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Les chiens aboient mais la caravan'e passe - Filae.com
mica1000
Les chiens aboient mais la caravan'e passe
Envoyé le: lundi 5 juin 2023 01:22


Inscrit le: 19/09/2021
Messages: 14
NOMS DE FAMILLES AVEC DOUBLES "S" en Loire-Atlantique et Vendée: pourquoi sont-ils si nombreux ?


Parce que depuis que des associations ou entreprises en généalogie, font du clientellisme via internet, que quelques jeunes ou moins jeunes paélographes s'y sont greffés pour faire leur publicité en filant quelques "tuyaux", mais parce que que, depuis 20, nul d'entre ces institutions ou professionnels, n'ont jamais désiré transmettre avec amour désintéressé, aux généalogistes amateurs (et clients,), comment faire la différence entre deux S et deux F coincés entre deux voyelles, dans les écritures à plumes d'oiseaux, de métal ou de roseaux, trempées dans de l'encre préparée par le scribe, sur du papier qui coûte un bras, en des siècles que nul d'entre nous n'a vécu, 20 ans après, le terrible constat est là: sur 100 relevés ou arbres citant du nom à ces doubles consonnes, 80 minimum sont dans l'erreur de lecture.

Ou sinon, ...


RÉPONSE - au choix :

- Parce que les double S longs mediums (milieu du mot) sont à la mode ?
- Parce que il est plus facile de croire que c'est la faute aux F tracés "à la va vite" qui ressemblent à un double S longs médium ligaturés tracés incorrectement par un scribe pressé, plutôt que de comprendre que c'est l'inverse : deux S mal tracés ressemblent à deux F mal tracés, parfois à s'y méprendre (mais c'est rare) ?
- Parce que certains actes demandent trop d'attention et freinent le nombre de relevés produits ?
- Parce que les nom en double F sont moins nombreux que les double S, alors autant tamponner tous les doubles F
avec deux S, pour ne pas perdre de temps ?
- Parce que il faudrait commencer par comprendre le concept de double S au lieu de retenir son image globale et certaines de ses variations graphiques et stylistiques proposées en initiation rapide à la paélographie ?
- Parce que on a oublié que un F miniscule en écritures manuscrite, passe en dessous de la ligne d'écriture, comme de nombreux J ou G (ce que font peu de F typographiés hors quelques polices rarement utilisées et peut-être méconnues) ?

(Mais assez d'ironie, plus sérieusement Smile

- Parce que nous écrivons rarement à la main de nos jours des notes destinées à une autre personne et que lisons surtout des textes typographiés dont la forme des lettres ne bouge jamais ?
- Parce que dans les ouvrages du XVIII e siècle, les S long médium typographiés ont commis l'erreur d'être trop minimalisés en restant sur le bas de la ligne d'écriture et en affichant un mini crochet À SA GAUCHE, tandis que la barre horizontale du F le traverse ou se situe À SA DROITE et que la différence n'est pas assez nette entre ces deux lettres ?

( "Erreur" des typographes ? : le petit trait horizontal du S long typographié visible sur la gauche du trait vertical, symbolise le crochet ou "l'attaque" de la lettre manuscrite, quand on arrive de la fin du tracé de la lettre précédente, avant de descendre puis remonter aussitôt pour former ce S long (mais des fois le second S peut être commencé par le haut si les deux ne sont pas tracés d'un seul jet ou si justement, ils le sont)
Il manque donc soit un petit ventre au S long médium des typographies (mais dans le souhait de minimaliser, le S aurait eu une épaisseur supérieure aux autres lettres typographiées), soit d'oser descendre un chouilla ce S sous la ligne de base de l'écriture ; car la règle N° 1 en alphabet latin est en théorie, que aucun signe ne puisse être confondu avec un autre.)



