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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 mai 2010 09:41



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Un métier pas encore vu---


Batteur de pieux

Ouvrier travaillant dans le secteur du Bâtiment et des travaux publics, spécialisé dans la mise en place de pieux.



Les batteurs de pieux
Maximilien Luce. 1902 1903



Dans la construction, la fondation a pour but de reporter les charges (poids, masse) à un niveau convenable en fonction de la nature du terrain.

Si le niveau convenable est très en dessous de la surface du terrain, la fondation est profonde. Il arrive fréquemment qu'un sol de fondation présente une couche résistante, non pas en surface mais à une certaine profondeur. Il est indispensable d'appuyer la masse de la construction sur la couche résistante par l'intermédiaire de pieux ou pilotis.


Village sur pilotis.

Les pieux battus sont les plus anciens. Les hommes préhistoriques s’en servaient déjà pour fonder leurs villages lacustres à la surface de lacs ou d’étangs. Des sondages en ont prouvé l’existence sous une pyramide égyptienne datant d’environ 2.000 ans av. J.-C. Ces pieux sont façonnés à l’avance sur le chantier ou loin de celui-ci selon les cas.

Ils sont mis en place par battage. Les batteurs de pieux enfoncent un pieu dans un puits qu’ils ont creusé au préalable, à l’aide d’une sonnette: machine composée d'un bloc de bois ou de métal, nommé mouton, qui peut glisser entre deux coulisses verticales ; on le soulève et on le laisse retomber de son propre poids.
Sonnette à tiraude : le mouton est soulevé par des hommes qui tirent sur un cordage qu'ils lâchent ensuite pour laisser retomber le mouton.
Sonnette à déclic : le mouton est soulevé au moyen d'un treuil, et un mécanisme automoteur en détermine la chute au moment opportun.

En général les foreurs battaient les pieux tant qu’ils voulaient bien descendre. Les premières formules fixaient un enfoncement maximum pour un certain nombre de coup de la sonnette. Tous les paramètres pouvant varier, l’empirisme et la tradition locale étaient de mise. Il faut aussi noter que c’est la force humaine qui soulevait le mouton jusqu’au XIXème. Il n’était pas rare de voir des équipes d’une trentaine d’hommes qu’on relevait après une volée de coups toutes les cinq minutes !

Les sonnettes à vapeur arrivèrent au XIXème et enfin les engins modernes tels que les marteaux diesel ou les vibreurs mécaniques puis hydrauliques à la fin du XXème.
La chute libre est maintenant fréquemment remplacée par le choc du piston d’un mouton-batteur Diesel. Pour éviter sa détérioration, la tête du pieu est généralement protégée par un casque de battage.

Le pieu est battu jusqu’au refus. Pris à la lettre, ce mot désigne l’impossibilité d’enfoncer plus avant le pieu en cours de battage ; lorsque par exemple, la pointe atteint le banc résistant qui lui sert d’assise. En fait, dans le métier, le refus désigne l’enfoncement permanent moyen sous l’effet d’un coup de mouton correspondant à une certaine énergie de battage. Le refus absolu (enfoncement nul) est rarement obtenu.



Bonne journée.


:bisou:
clemeguy
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 mai 2010 10:45


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merci a vous tous pour toutes vos reponses
vous etes super

merci beaucoup
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 mai 2010 17:21



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Les métiers du livre au début du XIXe siècle.

(in : Magasin Pittoresque. deuxième année, 1834. pp. 279/28.)

IMPRIMERIE.

DU COMPOSITEUR, - DES CASSES.

Nous avons vu, page 224, que les caractères d'imprimerie consistent en lames métalliques, allongées, parfaitement équarries sur leurs quatre faces, et portant chacune à leur extrémité supérieure une lettre en relief.

Pour former une ligne d'écriture, il s'agit de maintenir les lettres juxtaposées l'une contre l'autre ; à cet effet, un ouvrier, que nous désignerons désormais sous son nom de compositeur, tient dans sa main gauche le petit instrument dont nous donnons le dessin, et y pose successivement dans le fond les lettres convenables ; quand la ligne est finie, il en forme une seconde, en l'adossant contre la première, de même qu'il avait adossé celle-ci contre le fond de l'instrument, et ainsi de suite.

Le nom de composteur a été donné à cet instrument aussi indispensable à l'ouvrier compositeur qu'un fusil à un fusilier, on voit qu'il porte une sorte d'équerre ac, dont le côté c peut glisser le long de la paroi où sont figurés des trous à distances égales, et s'y maintenir à l'aide du boulon ;' en outre, le boulon étant reçu dans une rainure pratiquée sur ce même côté c, avant d'être serré il permet à l'équerre de glisser par un mouvement doux à droite et, à gauche. on obtient ainsi tel écartement que l'on juge nécessaire entre les côtés a et b, et par suite telle longueur de ligne que l'on désire. Cet écartement détermine ce qu'on appelle la justification de l’ouvrage.

