Forums

 
Forums de généalogie, entraide généalogique - Filae.com
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 06:51



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
bonjour et bon dimanche

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Marie-Blanche.O
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 07:40


Inscrit le: 21/07/2006
Messages: 323
Bonjour à tous & toutes, merci pour ces tableaux touchants, où la chapeau de paille est mis à l'honneur. Une autre histoire de famille.
Mon A-Grand mère Alzina était métayère de la duchesse d'Harcourt. Elle vivait donc au château. Elle a acheté un joli chapeau printanier à sa fille Blanche-Marie ma grand-mère chez son futur gendre...Mais à l'époque Blanche avait 12 ans. A la messe quelle ne fut pas son angoisse de constater que la duchesse avait acheté le même à sa fille. Rentrée à la maison Alzina a brûlé le chapeau tout neuf, au grand dam de Blanche. Belle histoire de respect, mais aussi des difficultés du prêt à porter qui maintenant est bien installé.
Amitiés
Marie-Blanche: pleure:
surIsigny sur mer OLIVE,JACQUET,CAPPE,DELAMARCHE,LALOE,LECHEVALIER,VIEL,LEVIEUX, Guardin,LEMACON,TABARD,LETOT,DESMONT,LEBOURG,LEMARQUANT (D)DUCHESNE,LEVIANDIER,ROUSSELLE,LEBOULENGER,MENARD,RENAULD,JARRE,CARDOT,BERTAUX,BOUILLOT,GIRARD,HEBERT,DUFOUR,LE BEL sur Thury Harcourt:LAPLANCHE,OLIVIER,LECHESNE,LEMONNIER,OLIVIER,THOMAS,JOUVIN,DELAUNAY ou DE AUNAY ( 61 ),GESLIN,LOUVARD,LE NORMAND,LEFEBVRE,LEFEBURE,LESAULNIER,HUE,LEMARCHAND,TURPIN,DE CAUVILLE,TRANCHANT,LE NOIR,MASSINOT,GAUTIER,LOUVARD,OUDIN,LOUDIN,FOUQUES,
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 11:40



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Christophe,Dominique,Marie Blanche,Joelle.....

Bon dimanche


:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 14:13



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Pour Dominique
Le(la) feuillagiste était de la même famille que la couronnière, n'est-ce pas? car....

Feuillagiste : personne qui fabrique des feuillages artificiels.

Dans les deux cas, il s'agit d'un travail dans le domaine des fleurs artificielles.

La paternité de la création élaborée de fleurs artificielles revient probablement aux Egyptiens et/ou aux Chinois. Les premiers matériaux utilisés, quoique rustiques, ont permis l'illusion de rendre permanent ce qui est par définition éphémère : la beauté de la nature.
Si les Egyptiens utilisèrent des cornes taillées en lames, des étoffes de lin et du metal, les Chinois, de leur côté, ont privilegié la fibre de bambou et le mica. Ce dernier matériel était surtout utilisé par les dames qui avaient I'honneur de s'asseoir à la table de I'empereur. Elles s'y présentaient ainsi parées de fleurs de pêcher.
Les Romaines, influencées par I'Egypte, commencérent à orner de fleurs artificielles de petits chapeaux d'hiver qu'elles ont naturellement appelés "chapeaux égyptiens".
Dans un passé plus récent, et cette fois-ci en Europe, les Italiens introduisirent en France la mode des fleurs artificielles en utilisant pour leur confection le cocon de vers à soie. Nous sommes alors au bas Moyen-Age mais il faut dire que cette technique était deja connue des Chinois. La fabrication des fleurs artificielles (en parchemin, velours ou soie) devient alors artisanat et la profession de chapelier de fleurs devient une affaire florissante...
Au XVIII siècle Paris devient la capitale mondiale de la fleur artificielle. D'après une association de fabricants de fleurs artificielles et plumes, ce fut Joseph Wenzel qui le premier, autour de 1750,commença à fabriquer des fleurs en utilisant du coton tres fin. Ce produit a tout de suite été en vogue en France.




on raconte que le comte d'Artois, qui souhaitait gagner les faveurs de Marie Antoinette, commanda à J. Wenzel un bouquet de roses blanches dont chaque pétale représentait les initiales de la reine. Le résultat fut si parfait que l'étonnement causa un évanouissement à la reine de France.


La Révolution française provoqua la fuite de beaucoup d'artisans, entrainant avec eux leur savoir-faire, ceci fut valable aussi dans le domaine de la fleur artificielle. Londres accueillit beaucoup de ces artisans et plus tard, à la grande époque victorienne les Britanniques furent pris d'un véritable engouement pour I'utilisation de la fleur en tissu sous toutes ses formes dans la décoration de la maison
.



A cette époque, les matériaux utilisés sont : le coton, la rayonne, la soie, le satín, le calicot, la mousseline, le batiste de lin, la crêpe et le voile mais il y aura aussi des fleurs en bois, en porcelaine, en plumes, et méme en cire



A nouveau, au tout début du XIX siécle, Paris redevient la capitale incontestée de la fleur artificielle. En 1908 les syndicats estiment que prés de 30 000 ouvriers (surtout des femmes) travaillent dans des ateliers ou á domicile à Paris. Une grande partie de leur fabrication est exportée vers les Etats-Unis, en particulier à New York.



A cette époque les exportations de fleurs artificielles vers ce pays représentent plus de la moitié de la fabrication locale de fleurs artificiel les. De plus, la supériorité au niveau de la qualité et du design des fleurs produites à Paris est mondialement reconnue. Les plus belles fleurs viennent de Paris et servent de modéle à copier pour les fabricants américains.



on attribue cette supériorité au fait que les ateliers parisiens se sont tres vite spécialisés dans une seule catégorie de fleurs, principalement des roses, des pivoines, des orchidées, des hortensias et des coquelicots. De cette spécialisation découle une beauté et une qualité jamais atteintes par les ateliers non spécialisés de New York.



Une autre raison de cette superiorité est le temps moyen employé pour la fabrication d'une fleur: une seule journée à New York contre quatre à Paris. Dans les ateliers parisiens on met une journée pour amidonner et appréter le tissu, deux journées pour la découpe, la teinture et le séchage (à la chaleur naturelle) et une journée pour monter la fleur par des ouvrières
ayant au préalable un apprentissage de 3 années.




Ainsi le savoir-faire frangais, le "chic" de Paris, I'utilisation de matiéres de tres bonne qualité (batiste de lin, organdí, mainsook), le tour de main des artisans français, tout concourt à imposer définitivement, et jusque dans les années 30, la suprématie de la France dans la fabrication des fleurs artificielles.



En 1920 une compagnie tres importante, The Parisian Flower Company,ayant des bureaux à New York et à Paris, est le leader incontestable de ce marché, fournissant la haute société mais également les fleuristes qui commencent á vendre ce produit.

Avec les années 30 et 40 vient la grande époque des couronnes de fruits factices d'inspiration italienne, ce sera le style appelé « delta Robbia ».




La guerre va mettre en sommeil toute cette industrie qui, avec le plastique et le polyester se développera à nouveau considérablement à partir des années soixante.
En effet, le polyester-tergal s'est averé être le tissu de choix par son faible coût, sa durabilité [par le fait que sa texture supporte la colle et la glue]. Surtout, pressé à chaud, ce matériau permet aux pétales et aux fleurs de revenir à leurs formes initiales. Le plastique étant utilisé principalement pour les branches, les bales, les fruits, etc.
De nouveaux matériaux entrent alors en scène : papier, parchemin, latex ... Plus que jamais, I'imitation de la nature est recherchée. Déjà le dictionnaire portatif des arts et métiers (Lacombe 1756) donnait la définition de bouquetier dans ces termes: "Cet art consiste à imiter avec du taffetas, du batiste, du papier, des plumes, du parchemin, et divers autres matériaux, toutes sortes de fleurs et plantes afín qu'elles soient prises pour de vraies fleurs".
« C'est à la nature qu'il faut demander conseil » disait l'architecte Hector Guimard, et c'est vers quoi aspirent les fabricants chinois de fleurs en tissu, devenus aujourd'hui les leaders mondiaux de cette industrie. C'est dans cet esprit d'imitation que les induits latex sont utilisés pour mieux mimer les orchidées, et que le velours tres fin apparaft sur les pétales de roses pour renforcer l'aspect « peau de pêche ».