Mais commençons par cette ANNONCE DE RECCORD ! 947 relevés aux nom de famille erroné présents en FILAE pour une recherche à partir du nom de famille "COUSSIN / Loire-Atlantique " (Ce n'est qu'un exemple de double S envahisseurs).

De quoi sourire devant l'ampleur de la tache, à un niveau départemental ou national, s'il fallait un jour vérifier, peut-être trier puis corriger ces probables milliers de relevés erronés citant du COUSSIN (ce qui serait pourtant préférable)...

Mais où est l'erreur ?

Après tout, COUSSIN, c'est joli facile à prononcer et si il plait ainsi, c'est bien aussi.
Et leurs doubles S font si vrai ! (faut regarder sans s'y attarder pour que le charme de sa présence fonctionne).
Hélas, en généalogie, on sait bien que on ne choisi pas ce qui est joli ; on fait simplement avec les noms des gens (qui eux-même ne les ont pas choisi).

Mais alors, où est l'erreur ?

... Allez, je vais le dire... car je sais bien que quiconque ira voir dans la liste des 947 COUSSIN du 44, préfèrera peut-être lire COUSSIN dans les actes, puisque dans les relevés, c'est écrit COUSSIN. Lire COUSSIN en un relevé, c'est mémoriser le mot, et le voir en COUSSIN dans l'acte n'est alors qu'un réflexe naturel qui calque le mot COUSSIN mémorisé sur celui écrit COUFFIN.

Sans oublier que l'image globale du mot COUSSIN ne se différencie, par exemple, d'un mot comme COUFFIN, que en regardant, parfois attentivement, le nom dans l'acte. Et encore, parfois le doute peut persister.
En admettant également l'évidence que une écriture bâclée d'un acte usé par le temps, n'aide en rien à sa juste lecture.


En fait, la question raisonnable mais délicate serait : a-t-on compris quand, pourquoi, comment on trace un double S allongé, dans quels contextes ou situation on le pratique et à quoi cela sert ? D'où il sort (de quand ça date), pourquoi ils ne sont tous pas tout à fait pareil ? Etc.
(Il n'y a pas de gène à ressentir en cela, puisque les S longs mal tracés qui ressemblent un peu parfois à des F mal tracés, ne sont plus utilisés de nos jours dans les écrits manuscrits ou typografiques; on les a juste un peu oublié).


Pour y répondre, il suffirait de prendre un flacon d'encre, une plume d'oiseau taillée à pointe légèrement carré, ouvrir un cahier ou livre relié aux feuilles de papier vergé sorti d'un moulin et commencer à rédiger un acte sans trop peaufiner...

... ou faire confiance à ceux qui ont besoin ou envie dans la vie de nos jours, d'écrire vite et à la main, avec des outils naturels et non industrialisés et ne confondent donc pas, par habitude, en lisant des actes, les lettres avec d'autres (sauf si vraiment trop mal écrit ou si trop de ligatures et abréviations diverses latines ou pas) et profiter ainsi du partage de leur expérience (couplée avec celles des paélographes). Je dis cela au cas où...


Mais revenons aux COUSSIN des relevés...

Que les COUSIN se rassurent. Parmis tous ces COUSSIN de Loire-Atlantique listés en résultats de recherche, quelques COUSIN...
(En effet, le nom est bien écrit COUSIN en ces actes, mais certains releveurs habitués peut-être à doubler les consonnes, peut-être pour faciliter la recherche des noms, transcrivent aussitôt en COUSSIN...)

Pour presque tous les autres COUSSIN de ces relevés erronés, c'est "bingo" pour tous les arbres à COUFFIN de la Loire-Atlantique !!
Environ 900 COUFFIN minimum (à vue de nez) rien que dans cette liste de 947 relevés nommés COUSSIN, ce n'est pas rien.

Nous commençons donc à le deviner : il n'y a pas de COUSSIN en 44 (en tout cas, pas de qoi faire 947 relevés actuels), puisque tous ( ou combien ?) sont des COUFFIN, comme l'ont écrit les scribes en ces actes ; avec deux " f " et non pas deux " s " !

