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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 25 février 2008 21:56



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Bien utile être sourcier pour un plombier!


Bonne nuit à tous

A demain Joelle.
:bisou:
tchoupy
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 25 février 2008 23:12


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bonjour a tous

voici une fle passinnante
qu auriez vous sur mineur pas de calais
merci et bo,,e soiree
laure
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 26 février 2008 08:33



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BONJOUR TOUT LE MONDE
UNE BELLE JOURNEE S ANNONCE SUR LES HP
J ESPERE QU AUJOURD HUI IL Y AURA UN PEU DE MONDE

POUR LAURE : JE VAIS TE FAIRE UN JOLI TOPO SUR LES MINEURS JE SUPPOSE MINEURS DE FONDS? ET DE CHARBON?
BISOUS A TOUS

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
christ.L12
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 08:52



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bonjour à tous,

Laure Désolé ,nous n'avons pas le Droit de donner des infos sur les Mineurs ,
sinon il y a risques de détournement ,Hi Hi Hi!!!!!


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 10:26



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Bonjour à tous

Toujours le mot pour rire Christophe...
En attendant le topo de Joelle...



:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 26 février 2008 10:49



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LA VIE AU FONDS


Les mineurs descendaient chaque jour à environ -350 mètres de profondeur. Ils arrivaient alors dans des galeries qui pouvaient être très longues. Comme le montrent les photos, elles étaient renforcées par du bois qu'il fallait changer régulièrement, au moindre craquement. Ces galeries sont souvent basses, la "barette" de cuir épais protège la tête des coups éventuels. La lampe aussi est indispensable pour le mineur, car un mineur sans lampe est comme un homme désarmé. Souvent, il la tient entre les dents, ou l'accroche à son mouchoir de cou. Parfois, la galerie se réduit et il faut avancer sur les genoux, ou pire, à plat ventre....

Commence alors le travail, illustré par les photos suivantes. Chacun a sa propre tâche, il existe une hiérarchie bien définie. En général, le galibot de 13 ans devient déballeur, herscheur*, chargeur ou rouleur*. Puis, il devient piqueur, ce travail est très très dur physiquement. Sa bonne conduite, son intelligence peuvent le faire désigner comme chef de coupe, ou employé chargé de surveiller les galibots. Après, il peut passer porion, c'est-à-dire employé ayant sous ses ordres les ouvriers de l'abattage. Il sera alors chargé de faire les comptes ou de pointer les heures de travail des ouvriers. Puis, chef-porion.

Herscheur: celui qui charge les berlines (Pas-de-Calais)

rouleur: celui qui charge et qui pousse la berline.(Nord)

D'autres fonctions sont:

haveur: celui qui découpe pour ainsi dire à l'endroit qu'il juge le plus tendre, le charbon, pour ensuite en faire des morceaux.

le raccommodeur: c'est le vieux mineur qui, n'étant plus assez fort pour aller à l'abattage, est occupé à réparer les retours d'air, à mettre les portes d'aérage, à arranger les rails....

le bowetteur: c'est celui qui, au moyen d'une machine à perforer, fait une voie à travers les terrains, sur un plan arrêté par l'ingénieur.




Régulièrement, il fallait reboiser pour des raisons évidentes de sécurité.





Certaines veines de charbon étaient si étroites qu'il fallait y travailler allongé... les hommes restaient torse nu tellement il y faisait une chaleur étouffante.






Dur métier que celui de piqueur!! Il arrivait en général vers 4 ou 5h du matin. Il s'assurait tout d'abord de la solidité de la galerie puis commençait à abattre le charbon. Son habileté consistait, grâce à l'emploi d'un explosif (si l'absence de grisou le permettait) à bien placer et diriger ses trous de mine. Si il ne pouvait utiliser d'explosif, alors il tapait dans la base de la couche de houille, afin d'en faire tomber une masse considérable. Au moment de faire tomber la masse, il fallait s'écarter le temps de laisser dissiper la poussière et la fumée. C'était en général le moment qu'il choisissait pour casser la croûte.






L'heure du "briquet" (casse-croûte).... bien mérité!! Ensuite, rats et souris se partageaient les restes, et les mineurs étaient ravis de les voir.... effrayant me direz-vous!! Non, pas du tout, ces animaux étaient des alliés incomparables puisque grâce à leur ouïe très développée, ils se sauvaient au moindre danger!!! Bien souvent, les mineurs descendaient également au fond des canaris, car ces petits animaux sont beaucoup plus vite sensibles aux gaz que nous, donc ils pouvaient remonter à la première alerte.














"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 10:55



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Le cheval fut le compagnon du mineur par excellence, son "frère à quatre pattes". Cet animal tirait des charges spectaculaires durant des journées complètes. "Ch'meneu d'quéviaux" ( traduction littérale: le meneur de chevaux) accrochait et décrochait les berlines. Il n'avait presque pas besoin de dresser le cheval, celui-ci comprenait très vite le travail qui lui était incombé. Le cheval, à lui seul, pouvait tirer 13 à 14 "balles" (des berlines pleines). Il venait en aide au mineur quand celui-ci n'arrivait pas à pousser une charge trop lourde.....



Ci-dessus, la descente d'un cheval au fond : à la verticale, car c'était le seul moyen pour qu'il ne s'asphyxie pas. on utilisa cette méthode jusqu'en 1936, ensuite, les chevaux descendirent debout dans une cage d'ascenceur.

Pendant 15 à 20 ans, le cheval ne revoyait pas la lumière du jour. Quand il remontait, il était épuisé et il fallait l'habituer tout doucement à la lumière, de façon à ne pas brûler la rétine, ce qui l'aurait rendu aveugle.



LES ENFANTS A LA MINE
CONDITIONS DE TRAVAIL AU DEBUT DU SIECLE DERNIER



A cette époque, les enfants pouvaient commencer à travailler à la mine à partir de 12 ans à condition qu'ils aient le certificat d'études primaires et un certificat médical constatant que l'enfant est apte au travail auquel on le destine. Les femmes et les filles, elles, n'avaient pas le droit de descendre au fond, la tâche du tri leur incombait donc.

DUREE DE TRAVAIL:

de 12 à 16 ans: 8 heures, non compris la descente, ni la montée, ni les repos.

de 16 à 18 ans: 10 heures, non compris la descente, ni la montée, ni les repos.

TRAVAIL DE NUIT:

Interdit de 21 heures à 5 heures, mais cependant autorisé dans certaines mines de 16 heures à minuit.

TRAVAIL DEFENDU:

de 12 à 16 ans: le travail souterrain est interdit sauf les exceptions suivantes: triage, chargement de minerai, manoeuvre et roulage des wagonnets, garde et manoeuvre des ventilateurs à bras et autres travaux accessoires n'excédant pas leurs forces.

de 16 à 18 ans: peuvent être occupés aux travaux proprement dits de mineur à titre d'aide et d'apprentis, pour une durée maximum de 5 heures par jour.






Image poignante de ce jeune galibot qui travaille les pieds nus.



Ces conditions de travail sont devenues heureusement intolérables aujourd'hui.