(Sources: site du Jardin d'Amandine)

et un lien sur la confection de fleurs en cire:

http://www.parc-naturel-briere.fr/index.php?id=1129
:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 16:52



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
coucou Béné

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Catherine.A29
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 18:09



Inscrit le: 13/08/2005
Messages: 416
Bonjour
J'ai regardé la liste déjà étudiée, j'y ai bien trouvé le pannetier mais je suis un peu surprise, quand je cherche à savoir ce que c'était j'ai plusieurs versions. tantôt il surveille le pain, tantôt il fait des paniers, et tantôt il fabrique des tuiles. Je trouve parfois pannetier mais aussi fabricant de pannes, y aurait il une différence?
Merci
catherine
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 20:48



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Catherine

Voyons si on peut faire un peu de lumière sur notre pannetier...

Pannetier (ou Panetier)

Celui qui fait du pain (syn. boulanger)




Au départ, les panetiers n'étaient pas propriétaires de leur four; ils devaient cuire le pain dans le four banal, propriété du seigneur laïc ou écclésiastique. C'est seulement vers 1300, qu'ils obtiennent I'autorisation de posséder leurs propres fours.
II existait diverses catégories de boulanger. Ce terme en référence aux
petites boules confectionnées, n'apparait qu'à la fin du 12ème siècle. Ceux demeurant sur le territoire royal étaient appelés maîtres et « haubaniers ». Ils pouvaiant exercer leur profession à condition d'acheter au Roi la maîtrise et de payer le hauban, d'où le nom de haubanier. Cet impôt était payé le 11 novembre, jour de la Saint Martin. L'autre catégorie de boulangers, c'est-à-dire ceux vivant sur les territoires ségneuriaux, était exempte du hauban mais était soumise au « tonlieu » ou impôt à la vente payable chaque semaine. La « coutume », un autre impôt, était cependant acquittée par l'ensemble de la profession. on la réglait en trois foís : à Noël, à Pâques et à la Saint Jean. Le maître panetier, qui souhaitait quitter les terres du Roi, perdait par la même occasion sa maîtrise. La notion de territorialité était donc très forte à l'époque.
Avant de se présenter à la maîtrise, le futur boulanger devait avoir effectué au moins cinq ans d'apprantissage en tant que mitron. Ensuite le compagnon boulanger faisait un stage de quatre ans. Une fois par an, les gens de métier se réunissaient pour la réception de nouveaux maître dans la communauté".




Selon le Dictionnaire Universel Furetière 1695
?Panetier; Officier qui a soin du pain. Le Grand Panetier de France était celui qui avait la police du pain & la juridiction sur tous les Boulangers & Meuniers de France. Aujourd?huy il y a plusieurs petits offices de panetiers chez le Roy qui ont le soin de faire la provision & la distribution du pain aux Officiers. Le Grand Panetier était autrefois un des Grands Officiers de la Maison du Roy, qui recevait les Maistres Boulangers, qui avait sur eux le droit de visite & de confiscations; ce qui a été rétabli depuis peu d?années, y ayant maintenant une Chambre &t Juridiction dans l?enclos du Palais qu?on appelle la Paneterie.?

En ce qui concerne le fabricant de tuiles plates, il s'agit du pannesserier




Les pannes ou aussi panneresses sont des tuiles fabriquées par un panneressier ou fabricant de tuiles; ref.: Dictionnaire des vieux métiers par Paul Reymond (Broceliande)



Quant au vannier, il s'agirait d'un panelier

Maintenant, probablement ces termes ont pu être confondus selon les régions, les époques.

Amicalement

christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 21:14



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
bonne soirée

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 6 avril 2008 22:20



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonne soirée Christophe

Remise de ta fiesta Joelle?


Bonne nuit à tous

A demain

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 09:31



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour Béné, Chritophe, et les amis de la file métiers.
Oui Béné je suis remise de ma fiesta, mais d'autres ennuuis me tombent dessus.
Ma belle mère (2eme femme de mon père est à l'hosto et ça va pas du tout.
Je pense que je vais être obligée de monter à Paris ces prochains jours pour aider mon père (83ans).
Pour l'instant je suis là.
Bisous à tous.

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 09:56



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Joelle, je suis désolée d'apprendre ça. Beaucoup de courage à toi et ton papa. J'espère que les choses s'amélioreront.

:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 11:00



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
LES GENDARMES

La gendarmerie est fille de la maréchaussée. Force militaire née au 12ème siècle, chargée initialement de surveiller les "gens de guerre et pillards" et de rendre la justice aux armées. Dans le désordre des polices et des juridictions de l'ancien régime, ses compétences se sont accrues peu à peu.


Puissant instrument aux mains du pouvoir royal, elle contribue à l'avènement de l'État moderne. L'édit de PARIS en 1536, qui lui confie la répression des crimes de grand chemin, étend ses attributions au delà du domaine militaire.

Dotée d'attributions mixtes, civiles et militaires, la maréchaussée est à la fois une force de police au service du roi ou des juges ordinaires et une juridiction d'exception.

Ses structures s'organisent: le 18ème siècle jette sur le territoire un filet de brigades où patrouillent chaque jour des cavaliers aux tenues désormais uniformes.

En 1789, la maréchaussée, incarnation de l'autorité royale, jouit d'une grande popularité, au point d'être qualifiée dans les cahiers de doléance, de "corps le plus utile de la nation".

La révolution elle même a bientôt besoin d'ordre. Elle reconduit dans ses attributions passées l'ancienne maréchaussée, rebaptisée gendarmerie nationale en 1791 et double ses effectifs. Seules disparaissent ses fonctions juridictionnelles peu conformes avec la théorie de la séparation des pouvoirs.

La loi du 28 germinal an VI, véritable charte de la Gendarmerie, codifie pour longtemps ses principes d'action et ses attributions, faisant notamment le partage entre ses missions de police administratives et celles de police judiciaire.

Sous l'empire comme sous la révolution, elle se couvre de gloire sur les champs de bataille, à Hondschoote puis à Dantzig Burgos ou Villodrigo. La Gendarmerie devient l'Arme favorite de Napoléon. Il lui confie sa garde personnelle et la comble d'honneurs. Avec leur haute taille et leur grande vertu, les gendarmes, en 1800, sont devenus,selon les mots du général Radet "les premiers soldats de la république.

Après 1814, sa fidélité obstinée aux légalités constitutionnelles successives, la place, à chaque révolution, dans le camp des vaincus. Elle subi la concurrence répétée de la garde nationale. Pourtant, au 19ème siècle, les textes réglementaires, relatifs à la gendarmerie modifient peu à peu les grandes orientations de la loi de germinal an VI. Ces périodes de disgrâce ont aussi la vertu de forcer les gendarmes à se replier dans les campagnes. Ils y trouvent l'estime que PARIS leur refuse et enracinent pour longtemps la notoriété de l'institution.

En 1950, chaque canton a sa brigade. Puis les régimes découvrent l'intérêt de disposer d'une force militaire chargée de veiller à l'ordre public. Ils créent de nouvelles unités: la gendarmerie d'Afrique en 1833, les voltigeurs corses en 1835 ou la garde républicaine en 1848.

Ce n'est qu'avec la IIIème république que la gendarmerie retrouve la stabilité politique nécessaire à l'accomplissement de ses missions. Elle est de tous les rêves de la république. Ambassadeur de la république au village, le gendarme renseigne autant qu'il réprime. Hors de la métropole, il est la cheville ouvrière de l'aventure coloniale. Brocardé, mais respecté, confirmé dans ses missions par le décret de 20 mai 1903, "pandore" a retrouvé sa place dans la vie de la nation.

La participation aux guerres de ce siècle lui confère un rang équivalent à celui des autres armes. Au XX siècle, elle épouse résolument le progrès technique. La bicyclette,l'automobile puis l'informatique dès 1970 pour s'adapter aux profondes mutations de la société française.

Aujourd'hui, la gendarmerie présente toujours la singularité de savoir conjuguer les exigences de la modernité avec les richesses de la tradition. Chaque unité, même récemment créée, semble trouver un écho dans l'histoire de l'arme
.