Mais bon, songerions nous, si on aime les doubles S (par exemple, j'aime bien en tracer, ainsi que les F, sans préférences particulières pour l'un ou l'autre ; juste selon comment s'écrit le mot), comment fait-on pour trouver des vrais double S et éviter le risque d'être en présence de doubles F ?

Pas de soucis, en généalogie, autant il y a de la place pour les COUFFIN et COUSIN, autant il reste quelques valeurs sûres à explorer dans les registres : CASSARD (facile à repérer et sans variations d'écriture, ou si rarement), CASSIN (à condition de ne pas y fourrer tous les CAFFIN et CAPHAIN des paroisses avec ou sans CASSIN qui y vivent), GRASSIN (bien moins fréquents que CASSARD, en 44)...

Un double S conventionnellement tracé se reconnait facilement. Normalement, on évite (on devrait éviter) de tracer deux S étirés sans lever la plume (à moins d'être un scribe capable de le faire avec intelligence). Il est donc préférable et plus simple de n'en étirer qu'un seul : le premier ou le second, au choix ou selon le type de voyelles avant et après le double S ou l'habitude prise par le scribe.
Mais dans les faits, par précipitation, la plupart des scribes en tracent deux mal fichus, ce qui facilite la confusion avec un double F mal tracé.


La lettre F se reconnait par sont trait horizontal qui le traverse vers son centre de gravité, ou plus haut ou plus bas, où se positionne à droite. Quoique des fois il n'est que esquissé, presque suggéré sur le premier ou second F, ou parfois c'est une boucle (quand le F tourne en bas à droite au lieu de tourner à gauche).


De plus, si le S étiré qui descend sous la ligne d'écriture, est courbé vers la gauche comme le fait naturellement le F, d'autres F ont leur courbe sous ligne d'écriture tournée vers la droite (surtout si l'axe de l'écriture est vertical. Jamais un S prendra son virage en bas à droite (à moins de consulter le registre à l'envers).


Exemples de noms de famille avec double S :
- CASSARD (comme un célèbre corsaire)
- CASSIN (nom de famille générique qui sert à caser en général et abusivement - outre les vrais CASSIN - tous les faux CASSIN : CAFFIN, CAFIN et CAPHAIN de façon systématique, de quelques façon dont ce noms soit écrit dans l'acte, ainsi que de nombreux COSSIN et quelques COUFFIN... et les COFFIN qui passent par là, bien sûr.),
- GRASSIN (peut-être à chercher aussi chez CASSIN ?)
- MASSIN (vérifier chez les MASSON si certains n'y sont pas),
- MASSON (idem : vérifier chez les MASSIN),
- COSSON (en général, casés vite fait chez les CASSIN)
- ASSOULINE,
- TESSIER ou TEXIER
- GRASSIN,
- BASSIN (nombreux en relevés du 44, suceptible d'emporter avec eux quelques BAFFIN ou RAFFIN...),
- TASSIN (prévoir une bonne moitié de TAFFIN moins la série de Aires sur la Lys, du Pas de Calais, que je corrige ce jour comme sur le tapis d'une usine ; une suite de TASSIN répertoriés avec deux vrais F dans les actes et aucun faux double S subliminal...),
...