Les lettres d'une ligne, posées rapidement au-dessus des lettres de la ligne précédente, dans le cours de la composition, ne glisseraient pas avec facilité, ce qui, occasionnerait une perte de temps ; c'est pour cela que l'on applique sur la première ligne déjà composée, une lame de cuivre bien poli, contre laquelle on pose les lettres de la seconde ligne, et que l'on retire ensuite pour passer à la troisième. La lame de cuivre est un peu plus élevée que les caractères ; elle est figurée sur le composteur dont nous avons plus haut la représentation.

Le compositeur en rangeant ses caractères doit avoir grand soin de mettre les lettres toujours dans le même sens, sans quoi on aurait, par exemple, des i avec le point en bas, des g la queue en l'air, comme on le voit dans le mot suivant : . Or s'il lui fallait regarder la lettre lorsqu'il la·dispose, le compositeur ne ferait peut-être pas le quart de sa besogne ordinaire, sans compter qu'il serait horriblement fatigué de cette attention portée sans cesse sur un petit objet. on a imaginé de faire un ou deux crans sur un des côtés du caractère, de façon que, d'un simple coup d’œil jeté sur le cassetin où est la lettre qu'il va prendre, le compositeur distingue les crans, et sait dans quel sens il doit placer le caractère. Voilà une invention bien, simple ; mais si l’on essayait de calculer le temps qu'on a gagné par son secours, l'argent qui a été épargné, le plus grand nombre de livres qui par suite ont été répandus dans le monde, l'instruction acquise..... que de choses !

Le compositeur est généralement payé d'après l'ouvrage qu'il fait : au plus habile, à celui qui a la main la plus leste, le coup d’œil le plus vif, à celui qui porte à son ouvrage la plus grande attention, à celui-là revient à la fin de la quinzaine la solde la plus forte. Disons ici, en passant, que MM. les auteurs peuvent être pour quelque chose dans la quantité de besogne qu'un compositeur met à fin ; il leur suffit d'écrire lisiblement, clairement ; mais, en général, ce n'est pas leur vertu : de bien s'en faut. Il est certain que, d'une part, l'impétuosité des idées peut être cause de mots à moitié écrits, et que de l'autre, le précepte de Boileau :


Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Corrigez-le sans cesse .....

amène des ratures, des notes, des additions, etc. ; mais on devrait se faire un cas de conscience de livrer certains manuscrits absolument griffonnés, et tels que le Chat Murr d'Hoffmann les eût reniés ; on peut tout concilier en faisant, recopier quelquefois.

Le composteur contient 6, 8, 10 lignes ; lorsqu'il est : plein, on en saisit le contenu avec les doigts des deux mains, et on le pose sur une pièce de bois à rebords, nommée la galée. Une certaine adresse est nécessaire pour opérer ce transport ; si on le manque, tous les caractères, qui ne se maintiennent que par leur frottement et la pression des doigts, tombent en désordre ; l'ouvrier a fait un pâté, en langage technique ; il est aussi confus qu'un écolier, qui, sur une page d’écriture destinée à souhaiter une bonne fête, laisse tomber une grosse tache d'encre, un beau chapon ! Du reste ces accidens arrivent rarement.

Nous parlerons dans un autre article de la mise en pages, ainsi que de la correction des épreuves ; aujourd'hui nous terminerons en racontant quelques détails Sur les compartimens qui contiennent les lettres.

La seconde gravure donne une idée suffisante de ce que nous avons à dire Elle représente deux rangs ; dans celui du fond, on voit le compositeur devant des casses (c'est ainsi qu'on nomme la boîte à compartimens où est renfermé le caractère) ; il a la copie sous les yeux, le composteur dans la main gauche, et de la droite il saisit un r dam le cassetin. Sur le rang du premier plan, il n'y a qu'une casse, et l'ouvrier n'y est pas ; on voit à gauche un châssis, où quatre pages sont disposées ; d'autres châssis vides sont à droite, et une galée est par terre contre le pied du rang. Enfin deux tables horizontales en pierre sont à droite de chaque compositeur pour recevoir les pages. Une casse se compose de deux parties ou casseaux : le haut et le bas ; dans le bas sont les caractères courans a, b, c, d ..., les chiffres, la virgule, etc. ; dans le haut sont les petites et les grandes capitales
A, B, A, B, etc.

Les compartimens ou cassetins ne sont point rangés par ordre alphabétique ; on a disposé les lettres qui reviennent le plus fréquemment dans la partie inférieure du casseau d'en bas, la plus proche du compositeur ; sa main a ainsi moins de chemin à faire. - on doit remarquer que, pour la même raison, les compartimens ne sont pas tous d'une égale dimension ; les plus grands contiennent les lettres dont on fait le plus usage : celles-ci sont avec les autres dans une proportion déterminée par l'expérience ; L'e est la lettre dont on a le plus besoin : ainsi, dans une vente ou police de 100,000 lettres, contenant toutes les sortes d'un caractère, il y a pour le e 12,000, pour le s 8,000, pour le i, le r, le t, 6,000 ; le a, le 0, le u, 5,000 ; 5,500 n, et seulement 2,600 m : on ne compte que 200 k. Les grandes capitales sont bien -moins nombreuses : il y a 600 E, 75 L ; les petites capitales encore moins : 400
E, 50 K.