"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 11:10



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Merci Béné et Sylvie de votre soutien
je crois que je vais en avoir besoin d'ici peu de temps
A+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 11:23



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Evolution des uniformes de gendarme

Sergent d'Armes sous Philippe Auguste



Leur rôle primitif et qui resta essentiel au cours des deux siècles et demi de leur existence consistait à assurer la protection rapprochée du roi.

Ci contre, un sergent d'armes appréhende un délinquant.

Archer de la maréchaussée



sous Louis IX, vers 1470


Archer avec la première tenue réglementaire



Tenue portée par les archers de la maréchaussée après l'ordonnance du 16 mars 1720 prise par le roi Louis XVI.

Cette tenue obligatoire et réglementaire comprend:
- un justaucorps descendant jusqu'aux genoux, en drap bleu de roi avec doublure, revers et parements rouges et boutons d'argent.
- veste et culotte chamois
- aiguillette de soie blanche,
- chapeau bordé d'argent,
- galons d'argent,
- ceinturon et bandoulière de buffle, bordés d'argent,
- bottines à boucles de cuivre.


Cavalier de la maréchaussée sous Louis XVI



L'ordonnance de 1769 remplace le justaucorps par l'habit à la française, vêtement plus ouvert et se portant par dessus la veste et le ceinturon.

En 1778, l'uniforme était le suivant:

- habit de drap bleu avec doublure rouge, revers et parements écarlates garnis d'agréments en galons d'argent,
- veste en drap chamois,
- culotte de peau de daim,
- cravate en velours noirs,
- bottes molles avec genouillères,
- chapeau bordé d'argent avec cocarde de bassin blanc;
- cheveux liés en queue avec une rosette noire,
- gants chamois,
- buffleteries jaunes (bandoulière bordée d'un galon d'argent)
- aiguillette blanche,
- galons d'argent.



Gendarme à pied sous la révolution



Tenue portée par le gendarme à pied sous la révolution. Elle est fixée comme suit:

- habit de drap bleu de roi avec collet (à la française),
- revers et parements de drap écarlates, passepoilés de blanc,
- boutons en métal blanc portant l'inscription "force à la loi",
- pattes d'épaule en drap bleu, liserées d'écarlate,
- buffleteries blanches,
- veste en drap chamois,
- culotte en peau couleur naturelle,
- cravate noire,
- bottes conformes à celles des dragons,
- Chapeau bordé d'argent avec ganse et cocarde (plate et circulaire) aux couleurs nationales "bleu, blanc, rouge" et pompon sphérique rouge,

- Armement; un mousqueton avec baïonnette, un sabre.





a suivre









"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 11:32



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
La tenue du gendarme à pied sous la gendarmerie impériale, avant 1812



- habit avec revers, parements et retroussis rouges,
- collet bleu,
- veste, culotte et gants de peau jaune,
- bottes à l'écuyère,
- trèfles, aiguillettes blanches à gauche pour les hommes (mélangée de soie bleue pour les gradés),
- trèfles, aiguillettes d'argent à droite pour les officiers,
- chapeau bordé d'argent (petite tenue),
- bonnet à poil ou bonnet d'ourson (grande tenue) avec visière en cuir verni et jugulaire blanche. Le sommet comporte une grenade blanche sur fond rouge,
- giberne garnie d'un aigle en cuivre,
- porte giberne ou baudriers et ceinturons jaunes, bordés de blanc.

Armement: mousqueton et sabre droit.

Il est à noter que les gendarmes portaient alors les cheveux en queue attachée à 25 millimètres de la nuque, avec un ruban fixé par une épinglette comportant une grenade d'argent. Le toupet devait être coupé en brosse.



Tenue du gendarme à cheval de la gendarmerie impériale, après 1812.




grande tenue:
- habit de drap bleu, avec retroussis écarlates, ornés d'une grenade,
- collet et revers en drap écarlate,
- parement de l'habit et patte de parement en drap bleu passepoilé de rouge,
- boutons frappés de l'aigle impériale, avec l'inscription"Gendarmerie Impériale" et le numéro de la légion,
- patte d'épaule en drap bleu, portée à droite,
- aiguillette en fil blanc montée en trèfle sur l'épaule gauche,
- veste en drap chamois (invisible sous l'habit),
- culotte en peau de daim s'arrétant sous le genou,
- buffleterie blanche,
- bottes de dragon,
- chapeau galonné d'argent avec macaron de laine rouge et un plumet rouge.



Tenue du gendarme d'élite à pied sous le second empire (gendarmerie impériale)



Grande tenue:

- habit en drap bleu de roi avec retroussis en drap écarlate,
- pantalon bleu clair en cuir de laine, tissu croisé (ou pantalon de coutil blanc pour la tenue d'été,
- bouton portant l'empreinte d'un aigle avec la légende "gendarmerie impériale" et l'exergue "sécurité publique",
- chapeau en feutre imperméable (poil de lièvre)

Armement: mousqueton et sabre d'infanterie.


Tenue du gendarme départemental sous le second empire, gendarmerie impériale,


petite tenue:
- habit en drap bleu de roi avec retroussis écarlates,
- pantalon bleu clair en cuir de laine,
- bonnet de police pour le service courant modèle 1857 (dessus uni pour les sous officiers, dessus comportant un noeud hongrois en fil d'argent pour les officiers).



Gendarme départemental à pied au début de la troisième république (avec bicorne)


Tenue :
- corps boutonnant droit sur la poitrine au moyens de neuf gros boutons d'uniforme. Les bords sont ornés d'un passepoil écarlate.
- Sur le côté gauche du corsage, à la hauteur des hanches, une patte en drap du fond de l'effet, passe-poilée d'écarlate et doublée d'une basane en cuir noir, pour supporter le ceinturon
- collet en drap bleu foncé, échancré par devant, passe-poilé en drap pareil,. Il est orné dans l'angle, de chaque côté, d'une grenade brodée en fil blanc,
- parements en pointe, en drap bleu foncé, passe-poilés en drap écarlate,
- jupe ample dans son pourtour et non collante, à 100 millimètre de la pointe du genou, l'homme étant debout, ses bords verticaux sont passe-poilés en drap écarlate. Sur le pli de derrière de chaque pan de jupe est une patte simulant l'entrée d'une poche. Ces pattes taillées en accolade sont en drap du fond, passe-poilées en drap écarlate et garnies chacune de trois gros boutons d'uniforme y compris celui du haut qui marque la taille,
- boutons: ils portent au milieu une grenade avec cette légende au dessus: "Gendarmerie" et au dessous: "ordre



Gendarme départemental à pied en 1904



Tenue:
- corps boutonnant droit sur la poitrine au moyens de neuf gros boutons d'uniforme. Les bords sont ornés d'un passepoil écarlate.
- Sur le côté gauche du corsage, à la hauteur des hanches, une patte en drap du fond de l'effet, passe-poilée d'écarlate et doublée d'une basane en cuir noir, pour supporter le ceinturon
- collet en drap bleu foncé, échancré par devant, passe-poilé en drap pareil,. Il est orné dans l'angle, de chaque côté, d'une grenade brodée en fil blanc,
- parements en pointe, en drap bleu foncé, passe-poilés en drap écarlate,
- jupe ample dans son pourtour et non collante, à 100 millimètre de la pointe du genou, l'homme étant debout, ses bords verticaux sont passe-poilés en drap écarlate. Sur le pli de derrière de chaque pan de jupe est une patte simulant l'entrée d'une poche. Ces pattes taillées en accolade sont en drap du fond, passe-poilées en drap écarlate et garnies chacune de trois gros boutons d'uniforme y compris celui du haut qui marque la taille,
fin du bicorne.
- le képi: doit mesurer 100 mm devant et 130 mm derrière avec un calot de 170 mm en longueur sur 130 mm en largeur lui donnant ainsi une forme plus que cylindrique.




a suivre











"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 11:40



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Gendarme prévôtal à pied de la grande guerre (1914-1918)



La tenue pendant la campagne 1914-1918 a été fixée par la notice descriptive du 9 décembre 1914.
L'innovation majeure est le remplacement définitif de la tunique par la vareuse, vêtement moins ajusté, sans patte de parement mais garni de poches, ainsi que l'adoption de la couleur bleu clair, ou bleu horizon pour la vareuse, la culotte, le képi et les bandes molletières.
- vareuse en drap bleu clair, à 5 boutons, à collet droit, avec écusson noir à grenades blanches,
- culotte en drap bleu clair à passepoil blanc,
- Képi bleu clair, sans galon, ni passepoil, ni insigne,
- équipements en cuir fauve,
- casque modèle 1913




Gendarme départemental à cheval en 1926


Le texte fondamental de l'époque fut constitué par la "description de l'uniforme de la gendarmerie" publié le 1er octobre 1926.