Exemples de noms de famille avec F ou double FF :
- RAFFIN (lesquels semblent être presque tous épargnés des faux doubles S mais on en trouve en relevés BAFFIN)
- TAFFIN (à ne pas confondre avec TASSIN)
- CAFFIN, CAFIN, CAFFAIN, CAPHAIN (variations phonétiques, généralement lues et retranscrites systématiquement ou trop souvent en releves et arbres, en CASSIN, indépendemment de la manière dont sera écrit CAFFIN dans l'acte, mais qu'on trouve aussi relevés en COFFIN),... d'où la baisse significative des CASSIN du 44 et 85 au fur et à mesure que j'y retire les faux des relevés...
- COUFFIN (dont plusieurs centaines transformés en COUSSIN et à ne pas confondre avec les COUSIN transformés parfois en COUSSIN et qui peuvent par erreur du scribe, concerner des CAFFIN),
- COFFIN (dont une partie à rechercher dans les relevés nommés CASSIN qui servent un peu de rangement général à tout ce qui y ressemble de près ou de loin. Parfois, sont-ils peut-être relevés en CAFFIN..; ce qui est sûr : même les scribes ne parviennent parfois plus les distinguer, sans oublier ceux qui tracent si vite et mal leurs A précédent une lettre qui se commence par le haut, que la méprise avec un O mal tracé est bien naturelle.
- BAFFIN (qui peuvent cacher des RAFFIN ou des TAFFIN. J'en ai corrigé quelques uns en acte difficiles à lire, pour les replacer chez RAFFIN et TAFFIN, mais j'en ai certainement laissé passer deux ou trois... Se sont-ils transmutés avec des BASSIN ?)
- COEFFARD (dont 117 à retrouver dans la liste des relevés en COESSARD)
-...

Certes, il arrive parfois que les scribes écrivent si mal que les lire n'est pas confortable et sujet à erreurs.

Il y a aussi les actes en piteux états, les micro-film quasi effacés et proposés en consultation sur sites des AD, hélas en fichiers numériques de (trop) basse définition, nous offrant des motifs de pixels de camaïeux de gris, au lieu des lettres composant les textes des actes espérés.... Et puis un mauvais débit internet, du matériel informatique trop modeste, contribuent aussi à rendre parfois pas facile, la consultation d'acte numérisés.

Et puis se tromper dans la lecture d'un manuscrit peu aisé à lire est bien normal. Avec le temps, on s'y habitue et on progresse. Mais rien n'empêche nos erreurs d'étourderies, fatigue (passé les 40 ou 100 actes consultés d'affilé ou erreurs de frappes sur le clavier (surtout sur clavier virtuel d'une tablette ou smartphone pour les personnes sans ordinateur comme moi et pas trop pote avec "Siri" (l'ami ou amie imaginaire de chez Apple, à qui ont demande verbalement des trucs, comme écrire un message, appeler untel ou retrouver un dossier.. et qui répond "je n'ai pas compris", parce que la voie électronique est en mode apprentissage).


Mais tout de même, des milliers d'actes concernant des COSSON, CAFFIN ou CAPHAIN, COUFFIN, COEFFARD, d'une belle écriture lisible, distiguant parfaitement les A des O, les S des F..., se retrouvent en relevés (puis arbres), tous tamponnés sous les labels CASSIN et COUSSIN, COESSARD... et jamais le contraire (hors l'inévitable exeption) !, cela peut donner le vertige ou annoncer la fréquence de confusion entre F et S lors des lectures des actes.

Actes parfois d'une belle écriture touchant même à la perfection dans le dessin des lettres, de leurs habiles et belles ligatures et l'utilisation harmonieuse de l'espace de la page, calligraphiés avec un art et une science émerveillant le regard, offrant aux générations suivantes, de beaux motifs d'instructions autant que de belles oeuvres habilement composées, et autant de beaux modèles si on en garde copie, soit pour en faire des marques pages, des couvertures de cahiers ou livres, ou pour les encadrer et les garder sous les yeux, soit pour s'en imprégnier jusqu'à se familiariser avec le dessin de leurs lettres, des rythmes gestuels et graphiques choisis volontairement par l'honnorable Maître.

