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Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 9 mai 2010 16:41



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Bonjour Bénédicte.:bisou:
pas grand monde aujourd'hui. on pourrait penser que tout le monde a pris cette voiture pour une prommenade diminicale!Cool
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 9 mai 2010 16:59



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Bonsoir,



Encore

Un "P'tit boulot d'Pantruche" :

La Chanteuse des rues.
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 9 mai 2010 18:34



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Serge.S273
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Envoyé le: dimanche 9 mai 2010 19:07



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Bonsoir.

Dans la série, « Petits métiers de Paris » :



Je pense qu’il s’agit de Georges Emmanuel Opitz († 1841), mais je n’en suis pas certain, bien que cet artiste soit connu pour ses gravures de vie parisienne. J’ai trouvé cette reproduction, cet après midi, dans un étal en vrac d’un brocanteur ; elle provient manifestement du dépeçage d’un livre… Pratique déplorable !

Bonne soirée.
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 9 mai 2010 20:32



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Bonsoir Serge

Marché de plein vent….. quel joli nom !

Les marchés, depuis toujours des lieux d'échanges de marchandises mais aussi d'idées, se sont multipliés au fil des siècles, structurant le territoire et animant la vie sociale de la capitale. L'histoire des marchés de Paris remonte au marché Palu dans l'Ile de la Cité au cœur de la Lutèce du Ve siècle (ce marché a disparu depuis).
En 1860, on en recensait 51. Avec la réouverture du marché des Enfants Rouges, le plus vieux marché couvert de Paris, et la création de nouveaux marchés au gré des tendances de la consommation, la capitale compte aujourd'hui plus de 90 marchés, de toutes formes et toutes spécialités.
Je ne sais pas s’il y a toujours un marché Porte Saint Denis.
Sur la gravure on voit un marchand de coco (voir en p84)

Bonne soirée


:bisou:
Serge.S273
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 06:40



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Bonjour.

Miam, miam...

De bonne heure, de bonne humeur, le Marchand de gaufres



Les petits métiers de Paris constituent indubitablement une source inépuisable de dessins pour notre talentueux Valentin Vosgien. J’aimerais remonter le temps pour connaître comment il procédait. Se promenait-il dans les rues, carnet de croquis en main, afin de saisir au plus juste les attitudes et les expressions ? Possédait-il une mémoire infaillible lui permettant de restituer en différé, chez lui, ce qu’il entr’apercevait ?

Peut-être a-t-il laissé son témoignage là-dessus, dans sa correspondance ou ses notes…

Il faut en outre admirer le travail de gravure se superposant souvent à celui du dessin. La gravure pouvait en effet provenir de la main de l’auteur lui-même, lequel éventuellement dessinait directement sur la plaque. J’ai effectivement vu notre autre artiste Vosgien et contemporain, Jacquemin, travailler ainsi. Main la main du graveur pouvait être aussi celle d’un modeste et anonyme copiste dont on ne connaîtra probablement jamais la fidélité…

Ce matin, j’ai des courses à faire, et je suis sûr que c’est moi qui les ferai. Alors, à tantôt !
Annick.C15
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 09:47



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Bonjour à tous!

Heureusement, le voiturettes pour promener les enfants sont maintenant plus facile d'emploi!

Amicalement

Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 10:03



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Bonjour à tous

Réponse sur ce lien:

http://www.mairie-allarmont.fr/servlet/ShowInfoSR?M=S65SFK0KFR9RF

"En onze années, le talentueux Vosgien donnera plus de mille dessins d'actualité pris sur le vif ; Henri VALENTIN est en quelque sorte le grand reporter photographe de nos modernes magazines illustrés. Les graveurs sur bois de l'Illustration travaillent d'après les dessins et croquis apportés par VALENTIN de Paris ou de province où il se déplace pour " couvrir l'événement ".



Bonne journée
:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 10:11



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Et pour élargir le fil, moi je vous mets cette gravure bien plus vieille (de Adriaen van Ostade. 17ème siècle) intitulée..

Différentes étapes d'un atelier de sabotier





:bisou:
Serge.S273
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 16:37



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Bonjour.

J’ai déclaré, comme une boutade, souhaiter remonter dans le passé pour admirer Henri Valentin au travail. Boutade motivée par mon ignorance, en dépit des lectures que je fis sur ce sujet. Toute étude historique déforme inévitablement une réalité disparue à jamais et la réduit à des schémas.

En particulier, l’auteur qui déclare :

« En onze années, le talentueux Vosgien donnera plus de mille dessins d'actualité pris sur le vif »

n’a probablement pas vérifié cette circonstance… sur le vif !

on apprenait autrefois aux jeunes gens à dessiner, non seulement pour s’adonner à un art d’agrément, mais encore pour disposer d’un moyen d’expression leur permettant de noter efficacement ce qu’il pouvait observer dans l’exercice de leurs futures professions. Par exemple, les écoles d‘ingénieurs enseignaient différentes techniques à cet effet, du dessin perspectif au croquis coté, à main levée, à plusieurs plans de projection ; on connaissait bien, dans ces démarches, le caractère provisoire du « premier jet ».

Les croquis, pris effectivement sur le vif par Valentin, furent-ils toujours des dessins définitifs ? J’en doute fortement ; une ou plusieurs productions affinées ultérieurement me semblent plausibles. Le processus d’achèvement variait vraisemblablement avec l’objet représenté, les circonstances de l’observation, la mémoire du dessinateur et, bien entendu, sa « patte » agile ou fatiguée du moment.

on ne saisit pas à l’aquarelle l’aspect des murailles de Châtel sur Moselle, dans un froid glacial, de la même manière que lors d’une même aventure devant d’autres murailles à Cagnes sur Mer, mais sous un haut et chaud soleil d’été ; de cela je peux témoigner car j’y étais. Par contre, je suppose que Valentin ne procéda pas identiquement en dessinant la calme chanteuse de rue, puis en dessinant la cohue sortant du bal de l’Opéra ; mais pour cela, je n’affirme rien car je n’y étais pas.

Si je cite ces deux cas, faisant voisiner un amateur malhabile et un artiste talentueux, c’est uniquement pour rappeler l’évidence collée à toute méthodologie : la sincérité, approchant la vérité, dans le premier cas lorsqu’on témoigne de ce qu’on fit personnellement, l’incertitude plus ou moins forte mais toujours tenace dans le second lorsqu’on témoigne de ce que fit un tiers, à moins qu’on l’ait côtoyé et bien connu.

Alors j’ai tendance à considérer « pris sur le vif » non pas comme une généralité, puis à l’interpréter par « restitués fidèlement grâce à une dextérité et une mémoire, toutes deux exceptionnelles ».