Groupe d'enfants au sortir du travail





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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 11:10



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Quelle vie que celle de mineur!

une photo de cheval...un peu plus sympa:



et un
Petit Glossaire de la mine
Abattage : opération consistant à détacher un bloc de charbon de la veine
Accrochage : endroit où les cages s?arrêtent pour recevoir les berlines
Barrette : casque du mineur
Béguin : bonnet de toile, fichu qui protège les cheveux des mineurs et des trieuses
Berline : wagonnet sur rails servant au transport du charbon
Boutefeu : ouvrier chargé de toutes les opérations de tir des mines
Bowette : galerie principale au fond de la mine
Briquet : casse-croûte
Cage : ascenseur permettant aux hommes et aux berlines de descendre au fond
Carreau : ensemble des installations situées au jour (en surface)
Chevalement : installation aérienne d?un puits qui permet le mouvement des cages
Coke : houille transformée servant de combustible pour la fabrication d?acier
Coup de grisou : explosion produite par la rencontre d?un gaz très inflammable composé de méthane se trouvant dans le charbon (le grisou) et une flamme vive.
Coup de poussières : explosion provoquée suite à la rencontre d?une flamme avec les poussières de charbon et de schistes en suspension
Etançon : pièce métallique qui soutient le toit de la taille
Foudroyage : opération consistant à laisser s'affaisser les matériaux du toit, lors de l'enlèvement du soutènement
Fosse : ensemble des installations au jour et au fond autour d?un puits
Gaillette : morceau de charbon
Galibot : jeune apprenti mineur
Groupe : regroupement des anciennes compagnies minières en unité d?exploitation lors de la nationalisation.
Haveur : ouvrier mineur chargé de conduire la haveuse (machine avec chaîne à pics pratiquant une saignée dans la veine)
Herscheur :ouvrier mineur chargé de l'évacuation du charbon
Houille : charbon de terre
Jour : ce qui se trouve à la surface par opposition au fond
Pic : outil en acier fixé à un manche (outil traditionnel d?abattage)
Piqueur : ouvrier chargé de l'abattage du charbon
Porion : contremaître
Rabot : engin d?abattage avec cuirasse et pics , exerçant une pression sur la veine
Rouleur : voir herscheur
Salle des pendus : vestiaire où le mineur suspend ses vêtements
Silicose : maladie professionnelle du mineur ; la silicose ou pneumoconiose du houilleur est due à l?accumulation de poussières (silice) dans les poumons entravant la respiration.
Taille : chantier où est abattu le charbon
Traçage :galerie secondaire (pour l?exploitation de la veine)
Triage : au jour, séparation entre le charbon et les autres roches
Veine : endroit de la mine où se situe l?épaisseur de charbon exploitable

La salle des pendus, je ne connaissais pas...mais je comprends en voyant ces photos




:bisou:
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 26 février 2008 11:23



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EH BIEN BENE VOILA UNE MINE D'INFORMATIONS!!!
LAURE VA ETRE CONTENTE

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 14:06



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Et puisqu'on est dans les combustibles,en voici un autre (mais à l'air libre..) et un autre métier:

Tourbier
Celui qui extrait la tourbe ou qui exploite une tourbière.

Les tourbières sont des zones humides aux eaux généralement acides et stagnantes. Ces caractéristiques créent un milieu appauvri en oxygène et donc pauvre en bactéries où la matière végétale se décompose très lentement. Elle s'accumule progressivement en formant un dépôt appelé la tourbe. Le fonctionnement des tourbières est donc lié à un sol gorgé d'eau en raison, soit du climat, soit d'inondations par un cours d'eau, soit d'un sous-sol imperméable.
L'épaisseur des tourbières généralement observée en France est comprise entre 50 cm et plus de 10 mètres. La tourbe se forme à raison d'un millimètre par année.
on distingue des tourbières basses, dites de marais verts (tourbières basiques à tourbe brune) et des tourbières à sphaignes, dites tourbières hautes ou tourbières bombées établies sur les plateaux ou les replats de montagne (tourbières acides à tourbe blonde).





tourbière en Bretagne

on trouve des tourbières dans différentes régions de France comme l'Auvergne , la Franche-Comté,le Limousin, les Charentes ou la Bretagne.
Autrefois elles étaient exploités artisanalement pour la tourbe qui était utilisée comme combustible pour le chauffage ou comme fourrage pour les animaux. La tourbe est un piètre combustible, mais d'un faible coût et on y a eu recours en périodes de pénurie.

L?extraction de cette matière combustible nécessitait une grande quantité de main d??uvre. Cette activité, nommée « tourbage », a été définitivement abandonnée dans les années 50, devenant peu rentable face aux autres énergies (pétrole, charbon, électricité, gaz).




Il fallait tailler, extraire, découper, faire sécher et stocker la tourbe.
Parfois on drainait pour abaisser un peu le niveau de l?eau dans la tourbière et faciliter l?extraction..

En Bretagne ,deux à quatre semaines à la fin de l?été (au moment où le niveau d?eau des marais est au plus bas) étaient consacrées au tourbage, de façon à limiter un gisement que l?on risquait d?épuiser. En général, l?extraction était réalisée au bord des marais pour minimiser les difficultés de transport.
on enlevait le paris (première couche de tapis végétaux vivant), puis on creusait une tranchée de 60 cm à 1 m de profondeur en moyenne : le salais permettait le découpage en profondeur et la marre le découpage des briques de tourbe. Pour l'extraction, on utilisait le louchet, sorte de pelle tranchante sur trois côtés. Les mottes étaient alors disposées en chandeliers pour sécher, puis en mulons protégés par des bottes de roseau.
Les mottes non utilisées pour la consommation briéronne étaient transportées par chaloupes vers Nantes, Vannes, Lorient, La Rochelle ou Bordeaux.




mottes de tourbe.


Dans la baie de Somme le travail s'effectuait par équipes de trois. Le tourbier travaillait debout sur le front de coupe (la taille). A l'aide du louchet il extayait des piques de tourbe de 1,20 m (trois opérations successives au même endroit permettaient d'atteindre 3,60 m de profondeur). Des briquettes étaient découpées, transportées et mises à sécher. Une journée de travail représentait plus de 4000 briquettes, soit 12 tonnes de tourbe humide qui, une fois sèche, ne pesait plus que 4,5 tonnes. Deux journées d'extration produisaient le combustible d'une famille pour un hiver.


extraction au louchet.Baie de Somme.


utilisation du louchet.


abris à mottes.Bretagne.



:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 17:51



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hop

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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 19:12



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Envoyé le: mardi 26 février 2008 20:17



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BONNE NUIT BENE
BONNE NUIT TOUT LE MONDE
A DEMAIN

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Envoyé le: mardi 26 février 2008 21:31



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Bonne nuit. A demain Joelle:bisou:
P.Fontelaye001
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 21:35


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Hiding Hiding

coucou Joe, Béné et toute la file

suis enfin débarrassée de mes microbes. Peux revenir sur la file et vous félicitez!!!! Quel boulot vous avez fait!!!! C'est génial!!!

Félicitations

Patriciabravo bravo bravo
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 21:58



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Merci Patricia.

Liste des métiers déjà étudiés p15
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 09:23



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bonjour BENE PAT CHRISTOPHE SYLVIE ET TOUT LE MONDE ENCORE UNE BELLE JOURNEE QUI S ANNONCE SAUF QUE JE ME SUIS LEVEE A 9 H ET QUE JE SUIS A LA BOURRE
A+

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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 10:46



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Bonjour à tous

Bonjour Joelle, prends ton temps :bisou:

Potier d?étain (potaignier, pintier)


Potier travaillant l?étain, créant des objets en étain.