Actes que des graphistes contemporains peuvent encore apprécier ou s'en inspirer pour créer à leur tour, des oeuvres artistiques, culturelles ou commerciales contemporaines (vêtements, pochettes de CD, motifs pour chaussures de sport, ou planche à roulettes (je parle mal le "franglais"), sac de courses, logotype, papier peint, papier cadeau, étiquette pour parfum ou vin, affiche en évènementiel, enseigne pour boutiques de produits artisanaux, etc. Aucun style d'aucune époque n'est à croire désuet ou abandonné ; un ouvrage bien fait et adapté à son temps suffit pour être lisible, de son temps, voir même, de créer un regain d'intérêt pour la calligraphie.



Mais alors, ... ne manquerait-il donc pas d'un espace tel un forum ou blog d'utilité publique et à forte plus-value culturelle et commerciale, dédié à la calligraphie, proposés sur les sites d'associations et autres organismes de généalogie, afin d'initier qui veut, aux bases et aux subtilités de l' écritues manuscrite à travers les époques, lieux et pratiques personnelles des scribes ?

Je précise et insiste : espace interactif dédié à la calligraphie (orientée écritures manuscrites d'actes) qui n'existe pas encore et comblerait le vide que ne peut remplir entièrement la paélographie, qui elle, n'a pas pour vocation d'enseigner la pratique de l'écriture et le ductus des signes selon leurs époques et lieux d'origines ou leurs évolutions, avec plumes d'oiseaux, calames, roseaux, bois, ou de métal ni prétendre donner des conseils dans la préparation du brou de noix (les cosses vertes des noix à laisser décanter pour obtenir l'encre brune) qui additionnée de la bonne dose de noix de galle, en font une encre ferro-tanique aux nombreuses vertues), ni de rappeler que la santé et une bonne respiration, interviennent sur la qualité des gestes; tout cela contribuant à ne plus voir l'écriture comme une suite de signes, mais comme une musique sujette à une multitude d'interprétations
.

L'approche d'un espace calligraphique pourrait inclure des photographies d'actes réels ou extraits ciblés, comme en initiation à la paléographie, mais avec une approche supplémentaire : la création de lettres et mots ou phrases "à la manière de" tel ou tel scribe de l'acte en question, laissant apparaître le tracé des lettres, l'ordre des gestes, et annotations didactiques diverses sur thèmes et sujets précis autours de la structure des lettres, de leur formation, de l'influence de l'outils et matériaux, etc.

L'image d'un texte manuscrit, la manière dont le scribe aura écrit, n'est pas un effet du hasard; c'est une conjonction de plein de choses diverses qui co-réalisent chaque écrit. Et il est souvent possible de déduire nombre de ces choses, à partir du texte manuscrit, de son support, etc.

Par exemple : que se passe-il si, avec une plume au bec large et une encre pas assez (ou trop) fluide et du papier trop absorbant (pas assez encollé) ou humide (à cause d'une forte humidité ambiante...), on essaye d'écrire petit (pour économiser le papier), vite (parce qu'un vicaire ou recteur a ses journées déjà chargées)... et qu'on trace les "s" comme celui du clavier de l'ordi ou comme un S gothique (composé de plein de traits dont il faut respecter l'ordre, dimentions..) aussi parfait que dans un livre d'heure dédié à un prince ou une reine ?

(RÉPONSE : Cela fait une grosse tache ou un vague carré noir aux angles arrondis. Alors la solution : on élance le "s" vers le haut ou vers le bas, ou vers le haut et le bas, en l' étirant comme une canne, avec ou sans crochet à gauche (au centre) ou avec ou sans petit ventre dodu façon emphore romaine... Et en plus, cela prend moins de place. Est-il utile de rappeller que certains styles calligraphiques de ceux nommés "gothique" n'ont pas subit que l'influence de l'architecture de leur temps, mais aussi le coût des supports d'écritures, d'où nécessités de serrer et abréger, en plus des nécessité de mise en page pré-formatée ?)

