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Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 25 avril 2010 07:14



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Bonjour.

L’appariteur du village…



… Nous sommes toujours dans les Vosges. Toutefois, ce brave homme se rencontrait dans n’importe autre localité de France.

À Thaon les Vosges, petite ville ou je vécus mon adolescence jusqu’à l’époque de mes grandes vacances en Algérie, l’appariteur était le garde-champêtre. Il veillait en particulier sur l’état de propreté de la cité ; il inspectait ainsi les rues tout en annonçant les informations communales dans chacune de ses tournées.

Nous vivions dans une maison isolée comme un îlot au milieu d’un triangle de rues ; de ce fait cette maison se nommait l’Îlot. L’herbe envahissait les trottoirs de terre battue nous environnant. Durant la guerre et l’occupation allemande, cette herbe assurait en partie la subsistance des innombrables lapins remplaçant la voiture dans le garage. Nos trottoirs restèrent donc impeccables durant les cinq longues années de restriction, habitude conservée ensuite après la disparition de nos rongeurs, chaque habitant étant responsable de la propreté de la voirie dont il était riverain.

Garçonnet puis jeune homme, cette responsabilité m’échut.

Alors de temps en temps, dans la matinée :

Toc, toc !

« Bonjour Monsieur le Maire »

Cet édile, supérieur hiérarchique du garde était en outre mon grand-père.

« Bonjour Garde-champêtre ».

« Votre petit-fils oublie de nettoyer ! ».

Bon, exécution ! Mais tout le tour de l’Îlot, j’en avais une « sacrée » longueur…

J’ai conservé cette habitude de nettoyer le trottoir qui borde mon jardin, je suis pourtant septuagénaire. Mais j’enrage de ramasser tous les détritus que des passants indélicats jettent sans vergogne : mégots, papiers, et toutes sortes de choses innommables et surtout les emballages d’une restauration dite rapide mais malheureusement voisine. Plus de garde-champêtre pour remonter les bretelles de ces dégoûtants ; quant à la police, elle a de quoi s’occuper avec d’autres formes de délinquance bien plus inquiétantes.

Amitié.
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 25 avril 2010 09:51



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Bonjour à tous

Christophe,Jean, Serge....

Serge, je veux bien croire que tu chantais au lutrin......mais arrachais-tu aussi les dents??..quoi


Je reviens à ton schlitteur de hier..... après la descente, il fallait remonter....



Gravure Gustave Fraipont 1903.

Bonne journée.

:bisou:

Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 25 avril 2010 11:30



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Bonjour Bénédicte, bonjour Serge, bonjour Jean, bonjour Christophe...:bisou:

Un petit passage à la va vite avant d'aller bosser.quoi
Serge, sachez qu'à Paris, les restaurateurs rapide sont tenus de ramasser les emballages de leurs produits dans un périmètre de 100 mètres... faute de quoi, allez, pas de discution, allez, allez, contravention!carton (1ère ou 3me classe, je regarderais et je vous tiendrais au courant)Book . A plus.
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 25 avril 2010 13:40



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Serge.S273
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Envoyé le: dimanche 25 avril 2010 20:33



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Jean-Marc.

Bonsoir.

Comme un peu partout. Mais le réglement, encore faut-il le faire respecter ! Et en banlieue, à seulement une vingtaine de kilomètres du centre de Paris, ce n'est pas évident...

Dans ce beau pays où le caillassage reste le plus souvent impuni, la faute de toute évidence, selon les philosophes de service, étant à notre société et non pas aux caillasseurs, un gobelet ou des mégots : quelle importance ?

Bonne soirée.

Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 25 avril 2010 23:14



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Bonsoir Celine

Oui, les matériaux de constructions étaient les mêmes qu’en France. En Ecosse on utilisait beaucoup la pierre.

En 1910, il n’y avait pas encore de réfrigérateurs tels que nous les connaissons. on pouvait cependant utiliser un meuble en deux parties appelé glacière. La partie du haut recevait un gros morceau de glace qui était changé tous les trois ou quatre jours. La partie du bas permettait de conserver au froid des aliments.

Pour réchauffer les aliments….une cuisinière à bois, à charbon, puis à gaz dans les grandes villes.

Et bien sûr qu’existaient les métiers d’artisan (craftsman), de libraire (bookseller), de sabotier (clogger) et de mineur (miner) (L'Ecosse comportait autrefois un grand nombre de mines de charbon, dans plusieurs grands et beaucoup de petits bassins houillers, la plupart d'entre eux se situent dans la "central valley" entre Edinbourg et Glasgow, où un petit peu plus au nord de celle-ci.)


Voici un lien avec une liste de métiers exercés en Ecosse depuis le 17 jusqu’au 20ème siècles. (tous n’y sont pas, bien sûr…. mais ça peut vous donner une petite idée…)

http://scotsfamily.com/occupations.htm


Et je vous répète que la vie en Ecosse n’était pas si différente …..

Bonne soirée
christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 06:05



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bonjour

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Serge.S273
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Envoyé le: lundi 26 avril 2010 06:57



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Bonjour.



Cette gravure de Henri Valentin fut publiée en 1853 par le Magasin Pittoresque. Je vérifierai cette référence et surtout j’espère y trouver l’explication de cette opération sur le chanvre.

Il fallait assouplir le chanvre avant de le placer sur la quenouille pour le filer. Je suppose qu’il s’agit de cette opération mais je reste incertain à ce propos. Donc, petite recherche en perspective, à moins que l’un d’entre nous possède l’explication. Et dire que mon oncle maternel étudia à la « Filasse » d’Épinal, l’école qui formait les cadres de l’industrie textile dans les Vosges. Ses cahiers sont encore dans une malle au grenier… Mais à Thaon, dans les dites Vosges.