Ces nombres sont cependant variables : par exemple, si l'on compose des comédies, il faudra plus de capitales, à cause du nom des interlocuteurs ; le v, le z, courront aussi beaucoup, à cause des secondes personnes du pluriel, vous venez, vous pensez, qui se reproduisent souvent ; si l'on compose du technique, il y aura beaucoup d'y, pour les mots issus du grec. Quand c'est du latin, il faut beaucoup de m, de n, de u, de œ ; si c'est de l'italien, des i et des o ; si c'est de l’anglais. le h, le t, courront à cause de la syllabe the si fréquente. En anglais, on compte 12,000 e, 9,000 t, 8,500 a, 1 8,000 i, n, o, s, 400 k, etc.

La disposition de la casse dont on se sert aujourd'hui paraît avoir été en usage dès les temps les plus anciens ; elle était sans doute alors convenablement disposée : aujourd'hui, les modifications de la langue exigeraient quelques changemens. M. Théotiste Lefevre, prote d'une imprimerie à Saint-Germain, a fait à ce sujet un travail consciencieux et d'une effrayante longueur : il a calculé les espaces que la main parcourt en allant chercher les lettres dans leurs cassetins, tels que ceux-ci sont disposés dans la casse actuelle ; puis il a refait ces mêmes calculs avec une nouvelle disposition de casse de son invention. La comparaison lui a donné des résultats fort curieux dont nous citerons les principaux.

Se douterait-on, par exemple, que la main droite d'un compositeur d'une habileté ordinaire parcourt moyennement dans une année, pendant les 300 jours de travail, 6,928,955 pieds ; près de 600 lieues, c'est-à-dire une distance plus grande que celle de Paris à Constantinople ou à Saint-Pétersbourg ? Ce résultat est néanmoins véritable : on concevra donc qu'en rapprochant du compositeur certaines lettres, trop éloignées de lui relativement à la fréquence de leur emploi, on puisse épargner beaucoup de temps. M. Lefevre a trouvé par un premier calcul une économie de 555,000 pieds, qui donne par au compositeur un bénéfice net de 25 jours de travail.

C'est le treizième du temps ! les compositeurs des gazettes quotidiennes, qui travaillent à la journée, pourraient terminer leur travail une demi-heure plus tôt. Néanmoins ce changement ne saurait s'introduire brusquement : il faudrait qu'un certain nombre de compositeurs appréciassent convenablement par expérience la bonté de chacune des nouvelles modifications, et qu'ils voulussent se soumettre aux premières difficultés d'un changement d'habitude.


n.b. : Le texte original comporte de nombreux mots en italique ; or, passé un certain nombre de codes pour commander cette forme de caractère, le traitement de texte de ce site commet des confusions dans leur interprétation, donc des fautes d'édition. J'ai donc supprimé toutes ces commandes.

J'ai conservé l'orthographe d'origine.

...

Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 mai 2010 17:59



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Figure : Composteur.



...
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 mai 2010 18:00



Inscrit le: 10/05/2007
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Figure : Compositeur.



À suivre.
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 3 mai 2010 22:25



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Écrivain public.



L’origine est évidente. J’ajoute qu’il s’agit encore du 2e tome, 1834.

Le texte sera pour un autre jour…

Bonne nuit.
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 06:12



Inscrit le: 19/09/2005
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Bonjour

toujours de belles gravures

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Serge.S273
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Envoyé le: mardi 4 mai 2010 08:07



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Messages: 3 217
Christophe,

Bonjour.



Le texte et les autres figures : ultérieurement. Il est 8 heures, je peux faire du bruit, la boîte à outils m’attends. Bricoleur est encore un métier très actuel… Alors je n'en parle pas, je m'y colle.

(in : Magasin Pittoresque, volume XXX, 1852.)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 13:46



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Messages: 4 963
Bonjour à tous

Jolies gravures....

Curieuse, l'évolution du mot bricoleur.......



En 1778, c'est un « chien qui aime à s'écarter de la piste »; en 1859 «celui qui vit d'expédients » et aujourd’hui, celui qui fait de menues réparations, des travaux manuels à son domicile......


Bonne journée


:bisou:

christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 14:21



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
coucou

merci Serge pour le moulin "bien étrange"


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Annick.C15
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 21:00



Inscrit le: 02/08/2005
Messages: 1 877
Bonsoir à tous!

Après la Marne, je passe au dépouillement dela Gironde et là je trouve le terme de "savonneuse" qui à mon avis n'a rien à voir avec la savonnerie mais avec les vignerons!


Coucou Christophe!

Amicalement

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 21:52



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Messages: 4 963
Bonsoir Annick

Je n'ai pas trouvé de savonneuse chez les vignerons..reflechis


Savonneur (euse)
ouvrier (ère) qui savonne les cartes à jouer



(Dictionnaire de la conversation et de la lecture, vol.11.)

Dans l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert, on explique tout ce processus de fabrication des cartes à jouer:

http://letarot.com/Diderot/pages/fabrication-carte-selon-encyclopedie.html

voir aussi le métier de cartier en p 68.