Idem'pour un "i" qui descendra étiré par le geste sous la ligne d'écriture, avec un crochet préalable ("y") ou sans ("j"); formes qui de nos jours, sont devenues des lettres indépendantes, mais qui aident à comprendre que les ian, Jan ou Jan, varient selon actes, scribes ou périodes et qu'il n'est guère utile de préciser "Françoys" (sauf si on préfère) et que noter "François" revient au même.


Si tout généalogiste connait l'existance de la paléographie, il semble que sa cousine calligraphie soit cependant moins en vogue.

Dommage, c'est elle qui peut vraiment instruire et ludiquement, si plus que de l'étudier dans un livre (de Claude MÉDIAVILLA, aux Éd. BNF, par ex. ou d'une des publication de SCRIPSIT - LE CALLIGRAPHE), on s'amuse, par simple curiosité, à la pratiquer.

La pratiquer seul ou entre amis, famille, sans oublier d'inviter des enfants, qui eux apprennent comme on respire, et savent déjà que dessiner et écrire c'est pareil.

Écrire (à la main) et lire (des écritures manuscrites) sont le même reflet d'un même miroir...

Reste cependant dernière question : Le nom de famille COUSSIN existe-il réellement ?

Car que restera-t-il des COUSSIN une fois vérifiés et corrigés tous les relevés de ces faux COUSSIN cachant des vrais COUFFIN et vérifié aussi d' éventuelles erreurs d'écriture des scribes rédigeant leurs actes, comme certains CAFFIN devenant COUFFIN ou COFFIN sous l'oreille et la plume d'un scribe ?

Ce qui est certain, est que plus les COUFFIN seront nommés COUSSIN, plus les autres relevés à venir, les nommeront à leur tour, du faux nom de COUSSIN, participant ainsi à la création de lignées familiales inventées ou qui peinent à se composer.

COUSIN et COUFFIN existent réellement, eux.


Souhaitant un bonjour cordial à toute personne qui aime la généalogie soucieuse des patronymes, saluant bien cordialement toute personne qui aimerait bien distinguer les lettres écrites trop promptement par des scribes qui n'ont pas tous une écriture facile à lire et remerciant surtout tous les bénévoles qui offrent généreusement ces précieux relevés, même parfois erronés, car mieux vaut une erreur et son relevé, que des des relevés inexistants, souhaiterais-je préciser à titre personnel.

Espérant que les arbres cherchant COUFFIN, trouvent de nouvelles pistes parmis les COUSSIN relevés en FILAE ou ailleurs, mais en vérifiant les actes, car des vrais COUSIN y ont été inclus,


Souhaitant que ce long petit mot soit utile et accueilli favorablement, et que les 2, 3 jours passés dessus à le préparer avec prudence, furent suffisant pour vous le proposer ainsi, avec toutes ses maladresses éventuelles, ses ironies un brin déplacées et nombreuses digressions qui reviennent chaque fois que j'en retire...


Voudrez vous acceptez, si vous avez eu la patience de me lire, d'entendre un dernier détail : si mon message commence par de l'ironie, c'est que, pas plus mais pas moins que tous les releveurs (dames et messieurs) qui nous offrent bénévolement et anonymement, leur long ouvrage de lectures de registres pour offrir à tous de pouvoir une une seule vie (ou fin de vie, car j'imagine que il rare de commencer sa généalogie inconnue à l'âge de 4 ans), j'ai souhaité participer (tardivement, certes), en un long labeur : en quelques mois, je termine de corriger tous les noms de familles à base de doubles S et doubles F mélangés en relevés (les uns étant chez les autres) au moins du 44 et 85, tant en Filae, que en CGLA, Noms de Vendée, et accessoirement ORVAULT qui ne semble pas très réactif (peut-être n'y étant pas client ?). Il me reste encore quelques centaines d'actes double S et F interchangés (généralement les doubles F sont chez les doubles S de l'AGV dès que je m'y serai inscrit pour avoir le pouvoir de proposer des correctifs. Je suis un brin fatigué, mais heureux de naviguer en Filae et CGLA et de voir que si Filae n'a pas encore fini de valider, déjà, dans l'ensemble, en réponse à moteur de recherche, les noms en double F et double S sont chacun chez eux.