Un petit travail de recherche en perspective !

Bonne journée.
Yves.G389
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 07:27


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Il me semble que l'appareil dont se sert la jeune fille est une "Brie" terme employé je crois en Normandie ou un nom approchant.
Yves.G389
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Envoyé le: lundi 26 avril 2010 07:35


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Messages: 448
Je rectifie j'ai trouvé ,voir sur :
TopicTopos / France / Bretagne / Ille-et-Vilaine / La Roche-aux-Fées / Brie / Broie à chanvre

Broie à chanvre
Jean-Marc.L30
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 08:38



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Messages: 937
Bonjour Yves, bonjour Serge, bonjour Bénédicte, bonjour Jean,bonjour Jean, bonjour Christophe...:bisou:

Serge, c'est bien ce que je pensais: non ramassage d'emballage de restauration rapide dans un périmètre de 100 métres: infraction prévue et réprimée par l'article R610-5 du Code Pénal. => contravention de 1ère classe (38€ maxi au tribunal de Police). Il n'en demeure pas moins vrai sur les propos tenus un peu plus haut...carton Preuve en est faite encore hier: un père s'est fait uté sous les yeux de son fils...quoi pleure carton
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 09:36



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Bonjour à tous

Serge ,il s'agit de broyeuses (teilleuses) de chanvre et comme l'a signalé Yves, l'appareil dont elles se servent, une broie ou broye.

Voir en p 67 le travail du chanvre.

Je retiens le mot "coisseuse" pour les Vosges...

Bonne journée.
:bisou:
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 11:57



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Ce terme de coisseuse m'intrigue......

J'ai trouvé dans le dictionnaire du vieux français le verbe coissier = blesser, meurtrir

serait-ce l'origine?

Qu'en pensent nos linguistes?


:bisou:
Christine.G874
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 12:16


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Messages: 584

Bonjour à toute la file

que je consulte pour la 1ère fois et qui m'apparait bien sympa.

Faute de temps je ne peux remonter jusqu'au début de vos messages mais je vais régulièrement y faire un tour. C'est
divertissant et instructif.

J'en profite pour vous interroger sur le métier de :

Fondeur de suif

que j'ai découvert dans un acte d'ancêtre habitant à Paris-
Montmartre.

Savez-vous en quoi cela consistait et quelles étaient les
utilisations.

D'avance merci.

Bonne journée

Christine
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 26 avril 2010 12:30



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Bonjour Christine

Nous avons vu le fondeur de suif en p 110, vers le bas de la page....

Quant aux utilisations, voici:

Le suif est un produit résiduel obtenu par la fonte de la graisse d'espèces animales comme le mouton et le bœuf.
Cette matière première est utilisé en savonnerie pour la fabrication du savon par une réaction de saponification. Le suif peut être aussi utilisé pour l'assouplissement et l'imperméabilisation des cuirs.
Au Moyen Âge, le suif a été utilisé pour l'éclairage ; en le faisant brûler, il remplaçait la bougie qui était trop chère pour les pauvres.
Actuellement, le suif est utilisé dans l'industrie comme lubrifiant (graisse), et bientôt peut-être comme biodiesel. Le suif est également traditionnellement utilisé comme lubrifiant sur le bois (sur une cale de lancement, les rails sont suifés pour faire glisser la semelle de quille) mais aussi sur des mécanismes hydromécaniques, comme les ascenseurs de la tour Eiffel. En Angleterre, le suif de bœuf (suet) est utilisé comme matière grasse dans le Christmas pudding. Le suif est également utilisé dans la préparation de nourriture hivernale pour oiseaux ou encore dans les caves a vins pour l'étanchéisation des futs ou pour des jointures diverses.
(Wikipedia)

Pour vous aider, vous avez la liste des métiers étudiés en p 15.

Bonne journée.




Yves.G389
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 13:58


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non je ne suis pas luinguiste,loin de là mais "coissier" c'est certainement celà car la technique de cette machine consiste à briser l'écorce de la tige de chanvre sans la couper pour en extraire les fils qui sont à l'interieur : c'est aussi ce meme principe pour les fils de lin.
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 14:28



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Une rapide recherche bibliographique m’a conduit à cet ouvrage :

Nouveau cours complet d'agriculture théorique et pratique ou Dictionnaire raisonné et universel d'agriculture, par les membres de la section d'agriculture de l'Institut de France. Deterville, Paris, 1809.

Dans le quatrième tome, p.165 :

« COISSER. Dans le département de la Meurthe c’est la seconde opération que l’on fait subir au Chanvre et au lin rouis qu’on débarrasse de leur tige. »

D'après cette définition, "Coisser" semble être un particularisme lorrain de vocabulaire dont le département de la Meurthe, avant les annexions, constituait une notable partie. L'opération elle-même était, par contre, certainement nécessaire dans toutes les contrées d'exploitation du chanvre.

La broie est effectivement un matériel conçu pour coisser. La base « Joconde » du Ministère de la Culture signale un tel objet dans les collections du Musée de Normandie, à Caen.

Le rouissage, terme mieux connu, est une macération dans l’eau permettant de débarrasser la plante, ici le chanvre, de son écorce. La même recherche bibliographique, que je n’ai pas approfondie, indique l’existence d’un ouvrage décrivant un procédé amélioré évitant le rouissage.

L'ouvrage cité ci-dessus indique par ailleurs que le coton doit son succés au fait qu'il ne nécessite pas une telle préparation avant dêtre filé.

christ.L12
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 14:54



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coucou

que des nouveaux mots!!