L'arme à cheval (supprimée par extinction au 31 décembre 1937):
- tenue semblable à l'arme à pied avec jupe de la vareuse doublée d'escot rouge pour former retroussis,
- culotte de drap bleu gendarme avec bande en drap bleu foncé,
- jambières en cuir avec éperons de la chevalière.


uniforme du gendarme départemental en 1957



Tenue:
- vareuse bleu gendarme avec collet droit fermée par neuf boutons argent,
- Chemise blanche,
- cravate noire,
- culotte bleu gendarme avec bande en drap bleu foncé
- chaussures avec jambières attenantes,
- ceinturon baudrier en cuir marron
- gants de couleur fauve,
- Képi.



Tenue du gendarme républicain du régiment de cavalerie




uniforme du gendarme départemental féminin en 2000 (tenue de cérémonie)



- vareuse bleu foncé gendarme,
- chemise blanche,
- pantalon bleu gendarme avec bande en drap bleu foncé,( jupe droite bleu gendarme pour le gendarme féminin)
- cravate noire,
- Trèfles, aiguillette et ceinturon blancs,
- gants blancs,
- chaussures basses noires, ( escarpins noirs pour le gendarme féminin)
- képi ( chapeau pour le gendarme féminin),
- insignes complets de décoration.



Uniforme du gendarme départemental masculin (tenue de ville)


Gendarmerie d'afrique:


Cavalier du détachement de gendarmerie mobile au Sénégal









"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 13:15



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
bravo bravo Joelle

Que de beaux uniformes!

Heureusement que celui de LA gendarme est celui de gala... je nela vois pas courir après les délinquants en jupe et chaussures à talons.....Blink


:bisou:
Catherine.A29
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 14:09



Inscrit le: 13/08/2005
Messages: 416
Bonjour Bénédicte
Merci pour ces infos sur le pannesserier le panelier et le panetier. J'en conclue que mon ancêtre était panetier et s'occupait du pain
Merci
Catherine
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 16:43



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
allez hop on remonte


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 19:43



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
hop

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 20:05



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
ma Béné, je t'abandonne pour ce soir, j'ai pas le moral
l'espère que cela ira mieux demain
Bonne soirée
Bisous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 21:29



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bisous Joelle.Je t'envoie tout plein d'ondes positives par dessus les Pyrénées:bisou:

A demain
André.V21
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 21:39



Inscrit le: 26/08/2005
Messages: 2 299
Bonsoir à Bénédicte et toute la file....

Que je lis assez régulièrement par passion pour l'histoire ancienne...
Ce soir, je vais participer en vous laissant cette ronde enfantine dont je ne connais pas l'air, sur les métiers....

Le refrain des métiers

- 1 -
C'est le boucher et c'est l'épicier
Qui garnissent nos tables
C'est aussi le chasseur
Et le joyeux pêcheur
C'est l'éleveur et l'agriculteur
Qui sont indispensables
Sur le marché c'est le maraîcher
Qui vient tout apporter.
Qui fait du bon pain pour manger?
Le boulanger
Qui vend du jambon, du pâté?
Le charcutier
Qui fait des bons gâteaux sucrés?
Le pâtissier
Et qui fait des plats réputés?
Le cuisinier.
Tous les métiers
Sont beaux pourvu qu'on les aime
Tous les métiers
Il suffit de les aimer.

- 2 -
C'est le facteur qui, d'un pas vainqueur,
Apporte les nouvelles
C'est le mécanicien
Qui fait marcher les trains
C'est le coiffeur et c'est le fourreur
Qui font les mamans belles
C'est le masseur et le parfumeur
Qui font leur grand bonheur.

Qui fait pour nous de beaux souliers?
Le cordonnier
Qui fait des robes bien coupées?
Le couturier
Qui vend des bagues, des colliers?
Le bijoutier
Qui des jardins doit s'occuper?
Le jardinier
Tous les métiers
Sont beaux pourvu qu'on les aime
Tous les métiers
Il suffit de les aimer.

- 3 -
Avec ardeur le gai ramoneur
Nettoie la cheminée
L'électricien charmant
Installe le courant
Le percepteur avec bonne humeur
Nous écrit chaque année
C'est le maçon qui fait la maison
En chantant des chansons.
La porte, qui l'a rabotée?
Le menuisier
Et qui sait bien faire les clés?
Le serrurier
Les tapis, qui les a placés?
Le tapissier
Les carreaux, qui les a posés?
Le vitrier.
Tous les métiers
Sont beaux pourvu qu'on les aime
Tous les métiers
Il suffit de les aimer.

- 4 -
C'est l'aviateur qui toujours sans peur
Traverse les nuages
L'explorateur hardi
Découvre des pays
C'est le marin qui, à ses bambins,
Raconte ses voyages
C'est l'inventeur et le grand chercheur
Qui font nos temps meilleurs.

L'hiver qui nous aide à chauffer?
Le charbonnier
Qui arrose les rues, l'été?
Le cantonnier
Les lois qui sait bien les voter?
Le député
Qui doit les faire respecter?
Le brigadier.
Tous les métiers
Sont beaux pourvu qu'on les aime
Tous les métiers
Il suffit de les aimer.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 21:58



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
bravo André et merci.

on est très contentes que tu nous rendes visite.


:bisou:

Bonne nuit à tous.

A demain

Monique.J48
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 7 avril 2008 22:50


Inscrit le: 22/01/2006
Messages: 622



Photo d'un vrai gendarme (mon père).

Boursaud(aut,ault,eau)...89 et 23
Jamault...89
Malisse...89 - 45 et Belgique
Bourdin...89
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 09:42



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

:bisou: Joelle.

Il a fière allure ton père, Monique dans sa tenue de gendarme. merci pour la photo.


Bonne journée à tous
:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 10:08



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142

Bonjour Béné bisous
et merci à André de son passage sur notre file et à Monique pour ce beau gendarme.
A+


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Monique.J48
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 10:19


Inscrit le: 22/01/2006
Messages: 622
Bonjour Bénédicte,

C'est l'époque de ma petite enfance à Saulieu (Côte d'Or).

Que de souvenirs heureux !


Boursaud(aut,ault,eau)...89 et 23
Jamault...89
Malisse...89 - 45 et Belgique
Bourdin...89
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 11:59



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Merci Joelle pour ce joli hibou..

La Côte d'Or, La Bourgogne terre de vignerons... c'est d'eux que je voudrais vous parler, mais c'est un sujet tellement long que je vais le aire en plusieurs fois.Aujourd'hui l'histoire seulement.


Vigneron (1)


.

Histoire de la vigne et du vin

L'histoire de la vigne et du vin est si ancienne qu?elle se confond avec l'histoire de l?homme. La Bible fait remonter la culture de la vigne à Noé, qui « fut le premier agriculteur. Il planta une vigne et il en but le vin. » et la plus vieille ?uvre littéraire connue, un récit babylonien vieux de 4000 ans, parle déjà du vin.




Noe plantant la vigne.Michel Ange.Chapelle Sixtine

D?une certaine façon, la vigne et le vin ont évolué avec les sociétés occidentales, et en ont imprégné les cultures. Le vin au cours du temps se charge d'une valeur autre que commerciale, il est synonyme de fête, d'ivresse, de convivialité. Il est aujourd'hui présent dans la plupart des pays du monde et son existence est le fruit d?une histoire longue et mouvementée.
La vigne sauvage est une liane qui poussait sur les arbres des lisières et ripisylves jusqu'à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Elle est apparue avant l'humanité, et elle est encore représentée en Europe par Vitis vinifera sylvestris (en forêt réhnane inondée).