L'étain est employé depuis l'Antiquité. La découverte de l'étain remonte probablement à l'âge de bronze Au Moyen-Age son usage se répand pour la vaisselle de table, les instruments et bocaux en médecine et pharmacie. La vogue de l'étain fut grande aux XVe, XVIe et XVIIe siècles puis déclina lors du développement de l'industrie de la faïence dans la moitié du XVIIè siècle.
Les inventaires laissés par les notaires énumèrent les divers objets qui composent cette vaisselle d?étain, souvent des écuelles, plats, assiettes, saucières, aiguières, chandeliers, salières, bassins, estimés en bloc et au poids et le plus souvent à part. La production est courante et robuste avec la sagesse des gens qui aiment ce qui est sain et bien adapté à la fonction. Les potiers d?étain ont travaillé surtout pour la table. Ils ont fait des pichets, des écuelles, des plats et des assiettes ; ils ont aussi travaillé pour l?Eglise : ils ont fait des calices, des burettes, des chandeliers, des bénitiers et même des crucifix.
La vaisselle disparaît, mais leur production va se maintenir au XIXe s., entre autres, grâce à de nombreux instruments utiles à la pharmacie.




L?activité est surtout citadine, en principe regroupée en corporations. on les désigne le plus souvent aux XVe-XVIe s. sous le nom d?estanier ou pintier, et plus couramment à partir du XVII s., comme potiers d?étain pour les distinguer des potiers de terre. Cette distinction est importante : en général l?artisan désigné seulement comme potier est un potier de terre. Le patron a le titre de maître. Il s?entoure de compagnons et d?apprentis. Les ordonnances surveillent l?ouverture des fabriques d?étain et surtout la fabrication des pièces d?étain et leur qualité, de sorte qu?il ne soit fabriqué aucune poterie ou vaisselle qui ne soit de pur étain. Autrefois, comme aujourd?hui, pour faciliter le moulage, on mélangeait à l?étain une certaine quantité de plomb qui ne devait pas dépasser un taux déterminé ; mais le plomb étant moins cher que l?étain, les potiers avaient tendance à tricher sur l?alliage, d?où des contrôles et de fortes amendes prévues. En outre le plomb en trop grande quantité se révèle nocif.
Jusqu'au XVe s., l?étain provenait de mines nationales, en Bretagne et en Auvergne, ou européennes surtout en Angleterre, en particulier en Cornouailles ; ensuite il est importé principalement du Levant via Marseille et au XVIIe s. du nouveau Monde, via Bordeaux. Le métal est très malléable et oblige aussi à de nombreuses refontes. Certains potiers passaient de maison en maison pour refondre les pièces d?étain, d?où confusion avec les étameurs qui réparent les cuivres. Ils sont tenus de traiter leur refonte dans leurs ateliers et de marquer. Enfin, sous l?Empire, avec le blocus continental, on repère de nombreux potiers d ?étain, venus de Normandie ou du Cantal, parcourant le pays à la recherche de pièces propres à la refonte.

Technique

L' étain est une roche stannifère, très malléable et inaltérable à l'air. Il se présente comme un métal gris argent, dont la température de fusion est peu élevée (232°). Sa densité est de 7,2 et il craint le feu et le couteau.




Très malléable, l'étain n'est pas employé à l'état pur, mais en alliage dans une faible proportion, avec environ 2% de cuivre et 2% d'antimoine, ce qui lui donne plus de dureté.
La vaisselle d'étain est coulée dans des moules en pierre ou en métal (fonte ou bronze). La fabrication d'une assiette n'exige qu'un seul moule, un pot en exige plusieurs. La panse, la gorge, le couvercle, l'anse, la charnière, le poucier doivent être coulés dans des moules séparés. Ces moules, surtout ceux de bronze, coûtaient une très cher et leur collection valait toute une fortune. Se transmettant de père en fils, elle contribuait à la constitution de véritables dynasties de potiers d'étain.




Une fois coulées, toutes les parties étaient soudées à la main, puis passaient au tour afin de nettoyer les soudures et de régulariser l'ensemble.

Concernant les décors, trois méthodes étaient utilisées :
·le décor en relief qui consiste à ciseler en creux sur le moule comme pour les médaille.

·le décor en gravure qui consiste à graver la pièce à la main, au burin ou à la molette

·le décor estampé était exécuté au marteau avec plusieurs poinçons. A l'aide de ceux-ci, le décorateur poinçonnait des petits arcs, des points, des étoiles, etc..., et en formait un dessin. Cette méthode a rarement été utilisée en France.

on trouvait à l'époque deux types de poinçons :
Le poinçon du maître
L'indépendance dont jouissait les différentes régions de la France au moyen-âge et jusqu'au XVI ème siècle a entraîné une réglementation des poinçons de la vaisselle d'étain, différente selon les régions. ; le potier l'apposait dès 1382 sur les pièces de « bon aloy », c'est-à-dire d'étain fin. Les maîtres potiers devaient présenter leur poinçon aux jurés de la communauté et l'insculper sur une plaque de contrôle. Les pièces non marquées risquaient d'entraîner le paiement d\'une amende.(...)


Le poinçon de la marque
Vers la fin du XVII ème siècle apparaît sur la vaisselle d'étain un nouveau poinçon, à côté de celui du maître. Ce poinçon devient obligatoire dans toute la France sauf pour les provinces annexées dont l'Alsace et la Lorraine faisaient parties. Il a été introduit par la volonté de Louis XIV. C'était une des conséquences de ses guerres et des dépenses qu'elles avaient occasionnées. En ce temps, tout comme aujourd'hui, on recherchait par tous les moyens des nouvelles sources d'imposition.


Le potier d?étain pouvait aussi être fabricant de Comptoirs de bar en étain



Le comptoir était à l'origine composé de 60% d'étain et de 40% de plomb c'est la "Claire Etoffe" ou à 82% pour une brillance accrue de type argent. . Depuis quelques années, pour éviter l'intoxication au plomb (saturnisme), les normes de sécurité imposent que le taux de ce métal dans l'alliage reste inférieur à 5%.


Pour monter le comptoir, le fabricant réalise d'abord une forme en bois sur laquelle il dispose les plaques et les frises. Des joints du même alliage permettent d'assembler le tout. Gratté à l'aide d'une râpe puis poncé avec un fraisoir (grosse lame d'acier), la magie s'exerce : les joints deviennent invisibles.




Actuellement.la poterie d'étain est un métier d'art rare puisqu'on compte moins de 10 ateliers dans toute la France,qui travaillent dans la pure tradition. Il y avait 1500 ateliers au début du 20 éme siècle , aujourd'hui il se compte sur les doigts d'une main.

:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 11:47



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COUCOU BENE
JE SUIS REVENUE


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 13:08



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Alors Joelle, la rue du Marechal Foch est toujours au même endroit?:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 13:27



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elle n a pas changee
mais par contre ils ont amenagé la place MARCADIEU autour de l'église ste thérèse
la mairie a planté des palmiers???
interessant les potiers d'étain
a toute a l heure

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 14:07



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La Contrebande au Pays Basquepar
M. Clément Hapet
Membre du Conseil d?arrondissement de Bayonne (1897)




L?industrie de la contrebande de France en Espagne fut, autrefois, très florissante sur notre frontière.
Les Basques s?y sont toujours distingués par leur courage, leur sang-froid et leur habileté. Et les prouesses des Arkaitza, des Emparan, des Artola, et de tant d?autres célèbres contrebandiers, son demeurées célèbres sur les rives de la Bidassoa.
L?industrie contrebandière s?exerce de trois manières sur notre region: par terre, par eau, au grand jour.