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clemeguy
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 18:14


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coucou me revoila!!

bonjour a vous tous!!
pourriez vous me dire a quoi ressemblait le metier de journaliste dans les années 1915_1925
quelles conditions fallait il reunir, y avait il des examens a passer
etait ce le procede qu aujourd hui
est ce que les journalistes pouvaient voyager dans d autres pays etrangers pour leurs articles
si oui quels papiers leur fallait il avoir sur eux



sinon pour se laver en 1900

il ya avait les bassines, les eviers, et sinon?
le savon noir etait beaucoup utilise connaissez vous un autre moyen pour se nettoyer
dans les familles de 1900 faisaient on nous meme les produits pour se laver

merci beaucoup!!!!


Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 26 avril 2010 21:55



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Bonsoir Céline

Journaliste

Je vous mets d’abord un peu d’histoire

Certains font remonter à l'Antiquité les origines de la presse. Cependant, une majorité d'auteurs s'accordent à définir celle-ci sur la base de deux critères : l'utilisation de l'imprimerie, grâce à la mise au point de la typographie, en 1438, par Johannes Gutenberg et la périodicité. Ces deux facteurs ne se réuniront, pour favoriser la diffusion des nouvelles, qu'au tout début du XVIIe siècle.

Le premier périodique imprimé au monde, un journal de quatre pages intitulé Relation, fut lancé à Strasbourg en 1605 par Jean Carolus. Dès 1610, un annuel paraît en France: le Mercure François, édité par Jean et Etienne Richer. Il contient sur plus de 1000 pages, des nouvelles du monde, de l'Europe et de France. C'est l'ancêtre de la presse française.
. Sous l'Ancien Régime, faire paraître un journal impliquait avoir obtenu un privilège et une autorisation préalable. C'était le cas notamment du premier grand périodique français, La Gazette : son rédacteur, Théophraste Renaudot, avait obtenu dès 1631 un privilège royal lui garantissant en quelque sorte le monopole de l'information, grâce à l'intervention du cardinal de Richelieu.



Jusqu’à la fin du Second Empire, les journalistes ne sont pas des hommes faisant profession d’informer, mais des hommes politiques, des écrivains ou des artistes et des hommes d’affaires. Les premiers journaux sont écrits par des savants, des philosophes ou des poètes. Sous la Révolution française, les journalistes sont avant tout des hommes politiques : Mirabeau, Brissot, Marat, Hébert Camille Desmoulins ou Rivarol cherchent avant tout à convaincre de la justesse de leurs idées et à avoir une influence politique ; certains y perdent leur tête. Une fois passées la tourmente révolutionnaire et la dictature napoléonienne, la presse se développe lentement sous la monarchie constitutionnelle. Elle est avant tout politique et littéraire, même si commencent à paraître des journaux de connaissance, les magazines illustrés comme L’Illustration ou Le Magasin pittoresque, et des journaux spécialisés comme les journaux de mode ou destinés aux enfants. Mais la grande majorité des rédacteurs de la presse ne font pas de cette activité leur occupation principale. Pour la plupart, ils sont rangés dans la catégorie des hommes de lettres, mais certains sont des politiques et d’autres des affairistes qui souhaitent profiter de la vogue croissante pour la presse.
Toutefois, dans les années 1830-1840, et plus encore sous le Second Empire, la montée en puissance d’une presse à forts tirages et la multiplication des journaux obligent à accroître le nombre des journalistes, qui n’adoptent ce nom que dans les années 1870. A côté de patrons de presse emblématiques tels qu’Emile de Girardin, qui lui-même se revendique comme journaliste, Hippolyte de Villemessant, le fondateur du Figaro ou Moïse Millaud, le créateur du Petit Journal, les "petits" de la presse, faits-diversiers et petits reporters, deviennent de plus en plus nombreux, car il faut bien remplir les pages. Mais le chroniqueur politique ou littéraire, le critique théâtral et ceux qui rapportent les nouvelles de la Cour et du Boulevard tiennent le haut du pavé.

Avec la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, avec l’industrialisation qui favorise les grands tirages et la presse à bon marché, avec l’alphabétisation généralisée des Français qui incite à la lecture et avec le chemin de fer qui permet de porter le journal jusque dans les moindres bourgades, le nombre te le tirage des journaux se multiplient : en 1867, 70 quotidiens tirent ensemble moins d’un million d’exemplaires, en 1914, 300 quotidiens tirent à près de 10 millions d’exemplaires. De 2 000 journalistes au début des années 1880, on passe à 4 000 dans les années 1890 et 6 000 dans les années 1910, chiffre qui croît lentement jusqu’à la Libération (environ 7 500 journalistes).



Henri de Pene (1830-1888), journaliste, caricature


Formation

Actuellement comme avant, pour des raisons de liberté constitutionnelle, aucun diplôme n'est exigé, mais en général, pour accéder à un poste de journaliste dans un média, il est à l’heure actuelle nécessaire de suivre deux années d'études universitaires, de suivre la formation d'une école de journalisme et il est conseillé de faire préalablement des stages dans divers médias pour apprendre le métier sur le terrain.

L’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris est crée sous la IIIème République
Les premières années de l'ESJ ne voient que très peu d'étudiants se destinant à une carrière de journaliste, mais bien plus de candidats à des fonctions administratives ou politiques (le diplôme propre de journalisme ne sera mis en place qu'en 1910).

Donc à l’époque qui vous intéresse, la plupart des journalistes avaient une formation littéraire ou juridique et apprenaient le métier sur le terrain.