Les premières traces de ceps de vigne cultivée ont été relevées sur les flancs du Caucase, dans l?actuelle Géorgie et datent d?il y a plus de 7000 ans. C'est dans le village Shoulaveris Gora que l'on a trouvé des vestiges de vigne et de vin datant de 5000 à 5600 avant notre ère. Cependant, la première représentation des procédés de vinification est le fait des Égyptiens, remontant au IIIe millénaire avant Jésus Christ (sur des bas-reliefs représentant des scènes de pressurage et de vendange, datant de 2500 av. J.-C.).



Les Grecs et les Phéniciens, producteurs eux-mêmes, implantèrent la vigne dans tout le bassin méditerranéen au cours de leurs nombreux voyages, entre 1500 et 500 av. J.-C. Exportée par les Grecs, la vigne s?implanta en Italie .



Les Romains en développèrent la culture et avec elle l?industrie du vin. Ce n?est qu?aux environs de 600 av. J.-C. que les Phocéens, en créant Massilia (Marseille), implantent la vigne en Gaule celtique. L'avancée romaine en 125 av. J.-C., le long du couloir rhodanien et à l'ouest vers le Languedoc, diffusa la culture de la vigne et permit à l'industrie du vin de se développer. Narbonne et Port-Vendres en devinrent les centres commerciaux les plus importants.
Cependant, la production narbonnaise commença à menacer les vins romains, et l?empereur Domitien fît interdire en 92 la plantation de vignes, et ordonna l?arrachage de 50 % du vignoble méditerranéen. Cette interdiction ne fut levée que deux cents ans plus tard, par l?empereur Probus. Les vignobles bordelais, languedocien et rhodanien s?épanouirent sous Jules César et la vigne atteignit même la région parisienne, qui resta longtemps l?une des plus grandes régions viticoles françaises. Les Gaulois développèrent la culture viticole, améliorant les procédés de vinification, en introduisant le vieillissement en fûts de chêne. La chute de l?Empire romain en 476 porta un coup au développement de l?agriculture gauloise.




À partir du IVe siècle, le christianisme apporte son renfort dans la valeur attachée au vin et prend la relève de l?Empire romain anéanti. La communion sous les deux espèces, pratiquée jusqu?au XIIIe siècle, sera l?un des moteurs du maintien de la tradition viticole. Le Moyen Âge va être le témoin du développement de la qualité du vin. Alors que les vins de l?Antiquité étaient coupés d?eau et agrémentés d?herbes et d?aromates, c?est le vin tel que nous le connaissons qui fait son apparition au Moyen Âge. L?expansion de la civilisation chrétienne va être à l?origine de l?expansion de la viticulture dans le monde.

En 800, Charlemagne prend des mesures pour améliorer la qualité du vin dans une ordonnance qui stipule : « Que nos intendants se chargent de nos vignes qui relèvent de leur ministère, et les fassent bien travailler, qu?ils mettent le vin dans une bonne vaisselle et qu?ils prennent toutes les précautions pour qu?il ne soit gâté d?aucune manière. » Mais les vrais dépositaires de la qualité sont les moines, qui perpétuent la tradition viti-vinicole. Les cathédrales et les églises étant propriétaires des vignobles, sous couvert de l?activité « vin de messe », les moines s?occupent des vignobles monastiques et contribuent à la naissance de nombreux vignobles de qualité existant encore aujourd?hui.



A la fin du Xe siècle, Bordeaux, seule région viticole à ne pas être sous influence de l?Église, commence à se développer. Le grand Duché d?Aquitaine, uni à la couronne d?Angleterre, remplissait les flottes anglaises de clairet, vin dont les anglais raffolaient. Le vignoble bordelais prend son véritable essor à la fin du XIIe siècle.
Peu à peu, les goûts évoluent et les consommateurs délaissent les vins capiteux de l?époque pour se porter vers des vins plus clairs et plus légers. Le vin fait l?objet d?une véritable bataille commerciale, et les différents vins commencent d?affirmer leur personnalité. Il est bien sûr difficile d?imaginer le goût des vins du Moyen Âge, mais au vu des techniques employées, on peut supposer que les vins actuels s?en rapprochent. Fait qui peut être confirmé par le premier classement des crus jamais effectué (en 1224), qui consacre des vignobles encore réputés aujourd?hui.
Pendant toute la période du Moyen Âge, la France est le premier exportateur de vin. Paris et l'Île-de-France sont le plus grand vignoble de France, qui approvisionne les villes, grandes consommatrices de vin.
La colonisation des temps modernes va être à l?origine de l?expansion de la vigne dans le monde entier.

1579: La Hollande acquiert son indépendance, ce qui favorise ses échanges commerciaux avec la France



Les vendanges.Bassamo Gerolamo.Fin 16ème.

Au XVIe siécle, les Hollandais favorisent en France, dans tout le Sud-Ouest, la production massive de vins blancs destinés à être distillés et transformés en "Brandevin". Ainsi se crée un marché européen de I'eau-de vie de Cognac et d'Armagnac. Dés la fin du XVIIe, I'utilisation généralisée de la bouteille et du bouchon permet de mieux transporter et conserver le vin.
1668: Promu maitre cellérier de I'abbaye d'Hautvilliers en Champagne, dom Pérignon découvre le príncipe de I'effervescence, la technique des assemblages et du dégorgement...

Au XVIIe, chaque vignoble produisait et ne consommait que son propre vin, car les moyens de transport étaient alors insuffisants et très lents.



Pendant que la vigne s'étend autour du monde, la viticulture européenne, française en particulier, connaît son lot de problèmes. En 1731, Louis XV interdit les nouvelles plantations afin de juguler la production de vins médiocres, sauf dans des terroirs aptes à donner des vins de qualité.


gravure d'Arnoult 18ème.

1776: L'édit du Turgot permit la libre circulation des vins en France, et mit fin au "privilége des vins de Bordeaux"
La Révolution française, en rétablissant la liberté de culture, et en morcelant les biens de l?Église pour les distribuer au peuple, va profondément bouleverser le paysage viti-vinicole français. La vigne et le vin deviennent les centres d?activités les plus importants, notamment en Europe du sud où ils occupent en Italie 80 % de la population active.



Moines cavistes 1887.

La révolution industrielle du XIXe siècle, en favorisant le développement des transports, va permettre l?essor de l?industrie du vin et faciliter l?acheminement des produits, asseyant ainsi la suprématie des vins d?Europe du Sud.
Mais le phylloxéra, importé par mégarde des États-Unis dans les années 1865-70, plonge la viticulture dans sa première grande crise. Le vignoble européen est décimé et heureusement sauvé par l'importation de plants américains résistants à l'insecte. La production française chute et ce sont les vignobles méridionaux qui en profitent, en mettant sur le marché des vins de moindre qualité.
Il est à noter que si les fléaux que sont l'oïdium, le phylloxera et le mildiou ont rudement mis à l'épreuve le vignoble ils ont aussi contribué à faire naître parmi les vignerons une certaine solidarité, un 'esprit syndicaliste'. En 1884 les syndicats sont officiellement reconnus (loi sur les Associations Professionnelles) et vers 1900 les premières caves coopératives sont créées
Durant le siècle précédent, la fraude sur les vins n'a fait qu'amplifier malgré les demandes répétés des vignerons pour que des lois mettant fin à cette concurrence déloyale soient élaborées. Les fraudeurs qui utilisent du sucre de betterave pour sucrer le vin ou qui le mouillent, vendent ce vin frelaté à un prix très avantageux et portent un préjudice considérable aux vignerons. Enfin, en 1905, une loi est votée. Elle est claire et répond bien au problème de la fraude. Seul inconvénient: elle n'est pas appliquée. Paris a d'autres préoccupations. Ce désintérêt du pouvoir central va conduire à la révolte de 1907 et à ses événements tragiques.




En Juin 1907, près d'un million de personnes se réunit à Montpellier. le 29 Juin 1907, une loi est votée à l'Assemblée. Cette loi donne toute sa crédibilité au métier de vigneron en traquant la fraude sous tous ses aspects.. Les vignerons ont finalement gagné leur combat au prix d'une révolte et de vies humaines.

