule fine et fragile, constituée de cristaux de sel (taille d'environ 0,2 à 1 mm) d'une couleur blanche, flotte en larges plaques à la surface des oeillets: c'est "la fleur de sel", très recherché pour son parfum.






Le paludier cueille délicatement cette "fleur de sel" avec "une lousse", une large planche de châtaignier de faible épaisseur, qui forme un angle de 30 degrés avec le manche afin de permettre un déplacement précis et élégant de l'outil à la surface de l'eau. La "fleur de sel" récoltée est versée dans un panier.


- et le sel gris en profondeur: au fond des oeillets dont le peu d'eau est saturé, se cristallise "le gros sel" ou "le sel gris" qui forme de gros cristaux cubiques (tailles qui peuvent aller jusqu'à 8 mm) de couleur légèrement grise. Cette couleur est due aux particules d'argiles arrachées au fond de l'oeillet. Le paludier collecte avec adresse "le gros sel" à l'aide d'un "las" ("raclette"), un grand râteau en bois muni d' un long manche conçu pour accéder aux endroits les plus éloignés de l'oeillet.






La récolte est entassée sur le pont de terre ("ladure") séparant les oeillets intérieurs, pour qu'elle s'égoutte pendant plusieurs heures

Le sel est ensuite acheminé jusqu?au tremet par les porteresses qui le portent "à la guède", dans un récipient de bois posé sur leur tête.




Le tas de sel, ou mulon, est mis en sacs pour être livré au propriétaire. Il ne reste plus qu'à laver, graisser et remiser le matériel. En outre, il faut parfois réparer les digues ou chausser les oeillets (le chaussage consiste à rétablir le niveau initial des bassins envasés).



Mais le paludier assume bien d?autres tâches : il cultive des champs, élève des animaux, ramasse des coquillages et poissonne lors du rayage des vasières.


L'argent du selSource de recettes fiscales dès l?Antiquité, le sel est soumis en France à la gabelle dès 1343. Touchant une denrée de première nécessité, cet impôt, qui ne sera aboli qu?à la Révolution, est très impopulaire. Chaque foyer doit acheter une certaine quantité de sel, le sel du devoir. Il existe selon les régions six régimes de perception, allant de l'exemption totale jusqu'à l'imposition la plus lourde (pays de grande gabelle). Ce système compliqué engendre une contrebande active. Les faux-sauniers sont légion malgré la sévérité des peines encourues. les contrebandiers étaient pourchassés par les gabelous (en cas de capture, ils n'échappaient pas à des amendes, à des coups de fouet, à la galère ou à la pendaison) L'impôt sur le sel ne fut plus appliqué à partir de 1790 ; il sera réactivé par Napoléon et définitivement aboli le 31 décembre 1945 (voir la gabelle et les faux saunier en p 26)



douaniers luttant contre le traffic de sel.

En outre, les propriétaires de paluds paient des redevances féodales et la dîme. Sa perception est parfois affermée à des paludiers jurés chargés d'expertiser la récolte et de prélever l'impôt.
Malgré ces prélèvements fiscaux, le sel est une source d'enrichissement et de spéculations pour les propriétaires. Ainsi, certaines récoltes sont-elles stockées plusieurs années dans des mulons d'amas, énormes tas de sel recouverts d'une coque de glaise durcie, avant d'être vendues au plus haut des cours.

Paludier et saunier.
Le paludier (du latin palus, marais) est celui qui travaille dans les marais,




Le paludier serait de Guérande, le saunier de l'île de Ré et de Noirmoutier. Parfois le saunier désigne plutôt le négociant en sel. Le transport du sel se faisait dans des paniers ou à dos de mulets.


paludier du bourg de Batz en voyage.

Souvent l'exploitant des salines est un métayer qui exploite des salines nobles ou ecclésiastiques.
À partir du XVIème siècle, la haute bourgeoisie achète ces terres qui leur donnent fortune et prestige. Enfin, il existe une petite propriété paludière parfois réduite à un seul oeillet. En position dominante, le propriétaire peut licencier son paludier ou le mettre à l'amende s'il s'estime lésé. Mais, souvent parrain de ses enfants ou témoin à son mariage, il tisse des liens étroits avec lui. Les fils succèdent souvent à leurs pères sur la même saline.
on appelle aussi les paludiers les moissonneurs de la mer.