D'autre part, s'il m'est ici même reproché mon ton grandiloquant, j'avoue être passionné (de généalogie autant que de plumes et bouteilles d'encre et autant que de souhait de partage) et s'il m'est ici-même, reproché mon ton professoral, je pose juste cette question : comment expliquer par des mots le double S long et le double F sans devoir expliquer, au risque d'être pris par des coqs, de professeur ? 3 jours à 12 h par jour ai-je pris pour rédiger ce message, puisque je ne vois pas où vous offrir des dessins de lettres tracées à la plume, qui m'airaient économisé tant de mots et votre temps, dans cet étroit espace de post qui est accordé aux clients souhaitant communiquer au sujet de la généalogie ?

40 ans à trimer pour pouvoir enfin partager un peu d'expérience, en environnement commercial un peu étroit d'esprit parfois; ça donne envie de graver ma propre pierre tombale...

Mon arbre généalogique parti à la recherche d'une famille inconnue, s'est étendue à tous les CAFFIN de Loire-Atlantique et Vendée - hors une branche que je préfère éviter vers le Maine et Loire sans la citer - est en GÉNÉANET sous le mêle "pseudo" que celui-ci (mica1000), car il y a trois ans, tous étaient nommés CASSIN et il fallait aller dans l'Oise pour rencontrer du CAFFIN, là où nul ne semble avoir voulu décider de nommer les CAFFIN en CASSIN (étrange; je n'en connais pas la cause).

Bref, il y a déjà environ 600 CAFFIN (oui c'est peu) en 2023, depuis que je les fait revivre, en 44 et 85, mais au moins, cela prouve que ce n'est pas la peine de nommer CASSIN ceux qui n'en sont pas, ne serait-ce que par respect pour les CASSIN, ni RASSIN les RAFFIN (par contre là c'est super méga rare pour eux).


Imaginez un instant que presque habitué à "Madame Cassin" car nul ne sait que mon prénom est à l'origine pendant 2000 ans celui des garçons et que le jour où j'expose des croquis de Bretagne, une personne qui visite refuse de me parler car elle a décidé que je suis une femme et que mon nom est CASSIN, et que en RV taf, on te dis: "ah non on n'a pas rendez vous avec monsieur Caffin mais avec madame Cassin; de quoi partir, comme celui qui courrait après les moulin (je ne parle pas de Camille Caffin, journaliste révolutionnaire, car je n'ai ni ses gènes ni ses croyances utopiques) en quête du Saint Grall de l'espoir que on arrête un peu de confondre les doubles F avec des S longs.


Des fois avec les relevés des entreprises commerciales ravie du nombre et se désintéressant de la pertinence (je respecte les bénévoles anonyles), je le dis que quand on poste un relevé du genre je me suis marié avec la femme de Louis XVI ou la Reine d'Angleterre (je préfère la première), ça va passer mais si je me suis trompé (ça arrive) ou si quelque personne remarque mon erreur ou supercherie, il faut attendre quelques jours chez noms de Vendée (des pointures) pour ne pas être validé, quelques semaines chaez CGLA (le temps qu'ils réfléchissent, quelques mois ou ans chez Filaé qui adore 1000000000000000 de relevés erronés tant que ça fait du nombre et accepte les corrections 2 ou 3 ans après car ils manquent en leur entreprise commerciales, de bénévoles poir faire marcher le tirroir caisse et que mieux vaut 100 000 relevés erronnés sur 1000 bons, que d'avouer qu'ils ont oublier de former leurs domestiques.