Contrebande par terre
La contrebande par terre est hérissée de dangers de toutes sortes. Les troupes de contrebandiers se composent ordinairement de dix à douze hommes, tous jeunes gens de 20 à 25 ans, au jarret d?acier et d?une endurance à toute épreuve. Placés en file indienne, et précédés d?eclaireurs connaissant à fond les moindres plis du terrain, ils cheminen silencieusement, à la faveur des nuits obscures, et parcourent de grandes distances, par les sentiers les plus ardus de la montagne, avec un ballot sur les épaules. Au moindre soupçon de rencontre, les éclaireurs poussent le cri d?alarme. Quelquefois, un rocher, une embuscade quelconque, surplombant le sentier qu?ils parcourent, s?illumine soudain d?une double rangée d?eclairs, et une grêle de projectiles douaniers vient siffler au-dessus des expeditionnaires. C?est un poste inconnu de carabineros, placé là à la suite d?une denonciation.
Les porteurs ne bronchent pas. En un clin d?oeil, ils ont disparu dans la montagne avec leurs ballots, pour se retrouver plus loin à un point donné. Quand les carabineros songet à poursuivre, il n?y a plus de contrebandiers.
Le contrebandier basque est pacifique. Jamais il n?attaque le douanier. Mais malheur au douanier s?il poursuit le contrebandier et s?il l?atteint! Un corps à corps terrible s?engage, et souven le douanier tombe mortellement frappé.




Contrebande par eau
Les expéditions par voie d?eau sont tout aussi périlleuses. En pareil cas, c?est un canot à plats bords qui glisse comme un poisson sur les eaux de la Bidassoa. La nuit est très sombre. C?est à peine si les rameurs silencieux aperçoivent l?extrémité de leurs rames. Le plus souvent, l?embarcation accoste à bon port et débarque sa cargaison en bonnes mains. Quelquefois aussi, elle est accueillie, au moment d?acosster, par une décharge partie de la rive voisine. Ce sont les carabineros qui font bonne garde.
Sur la rivière, gardée par des embarcations douanières, on n?est pas davantage à l?abri. Les expéditionnaires y sont quelquefois surpris et forcés de se jeter à la nage, en faisant abandon de leur cargaison. Parfois aussi ce sont les douaniers qui sont refaits. Personne à Hendaye n?a oublié l?amusante histoire des trente barils d?esprit de vin saisis sur la Bidassoa, barils qui furent triomphalement conduits au magasin des douanes, et qui, à l?examen, ne laissèrent couler que? de l?eau pure. Le capitaine d?alors ne s?em est jamais consolé.



Contrebande au grand jour
Les Basques admettent le paiement d?un droit sur un article de commerce qu?ils important, mais ils ne comprennent pas que l?État prélève des taxes exorbitantes sur des vêtements et objets de toilette à leur usage personnel. Dans les Provinces Basques, les familles les plus honorables, les plus fortunées, croient devoir venir revêtir à la frontière les costumes et confections qui leur sont adressés de Paris. Et c?est un spectacle curieux que de voir fréquemment à Hendaye des groupes d?élégantes dames et de charmantes demoiselles arrivant le matin avec des fleurs dans les cheveux, et repartant le soir coiffées de magnifiques chapeaux. C?est un moyen simple, pratique, sans danger, de tourner la loi douanière. Il n?est, en effet, interdit à personne de revêtir un superbe costume ni de coiffer un chapeau fleuri.


Il n?y a pas bien logntemps, une grande famille de Saint-Sébastien avait commandé à Paris de très belles toilettes à l?occasion d?un mariage. La note à payer à la douane devait monter à 4.000 francs. La fiancée et ses amies intimes n?ont pas hésité. Elles sont venues passer une journée à Hendaye dans un landau à quatre chevaux et sont reparties le soir, revêtues de leurs magnifiques atours. Quand le landau s?est arrêté devant la douane, le vérificateur, ébloui, n?a pas pu s?empêcher de s?écrier: ?Mais tout cela, Mesdames, est absolument neuf! ?Oh! tout ce qui?il y a de plus neuf! on risposté en riant les belles voyageuses; mais voudriez-vous donc, Monsieur, qu?après avoir trouvé toutes ces belles choses à Hendaye, nous revenions chez nous avec des costumes passés de mode? ?C?est juste, répondit le vérificateur, navré de voir glisser entre ses mains une recette de 4.000 francs; passez, Mesdames, c?est votre droit!?

Contrebandiers notoires
Parmi les contrebandiers marins, il faut citer également Arkaitza, tué en pleine rivière par une balle douaniére, et le non moins célèbre Joaquín. Ce dernier, surpris en rivière avec un chargement de café et gardé à vue sur un bateau par un carabinero armé jusqu?aux dents, sauta sur son gardien à l?improviste, le désarma, le terrassa, le jeta à l?eau et sauva sa cargaison, qui valait bien 10.000 francs.
Duran la dernière guerre carliste, un véritable combat eut lieu près de notre frontière, entre un groupe de contrebandiers navarrais, qui escortaient un convoi de café et de cacao, et un poste de carabineros commandés par un sergent. Le sergent avait reçu 20 onces d?or pour laisser passer le convoi. Mais au moment du passage dans un lieu désert, et dans l?espoir d?augmenter sa prime, il ordonna sur le convoi une décharge meurtrière. Les contrebandiers, irrités par cet acte de déloyauté, se hetèrent sur les assaillants à l?arme blance. Une heure après, on retrouvait sur le cadavre du sergent les 20 onces d?or renfermées dans une bourse en soie verte.

La contrebande est-elle un délit?
La contrebande n?est qu?un délit de convention, n?impliquant en soi rien d?immoral. Ce sont les lois fiscales seules qui la rendent punissable.
Pour les Basques, la contrebande est une action innocente et naturelle, d?autant plus naturelle que les frontières ne sont généralement que des limites fictives qui séparent un pays d?un autre pays, et que l?établissement de ces limites n?est le plus souvent qu?une application du prétendu droit du plus fort.
Un éveque, consulté par un contrebandier scrupuleux, a répondu que le péché de contrebande n?existe pas. La religion ne réprouve que le fait de corruption du préposé à la garde de la frontière. Hors du cas de corruption, point de péché.

Fraternité et solidarité des Basques
Le sentiment du pays natal, de ses montagnes, l?emporte, chez le Basque, sur tout autre sentiment.
Sur les bords de la Bidassoa notamment, les Basques ne forment qu?une seule et même famille. Leurs souvenirs, leurs coutumes, leurs besoins, leurs intérêts, sont communs.
Dès qu?il s?agit de s?entr?aider, ils n?ont qu?un couer, qu?une âme, qu?une pensée. Ils sont capables de tous les dévouements, de tous les sacrifices.
Et ce n?est pas aux Basques qu?on fera jamais croire qu?ils ne sont pas dans leur droit en essayant de soustraire des objets de première nécessité au paiement de droits qu?ils considèrent comme injustes.
Ils ne connaissent en un mot que les règles de la morale et les préceptes de la religion. Ce sont ces règles et ces préceptes qu?ils se font un devoir d?observer.

Conclussion
Je suis libre-échangiste.
Je ne puis admettre qu?après avoir inventé le télégraphe, le téléphone, les voies ferrées, nous en soyons réduits à nous renfermer chez nous comme dans une prison.
Je ne puis admettre davantage qu?après avoir chanté sur tous les tons l?expansion industrille, la fraternité des peuples, nous en soyons réduits à élever sur nos frontières des barrières douanières plus hautes que des montagnes.
Le progrès, la civilisation, ne consistent pas à s?entourer d?une infranchissable muraille, à séparer par des bureaux de douane des peuples qui s?aiment, qui sont voués aux transactions les plus actives, qui ne forment, comme sur les Pyrénées, qu?une seule et même famille.