Il existe aussi le savonneur(euse) de glace : ouvrier (ère) d’une manufacture de glaces et de miroirs chargé du polissage du verre.

Quelle époque votre savonneuse?


Bonne soirée
:bisou:
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 22:03



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Bonsopir Bénédicte, bonsoir Céline, bonsoir Christophe,...:bisou:

Bénédicte, toujours la première à dégainer pour les recherches ! Book
Tu trouves trés souvent tout et ce, dans un temps reccord!!bravo bravo bravo

Bonne soirée.Sleeping
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 22:10



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Messages: 3 217
MŒURS ITALIENNES

L’ÉCRIVAIN PUBLIC.

(in : Magasin Pittoresque. Tome II, 1834. pp. 33/314.)

La noble profession de l'écrivain public va décroissant de jour en jour, il y a loin du moine lettré, que nos rois des premières races, que nos seigneurs du moyen âge honoraient de leur confiance et souvent de leur commerce intime, à nos pauvres calligraphes en échoppe.

Le premier copiait, pour les souverains et les châtelaines, des missels qu'il enrichissait de curieuses enluminures. C’est lui qui rédigeait les traités de puissance à puissance, les déclarations de guerre, les chartes du royaume, et les cartels des chevaliers.

En marge ou au bas des pages écrites de sa main, les rois apposaient leur sceau, les chevaliers égratignaient le vélin avec la pointe du poignard, et les nobles dames, pour tracer la croix qui remplaçait leur nom, trempaient leurs doigts roses dans l’encre.

Depuis long-temps les rois et les grands seigneurs savent lire et écrire, depuis long-temps les dames ont appris à se passer de secrétaires, et à signer sans trop se noircir les doigts. Aussi l’écrivain public est-il en discrédit, presque en désuétude.

Toutefois, si, écartant tout ressouvenir ambitieux, il veut jouir modestement, sans arrière-pensée, des avantages de sa situation présente, nul doute qu il ne puisse encore, dans une sphère moins élevée, se faire une existence honnête et douce, en dépit de la marche du siècle. Que lui manque-t-il, en effet ? Tranquillement assis, l’été devant sa porte, l’hiver auprès du poêle dont le four lui sert de cuisine, l'écrivain compose, à ses instans de loisir, des couplets de fête, de mariage, ou des devises. Il est encore l’oracle du quartier, et c’est lui qui lit le journal à haute voix.

Si telle est encore à Paris, dans un climat sévère, au milieu d’un peuple éclairé, la situation de l'écrivain public, que d’heureux priviléges ne doit-elle pas réunir sous un ciel plus doux, au sein d’une population assez avancée pour avoir besoin de l’écriture, pas assez instruite pour se passer de l’écrivain, en Italie par exemple.

Dans cette belle contrée, il semble au premier abord établi d’une façon moins stable, moins régulière que chez nous ; on ne lui voit point d’échoppe élégante à vertes jalousies, comme à ses confrères des boulevards de Gand et de la Madelaine ; qu'en ferait-il ? N'a-t-il pas pour abri les portiques et les colonnades sans nombre des églises et des palais ? Son mobilier, c'est le mot propre, se compose d’une table à tiroir et d’une chaise ; il y joint d'ordinaire une enseigne portative en forme de drapeau, qu'on voit flotter au-dessus de sa tête, à tous les encans, à tous les marchés ; l’annonce de sa profession est souvent accompagnée de calembours engageans et de la fallacieuse promesse d’un crédit toujours remis au lendemain. Nomade quand le besoin l’exige, il adopte cependant un poste de prédilection. Le personnage principal de la gravure placée en tête de cet article, nous en fournit la preuve ; à ses jambes croisées qui semblent prendre possession du sol, à ses coudes reposés croisés sur sa table, il est facile de voir qu’il est ici chez lui.

Le mot Rome, tracé en gros caractères, sur son enseigne, s’applique ici aux personnages et non pas aux lieux : l’artiste auquel est dû le tableau original reproduit par notre gravure, a placé ses figures dans un cadre de fantaisie. L’écrivain est un personnage existant, son costume et sa pose habituelle sont copiés avec une scrupuleuse exactitude.

Lazzarone à Naples, Facchino à Rome, c’est-à-dire homme du peuple, il a abandonné, comme barbare, le costume national des hommes de sa classe ; seulement. sa métamorphose date de 1789, et il n'a pu la renouveler depuis cette époque.

Le moindre bénéfice suffit au pain de la journée ; tranquille sur ce point, il lui reste encore un beau ciel, le spectacle animé des joies et des querelles de la foule, l’ivresse du tabac et celle d’un vin exquis, et enfin le farniente, si doux par les belles soirées.