Désolé et d’accord : je cherche midi à quatorze heures !
christ.L12
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 17:03



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bonjour


JEAN je te cite
Citation:
Il dessine donc probablement ses croquis sur un carnet avant de les mettre au net


c'est Serge qui mets les croquis sur le net


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
christ.L12
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 19:45



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c'est qui Christian ????? même avec une loupe je vois pas !!!!!

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christ.L12
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 20:25



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OK Jean ,donc c'était bien pour moi ,,bonne soirée

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Annick.C15
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Envoyé le: lundi 10 mai 2010 20:26



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Bonjour à Tous
Jean , y'a pas pas que l'ordi qui rend sourd! Explique cela à ton beau frère!

Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 10 mai 2010 20:29



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Bonsoir Annick, bonsoir Jean, bonsoir Christophe, bonsoir Bénédicte, bonsoir Serge.:bisou:

Jean, toute les inventions peuvent rendre fou n'importe qui. Tout déppend de l'usage que l'on en fait.fou
Pour mon AGM, c'était "le vin blanc qui rend fou les hommes". Pour l'autres, c'était l'absinthe...fou
Bonne soirée. Sleeping
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 11 mai 2010 09:31



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Bonjour à tous

Cette fois-ci je suis allée chez nos cousins canadiens pour vous trouver un métier pas encore cité....

Artisane de la ceinture fléchée


La ceinture fléchée est un élément des costumes traditionnels canadien-français, québécois et métis, historiquement associé à la traite des fourrures. Il s'agit d'une ceinture de laine tressée, traditionnellement portée par les hommes. La largeur d'une ceinture peut varier de 15 cm à 25 cm et sa longueur peut facilement dépasser 2 mètres.




Ceinture fléchée, 19e siècle, 21 cm, don de Miss J. F.
Source: Musée McCord, M20113


Histoire

Auparavant, des ceintures servaient à enserrer et décorer les capots d'hiver masculins en étoffe grise; elles sont connues ensuite chez les voyageurs-canoteurs qui les utilisent pour soutenir leurs dos lors du transport des lourds ballots de peaux. Dans les faits, on fait mention des ceintures fléchées en 1798 dans les livres de la compagnie du Nord-Ouest. La compagnie de la Baie d'Hudson contribue en effet à les faire connaître auprès des Amérindiens et des Métis de l'Ouest canadien, depuis son poste de traite situé à L'Assomption au Québec, où elle en fait confectionner, à bas prix, par des artisanes locales.



"Habitant canadien en hiver", Aquarelle sur crayon sur papier vélin, circa 1858-1859
Source: Fonds Frances Anne Hopkins, Bibliothèque et Archives Canada

Ce croquis de Frances Anne Hopkins représente un habitant canadien portant une ceinture fléchée traditionnelle

on en achètera ensuite des versions mécanisées produites sur métier en Angleterre, tarissant ainsi progressivement la production et l'expertise artisanales.

Les motifs apparaissant sur ces ceintures évolueront graduellement jusqu'en 1850, lorsque la forme traditionnelle des ceintures se fixe. Le tressage long et exigeant de ces ceintures les rend très coûteuses pour ceux qui souhaitent en porter une. À la fin du XIXe siècle, les bourgeois des villes en récupèrent l'usage et la mettent au profit d'un sport populaire : la raquette. on se procurait ces ceintures surtout dans la région de l'Assomption, au Nord-est de Montréal.
Les clubs de raquette ont perdu leur popularité au début du XXe siècle avec l'arrivée du hockey sur glace, du ski et du patinage. Les ceintures fléchées sont alors passées dans le folklore, car elles étaient devenues obsolètes.
(Wikipédia)


Technique



Contrairement à ce que tous les gens pensent , la ceinture fléchée n'est pas une
œuvre de tissage mais bien de tressage aux doigts. L'artisane travaille avec 300
à 400 brins de laine qu'elle entrelace "en têtes de flèches, flammes et éclairs”.

Confection d’une ceinture fléchée
La réalisation d'une ceinture fléchée se fait en plusieurs étapes . D'abord,
l 'artisane sélectionne les fils de laine qui lui conviennent . Lors de la conception
d'une ceinture de facture traditionnelle ancienne, il faut des fils suffisamment
longs pour que la ceinture fasse une à deux fois le tour de la taille. De plus , il
faut ajouter à cela la longueur des franges de chaque côté de la ceinture. Les
franges servent à bloquer le tissage ou tressage de la ceinture sans abîmer le
travail . Ensuite, l 'artisane organise les fils selon l 'ordre des couleurs qui lui
agrée et elle tisse les fils de façon à former des motifs d'éclairs (zig zag) , de
flammes (losange) et de têtes de flèche (souvent le cœur de la ceinture).
Finalement , l 'artisane termine sa pièce en torsadant ou en tressant la longueur
de fil restant afin de faire les franges .

La création d'une ceinture fléchée peut demander de 80 à 350 heures de travail. Cela explique la beauté de cet objet et son coût.

Pour faire la distinction entre une ceinture faite aux doigts d'une ceinture faite sur un métier mécanique, il faut regarder les extrémités du tressage, là où la frange commence. Les ceintures de type Coventry auront un tissage droit sur toute la largeur tandis qu'une ceinture faite à la main aura une "pointe" au centre du tissage, comme un V inversé.

Si vous voulez apprendre la technique :
http://www.ceinturesflechees.net/artisanat_du_fl%E9ch%E9.htm


Bonne journée


:bisou:



Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 11 mai 2010 21:00



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Bonsoir Bénédicte, bonsoir Jean, bonsoir Serge, bonsoir Christophe.:bisou:

Aujourd'hui je lisais un article sur Charles Perrault. Ce dernier s'est marié avec la fille d'un receveur de route.etrange
J'ai essayé d'en savoir un peu plus sur ce métier, mais je n'ai rien trouvé... Sad pleure
Bonne soirée.Sleeping
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 11 mai 2010 22:41



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Bonsoir Jean Marc

Le receveur était un officier chargé de percevoir les impôts et redevances.


Je pense q'il s'agit d'un receveur de rentes et que le mot route est une mauvaise transcription du mot rente....En effet j'ai trouvé dans une biographie de Charles Perrault qu'il s'était marié avec la fille d'un payeur des rentes...

Payeurs des rentes
Ce sont des officiers dont la fonction est de payer à l’Hôtel de Ville de Paris les rentes constituées au nom du Roi et sur les revenus de l’Etat par les prévôts des marchands et échevins de Paris.

Bonne soirée.


:bisou:


Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 09:23



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Bonjour.

Casseuse de chanvre.

Je communiquai, ici même et il y a peu, l’image d’une « coisseuse de chanvre » vosgienne croquée par Henri Valentin. Désœuvré, en raison de la pluie opiniâtre, je feuilletais hier après midi le Magasin Pittoresque et y trouvai inopinément cette image d’une casseuse de chanvre bernoise dessinée par Amédée Varin, contemporain et collègue du précédent.