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christ.L12
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 14:28



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coucou

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 15:46



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hop

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 15:57



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coucou Christophe.

Pour toi Joelle


Mais il a existé des contrebandiers,non seulement entre la France et les pays voisins, mais également à l?intérieur du territoire..... c?est l'histoire de :

Gabelle et Faux Sauniers




La gabelle est une taxe sur le sel ayant existé en France au Moyen Age et à l'époque moderne. C'était alors l'une des aides ou taxe indirecte
Le principe général est le suivant : le sel fait l'objet d'un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l'achète déjà taxé. La gabelle représente, à l'époque moderne, environ 6% des revenus royaux.
Le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments et était donc un élément stratégique. Avec le sel, on fabriquait des salaisons et l'on séchait poissons et viandes douces. Il était également un composant nutritif indispensable pour le bétail. Enfin, il fut sous l'Ancien Régime utilisé comme monnaie d'échange et il possédait même une fonction desalaire, dont on retrouve le sens étymologique dans salarium en latin qui signifiait « ration de sel » puis, par extension, la pratique du traitement, du salaire à l'époque romaine.



grenier à sel

La perception de la gabelle n'est pas uniforme. Elle dépend des pays :

·les pays francs, exempts d'impôts, soit parce qu'ils en sont dispensés lors de leur réunion au royaume de France, soit parce que ce sont des régions maritimes : Artois, Flandre,Bretagne,Vendée,Aunis,Basse-Navarre,Béarn

·les pays rédimés (ou pays rédimés des gabelles) qui ont, par un versement forfaitaire, acheté une exemption à perpétuité Razzoitou,Limousin, Auvergne,Saintonge,Angoumois,Périgord,Quercy,Bordelais,Guyenne

·les pays de salines :Lorraine, Alsace,Franche-Comté,Lyonnais,Dombes Provence,Rousillon

·le pays de quart-bouillon. Le sel y est récolté en faisant bouillir le sable imprégné de sel de mer. Les sauneries versent le quart de leur fabrication aux greniers du roi :Cotentin ;

·les pays de petite gabelle, où la vente du sel est assurée par des greniers à sel, mais où la consommation est généralement libre Very Happyauphiné,Vivarais,Gévaudan,Rouergue,Languedoc

·les pays de grande gabelle, on doit y acheter obligatoirement une quantité fixe annuelle de sel, ce qui transforme la gabelle en un véritable impôt direct : Normandie,Champagne,Picardie,Ile-de-France,Maine,AnjouTouraine,Orléanais,Berry,Bourgogne,Bourbonnais.


La gabelle figure parmi les taxes les plus impopulaires et a engendré une contrebande spécifique, celle des « faux-sauniers ». Un des faux-saunier les plus connus par le nombre de ses arrestations (ainsi que les autres membres de sa famille) est Jean Chouan.
Le Faux saunier était un contrebandier qui allait acheter, par exemple en Bretagne, sur l'autre rive de la Vilaine, du sel qu'il revendait dans le Maine, après l'avoir fait passer en fraude sans payer la gabelle. Il encourait la condamnation aux galères s'il travaillait sans armes, la peine de mort s'il avait des armes. Entre 1730 et 1743, 585 faux sauniers furent déportés en Nouvelle France pour aider au peuplement de la colonie.
De même, au fil de la Loire, la grande route du sel depuis les marais de l'Atlantique jusqu'au coeur de la France amène une contrebande effrénée sur terre comme sur eau.
Sous Louis XVI, la situation n'avait pas changé. En Bretagne, la livre de sel coûtait au plus un liard et demi (3/8 sous) quand dans le Maine « pays de gabelle », elle se payait 12 à 13 sous ; d'où la fréquence de la contrebande ou « faux-saunage ». Les gabelous, en bas-mainiot(patois mayennais)« les gabeleux » étaient les commis de la ferme. Ils étaient notamment chargés de recouvrer la gabelle.



Les chemins de la contrebande pouvaient mener à la misère, la prison, voire les galères. Faux-saunier, à l'imitation d'une population en quête de sa survie, Jean Chouan est le représentant d'un combat contre un régime fiscal inique. À l'époque, le trafic de sel faisait l'objet d'une intense contrebande aux frontières intérieures. on estimait qu'il y avait près de la moitié de la population riveraine des marches de Bretagne qui vivait plus ou moins de ce faux-saunage, soit comme transporteur, receleur ou revendeur.





galère
:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 18:22



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hop

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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 19:23



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hop

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joepiednoir
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 20:48



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bonne soiree bene a demain
bisous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 21:52



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Bonsoir à tous
A demain Joelle :bisou:
P.Fontelaye001
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Envoyé le: mercredi 27 février 2008 22:22


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Thumb Up Thumb Up

bonne nuit tout le monde

Sleeping Sleeping

Pat
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 09:10



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BONJOUR TOUT LE MONDE
ENCORE ZOMBIE CE MATIN DEBOUT A 9H
QU EST CE QUI SE PASSE?
BONNE JOURNEE A TOUS
A+

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 10:23



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Bonjour à tous

Salut Joelle;c'est ton petit tour en Espagne qui t'a laissée KO?

Aujourd'hui:

Ecorceur(euse)
Celui ou celle qui écorce les arbres.


Ecorceur de Chênes et de Châtaigners




Dans certaines regions on récoltait les écorces de chènes ou de châtaigners; elles étaient destinéés à la fabrication de tanins utilisés dans le tannage des peaux.

Voir le site:


http://www.patrimoinedumorvan.org/metiers/Ecorceur.html

Ecorceur de Chêne-liège.

Le Chêne-liège est présent en Méditerranée Occidentale depuis plus de 60 millions d'années. Cependant, les fortes variations climatiques et anthropiques de cette longue période ont réduit considérablement son aire de répartition.



chêne liège centenaire


Les hommes ont très rapidement appris à extraire et à utiliser son écorce : le liège, dont les diverses propriétés avaient déjà été découvertes sous la Rome antique, on en a même retrouvé des traces en Egypte.
C'est à partir du 17e siècle, période à laquelle l'industrie du verre fit un bond en avant (découverte de l'utilisation de bouteilles en verre pour la fabrication des vins mousseux par le moine bénédictin Dom Pérignon), que l'industrie du liège connue sa première véritable envolée. En effet, le bouchon de liège s'est alors révélé être le meilleure matière pour la conservation des vins.

Le liège est l'écorce d'une variété de chêne liège qui a la propriété de reconstituer son écorce au rythme de 1 à 10 mm par an. Atteignant couramment 10 à 12 mètres de hauteur pour 1,5 à 2 mètres de circonférence, on ne le trouve que sur le pourtour du bassin méditerranéen occidental et sur la côte atlantique du fait de conditions climatiques spécifiques : beaucoup de lumière, relativement peu de pluie pour une humidité atmosphérique appréciable. Un chêne liège vit en moyenne 150 ans. Il faut attendre environ 40 ans avant de pouvoir utiliser son écorce.

on distingue le liège mâle du liège femelle :
Le liège qui se développe naturellement sur le tronc et les branches de l'arbre est appelé liège mâle. Il est susceptible d'atteindre une forte épaisseur (jusqu'à 25 ou 30 centimètres sur de très vieux individus jamais exploités), mais il se crevasse fortement en vieillissant, devient compact, siliceux, dépourvu d'élasticité, ce qui ne permet pas de l'utiliser pour fabriquer des bouchons. Ce liège doit être destiné à la trituration et n'a donc que peu voire pas de valeur. Il peut être retiré de l'arbre lorsque ce dernier a atteint une circonférence d'environ 70 centimètres à 1,30 mètres du sol, c'est à dire à un âge compris entre 30 et 40 ans, lors de l'opération appelée démasclage.



démasclage

Se développe alors une nouvelle écorce liégeuse, plus régulière, plus homogène, plus élastique et moins crevassée appelée liège de première reproduction ou liège femelle, qui sera de meilleure qualité mais ne pourra pas toujours être utilisée pour les usages les plus nobles à cause notamment de sa croûte souvent trop épaisse et crevassée.