Tout cela c’est du bonheur, et du bonheur à bon marché ; parmi ceux qui le paient le moins cher, notre écrivain est peut-être celui qui en jouit le mieux. Type de la plupart de ses confrères, qui sont rarement longs et maigres comme à Paris, il se lève chaque matin à l’heure du marché, et vient prendre son poste accoutumé à l’un des angles de la place Navone. Sa santé, qu’une vie régulière et des mœurs douces font chaque jour plus florissante, lui attire les complimens des premiers arrivés ; de ce nombre est la fruitière : notez que partout l’écrivain public est au mieux avec la fruitière : elle étale auprès de lui ses corbeilles appétissantes et lui en confie la garde, tandis qu’aidée de son valet, de son fils ou de son mari, elle parcourt la place, un melon dans chaque main, et provoque les acheteurs. Ceux-ci ne se font pas attendre ; entourée, pressée de toutes parts, elle distribue en détail à la ronde ces fruits savoureux, dont l’Italie désigne toutes les espèces du nom générique de cocomero ; et l’on voit hommes et enfans en emporter les tranches ruisselantes, et les dévorer avidement par les rues.

Cependant notre écrivain n'a pas perdu son temps ; le fiascone de vin d’Orvieto, qu une main amie a déposé ce matin sous sa table, est déjà presque vide, et de plus, nous le voyons occupé par une paysanne dont le costume appartient aux villes et villages de Velletri, d'Albano, de Genzano et de Frascati.

Ceci est un des mille épisodes qui accidentent la vie de l’écrivain public. Il connaît les secrètes pensées de bien des familles ; mais la discrétion est à la fois le premier de ses devoirs et le gage le plus assuré de ses revenus : c est la source féconde d’où coulent sans cesse pour lui des flots de vin d’Orvieto et de Moutefiascone.

Enfin, quelque déchue que soit la profession, elle est encore assez éloignée, surtout en Italie, de l’extinction qui la menace ; si son existence peut comme celle du monde, se diviser en quatre périodes de décroissance, nous dirons qu’à son âge d’or et à son âge d’argent qui s’arrêtent, le premier à la chute du système féodal, le second à la révolution de 89, a succédé l’âge d airain qui dure encore. Mais que l écrivain public se hâte d exploiter ses priviléges chancelans, qu'il amasse pour l’hiver comme la fourmi ; car les temps approchent, et l’âge de fer marche à grands pas.



n.b. : orthographe d’époque.

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 4 mai 2010 22:33



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Cette photo sur le même sujet... simplement pour élargir le fil...


Ecrivain de rue. Italie. Photographie de Carlo Naya, ca 1865

Bonne nuit.

:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 5 mai 2010 06:14



Inscrit le: 19/09/2005
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Bonjour,


il n'y a pas que l'écrivain de rue qui soit un homme de lettres,le Facteur aussi !!!!


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 5 mai 2010 09:49



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 4 963
Bonjour à tous

Bien sûr Christophe, et en ce moment dans certaines régions c'est peut-être ça.....


Illustration du livre scolaire “La maison des Flots jolis » Cours Moyen - E. Jauffret / Ray Lambert .années 1940-1950


Bonne journée.

:bisou:
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 5 mai 2010 17:10



Inscrit le: 19/09/2005
Messages: 10 301
coucou


oui,Bénédicte


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Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mercredi 5 mai 2010 17:56



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
:bisou: Bonjour Christophe, bonjour Bénédicte, bonjour Serge...:bisou:
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 5 mai 2010 17:57



Inscrit le: 14/09/2005
Messages: 937
Christophe, la Poste se ne serait pas ça par hasard :




Mr. Green
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 06:27



Inscrit le: 10/05/2007
Messages: 3 217


Les références : dans l'image.

Hier, privé de forum : impossible de se connecter !

Bonne journée.
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 08:04



Inscrit le: 10/05/2007
Messages: 3 217
Bonjour.

Le porte à porte de la connaissance…

Colporteur.



Métier disparu avec la popularisation des moyens de transport des personnes et, l’omniprésence actuelle de la communication de l’information. L’almanach fut l’un des moyens de diffusion de la connaissance parmi les plus populaires.

Le « Messager Boiteux » fut célèbre. Sa couverture montrait un colporteur, vraisemblablement un vétéran des guerres de l’Empire. Qui était-il exactement ? Difficile à dire… De nombreux almanachs portent ce titre, édités à Strasbourg, à Metz et aussi en Suisse et peut-être bien ailleurs.

Cette prolifération dans l’édition populaire témoigne de l’estime de nos aïeux pour ce genre d’almanach, elle témoigne aussi de l’importance du métier de colporteur.

À lire : Brochon (Pierre). Le livre de colportage en France depuis le XVIe siècle. Sa littérature – ses lecteurs. Préface de Georges Henri Rivière. Gründ, Paris, 1954. 158p.

Bonne lecture et bonne journée.
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 08:14



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Suite...

Je possédais autrefois trois têtes de collections de journaux scientifiques : le Journal des Sçavans, la République des Lettres et les Mémoires "de Trévoux". Je les ai remises à la Bibliothèque de l'Arithmeum de l'Université de Bonn, en Allemagne.

Ces trois collections étaient éditées dans le petit format courant du colportage ce qui prouve que, même pour ces publications de haut niveau scientifique et littéraire, ce mode de diffusion était usuel.

Le colporteur ne visitait donc pas seulement les chaumières mais également les manoirs !


Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 09:42



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Bonjour à tous.