Le XXe siècle apporte son lot de révolutions industrielles et techniques. Les progrès de la recherche et de nombreux investissements vont permettre l?avènement de l'?nologie,




science du vin. La qualité du vin se précise et la hiérarchisation des vignobles s'opère peu à peu, pour arriver à celle que nous connaissons aujourd?hui.
La découverte la plus importante du 20e siècle aura certainement été la prise de conscience du « paradoxe français » : le peuple français, réputé pour sa consommation régulière de vin et de mets riches, est néanmoins en meilleure santé que les nord-américains. En 1991, l?émission américaine 60 Minutes diffusa un reportage sur le résultat de récentes recherches scientifiques démontrant l?effet positif d?une consommation modérée de vin sur la santé. En effet, le vin, surtout le rouge, contient des polyphénols, lesquels contribuent à diminuer de façon remarquable les risques de maladie cardio-vasculaire. Ce reportage changea radicalement la perception des nord-américains vis-à-vis cette boisson alcoolisée.
À plusieurs reprises dans l?histoire du vin, son existence a été sérieusement compromise tour à tour par les maladies de la vigne, les guerres, la Prohibition et la stigmatisation sociale de l?alcool en général. À travers les siècles, le vin, cette boisson à la fois mythique et mystifiée, aura été considéré comme dangereux et hérétique par certains, comme plaisir hédoniste et source d?inspiration par d?autres. Peu importe que l?on choisisse ou non de l?intégrer à ses habitudes alimentaires et sociales, le vin au 21e siècle est plus démystifié et déstigmatisé que jamais dans son histoire.


(à suivre)

:bisou:
Catherine.A29
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 12:08



Inscrit le: 13/08/2005
Messages: 416
Bonjour tout le monde
Marquinier, je suis sûre de ne pas faire de fautes, est ce maroquinier? en tout cas dans le village il y a beaucoup de couseuses de gants. Qu'en déduire?
merci
catherine
Pierre.T722
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 12:10


Inscrit le: 26/02/2008
Messages: 257
Bonjour la file, bonjour les filles,
après les gendarmes, le pinard Question

Si j'osais, je dirai qu'il y a de l'abus Smile Smile

Enfin, cette file n'est pas à consommer avec modération, c'est déja ça Exclamation


Bonne journée


50:TESSON,BLED,BENOIST 42:BOURCHANY,GENTIT,ROYER,COUTURIER,SABOT, 75:ROUMERON DOHEE, 94:MONTCHARMONT,


Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 13:08



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Pierre, ce sont mes ancêtres vignerons qui ressortent.... mais je suis d'accord, le vin est à boire avec modération.Et si j'osais, j'ajouterais que les gendarmes sont aussi à voir avec modérationMr. Green


Catherine, marquinier n'a pas à voir avec maroquinier mais avec mulquinier.

Marquinier:Nom que l'on donne aux Tisserans dans quelques endroits de la Picardie, particuliérement à Laon, Guise, Chauni, Noyon, la Fère, &c. Il se dit plus ordinairement des Tisserans qui travaillent en baptiste, que des autres.
Ce terme est a rapprocher de celui de mulquinier.

La Batiste est une fine toile de lin très appréciée tout au long des siècles.


La mulquinerie est la fabrication de toiles fines ne se composant que de lin. Elle prit naissance dans les Pays-Bas puis gagna, dans la deuxième moitié du XVIè siècle, Cambrai et Valenciennes. Elle ne tarda pas à être apportée à Saint-Quentin par un sieur Crommelinck, originaire de Courtrai. En même temps, il introduisit la culture du lin dans le Vermandois. Dans la ville et dans les environs, il fit monter de nombreux métiers pour le tissage de la batiste (toile très fine du nom de son inventeur au XIIIè siècle, Baptiste Chambray), dont la qualité fit la renommée de la région.
Cette industrie prospéra rapidement, tout le monde se fit mulquinier. A Saint-Quentin, il n'y eu plus personne de riche qui ne dût sa fortune à l'industrie du lin.
De Saint -Quentin, l'industrie du lin pénétra en Thiérache( la Thiérarche se situe entre la Champagne-Ardenne, la Picardie et le Nord-Pas de Calais...) Pendant près de 2 siècles, le bourg de Sains et les communes environnantes comptèrent de nombreux ateliers tissant le lin.
Le métier à tisser "estille à marquinier", dans le patois picard, était installé, généralement par 2, dans une cave semi-enterrée pour y maintenir humide et souple la matière à tisser. Plusieurs soupiraux introduisaient la lumière dans cet endroit bâti de pierres calcaires blanches pour la luminosité, surmontées d'une solide voûte. Les mulquiniers tissaient en famille de longues bandes de toile ne dépassant pas un mètre.
L'industrie textile venait de s'implanter à Sains et Richaumont. Elle y restera pendant plus de 3 siècles. La période la plus prospère pour la mulquinerie en Thiérache fut celle allant de 1775 à 1789.

Voir le Tisserand en page 21





:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 13:57



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
oh la la Béné tu as drôlement travaillé pendant que je me cassais la tête avec ma compta.

bravo bravo pour la vigne et c'est vrai qu'il faut consommer avec modération gendarme et pinard

quoique disait Coluche ; "le pinard c'est obligatoire"


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 14:59



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
et Thumb Up
Pierre.T722
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 15:15


Inscrit le: 26/02/2008
Messages: 257
Hé béSad c'est du beau vos mélanges, voila ce que ça donneExclamation
quoi quoi



Je l'avais dit, ça peu pas aller pinard et gendarmes!

bon aprés midi


50:TESSON,BLED,BENOIST 42:BOURCHANY,GENTIT,ROYER,COUTURIER,SABOT, 75:ROUMERON DOHEE, 94:MONTCHARMONT,


christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 17:09



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
un petit coucou,Joëlle un pensée pour ta famille

pierre ,j'ai un beau père qui était flic



patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Pierre.T722
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 17:32


Inscrit le: 26/02/2008
Messages: 257
Katia,
"un beau père qui était" pourquoi, il était dans la voitureQuestion Smile Smile


50:TESSON,BLED,BENOIST 42:BOURCHANY,GENTIT,ROYER,COUTURIER,SABOT, 75:ROUMERON DOHEE, 94:MONTCHARMONT,


Monique.J48
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 18:08


Inscrit le: 22/01/2006
Messages: 622

Coucou Bénédicte,

Tous mes ancêtres paternels étaient

dans le "vin" ! Vignerons ,

cercliers...dont le plus ancien °

en 1601, tous dans l'Yonne.

Je dois avoir des gènes car j'aime

bien le bon vin !!!


Boursaud(aut,ault,eau)...89 et 23
Jamault...89
Malisse...89 - 45 et Belgique
Bourdin...89
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 19:00



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
eh bien je vois qu'on délire à fond. Ca fait du bien!!!!!!!!!
Allez bonne soirée à tous et a demain si tout va bien
bisous à tous

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 20:01



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Ah ah, Pierre et Christophe se sont amusés comme des petits fous pendant que je n'étais pas là!!

Monique, l'Yonne, de quel côté?

Bonne soirée Joelle et "ánimo" comme on dit chez moi.
:bisou:
Pierre.T722
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 20:28


Inscrit le: 26/02/2008
Messages: 257
A mon hic avis, z'avais hic goûter hic au pinard Pierre et Christophe



Bonne soirée à tous


50:TESSON,BLED,BENOIST 42:BOURCHANY,GENTIT,ROYER,COUTURIER,SABOT, 75:ROUMERON DOHEE, 94:MONTCHARMONT,


christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 20:37



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
non Pierre ,était car il est en retraite ,et un car j'ai aussi un autre beau père

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 21:09



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963

Liste des métiers déjà étudiés p 15

Serais-tu bigame Christophe?WOW

Bonne nuit à tous et à demain.