L?écorçage du liège est une opération délicate qui consiste à séparer l?écorce femelle du chêne liège.Réalisé à la main à l?aide d?une hachette , l?écorçage ne peut avoir lieu qu?entre juin et septembre.Il ne faut pas abîmer la couche régénératrice de l?arbre afin d?assurer les récoltes futures.Le leveur a pour cela un hache spéciale, au tranchant très fin et au manche biseauté.

on distingue :
- la hache catalane au tranchant droit, utilisée en France, en Espagne et en Italie.


- la hache Portugaise au tranchant arrondi, utilisée au Portugal.

- la hache Extremeña en demi lune, utilisée en Espagne.




Si l'arbre est visuellement jugé apte à être écorcé, le leveur essaye de décoller le liège à divers endroits du tronc, au niveau des fentes naturelles du liège, pour voir si celui-ci se décolle effectivement
Le leveur réalise en premier lieu la couronne. Il fait une découpe circulaire à la hauteur souhaitée : une hausse est en général effectuée afin d'augmenter la production future de liège femelle. Le tronc est cylindrique et il faut donc découper le liège en planches
afin de faciliter à la fois le transport et la transformation. Vient alors le décollement proprement dit : le leveur utilise pour cela le manche biseauté de sa hache qu'il introduit dans les fentes préétablies, entre le liège et la mère, pour effectuer un mouvement de levier et séparer la planche du tronc, en commençant par le haut afin de la décoller sur toute sa longueur jusqu'au pied, sans la casser.




Une fois récoltées les planches doivent sécher en piles à l?air libre pendant au moins six mois avant de pouvoir être bouillies; elles connaîtront ensuite un nouveau repos d?environ quatre semaines qui leur permettra d?acquérir un maximum d?épaisseur, de souplesse et d?élasticité et les rendra propre à la transformation en bouchons.




transport à dos de mule.

Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 10:37



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Et bien sûr, le métier complémentaire:


Bouchonnier

artisan qui fabrique et commerce les bouchons de liège.

L'art des bouchonniers a évolué.

Le travail à l'ancienne selon Paul Ixart (sur le site de jeantosti.com)
?Celui qui faisait les bandes commençait par classer le liège : il prenait une planche et la coupait un peu, soit à la base, du côté des racines, soit en haut, pour voir l'épaisseur et la qualité. Selon la qualité, on pouvait faire telle ou telle qualité de bouchons?.
"Ensuite, on tirait les bandes. on les tirait, assis sur une chaise, en travers, sur laquelle il y avait une planche qui dépassait ; on avait un couteau qui coupait comme une faucille, avec un curseur qui servait de guide. Ce curseur tournait et, à mesure que vous tiriez, le couteau suivait sans accrocher (.....)



atelier de bouchonnerie

"Des bandes, on faisait les "carrés" ; des carrés on faisait les bouchons. Les carrés, vous les tailliez à la dimension correspondant aux bouchons que le client vous demandait. Pour les bouchons à champagne, il fallait un liège beaucoup plus épais.
"Le bouchon était pris dans le sens de la hauteur. Mais on en faisait aussi dans le sens de la surface vers le coeur de l'arbre : c'était ce qu'on appelait les bondes, qui servaient pour les fûts qu'on mettait en stock (pour le Banyuls par exemple), qui comme cela respiraient mieux. on s'en servait aussi pour les bonbonnes. Pas pour les récipients que l'on couchait, il y autait eu des coulures. on devait brûler la surface supérieure de ces bondes. C'était la tradition, pour enlever les mauvais goûts du liège, peut-être parce que quand le liège vieillit, parfois il "pourrit", dit-on, bien que ce ne soit pas une vraie pourriture.
"Ce n'est pas tout d'avoir le coup d'oeil juste et de tailler régulièrement les carrés... Il faut que l'ouvrier sache dégager la planche ou la bande, à mesure qu'il la débite, de toutes les parties défectueuses ; qu'il laisse celles qui, sous le couteau du bouchonnier, doivent disparaître, parce qu'elles se trouvent dans les angles du carré. Dans cette prévision continuelle, il faut enfin ménager le liège de telle sorte qu'en dernier résultat la confection d'un bouchon exige le moins de liège possible. Ce n'est pas ici le fait d'un court apprentissage. Une longue expérience est nécessaire, même à l'ouvrier le plus intelligent."

Puis le travail s?est mécanisé.




?Une machine allait tirer les planches en bandes : c'était la "tireuse en bandes" ou machine à "llesquer".Ces bandes étaient passées dans une tubeuse, un tube en acier aiguisé d'une façon parfaite et automatique, puisque c'était la machine elle-même qui aiguisait le tube. La première machine était à pédale : les bouchons s'y faisaient manuellement, un à un. Avec la seconde machine qui a suivi, le travail allait beaucoup plus vite mais il n'y avait pas de sélection,alors venait ensuite le triage puisqu'il y avait du rebut;on triait les différentes qualités de bouchon.
Une fois que le bouchon sort du triage, on va l'aiguiller vers le rognage, qui lui donnera sa hauteur exacte.
Ensuite, un souffleur, une trémie, et le bouchon arrivait dans la ponceuse, qui allait lui donner son diamètre exact.
Puis venaient les finitions
Intervenait le colmatage.Ensuite,le bouchon conique ne subissait plus aucune manipulation. Pour le bouchon cylindrique, il y avait encore, si le client le demandait, le marquage. Il existait deux méthodes : le marquage avant lavage et le marquage après lavage. Les bouchons lavés, il fallait les sécher. Le client pouvait aussi demander de paraffiner le bouchon.?

Le liège a actuellement d'autres débouchés, entre autres dans l'isolation.

Autrefois on s'en servait également pour fabriquer des ruches:




:bisou:
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 10:50



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BONJOUR BENE
PASSIONNANT LES ECORCEURS ET LES BOUCHONNIERS
Tu as ete plus rapide que moi ce matin
j'avais prepare qq chose sur les vers a soie
ce sera pour cet apres midi
a +

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 11:52



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ALORS PAS BEAUCOUP DE MONDE
C EST LES VACANCES?


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Anne Marie.P114
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 12:31


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Sisi y a du monde !! Je lis, je m'instructionne !!!!
Bénédicte je pense que nous avons toutes et tous des anciens qui devaient faire la contrebande au moins du sel ! Mais on n'en parle pas. Tiens m'en vais interroger ma cousine Irène qui est une source que dis-je un puits de science sur les anciens mais je n'arrive pas à la décider à sortir ses vieux papiers du grenier grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr Pourtant elle est a l'affut de mon travail sur la famille !!!
bonne journée tout le monde
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat ... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay,Fresnais, Ballus, Labbé, Rihet,Tirel, Abachesne,...)
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 13:06



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BONJOUR ANNE MARIE
MERCI DE NOUS LIRE AVEC ATTENTION
VOUS ETES PEU NOMBREUX A LAISSER VOS APRECIATIONS
A +


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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 14:56



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Avant de tisser

Avec le temps et la patience, la feuille de mûrier devient satin.