L’image, bien que tarabiscotée, me plut ; je vous la livre donc. Une jolie jeune femme dans un joli costume dont on regrette l’absence des couleurs, deux enfants dénicheurs, un arrière plan qui ressemble au Righi Kulm et par-dessus l’inévitable chalet mais sans coucou.

J’insiste lourdement : il paraît peu probable que tout cela ait été dessiné sur le vif !

Enfin, on constate avec cette livraison que « coisseuse » ne serait qu’une corruption patoisante de « casseuse ».

Bonne journée.

in : Magasin Pittoresque. Tome XIX, n°27, juin 1851. p.177.
Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 09:24



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...



Amitié.
Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 10:53



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Bonjour.

Quelques messages dissertent du noble métier de receveur.

Matheux dans l’âme, je collectionne, entre autres ouvrages, des manuels de cuisines financières - je confirme ce pluriel - de nos aïeux. Je reviendrai dans le futur sur le métier de calculateur, lequel présenta autrefois de multiples aspects.

Un receveur, n’en doutons pas, devait savoir compter. Il est possible que les personnages qui possédaient cette charge ou plus exactement ce fermage, fussent eux-mêmes de piètres arithméticiens ou abacistes ; après tout, calculer était un métier bien bon pour les larbins ou des esclaves si nous remontons dans l’Antiquité !

Nonobstant, voici la page de titre d’un excellent ouvrage de 1588 que je propose à ceux qui préfèrent le calcul à la plume à celui avec jetons : diantre, soyons modernes !

Et pour illustrer la pertinence de cet ouvrage : le début des règles d’impositions des tailles. Aujourd’hui tout est bien plus simple, notre code général des impôts doit tenir dans un petit millier de pages…

...
Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 10:54



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...



...
Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 10:55



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...



Ouf !
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 15:38



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 16:59



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Bonjour.

Quittons Paris pour le Sud-Ouest. L’air y est doux, la pluie moins fréquente. Alors Valentin dessinait les pieds dans l’eau, dehors.

Enfin… J’imagine.

La pêcheuse patauge bien, elle ! Mais pas les bergers…


Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 17:00



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Pêcheuse de crevettes.



Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 12 mai 2010 17:02



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Bergers,

Jamais les pieds dans l'eau.



À un autre jour…
christ.L12
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Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 06:41



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bonjour

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clemeguy
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Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 09:09


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merci pour toutes ces gravures, ces dessins magnifiques!!!!!
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 10:03



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Bonjour à tous

Jean, pour 1789 je n'ai trouvé que ces chapeaux....









ALMANACH DE GOTHA. Délicieux petit almanach de 10,3 x 7 cm avec reliure carton et parchemin usée. Tranches dorées. Intérieur frais. Almanac de Gotha contenant diverses connaissances curieuses et utiles pour l’année 1789, Gotha chez C. G. Ettinger. Frontispice de coutume, page de titre suivie de quatre gravures de mode intitulées « Coiffures de Paris » (Coeffures de Paris) avec deux planches de modèles en bustes et deux planches de chapeaux : Chapeau à la Theodore ; Chapeau de velours noir ; Chapeau à la Provençale ; Chapeau/bonnet mis sur une baigneuse ; Pouf à la Tarare ; Coiffure simple ; Chapeau/bonnet à créneaux ; Bouffant et frisure en crochets ; Chapeau à la Théodore ; Chapeau avec aigrette esprit de plumes ; Autre Chapeau à la Tarare ; Bonnet à gueule de Loup ; Bonnet à grande gueule de Loup ; Chapeau à la Tarare ; Autre Chapeau bonnette ; Simple chapeau à la Tarare . Suit une « Explication des estampes tirées des anecdotes et traits caractéristiques de Frédéric le Grand roi de Prusse. » avec les gravures dans le calendrier. Feuille dépliante de la « Généalogie de la Maison de Saxe » avec ensuite la « Liste généalogique des princes & Princesses de l’Europe ». Puis on trouve divers articles comme celui « Sur la manière de régler et de conduire les montres de poche », « De la mesure du temps », « Le jeu de l’Escarpolette employé comme remède dans la pulmonie », « Repas des chinois », « Courses de chevaux au trot en Hollande », « Sur les différentes écoles de peinture », « Chefs d’œuvre. Automates de Mr. Droz. », « Poids » avec un « Rapport des différents poids dans les principales villes de l’Europe. » … Dans les « Principales découvertes faites en Europe depuis quelques Siècles », on apprend que « Les Pantoufles sont une invention du seizième siècle. La mode des Talons hauts aux souliers des Dames nous est venue d’Espagne » ; « Dès les temps les plus reculés on se servait déjà des Parasols dans tous les pays chauds. Les Italiens les appellent Umbrelle, & c’est de chez eux que la mode est passée dans le Nord. Les Parapluies n’existent que depuis environ un siècle. Les premiers étaient de toile cirée. » ; « Les premières Perruques furent faites à Paris l’an 1620. » ; « L’usage de la Poudre à cheveux dont on se sert aujourd’hui, ne remonte pas au-delà du seizième siècle, & même sur la fin du siècle passé, il n’y avait que les comédiens seuls qui s’en servaient, encore n’était-ce que sur le théâtre. Ils avaient soin de se peigner & de se dépoudrer quand ils en sortaient. » ; « Pline attribue l’invention du Savon aux anciens Gaulois. » ; « L’Empereur Eliogabale est le premier qui porta l’an 220, une habit tout de Soie. » ; « L’art de Tricoter avec des broches a été inventé au commencement du 16 e siècle. ». Dans l’article intitulé « Inventions de Luxe & de Commodité. », on a de véritables publicités : « Monsieur Pain marchand – parfumeur à Paris a inventé pour la peau, une pâte liquide, ou une espèce de baume, qui la rend douce, & et n’est pas nuisible. » ; « Madame Tasse marchande de fard de la cour, demeurant à Paris rue coquillère vend un fard rouge sans odeur, préparé avec [ l’essence de Saquis ??] ; plante, dont les sultanes du sérail de Constantinople, usent de préférence. Un pot de ce fard conte 12, 18, & même 30 livres ». Dans « Connaissance de différentes marchandises » on trouve tout un article (pp. 94-96) sur les « Gants » [l’orthographe a été changée car dans l’article c’est écrit « gand »] : « Les gants sont une pièce d’ajustement très ancienne. Les premiers qu’on fit, étaient sans doigts. Ce ne fut que dans le moyen âge, que les ecclésiastiques commencèrent à en porter. Dans l’ancien temps le don d’un gant, était la ligne de la cession d’une possession ; un gant jeté à une personne était un défi. En France, il était défendu aux juges royaux d’être gantés pendant leurs séances. on fait des gants, de peau, de toile, de laine, de coton, de lin, de fil, de soie etc. & des gants fourrés. […] on coupe ordinairement les gants de femmes tout d’une pièce excepté le pouce qu’on coupe à part dans toutes les espèces de gants, & le bord des gants d’hommes. Pour faciliter le coupe des gants on se sert d’un patron, ou modèle de papier, qu’on étend sur la peau. on dit que pour qu’une paire de gants soit bonne, il faut que trois royaumes y contribuent, c. à d. que l’Espagne doit fournir la peau, la France la coupe & l’Angleterre la façon. Les meilleurs gants blancs de France, se font maintenant à Paris, & à Vendôme. on portait autrefois des gants parfumés, qui venaient des royaumes d’Espagne & de Naples, les plus renommés étaient ceux de Nevoli, & de Franchipane cette mode est presque tombée… ».