(Sources:ouvrage Mers et Marins en France d?Autrefois, Archives et Culture.)

Un lien: http://www.terredesel.fr/


:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 11 avril 2008 11:30



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Bonjour à tous. un petit coucoui avant de partir au boulot... de Police municipale à Paris.
A plus, bon courage, Jean-Marc.
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 11 avril 2008 13:10



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Pour Jean-Marc

Policier Municipal

C'est le Roi HENRI 1er (1031-1060) qui crée la police avec la mise en place des Prevôts. Ces derniers sont chargés de la police mais aussi de la justice. Par la suite, PHILIPPE II AUGUSTE, Roi de 1180 à 1223, crée les Baillis et les Officiers Royaux qui sont placés sous l'autorité du prévôt.
Les Baillis effectuent surtout des contrôles temporaires et supervisent une région étendue. A compter de 1230, le Bailli se voit assigner une circonscription personnelle et restreinte: le bailliage. Toutefois, il demeure un fonctionnaire central. Ce n'est que vers 1260 que Bailli se sédentarise et dépend de l'administration locale.

Louix IX (Roi de 1227 à1270) réorganise la Police du Royaume en créant une charge de Prévôt des Marchands, représentant le pouvoir municipal. Ces derniers sont également des pouvoirs de Police et de Justice. Par la suite, ils seront secondés par les Commissaires de Police et des lieutenants civils et criminels. Il est intéressant de noter que dès cette date, il existe deux administrations différentes ayant un pouvoir de police quasi-identique :
-Les Prévôts, représentants Royaux, secondés par les Baillis et les Officiers Royaux.
-Les Prévôts des Marchands, représentant le pouvoir municipal, secondés par les Commissaires de Police et les lieutenants.



Prévot des Marchands et Echevins de Paris 1648


Un édit de LOUIS XIV, en 1667 réalise la création d'une véritable Police, structurée et efficace. Le Prévôt se spécialise dans l'administration de la Justice. Par ces faits, les pouvoirs de la Police et la Justice sont séparés clairement.


Hôtel du Prévôt de Paris.

La Révolution rejette évidemment la police de la royauté. Dès 1789, le pouvoir de Police est confié aux Maires. C'est donc à la Révolution Française que l'on doit l'invention de la Police Municipale

Dès lors, la police est conçue comme une fonction essentiellement municipale. Les textes de loi de cette période indiquent que le Maire est chargé de faire jouir les habitants des avantages d'une bonne Police, notamment de la propreté, de la salubrité, et de la sûreté dans les rues, lieux et édifices publics.
Le directoire puis Napoleon Bonaparte réorganisent la Police pour en faire une administration à la disposition du pouvoir central, tout en maintenant juridiquement l'existence des Polices Municipales. C'est le 1er Consul Napoleon qui institue un Préfet de Police assisté de Commissaires de Police pour la ville de Paris.

L'Organisation de la Police en France reste inchangée jusqu'à la loi du 5 avril 1884. Effectivement la Loi de 1884 modifie la nature du pouvoir local pour en faire une fonction décentralisée intégrée à la structure ératique. L'article 97 de la loi précise que la Police Municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté et la salubrité publiques. Les Agents et les inspecteurs de Police sont recrutés par le Maire et sont des employés par l'Etat.
De plus des Commissaires Cantonaux furent créés et nommés par le Préfet dans les villes de moins 6000 habitants et par le Président de la République pour les ville de 6000 habitants. Des commissaires départementaux coiffent l'ensemble du dispositif.



Police Municipale 1920.