Dans les années 1280, un chevalier Jean CAFFIN qui possède des terres entre Nantes et vers Vallet (44), semble démontrer que le le poète orientaliste de chez Fiale qui appelle les caffin des Arabes malchanceux en éthymologie de chez Filae. non seulement ne connait pas la définition de cafin ou caffin en ère médiévale (chausson c'est pas top mais bon... y'a pire) et en bon vrai idiot orientaliste (qui n'aime ni ici ni l'Orient et ses merveilles) fait croire à tout généalogiste ce que nul ne veut en vrai apprendre; être idiot permet de faire partie du groupe, se cultiver est le risque de s'en détacher et de se faire agresser par les coqs et coquerelles.
Mais, les chiens aboient, et la caravanne passe.


... Quelques jours plus tard, après avoir découvert l'inconfort brutal de découvrir le vrai visage de cet espace féodal que sont les forums "participatifs", me relevant façon roseau, je vais bientôt un peu effacer les derniers paragraphes du type "Caliméro", et modifier ce qu'il faut, pour rester sur le vrai sujet de mon offrande: comment différencier les FF des doubles S.

Des fois y'a des gens qui me disent qu'ils font de la génèalogie depuis 20 ans. Je respecte; je ne fais que de la calligraphie que depuis 50 ans.

Les dèbiles analphabètes ont une tour Effeil lâ où leur ignorance manque.

C: CAFFIN
(généalogiste, dessinateur & calligraphe... en amateur. Arbre aux CAFFIN du 44 et 85 en : *** / mica1000 ; lequel en cours de construction, en répertorie ces jours-ci, environ 470 en ce Juin 2023...)
Henri.D367
Les chiens aboient mais la caravan'e passe
Envoyé le: jeudi 22 juin 2023 00:27


Inscrit le: 17/04/2007
Messages: 312
Bonjour,

C'est intéressant, et beaucoup de travail.

Mais à la réflexion, qu'un lointain cousin remplisse sa généalogie avec mon patronyme mutilé d'un de ses R doublés si cela lui convient, cela ne me concerne en aucune manière .

Les gratteurs de guitare tirent autant de plaisir de leur musique que les virtuoses, il en est de même des généalogistes. A chacun sa généalogie, c'est personnel.

Les bases de données connectées par l'Internet se moquent du nombre d'erreurs qu'elles contiennent. Ce sont des contenants sans obligation de résultat sauf celui d'être pleins autant qu'il est possible. Utilisées sans discernement, la conséquence est la copie à l'infini des erreurs et ce tonneau pourrait se remplir plus vite que vous le videz.

Je penche donc pour laisser faire. Cette histoire de généalogie, ce n'est finalement qu'une petite fenêtre de 4 siècles amusante à regarder. Au delà, c'est le vertige : des millions d'années de brassage génétique. C'est vrai que les amateurs d'identité n'aiment pas du tout ça.

L'historien Gérard Noiriel décrit la dérive depuis le 19è siècle d'un "je suis moi, né là, le tant, fils de Untel et de Unetelle" qui complète ma personne assez correctement, vers une identité inscrite sur un papier. A l'origine, identifier c'était mettre un nom sur une personne qui ne pouvait pas dire qui elle était : un noyé, un mort sur un chemin. Maintenant, on ne vous demande pas qui vous êtes mais "vos papiers d'identité" ! Je me demande s'il n'est pas humainement préférable d'être soi avec une généalogie approximative voire mythologique plutôt que d'exister parce qu'une carte à puce contient une cryptographie de données absolument exactes. Autrement dit, je pense vivre plus libre dans le flou relatif que dans une case identitaire mais je vois que mes contemporains aiment bien les cases.

Cordialement.
Henri

PS Il faudrait ajouter à votre analyse le passage des signes typographiques des imprimeurs dans les habitudes manuscrites, signes pas toujours maitrisés par les uns ou les autres.

PPS Sur votre dernière phrase, vous avez fait assez fort !

Non, ce n'est pas moi sur la photo.
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