Extrait de ce site : http://www.lamesure.fr/index.html



Bonne journée

:bisou:
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 12:03



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Bonjour.

Je vous livre aujourd’hui une curieuse dissertation sur le métier de bûcheron. Après une courte description de la technique d’abattage en montagne et des risques encourus, l’auteur donne la parole à l’un de ces ouvriers dont le discours serait certainement apprécié de nos modernes écologistes, à quelques détails prés.

La mise à mal de la nature inquiétait déjà nos aïeux il y a plus d’un siècle !



Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 12:04



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LES FORETS DES ALPES.

(in : Magasin Pittoresque. Tome IXI, n°5, février 1850. pp.33-35.)

La vie du bûcheron, partout assez dure, l'est particulièrement dans les hautes vallées du Jura, de la Suisse et de la Savoie. La rigueur de l'hiver, l'aspérité du sol, les difficultés des chemins rendent l’exploitation des bois un des travaux les plus pénibles auxquels l'homme puisse être appelé. Ce travail n'est pas sans danger, si les arbres se trouvent placés sur des pentes rapides, ou dans le voisinage des précipices. Il faut du courage et du sang-froid pour les attaquer dans leur position formidable ; il faut de l'adresse pour les faire tomber de telle sorte qu'après leur chute ils ne roulent pas au fond des abîmes. Et pourtant il faut se hâter. Dans ces montagnes, l'approche de l'hiver est prompte et soudaine ; les bûcherons sont fréquemment obligés de se retirer devant lui, et de laisser encore un feuillage aux arbres que le marteau du forestier avait condamnés à mort. D'autres fois, on n'a que le temps de jeter les arbres à bas, sans pouvoir les scier et les refendre. on achève l'ouvrage au printemps.

Ce travail n'appartient qu'aux membres les plus robustes de la famille ; les femmes n'y prennent aucune part ; elles apportent le dîner aux hommes, comme cette jeune fille que nous voyons les mains frileusement cachées dans son tablier, tandis que le petit frère allume sous la casserole un feu qui va rendre la chaleur à la soupe refroidie pendant le trajet.

Le repas sera court et silencieux : on n'a pas de temps à perdre, pas de gaieté à dépenser dans cette sévère journée. Plus tard, lorsque la pénible récolte sera faite, que les voitures ou le traînage auront descendu le bois dans les vallées, que l'hiver enfermera chez eux ces robustes ouvriers, ils prolongeront doucement la veille devant un feu bien mérité, en tirant parti des bois qu'ils n'auront pas destinés à la charpente ou au chauffage. on réduit le sapin en échalas et en bardeaux ; on fabrique des baquets, des cuviers, des tonneaux pour la vendange, divers ustensiles, vaisselle commode et, peu coûteuse, que la montagne exporte dans la plaine. C'est alors qu'une conversation, plus souvent grave que légère, récrée tous les âges, et fait du travail un amusement. Ce bon père que vous voyez dans la gravure, un genou en terre, la pipe à la bouche, mais uniquement occupé à mener la scie il travers cet énorme tronc, assis alors commodément à la meilleure place, près des tisons résineux, devisera volontiers sur le sujet qui l'intéresse. D'autres s'attachent à la culture des champs, des prés ou des vignes, se vouent à l'élève du bétail : pour lui, c'est la forêt qu’i1 aime ; il n'a pas cessé de l'étudier pendant sa longue carrière ; il a recherché sur ce sujet l'entretien des hommes habiles, et particulièrement celui d'un excellent forestier du voisinage, joignant ainsi aux précieuses lumières de l'expérience personnelle, celles de la pratique étrangère et des meilleures théories.

« Combien de places, dit-il, aujourd'hui dépouillées, j'ai vues dans ma jeunesse couvertes de forêts magnifiques ! Nos bois s'en vont comme nous, mais ne seront pas remplacés. Au bord de la rivière, sur toute cette pente qui n'offre plus qu'un maigre pâturage, s'élevait, il y a trente années, une riche forêt de sapins rouges. Un entrepreneur étranger l'acheta. Il fit coupe blanche, sans laisser un baliveau, et j 'ai vu le flottage emmener à vau-l'eau toute cette richesse. Les usagers envoyèrent, dès le printemps, leurs chèvres sur la place ; rien n'y resta qu'une herbe rare et de misérables buissons. Une autre fois, j'ai vu tomber les derniers mélèzes et les derniers aroles, qui couvraient le sommet de la montagne ; et certainement, depuis que cette barrière n'arrête plus le vent du nord, notre vallée est plus froide, nos blés souffrent, les gelées tardives causent de plus fréquents dommages.

» Nous ne sommes pas les seuls imprévoyants. Dans plusieurs contrées alpestres, et particulièrement dans le Valais, on a détruit des bois qui protégeaient maints villages contre les avalanches. Les gardiens abattus, l'ennemi a bientôt surpris ces villages sans défense. Il a fallu recourir à d'autres moyens. on a creusé péniblement des fossés larges et profonds, en rejetant la terre sur le bord, où l'on a planté des pieux d'une grande force. Ainsi on a dû fortifier avec art, et à grands frais, des lieux que la nature s'était chargée de défendre elle-même. Et les habitants de la froide vallée d'Urseren près du Saint-Gothard, à quelle extrémité ne les a pas réduits leur imprudence ? Ils fauchent maintenant les bruyères et les myrtilles, seuls moyens de chauffage qui restent dans une localité autrefois couverte de sapins. Je connais un village des hautes Alpes qui fut autrefois renommé pour ses belles fontaines ; les forêts supérieures, hautes et touffues, arrêtaient les nuages et rendaient les pluies d'été plus fréquentes ; l’ombre protégeait les neiges contre une fonte trop rapide. C'était le réservoir de ces fontaines admirées. La forêt donnait de plus, libéralement, le bois nécessaire aux conduites. Aujourd'hui les sapins sont tombés, les fontaines sont taries, et l'on boit l'eau des citernes.