Un peu d?histoire


C?est en 1564 que François TRANCAT, jardinier de Nîmes, implante le mûrier en Cévennes qui devient, dans les années 1700, le principal centre séricicole français.


Les graines de ver à soie sont des oeufs de l?année précédente qu?un papillon femelle, chrysalide tout juste sortie de son cocon, a pondu immédiatement après s?être accouplée. Elle meurt aussitôt laissant quelques 500 oeufs de moins d?un millimètre de diamètre



L?élevage (qui commence en avril) est plutôt une affaire de femmes. La période d?incubation durant environ quinze jours, "les magnanarelles" placent les graines dans de petits sacs de toile et les suspendent autour de leur cou jusqu?à reposer entre leurs seins ou dans les poches de tabliers qu?elles portent sous leur jupe.




Ainsi, la chaleur du corps favorise l?éclosion de petites larves, minuscules chenilles noires et poilues les magnans.


Le mûrier poussant partout, on guette le gonflement de ses bourgeons pour mettre les graines de vers à éclore. C?est le signal du début de la saison. Le ramassage constitue un travail pénible et fastidieux. Toute la famille est requise.


Les vers sont nourris trois à quatre fois par jour et ne cessent de manger (pour nourrir ces petites bêtes voraces, il faut environ 1300 Kg de feuilles de mûrier pour une once de graines, environ 30 grammes). Le bruit provoqué par leurs mandibules fait penser à celui d?une grosse averse sur le feuillage d?un arbre.



La feuille se recueille dans la "saqueta". Entièrement dénudé pour alimenter les vers, le feuillage repousse et ce regain mis à sécher sert de nourriture aux chèvres, l?hiver.

Il ne faut pas oublier d?avoir des feuilles ramassées d?avance, mises au frais dans une cave pour les garder de la pluie car les vers ne peuvent pas manger la feuille humide. Les cheminées sont allumées car la température doit être constante (environ 20°) et il faut une bonne aération.



Pour atteindre sa croissance définitive (environ 80 fois sa taille d?origine et 10 000 fois son poids initial) le magnan a besoin de quatre mues qui peuvent durer chacune de 24 à 36 heures. C?est le seul répit pour les magnanarelles car pendant ce temps il ne mange pas. Après la dernière mue, arrive le moment le plus délicat. Elles doivent arranger des branches de bruyère sur des claies afin que les vers se fixent en tissant une sorte de toile. Et là ils secrètent le fil de leur cocon, jour et nuit, pendant 48 heures. Le moindre bruit peut tout gâcher.






Débute ensuite le décoconnage qui consiste à enlever la bruyère et à trier des millers de cocons blancs. Ceux destinés à la reproduction sont écartés, les autres sont étouffés pour tuer la chrysalide qui y est enfermée.




Le nettoyage commence afin de trouver le départ du fil (un cocon donne environ 1000 à 1800 mètres de soie). Afin d?obtenir le fil commercialisable, les ouvrières fileuses réunissent 4 ou 5 brins issus de ces cocons.

Jusqu?au début du 19e siècle, le dévidage et le filage de la soie se font artisanalement, chez les paysans. La chaleur et l?odeur que provoque ce travail amènent ceux-ci à aménager des terrasses couvertes (couradous), ouvertes sur l?extérieur par des arcades pour que les fileuses soient à l?abri du soleil et des intempéries, tout en travaillant en plein air.



A l?époque de l?apogée de la sériciculture, vers le milieu du 19e siècle, tout "le pays" est en suspens, mobilisant les forces vives et le savoir faire pour la réussite de la récolte. Les autres travaux cessent momentanément, on ajourne tout ce qui peut l?être. La famille au complet se mobilise car le revenu en dépend. L?argent frais qui permettra de payer le fermage, le percepteur, les dettes et peut-être d?acheter une bête ou un bout de terrain convoité.


La magnanerie est finalement nettoyée et soigneusement désinfectée en faisant brûler une plante qui fume beaucoup - de la rue, de l?ellébore ou bien du souffre (cela s?appelle "l?estorra").





Tiré des ouvrages : La soie en Vivarais d?Elie Reynier
Magnaneries et vers à soie d?Hervé Ozil
Merci à Ecole Florian pour leur autorisation à publier des photos.


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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 15:04



Inscrit le: 10/04/2003
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Le XIXème siècle est l'âge d'or de la sériciculture. Dès le milieu du siècle de nombreuses filatures industrielles s'installèrent dans les vallées cévenoles, à proximité des rivières. Une importante ressource en eau s'avéraient indispensable tant pour le traitement des cocons que pour les machines à vapeur. Ces usines employaient une nombreuse main d'oeuvre féminine. Deux filatures ouvrirent sur la commune. La filature Lafont fut créé dans le village en 1872, tandis que la filature Deshours,aux Passadoires, fonctionna de façon industrielle de 1864 à 1877 puis vivota jusqu'en 1910.


le recettage des cocons



la pesee des cocons


le decoconnage


la filature

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Maryse.M215
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 15:38


Inscrit le: 07/11/2007
Messages: 15
Bonjour,

je viens de lire votre histoire sur les vers à soie, et je vous pose la question suivante, j ai un ancetre qui vers 1828 était taffetassier du coté de Nimes, pensez vous que ce métier à un rapport avec la soie.
Merci d 'avance;
et surtout continuez dans la bonne humeur bonne fin de journée
maryse
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 15:50



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 4 142
POUR MARYSE

TAFFETASSIER: ouvrier de la region de Nîmes en particulier faisant du taffetas qui est une etoffe de soie unie et brillante




"Livre des apprentis de l'Aumône générale d'Avignon. 1766-1781. Les enfants de l'Aumône accomplissent dès l'âge de treize ans l'apprentissage d'un métier auprès de maîtres de cette maison, ou en ville dans un atelier ; les filles sont placées auprès des taffetassiers, tandis que les garçons bénéficient d'un éventail plus large : cordonnier, taffetassier, relieur, imprimeur, boulanger..."



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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 16:06



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
bravo bravo Joelle pour la sériculture... Ça me rappelle quand mes filles étaient petites; à l'ecole on leur demandait d'élever 2 ou 3 vers à soie pour apprendre la métamorphose du vers en papillon...alors aller ramasser des feuilles de mûrier chaque 2 jours.. je connais!

Je me suis demandé pourquoi la sériculture s'est développé dans les Cevennes au 18ème...Réponse:

Il fallut le terrible hiver de 1709 qui gela les châtaigniers des Cévennes ainsi que les oliviers dans tout le midi, pour obliger les agriculteurs à s'orienter vers une nouvelle ressource, la sériciculture.(Wikipedia)

Une anecdote:
En 1891, la sériciculture fut à l'origine d'un événement pittoresque et festif. L'élevage du ver à soie utilisait des feuilles de papier perforé de petits trous ronds. Monsieur Lué, administrateur du Casino de Paris, se procura des chutes de ces feuilles de papier. Elles furent utilisées, comme projectiles, dans un Bal masqué donné à l'occasion du Carnaval de Paris. Ainsi fut lancée la vogue mondiale du confetti en papier, prodigieuse à ses débuts et que nous connaissons toujours aujourd'hui.