Entre les deux guerres, les Maires de plusieurs grandes villes demandent et obtiennent l'étatisation de leur service de Police. Ce fut le cas notamment à Nice, Strasbourg, Metz et Toulouse. C'est la Loi du 23 avril 1941 à l'époque du gouvernement de Pétain qui étatise l'ensemble des services de la Police Municipale des villes de plus de 10000 habitants. A la libération, la Direction Générale de la Police Nationale devient la Direction Générale de la Sureté Nationale. Par la suite, des Directions départementales des services de Police sont crées pour coordonner les services de sécurité publique de chaque ville. C'est la loi du 9 juillet 1996 qui réorganise la Police dans sa forme moderne. En effet, la Sureté Nationale devient, avec certains aménagements, la Police Nationale.
Cette administration civile dépend du Ministère de l'intérieur. La loi sur la décentralisation du 7 Janvier 1983 rappelle que les communes qui le souhaitent, peuvent demander l'étatisation de leur police Municipale sous réserve de certaines conditions fixées par le décret en Conseil d'Etat.


Amicalement
christ.L12
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Envoyé le: vendredi 11 avril 2008 16:42



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patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
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Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 11 avril 2008 21:52



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Bonne nuit à tous

et Bon week-end
.




:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: vendredi 11 avril 2008 23:50



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bonne nuit

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christ.L12
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Envoyé le: samedi 12 avril 2008 05:57



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bonjour

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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 12 avril 2008 09:36



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Bonjour à tous

Bonjour Christophe
Une pensée pour Joelle:bisou:



Bonne journée


:bisou:
marcelle du 47
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Envoyé le: samedi 12 avril 2008 09:37


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bonjour
j'ai trouve dans plusieurs actes un drole de metier.... mendient ou mendiente.. savez-vous si c'est un metier...............
merci
marcelle

Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 12 avril 2008 11:15



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Bonjour Marcelle

Il s'agit de Mendiant(e)
Un mendiant est une personne dont l'activité principale consiste à quémander de l'argent ou de la nourriture par charité.







Les personnes vivant de la charité étaient mentionnées ainsi en effet dans les actes.


Mendiant.Francesco Sasso 1720-1776.

Joelle en a déjà parlé en p10.Comme c'est assez court, je vous le remets:

Il peut s'agir d'une situation temporaire ou d'un quasi-métier avec son savoir-faire, ses usages, sa réglementation. Les enfants peuvent être mendiants, seuls ou en compagnie d'adultes. Le mendiant est habituellement sans domicile fixe et se déplace dans la campagne ou dans une ville qui est devenue son territoire. Certains artistes de rue font appel à la générosité publique, sans être considérés généralement comme mendiants.

Par le passé, on distinguait le vrai mendiant qui, faute de capacité d'emploi, de revenus ou de solidarité familiale ou autre, ne pouvait compter que sur les dons pour subsister, et les faux mendiants, qui aptes au travail, choisissaient ce mode de vie au lieu de travailler. Il existe également une fausse mendicité organisée en réseaux.

Des structures ont été créées pour accueillir les mendiants, et les réinsérer, comme les dépôts de mendicité des grandes villes françaises au XVIIIe siècle et au siècle suivant.



Mendiant en Bretagne.

Amicalement

Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 12 avril 2008 16:32



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et Thumb Up
marcelle du 47
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Envoyé le: samedi 12 avril 2008 17:10


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merci benedicte
marcelle


Jean-Marc.L30
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Envoyé le: samedi 12 avril 2008 22:20



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Bonsoir Bénédicte.
Désolé de répondre que maintenant, mais hier, au lieu de rentré vers 21h00, je suis rentré vers 22h30 à cause d'un accident de personne aux abords d'une gare et j'étais fatigué.
Merci pour votre exposé sur la police municipale. Je n'en savais pas autant sur l'origine de mon emploi. Super cool.
Bonne soirée, Jean-Marc.
christ.L12
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 07:52



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 09:54



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Bonjour à tous

Bonjour Christophe

:bisou:Joelle

Si on allait pêcher la crevette?





Bon dimanche

:bisou:
Anne Marie.P114
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 10:25


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Le vin c'est bon Hic mais faut pas abuser sinon :

Ca fait un petit 15 jours que je ne suis pas venue (j'ai une excuse j'étais en Creuse et occupée en rentrant)
Ma cousine me racontait la semaine dernière que dans le village il y avait un ivrogne qui dormait dans les fossés (il travaillait juste ce qu'il fallait pour se payer sa chopine) et en rentrant de l'école ces pestes lui lançaient des Cailloux et se moquaient ! Elle est toute honteuse maintenant d'avoir fait cela !
Bon dimanche avant la pluie
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 10:32



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Bonjour Anne Marie

J'espère que celle qui a mis la carte postale n'a pas abusé non plus.... car elle a comme un petit air penché (la carte postale..)Laughing

:bisou: ma cousine.

Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 12:36



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khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 13:56



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bonjour à tous,
savez vous ce qu'est un boutiquier?
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 14:18



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dans le même ordre de terminologie, un autre métier d'autrefois :
savez vous ce qu'était un "pigmentarius".
A plus tard.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 14:21



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reflechis Book et... attention aucarton
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 15:41



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Liste des métiers déjà étudiés p15

Bonjour Khalida.

on va commencer par...

Boutiquier

Artisan ou marchand qui est en boutique.

Une boutique est une salle ouverte sur la rue, au rez-de-chaussée, dans laquelle les marchands étalent leurs marchandises. Il n'est pas besoin de dire que l'usage des boutiques appartient à tous les pays, à toutes les époques et à toutes les civilisations.

Dans l'antiquité grecque et romaine, des boutiques occupaient le rez-de-chaussée des maisons des villes; il en fut de même en France pendant le moyen âge. Ces boutiques se composaient ordinairement d'une salle s'ouvrant sur la rue par un grand arc prenant toute la largeur de la pièce, avec un mur d'appui pour poser les marchandises. Ce mur d'appui était interrompu d'un côté pour laisser un passage. Un arrière-magasin (ouvroir) était souvent annexé à la boutique; les ouvriers et apprentis travaillaient soit dans l'ouvroir, soit dans la boutique elle-même ; quelquefois aussi un escalier privé montait au premier étage, et descendait sous le sol dans une cave. Les exemples anciens de boutiques ne sont pas rares, et on peut en citer un grand nombre appartenant aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles.

Rarement les boutiques, jusqu'à la fin du 19ème siècle, étaient fermées par une devanture vitrée. Les volets ouverts, le marchand était en communication directe avec la rue. La fermeture la plus ordinaire, pendant la période que nous venons d'indiquer, se composait de volets inférieurs et supérieurs, les premiers attachés à l'appui, s'abaissant en dehors de manière à former une large tablette propre aux étalages, les seconds attachés à un linteau de bois, se relevant comme des châssis à tabatière.
La nuit, les volets inférieurs étant relevés et les supérieurs abaissés, deux barres de fer, engagées dans des crochets tenant aux montants, venaient serrer les vantaux et étaient maintenus par des boulons et des clavettes, comme cela se pratique encore de nos jours. Au-dessus du linteau, sous l'arc, restait une claire-voie vitrée et grillée pour donner du jour dans la salle.




Presque tous les achats se faisaient dans la rue, devant l'appui de la boutique, l'acheteur restant en dehors et le marchand à l'intérieur; la boutique était un magasin dans lequel on n'entrait que lorsqu'on avait à traiter d'affaires. Cette habitude, l'étroitesse des rues expliquent pourquoi, dans les règlements d'Étienne Boileau, il est défendu souvent aux marchands d'appeler l'acheteur chez eux avant qu'il n'ait quitté l'étal du voisin.

D'ailleurs, pendant le moyen âge et jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les marchands et artisans d'un même état étaient placés très-proches les uns des autres, et occupaient quelquefois les deux côtés d'une même rue; de là ces noms de rues de la Tixeranderie, de la Mortellerie, où étaient établis les maçons, de la Charonnerie, où habitaient les charpentiers, de la Huchette, de la Tannerie, etc., que nous trouvons dans presque toutes les anciennes villes du moyen âge.Le samedi, le commerce de détail cessait dans presque tous les quartiers pour se rassembler aux halles. Les journaux, les affiches et moyens d'annonce manquant, les marchands faisaient crier par la ville les denrées qu'ils venaient de recevoir. Il y avait à Paris une corporation de crieurs établie à cet effet; cette corporation dépendait de la prévôté, et l'autorité publique se servit des crieurs pour percevoir les impôts, particulièrement chez les marchands de vin ou taverniers, qui furent obligés d'avoir un crieur public, chargé en même temps de constater la quantité de vin débitée par jour dans chaque taverne. Le roi saint Louis ayant interdit le débit du vin dans les tavernes, les crieurs de vin se firent débitants, c'est-à-dire qu'ils se tenaient dans la rue, un broc d'une main un hanap de l'autre, et vendaient le vin aux passants pour le compte du tavernier
Les rues marchandes, pendant le moyen âge, avec leurs boutiques ouvertes et leurs étalages avancés sur la voie publique, ressemblaient à des bazars. La rue, alors, devenait comme la propriété du marchand, et les piétons avaient peine à se faire jour pendant les heures de vente; quant aux chevaux et chariots, ils devaient renoncer à circuler au milieu de rues étroites encombrées d'étalages et d'acheteurs. Pendant les heures des repas, les transactions étaient suspendues; bon nombre de boutiques se fermaient. Lorsque le couvre-feu sonnait et les jours fériés, ces rues devenaient silencieuses et presque désertes.