» Vous savez que le sol des vallées supérieures descend lentement vers les lieux plus bas. Nos Alpes, semblables à des os décharnés, montrent déjà, dans beaucoup de lieux, la pierre nue. Nos pentes un peu roides s'appauvrissent d'année en année par la violence des eaux. Ce limon que vous voyez descendre avec elles ne remontera jamais ; nous ne saurions l'arrêter complétement sur cette pente fatale ; mais nous pouvons du moins retarder et suspendre le maI. Les forêts sont destinées par le Créateur à cet usage : on ne viole jamais impunément les décrets de ce Législateur souverain. Une nuit a suffi pour emporter d'un seul coup pendant un orage, le territoire d'une commune qui avait détruit ses forêts pour semer du blé. Ce torrent, que des racines profondes n'attachaient plus aux couches inférieures, glissa sur elles avec ses moissons et ses autres cultures. Exemple terrible que les pays de montagnes ne devraient jamais oublier !

» Si vous aviez vu autrefois, et si vous pouviez voir aujourd'hui, les forêts de l'Engadine, de la vallée de Calanca dans les Grisons ; celle de Habkeren, dans le canton de Berne ; d'Alpnach, dans celui d'Unterwald ; cent autres vallées de la Suisse et des pays voisins, vous seriez consternés de leur désolation présente, en la comparant à leur ancienne richesse.

» Heureusement, il y a du remède encore, et j'espère que nos enfants, plus prévoyants que nos pères, y pourvoiront avant qu'il soit trop tard. Dès aujourd'hui, le bois étant plus cher et plus précieux, ménageons-le avec plus d'économie. Nous bâtissions en bois maisons et granges, souvent avec une prodigalité impardonnable. J'ai compté à Bœningen, près d'Interlacken, cent cinquante maisons et quatre cents granges ou fromagères pour quatre-vingts ménages. Dans le cercle des Ormonts, au canton de Vaud, on compte pour trois mille habitants quinze mille bâtiments entièrement construits en bois. Quelle destruction ! Cependant la pierre ne manque nulle part : à l'extraire, nous n'épuiserons pas nos rochers, comme ces maisons de bois épuisent nos forêts. Si la maison de pierre est plus coûteuse, elle est aussi bien plus durable ; elle est bien moins exposée aux ravages du feu. Que de fois un incendie dévore sur nos Alpes des villages entiers et les ruine doublement, d'abord en détruisant le mobilier et les récoltes, ensuite parce qu'il faut abattre des forêts entières pour de nouvelles constructions exposées au même danger !

» Voyez encore combien nous sommes prodigues ! Chacun veut avoir un four à soi et cuire son pain, sécher ses fruits à part. Si l'on s'arrangeait pour cuire au même four, le pain n'en serait pas moins bon. on veut clore sa propriété, et l'on fait bien ; mais pourquoi ces clôtures mortes où l'on emploie le bois de fente avec profusion ? Une haie vive, qui fermerait mieux votre petit domaine, vous donnerait des fagots tous les trois ans et de la feuille chaque année.

» L'industrie, qui nous coûte tant de bois, nous enseigne aussi des constructions nouvelles, à l'aide desquelles on se procure, avec moins de frais, une plus grande chaleur dans l'intérieur des maisons ; empressons-nous de mettre ces moyens en usage, autant qu'il nous sera possible.

» C'est ainsi que nous parviendrons à diminuer le mal ; mais ce n'est pas assez. Rendons à nos montagnes leurs anciennes richesses : le moment est venu d'entreprendre cette grande tâche. Partout nos voisins se plaignent que le combustible manque et renchérit. L'accroissement de la population en Europe, les progrès de l'industrie et des arts le rendent toujours plus précieux. D'autres peuples le trouvent dans les entrailles de la terre ; nous sommes peu riches en mines de houille, mais les Alpes et le Jura peuvent porter sur leurs têtes des trésors plus beaux et qui se renouvellent sans cesse.

» J'ai souvent admiré, en montant de nos profondes vallées jusqu'au sommet des plus hautes montagnes, combien la nature s'est montrée libérale en notre faveur. Je voyais d'abord, dans les parties les plus chaudes et les mieux abritées, le châtaignier mûrir son fruit savoureux au milieu des abricotiers, des pêchers et des vignes ; un peu plus haut le noyer, encore à l'abri des gelées, formait, avec les poiriers et les pommiers, un nouvel étage de vergers, au niveau desquels les chênes, les ormeaux, les frênes, les tilleuls étalaient leurs richesses forestières. Plus haut encore, les pruniers, les cerisiers fructifient, disputant le terrain au hêtre, à l'érable et à d'autres essences. Le sapin blanc, la daille(1) se plaisent dans cette région, et ils en bravent les hivers déjà rigoureux. Le sapin rouge, qui s'accommode fort bien de climats plus doux, en peut affronter aussi de plus sévères. on le trouve grand et vigoureux, bien plus haut que les cerisiers, en des lieux où le sorbier, aimé des grives, et le myrtille, cher aux grives et aux enfants, composent presque à eux seuls le verger de la montagne. Où le sapin rouge commence à languir, le mélèze et l'arole vivent encore avec une pleine vigueur. Mais, hélas ! Qu'ils sont clairsemés sur nos grandes montagnes, leur véritable patrie, ces. arbres qu’on a détruits et qu'on ne saurait trop multiplier ! Ils ne cèdent la dernière limite des neiges éternelles qu'à l'aune des montagnes et aux rosages qu'il ne faut pas dédaigner, puisqu’ils offrent une extrême ressource au pâtre dans les alpages les plus froids.

» Faisons donc le compte des biens qui nous restent, et mettons-y un meilleur ordre que ci-devant. Avait-on besoin de bois, on abattait au hasard et par caprice. C'est de là que nous avons tant de forêts composées de cent générations différentes, qu'il est impossible d'aménager régulièrement dans l'état où elles sont. D'autres fois on attaquait une forêt de bas en haut, et, à mesure qu'on coupait, les arbres supérieurs brisaient par leur chute et leur transport la génération nouvelle qui commençait à s'élever. on bien on n'avait pas la précaution de laisser des brosses(2) dans la partie supérieure et du côté des vents les plus dangereux ; et s'il venait un orage violent, la forêt était ravagée.