Courageux ce colporteur..... s'il doit faire des kilomètres avec sa jambe de bois !


Un dentiste..... mais avec instruments semble-t-il.....



Peinture de Gérard Dou. peintre hollandais du 17ème siècle, élève de Rembrandt


Bonne journée.

:bisou:
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 10:11



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Bonjour Bénédicte, bonjour Jean, bonjour Serge, bonjour Christophe...:bisou:

Il semblerait que ce colporteur, comme beaucoup, soit un sacré charlatant! je ne vois pas bien comment on peut extrraire une dent, à raison de plus, un chicot, sans l'aide d'instrument.Flex fou etrange
Quant à ces soit disantes potions, nous savons bien qu'elle sont plus de dangeueuses substances pour le corps que bienfaitrices.carton
Bonne journée.WOW
clemeguy
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 11:08


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juste un petit bonjour en passant
vous avez deja fait tellement pour moi ( surtt vous benedicte )
je suis debordee en ce moment je suppose que vous l etes tous aussi


bises
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 11:27



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Jean Marc.

Bonjour.

Beaucoup de travailleurs, de modeste, voire de très modeste condition, dans le passé, possédaient plusieurs cordes à leurs arcs.

Toutefois je ne me souviens pas d'avoir lu, ni écris ensuite, que des colporteurs pratiquaient la chirurgie dentaire. Dans nos campagnes où les soins en tous genres relevaient du pragmatisme le plus élémentaire, j'ai le sentiment que toutes sortes de gens devaient se découvrir une vocation de guérisseur infaillible. Pourquoi pas un colporteur ? Mais pourquoi pas quelqu’un d’autre ?

Revenons à l’arracheur de dents : l’extraction pure et simple devait constituer l’essentiel de la "chirurgie dentaire" à une époque encore récente. J’ai ainsi en mémoire le témoignage de mon grand-père sur l’une de ces interventions.

Jeune instituteur dans un village des Hautes Vosges, au-dessus de Saulxure, il était assez isolé dans ce premier poste, à la fin du XIXe siècle. Une dent, une molaire je crois, le faisais terriblement souffrir. Il existait des dentistes, mais en ville et sa fonction ne lui laissait pas le temps de s’y rendre.

Un notable, le forgeron, un costaud, lui dit, avec le grand respect dû à l’Instituteur, comme c’était l’usage dans ce temps-là :

« Monsieur l’instituteur, je vais vous arranger cela ».

on cala mon grand-père sur une chaise et il fut prié d’ouvrir grand sa bouche. Il sentit qu’on y farfouillait, impression éminemment douloureuse, mais avec un peu de volonté et surtout serré dans les bras de la matrone, épouse du forgeron et d'un gabarit équivalent, qui le tenait rivé sur son siège, il n’y avait guère autre chose à faire que de supporter, autant que faire se pouvait…

Le forgeron bonimentait, bonimentait, parlant un peu de la dent rebelle et surtout tonitruant n’importe quoi. Quelques minutes passèrent et puis soudain, durant ce discours à tout va, une douleur fulgurante, et puis, plus rien…

Excepté la dent, brandie dans la paire de tenailles que le forgeron exhibait devant mon aïeul, indubitablement soulagé.

Une bonne rasade de mirabelle pour remettre les idées en place et accessoirement désinfecter la plaie et, dans l’heure suivante, mon grand-père reçut ses élèves comme à l’ordinaire.

Rude époque et rudes gens. Il faut admettre que tous les boniments du praticien autodidacte relevaient d’une psychologie rudimentaire mais néanmoins efficace : détourner l’attention du patient. Aujourd’hui, lors d’une intervention avec anesthésie locale, le chirurgien, son assistant, ou l’anesthésiste, ou l’infirmière, enfin quelqu’un vous raconte toues sortes de choses ; on peut même écouter de la musique pendant que le scalpel crisse sur votre peau…

Bonne journée.
D.Clairefond
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 12:15


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Bonjour à la file,

J'aimerais savoir en quoi constitait le métier collecteur de jaye ou jay ?

Merci d'avance pour la réponse

damien
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 15:01



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Bonjour Damien

Quelle époque et quel lieu pour votre collecteur de jay ou jaye?

Dans le dictionnaire du vieux français, jaye = cage, prison..... mais collecteur de cages... je ne vois pas à quoi ça pourrait correspondre.....

Je vous propose plutôt:

Collecteur de jayet

Celui qui ramassait, extrayait du jayet ou jais.


Le jais est une variété de lignite dure, noire, plane et se prêtant bien au polissage.



Minéral brut de jais.

II provient du bois de conifères qui se sont très progressivement fossilisés en charbon. Les Anciens l’ont appelé lapis Gatates car ils savaient que les premiers morceaux ont été ramassés à l'embouchure de la rivière Gaïas (ou Gagas) en Asie Mineure, provenant de troncs d'arbres apportés avec l'eau. De cette appellation découlent les mots de différentes langues : en anglais jet, en ancien français gaïat ou jayet qui a donné jais, en arabe az abache et en espagnol azabache. on a retrouvé des perles de jais à une époque datable du Magdalénien entre -17 000 et -10 000. Les gisements sont apparus bien avant l'homme, peut-être depuis 65 000 000 ans.