Déjà, au XVe siècle, les marchands demandaient des jours plus larges sur la rue; les boutiques ouvertes par des arcs plein cintre, en tiers-point ou bombés, ne leur permettaient pas de faire des étalages assez étendus. Les constructeurs civils cherchaient, par de nouvelles combinaisons, à satisfaire à ce besoin impérieux.

Au XVIIIème siècle, l'idée de modifier l'aspect extérieur de la boutique et d'encadrer l'entrée voit le jour. Les enseignes suspendues au dessus de la rue sont remplacées par des enseignes en tableaux placées au dessus de la boutique. Le peintre d'enseigne est alors le seul appelé à décorer le commerce.
Au XIXème siècle, les commerces alimentaires s'emparent du décor comme argument de vente c'est pourquoi le décor s'étend à toute la devanture et très rapidement à l'intérieur du magasin. La moindre surface libre devient un support publicitaire.

Quelques boutiques du début du XXème siècle:








Donc votre ancêtre tenait boutique...sans précision sur ce qu'il vendait..

Amicalement

Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 17:19



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Pigmentarius

Synonyme d'apothicaire au Bas Moyen Age

L'apothécaire du Livre des Métiers, du prévôt de Paris, Etienne Boileau (1268), sera longtemps assimilée aux herbiers, herbières et autres espiciers et espicières, épiciers ou épicières, des marchands d'épices dotées de nombreuses vertus médicinales. Les savants latins l'ont d'abord appelé medicamentarius, selon l'usage des Romains, mais le terme de pigmentarius (plur. pigmentarii) sera utilisé au bas moyen-âge.
(Pigmentarius chez les romains voulait dire marchand de couleurs)

De l'Apothicaire au Pharmacien

Médecine et pharmacie furent partiellement et pendant plusieurs siècles entre les mains du clergé régulier. Les moines soignaient aussi bien les âmes que les corps de leurs malades. Les soins étaient dispensés dans les couvents qui possédaient une salle d'hospitalisation, un jardin botanique et une pharmacie, parfois simple armoire, dont
était chargé "l'apotecarius" moine médecin et apothicaire.

En Europe jusqu'au X° siècle celui qui exerçait l'acte médical était contraint de cultiver, récolter, préparer et administrer les plantes médicinales qui constituaient l'essentiel de la pharmacopée ; ce personnage était appelé « apothicaire » ( du grec apotec boutique).
La séparation entre ces deux activités devint matériellement et intellectuellement obligatoire, une seule personne ne pouvant plus assurer ces deux fonctions du fait de la diversification des substances utilisées et du savoir nécessaire pour maîtriser convenablement l'art de guérir et l'art de préparer les médicaments.
C'est donc à partir du XII° siècle qu'apparaissent en France les pigmentarius ( ou marchands d'épices ) et les médicus. Rapidement les pigmentarius se divisèrent en deux branches : la première, « les épiciers » n'ayant le droit de ne manipuler que des drogues alimentaires et la seconde conservant l'ancien nom « d'apothicaire » se réservant les drogues médicinales. Ces deux branches se disputèrent cependant longtemps le monopoles des médicaments