» S'agissait-il de repeupler le sol après une coupe totale ? on en laissait le soin à la seule nature, oubliant qu'elle compte sur notre concours, et qu'il n'y a guère plus de raison d'espérer une belle forêt sans soins qu'une belle moisson sans culture. Ce n'est pas tout : des populations ignorantes sont allées même jusqu'à détruire l'ouvrage de forestiers habiles et dévoués, qui faisaient des semis dont elles devaient profiter plus tard. Un de ces hommes voulut, dans son zèle honorable, réparer une de ces destructions totales dont je vous ai parlé : il fit ensemencer une pente déboisée. Dans la région inférieure on sema des châtaigniers, dans la moyenne des frênes et des érables, et dans la supérieure des mélèzes, et des aroles. A peine le forestier a-t-il quitté la commune, que les petits enfants du village courent sur la pente ensemencée, déterrent les châtaignes et les aroles pour les manger, sans que les parents en fassent que rire. Restait le semis des frênes et des érables, qui était déjà comme un champ de trèfle dans sa plus belle venue : il fut livré aux troupeaux de chèvres, qui l'eurent bientôt brouté jusqu'à la racine.

» Que ces désordres cessent ! il faut les remplacer par un esprit tout nouveau. Apprenons de ceux qui possèdent la science forestière quelles sont les espèces les plus utiles et comment on les multiplie ; quelles essences nous pourrions tirer de l'étranger, par exemple le pin de Weimouth, qui fait, dit-on, des merveilles sur les côtes d'Écosse, et qui est peut-être destiné à reboiser les sommets dévastés du Jura. Sachez quelles espèces peuvent occuper ensemble le même sol, comme le sapin rouge aux racines traçantes, et le chêne, dont le pivot plonge bien avant dans la terre pour demander à d'autres couches la nourriture de l'arbre. Sachez aussi à quel âge chaque espèce doit tomber sons la hache, Enfin semez et plantez vos bois avec le même zèle que vos champs et vos vignes. Alors les Alpes et le Jura ceindront de nouveau leur antique couronne, et la postérité dira de vous : Ils furent plus sages que leurs pères. »

C'est par de tels discours que le vieux bûcheron fixe l'attention de sa famille. Il est prophète chez lui ; il l'est aussi dans les assemblées de la commune. on se laisse persuader enfin par ses exhortations bienveillantes. Peut-être une révolution dans la sylviculture des Alpes et d'antres. pays montagneux sera-t-elle un jour le fruit de ses leçons.

(1) Pin de Haguenau.
(2) Bandes de bois, portions longitudinales, qu’on laisse subsister sur les côtés d’une forêt pour protéger l’intérieur.

...
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 12:06



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Amitié.
clemeguy
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Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 18:17


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rebonjour

auriez vous deja expliqué des choses sur le metier de boucher, charcutier

le metier de facteur
le metier de gendarme

et sur les scouts leurs activites


merci a vous
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 13 mai 2010 20:23



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Bonsoir Céline

La liste des métiers étudiés est en p15

Boucher p42
charcutier p106 tripier p33

Facteur p22,154 et 155

Gendarme p37
" maritime p24
" à cheval p111

Et pour les scouts voir ce lien:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Scoutisme

Bonne soirée à tous

:bisou:
Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 07:00



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Céline,

Bonjour.

J’ai le sentiment que de nombreuses questions posées dans cette colonne trouveraient simplement leur réponse en consultant l’un ou l’autre des sites bien connus de bibliothèques également bien connues.

Ainsi, pour le seul mot : gendarme, placé en question, Gallica, site de la Bibliothèque Nationale, donne la bagatelle de 10770 réponses ! Évidemment elles sont loin d’avoir toute la même pertinence ; je pense néanmoins que c’est un point de passage obligé et vraiment facile lors d’une recherche de ce genre.

En outre chez Gallica, je le rappelle, les documents sont numérisés et accessibles gratuitement.

À toutes fins utiles et avec mon amitié.



Haut des pages obtenues en réponse :

Recherche avancée 10770 résultats page 1 sur 718
Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 07:25



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Quant à Monsieur Pellerin, d’Épinal, évidemment, il suffit de fouiller ses tiroirs :



Bien entendu ce n’était qu’une plaisanterie matinale : j’ai interrogé la base Joconde du ministère de la Culture et les réponses furent également nombreuses et immédiates.

Et d’accord, c’est une recherche facile, mais par contre il est nécessaire ensuite d’exploiter toute cette volumineuse documentation et d’en extraire ce qui correspond à la recherche entreprise.

Bonne journée. Je serai sans doute plus discret ces prochains jours, espérant que le volcan islandais ne me jouera pas le mauvais tour du mois dernier et que je pourrai gagner San Diego et séjourner chez mes enfants.
Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 10:15



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Bonjour à tous

Bon voyage Serge.


1840's Soldiers on horse back in Old Town San Diego California painted by RD Riccoboni. In the early days (1840's)

Bonne journée.


:bisou:
clemeguy
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 10:28


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merci beaucoup!!!

bises a tous
Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 10:46



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Bénédicte,

Bonjour et merci.

Je connais bien "Old Town" de San Diego. Souvent les commerçants de cette reconstitution quasi-hollywoodienne se déguisent ; mais je n'y ai pas encore croisé de shérif.

Je ne décolle que mercredi matin prochain. Ma petite fille aura grandi : sa dernière visite date de Noël 2008 ! Cette année je suis mieux loti, j'y retourne en octobre ; entre temps j'aurai mes petits enfants de Guyane tout l'été, et toute la famille sera réunie en Guyane pour Noël avec en prime le petit dernier qui sera arrivé.

Je raconte tout cela, car je suis bavard !

Amitié.




Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 11:52



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Bonjour.

Nous nous sommes déjà entretenus du métier de dentiste des temps passés et de la suspicion de charlatanisme qui lui encore attachée. Toujours en feuilletant le Magasin Pittoresque à mes moments perdus, je trouve ce témoignage sur ce sujet.

Voici…


Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 11:53



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LES DENTISTES D’AUTREFOIS.

(in : Magasin Pittoresque. Tome XXII, n°8, février 1854. pp. 57-58.)

Toutes les branches de l’art de guérir ont été longtemps entourées d'une sorte de mystère qui favorisait singulièrement le charlatanisme et s'opposait à tout progrès sérieux. Au moyen âge, la plupart des médecins n'étaient que des empiriques sans connaissance réelle de l'organisme humain, et dont les remèdes procédaient bien moins de l'observation que de préjugés populaires ou de relations métaphysiques. C'était l'époque où l'or potable, la graisse de pendu, les thériaques composées de chair de vipère mêlée à une soixantaine de drogues, étaient regardés comme des remèdes souverains, uniquement à cause de leur haut prix, de leur rareté ou de leur bizarrerie. Les pharmacies ressemblaient alors à des laboratoires de nécr6manciens; les remèdes étaient des talismans qui n'agissaient point seulement sur les infirmités physiques, mais sur les inclinations morales. Ainsi on y trouvait des pierres précieuses qui guérissaient de l'orgueil, de l'envie, de l'ambition, de la paresse. De leur côté, les médecins croyaient chaque partie du corps humain en rapport direct avec quelque constellation, et les traitements étaient subordonnés aux signes du zodiaque, à l'état de la lune, au jour du mois.