Papiers nécessaires lors d’un voyage à l’étranger

-Le passeport était obligatoire
L’usage du passeport pour les voyageurs ne s'est véritablement répandu qu'au XVIe siècle ; destiné à l'origine au contrôle des vagabonds, il devient, en 1765, un moyen de surveiller la sortie du pays des artisans afin de préserver les secrets de fabrication.
En 1792, les troubles amènent l'obligation de disposer d'un passeport pour voyager en France, à partir de 1795 il en faut même un pour quitter son canton !
C'est notamment en raison de la multiplication des déplacements, facilités par le développement du chemin de fer, que la France abandonna le passeport intérieur puis, peu après, le passeport pour les voyages à l'étranger en Europe, elle fut rapidement suivie par les autres pays européens.
En 1868, une convention supprime même l'usage du passeport entre la France et les Etats-Unis.

C'est le souci d'assurer la sécurité du pays en guerre qui amène le rétablissement des passeports par un décret du 3 août 1914.

-La carte de presse attribuée par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels conformément à la loi de 1935 (suite au rapport Brachard), n’existait pas encore.

La loi du 29 mars 1935 (modifiée en 1944, 1945 et 1974) donne pour la première fois un statut professionnel aux journalistes qui en étaient dépourvus: «Un journaliste est celui qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession, dans une ou plusieurs publications quotidiennes périodiques ou dans une ou plusieurs agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources.»

-Il devait y avoir certainement une accréditation du journal pour lequel il travaillait mais je n’ai pas d’informations à ce sujet.


Quant à ce qui concerne l’hygiène personnelle et la toilette tout dépendait du niveau socioéconomique, s’il existait l’eau courante ou non….



Les baignoires existent depuis l’Antiquité .La douche fait son apparition vers 1872.

Mais on pouvait parfaitement se doucher avec un baquet et un broc, après avoir fait chauffer l’eau …..



Le savon noir était plutôt réservé au nettoyage. Mais le savon type savon de Marseille et la savonnette existent depuis des siècles.

Bonne soirée.




christ.L12
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Envoyé le: mardi 27 avril 2010 06:02



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Bonjour à toute la file

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
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Serge.S273
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Envoyé le: mardi 27 avril 2010 08:41



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Bonjour.



La légende d’Hellequin figure dans le répertoire des conteurs vosgiens qui se l’approprièrent. La menée de sorcières accompagnées d’êtres fantasmagoriques s’imagine fort bien dans les cieux obscurs, couvrant les sombres forêts de nos montagnes. Je n’en connais pas la véritable histoire ni même son origine ; par contre elle fut certainement contée et contée, assortie d’innombrables fioritures imaginées par les conteurs lors des longues veillées.

Valentin s’empara de ce thème et produisit ce dessin dont l’intérêt, en ce qui nous concerne, réside dans le paysage : une vallée dominée par un escarpement rocheux et surtout une scierie, telle qu’elle devait exister au milieu du XIXe siècle. Vieux métier qui existe toujours mais avec d’autres équipements.

Ce site ressemble étrangement à une petite vallée où je me promenais autrefois, au-dessus de Thann. L’escarpement existait bel et bien, à proximité d’une petite clairière nommée : Camp de Turenne. on raconte que ce chef militaire campa là, lors de la traversée de la montagne par son armée pour prendre nos ennemis à revers ; vérité historique ou autre conte lors des veillées? Je l’ignore. Là où ailleurs, il franchit effectivement la montagne pour surprendre ses adversaires dans leur dos, leurs canons étant pointés vers la France, d'où il était sensé venir. Les pauvres, ils se sont fait sérieusement botter les fesses !

Mais j’atteste le réalisme du dessin, excepté la nuée bien évidemment. Quoique… Je n’y suis jamais allé la nuit… La nuit, je dors !

Et le matin, je cause. Pas trop tôt, pour ne pas vous réveiller.

Bonne journé et la nuit prochaine, oubliez la nuée ! Mon intention concernait uniquement la scierie.
Jean-Marc.L30
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Envoyé le: mardi 27 avril 2010 09:00



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Bonjour Serge, bonjour Jean, bonjour Bénédicte, bonjour Christophe....:bisou:

Encore une drôle de journée qui se prépare pour moi avec les céréaliers qui vont semer une belle pagaille dans les rue parisiennes...Angry
Enfin, c'est ainsi...Rolling Eyes
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 27 avril 2010 09:51



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Bonjour à tous

Serge , voici un métier que tu as du voir dans les Vosges....

Perceur de tuyaux de fontaine

Dans nos villes et villages, de nombreuses fontaines et lavoirs ont été construits au cours des siècles .Pour les alimenter en eau, dans certaines régions comme les Vosges et la Franche-Comté, on a souvent utilisé des conduites de bois .



Les tuyaux en bois étaient obtenus en creusant des troncs ou des branches non équarris, l'écorce constituant une bonne isolation. Il s'agissait d'abord de faire un premier percement avec une très grande tarière, puis d'élargir le trou jusqu'à transformer le sapin en véritable tuyau capable de conduire l'eau.
Ordinairement le travail se faisait à deux ouvriers, les bois étant creusés à partir des deux extrémités du rondin .
Outre le sapin, le chêne, l’orne et l'aulne étaient les essences les plus utilisées. Des regards étaient aménagés régulièrement afin de permettre l'entretien des tuyauteries. Selon les cas, ces tuyaux pouvaient être assemblés soit en sifflet c'est-à-dire qu'on emboitait le bout effilé d'un tuyau dans 1'orifice évasé d'un autre, soit à l’aide de bagues de fer tronconiques. L'eau en faisant gonfler le bois était le meilleur garant contre les fuites. Ces tuyaux étaient sains et faciles à poser mais ils étaient très pénibles à creuser; aussi, va-t-on chercher à utiliser la force hydraulique et donc à mécaniser le forage. En 1793, le forestier Lequinio vit près de Poligny (Jura) des “ moulins à percer “ fabriquant des tuyaux de bois et des conduites.
Autre inconvénient, leur longueur et leur diamètre étaient limités par la taille des tarières disponibles: on utilisait des perches de bois d’une longueur maximale de trois mètres.
Dans certaines régions ces conduites d'eau s'appelaient “bourneaux”