Et pour en savoir plus sur le taffetas:


http://www.cvmt.com/destissus/taffetas.htm

:bisou:
Maryse.M215
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 16:25


Inscrit le: 07/11/2007
Messages: 15
MERCI pour votre réponse et surtout votre rapidité, pour ma première question je suis gaté, pourvu que cela dure pour mes recherches à venir .
Merci également aux autres bénévoles
Maryse
joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 17:34



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BENE CA Y EST ELODIE A MIS SON MESSAGE EN PREMIERE PAGE

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joepiednoir
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 18:16



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BENE
BONSOIR JE M ABSENTE POUR LA SOIREE
BISOUS A DEMAIN
BONNE NUIT A TOUS

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Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 22:04



Inscrit le: 11/02/2006
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Oh Oh, elle est chouette celle-la!
A demain Joelle
:bisou:
P.Fontelaye001
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Envoyé le: jeudi 28 février 2008 22:52


Inscrit le: 31/01/2005
Messages: 206
Hiding Hiding

coucou Joe, Béné et toute la file

Très intéressant les articles sur les vers à soie d'autant plus que toute la branche maternelle de mon arbre travaillait dans le textile

Gros bisous et bonne nuit

Pat:bisou: :bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 09:48



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Bonjour à tout le monde

Bonjour Patricia, Sibie Christophe...Joelle, ton chat a pris un coup de vieux on dirait...:bisou:

joepiednoir
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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 09:55



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SALUT TOUT LE MONDE
DE MIEUX EN MIEUX DEBOUT A 9H30
ENCORE UNE BELLE JOURNEE DE M....
IL PLEUT IL PLEUT BERGERE DEPUIS CETTE NUIT
GROS BISOUS A+

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Envoyé le: vendredi 29 février 2008 10:09



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Verrier

Personne fabriquant du verre, de la verrerie, des vitraux.




Le verre nous est apparut 3000 ans av J-C. Fabriqué par l'homme, son origine vient de la region Syrienne, non loin de l'Egypte. Ce n'est pas encore à proprement dit du verre, mais une masse vitrifiée opaque généralement de couleur verte ou bleu.
Le 1er épanouïssement du verre se fait surtout connaître au XVème siècle avant J-C, sur les parrures, les bijoux immitants les pierres précieuses.
Les premiers objets en verre creux datent de cette époque (vases, pots, flacons). ils sont coulés sur des moules. L'apparition du verre soufflé se fait au 1er siecle av J-C, grâce à l'invention de la canne à souffler. Cette découverte changea considérablament les modes de travail et de production.L'industrie était née.Les romains ont ensuite percé le secret du verre et adopté ce matériau dans la fabrication des bijoux et surtout des verre à vitres.
En effet, dans certaines maison de Pompei préservées des ravages du temps par plusieurs épaisseurs de cendres volcaniques, des vitres sont retrouvées intactes.




Les romains ont importé les techniques de fabrication en Europe aux environs du IIième siècle après Jésus-Christ.
Cette nouvelle industrie nécessite la proximité d'une quantité importante de combustible pour alimenter des fours indispensables à la fonte du sable. C'est pourquoi les premières verreries sont établies à l'orée des forêts. Ces fours sont de formes cylindriques. Au sommet, la coupole est percée d'un trou que l'on peut fermer à volonté afin d?agir sur le tirage. Le pot, également appelé creuset, est placé au centre de ce four, au-dessus du foyer.
on chauffe le four plusieurs semaines, parfois jusqu'à un mois, aussi longtemps que le pot peut résister (il est façonné pour qu'il ne se fissure pas à l'intérieur du four). Une fois qu'il est devenu rouge-blanc, on y verse le sable ou les déchets de verre. Après quelques heures, on obtient une pâte de verre molle, qu'il faut purifier et débarrasser de ses bulles. Elle refroidit et s'épaissit pendant trois heures : c'est là que le verrier exerce
ses talents.

Le verre se fabrique avec trois éléments de base :
La silice est l'élément principal de la composition du verre. Avec de la silice on mêle de la potasse ou de la soude et de la chaux pour obtenir le verre à vitre et le verre à glace;
ajoutez de l'oxyde de fer, vous avez le verre à bouteille; La couleur est obtenue avec des oxydes métalliques



Technique du verre soufflé

Les outils du verrier :
Depuis 2000 ans les outils du verrier n'ont pas évolué.




La Canne
Tube en fer creux avec un petit manche en bois (1m50 de long, 20mm de diamètre).
Elle sert à cueillir la "poste" ou "paraison" (boule de pâte en fusion) et à souffler la boule.




Le Pontil
Tige pleine qui permet de recueillir l'objet à l'autre extrémité ou de poser le pied d'un verre.
La Mailloche
En bois, elle sert à ébaucher la forme de la pièce et à la façonner.
Les FersDiverses sortes de pinces qui permettent de modeler la pièce
Les Ciseaux
Servent à rogner et à trancher
Les Moules
Donnent une forme à l'objet.
Le Creuset ou "pot"
La composition est fondue dans le creuset en argile réfractaire (résistant à la chaleur). Le creuset est placé dans le four et constitue la "place" à laquelle le verrier et ses aides travaillent.


TechniqueLe verrier a pour mission de modeler ce nouveau matériau encore informe. Armé d'une canne, simple tige de fer creuse plus ou moins renflée, il saisit une boule de verre fondu appelée paraison. Le verre fondu entré en contact avec le métal froid se rigidifie, tandis qu'autour s'enroule la masse visqueuse, que le verrier s'emploie à ne pas faire tomber en ne cessant de tourner sa canne.



En vingt secondes, la paraison se refroidit considérablement. Elle prend l'aspect d?une boule presque régulière.
S'il veut des effets de couleur,le souffleur de verre applique la couleur en roulant cette boule dans des poudres, grains et plaques de verre colorés avec des oxydes métalliques (bleu : cobalt - vert : fer - rouge : or...).




Il créé ensuite le décor et les motifs en mélangeant les teintes et en tirant des fils avec une petite pince, appelée pincette.
La paraison est ensuite arrondie à l'aide d'une mouillette ou d'une mailloche avant d'être soufflée.




À ce moment-là, le verrier souffle délicatement dans sa canne pour faire apparaître une bulle, qu'il allonge ou élargit à volonté. Cette bulle, appelée ébauche, détermine la forme du futur objet.



Ensuite, il va recouvrir la poste d'une seconde couche de verre qui va permettre d'enfermer la couleur entre deux couches transparentes. C'est à partir de cette deuxième qu'il commence réellement la pièce, avec sa forme propre.
Différents outils sont nécessaires pour travailler cette forme :la mouillette : papier journal plié et humidifié qui permet grâce à sa souplesse et à une isolation relative d'utiliser la main pour façonner le verre ; les fers : il permettent d'affiner la matière à différents endroits, d'étirer les cols...




Une fois la forme générale donnée, il colle le pontil (canne sur laquelle on a cueillé un morceau de verre chaud) tendu par le jeune verrier au fond de la pièce.
Il peut alors séparer cette dernière de la canne en créant un choc thermique avec de l'eau.
Après l'avoir réchauffée, le verrier peut alors retravailler la partie haute de la pièce en l'ouvrant à l'aide des fers, et en la rognant (coupant) avec les ciseaux.
Lorsque la pièce est terminée, il détache le pontil, puis enfourne la pièce dans l'arche de recuisson ou elle va être réchauffée uniformément afin d'être libérée des tensions internes créées pendant le travail.
La pièce restera ensuite une quinzaine d'heures dans l'arche éteinte, jusqu'à son total refroidissement.




(à suivre...)
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