A l'époque de Molière, plusieurs de ces préjugés existaient encore, et les recommandations de ses médecins sur la nécessité de ne mettre dans un oeuf qu'un nombre de grains de sel impair, de faire dans sa chambre tant de pas en long et tant de pas en large, sont, ainsi que leurs grotesques explications sur les humeurs âcres et noires, des exagérations plaisantes d’erreurs généralement accréditées. La correspondance de Guy Patin est curieuse à lire à cet égard. Elle prouve que les plus habiles et les plus consciencieux n'avaient qu'une connaissance très - confuse de l'anatomie, dont l'étude était laissée aux chirurgiens.

Ceux-ci se divisaient en plusieurs catégories, en dehors desquelles restaient les dentistes. Les barbiers-saigneurs eux-mêmes refusaient de les admettre dans le corps phlébotomisant. on les regardait comme des charlatans ignares et trompeurs dont les hâbleries étaient devenues proverbiales ; on disait de toute éternité : « Menteur comme un arracheur de dents ! » Leur art, auquel les réclames contemporaines ont donné le nom emphatique de prothèse dentaire, c'est-à-dire d’apposition de dents, était pourtant fort ancien. Les Romains connaissaient non-seulement les moyens d'extraire les dents gâtées, mais ceux de les remplacer par des dents factices. L'examen des squelettes latins ne peut laisser aucun doute à ce sujet, et a révélé les procédés des dentistes du quartier de Subure.

Ces procédés, que l'invasion barbare fit oublier, furent retrouvés plus tard, et, vers le moyen âge, on voit des arracheurs de dents exerçant leur profession, d'abord confondue avec celle de barbier-étuviste ou même de bourreau, puis distincte et relevée par plus de science et d'adresse.

Le tableau flamand que reproduit notre gravure appartient à une époque plus moderne ; cependant les détails mêmes de la composition prouvent que les dentistes d'alors n'avaient point encore entièrement renoncé à la mise en scène des siècles précédents. L'intérieur que reproduit l'artiste semble celui d'un magicien : ce coquillage étranger, cet alambic, cette fleur médicinale, et, plus au fond, ces bocaux, ce grand lézard suspendu au plafond, cette tête de mort, tout sent le mystère et la science occulte ; tout, jusqu'à la mine fantastique de ce vieillard à barbe blanche et à toque de velours, qui se prépare à l'extraction de la dent malade, et jusqu'à l’expression de cette vieille femme qui assiste à l'opération, l’œil fixe et les mains jointes, comme si elle se mettait en garde contre les pièges du démon par une prière mentale.

Le patient seul est tout à son épreuve. La pose, l'expression, le mouvement de la main gauche qui se crispe sur le bras du fauteuil, tandis que la main droite se relève à moitié, prête à arrêter l'opérateur : tout est frappant de vérité, et l'habile distribution de la lumière achève de donner à cette composition un caractère à la fois poétique et réel.



Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 12:00



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Bon après midi.
christ.L12
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Envoyé le: vendredi 14 mai 2010 15:07



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bonjour et bon après midi

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
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patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
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christ.L12
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Envoyé le: samedi 15 mai 2010 07:45



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bonjour,soleil à Orléans

bon samedi à toutes et à tous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 15 mai 2010 12:33



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Bonjour à tous



Planche de l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert.




Illustration du livre " la Cuisine Artistique "par Urban Dubois, chef du Roi et de la Reine de la Prusse. Le livre a été sous-titré « un système pratique à l’usage de la noblesse et de la petite noblesse et pour les divertissements publics »



Bonne journée.

:bisou:
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 15 mai 2010 13:23



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Urban Dubois apparemment n'en parle pas... grave omission!




Le Moyen Âge

C'est au cours du XIIe siècle que les premières véritables confiseries apparaissent, comme à Montpellier, avec l'ancêtre de la dragée (qui fera plus tard la renommée de Verdun). A cette époque, le bonbon permet de guérir bien des maux, et son usage est encore celui d'un remède, au même titre que toutes les autres épices. Seuls, les apothicaires l'utilisent pour ses vertus médicinales et le vendent très cher.

Le XIIIe siècle arrive et avec lui la fin des croisades. Les croisés rapportent toute sorte d'épices dont l'introduction dans l'art culinaire fait largement évoluer la gastronomie française. Certains esprits curieux et inventifs décident alors de marier le sucre et les épices! Ils consacrent ces confiseries, appelées « Bonbons des Aristocrates ».

Ainsi enrobées de sucre et servies à la fin du repas, elles acquièrent la réputation de faciliter la digestion. La finesse des saveurs qu'elles exhalent est à la base de leur succès. Et c'est grâce aux convives qui prirent vite l'habitude de les cacher dans leur drageoir personnel pour en poursuivre la savoureuse dégustation dans l'intimité, que celles-ci devinrent alors les « Epices de Chambre ».



La Renaissance
Nous sommes à la fin du XIVe siècle. Les confiseries ne sont plus désormais réservées aux seuls aristocrates, alors que paradoxalement, elles acquièrent leurs lettres de noblesse.

En effet, la Confiserie intègre dès lors la Corporation de l'Epicerie dont les statuts datent de 1311 et compte parmi les professions dites « honorables ».
L'initiation, difficile, demandait quatre longues années au terme desquelles l'apprenti subissait un sévère examen. A cette époque, peu de métiers exigeaient un tel degré de connaissance. La Confiserie est un art qui se mérite ! Elle demande beaucoup de travail mais la récompense et la douceur sont au bout du chemin.

En 1533, Catherine de Médicis, devenue Reine de France, permet à la Confiserie Française de se développer en lui donnant un nouvel élan.

Bien que principale instigatrice des massacres de la Saint Barthélemy, ce sont d'autres de ses ravages qui nous intéressent ici. Elle amena avec elle ses meilleurs confiseurs italiens dont les spécialités furent hautement appréciées à la Cour de France.




Confiserie du Siècle des Lumières



Le XVIIe siècle est une riche époque où à Paris les confiseurs ont pignon sur rue et où leurs boutiques sont les lieux de rencontre de la Bourgeoisie la plus raffinée.

Le bonbon devient un art à part entière et se distingue nettement des remèdes des apothicaires, des confitures et des épices de chambre. on brûle désormais d'envie pour cette friandise de sucre, cette Confiserie.

Si le rôle des apothicaires est, à l'origine, prépondérant dans la création des confiseries, celui des congrégations religieuses ne l'est pas moins au cours de ce siècle.

Dans leurs couvents et abbayes au cœur de la France, Sœurs et Moines inventent de nouvelles recettes ingénieuses et toujours existantes de nos jours. Ils créent des spécialités de douceurs, objets de toutes leurs attentions, avec amour et divine volupté.