Depuis l'Antiquité, on appelle aussi le jais «ambre noire» à cause de ses propriétés magiques analogues à celles de l'ambre : "il protège les yeux, fait fuir les serpents, dénonce la présence des démons et permet de prouver la virginité des jouvencelles".
En France au XIXème siècle, les bijoux de jais étaient les seuls que l’on pouvait porter lorsqu’on était en deuil d’un proche.


Statuette de Saint Jacques en jais.

Saint Jacques de Compostelle en Espagne était réputé pour le travail de ses orfèvres, en particulier des tailleurs de jais qui offraient aux pèlerins des objets souvenir réalisés en cette pierre semi-précieuse réputée bénéfique.


Collier de perles de jais.

Il y avait également quelques ateliers en France.
« En France, il y a des mines de jais en Dauphiné, Languedoc dans le Vivarez et Gévaudan ».
(Dictionnaire domestique portatif. Augustin Roux,François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois,Jean Goulin. 1765)
Le jais fut une grande industrie du canton de Mirepoix dans l’Ariège(La Bastide sur l'Hers par ex.), employant jusqu'à un millier de personnes durant le XVIIIe siècle.


Mine de jais près de Rennes le Château.


Cordialement




Marc.O84
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 15:40


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Bonjour la file
En quoi constituait le métier d'Echaladeur
Merci pour votre aide
Cordialement
Marc
christ.L12
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 16:03



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Jean Marc

moi pour faire des rallye je prends un modèle conçu pour




patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
christ.L12
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 16:03



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oups bonjour


Marc es tu sur de l'orthographe de ton métier !!!!



patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
christ.L12
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 16:06



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échauler :Chauler le grain, pour le désinfecter.


échauladeur peut être!! (pas français)




achalandeur

1. (Économie et gestion d’entreprise) Personne travaillant en relation directe avec la clientèle.


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 6 mai 2010 17:24



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En effet Marc, pas d'echaladeur...

Moi je vous propose

Echaudeur.

Echauder est tremper dans l'eau bouillante
Dans ce cas un échaudeur est une personne travaillant dans un abattoir sur un poste d’échaudage. on échaude les porcs (entre autres animaux) pour enlever leurs poils.

Un échaudeur d’abats est un charcutier travaillant dans la préparation de ces derniers.

Echauder est également passer une surface à la chaux
Echaudeur serait ici synonyme de chauleur.

J'ai aussi pensé aux échalas.... le verbe échalasser signifiant garnir d’échalas (Pieu servant à soutenir un pied de vigne ou autre arbuste ).... mais cela aurait donné échalasseur...

Si vous avez l'acte où ce mot est écrit, il serait interessant de nous le mettre sur le fil.
Dites nous aussi le lieu et l'époque.



Cordialement.



Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 7 mai 2010 06:09



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Bonjour.



Consolation des lève-tôt : spectacle des couche-tard.

Dessin de Henri Valentin.
Annick.C15
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Envoyé le: vendredi 7 mai 2010 08:18



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Bonjour à tous!

Un petit coucou en passant!

J'ai trouvé un marchand épicier et un marchand pain d'épicier!

Cela donne faim dès le matin, avec une tite lichette de beurre salé!

Dans la région nantaise La jaille ce sont les poubelles!!!!

Amicalement

Jean-Marc.L30
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Envoyé le: vendredi 7 mai 2010 10:05



Inscrit le: 14/09/2005
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Bonjour Anick, bonjour Serge, bonjour Chritophe, bonjour Bénédicte, bonjour Céline, bonjour Marc, bonjour Damien...:bisou:

Serge, mes ancêtres du côté paternel étaient soit journaliers soit vanniers ambulants; je suis quasi sûr que l'un d'eux a dû vendre une de ces "fameuse" potion pour arrondir ses fins de mois...carton quoi De plus, ma grand-mère paternelle était connue comme le loup blanc pour être une "rebouteuse" hors paire dans son village et même dans les allentours! Sûr, elle n'en a pas fait sa véritable profession étant mariée au Chef de gare du village, mais il n'en demeure pas moins vrai qu'elle a soulagé bien des gens. Nurse
A plus, le travil m'appelle.quoi

Benedicte.V5
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Envoyé le: vendredi 7 mai 2010 10:18



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Bonjour à tous

Oui Annick, d'où le terme de jailloux pour éboueur....

Il est interessant de donner le lieu et l'époque des professions trouvées, car on peut tomber sur des spécificités régionales comme celle-ci...

Pour pain d'épicier voir en p86

et pour épicier en p23




Bonne journée

:bisou:
Serge.S273
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Envoyé le: vendredi 7 mai 2010 14:15



Inscrit le: 10/05/2007
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Bonjour,

Dans la série des « petits boulots parisiens », et d’ailleurs :

Le Tondeur de chiens.



Encore d’Henri Valentin.