Ce métier remonte loin dans le temps, on en trouve mention au Moyen Âge. En 1461, la fontaine publique d'Orbe (Suisse) était en bois ainsi que les canalisations . Et pendant longtemps les tuyaux d'eau ne furent que creusés dans des troncs de sapin . Aux Fourgs (Haut Doubs) vers la Révolution,les fontaines étaient alimentées par 1 157 tuyaux de dix pieds chacun . Cette canalisation avait été faite en 1769.Le Musée départemental de Champlitte (Haute Saône) conserve une fontaine de ce genre avec dix huit mètres de tuyaux, à l'extrémité desquels se trouvait la « grenouille » en bois.
C'est le témoignage que le métier fut particulièrement florissant à cette époque.


Fontaine de Pinefaing (Gérardmer 88)L'arrivée d'eau est une conduite en bois.

Bonne journée.


:bisou:
Serge.S273
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Envoyé le: mardi 27 avril 2010 10:19



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Bénédicte,

Bonjour.

Je n’ai jamais eu l’occasion de contempler le perçage de tuyaux dans des troncs de sapins.

Je n’en soupçonnais pas l’existence jusqu’à un certain jour de mon adolescence ; me promenant autour de Thann dans l’espoir de réussir une aquarelle, je butai sur une longue excavation bordant la route ; visiblement il s’agissait d’un chantier pour l’adduction en eau de la ville.

Les vieux tuyaux en bois avaient été relevés et déposés le long de la tranchée. Je découvris ainsi l'usage de troncs de sapins percés en génie civil.

J’appris, plus tard, dans un cours de construction, que le sapin, placé en milieu humide à l’abri de l’air, héberge un champignon microscopique qui l’imprègne complètement, le protégeant ainsi d’autres attaques et le préservant de la putréfaction ; d’où son intérêt pour la construction, par exemple et le plus souvent comme pieu de fondation. Dans le cas de ma découverte, les troncs de sapins servaient de tuyaux.

Les pièces relevées semblaient en bon état et je suppose que leur notable insuffisance en débit, face à la demande grandissante des citadins, motivait leur remplacement.

Probablement existe-t-il encore des vestiges encore en service de cette ancienne technique. Pourquoi pas ? Le sapin bleui a la vie dure !

Amitié.
Serge.S273
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 avril 2010 15:45



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À propos de gravures de Henri Valentin.

Plusieurs gravures placées ici furent publiées par le Magasin Pittoresque, en 1853, comme illustrations d'une nouvelle intitulée : La Sagar des Vosges.

(pp. 235/237, 251/256, 291/295, 321/323).

Le volume de 1853 est consultable en ligne à la Bibliothèque Nationale (Gallica).
Yves.G389
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 avril 2010 17:55


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l'avantage c'est le seul tuyau qui resiste au gel, toutes les pompes et fontaines sur les places publiques en montagne sont en bois !
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 27 avril 2010 20:48



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Bonsoir Céline

J'ai une petite curiosité-j'espère ne pas être indiscrète-mais au vu des questions que vous posez.... je crois vous êtes très jeune, je me trompe ?...il semble que le XXème siècle vous paraisse une époque très lointaine.....

Quant à votre suggestion, je pense que c'est une très bonne idée... mais pas sur ce fil qui se consacre plutôt aux vieux métiers.
Si quelqu'un voulait lancer un fil sur les mythes et légendes de nos régions, ce serait sûrement très intéressant.
Personnellement, je n'ai recueilli aucune légende auprès de ma famille....

Bonne soirée

Amicalement.
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 28 avril 2010 10:13



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Bonjour à tous

Apprenti

Personne qui apprend un métier.





Apprentissage sous l’Ancien Régime

Ce système de formation a tout d'abord été développé durant la fin du Moyen Âge et , au fur et à mesure, a été supervisé par les autorités municipales et communautaires. Un maître artisan avait le droit d'employer de jeunes gens comme de la main-d'œuvre à bas prix et devait en échange les initier officiellement à son métier. La plupart des apprentis étaient des hommes, mais il existait aussi des femmes apprentis dans nombre de métiers en relation avec la broderie, le tissage de la soie, etc. Les apprentis étaient jeunes (généralement entre quatorze et vingt-deux ans, parfois des enfants de onze ou douze ans) et célibataires

Sa durée varie selon les corps de métier de 2 ans à 12 ans (4 ans pour la plupart des métiers). L'apprenti (ou l'apprentie quand c'est une fille) est logé et nourri chez le maître (ou la maîtresse quand c'est une fille) auquel ses parents ou tuteurs doivent payer les frais de son entretien: un contrat d'apprentissage est passé par écrit, très souvent devant un notaire.