:bisou:
Pierre.T722
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 21:41


Inscrit le: 26/02/2008
Messages: 257
Christophe, je ne savais pas que les beaupères étaient comme les gendarmes, que ça marchait par deuxetrange

Sleeping Sleeping Sleeping Bonne nuit


50:TESSON,BLED,BENOIST 42:BOURCHANY,GENTIT,ROYER,COUTURIER,SABOT, 75:ROUMERON DOHEE, 94:MONTCHARMONT,


Catherine.A29
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 8 avril 2008 22:29



Inscrit le: 13/08/2005
Messages: 416
Merci Bénédicte pour le marquinier, je dois dire que j'étais très loin. En ce qui concerne mes ancêtres marquinier, quand leur femme n'était pas couseuse de gants elle était fileuse de lin donc ça se recoupe.
Merci encore pour toutes ces infos très intéressantes.
Catherine
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 06:05



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
bonjour,je vois qu'il y a de la taquinerie dans l'air ,alors je plonge dedans

donc Bénédicte non je ne suis pas bigame

j'ai aussi 2 belle-mères ,la mère de ma femme Katia et la 2 ème femme de son père (l'ex flic)et comme la mère de katia c'est aussi remariée j'ai un autre beau-père (ex imprimeur)(et "ex" parce que lui aussi il est en retraite et non pas DCD "hein PIERRE" )




patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 09:24



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
Bonjour Christophe
super ta vidéo, voilà comme j'aime les flics!!!
avec de l'humour
Bisous à Béné et puis tout le monde na!!!
A+

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Raymonde.F23
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 10:01


Inscrit le: 07/03/2007
Messages: 16
bonjour,

J'aimerais savoir en quoi consistait le métier de bordier. Il semble qu'il ait été déja étudié , mais je ne le retrouve pas ds la file. Merci pour votre aide.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 10:20



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

D'accord Christophe, c'est le défaut de la langue française que de n'avoir qu'un seul mot pour exprimer deux choses différentes.. dans d'autres langues ce n'est pas le cas.Mais bon, tant qu'on reste en famille....

Je vais profiter de ce que Christophe,Pierre et autres joyeux drilles doivent être au boulot pour continuer avec mon vigneron.

Car avant que de pouvoir goûter à la dive bouteille....un dur labeur est nécessaire.


Le Vigneron (2)



Le travail de la vigne

La vigne appartient à la famille des Ampélidacées (ou Ampélidées) qui comprend une dizaine de genres.

Toutes les vignes à raisins de table ou raisins de cuve appartiennent au genre Vitis dans lequel on dénombre près de 40 espèces. Les plus importantes sont :
- Vitis viniféra, ou espèce européenne,
- Vitis rupestris, Vitis riparia, Vitis berlandieri, Vitis labrusca ... , espèces d'origine américaine.

A l'intérieur de chaque espèce, il existe des variétés différentes, ou cépages (Merlot, Chardonnay, Gamay, Carignan...). L'identification des cépages est basée sur l'observation de caractères morphologiques comme la couleur des bourgeons ou des baies, la forme des feuilles ou des rameaux, la dimension des grappes.


Plantation de la vigne.




La mise en place de la jeune vigne doit se faire dans un sol sain, ameubli, enrichi en matières organiques et en éléments fertilisants, ce qui suppose une période de repos du terrain, ainsi qu'une préparation appropriée de celui-ci, qu'il ait ou non porté de la vigne auparavant. La première opération consiste à enlever les souches des vieilles vignes, s'il s'agit d'une plantation après arrachage, ce qui se fait généralement en deux temps: on coupe d'abord les charpentes à la main, à la cisaille ,puis on extirpe les souches.
on effectue le piquetage de la plantation en enfonçant des échalas qui tout en marquant l'emplacement des plants, leur serviront de tuteur pendant les premières années de leur croissance



Planche de l?Encyclopédie de Diderot et d?Alembert
Fig 4 : deux brins de plant en racine
Fig 5 : plan en marcotte
Fig 6 : autre plan en marcotte
Fig 7 : plantation de vigne distribuée par planches

Autrefois, tout travail était une fête; la plantation de la vigne en est la preuve. Planter la vigne, c'était un peu comme un mariage et un baptême à la fois, une promesse d'avenir. Tout le voisinage y était convié.
Dans la terre défoncée profondément, on déposait les plants. on avait trempé les jeunes racines dans de la bouse de vache afin de les fortifier. Trouer, écraser les mottes, recouvrir et surtout respecter le "carré", chacun son travail.
Après, c'était la fête, comme toujours on savait la faire dans nos campagnes.
Le plant va prendre de l'âge dès sa mise en terre. Au début de leur croissance, les jeunes plants sont exposés à des risques variés Ils sont donc l'objet de soins minutieux, binages et labours, traitements antiparasites, etc.; Au cours de la deuxième année on taille, on apporte de la fumure et on palisse le plant sur le tuteur. C'est également pendant la seconde année que l'on remplace les sujets qui n'ont pas repris, les manquants
C'est généralement dans la troisième année que le plant subit sa taille de formation et est attaché aux fils de fer. À sa troisième année, le plant entre dans la phase productive.Un pied de vigne peut vivre jusqu?à 100 ans!


La vigne demande au paysan un travail qui s'étend sur l'année entière.

La Taille

La taille de la vigne est le premier travail de l'année.



taille en Champagne

Travail d'hiver, travail long et ennuyeux, parfois dans la froidure. Les anciens disaient en riant: "Le premier qui tailla la vigne, c'était un âne!" Pourtant, ce travail, autrefois comme aujourd'hui, demande une grande attention. La récolte à venir en dépend. "Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de Mars". ou "Taille et bêche en mars, s'il y a du vin, t'en auras ta part". Ces proverbes n'étaent pas toujours aisé à mettre en pratique. Respecter Sa Majesté la Lune non plus, sauf si on n'avait que quelques pieds à tailler.
La taille peut être : en gobelet, en cordon, de royat, en guyot
Certaines tâches peuvent difficilement être mécanisées, mais les progrès de l'outillage les ont rendues moins pénibles : c'est le cas de la taille, où ciseaux et sécateurs ont fini par remplacer l'antique serpe



serpette à taillerons

La forme de cet outil n'a guère varié depuis l'Antiquité romaine, où il portait le nom de falx vineatica. Il est composé de deux taillants, d'un côté un serpette en forme de croissant plus ou moins accentué, de l'autre une sorte de hachette permettant de couper les rejetons et les chicots de bois mort. La serpette donnait d'excellents résultats, car elle faisait des incisions nettes, toujours obliques, ce qui ne fut pas toujours le cas de certains sécateurs utilisés par la suite, qui avaient l'inconvénient d'écraser un peu le bois lorsqu'ils n'avaient qu'une lame tranchante.



Lorsque la vigne est taillée, il faut lui donner forme. Pour cela, le vigneron lie les brins de sarments aux fils de supports intermédiaires. Auparavant, le jonc était utilisé pour cette man?uvre.


liage

Après la taille,on tire les bois ou sarments , accrochés au palissage ou à terre et on les emporte,autrefois à la maison puis plus tard dans la brouette ( braséro sur roue) pour être calcinés. Les cendres répandues constituent un léger apport à la vigne et surtout permettent d'éradiquer les parasites.Le sol est enrichi de matières organiques.



Le labour

Le premier labour, labour d'hiver, destiné à aérer la terre, est un labour croisé. on s'occupe d'abord de la largeur de la vigne, où l'on va effectuer entre chaque rangée de ceps cinq passages avec la charrue (aper de ferro), puis de la longueur, où l'on passera également cinq fois la charrue entre les rangées, mais selon une technique très particulière : la première raie (celle du centre) est effectuée à l'aide de l'araire (aper pla) ; puis la charrue (aper de ferro) va effectuer deux passages, et enfin la déchausseuse s'approchera au maximum des souches afin de les débutter




Le résultat de ce labour est la formation d'un billon. on appelle cette opération embordar ou embordonar. Il faut ensuite compléter le travail de la déchausseuse à l'aide de la houe ou du bigos, afin de bien dégager la souche et notamment de couper les racines nées du greffon français.