Au XIIe siècle, le commerce connut un essor remarquable, des foires et des marchés se créèrent en de nombreuses villes du Royaume. Les vendeurs de remèdes et d'épices appelés speciarii, piperarri, aromaterii, apothecarii apparurent ainsi que les charlatans, colporteurs, bateleurs, qui allaient de ville en ville proposer des drogues mystérieuses guérissant tous les maux. A la même époque, l'exercice de la médecine et de la pharmacie par le clergé fut remis en question, de nombreux conciles interdirent aux religieux le négoce et l'art médical. Ils ne furent pas immédiatement suivis d'effet mais ils annonçaient la laïcisation future de l'exercice pharmaceutique.
La pharmacie se séparait peu à peu de la médecine dès lors que le médecin devenait
dépositaire d'un savoir officialisé par l'introduction des études médicales dans les universités,en 1220 à Paris et en 1272 à Montpellier. Il fallait donc le libérer des tâches jugées contraignantes et peu valorisantes, tel le maniement du pilon et du mortier.
La société féodale subissait d'importantes transformations sociales. Les marchands et artisans de certains métiers avaient pris l'habitude de se grouper dans des associations héritières des guildes nordiques, connues sous le nom de corporations.




Des communautés d'apothicaires se constituèrent. Elles sont à l'origine du caractère réglementé que la pharmacie conserve aujourd'hui. Les premiers statuts s'établirent dans le midi de la France en Arles, en Avignon et à Montpellier. En 1258, Saint-Louis donna un statut aux apothicaires, confirmé par Philippe Le Bel et par le Roi Jean Le Bon en 1339. En 1484, Charles VIII promulgua une ordonnance stipulant que "doresnavant nul espicier de nostre dicte ville de Paris ne s'en puisse mesler du fait et vacation d'apothicairie si le dit espicier n'est lui-même apothicaire".

De nouvelles fonctions incombèrent ainsi progressivement aux apothicaires, contrôle des marchandises et surveillance des poids et mesures. Conséquence sans doute naturelle du régime corporatif, de nombreux conflits s'élevèrent entre les divers corps de métiers : les apothicaires furent aux prises avec les charlatans, les merciers et les chirurgiens barbiers.
Jaloux de ses prérogatives, conscient de la noblesse de son art, veillant à se distinguer d'autres professionnels, membre d'une corporation influente et détenteur de drogues rares et prestigieuses, l'apothicaire du XVIe siècle était considéré comme un notable bourgeois.



Serviteur d'Apothicaire à l'Hotel Dieu de Toulouse.18ème.

Avec le XVIIe siècle commença le monde moderne, les progrès de la science s'annoncèrent par des découvertes importantes. Cependant les remèdes de l'époque, extraits des règnes végétal, minéral et animal, ne correspondaient pas toujours aux progrès de la chimie et de la pharmacologie. L'image de l'apothicaire de l'époque n'était plus celle du XVIe siècle, mais plutôt celle d'un exécuteur de viles besognes entièrement soumis à l'autorité du médecin.
Molière ne se priva pas de caricaturer médecins et pharmaciens de son temps. Dans Le
médecin malgré lui Léandre, fidèle assistant muet du médecin se cantonne à la préparation et à l'administration des clystères ; dans Monsieur de Pourceaugnac, "ce n'est pas moi qui suis le médecin ; à moi n'appartient pas cet honneur, et je ne suis qu'apothicaire, apothicaire indigne pour vous servir" ; dans Le Malade imaginaire, Fleurant l'apothicaire, "n'est qu'un fantoche entièrement soumis à la loi des bonnets pointus". Il est vrai qu'à l'époque la pratique de la saignée et du clystère faisait ravage et le pauvre Louis XIII ne reçut pas moins de 312 lavements en moins d'une année.




Louis XVI par une déclaration royale en 1777, sépara les corporations d'apothicaires et
d'épiciers reconnaissant ainsi le monopole de la vente des médicaments aux seuls membres du Collège royal de pharmacie. Il officialisait ainsi la pharmacie comme une branche de la médecine nécessitant des études et des connaissances approfondies.
L'organisation moderne de la pharmacie date de cette époque et durant la période
révolutionnaire le mot "apothicaire" disparut au profit de celui de "pharmacien".