En fait, les obligations matérielles d’entretien de l’apprenti pendant son stage sont supportées par l’une des parties ou réparties entre les deux contractants selon des modalités très variables. De profondes variations existent, non seulement entre métiers, mais aussi au sein d’une même profession. De même que pour la nourriture, le logement, le chauffage et l’éclairage, les parties peuvent l’une et l’autre participer à la fourniture des outils nécessaires à l’apprenti pendant son stage.
Dans les corps maîtrisés, tout apprenti entrant chez un maître doit payer un droit à la communauté ; paiement incombant en général au représentant de l’apprenti.
Parfois le maître s’engage à rémunérer son apprenti, l’âge élevé de l’apprenti plus fort physiquement et plus expérimenté que les jeunes, conditionnant le versement d’une rétribution. Ceci se voit souvent dans des professions exigeant des aptitudes physiques comme couvreur, tonnelier, charpentier ..etc.
Le paiement d’un salaire dispense le maître d’assumer les obligations matérielles habituellement à sa charge ; l’artisan rémunérant son apprenti n’est plus tenu de le nourrir ; or, en période de récession économique et de cherté des vivres, le maître tire avantage à verser un salaire.
Dans quelques contrats l’apprenti reçoit des gages, soit à l’expiration de chaque année, soit au terme du contrat. Un avantage en nature se substitue parfois à la rémunération en espèces ou vient la compléter. Dans certaines professions, il est d’usage de remettre à l’apprenti les outils qui ont servi à ce dernier pendant son stage.

Des écoles professionnelles, qui dépendent des communautés de métier, donnent un enseignement théorique collectif, parfois de plus haut niveau que celles de l'Université, par exemple en arithmétique et en géométrie pour les horlogers.

Une fois reçu, l'apprenti prête serment auprès des jurés, puis il est inscrit comme compagnon de ce métier sur le registre de la ville.

Ensuite

Au début de la Révolution française, en mars 1791, la loi d'Allarde en supprimant les Corporations met fin au système d'apprentissage des métiers sous cette forme, l'encadrement normatif disparaissant avec les corporations.

La première moitié du XIXème siècle de la révolution industrielle, marqué par le déclin relatif de l'artisanat, milieu classique de l'apprentissage, et par l'essor de l'usine, tout en ayant recours au travail des enfants, ne proposera pas de modèle alternatif de formation professionnelle à leur destination.

Face au vide juridique et en s'appuyant sur le travail jurisprudentiel, la Loi du 22 février 1851 sur le contrat d’apprentissage rendra celui-ci obligatoire mais n'obligera pas son écrit.


Un cordonnier et son apprenti.

L'institutionnalisation de la forme moderne de l'apprentissage n'interviendra qu'à la sortie de la première guerre mondiale .

Actuellement, le contrat d'apprentissage est un contrat de travail, destiné aux 16-25 ans, élaboré en vue de la formation, sanctionnée par un diplôme, à un métier. Ce contrat repose sur le principe de l’alternance entre un enseignement théorique en centre de formation et une formation pratique chez l’employeur.


Bonne journée.

:bisou:




Annick.C15
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Envoyé le: mercredi 28 avril 2010 10:41



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Messages: 1 877
Bonjour à tous!

Un petit ajout au texte de Jean: l'achat des outils reste toujours de mise de nos jours pour les apprentis!
en France comme en Suisse.
De plus, même mon gendre qui est ouvrier et non plus apprenti doit acheter ses outils: il est électricien!(en Suisse).
Mais, j'ai des voisins dont la fille veut entrer dans une école hôtelière et on lui demande d'acheter une panoplie, et de plus, c'est relativement cher!!!

Je lis toujours votre file avec plaisir!

Pour les images, je mets mon adresse mail à Béné en M.P. je suis abonnée!

Amicalement

Serge.S273
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Envoyé le: mercredi 28 avril 2010 14:47



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Bonjour.

Étudié par mon fidèle envoyé spécial Henri Valentin, le métier du jour: le Bandit.



N’en doutons pas, l’étude vraisemblablement effectuée en Corse, nous permet d’admirer le seul bandit fréquentable en ce bas monde : celui à la fois de Corse et d’honneur ! Je vous revoie à Mérimée (Proper) pour les explications.

Et puis cela nous sort un peu des Vosges.

Bon après-midi.
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 28 avril 2010 16:05



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un Bonjour à toute la troupe

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
clemeguy
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Envoyé le: mercredi 28 avril 2010 16:51


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Messages: 739
oui en effet benedice je suis jeune enfin du moins j'ai la trentaine pour etre excate
le 20 eme siecle m interresse beaucoup en effet mais seulement sur certains sujets
donc des que j'aurai une question sur un vieux metier ect du 20 eme siecle je vous ferai signe sur cette file

je vais essayer de voir si les personnes qui sont sur genealogie sont tentes une file sur les mythe et legendes on verra
perso je ne peux pas je suis vraiment trop occupee pour cela malheureusement mais si tout le monde mets en route cette file a venir ça pourrait etre sympa
ça nous permettrait de rever un peu et je crois que tout le monde en a bien besoin dans ce monde

bises a vous tous
Benedicte.V5
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Envoyé le: mercredi 28 avril 2010 18:16



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De l'âge de mes filles, donc Céline......

En effet Serge, on est bien sorti des Vosges....


Bandit , métier universel s’il en est…….de l’italien bandito, de bandire, bannir : proprement un banni.


Selon le dictionnaire, on trouve 22 synonymes :
assassin, brigand, canaille, coquin, crapule, criminel, flibustier, forban, fripon, gangster, gredin, hors-la-loi, malandrin, meurtrier, misérable, requin, routier, sacripant, scélérat, vaurien, voleur, voyou.


Comme on peut le voir par l’étendue des mots s’y référant….. c’est une « profession » très répandue…….


Bonne soirée.


:bisou:
christ.L12
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Envoyé le: mercredi 28 avril 2010 18:47



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pour illustrer les bandits




.




voici un vieux métier du moins je crois !!!!

patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 08:22



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Bonjour.

Un Marchand de paniers.



Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 09:15



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Quelques difficultés ce matin… L’image, tout en hauteur, avouait une taille déraisonnable en pixels. Je la réduisis avant de l’expédier vers le site d’hébergement mais, en l’absence d’aperçu permettant de juger son aspect ici, il me fallut tâtonner.