houe

L'ébourgeonnement ou emondage

A partir de fin mars, nous attendons le réchauffement de la température qui va permettre la remontée de la sève. Ce faisant, elle va alimenter les bourgeons laissés sur les rameaux et nous allons assister au débourrement (ou, si on veut, à l?épanouissement des bourres).De dur qu?il était à la taille, le bourgeon devient tendre, fragile, délicat, cotonneux.
Après la taille et le débourrement arrive le moment de l' ébourgeonnement. Celui-ci est directement lié à la taille puisque on y effectue, en fait, un petit inventaire: il y a les bourgeons qui ont été laissés à la taille mais il y a également toutes les pousses intempestives - la nature étant tellement généreuse - qui ne jouent pas nécessairement un rôle utile.
L'ébourgeonnement ne peut se faire que lorsque les risques de gel sont, en principe, éliminés. Pour nous, cela veut dire que l'ébourgeonnement sera fait en deux phases: une directement après le débourrement, la seconde, après les Saints de Glace (St Mamert, le 11 mai, St Pancrace, le 12 mai et St Servais, le 13 mai)

Les traitements

Les traitements pour la protection du vignoble contre les attaques du mildiou et de l'oïdium s'effectuent plusieurs fois dans la saison, selon les besoins. Cependant, ils ne peuvent être effectués qu'après l'apparition de la 5e feuille et ils doivent être suspendus 50 jours avant les vendanges.
L'oïdium, dont la première apparition en France remonte à 1847, est une maladie causée par un champignon, l'Erisyphe Tuckeri, qui attaque tous les organes verts de la vigne : les raisins atteints deviennent grisâtres, enfarinés, puis noirâtres, tout comme les feuilles. Dès le XIXe siècle, on s'est aperçu que le soufre en poudre était le meilleur remède à employer contre lui à titre préventif.
Les instruments employés pour le soufrage furent d'abord de petits soufflets ou des soufrettes reposant sur le même principe : le soufre est mis dans le compartiment supérieur d'une boîte en fer-blanc ; il passe à travers une toile métallique et se trouve expulsé au dehors par le courant d'air ou le mouvement d'agitation qui traverse la boîte. Ces boîtes étaient de faible contenance, et le viticulteur devait les remplir souvent : à cet effet, il portait sur lui un petit sac de jute contenant sa réserve de soufre et appelé musette à soufrer.




on continua à utiliser les soufrettes pour traiter la vigne en bourgeons, mais le second soufrage fut pratiqué à l'aide d'un appareil beaucoup plus gros.

Le mildiou est apparu pour la première fois en France en 1878. Comme l'oïdium, il nous vient d'Amérique et est transmis par un champignon, le Plasmophora viticola (ou le Peronospora viticola),
Contrairement à l'oïdium, qui se développe sur l'extérieur de la vigne en la recouvrant de mycélium, le mildiou vit à l'intérieur des tissus de la plante. Il a donc fallu trouver un autre traitement, en l'occurrence le sulfate de cuivre : mais celui-ci, employé seul, brûlerait les feuilles de la vigne. Pour neutraliser son acidité ou la diminuer, on l'a mélangé avec une base, généralement de la chaux ou du carbonate de soude, de façon à former une sorte de bouillie : la bouillie bordelaise est un mélange de sulfate de cuivre, de chaux grasse et d'eau ; la bouillie bourguignonne remplace la chaux par du carbonate de soude.



préparation de la bouillie

Une fois la bouillie préparée, il faut l'utiliser tout de suite, car elle ne se conserve pas. Voilà pourquoi la préparation se faisait dans la vigne même, ce qui supposait soit la présence d'une citerne à proximité, soit le transport de comportes pleines d'eau qui permettaient de fabriquer la bouillie pour une journée. La plus ancienne méthode utilisée pour répandre le produit sur la vigne consistait à utiliser une poignée de brindilles de chêne (el ramàs) trempées dans un seau de bouillie porté sur le bras. Il était évidemment plus efficace et plus rapide de répandre la bouillie sous forme d'un nuage de fines poussières à l'aide d'un pulvérisateur, et très vite chacun s'est doté de ce genre d'appareil. on distingue les pulvérisateurs à petit travail (portés à dos d'homme), les pulvérisateurs à bât et les pulvérisateurs à traction.

Le greffage



greffons de vigne

Le greffage permet de sélectionner la variété de raisin sur plan américain pour éviter le Phylloxéra, insecte qui attaque les racines françaises
Le greffon, partie supérieure du cep de vigne, est une portion de sarment destinée à produire les feuilles et les fruits, tandis que le porte-greffe ou partie inférieure, produit le système racinaire et sert de support.

La fin du XIXe siècle fut marquée par l'arrivée en France d'un terrible hémiptère, le phylloxéra, introduit en Europe avec les vignes américaines, qui nous avaient déjà apporté l'oïdium et nous donneraient encore le mildiou et les divers rots. on l'a observé pour la première fois dans le Gard en 1864, et il a été déterminé en 1868 par Planchon, qui lui a donné le nom évocateur de phylloxera vastatrix. L'invasion s'est surtout faite sentir de 1873 à 1880, le Roussillon ayant été pour sa part touché à partir de 1878. Les ravages du phylloxéra ont été considérables, car aucun moyen de destruction ne s'est avéré totalement efficace, malgré une étude minutieuse de l'insecte.
Le progrès essentiel a été fait lorsqu'on s'est aperçu que les ravages de l'insecte étaient sans effet sur les plants de vigne américaine. on a donc greffé les cépages français sur des porte-greffe américains, et par la suite on n'a plus jamais entendu parler du phylloxéra. Cependant, l'insecte avait détruit des centaines d'hectares de vignes qui n'ont plus jamais été replantées par la suite, et entraîné la ruine de très nombreux petits viticulteurs, trop pauvres pour reconstituer leur vignoble.

Le labour de printemps,

Effectué en mai-juin, c?est un binage qui permet d'abord de niveler le sol remué par les labours précédents, et aussi de faire disparaître les mauvaises herbes. on se contente cette fois de passer l'aper de ferro dans un seul sens, en effectuant quatre passages dans chaque rangée. En cas d'années pluvieuses, et donc herbeuses, il faudra faire un nouveau passage avec les ales, c'est-à-dire une reille portant de grandes ailes.
Il est évident que l'usage de charrues n'est pas possible dans les vignes en coteaux escarpés, où tous les travaux doivent s'effectuer à la main, le bigos jouant alors un rôle essentiel.

Le palissage




A partir de la mi-mai, la poussée des rameaux est très forte et elle le restera pendant un mois.
Ces rameaux sont si jeunes, si frêles, si fragiles qu?il faut les contenir. Le travail va donc consister, au fur et à mesure de leur croissance, à les faire passer dans le palissage. Ainsi, bien soutenu, ils pourront poursuivre leur évolution, même en cas en cas d?orages ou de forts vents.
Le palissage sera poursuivi jusqu?au moment où les rameaux vont dépasser le dernier fil d?une vingtaine de cm. Il faudra à ce moment ecimer.
Depuis longtemps l?homme a cultivé la vigne dans des espaces organisés et protégés. Pourtant, on peut trouver de nos jours de vieilles photos ou le palissage se résume à redresser et lier les brins avec un lien naturel autour de simples pieux, échalas, tonnelles etc..Maintenant, pour palisser, on remonte les fils releveurs et on les met en position haute sur les piquets, en sorte que les jeunes rameaux se trouvent ainsi encadrés. Pour les fixer, on utilise divers systèmes tels que pinces à lier, serre-fils et crochets d'accolage. Les brins issus de la souche sont également palissés, après élimination, s'il y a lieu, de ceux qui sont en excès.

L'écimage



écimage en Champagne

Certains rameaux deviennent si grands qu'il faut les couper, pour deux raisons.
Trop grands et par fort vent, ces rameaux risquent de casser n'importe où car ils ne sont plus équitablement soutenus par les fils.


(à suivre)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 9 avril 2008 10:24



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour Raymonde

Les fermiers et les métayers :

Le fermier tient " à ferme" la terre d'un propriétaire
Il est locataire et paie son fermage à la Saint Michel
Le métayer( ou colon, terme souvent utilisé en Gascogne) , de condition plus difficile, verse la moitié ou le tiers des récoltes à son bailleur qui lui fournit la terre et la moitié ou les 2/3 du matériel agricole. Dans certaines régions (Gers,Tarn et Garonne) on parle aussi de bordier.

En page 20 vous avez toutes les explications sur les differentes classes de paysans.

Amicalement



Répondre |  | 

Aller au forum