"Apothecarius" vient du latin et signifie boutiquier ce qui correspondait aux pratiques des XIIIe et XIVe siècles, où la boutique était l'élément qui différenciait le commerçant sérieuxdu charlatan de passage. Le mot "pharmacien" vient du grec "Pharmakon", signifiant à la fois remède et poison, celui qui connaît et détient des substances actives dont le pouvoir thérapeutique peut se doubler d'une toxicité non négligeable. Ce n'est qu?à la fin du XVIIIe siècle que l'apothicaire fut enfin reconnu comme un homme de science et de progrès grâce à l'introduction en thérapeutique de produits chimiques ce qui eut une importance considérable sur la pharmacie.


Amicalement.
Jocelyne .B9
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 18:29


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bonjour,
je viens de lire sur l acte de dc de mon grand pere son metier commissionnaire en grains
j aimerais savoir en quoi consiste ce metier
merci
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 20:01



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Bonsoir Jocelyne

Commissionnaire

Le commissionnaire est un intermédiaire de commerce qui agit en son nom ou sous un nom social pour le compte d'un tiers appelé commettant. Il exerce généralement son activité dans le domaine de la vente et de l'achat.

Voici ce que dit le Dictionnaire raisonné des Arts et Métiers en 1773:

"Commissionnire. C'est celui qui fait des commissions pour le compte d'autrui , tant pour les achats que pour les ventes.
Comme pour faire ce métier il faut être connaisseur en marchandises , les commissionnaires font ordinairement apprentissage chez les marchands , afin de se perfectionner dans la connaissance & le choix des marchandises. Il y a cependant des villes , comme Lyon , par exemple , ou 1'on peut exercer sans être reçu marchand; mais à Paris il faut l'avoir été pour avoir la liberté de vendre ou d'acheter des marchandises pour le compte d'autrui. En Angleterre où l'on fait sept ans d'apprentissage , les nobles s'engagent pour ce temps-la avec quelque gros commercant du levant , qui , moyennant trois ou quatre cents livres Sterling qu'il reçoit de son apprenti, s'engage de 1'envoyer à Smyrne au bout des trois premières années d'apprentissage, où il lui confie ses affaires , & lui permet même de trafiquer pour son propre compte.
Les droits de commission sont ordinairement d'un, deux ou trois pour cent de la valeur des marchandises, francs & quittes de tous frais, à la réserve des ports de lettres écrites par le commettant à son commissionnaire pour le fait de leur négoce : ces droits varient selon les temps, la difficulté de se procurer les marchandises demandées , & les faire exporter chez le commettant , ou suivant les avances que font les commissionnaires , quand les commettants sont en retard pour l'envoi de leur argent.
Quel préjudice les commissionnaires n'occasionent-ils pas quelquefois à ceux dont ils achetent les denrées ! Ils prennent de longs délais pour des paiements qu'ils pourraient faire tout de suite,& qu?ils retardenr pour mettre à profit l'argent qui leur est envoyé; & dans ce cas il arrive souvent que 1'emploi qu?ils en ont fait n'ayant pas réussi, ils font banqueroute, & occasionent la ruine des personnes qui ont eu trop de confiance en eux. D'autres se prévalent du besoin des particuliers qui , pour accélérer leur paiement , leur paient 1'escompte d'un argent qui ne leur appartient pas. Il est étonnant qu'on ne remédie pas à de semblables abus."




Donc votre ancêtre ,commissionnaire en grains, devait se charger d?acheter pour ses clients (probablement des marchands de blé ou autres céréales) moyennant commission, ces produits.



Amicalement.
Jocelyne .B9
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Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 21:23


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bonsoir benedicte,
merci beaucoup de m avoir repondu
si je comprents c etait un commercant
merci
jocelyne
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 22:24



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonne nuit à tous

A demain

:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 13 avril 2008 23:38



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bonne nuit

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christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 14 avril 2008 06:20



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bonjour

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khalida.137
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Envoyé le: lundi 14 avril 2008 06:35



Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 1 569
bravo merci Bénédicte. je trouve votre file sympa et je pense que j'y participeraisclinoeil .
moi sur ma file, je n'avance paspleure .bon journée à tousThumb Up

"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
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