Le résultat me paraît bien maigrichon, mais publiable.

Cette image précède quelques autres à venir représentant des métiers citadins, parisiens pour le plus grand nombre.

À côté de professions ayant « pignon sur rue » si je puis m’exprimer ainsi, on découvre de multiples petits boulots. Comme maintenant, direz vous ; peu-être mais certainement en plus grand nombre.

Henri Valentin s’en est donné à cœur-joie et, si j’ai choisi ce dessin en premier, c’est en raison de l’humour qui l’imprègne. on peut supposer en effet que le marchand s’affublait d’une pile de vanneries au-dessus de sa tête, pile qui lui valait certainement un succès de curiosité attirant les acheteurs ; on peut également supposer que le dessinateur en rajouta, manière de rire un peu. Ce n’est pas une caricature de Daumier, mais tout de même, on s’en approche.

Bonne journée.
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 10:24



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Bonjour.

Le Magasin Pittoresque est une mine d’information sur des métiers disparus ou sur des pratiques tombées en désuétudes de métiers exercés aujourd’hui avec des moyens modernes.

Je me propose de vous livrer quelques textes issus de cette source. Rédigés par des auteurs du XIXe siècle, ils constituent des témoignages directs de ce qui se pratiquait, énorme avantage sur les études d’historiens actuels.

La manière ma plus commode serait de vous livrer les pages de cette revue en fac-similé. Le texte ainsi restitué reste lisible mais difficilement récupérable pour d’autres travaux ; en outre les images perdent en netteté.

Je récupère donc le texte avec un logiciel de reconnaissance optique des caractères, ce qui nécessite ensuite un travail de correction minutieux, d’autant plus que je tiens à conserver l’orthographe parfois contestable d’origine, orthographe que ce logiciel cherche à corriger automatiquement.

J’ai enfin séparé les illustrations du texte.

Contrairement aux dessins de Valentin, cette production sera donc bien échelonnée dans le temps.

À suivre...

Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 10:49



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Gravure et imprimerie en taille-douce (1).

(in : Magasin Pittoresque. Tome XX, juin 1852. pp188/189.)

Premier article.

Nous nous proposons de donner, en peu de pages, à nos lecteurs, une idée exacte des différentes opérations nécessaires pour graver une estampe et pour l'imprimer.
Les deux manières principales de graver sont le burin et l'eau-forte ; tous les autres procédés en dérivent plus ou moins directement.
Déjà, dans ce recueil, nous avons fait connaître la tradition qui attribue aux orfévres florentins du quinzième siècle l'invention de la gravure. on suppose que ces artisans ou plutôt ces artistes, en tirant des empreintes des sujets qu'ils gravaient, soit sur des plaques de métal pour servir d'ornement à différents meubles, soit sur des vaisselles où ils ciselaient des armoiries, s'aperçurent que le noir qui restait au fond des tailles, se reportant sur les empreintes de terre ou de cire, pouvait bien aussi se reporter sur le papier. Ce pas, dit-on, en fit faire un second ; celui-ci d'autres ; et c'est ainsi que l'art de la gravure aurait été inventé.
Quoi qu'il en soit, cet art était parvenu, dès les quinzième et seizième siècles, à une grande perfection ; les chefs-d’œuvre que les anciens graveurs nous ont laissés en sont une preuve incontestable. Durant les deux derniers siècles et le nôtre, on a seulement modifié quelques-uns des procédés.
on grave sur des plaques de métal, cuivre, acier, zinc ou étain, épaisses d'environ une ligne. L'acier est devenu le métal le plus généralement employé, parce que la quantité des épreuves qu'on peut en tirer est très-considérable. Le cuivre est préféré pour les sujets qui ont besoin d'un moindre tirage ; le zinc pour les plans ou cartes d'une très-grande dimension, et l'étain pour la musique.
Voici comment procède le graveur au burin. Sur une planche de cuivre ou d'acier, on trace légèrement à la pointe le contour du sujet qu'on veut représenter, ainsi que la direction et la forme des principales tailles qui doivent colorer la gravure. Ensuite, avec un burin d'une dimension et d'une forme en rapport avec les traits que l'on veut tracer, on coupe e cuivre en poussant en avant, comme avec un rabot ou une gouge, ce qui enlève, en effet, de petites lames de métal qu'on nomme copeaux.
Les tailles ou traits multipliés les uns près des autres, forment, suivant leur disposition, leur rapprochement et leur grosseur, des teintes plus ou moins vigoureuses, et l'ensemble de la gravure la plus parfaite n'est rien autre chose que l'ensemble même de ces traits.
Ce procédé, qui paraît d'une si parfaite simplicité, est extrêmement aride ; on ne le possède qu'après un long apprentissage et l'étude minutieuse de toutes les difficultés proprement dites de métier. En tout ce qui touche à la partie purement artistique, les exigences restent les mêmes pour tous les genres de gravures.
Certaines estampes n'ont été terminées qu'après un travail assidu de dix, vingt et trente années. on cite même quelques planches qui ont occupé la vie presque entière d'un graveur.


1 Nous devons ces articles et tous les dessins qui les accompagnent à un graveur très-expert dans son art, M. Ch. Jacques.

n.b. : Le traitement de texte de ce site refus obstinément d'écrire le "O" majuscule après un point.
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 10:50



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Figure 1



...
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 10:51



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Figure 2



...


Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 10:52



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Figure 3




...
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 10:52



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Figure 4



À suivre...
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 13:20



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Bonjour à tous.

Merci Serge pour ces magnifiques gravures et les articles qui les accompagnent.

Je me demande comment faisait ce vannier pour attraper les paniers choisis par ses clients..... ou il était jongleur également....