Amitié.

christ.L12
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Envoyé le: vendredi 7 mai 2010 14:47



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bonjour ,bonjour


il faut que j'aille faire les Jailles,c'est pas facile à placer dans une conversation !!!


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
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Serge.S273
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 06:22



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Jean,

Bonjour.

Voyons, je n’aurais jamais osé publier une image licencieuse ! Moi qui suis si sérieux d’ordinaire !

Voici ce que disent Conilleau et Ronsin dans leur ouvrage sur Valentin, ouvrage dont j’ai donné antérieurement la référence :

« Jean et sa femme tond les chiens – coupe la queue aux chats et va-t-en ville ». (sic).

Selon ces deux auteurs, il s’agit du texte de la pancarte.

À n’en point douter, nous avons là une illustration de la société machiste de cette époque. Monsieur, chef d’entreprise, supervise le bon fonctionnement de son affaire, Madame, dévouée collaboratrice, exécute. De mon point de vue nous n’avons ici aucun travesti et chacun se trouve à la place où il doit être. Tout n’est-il pas parfait ainsi dans le meilleur des mondes ?

J’entends des murmures courroucés, désapprobateurs et, semble-t-il, féminins.

Les Vosgiens ont l’habitude : il s’agit de mon quart d’heure matinal de déraison…

Amitié.
christ.L12
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 07:54



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bonjour et bonne fête à tous les Armistices hi!hi!

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 10:33



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Bonjour à tous

"Des culottes à l'Angloise dans le dernier goût, des guêtres angloises pour la chasse,des gants....."




.... vraiment très chic..!


Bonne journée

:bisou:



Marc.O84
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 14:20


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Bonjour

Le métier d'échaladeur je l'ai relevé sur un acte de mariage de 1809 dans la Meuse.
Apres recherche dans les vieux dictionnaires ;Book

Echaladeur viendrait du verbe Echalader qui consiste à mettre des échalas (pieu) pour soutenir les pieds de vigne.
on peut dire aussi Échalasser

Amicalement

Marc
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 15:30



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Bonjour Marc

Merci pour ces précisions.

Vous avez raison, échalader est synonyme d'échalasser.

J'étais complètement passé à côté...

Pour me faire pardonner, voici quelques illustrations...

Echaladeur, échalasseur

Celui qui garnit une vigne d’échalas, qui la lie aux échalas.



Le fichage des échalas consiste à planter perpendiculairement les échalas ou bâtons à 3 centimètres environ en avant du cep. Les jeunes pousses et les rameaux seront liés aux bâtons. Pour opérer le fichage, l'on se sert communément de la ficheuse, sorte d'étrier en fer muni d'un crochet, qui se fixe au pied avec une courroie.



Le liage de la vigne a pour but de fixer les jeunes rameaux à l'échalas. Cette opération se fait généralement quand la pousse est déjà grande. on l'effectue à l'aide de paille de seigle ou d'avoine.


on dit aussi:

Paisseleur (de paisseler, piquer, ficher les paisseaux en terre, à côté des ceps de vigne).

Ne pas confondre avec le..

Paisselier ou pesselier:
batteur de lin ou de chanvre (au moyen de l'instrument dit pessel ou pesselin)



Amicalement
Benedicte.V5
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 15:42



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Et pour complèter, le....

Fabricant d'échalas



C’était une activité le plus souvent saisonnière mais certains paysans en ont fait leur activité principale.
Les barres de chêne, châtaigner … sont coupées à la longueur voulue et selon leur grosseur, généralement fendues en 4 ou 6.
Les échalas sont utilisés comme tuteur (pour la vigne, le houblon, de petits arbres ou arbustes..) ou pour réaliser des clôtures à claire-voie,


Bonne journée.
Marc.O84
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 15:56


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Bonjour Bénédicte

Bravo pour ce complément d'information sur les échalas et échaladeur bravo bravo
Amicalement
Marc
Serge.S273
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 16:20



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Bonjour.

En ce jour de mémoire et de commémoration, un « métier » des plus nobles : Résistant, mais que l’on espère rangé définitivement dans les souvenirs.



Deux « Maquisards » de la Piquante Pierre, dans la montagne, au-dessus de La Bresse, petite cité des Hautes Vosges, brûlée par l’occupant en représailles.

(Dessin de Gaston Châtelain-Cez, fondateur du journal « La Liberté de l’Est » ).

Bonne soirée.

Jean-Marc.L30
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Envoyé le: samedi 8 mai 2010 21:11



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Bonsoir Serge, bonsoir Jean, bonsoir Christophe, bonsoir Bénédicte, bonsoir Marc.:bisou:

Serge, je ne sait plus qui a dit que la guerre est un mal nécessaire... pleure
Vous avez sans aucun doute connu les attrocités de ce dernier conflit mondial. Vous avez dû en souffrir bien des années aprés la fin... Tout comme moi, lorsqu'en 184, j'ai servi les intérêts Français au Tchad... Sad Rolling Eyes Sad
Bonne soirée.
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 9 mai 2010 13:45



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Bonjour à tous

Aujourd'hui dimanche, pour aller promener les enfants ou petits enfants......



Bonne journée

:bisou:
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