C'est ainsi que naissent l'Angélique Confite de Niort, le Sucre d'Orge des Religieuses de Moret et l'Anis de l'Abbaye de Flavigny.

Puis le XVIIIe siècle arrive. Le siècle des lumières illumine la philosophie, éclaire l'Esprit mais aussi les devantures des confiseurs parisiens de grande renommée qui croissent en abondance et en qualité.


Confiserie du Ier Empire



La révolution française de 1789, puis les combats de Napoléon dans l'Europe entière viennent assombrir le paysage. Seuls, les confiseurs et leurs douceurs les plus chanceuses perdureront.

Certaines comme le sucre d'orge des religieuses de Moret disparaissent avec l'abolition des Ordres religieux imposé par les révolutionnaires. Et réapparaissent sous le Ier Empire grâce à Napoléon qui avait entendu parler de leur renommée.

Mais après plus de 15 années de règne, Napoléon part, contraint, en exil. Les conflits de l'Empereur se terminent. C'est la fin d'un Empire, le premier ! La Confiserie en profite pour faire l'essor du sien...

Confiserie du Second Empire



La France connaît une période durant laquelle jamais autant de nouvelles créations n'auront été imaginées. Les spécialités des terroirs, des cités abondent.

Au cours du XIXe siècle, la grande famille de la Confiserie s'agrandit:

Du bonbon à la liqueur, en 1824
De la pastille de Vichy, en 1850
De la Bergamote de Nancy, en 1878
De la Forestine de Bourges, en 1879
De la Bétise de Cambrai, en 1882
Et du Marron Glacé de Privas, en 1883.

Le XIXe siècle c'est aussi Napoléon III et son épouse l'Impératrice Eugénie qui assureront le succès de l'Angélique Confite de Niort.

Il devint alors à la mode, dans le monde aristocratique, d'avoir de petites « bonbonnières », des « drageoirs » de poche garnis de sucreries que les Gentilshommes offraient aux Belles Dames.

Pour assurer une telle frénésie de créativité et alimenter une consommation sans cesse croissante, la betterave sucrière est raffinée dans des sucreries qui sortent de terre dans l'Europe entière et notamment en France avec plus de 500 sucreries sur son territoire.


(Extrait du site : http://www.confisae.com/)


Amusant ce petit almanach... ces métiers auraient dû exister.....



:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 mai 2010 13:49



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Moi qui vais souvent dans les Hautes Pyrénées , je connais ceux-ci.....




:bisou:
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 mai 2010 17:57



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Bonjour.

Voici une présentation intéressante de boiseries détruites lors de la Révolution dans une église de Corbeil. Pour des raisons oubliées certaines représentent des métiers du moyen âge plus ou moins identifiables, d’autres sont plus difficiles à interpréter.

Malheureusement, l’auteur tait l’origine des gravures, probablement sur bois.

(in : Magasin Pittoresque. Tome II, n°19. pp.148-149.)

Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: samedi 15 mai 2010 17:59



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LES MISÉRICORDES DE SAINT – SPIRE À CORBEIL
(Département de Seine-et-Oise)



Toutes les personnes qui se sont occupées de recherches historiques, savent combien sont rares les documens relatifs aux mœurs et aux costumes du peuple dans le moyen âge, Les chroniqueurs nous ont représenté jusque dans leurs moindres actions et jusque dans les plus minutieux détails de leur vie intérieure les rois, les reines, les princes, les princesses, les barons, les gentilshommes, les chevaliers ; mais à peine ont-ils indiqué, en passant, quelques figures de serfs ou de vilains, Ce n'est qu'à compter des affranchissemens des communes, c'est-à-dire à la naissance de la bourgeoisie, de la classe industrielle et commerçante, que l'on commence à distinguer, d'une manière satisfaisante, la physionomie populaire, grâce surtout aux anachronismes de costume des bibles, aux sculptures des églises, aux fabliaux, aux rimes des trouvères, aux édits des rois.

Pour entreprendre l'histoire familière du peuple affranchi du servage, après.celle des nobles et des rois, il n'est donc d'autre moyen que de recourir aux débris des beaux-arts gothiques. Nous offrirons quelques élémens d'études dans celle direction, aussi souvent que nous en trouverons l'occasion.

A la fin du dernier siècle, on voyait encore dans l'église de Saint-Spire, à Corbeil, près Paris, beaucoup d’oeuvres en orfévrerie, en sculpture et en peinture, fort curieuses. Presque toutes ont été détruites au temps de la Convention

L'église a été plusieurs fois la proie des flammes : sa dernière reconstruction date du règne de Louis VII (de 1157 à 1180). Ainsi, tous les travaux d'ornement de l'intérieur étaient certainement postérieurs au XIe siècle ; mais, en-deçà de ce temps, on ne saurait fixer, sans quelque incertitude, l'époque précise de leur exécution. Toutefois, le grotesque, la naïveté, et le caractère emblématique des sculptures dont les dessins sont conservés, forcent à les attribuer à des artistes sinon de beaucoup antérieurs, du moins étrangers au mouvement de la renaissance. Il a paru curieux de recueillir surtout les scènes sculptées sur les miséricordes, qui ont été brûlées avec les stalles du chœur de Saint-Spire. on y voit des détails intéressans, et on y comprend une bonhomie de mœurs mieux exprimée par le ciseau du sculpteur, que, par une foule de nos romans modernes sur le moyen âge.

Le nom de stalles donné aux siéges de bois des églises, qui se haussent et se baissent à volonté, vient du mot latin, stare (rester en place, se soutenir). Un appui, attaché sous les siéges, en forme de cul-de-lampe, et large environ comme la main, permet encore de s'asseoir à demi lorsque les stalles sont entièrement relevées. C'est cette étroite Surface de bois que l'on appelle miséricorde ou patience, parce que l'ancien usage était de chanter debout l’office divin, et que c'est seulement par indulgence que l'on a permis au clergé de s'y appuyer.

Le sens de toutes les sculptures des miséricordes de Saint- Spire n'est pas facile à déterminer. La ville de Corbeil était commerçante : dans quelques unes de ces représentations a-t-on voulu consacrer la mémoire des corporations qui avaient concouru, par leurs travaux ou par leurs dons, à élever ou enrichir l'église; ou bien chacune de ces sculptures était-elle une sorte de rébus qui servait à exprimer, soit les noms de bourgeois donataires, soit les noms des chanoines et des prêtres ? Etait-ce enfin le caprice seul de l'artiste qui, sans aucune intention voilée, avait moulé ces esquisses sur la boiserie ? Le champ est ouvert à toutes les hypothèses. Des sujets à peu près semblables étaient sculptés sur les miséricordes de l'abbaye de Cluny, située rue des Grès, à Paris, et aujourd'hui détruite.



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