Commissaire à terrier

Personne dont la fonction consistait à mettre à jour les documents récapitulatifs des droits seigneuriaux.

A la fin de 1'Ancien Régime, la pratique de la rénovation des terriers s'inscrit dans le cadre de la réaction féodale qui s'accentue à partir du milieu du XVIIIe siècle. Dans toutes les provinces, les seigneurs se montrent plus soucieux qu'ils ne l’ont jamais été de tirer le maximum de profit de leurs droits féodaux. Ils étaient sans cesse menacés par la disparition des cens : qu'un receveur négligeât tel ou tel droit, il tombait en désuétude. Les documents ordinaires de la gestion seigneuriale n'étant pas assez précis, le seigneur avait intérêt à posséder un titre qui ne puisse prêter à contestation. Le terrier répondait à ce but : établi contradictoirement d'après les déclarations des tenanciers, vérifiées par tous les titres et documents que le commissaire à terrier pouvait réunir, accompagné de plus en plus fréquemment d'un arpentage qui permettait d'établir un plan du terroir, il constituait un véritable cadastre de la seigneurie.




Les fonctions de commissaire à terrier exigeaient une triple compétence de juriste, d'archiviste et d'arpenteur-géomètre. Il y fallait encore une certaine aisance ou tout au moins des avances, n'étant rémunéré qu'à un certain stade de son travail.


Bonne journée.

:bisou:

christ.L12
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 14:12



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bonjour

sur une autre file quelqu'un cherche le métier de rigoleur


patronymes sur 57 Rall,Neufint/Tänny/Boltz/Bossert/Theobald/Scheuer/
Kiehl/Geisler/Dumolt/Walter/Stenger/Burgun/Schwoerer/Lehmann
patronymes sur 67 Rall/Woelffel/Muller/Simon/Wattron/Zehner/Fritsch/Lux/Martin/Dumolt/Hilt
patronymes sur le luxembourg Boltz/Kiehl/Bernard/Sosson/Jung/Wagner/Medernach/Hansen
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 14:33



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Pour Martine

Rigoleur



Le rigoleur s'appelle aussi baigneur ou irrigateur de prairies

Voici en quoi consiste son travail:






(Maison rustique du XIXème siècle; encyclopédie d’agriculture Vol 1.1835
Par Charles François Bailly de Merlieux,Alexandre Bixio,François Malepeyre)




Cordialement

Jean-Marc.L30
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 16:55



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Bonjour Jean, bonjour Bénédicte, bonjour Christophe, bonjour Serge,...:bisou:

Ben, d'ici peu de temps, il en faudra des rigoleurs et des rigoleuses en IDF : le ciel s'assombri...Mr. Green
Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 17:05



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Gravure et imprimerie en taille-douce.

(in : Magasin Pittoresque. Tome XX, juillet 1852. pp.236/237.)

Suite. - Voy. P. 188.

on a vu dans notre premier article que ce qui constitue la gravure en taille-douce est une réunion de traits creux formant autant de petits sillons ou canaux destinés à recevoir le noir qui doit se reporter sur le papier pour former l’épreuve ou estampe. Or, qu'une planche ait été gravée, soit avec le burin, soit avec l'eau-forte, soit à raide de toute autre espèce de procédés, la surface de la planche présente toujours des creux recevant le noir qui se reporte au moyen de la pression sur une feuille de papier.

Quoique la presse des graveurs ait plus d’une fois varié de forme, elle était assez perfectionnée dès les premiers temps de la gravure pour reproduire en admirables épreuves les tableaux des grands maîtres. Rien ne dépasse aujourd'hui la fraîcheur de ces belles estampes.

Le mécanisme d'une presse est fort simple, et cependant peu de personnes s'en forment une idée précise.

L'imprimeur à qui l'on remet la planche gravée l'expose sur un instrument que l'on nomme boîte. C'est en effet une espèce de boite dont le dessus est une plaque de tôle et dans laquelle on introduit une cuve de fonte nommée poêle, qui contient de la poussière de charbon de bois allumée comme dans une chaufferette.

Lorsque la planche a atteint un certain degré de chaleur douce, l'imprimeur, au moyen d'un tampon, la couvre aussi également que possible d'une couche mince de noir broyé.

Ce noir, broyé avec une huile très-épaisse, se liquéfie légèrement à la chaleur, et peut entrer dans les plus légères entailles du cuivre ; on prend alors un chiffon de grosse mousseline, et, en le tournant sur la gravure, on fait entrer le noir dans tous les traits, en même temps qu'on en retire le superflu. C'est ensuite au moyen de la paume de la main qu'on enlève tout ce qui reste en dehors des tailles et salit la superficie.

Puis on place la gravure sur une grande planche de noyer A (fig. 7). on la recouvre d'une, feuille de 'papier humectée B, et, Sur cette feuille de papier, on pose quatre ou cinq morceaux d'une étoffe qui lient le milieu entre le drap et la flanelle, C.

Tout cela passe ensemble entre deux gros rouleaux de noyer, de gaiIlac ou d'acier DD, qui, étant extrêmement serrés, opèrent une pression énorme, et forcent, par l'élasticité du drap, le papier humecté à entrer dans les trous de la planche et à s'approprier tout le noir qui s'y trouve. on retire alors l'épreuve de dessus la planche, et cette prompte et merveilleuse opération, répétée autant de fois qu'il est nécessaire, donne au commerce les innombrables estampes qui ornent nos livres, nos appartements, nos rues et nos quais.

La suite à une autre livraison.


...


Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 17:11



Inscrit le: 10/05/2007
Messages: 3 217
...

Fig. 5.



...


Serge.S273
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Envoyé le: jeudi 29 avril 2010 17:11



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...

Fig. 6.



...


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